Nouvelle preuve des liens existants entre le suaire de Turin et le Christ

Partage international no 142juin 2000

Mechtild Flury Lemberg, chercheur de nationalité suisse, faisant autorité en matière d’histoire des textiles, et ayant travaillé à la restauration du suaire de Turin, a constaté qu’il y avait de fortes ressemblances entre le suaire et des fragments de tissu fabriqué, il y a environ 2 000 ans, au Moyen Orient.

Dans un rapport remis à l’occasion d’un congrès organisé par l’Eglise catholique, M. F. Lemberg, compare les points de deux ourlets et d’une longue couture latérale du suaire à ceux d’un vêtement daté entre – 40 et + 73, découvert dans les ruines de Masada, une forteresse située sur les montagnes dominant la Mer Morte et le Jourdain. « La couture est si bien faite qu’on ne la voit que sur l’envers du tissu. A mon avis, le suaire n’est pas un faux datant du Moyen-Age. Les similitudes que j’ai relevées indiquent qu’il pourrait dater de l’époque même de Jésus Christ et avoir pour origine le lieu qui est aujourd’hui Israël. »

Les tests de datation au carbone 14, réalisés en 1988, indiqueraient que le suaire, vénéré par de nombreux chrétiens comme étant le linceul ayant enveloppé le corps du Christ lors de son inhumation, aurait été tissé entre 1260 et 1390. Toutefois, les pressions en faveur d’une nouvelle datation au carbone 14 se font plus pressantes. En effet, l’an dernier, des chercheurs israéliens ont déclaré que le pollen découvert sur le linceul provenait d’une plante qui aurait pu être utilisée pour tresser la couronne d’épines du Christ. Cette plante, décrite dans la Bible comme étant une espèce d’amarante, ne pousse qu’au Moyen-Orient.

« Les chercheurs sont divisés sur la valeur de la datation au carbone 14, a déclaré Ian Wilson, auteur d’ouvrages sur le suaire et l’un des spécialistes requis par l’Eglise. Mais les travaux effectués à Masada sur le pollen ont contribué à établir un nouveau consensus en faveur d’un nouveau test. »

C’est au Vatican qu’il revient de prendre la décision de poursuivre les investigations. Bien qu’elle ait encore à répondre officiellement à l’analyse de M. F. Lemberg, l’Eglise a présenté son rapport en premier lieu en Italie, lors de la conférence de Turin, là où se trouve le suaire.

Le suaire sera exposé au public, dans une vitrine à l’épreuve des balles, entre août et octobre, dans le cadre des cérémonies de l’Eglise marquant le 2000e anniversaire de la naissance du Christ. On s’attend à la visite de plus de trois millions de personnes.


Sources : Source : The Sunday Times, G.-B.
Thématiques : Sciences et santé, signes et miracles
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)