Interview de Jim Bell par Cher Gilmore,
Jim Bell, expert de renommée mondiale en matière de développement écologiquement viable, est conférencier et animateur de l’émission de radio hebdomadaire Common Sense (Sens commun). Il fut codirecteur du projet Eco Parque, une usine expérimentale de recyclage des eaux usées, à Tijuana, au Mexique, et directeur du Centre pour une technologie appropriée, à San Diego, Californie, pendant sept ans. Il est l’auteur du livre : Achieving Economic Security on Spaceship Earth (Atteindre la sécurité économique et écologique à bord du vaisseau spatial Terre). En décembre 1999, il posa sa candidature au siège de maire de San Diego, l’élection devant avoir lieu en mars 2000. Cher Gilmore l’a interviewé pour Partage international avant sa déclaration de candidature.
Partage international : L’introduction de votre ouvrage porte sur notre incapacité à gérer la planète de manière économiquement viable, et sur la nécessité d’en faire une priorité absolue.
Jim Bell : C’est la priorité absolue. Si nous n’établissons pas une relation correcte avec le système de survie de notre planète, tout progrès accompli à court terme sera finalement balayé. Mais je crois aussi que cet objectif ne sera pas atteint si les gens doivent changer sous la contrainte. Tout changement durable devra passer par une coopération.
PI. Comment définiriez-vous une économie viable ?
JB. Je la définis comme la condition dans laquelle toute activité économique, individuelle ou collective, est conduite de manière à préserver le fondement social et écologique sur lequel elle repose. La racine grecque du mot « économie » a pour sens gestion domestique ; ou, d’un point de vue global, gestion viable. Dans le monde moderne, notre course aveugle à l’enrichissement matériel a laissé cet aspect sur la touche.
PI. Ainsi la convoitise nous aveugle ?
JB. On nomme cela convoitise, mais je considère plutôt ce comportement comme un pallier dans le processus de maturation – tels de jeunes enfants explorant le stade du « c’est à moi ». Si nous en restions tous à ce niveau, l’interaction complexe d’une conscience individuelle à l’autre, censée profiter à l’espèce entière serait impossible. Ceci requiert seulement que chacun de nous soit un peu plus conscient et ouvert.
PI. Dans votre livre, vous dites que les accords sur le commerce mondial sont néfastes à l’économie. Pour quelles raisons ?
JB. Parmi les économies dominantes de notre planète, aucune n’est soutenable. Toutes dépendent des énergies fossiles non renouvelables ; et quant aux autres ressources, elles les pillent et les polluent systématiquement. Ceci est insoutenable. Quand vous donnez un coup d’accélérateur aux échanges commerciaux entre deux économies de ce type, cela signifie davantage de dégâts dans l’environnement et plus d’êtres humains jetés sur les routes, avec pour seule issue de se battre pour quelque emploi sous-payé en ville. Nous oublions quelquefois que le droit de s’organiser, tel que nous l’avons aux Etats-Unis, n’existe pas dans de nombreux pays, où le travail est synonyme d’extorsion ou de chantage.
Le mythe économique en vigueur consiste à dire : « Faisons un maximum d’argent et ensuite nous nous occuperons de l’impact négatif sur l’environnement. » Cela ne fonctionne pas car les dommages sont tels que les bénéfices, quels qu’ils soient, ne pourront jamais les réparer. Nous sommes comme ces gens vivant dans une belle maison et qui, de temps en temps, trouvent que ça s’est rafraîchi : au lieu de boucher les fissures pour améliorer l’isolation thermique, nous abattons les murs pour les jeter dans la cheminée. C’est exactement ce que notre économie pratique en ce moment. Nous vivons tranquillement et bien au chaud jusqu’à ce que la maison ait complètement brûlé – ou du moins jusqu’au point où elle s’effondre d’elle-même.
Pour des prix de vente intégrant les coûts écologiques…
PI. Vous dites que le système de libre échange ne vise pas la promotion des produits et services écologiquement sains parce que les tarifs ne sont pas fixés selon leurs coûts réels.
JB. Ce que je veux mettre en évidence, c’est que nous ne disposons pas d’un marché libre, mais qu’il s’agit plutôt d’un système de subvention du capital. Et je suis persuadé que si nous avions affaire à un véritable marché libre, notre planète serait en meilleure santé. Les mécanismes qui peuvent nous y aider sont une adéquation entre le coût et le prix des produits, et l’arrêt des pratiques iniques. Quand nous achetons un produit ou un service, nous ne payons pas pour les coûts environnementaux et sociaux qu’ils impliquent. Ces coûts, qui vont de l’effondrement de la pêche industrielle à la pollution de l’air que nous respirons, sont répercutés sur la société dans son ensemble et sur les générations futures. Une tarification basée sur le coût réel devrait identifier ces paramètres et les intégrer au prix des produits ou services préjudiciables au bien commun. La marge générée pourrait servir à nettoyer les déchets, au lieu de venir en réduction de nos impôts, ou être compensée par une augmentation du coût de la santé. Mais la retombée la plus pragmatique en serait un nivellement du terrain de jeu économique, et une capacité, pour les produits et services respectueux de l’environnement, à se mesurer à armes égales avec les valeurs traditionnelles du système capitaliste. Alors que la règle actuelle barre la route à ces produits et processus alternatifs, et étouffe la créativité des entreprises.
… et les coûts sociaux
PI. Pensez-vous que le système de libre échange, même en appliquant cette nouvelle grille, pourrait réduire le décalage intolérable qui existe entre les riches et les pauvres ?
B. Oui, car un nouveau mode de tarification devrait prendre en compte les coûts sociaux. De la même manière que pour les coûts environnementaux, ceux-ci seraient moins élevés s’ils étaient anticipés. L’adoption de cette norme dans le commerce mondial serait déterminante pour aider les pauvres à récolter le fruit de leur travail. Mais, en dernière analyse, on en revient toujours à une question de conscience : si un nombre suffisant de décideurs accédait à une conscience suffisante, bien des maux inutiles pourraient être évités dans ce monde ; même sans tarification au coût réel.
La génération Y
PI. Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections municipales de San Diego ?
JB. Pour la même raison que j’ai écrit mon livre : je suis inquiet pour les enfants du monde et les générations futures. Je crois que développer une relation soutenable avec notre planète est le minimum que l’on puisse faire. Faire moins c’est hypothéquer l’avenir.
Un jeune homme de mes amis me disait qu’il était membre de la génération Y. Je lui ai demandé ce que cela voulait dire. Il m’a répondu : « Pourquoi nous collez-vous tous ces déchets radioactifs et toxiques sur les bras, pourquoi décimez-vous nos forêts, pourquoi notre économie s’applique-t-elle à détruire et à polluer tout ce qui existe ? »
La génération Y, elle aussi, participe malheureusement à la destruction ; elle devra travailler avec nous pour réparer ce gâchis. La première étape consistera à arrêter le massacre, la deuxième, à faire le ménage. Je me présente à la fonction de maire car je sais comment m’y prendre pour arrêter ce processus infernal, et comment effectuer des réparations qui soient tout bénéfice pour chacun d’entre nous, pour le présent comme pour le futur.
L’implication de chacun
PI. Que peuvent les simples citoyens pour amener les changements dont vous parlez ? Ce sont des changements énormes, qui nécessitent l’approbation de la société.
JB. Les gens doivent se secouer et s’impliquer politiquement ; devenir candidats, ou travailler pour eux, faire campagne pour eux, voter pour eux. Et si personne n’est digne d’être élu, alors il faut se présenter soi-même. S’il s’avère que c’est vous le meilleur, alors c’est vous qui devez vous présenter ; mais en gardant à l’esprit le souci de permettre à tous de participer. Il faut utiliser notre démocratie et nos droits pour réaliser ces changements. Si l’argent de nos impôts sert à payer le contrat qui assassine notre planète, alors il est urgent de changer la règle du jeu. C’est là que nous devons intervenir.
L’objectif que je propose est un apprentissage de la vie et du travail en harmonie avec la planète ; nous devons apprendre à respecter notre cadre de vie et transmettre cet enseignement à nos enfants. Il existe un dicton : « Vous devez conduire un cheval à l’abreuvoir, mais vous ne pouvez pas boire à sa place. » Mon livre montre le chemin jusqu’à l’eau, mais c’est à nous de choisir. Si nous prenons la juste décision, alors le futur peut être une aventure passionnante. Sinon, ce sera un lieu de tristesse. Mais je n’ai pas de vision négative : je considère le dilemme de l’humanité comme un élément dynamique, et la prise de conscience comme un élément de transformation. Je fais tout cela parce que travailler à créer une économie soutenable pour nos enfants et les générations futures est tout simplement la chose à faire pour moi ici et maintenant. Je suis convaincu aussi que c’est finalement la seule action sensée.
Pour de plus amples informations, ou pour commander le livre Achieving Economic Security on Spaceship Earth : ELSI – Ecological Life Systems Institute – PO Box 7453, San Diego, CA 92167, E.-U. – Tél : 619-758-9020. Le programme de radio Common Sense est accessible sur internet : www.jimbell.com
par Paul Zwaga,
Amsterdam, Pays-Bas
« Les Eaux de Vie du Verseau pénétreront la vie des hommes à tous les niveaux, et en réponse à ce stimulus, un nouvel homme naîtra […] Le Christ accordera ce Don de Vie, se révélant lui-même comme le Porteur d’Eau… » [Le Maître de Benjamin Creme, mai 1982, Un Maître parle, p. 19].
« …un réseau énergétique est en cours de création [par le Seigneur Maitreya] à travers le monde, le réseau des « Eaux de Vie » […] La « vie plus abondante » est, précisément, les Eaux de Vie du Verseau […] apportant inévitablement des changements incommensurables dans la conscience, et aussi guérissant les maladies physiques et renforçant le corps physique de l’humanité. » [Benjamin Creme, Partage international, décembre 1993]
Depuis sa découverte en 1992, la source d’eau curative de Nordenau, en Allemagne, est visitée quotidiennement par des centaines de personnes venant du monde entier. Dans le numéro de janvier/février 1993 de Partage international, Benjamin Creme écrivait : « Mon Maître confirme que cette source a été énergétisée par Maitreya en décembre 1991, avant son apparition à Düsseldorf, au nord de Cologne, en avril 1992. »
La source se trouve dans une mine d’ardoise sur la propriété de l’hôtel Tommes, dans les montagnes du Winterberg, près de Dusseldorf. La presse et la télévision ont relaté des faits de guérisons miraculeuses attribuées à l’eau, survenues chez des personnes déclarées incurables par la médecine et guéries de toutes sortes de maladies et de symptômes.
L’enfant de Tchernobyl
L’histoire de ce garçon de 18 ans, originaire de Kiev est particulièrement intéressante. Il a été invité à Nordenau avec d’autres « enfants de Tchernobyl » par M. et Mme Tommes (propriétaires de l’hôtel Tommes). A la suite de l’accident nucléaire survenu à la centrale de Tchernobyl, le garçon souffrait d’une forme très rare de cancer lymphatique avec des métastases à l’estomac et aux poumons. Aussi souffrait-il de difficultés respiratoires et s’épuisait-il facilement. Les médecins avaient perdu tout espoir sur son devenir et, pour eux, sa maladie était incurable. Lors de son séjour à Nordenau, il se rendait deux fois par jour à la source dans la mine, et après un certain temps, il s’est senti suffisamment bien pour faire du VTT sur les collines environnantes. Au bout de cinq semaines, les symptômes de sa maladie avaient pratiquement disparu. A son retour d’Allemagne, le jeune homme trouva un emploi à Kiev et déclara se sentir bien.
Un pouvoir de guérison « phénoménal »
En 1992, les recherches menées à Francfort par le Dr Steinbruck sur 42 personnes s’étant rendues à la source miraculeuse, a mis en évidence que pour 30 pour cent d’entre elles, la guérison était totale, pour 28 pour cent l’amélioration était significative, et pour 16 pour cent leur état s’était amélioré d’une certaine façon. D’autres médecins ont confirmé ces découvertes. Plus récemment, le Dr Gadek ayant mené une étude sur 515 visiteurs de la source ayant bu de l’eau, découvrit qu’indépendamment de leur âge et de leur personnalité, leur qualité de vie s’était améliorée de façon significative dans presque tous les cas.
L’eau de Nordenau a été testée et étudiée dans les laboratoires du professeur Shirahata à Fukuoha, au Japon. Il a été mis en évidence que des maladies ou des affections telles que la cataracte ou l’arthrite, ainsi que les stades initiaux de la sclérose en plaques réagissaient bien et pouvaient être traités avec succès par l’eau de Nordenau. En mai 1999, le professeur Shirahata fit une communication à la conférence de biologie moléculaire de Lugano en Suisse et parla du pouvoir de guérison « phénoménal » de l’eau de Nordenau. Il étudie actuellement les effets de cette eau sur les tumeurs et envisage de publier ses résultats dans le courant de l’année 2000. Une information sur ces différentes études reste disponible à l’hôtel Tommes.
Beaucoup pensent que les extraordinaires propriétés de guérison de l’eau ont un lien direct avec le champ magnétique et les énergies électromagnétiques de la vieille mine d’ardoise. M. Tommes et ses collègues conseillent d’ailleurs aux personnes de ne pas rester plus de 20 minutes là où la source jaillit. Aux abords du tunnel qui mène au coteau et à la source, des accès ont été aménagés pour les visiteurs, et la grotte où se trouve la source a été rendue accessible aux chaises roulantes. Les visiteurs ont la possibilité de remplir deux bouteilles d’eau et de les emporter. Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Nordenau, il est possible de commander jusqu’à 10 litres d’eau, en réglant les frais d’emballage et de port.
Pour toute information, contacter l’hôtel Tommes, 57392 Schmallenberg, Nordenau. Tél : 0049 29759 6220. Fax : 0049 29759 622 165. Internet : www.stollen-nordenau.de ou www.tomes.de
Lire aussi : Une eau aux vertus curatrices découverte en Allemagne, par Memo Neupert, dans le numéro de janvier/février 1993 de Partage international
Carlos Santana affirme avoir parlé à la Vierge – [sommaire]
Carlos Santana affirme avoir parlé au personnage religieux le plus vénéré du Mexique, la Vierge de Guadalupe, alors qu’il était en train de prier, au début du mois de décembre 1999. « Mon cœur s’est transformé en un oiseau de feu qui ne désirait qu’une chose, s’envoler et aller vers elle », raconte le musicien qui avait joué au célèbre festival de Woodstock en 1969.
Cette star du rock, âgée de 52 ans, a tenu une conférence de presse dans un grand hôtel de Mexico pour raconter que la Vierge de Guadalupe « lui avait parlé » pendant qu’il était à l’église en train de prier. « Je me suis mis à pleurer, ce que je n’avais jamais fait de ma vie et elle m’a dit : « Calme-toi, respire, je suis très fière et contente de toi, raconte C. Santana. Lorsque la Mère de Guadalupe vous parle ainsi, vous vous sentez vivre. »
Carlos Santana a fait cette déclaration quatre jours avant le pèlerinage annuel de millions de Mexicains à la Basilique de Guadalupe, au nord de Mexico, où d’après la légende, la Vierge est apparue à l’Indien Juan Diego, en 1531. Il a dédié son nouvel album à « Dieu qui m’a mis en contact avec des anges. »
Source : Reuters
Des estomacs vides dans un monde d’abondance – [sommaire]
par Peter Rosset,
Avec la naissance qui a porté le chiffre de la population mondiale à six milliards, il est opportun de réfléchir sur notre capacité collective à nourrir l’ensemble de l’humanité.
La distribution alimentaire est une priorité, que nous vivions en Asie, qui détient le triste record de la malnutrition ; en Afrique, où la production vivrière a pris un énorme retard ; en Amérique latine, où l’extrême inégalité provoque une famine croissante ; ou encore aux Etats-Unis, où se trouvent le plus grand nombre d’affamés pour un pays industrialisé.
Le lien entre la croissance démographique et la faim est le centre de débats passionnés depuis que l’économiste britannique Thomas Malthus a publié son Essai sur le principe de population, en 1798. Dans ce dernier, il soutenait que la population croissant de manière exponentielle (très rapidement) et la production de nourriture progressant selon un mode arithmétique (donc plus lentement), nous nous acheminions inévitablement vers la pénurie et la famine. L’Histoire n’a cependant pas démontré la validité de cette théorie : au cours des trente-cinq dernières années, la production alimentaire mondiale par habitant a dépassé de 16 % la progression démographique. Aujourd’hui, chaque personne dispose en principe de plus de nourriture qu’à aucun moment dans l’histoire de l’humanité. Pourtant, selon les Nations unies, le monde compte actuellement plus de 800 millions d’affamés. La meilleure estimation du ministère de l’Agriculture américain reconnaît que 36 millions d’affamés vivent sur le territoire des Etats-Unis, qui est de loin le pays le plus riche et le plus gros exportateur alimentaire de la planète.
Concernant ce que l’on nomme parfois l’« insécurité alimentaire », il est clair, en dépit des écarts statistiques, que trop d’êtres humains ne mangent pas à leur faim, et cela bien trop souvent pour qu’on puisse le justifier selon quelque critère que ce soit. Dans une ère d’abondance croissante, alors que nous disposons de technologies censées accomplir des miracles, comme la production de nourriture synthétique et la manipulation génétique, pourquoi la faim continue-t-elle à régner dans un monde aussi prospère ? La réponse réside dans le mode de gestion de l’industrie alimentaire mondiale et dans la répartition de cette abondance.
La surproduction
Aux Etats-Unis, des gens ont faim parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer à la fois leur nourriture et leur logement. Un emploi à plein temps au salaire minimum ne permet pas de couvrir les besoins élémentaires d’une famille de quatre enfants, l’obligeant à choisir entre nourriture et logement. C’est ainsi que, des familles avec enfants dont un ou plusieurs membres travaillent constituent une part sans cesse croissante des consommateurs des soupes populaires et des innombrables sans-abri. Cette situation coexistant avec une économie florissante, il y a matière à enseignement sur le développement de la faim dans un environnement d’abondance matérielle.
Les pays en développement entretiennent un schéma similaire : la majorité de la population est trop pauvre pour accéder aux produits de sols pourtant fertiles. Un des problèmes les plus graves que doivent affronter les agriculteurs de la planète est la surproduction, qui entraîne la chute des prix.
Face aux pays surpeuplés et affamés comme le Bangladesh, il existe des pays de moindre densité comme le Brésil et la Bolivie, où la faim persiste malgré de grandes capacités de production vivrière. Tous les pays possèdent des ressources suffisantes pour nourrir leur population, mais les politiques de libre échange ont façonné un monde où ces ressources sont détournées de cet objectif.
La nourriture s’écoule des pays pauvres de l’hémisphère Sud vers les consommateurs bien nourris de l’hémisphère Nord. Dans ces pays riches, comme aux Etats-Unis, les citoyens pauvres subissent le même sort que leurs congénères du Sud.
Le problème n’est certainement pas une insuffisance de capacité de production, et les succès de l’ingénierie génétique ne mettront pas un terme à la sous-alimentation. La vérité est que le système est contrôlé par une poignée d’individus qui n’obéissent qu’à la loi du profit, à une économie mondiale où les objectifs égoïstes vont à l’encontre des droits humains les plus élémentaires.
Le droit à une nourriture suffisante
En 1948, à l’instigation de Franklin et Eleanor Roosevelt, les Nations unies ont adopté la Déclaration universelle des Droits de l’homme, qui garantit le droit à une nourriture suffisante et à un salaire décent pour tous. L’application de ces normes internationales ne signifie pas que les gouvernements doivent prendre les gens en charge, les nourrir et leur verser une rente, mais plutôt qu’ils sont tenus de favoriser l’égalité et la justice, et de dissuader toute politique préjudiciable aux droits fondamentaux. Toujours selon ces principes, les politiques intensives qui entraînent la ruine et l’exode rural, ou subventionnent la mécanisation au détriment de la main-d’œuvre, sans projet alternatif pour la masse des travailleurs qu’elles font basculer dans le chômage, doivent être bannies. Il faut, au contraire, promouvoir le développement économique et la création d’emplois à l’échelon local. De même, on doit supprimer le décalage entre l’évolution des revenus minimaux et l’inflation, tel qu’il existe depuis plusieurs décennies aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, pour nourrir les six milliards d’êtres humains, et ceux qui naîtront dans le futur, nous devons réformer l’ensemble du système de production et de distribution alimentaire et faire des droits fondamentaux notre objectif prioritaire. Dans la mesure où la faim est la conséquence de choix unilatéraux et non le fait de la fatalité, il est possible d’atteindre cet objectif. Ce projet n’est pas plus utopique que l’abrogation de l’esclavage, il n’y a pas si longtemps de cela.
Réduire les inégalités
Freiner la croissance démographique n’est pas en soi une solution. Les changements qui contribueraient à une juste distribution de la nourriture – à savoir la démocratisation de l’économie et l’émancipation des femmes – sont les véritables clés du contrôle de la natalité, la finalité étant de réaliser l’équilibre entre l’espèce humaine et son environnement naturel.
L’éradication de la faim ne passe pas par la destruction de la nature ou la production d’une nourriture douteuse. Nous avons pu constater que les méthodes de cultures basées sur l’utilisation de pesticides, et la manipulation génétique, n’ont rien fait pour mettre un terme à ce fléau. La recherche montre, au contraire, que le mode de production familial, traditionnel, basé sur des principes d’équité et d’équilibre écologique est beaucoup plus efficace que l’agriculture industrielle. La voie à suivre, qui permettrait de répondre aux besoins futurs de la planète en supprimant le spectre de la famine, serait l’établissement d’un système d’exploitation des ressources dans lequel ceux qui travaillent auraient voix au chapitre, et une meilleure rétribution pour leur labeur. Les inégalités constituent, de nos jours, la véritable cause de la faim, et si nous ne faisons rien pour y remédier, les conséquences seront demain inéluctables. En nous attaquant aux inégalités, nous pouvons éliminer la faim, ralentir la croissance démographique et produire plus de nourriture de manière plus durable.
En dernière analyse, parvenir à nourrir six milliards d’êtres humains ou davantage dépend de notre volonté politique. Il est temps de nous organiser en un mouvement mondial civique et de récupérer le contrôle du système alimentaire, pour le mettre au service d’une alimentation saine pour tous.
www. foodfirst.org
Le pape déclare que le Ciel et l’enfer n’existent pas – [sommaire]
Le Ciel et l’enfer, tels qu’ils ont été conçus depuis des siècles par l’Eglise chrétienne, n’existent pas, a déclaré le pape. Ils n’ont pas de place spécifique, ne sont localisés nulle part dans l’univers, ni dans les nuages ni sous la Terre.
Lors d’un discours public, le souverain pontife a insisté sur le fait que « paradis et bénédiction ne sont ni une abstraction ni un endroit physique situé dans les nuages, mais une relation personnelle et vivante avec la Sainte Trinité, c’est-à-dire Dieu ». Selon lui, une certaine prudence doit être adoptée en décrivant ces concepts : « En termes métaphoriques, le Ciel doit être compris comme la demeure de Dieu, puisque le paradis est un état de bonheur et de paix dans lequel l’homme établit une relation particulière avec Dieu. En fait, le Ciel est la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, un état de bénédiction suprême bien défini. »
Les mots du souverain pontife furent corroborés ultérieurement par le prestigieux mensuel jésuite Civiltà Cattolica, dont l’éditorial a mis l’accent sur le fait que « l’enfer existe et est éternel, mais qu’il ne devrait pas être compris comme une expression de la colère de Dieu, comme une invention de l’Eglise ». L’article défie le lecteur catholique avec l’affirmation que l’enfer n’est pas un lieu brûlant mais « l’état d’être d’une personne qui souffre d’être séparée de Dieu, cette douleur étant l’essence même de l’enfer ». Civiltà Cattolica, révèle en termes imagés que « Dieu ne pointe pas un révolver sur le pêcheur pour l’envoyer en enfer. Puisqu’il a fait l’homme libre, l’homme seul choisit de se condamner à la déchéance éternelle ».
Source : El Periódico, Espagne
Repenser le projet éducatif de l’université – [sommaire]
par Phyllis Creme,
L’approche ésotérique de la vie apporte un cadre de référence éclairant et radicalement original, et ceux qui s’y intéressent cherchent à l’intégrer dans leurs domaines d’activité et leur manière de penser. Ainsi est-ce le cas en matière d’éducation. L’exposé du Maître Djwhal Khul sur la « nouvelle science de l’éducation », dans Education dans le Nouvel Age (EDNA), d’Alice Bailey, est très loin de la pratique courante actuelle et reste même, aujourd’hui encore, difficile à saisir. La déclaration préliminaire de cet ouvrage peut néanmoins servir de point de départ et de source d’inspiration à la réflexion des enseignants :
« […]Le terme « spirituel » ne se rapporte pas seulement à ce que l’on appelle les questions religieuses. Toute activité qui favorise le développement de l’être humain, dans quelque domaine que ce soit : physique, émotionnel, mental, intuitionnel, social, et le conduit à dépasser son état présent, est essentiellement spirituelle de nature, et l’expression de la vitalité de l’entité divine intérieure. » (p.1).
Une éducation « spirituelle »
Cette dimension spirituelle est aujourd’hui généralement absente des buts assignés à l’éducation, qui est principalement dominée par la pensée rationaliste occidentale. Or, cette déclaration du Maître Djwhal Khul nous rappelle que la spiritualité embrasse tous les domaines de la vie, les questions sociales et politiques tout autant que le monde intérieur. Pour les enseignants, elle souligne avec force l’idée que l’éducation concerne le développement – l’évolution, l’expansion, le progrès – sur les plans intérieur et extérieur. Elle nous présente une vision holistique de l’éducation qui, telle qu’elle est examinée dans Education dans le Nouvel Age, cesse d’être une aspiration vague pour devenir l’objet d’une recherche méthodique, « scientifique ».
Une approche holistique alternative : la « personne critique »
Dans un climat général plutôt défavorable, Ronald Barnett, philosophe spécialiste de l’éducation à l’Université de Londres, adopte également une approche globale de l’apprentissage, mais d’un point de vue très différent. Ses écrits concernent plus spécifiquement l’éducation universitaire, parce qu’il croit que cette étape du cursus éducatif, qui commence vers 18 ans, a un rôle particulier dans le développement de ce qu’il nomme la « personne critique ». Djwhal Khul prévoit que, dans la nouvelle éducation, on s’emploiera, à partir de l’âge de 10 ans, à « faire du mental l’élément dominant » de la personnalité. Dès 17 ans, on initiera le jeune à une approche du monde plus profonde, par la pratique de la méditation – par exemple, en l’entraînant à approfondir sa pensée sur un sujet donné.
Ces dix dernières années, R. Barnett a effectué une critique particulièrement pertinente et solide de ces tendances qu’il décrit comme une vision mécaniste et matérialiste de l’éducation. Il en rend responsable à la fois des forces intérieures et extérieures à l’université, et qui tentent de promouvoir un modèle d’éducation supérieure limité et limitant, qui pousse les étudiants dans des filières académiques fermées sur elles-mêmes ou dans des formations imposées par l’économie de marché. R. Barnett propose un nouveau modèle : une éducation visant à former une « personne critique ». Ce qu’il entend par là reste quelque peu vague, mais grosso modo, la « personne critique » est un penseur capable d’envisager ce qui est neuf sans être conditionné ou limité par les structures actuelles et traditionnelles ; un acteur qui ne se satisfait pas des choses telles qu’elles sont, mais qui est en mesure d’imaginer des solutions alternatives et d’oser y croire ; une personne à l’intelligence ouverte, qui ne porte pas sur le monde un regard aveuglé par les préjugés ou des idées préconçues. Cette notion de « personne critique » peut tout à fait se mettre en parallèle avec ce que dit Djwhal Khul :
« L’éducation nouvelle devrait viser à faire du sujet de l’expérience éducative le possesseur conscient de ses facultés ; elle devrait en faire un être debout et à l’œil clair devant la vie, et lui ouvrir les portes lui permettant d’entrer dans le monde des phénomènes objectifs et des relations ; elle devrait lui avoir donné la connaissance d’une porte menant dans le monde de la Réalité et par laquelle il puisse passer à volonté pour y assumer et y vivre sa relation avec d’autres âmes » (EDNA, p. 8).
Les trois domaines de l’éducation : la connaissance, le monde et le soi
Pour Ronald Barnett, l’éducation d’une personne critique doit comprendre trois domaines : la « connaissance », le « monde », le « soi ». La connaissance correspond à l’objet traditionnel de l’enseignement universitaire, mais R. Barnett insiste sur la nécessité, pour la personne critique, de comprendre que tout corpus de connaissance est partiel et provisoire, et qu’il ne propose qu’une façon limitée de comprendre le monde. Plutôt que de conditionner l’étudiant à s’adapter au monde tel qu’il est, il souhaite le former à une « action critique » par rapport au monde. Celle-ci ouvre la possibilité d’un changement radical grâce à la compréhension de la possibilité d’un monde différent. Quant au « soi », il constitue, pour R. Barnett, le domaine le plus négligé de l’université et, en fait, lui-même n’expose pas en détail ce qu’il entend par « développement de soi ». Dans le schéma qu’il propose, le soi semble à la fois fragmentaire et socialement construit, mais en même temps assez solide non seulement pour accepter l’incertitude, mais aussi pour y réagir de manière constructive. Ce qui, en termes ésotériques, pourrait correspondre au travail d’intégration de la personnalité et d’ouverture croissante de celle-ci aux influences de l’âme. Quoi qu’il en soit, du fait qu’elle embrasse les trois domaines de la connaissance, du soi et du monde, cette approche constitue une version de cette éducation globale qui est la plupart du temps rejetée dans l’enseignement supérieur actuel.
Applications
A quoi pourrait alors ressembler le cursus éducatif d’une personne critique ? Ronald Barnett propose trois conditions. Il faudrait en premier lieu donner aux étudiants la possibilité d’approfondir leurs connaissances, tout en gardant un regard extérieur sur leur discipline, quelle qu’elle soit, afin de comprendre comment leur image du monde s’est construite. Cela implique une compréhension inter ou transdisciplinaire, qui exige des étudiants non seulement qu’ils aillent au-delà d’une simple initiation à un mode de penser spécifique, mais aussi de s’efforcer de préciser leur position personnelle et de comprendre comment conjuguer ou non différentes sortes de connaissances. En second lieu, en créant un « espace critique » l’université doit leur donner la possibilité d’explorer pour eux-mêmes leurs propres idées et leur position en encourageant à la fois la rigueur intellectuelle et l’intuition créatrice. Etre critique ne signifie pas être négatif envers les idées ou l’enseignant. Enfin, l’université doit encourager une « attitude d’esprit critique » chez ses étudiants. Ces trois conditions relèvent à la fois du programme d’études (qu’enseignons-nous à nos étudiants ?) et de la pédagogie (comment le leur enseignons-nous ?). Actuellement, dit Ronald Barnett, les universités sont encore soumises à des forces intérieures et extérieures qui s’en tiennent à une vue limitée et limitante des objectifs de l’enseignement supérieur.
Débuts modestes
Malgré ces forces, il est possible, sur une petite échelle, de faire quelques premiers pas. J’ai récemment effectué des recherches et donné un cours sur un programme de « lecture critique » destiné aux étudiants de première année de l’Université du Sussex qui, contrairement à ce qui se passe généralement dans ce pays, met l’enseignement interdisciplinaire au centre de sa pédagogie. Ce programme est fait de cours thématiques : chaque enseignant choisit un sujet qui l’intéresse, de même que les étudiants de leur côté – ce qui tend à leur faire adopter dès le départ une « attitude d’esprit critique ». L’un de ces cours avait pour thème la mort. Les étudiants lurent un large éventail de textes difficiles (anthropologie, psychologie, histoire, littérature, autobiographies), qui offraient autant d’approches différentes de la mort. Les effectifs réduits et la longueur des séminaires ont largement favorisé une exploration en profondeur du sujet. En parallèle à la rédaction d’essais de type académique, les étudiants devaient tenir un « journal de la mort », afin de pouvoir observer et favoriser l’évolution de leurs idées. Ils avaient également la possibilité d’explorer ce thème de la mort selon des voies qui leur auraient été interdites par les cursus universitaires ordinaires, par exemple en s’efforçant de préciser leur position personnelle sur la vie après la mort. Le thème de ce cours, sa nature interdisciplinaire et l’effort rédactionnel des étudiants, tout cela ouvrit un espace pour le développement de domaines qui ne sont habituellement pas couverts dans l’enseignement supérieur d’aujourd’hui, et pourrait déboucher sur un programme encore plus radical – incluant par exemple l’exploitation d’une perspective ésotérique. Ainsi que l’a déclaré le responsable de ce cours : « C’est un de ces cours qui peuvent vous changer une vie. »
Références :
A.A. Bailey, Education dans le Nouvel Age, éditions Lucis
Ronald Barnett, Higher Education : a critical business. Society for Research into Higher Education and Open University Press, Buckingham, 1997.
« Lorsque la structure de rayons, le niveau de développement et les objectifs de l'âme seront connus et authentifiés, une approche plus scientifique de l'éducation des enfants et des adultes pourra prendre place. » Le Maître de B. Creme, janvier 1988
La fête de Wesak – un voyage au centre de l’univers – [sommaire]
par Joséphine Harrison,
Le Mont Kailash à l’ouest du Tibet, connu aussi sous le nom mythique de Mont Semura, était jadis considéré par les peuples d’Asie centrale comme le centre de l’univers. Pour le Bon, tradition ancestrale du Tibet, c’est une montagne sacrée. Pour les hindous, il représente le trône de Shiva. Et certains pensent que c’est l’endroit même où se déroule chaque année, en mai, la grande fête spirituelle de Wesak. The Wesak Festival Moon of the Bouddha, un film tourné dans les années 1980 par Albert Falzon, suggère, comme lieu probable de cet événement, une vallée à l’ombre du Mont Kailash.
Dans l’ouvrage, The Dalai Lama : My Tibet, l’auteur Galen Rowell affirme que les gens sont venus en caravanes jusqu’au Mont Kailash, en forme de pyramide, depuis les temps les plus reculés, afin de se prosterner sur cette terre sainte. Ils croient que, si leur corps entre en contact avec chaque parcelle du sentier sacré qui entoure la montagne, leur karma sera purifié et qu’ils atteindront l’illumination. Ils viennent de toute l’Asie, religieux comme laïcs. On peut voir dans le film de Falzon des lamas de la secte très respectée des Bonnets rouges, avec des trompettes si longues qu’elles doivent prendre appui sur l’épaule d’un second moine lorsqu’on veut en jouer. Le voyage pour atteindre le lieu sacré est lui-même un défi. Le Mont Kailash (Kangrinpoche en tibétain) et le lac sacré Manasurowar, où les pèlerins se purifient symboliquement avant de fouler le sentier sacré, sont pour les bouddhistes les principes Père et Mère représentant les moyens de parvenir à l’illumination.
La fête de Wesak est célébrée au moment de la pleine lune de mai par les bouddhistes dans toute l’Asie. Cependant, l’emplacement exact de cet événement profondément spirituel se déroulant dans le Tibet occidental n’a pas été confirmé. Il est décrit par Alice Bailey et C. W. Leadbeater comme prenant place dans une vallée en forme de goulot de bouteille, tapissée d’une herbe rase, et entourée de montagnes aux flancs boisés, sur le versant nord de l’Himalaya, à environ 600 km de Lhassa. Leadbeater mentionne également un lac aux alentours, où les pèlerins se lavent avant de pénétrer dans la vallée.
L’étoile à cinq branches
Au moment de cet événement sacré qui se déroule au Tibet, l’énergie de Shamballa est déversée sur la Terre à travers le Bouddha. Au cours de la cérémonie, qui dure environ une heure et demie, connue sous le nom de Wesak en Occident et de Sakadawa en tibétain, un groupe de grands Etres, les Connaissants de la race humaine, prennent place à l’extrémité nord-est de la vallée en face d’un rocher plat sur lequel est posée une coupe de cristal remplie d’eau. Les trois chefs des départements de la Hiérarchie, le Manu, Maitreya le Christ, le Mahachochan, ainsi que les Maîtres des sept rayons se déplacent en dessinant des figures symboliques tandis que des versets sont chantés en ancien pali. Au point culminant de la cérémonie, les Maîtres et leurs disciples regroupés forment une étoile à cinq branches, Maitreya se tenant à la pointe, face au rocher servant d’autel.
Au moment de la pleine lune, le Bouddha, assis en lotus, vêtu de sa robe safran, apparaît tout d’abord comme un point minuscule dans le ciel. Puis, selon Leadbeater il se transforme en une gigantesque silhouette entourée d’une brillante aura et de sphères lumineuses de différentes couleurs, bleu outremer éclatant, jaune doré, pourpre, blanc argenté et rouge écarlate, d’où partent des rayons verts et violets. Les couleurs de l’aura du Bouddha sont également décrites dans les anciennes écritures bouddhistes. Cet être rayonnant plane au-dessus de la coupe de cristal et des trois grands Seigneurs. Un mantram, utilisé uniquement à l’occasion de cette fête, est entonné par Maitreya.
C’est le moment suprême pour l’enrichissement spirituel de l’humanité. Les énergies de Shamballa, transmises par le Bouddha, sont reçues par Maitreya en tant que représentant de l’humanité. Puis la coupe de cristal est soulevée et bénie par lui, tandis que les participants à la cérémonie s’avancent, un par un, pour boire une petite gorgée d’eau. Les pèlerins qui réussissent à parvenir jusqu’à la vallée apportent leurs flacons d’eau pour participer à la bénédiction finale. La cérémonie se termine lorsque le Bouddha lève la main droite en signe de bénédiction, avant de s’éloigner lentement jusqu’à redevenir un point minuscule dans le ciel.
Ceux qui ont été témoins de cette cérémonie en rêve en ont gardé un souvenir très vif. L’authenticité de cette expérience est confirmée par A. Bailey qui a, à deux reprises et à sept ans d’intervalle, assisté à la fête en rêve.
Dans Psychologie ésotérique, volume 2, elle affirme que les efforts réunis des disciples dans la préparation spirituelle, avant et après le Wesak, sont d’une importance capitale. Cela semble tout particulièrement vrai maintenant que nous entrons dans le nouveau millénaire. On assiste à un énorme mouvement mondial en faveur de la fraternité, de la justice et de la paix et l’opportunité offerte par le Wesak est exceptionnelle. C’est comme si une grande allée de lumière s’ouvrait pour canaliser cet immense afflux d’énergie venant de Shamballa.
Chacun de nous peut coopérer au Plan en se préparant, par la méditation, à transmettre les forces nouvelles déversées par les grands avatars, notamment l’Esprit de paix et l’Avatar de synthèse. A. Bailey suggère d’avoir une attitude de service et de consécration à la tâche que l’âme nous confiera et qui nous permettra d’être utile au Plan. Elle suggère que les disciples se préparent au moins deux jours avant cet événement extraordinaire et s’y consacrent encore deux jours après. Le jour de la pleine lune, nous devrions nous tenir fermement dans la Lumière.
Les Maîtres et « l’Instructeur des anges et des hommes » attendent les disciples qui, quel que soit leur niveau de compréhension du plan, sont prêts à se sacrifier d’une manière ou d’une autre pour l’humanité et à participer à la création d’une immense réserve d’énergie qui profitera au monde entier, au cours de toute l’année. La Grande Invocation, donnée à l’humanité par l’intermédiaire d’A. Bailey en 1945, qui invoque ces énergies puissantes, surtout lorsqu’elle est prononcée en groupe et plus particulièrement lors de la méditation de transmission, est d’une grande utilité dans ce processus.
A. Falzon : La Fête de Wesak ; A. Bailey : Psychologie ésotérique, tome 2 ; Elisabeth Booz : Tibet ; C. W. Leadbeater : The Masters and the Path (Les Maîtres et le Sentier) ; Galen Rowell : The Dalai Lama – My Tibet