L’illusion du temps

Partage international no 142juin 2000

« Déjà, comme le montrent certains signes, les hommes commencent à comprendre que leur manière d’aborder le temps est inadéquate, et d’ici peu ce fait connaîtra une plus large reconnaissance intellectuelle. » [Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, juil. 1997]

« Le temps n’existe pas réellement. C’est une illusion… Le temps et l’espace ne sont que des expériences du mental… Il n’existe qu’un seul temps, l’instant, dans lequel prennent place le passé comme nous l’appelons, le présent tel que nous le connaissons, et le futur que nous attendons. » [Benjamin Creme, Partage international, juil. 1997]

Le temps est une illusion gênante, déclare le chercheur britannique Julian Barbour, dans un récent ouvrage, The End of Time* (la Fin du temps). Il affirme que le temps n’existe pas en tant que réalité indépendante mais qu’il est le résultat des changements se produisant dans le monde physique, changements dans la forme de la réalité abstraite, multidimensionnelle, dans laquelle nous vivons.

La raison pour laquelle la majeure partie de l’humanité (y compris la plupart des physiciens) est convaincue de l’existence du temps, c’est le fait que nous ayons « un sol solide sous les pieds ». Notre réalité ayant pour toile de fond notre univers matériel, solide et dense, nous avons tendance à considérer toute chose en termes de coordonnées fixes. Et dès lors, nous sommes obligés d’ajouter une dimension supplémentaire, le temps, pour pouvoir décrire les changements.

Le temps apparaît lorsque nous étudions la distance séparant deux ensembles de circonstances dans l’univers. Chaque tic-tac de nos montres, et même tous les tic-tac potentiels possibles de toutes les montres et de toutes les pendules, existent déjà. C’est seulement parce que les instants sont nettement délimités en sections égales que le tic-tac est régulier.

J. Barbour pense avoir trouvé les réponses aux questions soulevées par la théorie quantique d’après laquelle, par exemple, des segments très éloignés les uns des autres semblent communiquer de manière instantanée, des particules peuvent se trouver simultanément dans des endroits différents, et tout n’est que coïncidence. Ces énigmes, explique J. Barbour, découlent de notre conception erronée du temps et de l’espace. Vues d’une perspective où le temps n’existerait pas, ces questions agaçantes disparaissent pratiquement étant donné qu’alors toutes les possibilités coexistent.

*The End of the Time, édité par Weidenfeld & Nicolson, ISBN 0297819852.


Sources : De Volkskrant, Pays-Bas
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)