Q : La psychologie orthodoxe occidentale (freudienne et post-freudienne) est fondée sur certaines prémisses de base qu’elle déclare incontournables pour tout le monde. Par exemple : la relation amour/haine avec la mère et/ou le père, le complexe d’Œdipe, etc. [1] Cette position est-elle correcte ? La névrose est-elle inévitable ou s’applique-t-elle dans certains cas, mais pas dans d’autres ? [2] Si la psychologie occidentale n’a que partiellement raison, dans quelle voie doit-elle s’engager pour revêtir un caractère plus universel ? La psychologie moderne pourra-t-elle amorcer une fusion avec la psychologie ésotérique ?

Partage international no 430juin 2024

[1] Il est évident que le complexe d’Œdipe existe : les gens aiment et haïssent en même temps leurs parents, c’était vrai hier et c’est vrai aujourd’hui. Cette dichotomie non résolue se retrouve par la suite dans toute leur vie relationnelle. C’est là la découverte clinique, objective et fondamentale de Freud. Que cela soit inéluctable et inévitable est une autre affaire. Du point de vue ésotérique, il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi : il s’agit d’un phénomène conditionné par la vie sociale, du résultat de relations humaines erronées qui se transmettent de génération en génération. De plus, le degré de gravité du complexe dépend du niveau d’évolution de l’individu, et en particulier de sa polarisation astrale ou mentale. Pour le disciple avancé qui est polarisé mentalement, cela n’est pas nécessaire du tout. En général, il est tout à fait capable de faire face à ses conflits émotionnels et de les résoudre. Plus l’individu est avancé, plus il en est ainsi.
[2] La grande faille de la psychologie et de la psychanalyse modernes (faille qui sera bientôt comblée) est l’omission (sauf chez Jung et ses disciples) du concept de l’âme humaine et de ses cycles d’incarnation. Dans cette position, le concept fondamental du karma n’est pas pris en compte. Les sept rayons et leurs puissantes influences sur nos conditionnements n’existent pas pour les psychologues modernes. Tant que la nature triple de la constitution humaine – esprit, âme, personnalité – ne sera pas connue et acceptée, tant que le fait de la réincarnation, l’influence du karma et des rayons de l’individu ne seront pas pris en considération, et tant que la nature et le dessein individuel de l’âme ne seront pas démontrés, la psychologie moderne ne pourra avancer. A l’heure actuelle, à l’exception des travaux d’avant-garde de Wilhelm Reich qui, partant du concept d’unité de la névrose, est arrivé à la découverte de l’énergie primordiale, la psychologie est en pleine confusion. Bien que son travail thérapeutique demeure très utile pour l’amélioration des effets de la névrose, elle attend toujours – quoique sans même le savoir – le prochain grand bond en avant : la découverte de l’âme humaine. [La Mission de Maitreya, tome 2]

Réponses données par Benjamin Creme