Une ère nouvelle au Moyen-Orient

Partage international no 142juin 2000

« Le Moyen-Orient oubliera le poids de sa douloureuse histoire, comme s’il ne s’était rien passé. Les bons rapports entre voisins, l’amitié, le respect grandiront. Le calme et la paix remplaceront la violence actuelle. » [Partage international, juin 1989]

« Les pays dont les troupes se trouvent sur un territoire étranger devront les rapatrier. Il en sera ainsi au Liban que les troupes syriennes quitteront. Ce processus s’appliquera également à d’autres nations, y compris les superpuissances. » [PI, juin 1989]

A la suite d’une décision marquante prise le 12 avril 2000, treize prisonniers libanais, kidnappés et détenus par Israël afin de servir de monnaie d’échange pour la libération d’un aviateur porté disparu, ont été relâchés. L’issue de la bataille légale qui aura duré neuf ans fait partie d’une série de décisions récentes qui laisse supposer que le système judiciaire israélien essaie de s’adapter à l’évolution en cours depuis les accords de paix d’Oslo de 1993. Certains prisonniers étaient détenus depuis quatorze ans, pratiquement sans contact avec l’extérieur, si ce n’est une interview de la télévision israélienne. Ils furent également privés de viande pendant les dix premières années, les Israéliens leur refusant l’abattage rituel.

Ce verdict contourne une décision précédente datant de 1997, selon laquelle cette détention était légale. Zivi Rish, l’avocat des détenus a déclaré : « Le président de la Haute Cour de Justice, Aaron Barak, a changé d’avis. En communiquant sa décision, il a déclaré courageusement qu’il n’avait cessé de repenser au verdict prononcé trois ans auparavant. Il a profondément réfléchi à cette erreur et il a maintenant le courage d’admettre qu’il a eu tort. » Z. Rish a ajouté : « Cela signifie que l’Etat d’Israël ne peut détenir d’otages, même pour une cause importante comme le retour de l’aviateur Ron Arad. Même si la fin est importante, elle ne peut justifier les moyens. »

Autre signe d’amélioration des relations au Moyen-Orient, les autorités israéliennes ont autorisé Mohammed Abou Abbas, pirate du navire Achille Lauro, à retourner à Gaza en avril dernier. Il a déclaré : « Théoriquement, n’importe quel pays au monde pourrait m’arrêter. Mais tout est politique. Si quelque chose m’arrive, cela n’arrangera pas les choses ; cela retardera le processus de paix. Nous sommes des combattants, mais nous disons oui à la paix […], je veux voir si je peux traverser le territoire israélien avec ma voiture pour me rendre en Cisjordanie, c’est-à-dire sur notre terre. Les rabbins israéliens pourraient demander à la justice de m’arrêter, mais les Israéliens refuseront de le faire. Nous sommes maintenant dans une ère nouvelle. Nous-mêmes oublions ce qui s’est passé avant Oslo et ils doivent faire de même. »

Depuis 1998, aucun civil israélien n’est décédé des suites d’une attaque terroriste palestinienne, et les responsables israéliens de la sécurité reconnaissent que ce succès est à porter au crédit de la coopération avec leurs homologues palestiniens.


Sources : The Guardian, G.-B.
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)