Partage international no 51 – novembre 1992
Maitreya croit en la notion de gouvernement. Mais il nous faut nous rendre compte que le mot « spirituel » a une signification beaucoup plus étendue que celle que nous lui attribuons habituellement. Jusqu'à présent, tout ce qui est « spirituel » a un rapport avec la religion. La Maître Djwal Khul a indiqué dans ses écrits que la plus grande victoire des forces du mal sur cette planète est d'avoir réussi à nous faire abandonner le monopole de la « spiritualité » aux Eglises et aux différentes religions : tout ce qui est religieux est spirituel, tout le reste ne l'est pas, et peut donc être corrompu à souhait. C'est ainsi que nous nous retrouvons avec des structures politiques, économiques et sociales corrompues, ainsi qu'avec des structures religieuses corrompues (ces dernières sont peut-être moins corrompues que les autres, mais elles le sont tout de même). Il nous faut donc élargir notre concept de la spiritualité et voir qu'il devient indispensable de baser nos structures politiques et économiques sur un fondement spirituel. Cela implique le partage et la justice, qui sont des notions spirituelles. Maitreya a déclaré : « Le partage est divin (…) Quand vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. » Il ne s'agit pas simplement d'une bonne idée, mais d'une idée divine. C'est la nature même de la divinité. La justice est divine, la liberté est divine, et Maitreya vient afin de nous montrer comment instaurer la justice et la liberté grâce au partage. Alors pourrons-nous établir des structures politiques, économiques et religieuses spirituellement correctes. Les gouvernements sont nécessaires pour organiser les aspects pratiques de la vie en société, dans la paix et l'harmonie. Mais Maitreya affirme que nous devons participer à cette organisation : nous avons la classe politique que nous méritons.
