Q : Mais une certaine dose de compétition n’est-elle pas bonne pour nous pousser à faire des efforts ?

Partage international no 362octobre 2018

La compétition sépare, et pour les Maîtres, la séparation est le seul péché. Tout le reste est de la non-perfection. La compétition elle-même sépare l’humanité de ses propres besoins, de sa propre aspiration à l’amélioration. Elle dresse un pays contre l’autre, en général un grand pays contre les autres. Grand contre petit. Et qui gagne ? Les grands pays l’emportent, c’est ainsi qu’aujourd’hui le monde est dominé par les nations du G7 et deux ou trois nations d’Extrême-Orient qui entrent progressivement dans la course. Les nations du G7 s’occupent des nations du G7. Elles mènent le monde, et le monde est séparé en deux : les riches, et les démunis. Et le fossé qui les sépare est un danger majeur pour la société.

Des millions d’hommes, par ignorance, croient que la spéculation et la compétition sont les meilleures choses au monde. Qu’elles suscitent ce qu’il y a de meilleur dans l’individu. Pour Maitreya, elles font appel à ce qu’il y a de pire dans chacun d’entre nous. Elles font ressortir toute la séparativité, la malveillance, l’avidité, le désir de gagner. Elles séparent les hommes parce qu’elles inhibent l’aspiration de l’humanité à une vie meilleure, et nous mènent à une super-commercialisation qui est en train de détruire toute vie aujourd’hui. La commercialisation réduit les individus à l’état de pions sur un échiquier, pions qui deviennent inutiles dès qu’ils cessent d’augmenter les profits de la société qui les emploie. L’un des Maîtres a écrit que la commercialisation tient l’humanité à la gorge et élimine tout ce qu’il y a de raisonnable et d’estimable en l’homme. Il en résulte que nous vivons tous dans la jungle. Nous nous battons les uns contre les autres dans la jungle.

Réponses données par Benjamin Creme