Q : Le prix Nobel vient d’être attribué à l’Union européenne. Qu’en pensez-vous ? Etant donné les circonstances, que peut-on faire pour résoudre la crise économique actuelle ?

Partage international no 291novembre 2012

Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai trouvé étrange que l’Union européenne soit ainsi honorée au moment où elle est sur le point de s’effondrer. Mais à la réflexion, je me suis dit que cela avait peut-être été fait pour lui remonter le moral. Il ne fait aucun doute que l’Union européenne a apporté la paix à l’Europe : plus personne désormais ne craint une guerre entre la France et l’Allemagne. Si tel était le but de l’Union en 1950, il a été atteint. L’UE a été élargie récemment par l’arrivée de sept pays d’Europe de l’Est, ce qui, du point de vue économique, constitue pour elle un défi majeur.
Nombreux sont ceux qui voudraient voir l’UE devenir un état intégré de quelque cinq cent millions d’habitants, et qui soutiennent que seul ce type d’intégration étroite rendrait l’Union viable pour les Etats membres. J’ai déjà déclaré dans le passé qu’il n’est pas dans le plan de notre Logos planétaire – plan qui est connu des Maîtres de Sagesse – que l’Europe devienne un Etat intégré. Chaque pays membre a sa propre destinée et sa propre structure de rayons : tout cela doit être conservé. Chaque pays a des qualités spécifiques à donner à l’Union et au monde dans son ensemble.
Que doivent faire les pays membres pour surmonter la crise économique actuelle ? A mon avis, les pays les plus riches devraient aider les pays accablés par la dette en leur accordant des prêts sans intérêt ou à intérêt réduit, ce qui augmenterait la capacité commerciale de ces derniers pour le plus grand bien de tous en allégeant leur fardeau. Si cela n’est pas fait, l’Union européenne n’aura d’union que le nom.

Réponses données par Benjamin Creme