Partage international no 141 – mai 2000
Découvert en Israël, un parchemin contenant un texte hébreu comporte certaines phrases et illustrations décrivant le voyage d'un croyant dans les Cieux, semblables à celles des manuscrits de la Mer Morte. Selon l'expert en manuscrits Stephen Pfann, président de l'Université de Terre Sainte, cette découverte va jeter un nouvel éclairage sur le mysticisme juif et sur les origines de la chrétienté.
Depuis plusieurs années, des rumeurs circulent parmi les érudits, selon lesquelles l'un des manuscrits de la Mer Morte, textes religieux esséniens découverts dans les grottes près de la Mer Morte entre 1947 et 1954, serait un faux bien construit qui aurait abouti chez un antiquaire dans une ville arabe proche.
Le magazine The Jerusalem Report rapporte qu'en 1974, des moines bénédictins auraient acheté ce parchemin comportant 1 000 lignes en hébreux, l'auraient emporté dans leur monastère à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche, afin de l'étudier secrètement. Ces moines auraient juré de garder le secret, mais l'un d'eux, sous le pseudonyme de Mateus, aurait rompu son vœu en léguant à sa mort, survenue en 1996, une transcription accompagnée de commentaires à un ami allemand.
Cette transcription aurait été donnée à un administrateur d'un collège israélite et à un médecin s'intéressant à la Kabbale, une forme de mysticisme juif. Selon l'auteur de l'article en question, les deux hommes, qui tiennent à garder l'anonymat, lui ont permis de prendre connaissance du texte. Un examen toutefois trop superficiel pour tirer des conclusions quant à l'authenticité du manuscrit.
Par la suite, l'administrateur du collège donna une partie du document à S. Pfann. Dans ce document, un homme identifié comme étant Yeshua ben Padiah, décrit une vision religieuse qu'il eut alors qu'il se trouvait à Ein Eglatain, campement dans le désert sur la rive orientale de la Mer Morte. Il raconte avoir été enlevé par un ange, Panameia, et qu'il voyagea à travers les cieux, en passant par la porte d'un palais céleste. Une seconde source, non identifiée dans le document, donne des recettes d'embaumement pour la résurrection des morts et l'utilisation des herbes et des pierres pour soigner les maladies, pratiques attribuées aux Esséniens par Flavius Josèphe, historien juif de cette époque.
Stephen Pfann raconte également qu'il a trouvé, dans l'histoire de Yeshua, une phrase complète qu'il avait essayé en vain de reconstituer dans l'un des manuscrits de la Mer Morte sur lequel il travaille. « Le Manuscrit de l'Ange est plausible, déclare-t-il. Je n'ai rien trouvé qui puisse totalement récuser cela. Si ce document devait se révéler un faux, il aurait été conçu par un expert ayant étudié à fond les manuscrits de la Mer Morte. »
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le document est authentique.]
Israël
Sources : Associated Press
Thématiques : religions, signes et miracles, spiritualité
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)
