Q : En septembre 2013, les médias mondiaux ont alerté l’opinion à propos du désastre de Fukushima qui est loin d’être terminé. Nous avons appris que des quantités considérables d’eau radioactive avaient contaminé l’aquifère local, qu’elles s’étaient répandues dans l’océan et avaient pollué l’atmosphère. En fait, cet incident est passé en vingt-quatre heures du niveau 1 au niveau 3 – la catastrophe globale étant classée niveau 7 (le niveau le plus élevé, qui n’avait été atteint auparavant que par la seule catastrophe de Tchernobyl). Certains pensent qu’une intervention des Nations unies et d’experts d’autres puissances nucléaires est nécessaire pour éviter un désastre plus grand encore. En effet, trois réacteurs, dont le cœur est en état de fusion nucléaire relative, ne sont toujours pas sous contrôle, alors qu’ils appartiennent à la société privée Tepco. Etant donné la situation actuelle : [1] La Hiérarchie voit-elle la nécessité d’une réponse de très haut niveau de la part des experts en énergie nucléaire pour résoudre les problèmes posés par ce désastre encore en cours ? [2] Si tel est le cas, vaudrait-il mieux que cette intervention se fasse par l’intermédiaire des Nations unies ou dans leur cadre ? [3] La totalité des radiations provenant de l’événement approche-t-elle ou a-t-elle dépassé celle de Tchernobyl ? [4] Peut-on manger en toute sécurité des produits de la mer provenant des océans proches du Japon ? [5] Dans des régions comme la Chine, la Russie et l’Amérique du Nord, y a-t-il d’autres niveaux de radiations dangereux qui exigeraient que les populations prennent davantage de précautions ?
Partage international no 303 – novembre 2013
[1] Non, mais ils veillent au grain. [2] Si cela était nécessaire, les Nations unies seraient la meilleure solution. [3] Non. [4] Pas vraiment. [5] Non.
Réponses données par Benjamin Creme