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juillet 2021 – No 395

Sommaire


 

Article du Maître —

Les temps nouveaux [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Crème, avril 2001

Jour après jour, l’humanité se voit confrontée au spectacle des calamités qui résultent du mauvais usage de son libre arbitre. De nature divine, le libre arbitre de l’homme est son plus grand trésor, mais c’est seulement quand il est utilisé en harmonie avec le plan du Logos, qu’il est juste et conforme à la Loi. Cela, depuis longtemps l’homme n’en a plus conscience, et il récolte aujourd’hui la tempête engendrée par ses pensées et actions erronées. C’est ainsi que des millions d’êtres humains manquent de tout dans un monde d’abondance, privés des moyens d’existence que d’autres considèrent comme un droit élémentaire. L’homme ne pourra guère plus longtemps supporter une telle séparation : la Loi exige la juste répartition des ressources disponibles et si cette condition n’est pas remplie, elle entre en action pour rétablir l’équilibre et l’harmonie.

En outre, les nouvelles énergies de Synthèse cherchent de plus en plus à s’exprimer, conduisant l’humanité chaque jour davantage vers cet objectif. Partout dans le monde, les hommes peinent à supporter une tension qui va grandissant, et se débattent frénétiquement au milieu du chaos qu’elle engendre. Au plus profond d’eux-mêmes, ils pressentent que l’avenir repose sur le changement, mais ne voient guère le chemin à emprunter pour y parvenir. Ils attendent un signe leur indiquant que leurs besoins sont reconnus et pris en compte, mais n’accordent pas leur confiance à la multitude de signes qui, de toutes parts, montrent que notre aide est d’ores et déjà disponible. Ils vivent à la fois dans l’espoir et dans la peur, et rejettent la possibilité de ce à quoi ils aspirent. Ainsi en a-t-il toujours été.

Et puis, il y a ceux qui s’enivrent de leurs propres succès, s’émerveillant des fortunes faciles qui flattent leur nature cupide et insatiable. Ils n’ont d’yeux que pour leur réussite éphémère, et ignorent les signaux d’alarme qui se font entendre. La maladie de la spéculation les tient sous son emprise, évoquant le déclin et les excès de la Rome antique.

Dans cette situation pleine de disparités et d’antagonismes, la Hiérarchie cherche à porter assistance partout où elle le peut. Seul le respect du libre arbitre humain l’empêche d’intervenir directement, mais la Loi est la Loi, et doit toujours être respectée. Pourtant, beaucoup d’aide est fournie à l’humanité sans qu’elle en ait connaissance.

Maitreya évalue de jour en jour la situation et étudie la possibilité d’émerger avant l’effondrement boursier prévu. Déjà, certaines mesures sont prises à cet effet, ce qui laisse penser qu’il ne reste que peu de temps avant le commencement de sa mission publique. Regardez autour de vous, soyez attentifs et veillez à n’en pas manquer les premiers signes.

Maitreya galvanisera les hommes et femmes de bonne volonté à travers le monde, les poussant à agir. Beaucoup parmi eux n’attendent que son appel. Ainsi s’instaurera une consultation de grande envergure, dans le cadre de laquelle seront étudiés et évalués les besoins fondamentaux des hommes, où qu’ils se trouvent. De cette manière, on pourra découvrir les possibilités qu’offre le changement, éprouver leur validité, et on trouvera le courage d’entreprendre les transformations nécessaires. Ainsi en sera-t-il, ainsi le Grand Seigneur prodiguera-t-il aux hommes ses conseils, ainsi inaugurera-t-il les temps nouveaux.


Pendant près de quarante ans, le Maître de Benjamin Creme a fourni un article pour chacun des numéros de Partage international. L’article ci-dessus, pourtant écrit au début du siècle, semble avoir été rédigé pour le monde tel qu’il est aujourd’hui. 

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Juillet-août 2021 [sommaire]

Ce numéro double nous permet de présenter une plus grande variété de sujets que d’habitude. Nos contributeurs ont porté leur regard sur le monde et se sont concentrés sur des sujets intérieurs et extérieurs : Anand Giridharadas est un écrivain américain, ancien chroniqueur du New York Times. Dans ses écrits, il se montre de plus en plus critique envers l’élite mondiale, ce qui nous amène au dernier livre du professeur Richard Wolff : La maladie, c’est le système : quand le capi-talisme échoue à nous sauver de la pandémie et de lui-même. L’économiste Sébastien Villemot présente un exposé précis et perspicace de la thèse de R. Wolff, qui met en évidence un processus considéré et vécu par des millions de personnes comme inévitable : l’effondrement de la forme actuelle du capitalisme. Tant S. Villemot que R. Wolff semblent presque approuver les idées exposées dans l’article, Les temps nouveaux, écrit par un Maître de Sagesse en 2001, qui fait référence à « l’effondrement boursier prévu ».Changez, changez, changez ! Des millions de personnes de bonne volonté, imprégnées du sentiment d’un avenir nouveau et sain, appellent au changement dans tous les domaines d’activité. De nombreux mouvements dans le monde entier signalent que c’est l’occasion de changer. Un changement rapide est nécessaire pour sauver la planète : Graham Peebles parle de la course à la neutralité carbone, tandis que Jonathan Farr, de WaterAid, écrit que « cette année est décrite comme cruciale pour le changement climatique » dans son article 2021 : année qui compte pour les plus pauvres. Choisissez le changement. Le changement pour mettre fin à la grande pauvreté, à la faim et au manque de logement. Le changement pour réparer notre état d’esprit et notre être. Optez pour la simplicité et la pérennité ; choisissez la compassion, la justice (comme la justice pour les Palestiniens) et embrassez notre interconnexion, comme nous y encourage Jeremy Lent dans son nouveau livre The Web of Meaning.

Du Japon nous vient une réflexion personnelle poignante sur l’effet positif de la tragédie, qui met en lumière notre sens inné de la communauté humaine. Mais nous lisons aussi l’effet négatif du capitalisme du désastre et comment la vie a changé au cours des dix années qui ont suivi le tsunami et la tragédie de Fukushima. Dans Rapport américain sur les ovnis : divulgation ou dissimulation ? William Allen explore la politique gouvernementale, tandis que ceux qui, comme lui, gardent un œil sur ces rap-ports et sur l’activité des ovnis sont convaincus qu’une « activité accrue » est indéniablement en cours, un autre signe du changement fondamental qui affecte notre planète et notre conscience collective.

 

Point de vue

Les leçons de la pandémie [sommaire]

Le 28 mai 2021, invité de l’émission The Mehdi Hasan Show sur Peacock, l’écrivain Anand Giridharadas a exposé certains enseignements de la pandémie en se demandant si la « mémoire collective » de la crise obligerait le gouvernement et les citoyens américains à investir de manière significative dans les infrastructures de soins, à poursuivre une « véritable justice raciale » et à adopter une approche des soins de santé efficaces qui privilégie la sécurité mondiale plutôt que le profit des entreprises. « Actuellement le désespoir pourrait nous gagner », a-t-il déclaré alors que l’on recensait 600 000 victimes de la Covid aux Etats-Unis.

« Mais, dans des moments comme celui-ci, on peut élargir le champ des possibles. Selon moi, nous avons appris depuis le début des confinements que la garde des enfants est une charge collective à partager ; à quel point il peut être difficile de travailler, en particulier pour les femmes, et à quel point nous marginalisons l’intelligence féminine, tant que nous faisons de la garde des enfants un produit de luxe.

Nous avons appris que nous ne sommes en bonne santé que dans la mesure où la personne qui se trouve à côté de nous l’est aussi, et que si elle n’a pas accès aux soins, nous en pâtissons tous, a-t-il poursuivi. Nous avons appris, dans le même temps, qu’il n’y a pas de grand facteur égalisant, pas même les virus – que l’inégalité est une condition préexistante, et que les virus, comme tant d’autres catastrophes, frappent les gens en fonction de leur position sociale.

Nous avons appris que le travail n’était pas adapté aux travailleurs. Nous avons appris que la machine à broyer hyper-capitaliste a appauvri nos relations, nous laissant si peu de temps à la fin de la journée […]. Que lorsque nous laissons les monopoles accaparer tous les marchés, nous devenons vulnérables aux pénuries et aux problèmes d’approvisionnement autrefois connus en Union soviétique – même si les propriétaires de ces monopoles profitent de la crise. »

photo : visualsumo, CCO, via pixabay : extinction rebellion
« Nous avons appris que les militants, que notre société refuse si souvent d’écouter – ceux qui nous interpellent – nous révèlent souvent des vérités difficiles à admettre sur le moment. »  A. Giridharadas

A. Giridharadas a ensuite évoqué les leçons tirées des manifestations Black Lives Matter (la vie des Noirs compte) déclenchées par les meurtres de George Floyd, Ahmaud Arbery, Breonna Taylor et d’autres. Il a également souligné qu’« il ne peut y avoir de démocratie sans une reconnaissance commune des faits » et qu’« une mobilisation mondiale du type de celle qui sera nécessaire pour lutter contre le changement climatique est possible.

Nous avons appris que la santé mentale est la base de la bonne santé ; que nous, aux Etats-Unis, avons souvent une compréhension enfantine de la liberté. Nous avons appris que nous avons besoin d’un filet de sécurité pour rattraper les gens, […] qu’un système qui favorise le bipartisme plutôt que la résolution réelle des problèmes finit par être inefficace et entraîner la mort de la démocratie.

Nous avons appris que les militants, que notre société refuse si souvent d’écouter – ceux qui nous interpellent – nous révèlent souvent des vérités difficiles à admettre sur le moment. La question qui se pose à nous maintenant est la suivante : Que ferons-nous de ces leçons ? »

Source : Commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

Un livre de Richard Wolff : La maladie, c’est le système [sommaire]

par Sébastien Villemot,

Que nous révèle la pandémie de Covid-19 sur les défaillances de notre système économique ? Pourrait-elle être le catalyseur d’un profond changement systémique ? Richard Wolff, professeur émérite d’économie à l’Université du Massachusetts, à Amherst, tente de répondre à ces questions dans son dernier ouvrage, La maladie, c’est le système : quand le capitalisme échoue à nous sauver de la pandémie et de lui-même. Dans cette compilation de courts essais, il défend l’idée que bon nombre des problèmes de notre époque trouvent leur origine dans le système économique au sein duquel nous vivons, à savoir le capitalisme.

Ce système, maintenant devenu dominant sur la planète, a toujours été en proie à divers problèmes, l’un des plus importants étant son instabilité intrinsèque. R. Wolff nous rappelle que le capitalisme subit régulièrement des coups d’arrêt, plus ou moins violents, un phénomène généralement euphémisé sous le terme de « cycle économique ». De telles crises se déclenchent en moyenne tous les quatre à sept ans. Rien qu’au XXIsiècle, le système a déjà traversé trois récessions : la bulle internet de 2000-2001, la grande crise financière de 2007-2008, et maintenant la crise de la Covid. De façon intéressante, ces évènements sont généralement nommés d’après les facteurs qui les ont déclenchés, et ne sont jamais présentés comme des faillites du capitalisme lui-même, alors que leur récurrence prouve qu’ils sont une caractéristique intrinsèque du système. En particulier, même s’il est exact que le coronavirus a déclenché et aggravé la récession actuelle, plusieurs indicateurs économiques montrent que le capitalisme était déjà sur le point d’entrer en crise avant la pandémie ; en l’absence du virus, un autre déclencheur aurait précipité le ralentissement.

Photo : The Laura Flanders ShowCC BY 3.0, via Wikimedia Commons
Richard D Wolff

Des crises très concrètes

Bien entendu, ces crises récurrentes ne sont pas des évènements abstraits ; elles ont des conséquences très concrètes et souvent tragiques sur les vies de millions de personnes, tout particulièrement celles du bas de l’échelle sociale. Des revenus et des emplois sont perdus, des projets personnels et professionnels sont anéantis, des familles et des liens sociaux sont brisés, des maladies physiques et mentales se développent. Compte tenu du coût humain et social gigantesque de cette instabilité systémique, différentes solutions ont été tentées par le passé (plans de relance gouvernementaux de type keynésien, austérité et réformes structurelles néolibérales, politique monétaire active), mais toutes ont échoué à mettre fin au cycle capitaliste des emballements et des ralentissements.

Après avoir expliqué pourquoi le système porte une plus grande responsabilité que la Covid dans la crise économique et sociale que nous traversons, R. Wolff montre en quoi le capitalisme a échoué aussi bien à nous préparer face au virus qu’à endiguer celui-ci. Au cours de l’histoire, l’humanité a été exposée de façon répétée à des maladies émergentes, avec parfois de terribles bilans humains. Plus spécifiquement, pendant les dernières décennies, de nouveaux virus respiratoires (Sras, Mers) sont apparus, et les scientifiques avaient prévenu que ce n’était qu’une question de temps avant qu’un autre virus respiratoire, potentiellement de la famille des coronavirus, ne cause une pandémie majeure et perturbe notre vie sociale. Puisque nous étions prévenus, comment se fait-il que nous étions si peu préparés lorsque la Covid a frappé ? La raison est de nouveau à chercher du côté de nos structures socio-économiques. La logique du capitalisme veut que les entreprises ne produisent que lorsqu’elles anticipent un profit. Pour se préparer à l’émergence d’un nouveau virus respiratoire, il aurait fallu constituer des stocks de masques et de respirateurs, et mener des recherches en amont pour trouver des vaccins et des traitements pour la famille des coronavirus. Mais de telles activités sont trop risquées économiquement. Il est impossible de savoir à l’avance quand et comment une pandémie va se déclencher, et par conséquent les entreprises privées du secteur de la santé ne souhaitent pas endosser les risques associés à la préparation d’un tel évènement ; elles préfèrent se concentrer sur d’autres activités plus profitables.

Une solution

Face à cet échec du capitalisme, une solution serait que le gouvernement intervienne, en achetant et stockant masques et respirateurs, et en finançant directement la recherche médicale. R. Wolff remarque que le gouvernement fait précisément cela dans le secteur militaire, car il ne serait autrement pas rentable pour les entreprises privées de produire des armes et d’autres équipements, ou de développer de nouvelles technologies, puisque les conflits militaires sont imprévisibles. Si la sécurité nationale est une chose trop sérieuse pour être laissée aux forces du marché, pourquoi n’adopte-t-on pas la même solution pour la santé, qui est assurément aussi importante ? La réponse, particulièrement aux Etats-Unis, est que les entreprises privées du secteur de la santé ne veulent pas que le gouvernement mette en évidence leurs échecs. Elles veulent continuer à faire du profit sur notre santé, et usent de leur influence politique pour diaboliser avec succès toute intervention publique, supposée relever du « socialisme ». Ainsi, le capitalisme est à la fois sujet aux crises et incapable de nous protéger face aux urgences sanitaires. Mais ce n’est pas tout : comme le montre R. Wolff, il porte aussi sa part de responsabilité dans la genèse de plusieurs problèmes sociaux, tels que les inégalités, le chômage, la crise démocratique, le racisme et le sexisme.

Les inégalités sont consubstantielles au capitalisme : puisqu’une toute petite minorité de la population, les employeurs, a le pouvoir de prendre la plupart des décisions économiques, ceux-ci vont naturellement accaparer la plus grande part des revenus. Pire encore, la logique du système fait que ces inégalités augmentent dans le temps, génération après génération, en l’absence de force contraire. Historiquement, cette tendance ne s’est interrompue que lorsque le peuple s’est mobilisé et s’y est opposé à une échelle de masse, comme durant les années 1930.

Ces inégalités structurelles, déjà très problématiques en elles-mêmes, ont également des conséquences négatives sur la qualité de nos démocraties. Les personnes détentrices de davantage de pouvoir économique sont en mesure d’influencer les choix politiques, soit directement à travers des dons, soit indirectement, par exemple en menaçant de se livrer à une « grève des investissements » si les gouvernements ne leur obéissent pas. Le capitalisme sape donc les principes démocratiques, car il nous rend inégaux au sein de l’arène politique.

Le chômage de masse est une autre caractéristique structurelle du capitalisme. Donner un emploi à tout le monde serait évidemment dans l’intérêt de la société prise dans son ensemble ; cela pourrait même être dans l’intérêt des employeurs à court terme, car ils réaliseraient plus de profit en produisant plus. Cependant, les capitalistes retirent également un bénéfice à maintenir une « armée de réserve » de chômeurs. La menace du chômage est utilisée comme un moyen de discipliner les salariés, qui se trouvent alors forcés d’accepter de bas salaires et de mauvaises conditions de travail, par peur d’être licenciés et rapidement remplacés par un chercheur d’emploi prêt à travailler pour moins. Ainsi, le système engendre périodiquement des épisodes de chômage de masse, qui contribuent à soutenir le taux de profit et à renforcer la domination des employeurs sur les employés.

En utilisant des méthodes d’analyse similaire, R. Wolff décrit également les processus par lesquels le sexisme et le racisme, bien qu’ayant leur origine en dehors de la sphère économique, sont néanmoins utilisés et alimentés par le capitalisme pour son propre intérêt.

Puisque le système est si clairement inadéquat, comment le remplacer par un meilleur ? Plusieurs tentatives de réformes ont été menées par le passé, notamment sous la présidence Roosevelt aux Etats-Unis, mais elles ont été de courte durée. Les capitalistes ont généralement réussi à détricoter ces réformes, une fois retombée la pression des mouvements sociaux. Un changement plus structurel et permanent est donc nécessaire, et pour y parvenir R. Wolff défend une idée simple mais d’une grande portée : démocratiser les lieux de travail.

L’alternative

Le capitalisme est en effet une organisation sociale radicalement anti-démocratique, puisqu’une toute petite minorité d’actionnaires et de directeurs prend toutes les décisions importantes, sans avoir de comptes à rendre à la majorité des employés. L’alternative consisterait à gérer les entreprises comme des coopératives de travailleurs : les décisions concernant ce qu’il faut produire, comment produire, que faire des bénéfices, seraient prises par tous les travailleurs, en suivant le principe d’« une personne, une voix ». Cela serait non seulement plus conforme à nos idéaux démocratiques, mais résoudrait également la contradiction entre employeurs et employés qui est au cœur du capitalisme, et qui engendre tous les problèmes mentionnés précédemment.

Une des leçons de la pandémie est que le capitalisme est incapable de répondre adéquatement aux besoins sanitaires élémentaires, car il est guidé par la recherche du profit. On peut en réalité faire le même constat pour tous les autres besoins élémentaires : l’alimentation, le logement, l’éducation, l’énergie, le soin aux aînés. Les entreprises de ces secteurs devraient donc être transformées en coopératives de travailleurs. Les consommateurs et les communautés devraient également être associés aux décisions économiques, aux côtés des travailleurs, afin qu’émerge la solution la plus conforme à l’intérêt général. Dans les autres secteurs économiques non essentiels, en revanche, les entreprises capitalistes pourraient continuer à exister. De cette façon, la société pourrait observer comment ces deux types d’entreprises se comportent, et ensuite prendre une décision éclairée quant à l’équilibre souhaitable entre capitalisme d’une part, et socialisme de coopératives d’autre part.

A travers cet ouvrage, R. Wolff nous offre un outil très utile pour comprendre le système au sein duquel nous vivons, tout en proposant la vision d’une alternative à la fois concrète et attrayante. Et il le fait dans un style très clair, direct et accessible, susceptible de plaire à un large public.

Richard D. Wolff, The sickness is the system (La maladie, c’est le système : quand le capitalisme échoue à nous sauver de la pandémie et de lui-même, non traduit), Democracy at Work, sept. 2020.
www.democracyatwork.info/books

Un livre de Jeremy Lent : Intégrer la science et la sagesse traditionnelle [sommaire]

par Phyllis Creme,

Jeremy lent

Le livre de Jeremy lent, The Web of Meaning1, est un livre que notre époque attendait. Ceux qui manifestent lors des rassemblements Black Lives Matter (la

vie des Noirs compte), qui compatissent à la souffrance quotidienne diffusée à la télévision, qui sont profondément inquiets pour notre planète et à cause de la pandémie, se voient rappeler chaque jour que nous sommes liés les uns aux autres, que nous appartenons à la nature, et que « nous ne serons en sécurité que lorsque nous le serons tous ». Nous ne pouvons pas survivre si la Terre meurt.

Mais, comme le souligne Jeremy Lent, la « perception du monde » la plus répandue va à l’inverse et conditionne l’essentiel de notre vie. Nous avons appris à nous comporter comme des unités distinctes s’opposant au reste du monde. Nous avons « maîtrisé » la nature, comme nous maîtriserons la pandémie. Les exigences d’un environnement dominé par cette perception du monde font de nous des machines avides de gagner de l’argent – souvent juste pour subsister, ou bien pour acheter plus que ce dont nous avons besoin, dans certains cas des milliers de fois plus.

Notre époque nous demande de faire un choix. Notre planète s’épuise – et nous, les humains, en sommes la cause. L’avidité et l’orgueil menacent la Terre aussi sûrement que la pandémie dont nous ne pouvons nous départir. Nous voyons les pays riches amasser les moyens de survivre et de vaincre le coronavirus.

Nous avons vu le sacrifice d’innombrables personnes ordinaires soignant les malades au prix de leur vie. Mais la plupart d’entre nous avons peur et n’avons apparemment pas d’autre choix que de poursuivre notre vie, mus par le besoin de survivre et d’éviter les problèmes.

Changer la vision occidentale du monde

La pertinence de cet ouvrage réside dans son exploration de la manière de changer la vision occidentale du monde qui nous pousse à ne pas nous rendre compte que nous sommes tous interconnectés. Il retrace l’histoire de cet état d’esprit, fondé sur le réductionnisme scientifique, selon lequel nous sommes séparés les uns des autres et même en nous-mêmes. Cet état d’esprit se retrouve dans le Christianisme et dans la science du siècle des Lumières qui dissocient l’âme, ou l’esprit, du corps, ainsi que l’idée moderne et puissante du « gène égoïste » qui enracine la forme-pensée selon laquelle nous sommes génétiquement programmés pour nous préoccuper de nous-mêmes.

The Web of Meaning s’adresse à ceux qui ont été imprégnés par cette perception dominante du monde et qui en sont prisonniers, mais qui commencent à réaliser qu’elle ne correspond pas à leurs sentiments les plus profonds envers eux-mêmes et envers les autres.

Jeremy Lent nous propose un compte rendu approfondi et soigneusement étayé pour contrer l’idée du gène « égoïste » et séparatif, en s’appuyant sur un large éventail de sources, notamment la science, la philosophie, la littérature, l’anthropologie et la poésie.

Il associe les philosophies anciennes, en particulier le taoïsme, le bouddhisme et les croyances autochtones, à la théorie des systèmes et aux neurosciences, qui démontrent la « connectivité » à tous les niveaux – de la plus petite particule et de la cellule individuelle à des systèmes naturels entiers, voire au cosmos. Ainsi, par exemple, les arbres et les insectes « pensent » et coopèrent pour survivre ensemble, et sur le plan neurologique, nous sommes intrinsèquement connectés à nous-mêmes, sans séparation entre notre esprit et notre corps.

Notre identité de pensée (que J. Lent appelle, pour les besoins de l’argumentation, notre « moi ») doit être en harmonie avec notre identité plus profonde, incarnée, qu’il appelle le « soi ». Il montre comment l’ancienne sagesse orientale postule que tout est énergie, et que la seule façon d’atteindre un bien-être profond et durable est d’être en phase avec l’ensemble, à la fois intérieur et extérieur. Les anciennes philosophies chinoises et les peuples indigènes possèdent une sagesse sur un mode de vie harmonieuse que notre société moderne nie.

J. Lent pense également que les états psychédéliques et mystiques peuvent révéler une réalité au-delà du quotidien. Il nous exhorte à être fidèles à notre sens le plus profond de nous-mêmes et à cultiver l’harmonie intérieure qui découle de l’acceptation totale de toutes les expériences de la vie.

The Web of Meaning, tout en traitant en détail de sujets difficiles, est d’une lecture agréable et attachante. Il est conçu dans un but pédagogique, voire militant. Il comprend un glossaire très riche et des annexes, et offre très utilement un résumé à la fin de chaque section.

Le livre est également un objet de belle facture. Le style de l’écriture est direct et fait appel à l’analogie, à l’anecdote et à la narration.

 

La légende amérindienne du Windigo

Il commence par le discours de l’oncle Bob (« dont vous avez probablement tous entendu parler »), qui explique comment les humains ont toujours été préoccupés d’eux-mêmes (l’oncle Bob apparaît également dans le dernier chapitre, avec plus de bienveillance) et se termine par une analogie avec la légende amérindienne du Windigo – un monstre qui, poussé par une avidité insatiable, dévore tous ceux qu’il rencontre et, pire encore, les transforme en répliques de lui-même.

Les cinq premières sections du livre sont principalement informatives/explicatives et didactiques. Mais dans la dernière section, intitulée Où allons-nous ?, dans le chapitre Tisser une nouvelle histoire qui a du sens, l’auteur assume un nouveau rôle – il devient militant visionnaire, défenseur passionné de la nature, pour que chacun trouve son propre sens et agisse pour réparer les ravages causés à notre planète par les forces de la cupidité et de la marchandisation dans lesquelles nous sommes tous impliqués. C’est comme s’il supposait que les 300 pages précédentes avaient fait leur travail de persuasion tranquille et que le lecteur était maintenant prêt à répondre d’une nouvelle manière (ou peut-être parce que certains lecteurs étaient déjà persuadés de notre unicité).

J Lent montre avec force les dommages que causent notre insatiable avidité persistante à la planète et à une société ancrée dans l’inégalité. Il fait le procès des multinationales, devenues plus puissantes que les Etats et leurs dirigeants, en raison de leur destructivité effrénée de type Windigo « renforcées par la compulsion irrésistible des entreprises à convertir les besoins humains en opportunités de profits » (p. 357). Il détaille de manière saisissante l’état terrifiant de notre planète causé par l’urgence climatique.

Pour une nouvelle distribution

Mais J. Lent plaide également en faveur d’une nouvelle redistribution, d’une « civilisation écologique » qui pourrait « créer les conditions permettant à tous les humains de s’épanouir au sein d’une Terre florissante et prospère » (p. 365). Il décrit avec espoir les courants qui s’opposent à l’urgence et plaide pour une « vision écologique du monde » et pour « l’amour révolutionnaire : Au lieu de répondre à notre oppression par l’animosité, qui ne fait qu’exacerber les divisions de notre société, nous pouvons choisir ce que le rabbin militant Michael Lerner appelle l’amour révolutionnaire » (p. 379) – ces deux mots sont importants.

Nous appartenons à la nature, et que « nous ne serons en sécurité que lorsque nous le serons tous ». Nous ne pouvons pas survivre si la Terre meurt.

Par-dessus tout, J. Lent nous exhorte à « espérer », en citant V. Havel : « L’espoir est un état d’esprit et non un état du monde, une orientation profonde de l’âme humaine qui peut être maintenue dans les moments les plus sombres. Une capacité à travailler dans un but précis parce que c’est bon et non parce que cela a une chance de réussir » (p. 375). J. Lent nous incite à y croire et à en faire la base de notre vie, sachant que chacun de nos gestes jouera son rôle dans la globalité.

En effet, bien que « nous ayons tous grandi dans la culture de la séparativité », il nous est demandé, sur la base de notre interconnexion désormais avérée, de trouver et de tisser notre propre fil de la toile cosmique : notre sentiment unique du devoir et du sens, qui a désormais aussi – inévitablement – un but moral. « En apprenant à ouvrir les yeux qui ont été fermés par notre culture dominante, nous pouvons discerner l’arc-en-ciel qui a toujours été là, à notre disposition. Nous pouvons nous éveiller à notre véritable nature humaine sur cette Terre, sentir la vie en nous que nous partageons avec tous les autres êtres, […] réaliser le but profond de notre existence sur Terre » (p. 376).

Enfin, nous avons la responsabilité, envers nous-mêmes et envers tous les autres, d’y contribuer, aussi peu que cela puisse paraître, selon nos possibilités. Le livre se termine par cette question : « Quel est le fil sacré et précieux que vous allez tisser ? »

1 – The Web of Meaning : Integrating Science and Traditional Wisdon to Find our Place in the Universe, Jeremy Lent, Profile Books, Royaume Uni, 2021, (Au confluent des approches : Intégrer la science et la sagesse traditionnelle, non traduit.)

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Simplicité et pérennité [sommaire]

Mes enseignements sont simples, mes paroles également. Tout ce que je dis se comprend vite. Il n’y a rien de difficile dans la Vérité de Dieu. La Vérité de Dieu, mes frères, réside dans le cœur de tous les hommes. Cette simplicité, il vous appartient de la révéler. Moi, votre Guide, je vous montrerai la voie. [Message n° 95 (Maitreya)]

Les peuples, lucides et résolus, ont tourné leur regard vers l’avenir : ils ont vu qu’il était possible de réaliser leurs aspirations à un monde de justice et de paix. Ils savent que ce monde ne se fera pas tout seul et que tous doivent ensemble, main dans la main, se doter des moyens d’accomplir leur destinée. Ils savent aussi que le chemin sera ardu et dangereux mais que leur objectif est trop précieux pour qu’ils puissent tolérer un échec : leur récompense sera la fraternité, la justice et la paix ; et une vie meilleure, plus simple et plus vraie pour tous. [La voix des peuples, messagère du futur (Maître –)]

La simplicité, c’est utiliser le minimum dont nous ayons besoin pour jouir le plus pleinement possible de la vie. La vie la mieux remplie peut être vécue comme un art, mais cela demande de la simplicité.
Ainsi, lorsque nous entrerons vraiment dans l’ère nouvelle, lorsque l’art de vivre sera pris au sérieux, reconnu et développé par l’humanité, lorsque l’innocuité et la loi de sacrifice en seront les piliers, alors la simplicité se fera de plus en plus grande. L’expérience du « désert » montrera à l’humanité la nécessité de la simplicité. Et plus la vie est complexe, comme aux Etats-Unis aujourd’hui, plus il peut être difficile d’accepter la simplicité du futur. Mais ce sera une époque plus heureuse, car on peut trouver beaucoup de bonheur dans la simplicité. [L’Art de vivre (Maitreya)]

La simplicité et l’honnêteté dans l’effort remplaceront la corruption qui, aujourd’hui, souille tous les aspects de la vie humaine. Les hommes chercheront à émuler Maitreya et son groupe de Maîtres, et purifieront ainsi leurs structures et leurs normes. Avec Maitreya et son groupe pour les guider, les hommes grandiront dans l’amour de la simplicité des nouvelles structures, où ils puiseront une profonde satisfaction et un sentiment d’harmonie. Ils se sentiront à l’aise dans un monde débarrassé de la compétition et de la tension qu’elle amène. Travaillant ensemble, en coopération, ils éprouveront un profond sentiment de bonheur et d’épanouissement dans tout ce qu’ils feront. [La roue tourne (Maître –)]

Photo : McKay Savage from London, UKCC BY 2.0, via Wikimedia Commons
C’est seulement par le partage que les changements deviendront réalisables ; seulement par le partage qu’on pourra tirer parti de la générosité de la planète Terre, et gérer à bon escient l’abondance de ses dons. C’est seulement ainsi que la planète pourra vivre en harmonie avec son environnement et avec ses habitants. [Sauver la planète (Maître –)

Les systèmes économiques actuels sont basés sur la pression de la commercialisation et des forces du marché. Tous les pays développés produisent – et surproduisent – des biens qu’ils ne peuvent pas vendre car tous fabriquent les mêmes produits. Les seuls pays qui pourraient les acheter sont les pays du tiers monde mais ils n’en ont pas les moyens : nous achetons ce qu’eux produisent à un prix déloyal et nous faussons les marchés à leur détriment. Les Maîtres nous montreront qu’on peut vivre de façon créative et satisfaisante, pleine et épanouissante, mais plus simple, en utilisant les ressources planétaires de manière durable. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Beaucoup de ce qui est aimé doit être abandonné. Ne vous accrochez pas aux formes anciennes. Beaucoup dépendra de l’aptitude de l’homme à renoncer aux structures désuètes, et à créer un monde nouveau et plus simple. Rappelez-vous cela. N’oubliez pas que je viens pour changer toutes choses. [Message n° 74 (Maitreya)]

Les pays développés ne peuvent plus continuer de détruire les ressources de la planète : elles sont limitées. Si nous voulons que nos enfants puissent vivre à peu près décemment, il nous incombe de les préserver. Pour cela, nous devons créer une économie viable – ce qui est tout à fait possible. Voilà des années qu’ici et là dans le monde des groupes préconisent ce type d’économie. Diverses mesures permettraient d’atteindre cet objectif – à commencer par une simplification de notre mode de vie et de nos habitudes. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Le nécessaire – L’obsession de l’argent contribue au stress de la vie moderne. L’argent n’est pas la priorité ; la priorité, c’est d’avoir le nécessaire. Lorsque cette priorité est respectée, la société s’organise d’une manière différente, ce qui apporte la stabilité. A cet égard, le partage est à la fois une valeur morale et une technique de mise en œuvre pratique. Il engendrera une atmosphère plus paisible, dans laquelle les individus ne se battront plus pour « faire » des millions. Ils rempliront leurs devoirs, s’occuperont de leur famille, et les enfants pourront évoluer. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Maitreya recommandera l’adoption d’un mode de vie plus simple, mieux adapté à la réalité de la situation planétaire. Lorsqu’un nombre suffisant de gens seront convaincus de cette exigence, une nouvelle tendance à la simplicité gagnera toute la planète. Cette évolution se fera à une vitesse peu commune, tant la nécessité du changement aiguillonnera les multitudes. Ainsi les plus graves dangers qui menacent la Terre seront-ils en partie jugulés. Beaucoup, encouragés par ces résultats, aborderont dans de bonnes dispositions les transformations ultérieures.
Face au dilemme que leur présentera la nécessité de changer, les hommes prendront conscience qu’ils ne peuvent faire autrement que d’accepter le principe de partage. C’est seulement par le partage que les changements deviendront possibles et réalisables ; seulement par le partage qu’on pourra tirer parti de la générosité de la planète Terre, et gérer à bon escient l’abondance de ses dons. C’est seulement ainsi que la planète elle-même pourra vivre en harmonie avec son environnement et avec ses habitants. [Sauver la planète (Maître –)]

J’ai l’intention de diffuser dans le monde mon enseignement de la Vérité dans sa simplicité : les hommes sont uns, tous frères ; Dieu aime tous les hommes avec équité ; la nature fournit suffisamment de nourriture à partager entre tous ; venant moi-même du passé de l’humanité, comme je le fais, je connais les réponses au dilemme de l’homme. Je vous montrerai les voies simples du changement, des relations justes entre les hommes, de l’expression fidèle de la Volonté de Dieu. J’ai l’intention de vous montrer cela et de vous libérer de vos limitations. La voie qui s’ouvre n’est pas facile, mes amis, mais avec votre aide, tout sera accompli pour le bien de l’humanité. [Message n° 55 (Maitreya)]

Permettez-moi de vous aider. Permettez-moi de vous montrer le chemin qui mène à une vie plus simple, où personne ne connaît la privation, où chaque jour est différent, où la joie de la Fraternité se manifeste à travers tous les hommes. Il m’appartient de vous montrer la voie et de vous guider, mais c’est à vous de choisir, en toute liberté, de me suivre. Sinon, je ne puis rien faire. Mes mains sont liées par la Loi. La décision appartient à l’humanité. [Message n° 3 (Maitreya)]

Nous serons amenés à comprendre que l’être humain, la nature et Dieu sont Un, et qu’une meilleure préservation de la planète et de tous les règnes qui s’y trouvent est essentielle au bien-être de l’ensemble. En termes pratiques, nous pouvons, dans les pays développés, nous attendre à un style de vie plus simple, sans cette surproduction choquante, due à la compétition et au gaspillage des ressources que nous connaissons actuellement. Cette tendance innée qui fait tellement partie de notre politique industrielle moderne doit être remplacée, pour assurer la conservation des matières premières et de l’environnement. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

N’ayez nulle crainte pour l’avenir de la Terre. A l’ignorance actuelle succédera une nouvelle et meilleure gestion des affaires humaines, et une plus grande stabilité s’ensuivra. Des joies plus simples et plus vraies s’empareront du cœur des hommes, dissipant l’actuel sentiment de malaise. Les hommes en viendront à se connaître tous en tant que frères et, par un partage plus équitable, à transformer la vie humaine. [L’heure fixée par le destin (Maître –)]

Nous devrons apprendre à vivre beaucoup plus simplement, à ne plus dépendre de cette civilisation mécanique que nous avons bâtie autour de nous, spécialement dans l’Occident industrialisé. Le Christ et les Maîtres montreront que nous pouvons vivre parfaitement heureux, plus heureux même, de façon beaucoup plus simple, avec moins de choses. Mais ces choses seront belles. Elles seront fabriquées parce qu’elles seront nécessaires, elles seront le résultat de la créativité humaine, qu’elles soient fabriquées par l’homme lui-même ou par des machines. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Mes Maîtres vous montreront comment sortir du bourbier. Ils vous montreront que l’on peut mener une vie plus simple, pleine de joie, dans laquelle la divinité se manifeste à travers l’amour et le service de nos frères. C’est la voie d’autrefois ; c’est la voie éternelle ; rien ne change vraiment avec Dieu. [Message n° 16 (Maitreya)]

L’homme a ravagé et pollué la Terre, il a porté gravement atteinte à son environnement. Il lui faut maintenant considérer comme une priorité absolue de réparer ce qu’il a endommagé, et de rendre la santé à sa planète souffrante. Il lui faut apprendre à réduire ses exigences envers elle ; il lui faut apprendre la beauté de la simplicité, et la joie du partage. L’homme n’a guère le choix : l’urgence de la tâche à entreprendre nécessite une action immédiate ; rares sont ceux qui prennent la mesure des dommages déjà occasionnés. [La Terre en travail (Maître –)]

Mes Maîtres préparent leurs groupes pour qu’ils montrent la voie, afin de répondre aux besoins des hommes. De cette mise en œuvre résultera tout le bien du monde. Mes Maîtres connaissent les problèmes qui assaillent aujourd’hui les hommes ; mais ils savent également comment les résoudre. Permettez-leur de vous guider, mes amis, et de vous montrer le chemin simple de la Joie, de la Simplicité et de la Vérité. [Message n° 43 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

Dix ans après Fukushima (1re partie) [sommaire]

par Mariko Matsumoto,

Le 11 mars 2011, un séisme dévastateur de magnitude 9 a frappé l’archipel japonais où je vis et les images des dégâts causés par le raz de marée massif ont choqué le monde entier. Le puissant tsunami qui a frappé la côte orientale du Japon, en particulier les ports et les villes situés le long de la côte rocheuse en « dents de scie » du Tohoku, a tué 22 192 personnes ; ce décompte reprend les personnes disparues ou décédées suite à la catastrophe. Dix ans se sont écoulés depuis.

Immédiatement après le cataclysme, je me souviens de personnes marchant en silence, chaussées de bottes imperméables, à la recherche de parents et de connaissances disparus, de provisions et d’eau potable. Le tsunami provoqué par le tremblement de terre a transformé tout le paysage de la ville en une nuit. Nous, qui n’avions pas connu la Seconde Guerre mondiale, pouvions imaginer ce qu’aurait été le paysage pendant et après la guerre. Et même aujourd’hui, chaque fois que je vois des informations télévisées sur le terrorisme et les guerres civiles qui se déroulent dans le monde, l’explosion massive à Beyrouth en 2020, ou les catastrophes naturelles causées par la crise climatique, cela se superpose dans mon esprit à la scène du tremblement de terre.

Distribution des secours

Au début, les communications ont été interrompues et nous ne pouvions pas contacter nos familles et nos connaissances mais, une fois qu’elles furent rétablies, les membres de Share International de tout le Japon ont distribué des fournitures de secours et des dons. Certains d’entre eux ont donné le montant qu’ils avaient mis de côté pour la conférence de Benjamin Creme qui avait dû être annulée. D’autres nous ont envoyé du matériel de secours en fonction des besoins particuliers des zones touchées : papeterie, vêtements, sacs, produits de première nécessité, serviettes, couvertures et literie, oreillers, coussins, eau, vélos, etc. Je me souviens aussi d’avoir fait le tour des commerces locaux et des villes voisines pour acheter des fournitures à distribuer, en utilisant l’argent envoyé afin de soutenir les magasins des zones touchées. Je n’ose pas imaginer à quel point les nombreux jouets en peluche et autres articles qui ont été distribués ont pu réconforter le cœur des enfants. Aucun mot ne pouvait exprimer leurs sentiments.

Une fois, une femme de soixante-dix ans est venue au dépôt car elle avait entendu dire qu’on donnait des coussins. Cependant, la plupart des fournitures avaient déjà été distribuées et il ne restait plus de coussins. Quand je lui ai annoncé cela, elle s’est mise à pleurer comme une enfant. J’étais tellement désolée que je me suis empressée d’apporter un coussin de chez moi. Lorsqu’elle l’a reçu, elle a serré ses mains l’une contre l’autre, s’est remise à pleurer et est retournée à l’abri avec reconnaissance. J’ai imaginé que sa maison avait été emportée par les eaux et qu’elle avait dû se coucher sur le sol froid et dur de l’abri. C’est très dur émotionnellement et physiquement pour une personne âgée de vivre une telle catastrophe à la fin de sa vie. Cette femme âgée m’a appris à donner généreusement.

A l’époque, je dirigeais ma propre école de soutien scolaire pour les élèves de l’école primaire et du collège ; les étudiants vivant dans le quartier se sont donc naturellement rassemblés à l’école. Ils triaient les fournitures qui leur étaient envoyées, imprimaient des tracts annonçant la distribution des secours, et passaient dans les centres d’évacuation. Le jour de la distribution des secours, ils se sont portés volontaires et m’ont aidée dès le matin. Sans leur coopération et leurs idées, la distribution de matériel de secours n’aurait pas été possible. Ce jour-là, les gens ont commencé à faire la queue tôt le matin, et ont progressivement formé une file de 100 mètres. Les gens ont attendu pendant deux heures avant la distribution, et finalement les personnes qui avaient fait la queue ont commencé à aider, car ils ne pouvaient pas supporter de rester debout et de regarder sans rien faire le personnel s’occuper des préparatifs. Lorsque les préparatifs furent terminés, les gens sont retournés dans leur file pour recevoir leurs fournitures ce qui a permis de maintenir l’ordre. Certaines personnes qui nous avaient aidés n’ont pas pu recevoir de colis au moment où leur tour est arrivé. Lorsque nous nous sommes excusés, ils ont répondu : « Pas de problème. Les fournitures sont allées aux personnes qui en avaient besoin. » Certaines personnes ont simplement aidé et sont parties sans se plaindre. Même si les gens touchés par la catastrophe étaient eux-mêmes dans une situation difficile, ils ont pris l’initiative d’aider et de soutenir le personnel. La coopération était monnaie courante dans les zones sinistrées. Après le tremblement de terre, nous avons distribué du matériel de secours à deux occasions distinctes, touchant au total plus de 600 personnes. Il s’agit peut-être d’un petit nombre par rapport à toute la ville, mais je crois que les pensées des nombreux bénévoles qui nous ont soutenus de diverses manières à l’époque ont atteint les victimes.

Tant les victimes que les personnes qui n’avaient pas subi de gros dégâts ont discrètement partagé, fait preuve de compassion et de solidarité ; nous avons pu constater des liens et une coopération que nous ne voyions pas dans la vie de tous les jours. Même si des vies ont été détruites et que les provisions manquaient, c’est la chaleur et le soutien des gens qui les ont aidés à traverser ces moments difficiles. La façon dont les gens se saluaient et prenaient soin les uns des autres dans les rues, même s’ils étaient des étrangers, m’a rappelé que le lien humain est essentiel. Ces échanges modestes et attentionnés étaient réconfortants et touchants pour les gens.

Comme le symbolise le mot japonais kizuna (camaraderie, lien, affiliation, relation), je crois que les gens ont un désir inné d’être connectés les uns aux autres. Paradoxalement, on dit qu’en cas de catastrophe sans précédent, les gens ont tendance à agir de manière calme et fraternelle. En effet, ils ont travaillé bénévolement et des groupes volontaires tels que des centres d’évacuation ont vu le jour. La valeur de l’empathie profonde, de l’altruisme, du partage et de la coopération que l’on ne trouve pas dans la vie quotidienne ou dans la société est apparue au grand jour. La nature essentielle des êtres humains qu’ils montrent en cas de catastrophe devrait être observée et vécue en temps normal.

L’« autoroute de la reconstruction »

Au fur et à mesure que les reconstructions menées par le gouvernement progressent, les victimes de la catastrophe ont commencé à redevenir autonomes et les zones sinistrées ont retrouvé leur vie quotidienne. Cependant, la nouvelle autoroute, les énormes digues et la décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima commencent à poser de nouveaux problèmes. Au nom de la « reconstruction », les valeurs capitalistes de la concurrence, de la recherche du profit et de la croissance économique ont été introduites.

Dix ans plus tard, les infrastructures ont été restaurées dans les zones sinistrées. Les plans de développement des villes nouvelles ont conduit à la reconstruction d’une autoroute de 570 km endommagée par le tsunami le long de la côte de la région de Tohoku. Les forêts et les collines riches en nature des zones touchées ont été rasées et nivelées pour faire place à la construction de l’autoroute et à la relocalisation des quartiers résidentiels sur des terrains plus élevés, éloignant ainsi tout de la côte. Les camions-bennes ont fait des allers-retours incessants, soulevant des nuages de poussière et de saleté. Pendant que les travaux de construction se poursuivent, les animaux qui sont contraints de quitter leur habitat et de traverser la voie rapide car leurs chemins habituels ont été coupés. Parfois, on trouve des ratons laveurs et d’autres animaux morts sur la route et cela me brise le cœur. En raison de la proximité de la mer, la zone a été tellement développée qu’elle empiète sur la montagne et la nature qui s’y trouve. Nous voyions rarement des cerfs, mais aujourd’hui nous les apercevons de temps en temps, nous regardant à travers les interstices entre les arbres de la forêt défrichée. Le nombre d’ours dans la zone urbaine a également augmenté. Je pense que les ours descendent des montagnes à la recherche de nourriture, non seulement en raison des effets du réchauffement climatique, mais aussi en raison des modifications de l’environnement naturel dues à la construction. Le monde n’est pas habité que par des êtres humains, mais les travaux de développement donnent la priorité aux intérêts de l’homme sans accorder d’attention aux écosystèmes.

Les travaux de reconstruction, qui privilégient la vitesse et l’efficacité, ont été payés avec l’argent des contribuables. La nouvelle autoroute a été construite sous la bannière de la promotion du tourisme, de l’amélioration de l’efficacité de la logistique et du soutien à l’aide médicale et à l’industrie locale. Cependant, une fois la route ouverte, Sendaï, la plus grande ville de la région de Tohoku, est devenue plus accessible et les habitants des zones rurales et des petites villes au nord de Sendaï ont commencé à se rendre dans les magasins de Sendaï en contournant les petites villes. L’exode de la population locale de ces villes a accéléré le déclin général ; en fait, davantage de personnes vivent aujourd’hui à Sendaï que dans les villes du nord. Selon un habitant de l’une de ces villes qui se vident : « Le nombre de ménages a augmenté, mais la population a diminué. De nombreuses maisons ont été construites, mais les jeunes quittent la ville parce qu’il n’y a pas assez d’emplois. » Un commerçant local a déclaré : « En raison de la reconstruction de l’autoroute, les gens font maintenant leurs courses et leurs achats à Sendaï. Les affaires deviennent de plus en plus difficiles. Que nous réserve l’avenir ? »

Un facteur supplémentaire est qu’avec la construction de l’autoroute, les grandes entreprises et les sociétés de transport se sont installées dans les zones sinistrées. Il est difficile pour les gouvernements locaux des villes touchées de se rétablir de manière indépendante. Sous prétexte de stimuler la reprise, les grandes entreprises dotées d’un pouvoir financier s’installent pour trouver de nouveaux débouchés, en obtenant le soutien du gouvernement régional.

Pendant ce temps, à l’inverse, les magasins locaux se débattent, ayant été durement touchés par le tremblement de terre en plus du déclin démographique et de la fragilité de l’économie. Les entreprises plus riches et plus puissantes parviennent à reconstruire, mais les petites structures sont acculées à la faillite. Les anciens magasins et entreprises détenus et gérés par des indépendants ne font pas le poids face aux grandes sociétés.

Le principe de la concurrence du marché a pénétré dans les zones rurales. Le capitalisme est arrivé avec l’autoroute de la reconstruction. Il s’agit d’une forme de « capitalisme du désastre » qui tire parti des faiblesses des zones sinistrées et utilise la gestion des catastrophes et le redéveloppement comme une opportunité de marché unique pour réaliser des profits.

Selon le livre de Naomi Klein, La stratégie du choc, le capitalisme du désastre est présenté comme un mécanisme qui apporte un changement rapide dans divers systèmes politiques et économiques dans le processus de reconstruction après des guerres, des catastrophes et d’autres calamités – en fait, en tirant profit du chaos post-désastre. Malheureusement, dans le cas du Japon (et de nombreux autres pays), peu de gens sont conscients des moyens subtils et astucieux par lesquels le pays est infiltré par le capitalisme furtif, car les changements sont initialement considérés comme un progrès.

Le démantèlement insidieux des villes et des communautés et la destruction de l’environnement naturel environnant – forêts, montagnes, habitat de la faune sauvage – ne deviennent apparents que lorsqu’il est trop tard ; le mal a déjà été fait.

Rapport américain sur les ovnis : divulgation ou dissimulation ? [sommaire]

par William Allen,

Dans la bande dessinée américaine Peanuts, le personnage principal, Charlie Brown, se fait souvent duper par son amie Lucy. Par exemple, elle l’invite à frapper dans un ballon qu’elle tient au sol, et lorsqu’ il s’apprête à le frapper, Lucy le retire. Ainsi Charlie se retrouve-t-il en l’air pour ensuite retomber lourdement sur son derrière.

Celle scène illustre bien l’ambivalence qui existe entre l’attente enthousiaste et la prudence sceptique de différents cercles au sujet d’un rapport non classifié sur le phénomène ovni, émanant de différentes agences gouvernementales aux Etats-Unis et dont la divulgation était prévue pour juin 2021.

Conjointement aux projets de loi du plan d’aide pour la Covid-19 et du plan de financement du gouvernement des Etats-Unis de décembre dernier, il y avait une directive du Comité des services de renseignement du Sénat demandant au secrétaire de la Défense, au directeur des Services de renseignement nationaux, conjointement aux directeurs de plusieurs agences de renseignement et d’application des lois, de préparer le rapport et de le soumettre.

 

photo : US Navy, Public domain, via Wikimedia Commons
Image fixe d’une vidéo transmise anonymement à Jeremy Corbell, journaliste d’investigation, publiée sur ExtraordinaryBelief.com. Cette vidéo aurait été prise en 2019 par un membre de l’équipage du navire de guerre américain USS Russell, au large de San Diego (Californie). Mi-avril 2021, le Pentagone en a confirmé l’authenticité.

Selon cette directive, ce rapport devra comprendre « une analyse détaillée des données propres aux phénomènes non identifiés collectées par une source géo-spatiale, une source à base de signaux et une source humaine. Il devra également inclure une analyse détaillée de données du FBI provenant d’investigations menées sur des intrusions liées à des phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN) survenus dans l’espace aérien contrôlé des Etats-Unis. » Le rapport doit aussi contenir « la description détaillée d’une procédure inter-agences qui garantit une collecte des données ainsi qu’une analyse centralisée de toutes les informations liées aux PAN pour le gouvernement fédéral, quel que soit le service ou l’agence qui a traité l’information. »

Cette injonction destinée à une phalange d’agences gouvernementales qui historiquement ont toujours jalousement gardé leurs prérogatives et leurs secrets constitue un acte fort.

Au moment où ces directives du comité du renseignement ont commencé à filtrer, au début de l’été 2020, il a aussi été révélé que le Pentagone avait créé une nouvelle entité pour étudier les phénomènes ovnis : la Unidentified Aerial Phenomena Task Force ou UAPTF (Groupe de travail sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés). La confirmation officielle est survenue le 14 août 2020 par un communiqué de presse laconique du département de la Défense (DOD) annonçant la création de ce groupe de travail. En voici un extrait : « Le département de la Défense a créé l’UAPTF afin d’améliorer sa compréhension de, et de parfaire ses connaissances sur la nature et l’origine des PAN. La mission du groupe de travail est de détecter, analyser et répertorier les PAN qui pourraient potentiellement représenter une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis. »

Il n’est pas encore clairement établi combien d’agences et combien de personnes sont impliquées dans l’UAPTF, mais en août 2020, un porte-parole du DOD a informé Politico.com que le département de la Marine était à la tête du groupe.

 

credit : mufon.com
États-Unis – Le 8 janvier 2021, à proximité du Mont Rainer (État de Washington), un randonneur a pris plusieurs photos. En les visionnant, il s’aperçut qu’un objet aérien argenté figurait sur l’une d’elles.

 

Ça ne vient certainement pas de chez nous

Le 16 mai 2021, dans 60 Minutes, le célèbre magazine d’informations TV de CBS (c’était la première fois que le sujet ovni était abordé dans l’émission), Luis Elizondo (le représentant des services de renseignement qui avait participé précédemment au Programme avancé d’identification des menaces aérospatiales, un programme secret du Pentagone précurseur de UAPTF), a décrit les caractéristiques des objets analysés par le DOD : « Imaginez une technologie qui peut supporter des accélérations de 6 à 700 g, qui peut voler à plus de 20 000 kilomètres à l’heure, qui peut échapper aux radars et qui peut voler sous l’eau et dans les airs et probablement dans l’espace […] et qui, d’ailleurs, n’a pas de système de propulsion visible, pas d’ailes, pas de surfaces porteuses, et qui peut pourtant défier les lois de la gravitation terrestres. C’est précisément cela que nous observons. »

Dans un stupéfiant article datant du 3 juin 2021, le New York Times a rapporté que certains « membres séniors de l’administration » avaient été informés de l’existence et du contenu de ce rapport à venir. Ces officiels anonymes ont révélé que plus de 120 incidents concernant des ovnis qui ont eu lieu au cours de ces vingt dernières années, impliquant principalement des aviateurs de l’US Navy, avaient été analysés et que la seule conclusion probante dans le rapport était que ces objets « n’étaient le produit d’aucune technologie militaire américaine ou d’une autre technologie de pointe du gouvernement des Etats-Unis. » Mais les analystes militaires et du renseignement n’arrivent toujours pas à trouver d’explication aux caractéristiques et manœuvres extraordinaires propres au phénomène telles que décrites ci-dessus par L. Elizondo. Ainsi, selon les officiels, le rapport n’excluait pas catégoriquement la possibilité que ces objets soient d’origine extraterrestre.

 

Credit : mufon
États-Unis – Avant l’aube du 5 avril 2021, une caméra de terrain activée par le mouvement, positionnée sur des terres cultivées isolées près de Williston (Dakota du Nord), a filmé un objet aérien lumineux, vibrant, en forme de diamant qui volait lentement dans le périmètre visible et à basse altitude.

L’article du New York Times a certainement déçu de nombreux chercheurs dans le domaine ovni qui espéraient des réponses plus concrètes du gouvernement, dans ce qui aurait été une sorte de « révélation » espérée depuis longtemps. Pour d’autres moins radicaux cela confirme leurs soupçons : l’ambiguïté et les conclusions décevantes de ce rapport non classifié feraient simplement partie d’une dissimulation qui a lieu en ce moment. Lucy qui retire le ballon. Encore une fois.

A ce sujet, on peut se poser des questions pertinentes telles que : pourquoi les données analysées datent-elles de 20 ans au maximum et non pas de 70 ; pourquoi cela ne concerne t-il principalement que des incidents impliquant des aviateurs de la Marine ; et peut être le plus important : sur quoi exactement les agences militaires et du renseignement se fondent-elles pour considérer qu’un ovni est bien d’origine extraterrestre ?

Néanmoins, le fait qu’un rapport ait été publié malgré tout est significatif. Car, selon L. Elizondo et d’autres anciens officiels, une lutte sans merci se livre depuis des années au sein de, et entre les services de renseignement et des branches militaires pour décider s’il faut révéler quelque chose ou pas, en particulier ce qui a été tenu secret jusqu’ici. Et maintenant, le Congrès américain est entré en lice demandant davantage de transparence et de coopération entre les agences.

Il est possible que certains commentaires de l’ancien investigateur ovni au ministère de la Défense britannique, Nick Pope, dans une interview accordée au US Sun, en mai 2021, soient un bon reflet de la dynamique actuelle. « Quelque chose se joue en ce moment même, a-t-il déclaré. De grandes forces sont à l’œuvre derrière la scène. Ce sont elles qui tirent les ficelles. Il se pourrait bien que très bientôt la vérité éclate sur certains aspects du phénomène ovni. Le gouvernement des États-Unis essaie de prendre les devants dans cette histoire et de dicter son propre récit sur le sujet. » On pourrait plutôt traduire cela par : contrôler la situation en cas de potentielle menace pour la sécurité nationale.

Dans le Rassemblement des Forces de Lumière, le Maître de Benjamin Creme a prédit ceci : « Partout les gens seront étonnés par le nombre sans précèdent de rapports et d’observations sur des vaisseaux spatiaux en provenance des planètes qui nous sont voisines […]. On n’a jamais rien vu de tel que cette activité croissante qui se déroule partout dans le monde. Ceux qui avec constance ont refusé de prendre au sérieux la réalité de ce phénomène trouveront cela de plus en plus difficile à nier. »

En effet, en tant qu’observateur des sites sur les observations ovnis, des réseaux sociaux et de YouTube depuis des années, je peux affirmer avec confiance que cette « activité croissante » a indéniablement lieu. Les agences du gouvernement des Etats-Unis feraient bien de se préparer à écouter une autre histoire.

Source : intelligence.senate.gov, defense.gov/newsroom/releases  ; politico.com ; cbsnews.com/60-minutes ; nytimes.com ; the-sun.com

Le retour à la normale serait la pire des choses [sommaire]

par Felicity Eliot,

En 1942, le Maître Djwal Khul (DK) mettait en garde contre certains dangers auxquels les gens devaient être sensibilisés au lendemain des deux guerres mondiales, alors que les pays commençaient leur reconstruction. Un danger majeur, disait-il, qui s’applique également aujourd’hui, est « le danger d’un retour à la prétendue normalité. Le principal désastre qui menace l’humanité actuellement serait un retour à l’état de choses précédent l’ouverture des hostilités, et le rétablissement du vieux monde familier, avec son impérialisme (d’empire ou de finance), ses viles distinctions et barrières séparatives entre riches et pauvres, entre Orientaux et Occidentaux, entre castes et classes, qui existent dans tous les pays – sans exception. » [L’extériorisation de la Hiérarchie, p. 369]

A titre d’hypothèse, j’établis une comparaison entre les causes et les circonstances des Première et Deuxième Guerres mondiales et leurs effets, les développements récents en 2020 et 2021, et l’apparition d’une maladie respiratoire, actuellement et à l’époque atlante. Dans cette époque oubliée, on nous a offert l’opportunité d’apprendre quelques leçons précieuses : la loi de cause et d’effet ; le pouvoir de la pensée et de l’émotion pour effectuer des changements – en bien ou en mal. Bien que la première leçon nous ait été donnée à cette époque ancienne, ce que nous semblons ne pas avoir appris, c’est le fait de l’Unité essentielle de l’humanité et de notre interdépendance sociale. Nos médias confirment quotidiennement notre ignorance ou notre incapacité à accepter un simple fait : ce qui peut toucher un individu peut toucher tous les autres. Puisque l’unicité est notre réalité fondamentale, tout ce qui va à l’encontre de ce fait doit avoir des conséquences négatives inévitables.

Nous voici à nouveau à un moment décisif de l’histoire du monde. Cela soulève la question de savoir ce qui rend la situation actuelle différente des 100 000 dernières années ou des 100 dernières années, par exemple. Qu’est-ce qui rend le moment présent si crucial et nous donne une occasion si extraordinaire d’opérer un changement mondial radical ? Et le monde a-t-il déjà été confronté à des circonstances identiques ou similaires ? Sans aucun doute, la complexité de la situation actuelle est extraordinaire. Nous ne sommes pas seulement confrontés à une catastrophe, la Covid, mais à plusieurs autres qui requièrent toutes une attention urgente et simultanée. La Covid a fait apparaître les failles et il est évident que les principaux systèmes du monde s’effondrent : soins de santé, économie, environnement, politique et social. Nous vivons une époque presque unique, si ce n’est que des circonstances similaires se sont produites il y a un peu plus de 100 ans. En 1918, un monde d’après-guerre, épuisé et psychologiquement choqué, s’est soudain retrouvé aux prises avec un ennemi encore plus mortel – une pandémie – la grippe espagnole. Une maladie respiratoire causée par un virus de la grippe, pour laquelle il n’existait aucun vaccin. « On estime qu’environ 500 millions de personnes, soit un tiers de la population mondiale, ont été infectées par ce virus. Le nombre de décès a été estimé à au moins 50 millions dans le monde, dont environ 675 000 aux Etats-Unis. » [cdc.gov]

Une comparaison peut être faite avec des événements clés de la civilisation atlante, des catastrophes du XXe siècle et de notre époque : les lecteurs peuvent noter que, lorsque les eaux se sont refermées sur l’Atlantide, les Maîtres de Sagesse se sont retirés de la vie quotidienne. Aujourd’hui, 100 000 ans plus tard, les Forces de Lumière reviennent à nouveau dans notre monde de tous les jours.

Les points communs de ces époques sont : le fléau d’une maladie respiratoire potentiellement mortelle, la croissance et la prédominance de l’avidité et de la séparativité qui ont conduit à de terribles conflits et guerres et, dans le cas de l’Atlantide, ont entraîné la fin de cette civilisation.

Je ne pense pas à la fin de notre civilisation, mais plutôt à la meilleure occasion jamais offerte de repenser et de transformer radicalement les signes extérieurs de ce que nous considérons comme « normal ». Compte tenu de ce que nous savons du passé, la convergence de nos crises actuelles doit-elle nous persuader de tirer les leçons de nos erreurs et d’écarter définitivement la « normalité » ? Les personnes qui souhaitent un retour rapide à la normale ont-elles réellement examiné ce qu’est la « normalité » ? Elle consiste à laisser perdurer l’injustice sociale, la faim, la pauvreté, la guerre, la corruption, le manque de compassion et la destruction écologique. Est-ce cela que nous voulons ?

 

Le passé très lointain

A plusieurs reprises au cours de l’histoire, nous sommes « allés trop loin » malgré les avertissements des Maîtres de l’époque. Nos anciens mythes, légendes et écritures sont remplis de références à des événements qui remontent si loin dans le temps qu’ils sont considérés comme de sinistres contes de fées. Mais en fait, ils décrivent des événements historiques qui ont abouti à la destruction de la civilisation atlante – des événements cataclysmiques qui ont changé le monde et qui ont été la conséquence karmique de l’avidité, et du manque de volonté ou de l’incapacité à tenir compte de la guidance.

Diverses sources, par exemple le Maître DK, Helena Blavatsky et Benjamin Creme, ont écrit sur la façon dont, pendant la civilisation atlante, la réponse instinctive naturelle et simple aux besoins physiques s’est transformée en un désir exagéré de possessions et de satisfaction matérielle. Il y a eu un « débordement » de l’instinct physique naturel à un niveau différent – le niveau émotionnel/astral avec les débuts de la pensée. La cupidité et le vol sont devenus monnaie courante ; l’accent mis sur le matériel a engendré la magie et les pratiques « illégales » employées « par ceux qui cherchaient à s’enrichir et à s’emparer de ce qu’ils voulaient, sans tenir aucun compte du préjudice causé à autrui. » [La Guérison ésotérique, A. Bailey, p. 231]

Pour sauver l’humanité d’elle-même et d’un nouvel asservissement au matérialisme profond, les Maîtres, les Forces de la Lumière, entrèrent en guerre contre les Forces de la Matérialité ou du Chaos. L’Atlantide a sombré sous le poids de la cupidité des gens, engloutie par les vagues du karma, mais pas avant qu’on nous ait montré de manière très claire les résultats physiques directs de la cupidité.

Il fallait que l’humanité voie le lien direct entre la cause – séparativité et matérialisme – et l’effet. « Les hommes ne vivaient et ne respiraient que pour jouir du plus grand luxe le plus effréné et d’une pléthore d’objets et de biens matériels. Ils étaient suffoqués de désirs et tourmentés par le rêve de ne jamais mourir, mais de vivre encore et encore, en accumulant indéfiniment les objets de leurs désirs. » [La Guérison ésotérique, A. Bailey, p. 232] Le Maître DK poursuit en décrivant l’état qui prévalait alors : « Il n’y avait qu’un désir rampant, impitoyable, insatiable. » Les Maîtres de l’époque ont donc formulé une nouvelle loi : « Celui qui ne vit que pour les biens matériels, qui sacrifie toute vertu pour obtenir ce qui ne peut durer, mourra prématurément, verra le souffle lui manquer, et pourtant refusera de penser à la mort jusqu’à ce que la convocation arrive. »

Dans une légère digression, je voudrais souligner le fait étrange suivant : nous sommes actuellement hantés par un thème récurrent puissant qui relie les derniers jours de l’Atlantide, l’immédiat après-guerre et notre époque – le souffle lui-même, la base de toute vie – et la lutte désespérée pour respirer. Depuis le début de l’année 2020, le monde a cherché à respirer alors que le virus se propageait ; le souffle a manqué à George Floyd et le slogan lors des manifestations, « Je ne peux pas respirer », a pris une nouvelle signification. Des pays comme l’Inde et le Brésil ont manqué d’oxygène, avec des conséquences effroyables. Sur une récente pancarte de manifestation palestinienne, on pouvait lire : « Je ne peux plus respirer depuis 1948 ! » Cette date marque le début de la partition et de l’injustice en Palestine et en Israël, une situation qui tient toujours le monde en otage.

La conclusion manifeste à tirer à l’époque (et de nos jours) était que les états psychologiques peuvent produire des effets physiques – tant positifs que négatifs. Une autre prise de conscience pour les gens d’alors, et d’aujourd’hui, était qu’il y a une connexion claire et traçable entre les pensées, les émotions, les actions, la santé et la mort d’une personne. Jusqu’à cette prise de conscience, l’humanité atlante acceptait simplement la mort comme un processus naturel puisqu’elle voyait que tout mourait. Comment transmettre la causalité aux masses de l’époque qui ne pouvaient pas réagir aux enseignements verbaux ? Le Maître DK explique : « Quand, par conséquent, ils virent des personnalités particulièrement pillardes et rapaces commencer à souffrir d’une maladie affreuse qui semblait provenir de l’intérieur d’elles-mêmes, […] désormais apparaissait pour la première fois, la relation de réciprocité entre les actes individuels et la mort […] et la conscience humaine avait fait un grand pas en avant. » [La Guérison ésotérique, A.B, p. 233]

 

Causes

Pour les besoins de cet article, je fais une distinction entre les causes intérieures, spirituelles, « ésotériques » et psychologiques, et ce que la science médicale traditionnelle considérerait comme les facteurs extérieurs vérifiables et plus évidents. L’histoire nous a offert ses leçons, à plusieurs reprises ; il y a des modèles identifiables qui doivent avoir une signification précise. Benjamin Creme et son Maître ont fourni de nombreuses informations sur les effets des périodes de grande tension – le déséquilibre créant la maladie.

La cause principale est notre manque de connaissance de nous-mêmes et notre incapacité à faire l’expérience de nous-mêmes en tant que partie du Tout ; le fait de ne pas encore connaître notre vraie nature en tant que partie d’une divinité partagée nous laisse aliénés, vides, séparés, et donc toujours insatisfaits et facilement avides. Et ce vide permanent fait de la recherche d’une satisfaction facile, d’une « solution rapide », une pulsion assez urgente. Il fait aussi de nous une proie facile pour cette énergie néfaste qui s’exprime à travers la marchandisation. La même énergie d’involution ou de matérialité qui a infecté les Atlantes a été vaincue, de justesse, par les Forces de la Lumière, mais pas bannie.

Malgré la destruction de l’Atlantide, la même tendance à l’égoïsme et à une importance disproportionnée du matérialisme a perduré. Elle a refait surface à la fin d’une autre ère, celle de l’Empire romain. Le Maître DK écrit que la décadence qui a marqué le règne de l’empereur Néron était un retour à la malveillance atlante et ouvrait la porte à la même énergie destructrice.

Les Enseignements de la Sagesse éternelle considèrent les deux guerres mondiales comme une seule et même guerre menée par les Forces de la Lumière d’une part et, par les Forces du Chaos ou de la Matérialité d’autre part, dont le but était et reste de freiner le progrès, de maintenir l’humanité prisonnière dans la matérialité, en fait emprisonnée par des habitudes de compétition, d’avidité, de conflit et de marchandisation. L’énergie de la matérialité semblait avoir été vaincue par les forces alliées avec l’aide des Maîtres – mais pas tout à fait. Une récurrence historique : une fois de plus les Forces de la Lumière ont prévalu – mais pas tout à fait. « Cette guerre s’est terminée par la défaite, mais pas la destruction, des forces de la matérialité. » [Benjamin Creme, Share International, décembre 1994]

Dans la Grande Invocation (donnée au monde par Maitreya, l’Instructeur mondial, immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, et qu’il a utilisée pour la première fois en juin 1945 lorsqu’il décida de « revenir » dans le monde en personne), nous sommes invités à ce « Que le Plan d’Amour et de Lumière s’épanouisse » afin que « la porte de la demeure du mal » puisse être scellée.

Il convient de noter que la tendance au matérialisme et à la cupidité, qui découle de la séparativité, ne se limite pas à un seul pays ou à un groupe de nations, mais existe et s’exprime dans tous les pays du monde.

En résumé, nous avons connu le désastre de l’Atlantide, d’innombrables guerres et périodes de crise, suivies par la propagation rapide de maladies hautement contagieuses (rien qu’au cours des 20 à 30 dernières années, nous avons connu le Sras, le Mers, le VIH, le Nipah, Ebola) et, malgré cela, de nombreux gouvernements et leurs populations insistent sur le fait que la « normalité » est la voie à suivre, alors qu’il s’agit clairement d’un retour au chaos et à un enracinement plus profond à la matérialité.

« Et puis, il y a ceux qui s’enivrent de leur propre réussite, s’émerveillant sans fin des fortunes faciles dont ils jouissent. Leur cupidité les rend aveugles à la montée des tensions, sourds aux avertissements qui se font entendre, et la maladie de la spéculation les tient sous son emprise. Cela évoque le déclin de la Rome antique avec ses abus.

La Hiérarchie observe ces attitudes dans leur diversité discordante, cherchant à porter assistance partout où elle le peut. Seul le libre arbitre humain l’empêche d’intervenir directement, mais la Loi est la Loi, et elle doit toujours être respectée. Pourtant, beaucoup d’aide est fournie à l’humanité sans qu’elle s’en aperçoive. » [Le Maître de B. Creme, Les temps nouveaux, PI, avril 2001]

« Les temps bizarres dans lesquels nous vivons » – cette phrase ou d’autres similaires fréquemment entendues ont été utilisées pour décrire l’année 2020. En 2021, c’est toujours un refrain et une partie du bavardage quotidien. Nous disons cela comme si les circonstances de notre époque n’avaient rien à voir avec nous – comme si nous et notre situation difficile n’avaient aucun lien. Qui d’autre crée nos circonstances ? Ce que l’on ignore généralement, c’est le fait crucial qu’il existe un schéma directeur pour notre planète et toute vie sur celle-ci. Cette affirmation suppose et indique que, d’une manière ou d’une autre, notre planète est un être conscient et qu’une certaine Conscience est « responsable » et en éveil. Dans la nature, cela signifie une évolution de la forme ; mais pour l’humanité, l’évolution de la conscience est le but, que nous le sachions ou non. Maitreya et les Maîtres sont les gardiens de ce Plan et ils se consacrent à l’expansion de la conscience dans toutes les formes de vie et, dans le cas de l’humanité, à la stimulation de notre conscience de la Réalité ou de la nature de l’Etre divin dont nous faisons partie intégrante. Peut-être maintenant, alors que nous commençons à réaliser notre part dans les crises actuelles, il serait sage de commencer à essayer de trouver des moyens d’aligner nos volontés individuelles et communautaires avec autant de ce plan divin que nous sommes capables de discerner, ou que les Maîtres peuvent essayer de nous montrer.

 

Photo : Joost, CC BY-NC-ND 2.0, via Flickr
La cupidité est le trait dominant du mercantilisme et elle affectera toutes les nations.

 

Les forces du marché

En 1989, dans une période où aucun grand conflit mondial ne se produisait, Maitreya nous a prévenus : « L’énergie qui poussait les soldats sur les champs de bataille et emplissait l’espace aérien d’avions militaires a été bloquée. Mais cette énergie ne peut pas purement et simplement disparaître. Il lui faut aller quelque part. Elle a tout d’abord erré de par le monde, puis a soudain trouvé un nouveau terrain d’expression : la marchandisation, qui a été créée par les forces du marché. Le nouveau credo des superpuissances est maintenant l’économie, qui est l’âme de la marchandisation. C’est là une menace nouvelle et inquiétante pour le monde, une menace qui pourrait même mettre l’existence humaine en péril. Le trait dominant du mercantilisme est la cupidité. Toutes les nations seront touchées. Cette énergie négative qui s’est retirée des champs de bataille est une force brute, aveugle et sans discernement, qui a engendré un monde d’hostilité. Les hommes politiques ont beau considérer que la marchandisation est l’avenir de l’humanité, ils ne sont pas en mesure de maîtriser cette énergie. » [Enseignements de Maitreya, les Lois de la vie]

Comment une personne d’une autre planète décrirait-elle notre époque ? Les principales caractéristiques semblent être l’égoïsme, fondé sur un sentiment de séparativité qui découle d’un manque de connexion avec notre véritable nature ; la cupidité, la concurrence et la suffisance, qui nous rendent dépendants du matérialisme. Nous sommes immunisés contre toute sensibilité à l’injustice sociale. Ajoutez à cette situation pathologique la soif de pouvoir, et le résultat est l’asservissement d’une grande partie de l’humanité actuelle à la marchandisation et à la consommation – un état d’être anesthésié, stimulé et encouragé par les forces de la matérialité. Ce que la pandémie de 2020 et 2021 a mis en évidence, ce sont les iniquités de notre système économique qui ont permis aux super-riches de devenir encore plus riches, tandis que d’autres ont perdu leurs moyens de subsistance et ont dû se battre pour nourrir leurs enfants – et cela dans les pays les plus riches.

Les Problèmes de l’humanité, du Maître DK, a été écrit entre octobre 1944 et décembre 1946 et traite des problèmes qui existaient pendant et directement après les années de guerre et pourtant, comme pour beaucoup de sujets que les Maîtres traitent, il aurait pu être écrit à n’importe quel moment depuis lors : « Notre civilisation présente sera considérée comme grossièrement matérialiste. » Il explique que le matérialisme qui s’est développé depuis les années de guerre est beaucoup plus répandu et concerne beaucoup plus de personnes dans le monde qu’à d’autres moments de l’histoire. « Notre niveau de vie est beaucoup trop élevé du point de vue des possessions et beaucoup trop bas du point de vue des valeurs spirituelles […]. L’humanité souffre d’un égoïsme invétéré et d’un amour inhérent pour les biens matériels. De là est issue notre civilisation, et pour cette raison elle subit un changement. » [Les Problèmes de l’humanité, p. 57/58/59]

 

Les causes et leurs effets

Les causes sont essentiellement des relations inappropriées avec nous-mêmes, dont les effets se manifestent à l’extérieur, dans le monde physique et, dans le cas présent, spécifiquement en ce qui concerne notre attitude envers la nature. Nous projetons notre état intérieur sur l’environnement. Les causes sont les effets de nos pensées erronées et de nos priorités folles. Par exemple, notre credo économique nous permet de croire à une croissance sans fin au détriment de tout ce qui entretient la vie. Notre dogme financier nous incite à miser sur des solutions à court terme au détriment de nos vies, de l’avenir de l’humanité et de la planète. Nous n’avons presque rien laissé intact.

Depuis des années, les virologues prédisent les pandémies et exhortent les gouvernements à s’y préparer. Comment n’avons-nous pas pu savoir qu’une pandémie était imminente ? Les climatologues, les militants et même les écoliers ont exigé un changement de politique et des initiatives pour réduire les émissions de carbone afin d’arrêter la destruction de notre planète. Les peuples indigènes, les communautés rurales et les habitants des forêts ont protesté et ont souvent perdu (et continuent de perdre) la vie en essayant de protéger leurs terres. La liste est sans fin : nous avons conduit la nature à l’extinction et nous nous sommes exposés à des maladies zoonotiques, dont le mécanisme de contagion transforme des virus inoffensifs chez les animaux sauvages en virus potentiellement mortels pour l’homme. Les lecteurs de cette revue se souviennent peut-être qu’en décembre 2019, peu avant les premiers signes de la Covid-19, nous avons publié une lettre relatant un avertissement donné en novembre par un homme se faisant appeler Ronnie Tsunami. Il mettait l’accent sur la justice, parlait de l’importance de la synergie et mettait en garde contre une vague semblable à un tsunami à venir – vague après vague. Se pourrait-il que cette personne soit le porte-parole de l’un des Maîtres ou de Maitreya lui-même sous une forme déguisée, et qu’elle nous mette en garde contre les crises sanitaires et morales qui se multiplient ?

Pourquoi ces crises et ces perspectives aujourd’hui ? Nous sommes à nouveau « allés trop loin » ; nous n’avons pas réussi à passer les tests moraux d’une réponse appropriée aux défis posés à notre humanité par la faim, les sans-abris, les réfugiés rejetés et maltraités, la destruction de l’environnement, et maintenant une pandémie qui montre très clairement notre interdépendance et la nécessité de nouvelles façons d’être et de nouvelles normes. Alors pourquoi maintenant ? Parce que la situation est si grave que nous devons saisir l’occasion de changer ou de faire face à un autre désastre. Et parce que l’humanité n’est pas que cupide. Dans ses meilleurs moments elle est superbe : aimante, altruiste, pleine de bonne volonté, capable de travailler et de se sacrifier pour les autres et pour des valeurs supérieures. Les gens sont prêts au changement, aspirent à un monde socialement juste, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles les Forces de Lumière, incarnées et représentées par les Maîtres de Sagesse avec Maitreya à leur tête, sont maintenant dans le monde moderne – attendant que nous créions les bonnes conditions qui rendraient possible leur émergence dans la société mondiale.

Heureusement – et malheureusement – nous avons le libre arbitre, ce qui explique le rythme apparemment lent de notre évolution. Ce rythme s’explique en partie par notre tendance à l’inertie et notre stade d’avancement moyen, qui nous rend sensibles à ce qui se trouve précisément derrière la partie de cette porte qui n’a pas été entièrement scellée à la fin de la guerre de l’Atlantide ni à la fin des Première et Deuxième Guerres mondiales. Cette énergie néfaste se nourrit de la marchandisation, la complaisance, la peur, la division, le cynisme et le chaos. Les partisans du libre arbitre ont compris que la seule force capable de nous mener vers l’avenir est le pouvoir collectif du peuple – notre pouvoir.

Je crois que le pouvoir du peuple, la demande massive d’un monde meilleur, a été partiellement corrompu et temporairement déformé par les forces de la matérialité ou du chaos. Elles savent que le pouvoir du peuple, dans ses applications les plus larges, est l’espoir du monde. Une opinion publique de masse éduquée, correctement informée, forte de faits scientifiques, faisant appel à l’expertise, sûre de la vérité et des faits de sa position, dans la politique locale, dans l’activité communautaire, dans les traités et manifestations régionaux, nationaux et internationaux, par le biais de pétitions et de boycotts, dans les grèves et par tous les moyens disponibles, est la solution et la clé du changement. Mais la confiance dans les faits s’est érodée. Notre époque est marquée par des concepts insensés : là où les « fausses nouvelles » prévalent, la réalité elle-même est rejetée ; la vérité est rejetée comme fausse nouvelle. Dans le chaos qui s’ensuit, les théories du complot ont fleuri. Pour beaucoup, les médias traditionnels sont suspects ; les réseaux sociaux, bien qu’ils soient un formidable outil pour organiser des manifestations, sont inondés d’opinions extrêmes et infondés. Les médias alternatifs fournissent des informations fiables mais, étant non commerciaux, ils luttent pour survivre. le monde a besoin d’une voix claire.

 

Les agents du changement

Quels sont les acteurs potentiels du changement et qui sont-ils ? La pandémie elle-même ; le temps qui nous est donné de repenser le sens de nos vies, d’examiner nos valeurs et de nous fixer de nouveaux objectifs ; la prise de conscience que nous ne pouvons plus continuer comme avant sans nous détruire et détruire notre planète ; la détermination croissante des populations à exiger le changement ; de nouvelles souffrances dues à la détérioration de notre climat et aux phénomènes météorologiques extrêmes, avec leur impact sur la production alimentaire ; davantage de famines, de réfugiés et de personnes déplacées et, par conséquent, davantage de conflits ; la dégradation des systèmes de santé ; l’effondrement financier et économique attendu depuis longtemps par ceux qui savent. L’un ou l’autre de ces facteurs, ou une combinaison de ceux-ci, peut agir comme un catalyseur et provoquer un changement durable.

« Partout frémit le vent du changement, et les peuples l’appellent à voix haute. Ils découvrent aussi leur capacité à agir, et beaucoup meurent pour la prouver. Ils sentent que les vieux schémas ont fait leur temps, et sont désormais inopérants. Ils sentent qu’il existe d’autres façons de vivre, et anticipent un avenir meilleur. En vérité, des modèles voués à disparaître entravent la progression de l’humanité. La roue tourne, et la puissante Rome tombe à nouveau. Le feu de Maitreya stimule le cœur de ceux, innombrables, qui sont sensibles à son influence et brûlent du désir de pouvoir construire un monde où règneront justice et harmonie. Maitreya nous promet que ce monde nouveau ne tardera pas à voir le jour. » [Le Maître de B. Creme, La promesse de Maitreya, Partage international, novembre 2011]

Ce qui rend notre époque extrêmement marquante et différente de celle d’il y a 100 000 ans, c’est que les Maîtres sont enfin revenus parmi nous pour la première fois depuis qu’ils se sont retirés. A l’époque, ils nous ont donné une chance d’apprendre mais nous étions incapables de répondre à leurs conseils. Quel est cet écho faible mais familier que nous pouvons à peine entendre résonner à travers des centaines de milliers d’années ? Il est familier parce que cela dépend encore de nous. Et, malheureusement, Maitreya et les Maîtres attendent toujours que nous créions les conditions qui rendront leur émergence possible. Ils doivent encore attendre que nous choisissions le changement. Le Maître de Benjamin Creme a déclaré qu’il y a environ deux milliards de personnes sur lesquelles Maitreya peut compter. Il est impératif que nous saisissions l’opportunité créée par la souffrance, les restrictions et l’effondrement de 2020 et 2021.

La « normalité » est une caricature de ce que nous aurions pu être pendant au moins les 70 dernières années. Ce sont ceux qui se considèrent comme faisant partie des deux milliards qui doivent s’unir dans tous les secteurs de la société pour demander justice et participer pleinement à la construction de la nouvelle civilisation dont nous avons besoin pour devenir pleinement et réellement nous-mêmes. La solidarité permettra d’établir une nouvelle normalité, propice à la libre expression de notre véritable nature divine.

 

Dossier

La responsabilité du disciple dans les périodes critiques (3e partie) [sommaire]

par Anne Marie Kvernevik,

Dans les deux premières parties de cet article1, Anne Marie Kvernevik a décrit la situation mondiale actuelle et l’entrée dans le nouvel âge et ses énergies. Celles-ci rendent possible le début d’une expérience de travail de groupe avec des disciples et le nouveau groupe des serviteurs du monde – qui coopère, consciemment ou inconsciemment avec les Maîtres de Sagesse – afin d’adapter l’humanité à cette nouvelle ère, pour l’aider dans cette transition.

La première partie s’est penchée sur l’origine de cette expérience ; quand elle démarra, c’était une expérience pour former des groupes ayant la tâche de distribuer les énergies spirituelles. Le plan prévoyait que les groupes soient formés en tant que groupes-semences pour exprimer – à l’état embryonnaire – la coopération, la cohésion et l’innocuité, et ainsi devenir l’avant-garde permettant à la synthèse et à la paix de se manifester dans le monde. La seconde partie a examiné les prérequis de l’intégration de groupe et les relations justes, à cette époque cruciale de l’Histoire. Dans la troisième partie, l’auteure approfondit la question des responsabilités des disciples opérant dans des formations de groupe, dans le but de servir le monde à notre époque pleine de défis.

La voie vers la coopération et la synthèse : l’application de la Règle XI2

Les prérequis de l’initiation de groupe donnés par le Maître Djwal Khul (DK) – la règle XI – peuvent être considérés comme des recommandations importantes pour coopérer, de façon à s’ajuster aux nouvelles énergies du Verseau. Cela nous amène à la question suivante : comment chaque disciple peut-il contribuer à l’effort de groupe, de coopération et de synthèse ?

L’initiation de groupe n’est ni limitée au groupe travaillant avec Benjamin Creme ni à notre temps. D’autres groupes, tels que d’autres groupes ésotériques, le nouveau groupe des serviteurs du monde, ce qui inclut des groupes spirituels comme les militants politiques, le mouvement pour le revenu universel, les militants pour le climat et beaucoup d’autres peuvent en avoir l’opportunité. Il y a des groupes de disciples dans tous les champs de l’entreprise humaine. Un trait caractéristique de tous les disciples sérieux et des groupes de disciples se vérifie en ce qu’ils travaillent à l’amélioration du monde d’une manière ou d’une autre, aidant d’autres personnes et la planète ; ils sont ainsi membres de groupes spirituels. Les disciples sincères sont fortement impliqués dans le service aux autres, s’oubliant eux-mêmes dans le processus. Un autre trait, pour l’ère du Verseau, tient au travail de groupe sans dirigeant, où conflits et critiques entres membres d’un groupe n’ont pas leur place. L’initiation de groupe est une expérience hiérarchique actuelle qui va se poursuivre loin dans le futur.

Là où un groupe peine, un autre groupe peut réussir. En outre, le sens du temps et le niveau de conscience dans le groupe sont cruciaux. Nous ne savons pas quand l’initiation de groupe aura lieu. Elle pourrait ne pas se produire pour ceux qui vivent maintenant, mais tous les disciples travaillent néanmoins dans ce sens. Elle sera le résultat de la coopération et de la cohésion du groupe.

Comme mentionné ci-dessus, l’initiation de groupe n’est pas le sujet principal de cet article. Le thème central en est la responsabilité du disciple en ces temps de mise à l’épreuve, et comment les quatre prérequis qui suivent peuvent être appliqués par chaque disciple, afin de contribuer à parvenir au fonctionnement de groupe, pour s’ajuster aux nouvelles énergies. Chaque disciple peut jouer un rôle important dans cet effort.

Dans ce qui suit, nous avons résumé ce qui semble être l’interprétation majeure de chaque prérequis, selon notre perception ; d’autres personnes peuvent percevoir ces règles différemment.

Parvenir à des relations de groupe non-sentimentales

Le Maître DK dicte : « […] l’élimination du sentiment, cette relation et réaction […], qui lie tous les membres d’un groupe et fait qu’ils se plaisent ou se déplaisent1. » Il explique que s’ils se plaisent, des membres du groupe établissent une relation trop forte de la personnalité, et l’équilibre du groupe en est perturbé. S’ils se déplaisent, la faculté interne de rejet travaille constamment, et des clivages se produisent. « N’est-il pas vrai, mes frères, que vos relations réciproques sont fréquemment soumises à l’impact de l’approbation ou de la désapprobation ? Lorsque cette attitude existe, les premiers pas vers la fusion de groupe ne se font pas. […] Ce pour quoi vous luttez ardemment, et qui prend trop de place dans votre pensée, devient alors une prison qui doit être détruite ultérieurement. Telle est la loi occulte. L’impersonnalité n’est possible que pour le disciple sachant comment aimer vraiment, et pour celui qui voit la vie et sa fantasmagorie (y compris les personnes qui y sont associées) à la lumière de la Triade spirituelle. […] De telles relations ne reposent pas sur la personnalité ou l’impersonnalité, sur la sympathie ou l’antipathie, ni sur la critique ou l’absence de critique, mais sur une vraie compréhension de la « divine indifférence », du détachement spirituel, et d’un amour immuable, permanent, profond2. »

Réaliser des relations de groupe non-sentimentales signifie ne pas avoir de réaction émotionnelle envers d’autres membres – face à ce qu’ils font ou disent, à leurs attitudes, etc., mais parvenir à une attitude aimante et dénuée de jugement envers eux, qu’ils s’apprécient parce que souvent ils ont une structure de rayons similaire, ou qu’ils ne s’apprécient pas à l’origine.

Apprendre à utiliser les forces de destruction de façon constructive

Benjamin Creme s’exprime ainsi : « Les forces de destruction sont les forces de l’aspect monadique qui est aussi, bien entendu, l’aspect destructeur – celui qui détruit ce qui fait obstacle au processus de vie. Au sens occulte, tout progrès, toute réussite sur le chemin de l’évolution est atteint par la renonciation à un aspect inférieur. L’inférieur doit être abandonné, détruit et enlevé car il fait obstacle à la manifestation de l’aspect supérieur3

« Les forces atmiques de destruction interviennent et se débarrassent de tout ce qui est vieux, inutile, négatif, et le groupe est libéré par les forces de destruction de manière positive et constructrice4. »

« Pour réussir quoi que ce soit de valable, nous devons perdre quelque chose. Lorsque nous parvenons à un but, c’est en sacrifiant quelque chose de moins important. Nous devons être prêts à détruire certains aspects de notre vie, et cela est vrai pour tous les groupes partout dans le monde. C’est vrai partout où travaille un groupe de méditation de transmission5. »

Le Maître DK explique ainsi ce second objectif : « En réalité, il y a peu de chose pour lier les personnes, si ce n’est l’inclination, une aspiration commune et un but envisagé et poursuivi à l’unisson. La caractéristique marquante d’un tel groupe est l’égoïsme spirituel : […] le désir de développement, de réalisation et de libération. Donc le premier pas à faire est de le reconnaître […] et tuer le désir*. Ce doit être la première activité destructrice du disciple. Ce n’est pas ce que le disciple cherche, ou veut, ou désire qui doit l’influencer et le conduire à ce que nous pourrions appeler l’« acquiescement ashramique », mais le motif tout puissant du besoin mondial. Le disciple commence donc à se débarrasser du désir par un processus d’attrition. […] Il cesse de le reconnaître […] il est préoccupé du besoin du monde, du service qu’il peut rendre ; et – presque sans qu’il s’en aperçoive, en quelque sorte – le désir meurt d’attrition. »

« La mesure à prendre ensuite est la destruction des liens qui rattachent les personnalités des membres du groupe*. […] Les relations réciproques des membres du groupe doivent avoir pour base l’activité de l’âme, l’engagement commun vis-à-vis du Maître de l’ashram et, dans l’union, le service consacré à l’humanité. […] Ces deux processus spirituels de destruction – destruction du désir et rupture de tous les liens de la personnalité – sont les deux premiers résultats, essentiels à la vraie vie de groupe. »

« La troisième caractéristique qui doit être […] détruite est celle de toute réaction s’attachant au fait d’être reconnu*, que cette reconnaissance soit accordée par le monde des hommes, par d’autres disciples, ou par le Maître. L’aptitude à travailler sans aucun témoignage de reconnaissance, à voir les autres prétendre à la récompense de l’action, et même à ne pas s’apercevoir que les résultats du bien instauré par le disciple ou son groupe sont revendiqués par d’autres, sont les signes distinctifs du travailleur hiérarchique. […] Nous en revenons donc (comme toujours) au fait que lorsqu’un groupe peut arriver à un point correct de tension dans l’union, les réactions non essentielles disparaissent et les qualités indésirables sont automatiquement rejetées. […] La méthode employée est celle de l’utilisation de la volonté de groupe2. »

Utiliser les forces de destruction de façon constructive signifie, par exemple pour les membres du groupe de l’Emergence, de s’observer eux-mêmes, d’être honnêtes quant à leurs intentions, et d’adopter une attitude inclusive et respectueuse envers les membres du groupe. Cela signifie être occupés par le service, par le besoin du monde, par le « travail de Réapparition » et la méditation de transmission, afin d’augmenter la tension spirituelle dans le groupe, et donc oublier ses intérêts personnels et ses sentiments. Appliquer la volonté de cette manière détruit graduellement la nature astrale. Alors, cette dernière va commencer à céder sa mainmise sur la personnalité. (La plupart des disciples dans ces groupes sont polarisés astralement.) De cette façon, le disciple détruit l’inférieur pour le supérieur d’une manière constructive. Cela est de la responsabilité de chaque disciple, afin d’être un membre constructif du groupe et d’amener sa contribution au développement de la fusion de groupe.

Parvenir à travailler comme une hiérarchie en miniature, et que le groupe démontre l’unité dans la diversité

Selon Benjamin Creme : « Démontrer l’unité dans la diversité est peut-être plus simple à imaginer. […]  Tous les groupes doivent travailler en vue de l’unité dans la diversité. Mais l’unité est une diversité unifiée. […] Les sept Rayons créent la plus grande diversité, tant à l’échelle d’une nation que d’un être humain. […] Tous ont une raison d’être différente et différentes qualités, donc ils créent une diversité. L’objectif est de créer l’unité qui tient cette diversité ensemble, ce qui la rend riche et lui donne du sens. […] Travailler en tant que hiérarchie en miniature signifie reconnaître que le groupe est composé de membres à différents points d’évolution. […] Un groupe de disciples se trouve à peu près au même niveau d’évolution. Mais cela doit s’entendre dans un sens très général. […] Certains visent peut-être encore la première, la plupart se dirigent vers la deuxième, un petit nombre vers la troisième, voire même la quatrième. […] En définitive, le groupe a besoin de personnes à tous les niveaux d’évolution, qui peuvent supporter les énergies de la Hiérarchie à leurs propres niveaux»

Le Maître DK décrit ce que signifie travailler en tant que Hiérarchie miniature : « Le travail […] exige une diversité de caractéristiques et de pouvoirs, afin d’être efficace dans la manifestation sur le plan extérieur. Sont nécessaires ceux qui sont en contact étroit avec le Maître, donc des initiés d’un certain grade ; sont nécessaires aussi ceux qui ont une facilité de relation avec l’ashram intérieur, donc des disciples anciens, mais pas forcément de hauts initiés ; sont nécessaires aussi ceux qui ne sont pas aussi avancés sur le sentier du disciple, car ils ont, ou peuvent établir, des rapports étroits avec l’humanité ordinaire dans la vie de tous les jours. Un tel groupe de disciples est en conséquence une hiérarchie en miniature et une hiérarchie existe en ses divers degrés afin de permettre un vaste éventail de relations efficaces2. »

L’objectif est que les groupes, qu’ils le sachent ou non, soient aussi compétents que possible pour effectuer leurs taches sur le plan physique, pour servir l’humanité et pour le travail de préparation pour Maitreya et les Maîtres de la meilleure des façons. Plus les groupes sont variés en structures de rayon et en niveaux d’évolutions, mieux le travail peut-il être exécuté. Etre conscient de ces différences entre les membres du groupe et les comprendre devrait être encouragé et soutenu dans le groupe et contribuera à son unité.

Cultiver la puissance du silence occulte

Selon Benjamin Creme, la loi du silence occulte exige du disciple « qu’il cultive la puissance de la pensée correcte, qu’il sache que penser et comment penser, quand parler et quand ne pas parler. Parler à bon escient fait partie de l’utilisation de la puissance du silence occulte6. »

Pour le Maître DK, « le silence imposé dans un ashram c’est l’abstention de certaines lignes de pensée, l’élimination de la rêverie et de l’utilisation malsaine de l’imagination créatrice. La parole est, en conséquence, contrôlée à sa source, car la parole est le résultat de certaines sources intérieures d’idées, de pensée, et d’imagination […] Je veux dire qu’il faut refuser d’admettre certaines lignes de pensée et de développer certaines manières d’aborder les idées ; certaines habitudes de pensée doivent être extirpées.

Ceci est réalisé par un processus de substitution, et non par un violent processus de refoulement*. L’initié apprend à maintenir le mécanisme de sa pensée en un certain état d’efficacité. Ses pensées ne se mêlent pas les unes aux autres, mais elles sont contenues dans des compartiments séparés […] Certaines couches de pensée […] sont maintenues dans l’ashram, et il ne leur est jamais permis de pénétrer dans le mental du disciple ou de l’initié, lorsqu’il ne travaille pas consciemment dans l’ashram ; d’autres se rapportent au groupe et à son travail ; elles circulent librement à l’intérieur du cercle infranchissable du groupe ; d’autres encore sont davantage du monde et gouvernent sa vie et ses relations quotidiennes avec les personnalités et les affaires de la vie civilisée, et les événements du plan physique. Ce ne sont que des indications de ce que je veux dire, mais elles suffiront […] à illustrer quelque peu ce que l’on entend par silence de l’initié. A l’intérieur des niveaux permis de contact, la parole est libre et sans entraves ; hors de ces niveaux, on ne laisse même pas entrevoir l’existence d’autres sphères d’activité de pensée et de parole les conditionnant2. »

Pratiquer le silence occulte signifie, par exemple, devenir le gardien de ses pensées et de sa parole. Le disciple s’efforce d’être conscient quand, par exemple, des sentiments négatifs ou des pensées de critique se fraient un chemin dans sa conscience. Alors, il élève sa conscience vers le centre ajna, et les arrête à la source. Le disciple substitue ces pensées en contactant l’âme, qui envoie bonne volonté et amour, et il oublie les sentiments de la personnalité qui sert. Evidemment, c’est un processus difficile composé de tâtonnements, mais le Maître DK se veut rassurant : « L’apparition de conditions émotionnelles ou de mirages dans l’expression de votre vie n’indique pas nécessairement un échec. Il n’y a d’échec que si vous vous identifiez à des conditions astrales et si vous succombez aux rythmes anciens. […] Ces conditions doivent alors être reconnues pour ce qu’elles sont et évoquer en vous la « divine indifférence » ; celle-ci laisse l’émotion ou le mirage mourir d’inanition parce que privés du « pouvoir nourrissant » de l’attention6. »

Ces quatre prérequis à l’initiation de groupe – servant ici de lignes directrices pour la coopération dans le groupe – ainsi que le message suivant, de Maitreya, contribueront peut-être à guider le disciple dans son service, et à lui donner espoir.

« Rappelez-vous que nous nous trouvons à la fin d’une civilisation et au début d’une autre, à un moment extraordinaire de l’histoire du monde ; ne vous étonnez donc pas que les hommes aient à souffrir du changement. Pour certains, ce changement est une libération. Pour d’autres, il rime avec détresse et insécurité. Mais mes frères, la souffrance n’aura qu’un temps, et nombreux sont ceux qui le savent déjà. Vous trouverez de l’aide en abondance pour franchir ce cap difficile. Accueillez avec joie l’âge qui commence, et sachez reconnaître les signes du renouveau. En vérité, je vous le dis, je suis avec vous. En vérité, je suis parmi vous de bien des façons.7 »

L’auteure tient à remercier Anja Askeland, Haakan Ekvall, et Rita Pedersen pour leurs contributions.
*Les mises en exergue sont de l’auteure.

Références :

  1. Voir PI, janvier/février et avril 2021.
  2. A. Bailey, Traité sur les Sept Rayons, volume V : Les Rayons et les initiations.
  3. B. Creme, La mission de Maitreya, tome 2.
  4. 4. Creme, Vers l’initiation de groupe, Partage international, mars 2011.
  5. 5. Creme, Vers l’initiation de groupe, Partage international, janvier-février 2011.
  6. A. Bailey, L’état de disciple dans le Nouvel Age, tome 1.
  7. B. Creme, Message de Maitreya, PI, mai 2016.

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Coucher de soleil sur Phoenix [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – Le 30 avril 2020, à Phoenix (Arizona), un témoin vit sur une photo de coucher de soleil qu’il venait de prendre un objet aérien vert, brillant, en forme de cloche. « Je ressortais pour le voir en direct mais il n’était plus là », raconte-t-il.

Source : mufon.com

Un ovni à Fairfax [sommaire]

Etats-Unis – La nuit du 15 mai 2021, Joe Morris campait avec un ami dans un parc public de Fairfax (Minnesota), quand un grand objet aérien silencieux et brillant, en forme de disque, traversa le ciel à basse altitude. Il put prendre des photos et les posta sur sa page Facebook cette nuit-là. Et il commente : « Ceci n’est PAS une blague ! »

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 395-396 de juillet-août 2021, page 19.]

Source : facebook.com/KillianSalah

Un ovni près de la lune [sommaire]

La nuit du 17 mai 2021, un peu avant 23 heures, je sortis pour promener mon chien et à l’Ouest, dans le ciel clair, je fus frappée par la beauté de la lune. Je pris une photo, ce que je n’ai pas l’habitude de faire. En la visionnant le lendemain matin, je remarquai immédiatement un grand objet ressemblant à un vaisseau spatial situé au-dessus de la lune. Je n’avais rien vu à cet endroit au moment où j’ai pris la photo.

Les nuits suivantes, je pris des photos de la lune à différentes heures, avec la lune dans différentes parties du ciel, et avec deux appareils différents (iPhone et iPad). L’objet apparut sur tous les clichés. J’ai également pris une vidéo de la lune et de l’objet au-dessus d’elle le 23 mai, et l’objet changeait brièvement de forme.

A. S., Long Island, New York, Etats-Unis

« l’Etoile de Maitreya » à Osaka [sommaire]

Japon – La nuit du 29 avril 2021, à Tondabayashi, Préfecture d’Osaka, un témoin a filmé un objet en forme d’étoile, brillant et de couleurs multiples qui occasionnellement changeait de taille. (De plus près, l’objet ressemble aux images de « l’Etoile de Maitreya » publiées dans des numéros précédents de Partage international.)

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 395-396 de juillet-août 2021, page 20.]

Source : YouTube : Miki Nichimi

Des ovnis à Dover [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – La nuit du 1er avril 2021, à Dover (Missouri), des témoins ont filmé un grand objet en forme d’étoile, vibrant d’un vert brillant. Selon eux, on voit souvent dans cette région des objets similaires de différentes couleurs.

Source : mufon.com

Un ovni au-dessus de l’Océan Indien [sommaire]

Océan Indien – La nuit du 12 mars 2021, le capitaine et plusieurs membres de l’équipage, d’un bateau en route vers le Bangladesh, ont observé un mystérieux objet volant lumineux au-dessus de leur navire.

Shomuddro Bilash, homme d’équipage, prit des photos du phénomène et les posta sur un réseau social. L’objet est resté visible pendant environ une vingtaine de minutes. Il explique : « Personne ne savait ce que c’était et nous n’avions jamais vu cette sorte de lumière auparavant. »

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 395-396 de juillet-août 2021, page 21.]

Source : YouTube : Shomuddro Bilash [Credit photo : Shomuddro Bilash]

Un ovni au-dessus de Virginia Beach [sommaire]

Etats-Unis – Dans la nuit du 29 janvier 2021, une caméra GoPro dirigée vers un quartier résidentiel de Virginia Beach (Virginie) a filmé un grand objet aérien tubulaire muni de nombreuses lumières volant à basse altitude et à très grande vitesse au-dessus des maisons.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 395-396 de juillet-août 2021, page 21.]

Source : YouTube: robasegopro

Un ovni à Denver [sommaire]

 

credit : mufon.com

Etats-Unis – La nuit du 22 septembre 2015, à Denver (Colorado), un témoin a photographié un grand vaisseau aérien en forme de tube émettant de doux clignotements au-dessus de deux sphères aériennes brillantes. Il n’a communiqué son observation qu’en mai 2021.

[L’ovni observé à Denver en 2015 ressemble à celui photographié à Hangshou (Chine), en 2010, et confirmé par le Maître de Benjamin Creme comme étant un vaisseau spatial de Mars (voir PI, décembre 2010).]

Source : mufon.com

Bénédictions à Amsterdam [sommaire]

Cette photo a été prise le 28 mai 2021. Après le décès récent de mon mari, je me sentais très seule dans une rue animée. Cette photo me rappelle une photo de John prise il y a quelques années et confirmée par le Maître de Benjamin Creme comme une bénédiction provenant du Maître Jésus. 

 

Cette photo de J. P. fut prise il y a quelques années et le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’une bénédiction du Maître Jésus.

N. de G., Amsterdam, Pays-Bas

Coeurs [sommaire]

Je me réveillai un matin d’hiver en me sentant extrêmement fatigué et déprimé. Il avait légèrement neigé la nuit précédente. Je regardai par la fenêtre pour voir le temps qu’il faisait, et à ma grande surprise, je vis ces deux cœurs qui semblaient avoir été faits par des traces de pneus. Je savais que c’était impossible pour une voiture de faire cela, et je sus que c’était l’œuvre des Maîtres. Ma dépression disparut instantanément.

M. M., New York, Etats-Unis

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Partager le vaccin à l’échelle mondiale [sommaire]

Le partage à l’échelle mondiale est la clé de la stabilité et du bonheur futurs. L’idée d’un intérêt personnel bien compris ne pourrait s’exprimer plus clairement que : « Personne, où que ce soit, ne sera à l’abri de la Covid-19 tant que tout le monde ne sera pas à l’abri partout. » Cette affirmation figure dans une missive adressée par plus de 230 dirigeants mondiaux au sommet du G7 qui s’est tenu au Royaume-Uni du 11 au 13 juin 2021, demandant qu’un engagement soit pris de distribuer le vaccin dans le monde entier.

Parmi les signataires figurent l’ancien secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, trois anciens premiers ministres britanniques, ainsi que des hommes d’Etat et des scientifiques de premier plan. La lettre affirme que l’investissement est parfaitement réalisable et Gordon Brown, ancien premier ministre britannique, l’a qualifié de « meilleure police d’assurance au monde ». Ce partage n’est pas « un acte de charité mais l’intérêt stratégique de chaque pays ». A l’heure actuelle, alors que le Royaume-Uni, par exemple, a vacciné 70 % de sa population, ce chiffre n’est que de 2 % en Afrique subsaharienne.

L’initiative semble bénéficier d’un large soutien public. Il existe notamment une campagne mondiale représentant 12 millions de personnes, Crack the Crises, qui associe la pandémie à d’autres crises : le changement climatique et l’injustice. Cette pandémie a fait passer l’idée de partage d’un idéal apparent à une nécessité évidente.

[Source : theguardian.com]

 

Les Sages (The Elders) ont également appelé les dirigeants du G7 à prendre des mesures urgentes en matière de distribution de vaccins et à promettre de nouveaux financements pour le climat lors de leur sommet, sous peine d’affaiblir davantage le système multilatéral dont dépendent le progrès et la prospérité futurs. Dans des courriers adressés aux chefs de gouvernement du G7, ils ont indiqué attendre trois résultats essentiels du sommet :

– atteindre l’objectif de la « garantie de marché » de l’initiative Covax, à savoir fournir un milliard de doses de vaccin aux pays les plus pauvres au plus tard le 1er septembre 2021 et plus de deux milliards de doses d’ici la mi-2022 ;

– soutenir l’appel de l’OMS et de l’OMC en faveur d’accords volontaires de licence et de transfert de technologie pour les vaccins Covid et, à défaut, une renonciation immédiate aux droits de propriété intellectuelle, comme l’a déjà préconisé le président Biden ;

– fournir aux nations vulnérables, d’ici la COP26, les 100 milliards de dollars par an promis de longue date pour le financement de la lutte contre le changement climatique, 50 % des fonds étant alloués à l’adaptation au changement climatique.

Les Sages ont lancé un avertissement : « En ce moment de crise mondiale, le multilatéralisme revêt une importance unique et est particulièrement menacé. Cette menace s’accroîtra si le système multilatéral ne parvient pas à répondre aux préoccupations urgentes du moment, à savoir le changement climatique et la reprise après une pandémie. Un échec à l’un ou l’autre de ces égards risque de réduire davantage la confiance dans le système multilatéral et pourrait permettre à des dirigeants autocratiques et populistes de nuire davantage aux institutions multilatérales, sapant ainsi la capacité du monde à relever collectivement ses défis communs. »

[Source : theelders.org]

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

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Environnement

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Esotérisme

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Manifestations en faveur de la Palestine [sommaire]

Des manifestations de soutien à la Palestine ont eu lieu dans des villes du monde entier pendant les week-ends de mai 2021, notamment en Australie, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande, en Somalie, en Espagne, en Iran et en Bosnie-Herzégovine.

Le 22 mai, environ 180 000 personnes ont défilé à Hyde Park, à Londres, lors d’une manifestation dont les organisateurs, Palestine Solidarity Campagne, avaient décidé qu’elle aurait lieu malgré l’annonce d’un cessez-le-feu la veille. Treize Israéliens et plus de 250 Palestiniens ont été tués en onze jours, et de nombreux autres ont été blessés ou déplacés.

La manifestation pacifique a rassemblé des personnes de tous âges, dont de nombreux jeunes qui défilaient pour la première fois, peut-être poussés par le fait qu’environ 68 enfants palestiniens ont été tués par les bombes israéliennes sur Gaza. Les médias sociaux ont permis à un plus grand nombre de personnes d’avoir accès aux informations sur le conflit et de vouloir en savoir plus. Les manifestants individuels ont été rejoints par des syndicats, la coalition Stop the War (Arrêter la guerre) et des groupes religieux, notamment juifs.

Outre un cessez-le-feu immédiat, les manifestants au Royaume-Uni ont exigé la fin de l’occupation israélienne et des expulsions, et ont demandé à leur gouvernement d’appliquer des sanctions et de cesser de fournir des armes à Israël. S’adressant à la foule à Hyde Park, l’ancien ministre de l’Economie du cabinet fantôme (gauche), John McDonnell, a salué le cessez-le-feu, mais a déclaré : « Le message est clair : nous ne cesserons pas notre campagne de soutien tant que justice ne sera pas faite. Alors disons-le clairement, pas de justice, pas de paix. »

Plus de 90 manifestations ont eu lieu aux Etats-Unis, également le week-end du 22 mai, au cours desquelles des manifestants se sont insurgés contre ce qu’ils considèrent comme l’usage disproportionné de la force et des bombardements aveugles de la part d’Israël. Pam Spees, avocate spécialisée dans les droits humains, a participé à une manifestation à New York « parce que la situation des droits de l’homme des Palestiniens est insupportable ». Dana Barqawi, 33 ans, a rejoint le cortège à Philadelphie et espère que les manifestations inciteront d’autres personnes à en apprendre davantage sur le conflit et à demander des comptes à leurs dirigeants.

Outre les rassemblements, les gens se sont engagés dans différents types de manifestations de soutien à la Palestine. Des manifestants se sont réunis au port d’Oakland pour tenter de bloquer l’entrée d’un cargo israélien.

A Leicester, au Royaume-Uni, des militants ont escaladé le toit et bloqué les portes d’une usine de drones, affirmant que l’usine fabriquait un type de drone utilisé par l’armée israélienne. Plusieurs footballeurs se sont entourés de drapeaux palestiniens lors des célébrations d’après-match, et ont posé un genou à terre en soutien au mouvement Black Lives Matter.

Source : The Independent ; The Guardian, Royaume-Uni

Ecosse : tant de petits gestes de gentillesse [sommaire]

Deux cent habitants et militants du quartier de Pollokshields, à Glasgow, ont réussi à empêcher la détention de deux hommes par les services de l’immigration britanniques.

Les deux ressortissants indiens avaient été réveillés lors d’un raid à l’aube qui fut largement condamné et qui par la suite fut critiqué pour avoir eu lieu pendant la fête musulmane de l’Aïd al-Fitr marquant la fin du ramadan. Ils ont été forcés de monter dans un fourgon qui fut rapidement encerclé par des manifestants qui l’ont empêché de démarrer. Les manifestants sont restés toute la journée en scandant « ce sont nos voisins, laissez-les partir et les réfugiés sont les bienvenus ici ». Finalement, la police a laissé les détenus rejoindre leur communauté.

Ces raids à l’aube s’inscrivent dans le cadre de la politique britannique d’« environnement hostile », largement critiquée. De son côté, la première ministre écossaise Nicola Sturgeon a déclaré sur Twitter : « Je suis fière de représenter une circonscription et de diriger une nation qui accueille et soutient les demandeurs d’asile et les réfugiés. »

Un militant, qui souhaitait rester anonyme et que l’on appellera donc simplement « Monsieur Fourgon », s’est glissé sous le fourgon de détention et y est resté pendant près de huit heures, les habitants lui passant de l’eau et des couvertures. Declan Blench, un voisin qui a entendu ce qui se passait dans sa rue, s’est précipité dehors. Décrivant comment il s’est assis derrière la camionnette pour l’empêcher de faire marche arrière, D. Blench ajouta : « Je n’ai jamais accompli d’actes de ce genre, alors j’étais assez nerveux. Mais chaque fois que je me retournais, je voyais de plus en plus de monde. »

Sophie, membre du No Evictions Network (réseau anti-expulsion), qui a mobilisé des militants dans toute la ville, décrit les événements comme « une journée vraiment spéciale avec tant d’actes de gentillesse » – des personnes partageant nourriture et boisson, des cafés et des riverains donnant accès à leurs toilettes.

L’avocat Aamer Anwar a participé à la manifestation, consterné par le fait que « le ministère de l’Intérieur ait agi ainsi le jour le plus sacré du calendrier musulman. » Lorsque les portes du fourgon s’ouvrirent, il annonça aux deux hommes : « Vous êtes libres grâce aux habitants de Glasgow. »

Source : The Guardian, Royaume-Uni

Slovénie : référendum sur la loi sur l’eau [sommaire]

Les Slovènes voteront le 11 juillet 2021 pour des amendements apportées à la loi sur l’eau qui avait suscité la colère des écologistes, qui estimaient que cette législation ouvrait la voie à un développement accru des terres côtières. Un regroupement d’ONG écologistes et de gauche a recueilli bien plus que les 40 000 signatures requises pour organiser un référendum sur le développement des zones côtières qui, selon elles, serait une aubaine pour les investisseurs privés.

Les ONG ont dénoncé les amendements qui pourraient mettre en péril non seulement les eaux de surface mais aussi les eaux souterraines à long terme. Le gouvernement avait rejeté ces allégations comme étant exagérées, le ministre de l’Environnement, Andrej Vizjak, répétant que la législation accomplirait exactement le contraire de ce que les écologistes prétendent. Il a déclaré qu’elle apporterait plus d’argent pour l’entretien des voies navigables et réduirait les possibilités de construction dans les zones côtières. Les militants ont demandé si cela impliquait que tous les écologistes du pays étaient incultes et incapables de comprendre les termes de la loi.

Source : Agence de presse slovène

Ljubljana : manifestations massives [sommaire]

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Ljubljana, en Slovénie, le 30 mai 2021, pour protester contre les décisions du gouvernement et réclamer des élections anticipées. Le rassemblement comprenait divers groupes et mouvements et était soutenu par les syndicats et certains partis d’opposition. La foule des manifestants a d’abord envahi la place Prešeren, puis a défilé dans les rues de la capitale. Des discours ont été prononcés et des spectacles musicaux ont été organisés.

Les représentants des principales associations syndicales du pays, du mouvement Friday Bicycle Protest (Protestations a vélo du vendredi), d’ONG et de personnes issues des milieux universitaires et culturels ont pris la parole pour critiquer ce qu’ils considèrent comme des mesures et des lois équivoques du gouvernement, soulignant le manque de dialogue social et la nécessité d’organiser des élections anticipées. Oto Luthar, directeur du Centre de recherche de l’Académie slovène des sciences et des arts, a souligné que la liberté, la démocratie, la solidarité et le système juridique étaient en danger. Tea Jarc, responsable du syndicat des jeunes Mladi Plus, a fait remarquer que la résistance n’émergeait pas seulement à Ljubljana mais dans toute la Slovénie. La manifestation a été baptisée Soulèvement pan-slovène pour une élection anticipée par les manifestants à vélo, qui ont déclaré, avant le rassemblement, que la réputation de la Slovénie était ternie. Ils estiment qu’une grande majorité de Slovènes est mécontente du travail du gouvernement et de l’état de la démocratie dans le pays. Avant le rassemblement, ils ont appelé à des manifestations pacifiques et demandé à la police présente en nombre de permettre aux manifestants d’exercer leurs droits de réunion et de revendiquer pacifiquement sans faire un usage excessif de la force. Amnesty International Slovénie et le Réseau juridique pour la protection de la démocratie ont supervisé les manifestations afin de détecter toute violation potentielle de ces droits.

Le chef du gouvernement slovène, Janez Janša, a quant à lui déclaré sur Twitter que la propagation de la Covid lors des grands rassemblements non autorisés était un crime, car plus de 300 infections ont été confirmées par jour et que la manifestation s’est tenue dans une région dont le niveau d’infections est le troisième plus élevé du pays. Il a ajouté que la liberté d’expression et le droit de réunion étaient des droits constitutionnels, mais qu’ils pouvaient être restreints par la loi en vertu de la Constitution.

Source : Agence de presse slovène

Le pouvoir du peuple a fait échouer le projet de l’oléoduc Keystone XL [sommaire]

par Valerie Schloredt,

Le 9 juin 2021, TC Energy (anciennement TransCanada) a annoncé l’abandon définitif de son projet d’oléoduc Keystone XL. C’est une grande victoire pour les écologistes, concluant une lutte épique qui aura duré treize ans dans les salles d’audience, les rues et sur le terrain. Il s’agit d’un revirement majeur dans les plans de cette société annoncés en juillet 2008 : un oléoduc de plus de 3 000 km de long reliant la province d’Alberta (Canada) aux raffineries de la Côte du Golfe du Mexique (Etats-Unis). Cet oléoduc devait transporter environ 100 millions de tonnes de pétrole issu de sables bitumineux par jour. Le ministère a estimé que Keystone XL aurait pu à lui seul rejeter 27 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère par an.

Photo : chesapeakeclimate, (CCAN) CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Common
Bill McKibben lors d’une manifestation contre l’oléoduc.

Les militants indigènes ont pris la tête de l’opposition à l’oléoduc, la résistance a pris de l’ampleur, est devenue plus résolue et plus unie lorsque le mouvement environnemental au sens large s’est joint à la lutte. Le long combat pour empêcher la construction de l’oléoduc a contribué à la création du mouvement climatique actuel. Il a inauguré une nouvelle ère écologique ancrée dans la solidarité avec les communautés impactées, la justice climatique et une approche transversale de la lutte contre le changement climatique.

Le coup de sifflet final pour Keystone XL est une victoire pour le mouvement des tribus, des militants, des agriculteurs et des communautés locales qui se sont opposés avec courage et persévérance pour ralentir, bloquer et finalement arrêter la construction de Keystone XL. Ces champions du climat se sont battus bien au-delà de leurs capacités et ont persisté lorsqu’il semblait qu’ils étaient dépassés.

Le mouvement de résistance qui ne voulait pas abandonner a survécu au pipeline qui ne voulait pas mourir.

Source : Yes!Magazine

 

Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Mettre fin à l’apartheid contre les Palestiniens [sommaire]

Si beaucoup associent ce mot à l’Afrique du Sud, « apartheid » est un terme juridique qui désigne une oppression discriminatoire grave. La Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid de 1973 et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) de 1998 définissent l’apartheid comme un crime contre l’humanité composé de trois éléments principaux :

– Une intention de maintenir la domination d’un groupe racial sur un autre.

– Un contexte d’oppression systématique par le groupe dominant sur le groupe marginalisé.

– Des actes inhumains.

Le crime de persécution contre l’humanité, tel que défini par le Statut de Rome et le droit international coutumier, consiste en une privation grave des droits fondamentaux d’un groupe racial, ethnique ou autre avec une intention discriminatoire. Human Rights Watch (HRW) a constaté que les éléments constitutifs de ces crimes sont réunis dans le cas de la politique du gouvernement israélien visant à maintenir la domination des Israéliens juifs sur les Palestiniens en Israël et dans les territoires palestiniens occupés (TPO).

 

Prisonniers politiques israéliens vs palestiniens

Probablement aucun Israélien n’est retenu prisonnier par des Palestiniens, tandis que 6 279 Palestiniens sont actuellement emprisonnés par Israël.

« Depuis l’occupation israélienne des territoires palestiniens en 1967, plus de 800 000 Palestiniens ont été détenus sur ordre de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés (TPO). Ce nombre représente environ 20 % de la population palestinienne totale des TPO et jusqu’à 40 % de la population masculine palestinienne.

Huit mille enfants palestiniens ont été arrêtés depuis 2000. »

[Source : Addameer Prisoner Support and Human Rights Association. En août 2017, 6 279 prisonniers politiques palestiniens sont détenus dans les prisons et centres de détention israéliens, dont 465 détenus administratifs, 65 femmes et 300 enfants.]

https://ifamericansknew.org/stat/prisoners.html

 

 

S’appuyant sur des années d’études de cas, HRW a comparé les politiques et les pratiques à l’égard des Palestiniens dans les TPO et en Israël avec celles concernant les Israéliens juifs vivant dans les mêmes zones. Il en ressort que pour maintenir leur domination, les autorités israéliennes pratiquent une discrimination systématique à l’encontre des Palestiniens.

Dans les TPO, une sévère répression et un régime militaire draconien s’appliquent aux Palestiniens, tandis que les Israéliens juifs vivant sur le même territoire jouissent de tous leurs droits. Ceci constitue une oppression systématique définissant l’apartheid. Les autorités israéliennes ont commis à l’encontre des Palestiniens toute une série d’abus relevant de la pratique de l’apartheid, comme : l’imposition de restrictions draconiennes des déplacements (sous la forme du blocus de Gaza et d’un régime de permis) ; la confiscation de plus d’un tiers des terres de Cisjordanie ; le déplacement forcé de milliers de Palestiniens provoqué par les conditions de vie difficiles dans certaines parties de la Cisjordanie ; le déni du droit de résidence à des centaines de milliers de Palestiniens et à leurs proches ; ainsi que la suspension des droits civils fondamentaux de millions de Palestiniens.

 

Photo : Palestine Solidarity Project, CC BY-SA 2.0, via flickr
HWR demande à la communauté internationale de réévaluer la nature de son engagement en Israël et en Palestine et d’adopter une approche centrée sur les droits humains.

HRW relève le refus de permis de construire aux Palestiniens et la démolition de milliers de maisons sous prétexte d’absence de permis, le blocage du regroupement familial pour les Palestiniens vivant en Cisjordanie et l’interdiction pour les résidents de Gaza de vivre en Cisjordanie, limitant ainsi la liberté de mouvement, l’attribution de terres et de ressources, l’accès à l’eau, à l’électricité et à d’autres services.

HWR demande à la communauté internationale de réévaluer la nature de son engagement en Israël et en Palestine et d’adopter une approche centrée sur les droits humains et la responsabilité plutôt que sur le seul « processus de paix » qui est dans l’impasse. Les gouvernements devraient conditionner les ventes d’armes et l’assistance militaire à Israël à la prise de mesures concrètes et vérifiables par les autorités israéliennes pour mettre fin à ces crimes.

Une commission d’enquête de l’Onu devrait enquêter sur la discrimination, la répression et la persécution systématiques en Israël et en Palestine, et mobiliser l’action internationale pour mettre fin à la persécution et à l’apartheid dans le monde entier.

Source : Human Rights Watch

2021 : année internationale pour l’élimination du travail des enfants [sommaire]

La dernière décennie a vu le travail des enfants diminuer de 38 % mais 152 millions d’entre eux sont encore concernés. Alors que la pandémie a considérablement aggravé la situation, une action concertée et résolue pourrait inverser cette tendance. L’Organisation internationale du travail (OIT), en collaboration avec le partenariat mondial Alliance 8.71, a lancé l’Année internationale pour l’élimination du travail des enfants, afin d’encourager des actions législatives et pratiques visant à éradiquer le travail des enfants dans le monde entier.  Au cours des vingt dernières années, près de 100 millions d’enfants ont été soustraits au travail infantile, portant leur nombre de 246 millions en 2000 à 152 millions en 2016. Toutefois, les progrès réalisés sont inégaux selon les régions. Près de la moitié du travail des enfants se produit en Afrique (72 millions d’enfants), suivie par l’Asie et le Pacifique (62 millions). Près de 70 % des enfants astreints au travail œuvrent dans l’agriculture, principalement dans l’agriculture de subsistance et commerciale et dans l’élevage de bétail. Près de la moitié de ces enfants travaillent dans des situations dangereuses pour leur santé et leur vie. La pandémie a exacerbé la pauvreté des populations déjà vulnérables et risque d’annuler des années de progrès dans la lutte contre le travail infantile. La fermeture des écoles a aggravé la situation et plusieurs millions d’enfants travaillent pour contribuer au revenu familial. La pandémie a également rendu les femmes, les hommes et les enfants plus vulnérables à l’exploitation. « Il n’y a pas de place pour le travail des enfants dans la société, a déclaré le directeur général de l’OIT, Guy Ryder. Il prive les enfants de leur avenir et maintient les familles dans la pauvreté. Cette année internationale est l’occasion pour les gouvernements de passer à l’action et d’atteindre l’Objectif 8.7 des Objectifs de développement durable en prenant des mesures concrètes pour éliminer définitivement le travail des enfants. Avec la pandémie qui menace d’annuler des années de progrès, nous devons plus que jamais tenir nos promesses. »

  1. L’Alliance 8.7 travaille avec des réseaux d’entreprises affiliés, et offre un soutien pratique aux entreprises qui cherchent à éradiquer le travail forcé, l’esclavage moderne, la traite des êtres humains et le travail des enfants de leurs chaînes d’approvisionnement et des communautés environnantes.

Source : ILO News

Course à la neutralité carbone [sommaire]

par Graham Peebles,

Le nouveau slogan politique, scandé par les gouvernements et les chefs d’entreprise soucieux d’être perçus comme prenant l’urgence environnementale au sérieux, est : « Zéro émission nette. »

Parmi les pays qui s’engagent à atteindre zéro émission de gaz à effet de serre (GES) au plus tard en 2050, 20 se sont engagés légalement à le faire (Suède, Autriche, Bhoutan, Costa Rica, Danemark, Union européenne, Fidji, Finlande, France, Hongrie, Islande, Japon, Iles Marshall, Nouvelle-Zélande, Norvège, Singapour, Slovénie, Royaume-Uni) ; 20 autres pays, dont les Etats-Unis, rédigent des documents d’orientation, et une centaine, dont la Chine, en discutent.

Comme pour d’autres slogans, beaucoup soupçonnent que ce discours zéro émission nette tenu par les gouvernements et les entreprises manque de substance, et que les politiciens « d’entreprise », avec leurs politiques à courte vue, n’ont aucune intention de prendre les mesures radicales nécessaires. Interviewé par la BBC, l’envoyé américain pour le climat, John Kerry, a récemment rejeté les suggestions selon lesquelles des changements dans le mode de vie américain et des réductions des niveaux colossaux de consommation, y compris de grandes quantités de produits animaux, étaient nécessaires, déclarant : « Vous n’avez pas à renoncer à la qualité de vie pour accomplir certaines des choses que nous voulons accomplir ». Le public américain (et probablement les gens trop complaisants partout), selon J. Kerry, peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

L’habituel consumérisme irresponsable des nations riches et aisées est la cause de l’urgence environnementale, y compris du changement climatique. Si l’on veut introduire les changements fondamentaux nécessaires pour atteindre le « zéro net », la complaisance toxique qui infecte les personnes au pouvoir politique et économique, doit être éliminée de toute urgence.

photo :Takver from AustraliaCC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
L’habituel consumérisme irresponsable des nations riches et aisées est la cause de l’urgence environnementale.

Réchauffement et nourriture

Ce sont les émissions de GES d’origine humaine qui provoquent le réchauffement de la planète. Ces émissions doivent être retirées de l’atmosphère afin de respecter les engagements pris lors de l’Accord de Paris sur le climat de 2016, pour limiter le réchauffement climatique moyen à 1,5°C. Même si le « zéro net » est atteint, rien ne garantit que le réchauffement sera limité à 1,5°C, et quelles que soient les augmentations qui se produiront, elles ne seront pas uniformes sur toute la planète ; certaines régions, les pôles Nord et Sud par exemple, se réchauffent plus rapidement que d’autres. Selon le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), le réchauffement climatique a atteint 1°C au-dessus des niveaux préindustriels en 2017, les températures mondiales au sol augmentent (malgré les avertissements répétés) de 0,1°C à 0,3°C par décennie.

Les conditions météorologiques naturelles ont été complètement perturbées par ce niveau de réchauffement, entraînant la fonte des calottes glaciaires polaires, l’élévation du niveau de la mer, des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses, des inondations et des sécheresses. Si le « zéro net » est atteint et si les températures mondiales sont limitées à 1,5°C (d’ici 2050 au plus tard), deux conditions importantes, l’impact projeté sera moindre que si le réchauffement dépasse 1,5°C, mais toujours de grande envergure. Selon le Giec : « Réchauffement et acidification des océans auraient un impact sur un large éventail d’organismes et d’écosystèmes marins, ainsi que sur l’aquaculture et la pêche. La majorité (70 à 90 %) des récifs coralliens d’eau chaude (tropicale) qui existent aujourd’hui disparaîtront, le paludisme et la dengue augmenteront. La pauvreté et les désavantages augmenteront pour de nombreuses populations. Les risques pour le tourisme côtier, en particulier dans les régions subtropicales et tropicales, vont augmenter. Les petites îles devraient subir de multiples risques interdépendants : inondations côtières et impacts sur les populations, les infrastructures et les actifs. » Toutes ces prévisions sont choquantes, mais prudentes.

Pour soutenir les entreprises et les pays, l’agence des Nations unies sur le changement climatique a mis en place « Objectif zéro, une campagne mondiale visant à rallier les dirigeants et le soutien des entreprises, des villes, des régions, et des investisseurs ». Plus de 2 300 entreprises dans 708 villes se sont inscrites et, avec 120 pays, elles forment ce que l’Onu décrit comme « la plus grande alliance jamais engagée à atteindre zéro émission nette de carbone d’ici 2050 au plus tard ». Pour atteindre cet objectif, une révolution au sein des secteurs qui produisent le plus d’émissions de GES est nécessaire. Cela nécessite un changement d’orientation majeur au sein des gouvernements et des entreprises, ainsi que des changements de comportement collectif.

La production d’énergie représente environ 70 % des émissions totales ; cela comprend la production d’électricité et de chaleur (30 %), l’industrie et la construction (13 %), les transports (15 %), suivis de la production alimentaire, de la consommation et des déchets. L’agence des Nations unies pour l’alimentation rapporte que « les systèmes alimentaires du monde sont responsables de plus d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre anthropiques [d’origine humaine] ». Cela inclut la déforestation, « la production agricole, les emballages et la gestion des déchets ». L’agriculture animale à elle seule contribue à environ 12 % des GES, et le gaspillage alimentaire mondial (principalement un problème dans les pays développés), qui représente un tiers de tous les aliments produits, est responsable de 8 à 10 % des émissions de GES.

 

Photo : fotdmike, CC BY-NC-ND 2.0, via flickr
Si l’on veut introduire les changements fondamentaux nécessaires pour atteindre le « zéro net », la complaisance toxique qui infecte les personnes au pouvoir politique et économique doit être éliminée de toute urgence.

 

Energies renouvelables et sensibilisation

Le passage aux sources de production d’énergie renouvelables (solaire, éolien, hydroélectrique et biogaz), désormais moins chères que les énergies fossiles, est indispensable pour que la filière réduise ses émissions de GES. Bien que fort variable en fonction des pays, la tendance est positive : en Allemagne, 46 % de la production d’électricité en 2020 provenait d’énergies renouvelables, ce qui a entraîné une diminution des émissions de GES en Allemagne de 42 % par rapport aux niveaux de 1990. En Suède, où 54,5 % de l’électricité provient désormais d’énergies renouvelables (hydroélectricité et biomasse), la filière de la production électrique est également en train de changer. Les réseaux intelligents transforment les maisons suédoises en consommateurs-producteurs d’électricité. Des panneaux solaires photovoltaïques, des systèmes de stockage d’énergie thermique et des pompes à chaleur sont installés dans les bâtiments résidentiels ; un réseau électrique les relie, ce qui permet de recharger les voitures électriques la nuit. Le Royaume-Uni, où se tient la COP26, a produit 42 % de l’électricité à partir d’énergies renouvelables en 2020, dépassant légèrement la part due aux combustibles fossiles (41 %).

La Chine (1,4 milliard d’habitants), qui est actuellement le plus grand émetteur de GES (bien que par habitant, les Etats-Unis soient de loin le plus gros émetteur), vise à atteindre son pic d’émissions de GES d’ici 2030 et la neutralité d’ici 2060. En 2020, 29,5 % de la consommation d’électricité du pays aurait été d’origine renouvelables.

A l’autre bout du classement selon l’administration américaine, seulement 11,4 % de l’énergie américaine provient des énergies renouvelables, et 80 % de combustibles fossiles. Outre la Chine, l’UE et les Etats-Unis, ce qui se passe en Inde (les émissions par habitant sont extrêmement faibles mais en augmentation) est crucial pour le monde. Actuellement, environ 10 % de la production d’énergie provient d’énergies renouvelables, en hausse de 6 % par rapport à 2014.

Les individus ne peuvent pas décider de la production d’énergie, mais on peut tous décider où nous achetons notre énergie et participer aux pressions exercées sur le gouvernement et les entreprises afin qu’ils passent rapidement aux énergies renouvelables.

Choisir des fournisseurs d’électricité véritablement issue d’énergies renouvelables (et ce n’est pas si simple) est une action socialement et environnementalement responsable ; une telle attention devrait régir non seulement nos décisions concernant le fournisseur d’énergie, mais tous nos engagements de consommateurs et nos habitudes de vie.

Tout le monde peut contribuer à réduire les émissions de l’industrie alimentaire : consommer moins ou pas de produits animaux ; manger moins car beaucoup d’entre nous mangent trop ; sélectionner des denrées alimentaires non emballées ; dans la mesure du possible, acheter sur les marchés des produits locaux de saison ; et ne pas gaspiller la nourriture.

Une autre façon de réduire les émissions de GES est de renforcer les « éponges » naturelles. Planter plus d’arbres, protéger les forêts et les zones boisées, intégrer des arbres et des jardins dans les aménagements urbains, entretenir et restaurer les tourbières, autant de possibilités qui non seulement absorbent le CO2, le principal GES, mais enrichissent la biodiversité et développent la faune sauvage.

Atteindre le « zéro net » dans les délais convenus appelle à une action mondiale unie de la part des gouvernements, des entreprises et des particuliers. Inverser les dommages effroyables que l’humanité a infligés au monde naturel nécessite un changement fondamental de comportement, d’attitudes et de valeurs et, à un moment donné, une réforme fondamentale du système socio-économique sera nécessaire. Une évolution vers des vies plus simples et plus propres, implique de passer de l’excès à la suffisance, de n’acheter que lorsque c’est nécessaire, d’utiliser moins la voiture et l’avion, de consommer et de manger écologiquement responsable, de boycotter les entreprises destructrices de l’environnement et de refuser son soutien aux gouvernements irresponsables de l’environnement.

Comme pour les changements de toutes sortes, la sensibilisation est la clé. Il faut prendre conscience de l’urgence et de la profondeur de la crise à travers l’éducation ; sensibiliser aux politiques et actions gouvernementales : sont-elles basées sur des préoccupations environnementales ou ancrées dans l’économie de la cupidité ? Il faut prendre conscience de nos comportements au quotidien et de l’impact qu’ils ont sur l’environnement. On a tous un rôle à jouer dans le travail de sauvegarde de l’environnement. Si nous nous unissons et agissons, si nos gouvernements et nos entreprises réagissent de tout cœur, peut-être que le « zéro net » pourra être atteint et que la guérison de notre belle planète pourra vraiment commencer.

L’évolution de l’humanité [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

L’histoire de l’humanité est beaucoup plus ancienne que ce qui est généralement admis. Les Enseignements de la Sagesse éternelle postulent qu’il s’est écoulé pas moins de 18,5 millions d’années depuis l’individualisation de l’homme-animal. L’article suivant est un bref résumé de certains des développements les plus significatifs de son évolution.

Il y a environ 21 millions d’années, l’homme-animal a fait son apparition sur la scène terrestre, en tant qu’espèce distincte du règne animal. Ces spécimens étaient encore dépourvus de mental et devraient donc être considérés comme des animaux, mais avec la constitution physique et l’apparence d’êtres humains primitifs.

Quelque 2,5 millions d’années plus tard, c’est-à-dire il y a 18,5 millions d’années, un groupe d’êtres venus d’autres schémas planétaires, en particulier de Vénus, vint sur Terre pour aider à éveiller le principe mental et conduire à l’individualisation de l’homme-animal. Ce groupe forma le noyau de ces Etres supérieurs qui furent par la suite connus sous le nom de Fraternité Blanche ou de Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Ils ont établi leur quartier général sur les niveaux éthériques, en un lieu que les ésotéristes appellent Shamballa, dans le désert de Gobi.

Après un autre laps de temps de 1,5 million d’années, soit il y a environ 17 millions d’années, il fut décidé que des résultats plus efficaces seraient obtenus si les représentants de la Fraternité opéraient dans des corps matériels denses sur le plan physique, ce qui leur permettrait de servir de guides en contact direct avec la race en évolution. Le premier avant-poste de la Fraternité fut établi à un endroit alors connu sous le nom d’Ibez, en Amérique centrale. Des millions d’années plus tard, des vestiges de cette culture originale sont encore visibles dans les ruines de la civilisation maya.

Une deuxième branche de la Fraternité s’est établie en Asie, donnant naissance, entre autres, aux lignées de Maîtres de l’Himalaya et de l’Inde du Sud. A ce propos, le Maître Djwal Khul, connu sous le nom de Tibétain, prophétise qu’à une date future, une grande partie du mystère qui entoure encore la préhistoire en général, et l’histoire ancienne du Proche-Orient, du désert de Gobi et de l’Asie centrale en particulier, sera révélée par la découverte de certains monuments et documents anciens.

Certains d’entre eux seront découverts en surface, d’autres dans des forteresses souterraines –  où beaucoup de ces chroniques anciennes sont encore conservées intactes comme un témoignage convaincant de la réalité de ces faits remontant à une préhistoire très éloignée, qui se sont produits sous ce qui est aujourd’hui l’océan Pacifique, ainsi que dans certaines régions de l’Amérique du Nord et du Sud.

Après une longue période de quelque trois millions d’années de lent développement, la plus grande partie de la Lémurie fut détruite par un séisme et disparut sous les mers, ne laissant émerger que quelques petites îles là où s’était trouvé un vaste continent. Certains membres de la race purent cependant survivre et devinrent les fondateurs de la future race atlante, qui naquit il y a environ 12 millions d’années.

Alors que la Lémurie se trouvait à l’ouest des Amériques, le continent de l’Atlantide était situé principalement à l’est de ce continent. Il comprenait une région aujourd’hui en grande partie recouverte par l’océan Atlantique, et s’étendait loin des Amériques vers l’Europe et l’Afrique du Nord.

On dispose de peu de connaissances sur ces deux premières races humaines, mais on peut donner une description générale des différentes étapes de leur évolution.

L’étincelle du mental, premier attribut distinctif de l’âme, qui servit à faire passer les Lémuriens du règne animal au règne humain, resta longtemps quelque peu en sommeil. Au fil du temps, cet éveil progressif a produit des hommes conservant encore largement leurs tendances animales. Seules les formes primitives d’émotion, telles que le désir sexuel et la peur de la douleur physique, étaient déjà apparentes.

La destruction de l’Atlantide

L’éveil des principes du désir et de l’émotion indiquait l’approche de la phase atlante, lorsque l’homme ne se contenta plus de sa condition animale, restreinte au plan physique. En ces premiers temps de la Lémurie et de l’Atlantide, les masses primitives étaient dirigées par leurs rois-prêtres, assistés par des Adeptes (des Maîtres), des initiés et des disciples, les descendants directs de l’ancienne Fraternité Blanche, qui formaient alors la seule véritable source de conseils éclairés, tant sur le plan pratique que spirituel, émanant d’un intellect développé.

La Hiérarchie prit finalement la décision de retirer ses représentants du plan physique et de détruire l’Atlantide, y compris la majeure partie de sa population. Cet événement s’est produit par des convulsions cataclysmiques de la croûte terrestre et la submersion subséquente de la plus grande partie du continent.

D’après Helena Blavatsky dans La Doctrine Secrète, cette inondation de la partie continentale de l’Atlantide se produisit il y a plusieurs millions d’années. Quelques grandes îles purent cependant réchapper de la catastrophe et servir de sanctuaire à certains groupes privilégiés plus avancés qui furent épargnés pour servir de noyau à la nouvelle race, afin de permettre au processus d’évolution de l’homme de se poursuivre sans interruption excessive.

Quelque 98 000 ans avant notre époque, la majeure partie de ces îles furent à leur tour englouties par les mers, ne laissant qu’un vestige relativement petit à l’ouest des piliers de Gibraltar, que Platon appela Poseidonis (ou Atlantide). Ce dernier fragment a finalement lui aussi disparu sous les eaux 15 à 16 000 ans avant J.-C., mais seulement après qu’un certain nombre d’habitants aient été autorisés à s’échapper pour refonder la civilisation dans des régions appartenant à ce qui est aujourd’hui l’Europe, le bassin méditerranéen, le Proche et le Moyen-Orient. C’est cette submersion de l’Atlantide qui a donné naissance à la chronique biblique symbolique du Déluge et de l’Arche de Noé.

[Pour plus d’information : www.bridges-publishing.de]

Source : Bridges, Aart Jurriaanse, non traduit

2021 : année qui compte pour les plus pauvres [sommaire]

par Jonathan Farr,

Londres, Royaume-Uni  Cette année est considérée comme une année charnière pour le changement climatique. Non seulement parce que nous atteignons un point de non-retour en ce qui concerne l’augmentation de la température mondiale, mais aussi parce que la 26conférence des parties des Nations unies sur le changement climatique – communément appelée COP26  doit se tenir en novembre à Glasgow, en Ecosse.

La COP26 est largement considérée comme la dernière chance pour les gouvernements de lutter contre la catastrophe climatique mondiale. A la lumière de la pandémie, le sommet offrira aux dirigeants du monde entier l’occasion de ré-imaginer comment leurs pays peuvent rebondir avec des économies plus vertes et durables. Ce sera également la première fois que les signataires de l’accord historique de Paris se réuniront tous ensemble. Adopté par près de 200 nations en 2015, cet accord les oblige légalement à limiter la hausse de la température mondiale à moins de 2°C.

A juste titre, à l’approche de la COP26, l’accent est mis sur le suivi des progrès réalisés par les signataires en vue d’atteindre ces objectifs, car il est indéniable que l’absence de réduction des émissions entraînera des impacts climatiques cataclysmiques. Cependant il faut signaler que pour des millions de personnes, le changement climatique n’est pas une menace dans un avenir lointain, mais une réalité à laquelle ils sont confrontés dès maintenant.

Et même si l’accord de Paris a été salué comme un moment d’unité en proposant une feuille de route mondiale pour affronter l’un des plus grands défis de notre temps, le terrain de jeu pour faire face au changement climatique n’est pas du tout équitable. Ce sont les communautés vulnérables des pays les plus pauvres du monde, qui ont le moins contribué à l’urgence climatique, qui en subissent les graves conséquences. Prenez le Mozambique, dont les émissions de CO2 en 2017 se chiffraient à 7,7 millions de tonnes. La même année, le Royaume-Uni a rejeté 379 millions de tonnes de CO2, soit 50 fois plus1. Pourtant, en 2018, Maputo, la capitale du Mozambique, a failli manquer d’eau après trois années de sécheresse. Et un an plus tard, le pays a connu des inondations sans précédent, généralisées et dévastatrices.

L’accès à l’eau potable est l’un des domaines où la crise climatique marque son empreinte sur les communautés. 2,2 milliards de personnes ne disposent pas d’un approvisionnement en eau fiable et sûr, et le changement climatique rend leur accès à l’eau potable encore plus difficile. Les phénomènes météorologiques extrêmes causés par le changement climatique, tels que les sécheresses prolongées, assèchent les sources d’eau, tandis que la hausse du niveau des mers et les inondations polluent les réserves d’eau mal protégées. De plus en plus de personnes – souvent des femmes et des filles – doivent parcourir de plus longues distances pour trouver de l’eau.

Susmita Mandal Jana, 22 ans, est une femme au foyer qui vit dans la zone de Madhab Nagar, dans les Sundarbans, (Bengale-Occidental). Le trajet aller-retour pour aller chercher de l’eau lui prend une heure et elle traverse un pont branlant sur un canal deux à trois fois par jour, tout en portant de lourds récipients d’eau. Les marées hautes, qui peuvent être une conséquence de la montée du niveau de la mer, sont fréquentes dans la région. Lorsqu’elles se produisent, le canal se remplit d’eau, ce qui rend la traversée du pont encore plus périlleuse.

Malgré le programme des Nations unies sur le climat, actuellement, seuls 5 % des fonds consacrés au climat sont dépensés pour aider les pays à s’adapter au changement climatique2, et cet argent ne parvient même pas aux communautés les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Ce sont pourtant elles qui savent comment réagir plus efficacement. Il faut investir davantage dans l’adaptation. Des solutions pratiques sont en cours d’expérimentation pour remédier à ce problème, avec des initiatives telles que Resilient Water Accelerator (l’accélérateur d’eau résistant), récemment lancé. Dirigé par Sustainable Markets Initiative (l’initiative des marchés durables) du prince de Galles, l’accélérateur vise à protéger 50 millions de personnes des menaces climatiques et sanitaires en leur fournissant de l’eau potable, en veillant à ce que davantage de financements soient rapidement consacrés à la fourniture aux communautés de services des eaux vitaux.

D’autres organisations sont très impliquées dans ce domaine, comme le Programme des Nations unies pour le développement, qui travaille avec le gouvernement du Bangladesh et le Foreign Commonwealth and Development, Office du Royaume-Uni pour créer un programme de gestion des catastrophes, et le programme du gouvernement néerlandais : « L’eau comme levier pour des villes résilientes en Asie. »

Toutefois, moins de 1 % des investissements mondiaux dans le domaine du climat étant consacré aux infrastructures et aux services de base dans le secteur de l’eau, il convient de faire davantage. La COP26 est le moment de changer les choses, d’aider des personnes comme Susmita à faire face aux impacts du changement climatique.

En tant qu’hôte de la COP26, le gouvernement britannique doit montrer la voie en poussant les autres pays à fixer des objectifs plus ambitieux en matière de financement climatique. WaterAid demande au gouvernement de s’assurer qu’au moins un tiers du financement international du climat qu’il s’est engagé à verser soit destiné à des projets d’adaptation menés localement. S’engager ainsi sera de nature à sauver des vies.

  1. washmatters.wateraid.org/blog/who-is-picking-up-the-bill-for-climate-crisis-inertia
  2. washmatters.wateraid.org/publications/just-add-water-climate-finance

Source : IPS

Un nouveau record dans le nombre des personnes déplacées [sommaire]

par Jake Johnson,

Un rapport publié le 18 juin 2021 par l’agence pour les réfugiés des Nations unies révèle que, fin 2020, plus de 82 millions de personnes à travers le monde ont été déplacées de force par la guerre, la persécution, la crise climatique et d’autres facteurs, un record qu’un groupe d’aide internationale a qualifié d’» énorme échec de l’humanité ».

L’évaluation annuelle des « tendances mondiales des déplacements forcés » de l’Onu estime que les filles et les garçons de moins de 18 ans représentent 42 % des 82,4 millions de personnes qui ont fui leur foyer en quête de sécurité et de dignité humaine élémentaire. Près d’un million d’enfants sont nés en tant que réfugiés entre 2018 et 2020, indique le rapport.

« Derrière chaque chiffre se cache une personne forcée de quitter son foyer et une histoire de déplacement, de dépossession et de souffrance. Ces personnes méritent notre attention et notre soutien, non seulement en matière d’aide humanitaire, mais aussi pour trouver des solutions à leur détresse, a déclaré Filippo Grandi, haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La tragédie de tant d’enfants nés en exil devrait être une raison suffisante pour déployer des efforts bien plus importants afin de prévenir et mettre fin aux conflits et à la violence. »

 

Photo : Nite OwlCC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Personnes déplacées devant un réservoir d’eau à Genenia, au Darfour occidental.

 

Bien que la pandémie ait conduit les pays du monde entier à fermer leurs frontières aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, de nombreuses personnes ont encore fui leur pays en 2020, neuvième année consécutive où le nombre de personnes déplacées de force a atteint un niveau record.

Selon le dernier rapport de l’Onu, 26,4 millions de personnes étaient réfugiées en 2020, et plus des deux tiers des personnes ayant fui à l’étranger provenaient de cinq pays seulement : Syrie (6,7 millions), Venezuela (4 millions), Afghanistan (2,6 millions), Soudan du Sud (2,2 millions) et Myanmar (1,1 million).

Les chiffres de l’Onu montrent qu’en plus des personnes contraintes par les circonstances de quitter leur pays d’origine, 48 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur de leur pays, fin 2020, contre 45,7 millions en 2019.

« Le changement climatique provoque des déplacements et accroît la vulnérabilité de ceux qui sont déjà contraints de fuir, indique le rapport. Les personnes déplacées de force et les apatrides sont en première ligne de l’urgence climatique. Nombre d’entre elles vivent dans des « points chauds » climatiques et ne disposent pas des ressources nécessaires pour s’adapter à un environnement de plus en plus inhospitalier. Les dynamiques de la pauvreté, de l’insécurité alimentaire, du changement climatique, des conflits et des déplacements sont de plus en plus imbriquées et se renforcent mutuellement, ce qui pousse de plus en plus de personnes à chercher ailleurs protection et sécurité. »

Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, a déclaré dans un communiqué que « malgré les statistiques stupéfiantes, les dirigeants mondiaux ont été incapables de résoudre la plus grande urgence de notre génération. »

 « Actuellement, beaucoup plus de personnes sont déplacées qu’à n’importe quelle période de la Seconde Guerre mondiale, et pourtant nous disons que nous vivons une ère sans précédent de paix mondiale, a fustigé J. Egeland. Nous devons réécrire les livres d’histoire de demain pour refléter la réalité d’aujourd’hui, à savoir que nous vivons une ère sans précédent de persécution et de souffrance. »

En l’absence d’actions spectaculaires de la part de la communauté internationale pour mettre fin aux conflits, lutter contre la crise climatique et atténuer les autres principaux facteurs à l’origine des déplacements forcés, le rapport de l’Onu alerte que « les prévisions pour 2021 sont inquiétantes – notamment dans les pays touchés par les déplacements comme le Soudan du Sud, la Syrie et la République centrafricaine – risquent de se transformer en famine.

La question n’est plus de savoir si les déplacements forcés dépasseront les 100 millions de personnes – mais plutôt quand, indique le rapport. De toute évidence, la nécessité de prévenir les conflits et de veiller à ce que les personnes déplacées aient accès à des solutions n’a jamais été aussi pressante qu’aujourd’hui. »

Source : commondreams.org

 

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Message de Maitreya

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Brève

Au revoir [sommaire]

Josephine Olivia Harrison (née le 13 juillet 1932, à Norfolk, (Angleterre) ; décédée le 18 mai 2021, Vancouver, Canada).

C’est avec tristesse que nous disons au revoir à Josephine qui s’est engagée dans l’association Share International à Londres dès la fin des années 1970.

C’était une artiste qui utilisait la technique du collage diaphane pour réaliser ses œuvres. Elle a participé à la méditation de transmission pendant plus de 40 ans et a été un membre actif du groupe jusqu’à sa mort. Vous trouverez ci-dessous un extrait d’un courrier adressée à l’équipe de la rédaction de la revue Share International, écrit en 2020.

« Ce fut un privilège pour moi de faire partie du groupe de Share International. Tout est si différent des premiers jours. La vieillesse m’a rattrapée ! Ma mémoire à court terme n’est pas bonne, j’ai donc progressivement pris du recul ! Share International est une revue indispensable et équilibrée et je vous remercie tous pour l’énergie et le cœur que vous continuez à y mettre. Je me réjouis de ma prochaine vie et de travailler avec vous tous. »

Michael Tayles, membre du groupe, Canada

 

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Vous attendez un prophète ? [sommaire]

Le dimanche 9 mai 2021, je participai à la marche pour le Climat à Lyon. Le cortège, de près de 7 000 personnes selon les organisateurs, s’étirait le long des quais de Saône dans une ambiance joyeuse et festive.

A un moment donné, je fus abordée par un « reporter » muni d’un micro et de matériel de prise de son. Il n’avait pas de caméra. Je ne le vis ni arriver ni repartir et ne sus pas pour qui il travaillait.

Nous marchâmes côte à côte. La conversation fut surprenante. Sa première question était :

« Etes-vous optimiste pour l’avenir ? » Je répondis : « Oui, je suis optimiste, ce phénomène est mondial, et nous devons comprendre l’unité de notre humanité, etc. »« D’où tenez-vous ces informations ? Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? » Je précisai que l’évolution passerait par le partage des ressources, que cette crise était écologique, mais aussi sociale, économique et surtout spirituelle […]. « Vous attendez un prophète alors ? »

J’indiquai qu’à chaque changement d’ère, tous les deux mille ans environ, un grand instructeur vient, comme le Bouddha ou le Christ pour enseigner et aider l’humanité.

« Mais qui est-il ? Est-ce qu’on peut le voir ? L’avez-vous déjà rencontré ? Est-ce qu’il est là aujourd’hui ? Comment s’appelle-t-il ? »

Il était vraiment très insistant et me pressait de questions. Je me sentais poussée dans mes retranchements et je finis par répondre qu’il s’appelait Maitreya. « Comment ça s’épelle ? » M A I T R E Y A. Puis il est parti en disant : « Merci de m’avoir redonné de l’espoir ».

Je poursuivis la manifestation, joyeuse et contente d’avoir pu dire cela de façon tellement surprenante pour moi ! Je pense encore à ces paroles inattendues et me rappelle les yeux noirs et pénétrants de ce jeune « journaliste » et la façon dont il me pressait de questions. Ses remerciements pour lui avoir redonner de l’espoir étaient un encouragement…

J’ai eu le sentiment que je n’étais venue que pour ce moment-là…

G. J., Lyon, France

Des visiteurs inattendus mais bienvenus [sommaire]

Le samedi 8 mai 2021 à 15 h 30, neuf membres du groupe se réunirent dans nos locaux du Centre d’information de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), pour évoquer un diaporama sur la méditation de transmission que nous préparions depuis plusieurs mois pour le présenter au Salon Equilibre et Bien-être en juin.

Vers 16 h, alors que nous commencions à visionner la séquence sur les Maîtres de Sagesse, deux visiteurs, une femme et un homme, se présentèrent. Nous fûmes surpris par cette rencontre car, d’habitude, la journée portes ouvertes a lieu le premier samedi du mois et s’était déroulée la semaine précédente.

Néanmoins, nous les invitâmes à se joindre à nous pour assister à la présentation. Ils étaient tout à fait à l’aise avec nous et intéressés par le sujet. A la fin de la vidéo, la dame nous déclara : « Tout est clair » puis demanda : « Pouvez-vous nous en dire plus sur Maitreya ? C’est pour cela que nous sommes venus, pour entendre parler de Maitreya. »

Nous ne nous attendions pas à cette question. Nos réponses furent suivies d’un échange puis nous réalisâmes que le nom de Maitreya n’avait pas été mentionné dans le diaporama. Nous avons alors proposé de faire une courte méditation de transmission qui a duré environ quinze minutes. Onze d’entre nous y ont participé. La dame déclara que « les énergies avaient été puissantes ».

Pour terminer la session, un des membres du groupe lut le message n° 82 de Maitreya. Dès le début de la lecture, bouleversée, la dame se mit à sangloter. Cela se reproduisit à la fin du message.

Ce jour-là, nous avons ressenti la nature particulière de ces événements.

Des membres du groupe de Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Inoubliable [sommaire]

Il y a vingt ans, ma femme et moi vivions dans un immeuble près d’un petit parc à Pasadena (Californie).

Habituellement, le samedi, j’allais voir un sans-abri qui dormait dans le parc et lui donnais de l’argent. En décembre, ma mère nous avait envoyé un paquet de biscuits de Noël faits maison. Elle était excellente cuisinière et je les attendais toujours avec impatience. J’en glissai plusieurs dans une boîte à café vide pour les emmener au parc. Mais mon sans-abri habituel n’était pas là. Cependant, je remarquai un autre sans-abri de l’autre côté du parc. En m’approchant de lui, je vis qu’il avait un chariot de supermarché contenant des vêtements. Il rangeait soigneusement ses vêtements sur un banc du parc. Il avait des cheveux bruns qui lui tombaient sur les oreilles et un teint cuivré, comme s’il avait passé beaucoup de temps au soleil et au vent. Je fus surpris de voir que ses vêtements semblaient très propres et presque sans plis. Je le saluai, lui donnai un peu d’argent et la boîte de biscuits en lui disant qu’ils venaient de ma mère. Il me répondit : « Merci. Je suis sûr que s’ils ont été faits par votre mère, ils sont très bons ! » Une fois de plus, je ne pus le chasser de mon esprit.

Nom et adresse non divulgués, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme sans abri était Maitreya.

En présentiel [sommaire]

Le 27 mai 2021, nous avons de nouveau rencontré « Maitreya sous cette apparence » et discuté avec lui. Benjamin Creme (BC) avait parlé de lui comme d’« un visiteur spécial », des mois avant qu’il ne se présente réellement. Par la suite, BC et son Maître avaient indiqué qu’il s’agissait de Maitreya sous l’apparence particulière qu’il utilise pour visiter le Centre d’information d’Amsterdam et pour rencontrer divers membres du groupe à différentes occasions dans le quartier. Il avait parlé pour la dernière fois à un membre du groupe en juin 2020. A ce moment-là, il semblait indiquer que nous ne le verrions pas pendant un certain temps.

Sa première question fut : « Comment va le groupe ? » Il a ensuite demandé si le centre d’information était ouvert (nous sommes fermés depuis mars de l’année dernière en raison du confinement et nous n’y allons que pour nous occuper des commandes de livres, etc.) « Qu’en est-il des méditations, dans ce cas, les gens méditent-ils en ligne ? » Il dit que c’était très bien. « Donnez-vous des conférences publiques ? » Non, avons-nous répondu. Comme nous n’avons pas pu nous rencontrer physiquement, nous avons organisé des webinaires, ce qui est la meilleure solution. Sa réponse fut rapide : il n’était pas emballé par les webinaires. « Il n’y a rien de tel que le contact personnel, face à face. » Il ajouta que c’était « son opinion personnelle » mais qu’il constatait que pour le moment, c’était nécessaire. « Mais […] le face à face est préférable. » En ce qui concerne le centre d’information, il a déclaré qu’il nous rendrait visite dès que « le feu vert » serait donné.

Nous lui demandâmes pendant combien de temps le coronavirus allait encore sévir. Il répondit qu’il ne disparaîtrait jamais totalement. Il deviendra endémique. Puis il demanda de manière inattendue : « Le virus a-t-il été annoncé ? » Nous avons compris qu’il voulait dire par BC ou le Maître de BC. « Eh bien, non, peut-être pas explicitement, mais BC, son Maître et Maitreya nous ont déclaré à plusieurs reprises que si l’humanité ne changeait pas, ne réalisait pas l’impact que nous avons sur notre planète et la nature, alors, bien sûr, il y aurait des conséquences inévitables, c’est-à-dire des causes et des effets. » Il a acquiescé : « Oui, cause et effet, effet et cause », semblant suggérer un cercle vicieux. Ce n’est qu’en écrivant ce courrier que nous nous sommes souvenus qu’il y avait eu un avertissement ou une prédiction faite par « Ronnie Tsunami », en novembre 2019, juste avant les premiers signalements de la Covid en Chine (voir PI, décembre 2019). Il a ensuite abordé la question de savoir comment nous (le monde) aurions pu fournir des vaccins à tous les pays, en particulier aux pays en développement. « Nous avons les moyens d’aller sur la Lune, sur Mars ; nous savons comment le faire, nous aurions pu le faire. Nous le pouvons encore », a-t-il déclaré.

Nous vivons une époque difficile, pleine de défis. C’est dur pour les gens partout dans le monde. Mais nous ne serons pas détruits, le monde survivra. Mais pour des millions de personnes, c’est très dur, elles souffrent et subiront les conséquences de l’échec économique, de la perte de revenus, etc. »

Il ajouta qu’il était naturel pour les gens de s’inquiéter ou même de se mettre en colère parfois, et de se demander pourquoi les choses ne se passent pas bien. Et ce n’est pas grave, nous sommes pardonnés de nous être mis parfois en colère. Il pointa le doigt vers le ciel (il avait déjà fait ce geste dans le passé) et mima ensuite avec humour quelqu’un en colère contre Dieu, en disant : « Papa ! Pourquoi cela prend-il autant de temps ? » « Nous nous mettons en colère lorsque nous n’utilisons que notre mental plutôt que… » au lieu d’utiliser aussi la foi et l’intuition, semblait-il vouloir dire.

Tous les arbres, arbustes, plantes sont très verts et vigoureux après une bonne pluie suivie d’un temps chaud. Notre « visiteur spécial » fit remarquer qu’il n’a jamais cessé de profiter de la nature et de s’en délecter. « Regardez ! a-t-il dit en montrant toute la beauté qui nous entoure dans le parc, et elle revient tous les ans. Nous n’avons rien à faire pour cela, c’est juste là, cela nous est offert ! »

Il déclara pour clore notre conversation qu’il était dommage que nous ne puissions pas nous serrer dans les bras, mais qu’il nous donnait une « étreinte spirituelle » ; il ajouta que nous le reverrions au centre d’information. « A bientôt ! Et merci pour cette rencontre. » Il nous salua et partit sur un vieux vélo.

Des membres du groupe, Amsterdam

S’en remettre au Maître Jésus [sommaire]

Mon mari, John Philips, était gravement malade et, bien que je me sois occupée de lui aussi longtemps que possible, c’était devenu trop difficile et il fut placé dans un établissement.

Le premier soir, il était perturbé et désorienté et voulait rentrer chez lui. L’une des bénévoles de l’établissement vint s’asseoir près de lui. A sa grande surprise, elle remarqua que John avait la carte de la Main de Maitreya posée sur son oreiller et elle lui demanda comment il connaissait Maitreya.

Il s’avéra qu’elle était Esther Douwes Dekker, la fille d’Alexander Douwes Dekker, un membre du groupe. John fut très reconnaissant de l’aide et de l’attention d’Esther. Soudain, il en fut absolument sûr : « C’est Maitreya qui t’a envoyée », et il se sentit immédiatement calme et rassuré.

John vit également un homme barbu dans sa chambre. Il était en paix avec sa mort toute proche et dit : « Je vais m’en remettre au Maître Jésus désormais. » Il est mort paisiblement deux semaines plus tard. Pour nous, c’est un splendide rappel que les Maîtres sont toujours avec nous pour nous guider.

N. de G., Amsterdam

Cœur omniprésent [sommaire]

J’ai la chance de trouver fréquemment des feuilles en forme de cœur dans mon jardin ou parmi mes plantes d’intérieur. J’hésite à les envoyer à Share international, car je ne sais pas si elles peuvent toutes être considérées comme des signes. Mais certains de ces cœurs sont apparus dans des moments difficiles, et j’ai vraiment eu le sentiment de recevoir de l’amour et de l’encouragement dans certaines circonstances. Comme j’ai des difficultés à marcher, j’apprécie tout particulièrement de me promener dans mon petit jardin et je m’émerveille devant la beauté du monde végétal, si généreux.

Je joins quelques photos qui sont pour moi des témoignages de l’omniprésence et de l’amour de Grands Etres.

Photo 1 :

Cette adventice a développé une feuille en forme de cœur, alors que je n’avais pas le temps de m’occuper du jardin comme je l’aurais souhaité. Je vois là un geste plein d’humour.

Photo 2 :

La bouture d’un plant de tabac d’ornement : la petite feuille en forme de cœur a semblé apparaître juste quand je décidai de couper cette petite branche pour bouturer une plante qui était chez ma mère, et qui était trop volumineuse pour que je puisse l’emporter chez moi, après le décès de ma mère.

Photo 3 :

Une étrange feuille de figuier, très grande. Normalement, les feuilles de figuier ont plusieurs lobes.

R.-M. M.-C., St-Etienne, France

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

La Déclaration universelle des droits de l’homme [sommaire]

Photo : CC0, pxhere.com

 

L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des États membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11
1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Comment pouvons-nous créer un monde de paix quand il y a déjà tant de désaccords entre les membres d’une même famille, par exemple au sujet de la politique ? [sommaire]

Tout être humain est responsable du maintien de la paix dans le monde, et je ne parle pas seulement des Américains.
En pratique, les habitants des démocraties, qui ont déjà la responsabilité d’user de leur droit de vote, ont peut-être davantage de responsabilités que les millions de mal nourris de ce monde, les pauvres, ceux-là même qui ne peuvent compter sur les partis politiques pour les défendre, alors que ce sont eux, naturellement, qui ont les besoins les plus grands. Maitreya se fera précisément le porte-parole de ces gens-là. Car il fera connaître les besoins des pauvres, des affamés, des déplacés, des prisonniers de ce monde.
Des centaines de milliers de gens sont en prison pour le seul crime de ne pas penser comme leur gouvernement du moment, et ils ne peuvent se faire entendre. Mais aujourd’hui, vous faites partie de ceux qui bénéficient d’un certain degré d’éducation et de démocratie, qui peuvent exprimer leurs opinions, et voter : vous avez donc une responsabilité particulière.
Je parle de la conquête de l’unité par l’action politique ; je parle de la nécessité pour tous les gens éduqués et tous ceux qui ont une position d’autorité dans le monde de prendre conscience et de faire savoir que l’unité à l’échelle internationale est un impératif absolu, et donc que toutes les nations du monde doivent travailler ensemble. Sinon, rien ne changera.

Qu’est-ce qui pourra convaincre les gens que la paix est possible ? [sommaire]

Beaucoup s’imaginent que Maitreya va venir et se mettre à parler, puis que les Maîtres seront présentés et parleront les uns après les autres, et que les gens les écouteront et commenceront tout naturellement à changer.
Ce n’est pas aussi simple. L’humanité doit participer activement à ce changement en l’approuvant très majoritairement, sinon il ne pourra se produire. Ce serait une entorse au libre arbitre. Contrairement à ce qui se passe en politique, une simple majorité ne saurait suffire longtemps. Par leurs conseils, les Maîtres nous aideront à la renforcer et à la transformer en consensus.
Sans un certain consensus, rien ne se passera, aucun changement ne se produira. On ne peut les imposer, car, outre que cela enfreindrait notre libre arbitre, ces changements n’auraient aucune chance de durer. Ce qui est imposé ne peut persister sans l’approbation de la majorité des gens, car tout ce qui change peut-être contesté. Tout ce que l’on fait déclenche la réaction inverse.
Les gens se diront : « Ne peut-on faire encore mieux ? » et proposeront autre chose. Ce qui est nécessaire, c’est un processus vivant de création, et non le simple remplacement des structures actuelles par d’autres.
C’est en fait le remplacement du système de valeurs actuel par un autre. Mais tout le monde ne démontre pas ces valeurs au même niveau, ni avec la même intensité.
En outre, les masses croient vivre selon des principes alors qu’en réalité leurs actes les contredisent.
Le psychisme humain est très complexe. Il est saturé de croyances, d’attentes et d’espoirs. Donc ce que l’humanité sera invitée à mettre en pratique devra toujours réunir un large consensus. Si 90 % de l’humanité accepte tel ou tel changement politique et social, je pense que ce sera suffisant. Mais si c’est seulement 50 ou 55 ou même 60 %, il ne sera pas mis en œuvre. Les gens le demanderont, mais ce ne sera pas encore le bon moment, car dans ces conditions il ne saurait être pérenne.
Il est dans le monde des forces puissantes qui ne pensent pas de cette manière. Il en a toujours été ainsi.
On a institutionnalisé une manière particulière de faire du commerce qui s’est fortement enracinée dans nos habitudes. L’illusion est si profonde que l’ensemble de l’humanité – plus de 6 milliards de personnes – aura besoin de beaucoup de temps et de réflexions pour trouver un consensus. Alors n’attendez pas de changements spectaculaires dans l’avenir immédiat.
Dans toutes les sociétés, les changements s’opéreront progressivement avec un minimum de contrariétés, de destructions ou de conflits. Tout ce qui sera accepté sera mis en œuvre. Ce qui ne sera pas accepté sera mis en attente jusqu’à ce qu’il le soit. Et il ne le sera que lorsqu’un climat de confiance aura été créé par le changement des structures économiques, qui est le changement numéro 1. En fait, c’est la solution à tous nos problèmes.
Le point de départ dans ce sens est la redistribution des ressources mondiales. Comme je n’ai cessé de le dire – et comme les Maîtres n’ont cessé de le transmettre – c’est la clé de tous les changements ultérieurs parce que cela créera de la confiance.
Lorsque l’on crée un climat de confiance, tout devient possible. Vous pourrez alors créer des changements dans le champ politique, qui en retour engendreront des changements économiques, et tout cela permettra d’entreprendre la tâche pratique et urgente de soigner et guérir la planète. (Conférence de Benjamin Creme à Los Angeles en août 2003)