Partage international no 142 – juin 2000
Cher Monsieur,
En septembre 1995, je me suis rendue à Rochester, dans l’Etat de New York, afin de rendre visite à des parents que je n’avais pas vus depuis de nombreuses années. Je retins une chambre dans une auberge de campagne et je louai une voiture. Je n’avais pas réalisé que je me trouvais dans un « coin perdu », où les panneaux de signalisation étaient fort rares. J’arrivai finalement à destination avec deux heures de retard.
Je passai la journée suivante en visites familiales. Il faisait nuit lorsque je pris le chemin du retour pour regagner mon auberge, la radio allumée et sous un magnifique clair de lune. Je quittai la grande route et suivis les panneaux de signalisation, mais, au bout d’un certain temps, je réalisai que j’étais perdue. J’étais entourée de champs de céréales et la route sombre devenait de plus en plus désolée. J’avais un peu peur. Finalement je vis une station-service à un croisement et j’y entrai pour demander mon chemin. Les deux personnes qui se trouvaient à l’intérieur connaissaient l’endroit où je voulais me rendre mais étaient incapables de m’indiquer la route. Elles essayèrent de faire un croquis mais cela aurait aussi bien pu être du chinois. Je commençai à paniquer. C’est alors que la porte s’ouvrit et un jeune homme entra. Il avait tout à fait l’air d’un hobbit* : petit, le ventre saillant, costaud sans être obèse, vêtu d’un jean et d’une chemise de flanelle, et portant une casquette sur sa petite tête ronde. Il dit qu’il savait où se trouvait l’auberge et il proposa de s’y rendre avec sa camionnette, il me suffirait ainsi de le suivre en voiture. Cette idée me ravit et nous partîmes aussitôt. Il ne s’arrêta qu’une fois arrivé devant l’auberge.
J’étais si contente que je proposai de lui offrir une bière pour le remercier de sa gentillesse. Après un instant d’hésitation, il accepta et me demanda où nous allions aller. Je suggérai le bar du coin, qui était un bistrot minable, fréquenté par les gens du pays, pour la plupart des ouvriers agricoles pauvres. Je commandai deux bières. Nous nous assîmes et nous commençâmes à bavarder. Il s’appelait Dave. Il me dit qu’il travaillait dans le bâtiment et qu’avec son équipe ils avaient pratiquement reconstruit North Carolina après le passage de l’ouragan Hugo. Les autres personnes dans le bar commencèrent à parler fort et à se disputer, et une bagarre ne tarda pas à éclater. Pendant tout ce temps, Dave gardait le dos tourné et secouait la tête en disant que nous n’avions peut-être pas choisi le meilleur endroit pour boire une bière. J’observai la bagarre qui s’envenimait. La chose intéressante, c’est que tout en assistant à une bagarre dans un bar, tout me semblait se dérouler au ralenti.
Rétrospectivement, il me semble que toute cette colère et cette violence étaient désamorcées au fur et à mesure. Finalement la bagarre s’arrêta.
Nous finîmes notre bière et nous partîmes. Avant de regagner ma voiture, je lui donnai une accolade et je le remerciai à nouveau d’avoir été mon « ange de miséricorde ». Je retournai à l’auberge et je me garai dans l’entrée. Je remarquai deux phares dans mon rétroviseur et je réalisai que Dave m’avait suivie. Il se dirigea très lentement vers moi alors que je sortais de ma voiture et il me demanda si j’accepterais de dîner avec lui le lendemain soir. Je lui répondis que ce n’était pas possible car je devais reprendre la route pour New York de bonne heure le dimanche matin. En mettant ma clé dans la serrure de la porte, je lui souhaitai une bonne nuit et il s’en alla lentement.
D. O., Bronx, New York, Etats-Unis
* Personnage de Tolkien, auteur du Seigneur des anneaux.
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme à la camionnette était le Maître Jésus.]
Lieu : Rochester, Etats-Unis
Date des faits : 31 août 1995
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)