Partage international no 395 – juillet 2021
Beaucoup s’imaginent que Maitreya va venir et se mettre à parler, puis que les Maîtres seront présentés et parleront les uns après les autres, et que les gens les écouteront et commenceront tout naturellement à changer.
Ce n’est pas aussi simple. L’humanité doit participer activement à ce changement en l’approuvant très majoritairement, sinon il ne pourra se produire. Ce serait une entorse au libre arbitre. Contrairement à ce qui se passe en politique, une simple majorité ne saurait suffire longtemps. Par leurs conseils, les Maîtres nous aideront à la renforcer et à la transformer en consensus.
Sans un certain consensus, rien ne se passera, aucun changement ne se produira. On ne peut les imposer, car, outre que cela enfreindrait notre libre arbitre, ces changements n’auraient aucune chance de durer. Ce qui est imposé ne peut persister sans l’approbation de la majorité des gens, car tout ce qui change peut-être contesté. Tout ce que l’on fait déclenche la réaction inverse.
Les gens se diront : « Ne peut-on faire encore mieux ? » et proposeront autre chose. Ce qui est nécessaire, c’est un processus vivant de création, et non le simple remplacement des structures actuelles par d’autres.
C’est en fait le remplacement du système de valeurs actuel par un autre. Mais tout le monde ne démontre pas ces valeurs au même niveau, ni avec la même intensité.
En outre, les masses croient vivre selon des principes alors qu’en réalité leurs actes les contredisent.
Le psychisme humain est très complexe. Il est saturé de croyances, d’attentes et d’espoirs. Donc ce que l’humanité sera invitée à mettre en pratique devra toujours réunir un large consensus. Si 90 % de l’humanité accepte tel ou tel changement politique et social, je pense que ce sera suffisant. Mais si c’est seulement 50 ou 55 ou même 60 %, il ne sera pas mis en œuvre. Les gens le demanderont, mais ce ne sera pas encore le bon moment, car dans ces conditions il ne saurait être pérenne.
Il est dans le monde des forces puissantes qui ne pensent pas de cette manière. Il en a toujours été ainsi.
On a institutionnalisé une manière particulière de faire du commerce qui s’est fortement enracinée dans nos habitudes. L’illusion est si profonde que l’ensemble de l’humanité – plus de 6 milliards de personnes – aura besoin de beaucoup de temps et de réflexions pour trouver un consensus. Alors n’attendez pas de changements spectaculaires dans l’avenir immédiat.
Dans toutes les sociétés, les changements s’opéreront progressivement avec un minimum de contrariétés, de destructions ou de conflits. Tout ce qui sera accepté sera mis en œuvre. Ce qui ne sera pas accepté sera mis en attente jusqu’à ce qu’il le soit. Et il ne le sera que lorsqu’un climat de confiance aura été créé par le changement des structures économiques, qui est le changement numéro 1. En fait, c’est la solution à tous nos problèmes.
Le point de départ dans ce sens est la redistribution des ressources mondiales. Comme je n’ai cessé de le dire – et comme les Maîtres n’ont cessé de le transmettre – c’est la clé de tous les changements ultérieurs parce que cela créera de la confiance.
Lorsque l’on crée un climat de confiance, tout devient possible. Vous pourrez alors créer des changements dans le champ politique, qui en retour engendreront des changements économiques, et tout cela permettra d’entreprendre la tâche pratique et urgente de soigner et guérir la planète. (Conférence de Benjamin Creme à Los Angeles en août 2003)
