Q : SOLUTIONS POUR UN ENVIRONNEMENT DURABLE Que pensez-vous des technologies de captation du CO2 et de son stockage sous-terrain à long terme ?

Partage international no 397septembre 2021

Le grand problème sous-jacent à tout ceci est le traitement des déchets radioactifs. Les scientifiques ne considèrent pas l’utilisation de l’énergie nucléaire comme un problème ; par contre, ils cherchent toujours une solution pérenne au problème du stockage des déchets radioactifs que produit cette utilisation, et qu’on enferme encore parfois dans des conteneurs de béton et d’acier avant de les jeter dans les océans. Cela change en profondeur les écosystèmes océaniques – ce qui, en soi, est déjà très dommageable. Mais pour le travail des Frères de l’espace, c’est même infiniment pire.
Ainsi, le climat change, tout l’écosystème marin se trouve modifié à cause du stockage de ces déchets qu’ils qualifient de « faiblement radioactifs ». L’étendue de la contamination n’a pourtant rien à voir avec le degré de radioactivité. Si vous jetez les déchets radioactifs dans la mer, toute la chaîne écologique s’en trouve contaminée, et les scientifiques ne peuvent mesurer ce degré de contamination que jusqu’à un certain point. Comme ils ne disposent pas de la technologie nécessaire, ils supposent que ces mesures sont inutiles. Ils ne savent rien de ce niveau de radiation, qui est des plus élevés.
Le carbone pose un problème similaire : où le stocker ? Pas près de chez moi ! En tout cas, c’est ce que tout le monde dit, comme pour les déchets radioactifs. Les Russes le verraient bien stocké en Chine, les Chinois au Tibet, les Tibétains en Amérique, les Américains au Venezuela. Chacun recommande de le stocker dans le pays qu’il aime le moins. Car voilà bien le problème : il n’existe aucun endroit où ce serait sans danger. Où allez-vous stocker le carbone – ou les déchets nucléaires – en toute sécurité pendant des milliers d’années, alors que vous ne savez pas combien de temps les conteneurs seront capables de résister ? Sans même parler des bouleversements imprévisibles comme les tremblements de terre, par exemple.
Comme d’habitude, nous prenons le problème par le mauvais bout. Nous n’en cherchons pas la cause afin d’y remédier. Qu’est-ce qui cause le réchauffement climatique ? En partie, la destruction des arbres. Nous devons donc arrêter de les abattre, en particulier ceux des grandes forêts vierges qui sont des grands capteurs de CO2, et qui en retour déversent leur oxygène dans notre atmosphère. A cause de l’abattage des forêts, notre atmosphère perd de l’oxygène et le CO2 n’a nulle part où aller. Cela crée le réchauffement climatique, que nous réduirions en grande partie si nous utilisions le bois de façon plus modérée.
Nous ne cherchons pas les causes car nous ne les aimons pas. Les causes nous ramènent aux lois, en particulier de cause et d’effet. Le mental mécanique moderne ne cherche jamais les causes parce qu’il n’a aucune envie de changer sa technologie. Nous pouvons arguer que nous ne pouvons-nous passer de bois. Mais ce que font les pays riches, c’est préserver leurs propres réserves et acheter le bois dont ils ont besoin aux pays moins riches comme le Brésil, les pays d’Afrique, etc. Ces pays sont alors forcés d’autoriser la déforestation, alors que leurs forêts primitives sont essentielles à la vie humaine.
C’est simple : si nous voulons remédier à un problème il faut en trouver la cause. On peut construire en vingt ans des accélérateurs de particules de 23 km et coûtant des milliards de dollars. Mais si vous demandez à un ésotériste, il vous donnera toutes les réponses. Gratuitement. Et cela ne lui prendra qu’une minute. [PI, janvier/février 2009]

Réponses données par Benjamin Creme