Partage international no 39 – novembre 1991
Ce n’est pas trop difficile à comprendre si vous vous souvenez qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, l’économie de l’Europe était complètement à genoux. Il fallait s’occuper, littéralement, de millions de réfugiés, et des millions de prisonniers venaient d’être libérés des camps de concentration. Un problème colossal se posait : l’Allemagne avait été ravagée par les bombardements, et la plupart de ses villes étaient en ruine. C’était également le cas de certaines régions en France, en Belgique et de certains endroits en Angleterre. Inutile d’entrer dans les détails. L’Europe – et l’Union soviétique – étaient en miettes, et que s’est-il passé ? De l’autre côté de l’océan, à des milliers de kilomètres, un américain nommé George Marshall proposa un plan excellent – Marshall vit le jour et l’argent et les biens furent acheminés des Etats-Unis vers l’Europe sous forme de crédit-bail. Le plus grand exercice de partage au monde transforma l’Europe. En quelques années seulement l’économie se remit à tourner et les villes furent reconstruites.
Il est possible de partager au niveau mondial si nous en avons l’idée et la volonté. Il suffit de prendre conscience des besoins et de trouver un moyen de les satisfaire.
Les Maîtres ont un plan très simple, qui fut élaboré non pas par eux-mêmes, mais avec leur aide, par un groupe d’initiés, économistes et financiers de niveau international, qui appartiennent à la Hiérarchie spirituelle : on demandera à chaque pays de dresser un inventaire de ce dont il dispose et de ses besoins. Ainsi pourra-t-on évaluer le « gâteau » mondial. Chaque pays devra transférer à un fonds commun ses excédents, de quelque nature qu’ils soient. Une nouvelle Agence des Nations unies sera créée et se chargera exclusivement de la répartition des ressources, sous la supervision d’un Maître ou d’un initié au moins du troisième degré. Ainsi, sous forme d’un procédé simple de partage et d’échange, une sorte de troc sophistiqué remplacera le système économique actuel. Cela ne se produira pas à très court terme, mais pas non plus dans un futur trop lointain. L’effondrement des marchés boursiers, en commençant par le marché japonais, contraindra les gouvernements à considérer certaines priorités énumérées par Maitreya : a) un approvisionnement alimentaire suffisant et adapté pour chacun ; b) la fourniture d’un logement et d’un abri correct ; c) la mise à disposition d’une infrastructure éducative et médicale pour tous, en tant que droit naturel. Cela peut sembler peu – la nourriture, le logement, la santé et l’éducation – mais il n’existe aucun endroit au monde où cela soit systématiquement assuré. Cela ne fait pas partie des droits élémentaires, même aux Etats-Unis, qui se considèrent pourtant comme la nation la plus riche du monde – et indubitablement la plus puissante sur le plan militaire. Il existe officiellement aux Etats-Unis 33 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Lorsque ces priorités de base, simples seront reconnues, le monde en sera transformé. Dès que nous reconnaîtrons notre responsabilité envers le tiers monde, nous commencerons à appliquer le principe du partage.
