Q : [1] L’enquête des Nations unies concernant la mort de Rafik Hariri implique la Syrie ; quelqu’un a-t-il fait pression sur les enquêteurs ? La Syrie est-elle « mise en avant » pour faire croire qu’elle est hostile à l’Occident ? [2] En même temps l’Iran est harcelé en raison de son programme nucléaire. Pourriez-vous donner votre avis sur tout ceci ?

Partage international no 208décembre 2005

[1] Il est certain que la Syrie subit une forte pression de la part des Etats-Unis qui poussent les Nations unies à l’impliquer dans l’assassinat de Rafik Hariri. La vraie coupable, selon mes informations, est la CIA. Non seulement la Syrie n’avait aucune raison de tuer R. Hariri, mais il aurait été tout à fait contraire à ses intérêts d’envisager un tel acte. La Syrie et le Liban ont mutuellement besoin l’un de l’autre. Un journaliste d’investigation américain, Seymour Hersh, a publié le résultat de ses recherches et celles-ci confortent mes informations.
[2] L’Iran, naturellement, fait lui aussi partie du soi-disant « axe du mal », imaginé par George. W. Bush, car il est supposé avoir l’ambition de fabriquer une bombe atomique, ce qui n’est pas le cas. L’Iran est vaste, puissant, et les Etats-Unis sont embourbés en Irak. Il est, par conséquent, peu probable que les Etats-Unis envahissent l’Iran, mais ils pourraient bombarder les installations nucléaires que les Iraniens, déclarent, à juste titre pour l’instant, destinées uniquement à un usage domestique.

Réponses données par Benjamin Creme