Interview de Le Maître - par Patricia Pitchon,
Selon l’historien britannique Paul Kennedy, nous devrons affronter au cours des prochaines décennies trois grands défis : l’explosion démographique, les périls liés à l’environnement et les bouleversements induits par la technologie. Dans son dernier livre, Preparing for the Twenty-First Century (Préparons-nous pour le 21e siècle — Random House, New York, 1993), Paul Kennedy examine la manière dont ces trois facteurs pourraient interagir et les conséquences qui pourraient en découler.
Nous nous trouvons actuellement face a une explosion démographique dans les pays qui peuvent le moins se le permettre. Ainsi, alors que de plus en plus d’individus abattent des arbres pour se procurer du bois de chauffe dans les zones rurales, l’érosion du sol résultant de cette déforestation accroît sans cesse la désertification. Ceux qui n’arrivent plus à subsister à la campagne gagnent les villes, où les besoins sont tels que l’on assiste à des surcharges dramatiques des capacités de service, dans les domaines du transport, du logement, de la santé, de la fourniture d’eau ou d’électricité, etc. Telle est actuellement la situation de beaucoup de villes du tiers monde. La Chine, par exemple, ne dispose que de 7 % des terres cultivables, alors qu’elle représente un cinquième de la population mondiale et que le secteur agricole fournit 80 % de l’emploi du pays. Autre nation pauvre, l’Égypte, avec ses 55 millions d’habitants, doit nourrir un million de bouches supplémentaires tous les huit mois.
Plus un pays s’urbanise, plus la population se stabilise. Mais beaucoup de pays pauvres n’ont pas encore atteint ce stade. Les profondes transformations technologiques sont souvent mal coordonnées et provoquent la suppression de centaines de milliers d’emplois. En outre, les périls liés à l’environnement affectent la planète toute entière. Les grands défis requièrent de grands changements, surtout dans le domaine économique. Le Maître de Benjamin Creme a aimablement consenti à répondre à nos questions sur ces sujets.
Patricia Pitchon : L’analyse démographique exposée dans l’ouvrage de Paul Kennedy Preparing for the Twenty-First Century est-elle exacte ?
Le Maître. Oui et non. Elle le serait si rien n’était tenté. Mais du point de vue de la Hiérarchie, les changements planifiés, s’ils se concrétisent, démentiront largement ces suppositions, fort heureusement pour l’humanité.
PP. Pouvez-vous nous donner une indication sur les changements nécessaires ?
Le Maître. La principale hypothèse sous-tendant ces prévisions est que l’accroissement démographique est inévitable, ce qui n’est pas le cas. Il est vrai que la population s’accroît de façon alarmante dans beaucoup de pays. Mais il s’agit d’une situation temporaire (étant donné le climat politique et économique actuel) et c’est, paradoxalement, le résultat conjoint de la pauvreté et de la prospérité. C’est le cas de l’Égypte par exemple, où l’on observe un accroissement de richesses au cœur d’une nation fondamentalement pauvre.
La situation démographique sera fortement modifiée lorsque sera mis en place le partage des ressources mondiales. L’état d’esprit de millions et de millions d’individus changera alors. L’idée selon laquelle les enfants représentent une sécurité pour leurs parents vieillissants sera remise en question. Un sentiment de bien-être et de prospérité sera à l’origine d’une chute spectaculaire de la population mondiale, comme cela s’est produit à maintes reprises lorsqu’un pays sous-développé s’est industrialisé.
Cela ne signifie pas que l’équilibre écologique du monde sera rétabli. Le déséquilibre actuel constitue une menace pour le bien-être d’une population même stabilisée, et il convient de traiter cette question en priorité. Avec un retour à l’équilibre écologique, cette planète pourrait accueillir confortablement approximativement trois milliards à trois milliards et demi d’individus ayant des objectifs de niveau de vie raisonnables. La population actuelle étant d’environ cinq milliards et demi d’habitants, les ressources mondiales doivent être utilisées à un rythme soutenu.
PP. Quels sont actuellement les périls majeurs ?
Le Maître. La pollution de l’air, des mers et du sol est le péril numéro un pour l’humanité, car elle est responsable des problèmes de santé de millions d’individus et de la mort prématurée de milliers et de milliers d’autres. La population de la planète subit un lent empoisonnement et seules les capacités d’adaptation extraordinaires du biosystème humain permettent à l’humanité de supporter le niveau actuel de ces agressions.
En second lieu vient la dévastation des forêts à travers le monde. Les conséquences de la désertification sont bien connues. La désertification produit de graves effets qui s’ajoutent au problème de la pollution, car moins il y a d’arbres, moins il y a d’oxygène dans l’atmosphère.
Le troisième péril est le réchauffement de l’atmosphère, ce qu’on appelle l’effet de serre. Ce réchauffement produira, à court terme et même à long terme, des effets sur la qualité de la vie, y compris sur le climat. Le principal élément sera l’extension des zones désertiques dans le monde. De tels changements climatiques affectent les forêts, et nécessitent alors des déplacements importants de populations d’une région à une autre, dans des délais très courts.
PP. Quelles sont les principales mesures à prendre pour limiter l’effet de serre ?
Le Maître. Il faut d’abord prendre conscience qu’il s’agit vraiment d’un problème mondial qui ne doit pas être traité de façon indépendante, mais comme un problème affectant tous les peuples sans exception, et que l’Assemblée des Nations unies doit par conséquent reconnaître l’importance de cette menace pour l’humanité. Chaque nation devra contribuer.
PP. Le Sommet de Rio a-t-il été une étape dans cette direction ?
Le Maître. Oui, mais avec l’exception évidente d’un manque de coopération de certaines grandes nations ayant refusé de soutenir des résolutions qui auraient permis de commencer à aborder ces problèmes de manière réaliste. Du reste, certaines de ces nations sont les plus en cause.
Une seconde mesure à entreprendre d’urgence consiste à réduire considérablement le gaspillage des ressources planétaires, ce qui signifie une complète transformation de la structure économique mondiale, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Cela ne s’avérera possible que lorsque l’ensemble des nations acceptera la juste redistribution des ressources, mettant ainsi en œuvre le principe du partage. Alors s’apercevra-t-on que les véritables besoins de chacun — qui devront d’ailleurs se satistaire d’un style de vie plus simple — peuvent être satisfaits sans que la viabilité de la planète ne soit continuellement réduite. Cela peut conduire à la diminution de la population mondiale et à un équilibre écologique durable.
PP. Cela a-t-il une chance de se produire sans l’émergence de Maitreya ?
Le Maître. Pour être réaliste, non. Actuellement, l’humanité est trop égoïste, trop divisée et adopte des points de vue trop limités pour accepter de tels changements. Mais de plus en plus, le sentiment général se modifie, à mesure que le péril écologique menace de façon plus évidente les différents pays. Le problème, aujourd’hui, est que l’importance des intérêts en cause, conjuguée avec l’irresponsabilité de l’humanité en général, empêchent la volonté politique de changement de s’exercer. Il faudra développer un programme éducatif qui présente à l’humanité les horreurs qui surviendront inévitablement si les pratiques actuelles continuent à être tolérées.
Cette éducation, pour être reconnue, requerra une voix puissante et seul Maitreya, accepté et respecté en tant qu’Instructeur mondial, aura l’autorité et la persuasion nécessaires. Sous ses directives, les nations entreprendront le travail d’amélioration en premier lieu (fournissant ainsi un moment de répit), et ensuite de guérison de la planète Terre. Cette guérison repose sur un style de vie plus simple et plus sain. On ne peut tolérer davantage l’utilisation abusive des ressources. Lorsque l’humanité réalisera pleinement cela, les mesures nécessaires seront prises afin de réduire la consommation des matières premières et permettre ainsi la régénération et la stabilisation du globe.
PP. La versatilité de la Bourse est bien connue. Les nations souveraines ont de moins en moins de contrôle sur des marchés aux cotations ininterrompues où agissent essentiellement des forces internationales. Le montant des échanges internationaux atteint mille milliard de dollars par jour. Depuis la fin des années 1980, plus de 90 % de ces transactions n’ont plus aucun rapport avec le commerce ou les investissements de capitaux. Des millions d’actionnaires, des sociétés et des banques, spéculent sur la monnaie. De nos jours, les pays n’entreprennent pas les changements nécessaires de crainte d’« alarmer les investisseurs internationaux », bien que la recherche de capitaux constituent une priorité pour les besoins locaux. Ainsi que l’historien Paul Kennedy l’a indiqué dans son livre : « Le marché en lui-même n’est pas responsable », et puisque les contrôles sont inadaptés, un « profond réajustement financier » est toujours possible. Le choc d’un krach boursier est-il susceptible de secouer la conscience de l’humanité en raison des difficultés qui s’ensuivront ?
Le Maître. Tout à fait ! L’humanité souffre depuis longtemps des maux de la spéculation. Les symptômes de cette maladie sont la pauvreté mondiale, le crime, la drogue, la violence et la guerre. Sa cause fondamentale est la cupidité séculaire de l’homme, fondée sur la séparation et la peur. Sous la direction du Christ, le Seigneur Maitreya, les Maîtres aideront l’humanité à prendre conscience de cela et lui insuffleront un plus grand sens de son interdépendance. La présence même de Maitreya, reconnue par tous, permettra de rendre cette transformation possible. Lorsque l’humanité aura acquis ce sens de l’interdépendance, elle se départira de sa peur et donc de son avidité. Naturellement, cela ne se fera pas en une nuit, mais cela ne s’étalera pas non plus sur une trop longue période.
L’effondrement économique et la transformation qui s’ensuivra seront très instructifs pour l’humanité. Celle-ci acquerra un nouveau sens de la réalité, grâce aux restrictions relatives qu’impliquera la nouvelle donne économique, et de cette façon, les changements lui paraîtront logiques et acceptables.
PP. Depuis l’effondrement du communisme, les pays de l’ex-Union soviétique sont confrontés à toutes sortes de difficultés : des conflits ethniques locaux et les déplacement de populations réfugiées qui en découlent, des réacteurs nucléaires vieillissants et dangereux, l’air irrespirable et la pollution de l’eau dans de nombreuses régions, des interruptions de la chaîne économique, l’effondrement des services médicaux, l’inadaptation des réseaux de distribution alimentaires et la montée du chômage. Ces pays seront-ils également affectés s’il se produit un krach boursier ?
Le Maître. L’impact du krach se produira principalement sur les nations industrialisées. Le marché boursier n’étant pas fortement développé dans les pays de l’ex-Union soviétique, ceux-ci seront beaucoup moins touchés.
Cependant, les conséquences générales qui en résulteront affecteront également ces pays. Il existe, ici, un paradoxe : en dépit de l’effondrement du système qui les réunissait en tant que nation, ils se trouveront dans une situation avantageuse dans le cadre de la nouvelle donne, pour peu qu’ils puissent éviter les conflits ethniques. Ils ont implanté le concept de justice dans leur conscience (même si ce n’est pas pleinement mis en œuvre dans la pratique) et ils ne trouveront aucune difficulté à accepter la transition vers un monde dans lequel dominera cet aspect.
PP. Que peuvent-ils faire pour réduire les conflits ethniques ?
Le Maître. Beaucoup de forces en œuvre dans le monde conduisent de grands groupes d’individus à rechercher le renforcement de leur propre identité. Il s’agit d’une phase transitoire. Si pénible soit-elle à court terme, cette étape aboutira à un nouveau sentiment d’individualité culturelle qui enrichira les multiples composantes de l’humanité. La tendance nationaliste ne dominera l’esprit des individus — cela sous l’influence de certains dirigeants ambitieux et assoiffés de pouvoir — que pendant une courte période. Ce même problème se retrouve dans l’ex-Yougoslavie, dans certaines parties de l’Afrique, au Moyen-Orient, etc.
PP. Quels sont les questions primordiales que les États-Unis devraient aborder à l’heure actuelle ?
Le Maître. La tâche principale des États-Unis, à présent, consiste à découvrir son âme et ainsi son besoin de servir plutôt que de dominer le monde. Les États-Unis sont actuellement tellement focalisés sur l’expression de leur personnalité qu’ils manifestent peu de réel service à travers leurs décisions. Le séparatisme, l’égoïsme et la cupidité conditionnent la plupart des agissements de ce grand pays. La faillite de l’Union soviétique, en tant que rivale dans le monde des affaires, a seulement contribué à renforcer ces mirages (illusions). La voie à suivre pour les États-Unis consiste à mettre ses ressources, ses multiples talents et son énergie à la disposition de la communauté mondiale et de conduire ainsi les nations à la création d’un nouveau monde plus vivable. Le monde attend un tel accomplissement. Cependant, il n’est pas improbable que cet espoir ne doive attendre la réapparition du Christ et son acceptation par l’humanité avant de se concrétiser.
PP. Que pouvons-nous faire à l’heure actuelle pour favoriser la prise de conscience de la présence de Maitreya ?
Le Maître. Utilisez toutes les possibilités qui vous sont offertes. Beaucoup savent et ne parlent pas. Beaucoup craignent de faire l’objet de railleries, mais il n’y a rien à gagner à taire des nouvelles aussi précieuses que bienvenues. Considérez comme une opportunité privilégiée de service de pouvoir révéler à tous ceux qui veulent l’entendre que le Grand Instructeur marche une fois de plus parmi ses frères, prêt à les guider et à soutenir tous ceux qui aiment le monde.
La médecine énergétique : une nouvelle science de guérison – [sommaire]
Interview de Dr Hiroshi Motoyama par Adrian Jackson,
Le Docteur Motoyama est un scientifique, mais également un yogi, un philosophe et un prêtre. C’est un homme aux talents multiples, spécialiste en médecine orientale, en électronique et en informatique. Il est également parapsychologue, guérisseur spirituel et voyant. Il dirige l’Institut des sciences de la vie de Tokyo et l’Institut des sciences humaine de Californie. Il cherche à expliquer la nature de l’expérience mystique et à mettre en évidence l’existence des énergies subtiles grâce à des méthodes d’investigations scientifiques. C’est ainsi qu’il a mis au point deux appareils. Le premier mesure l’énergie du « ki » le long des méridiens (l’appareil AMI), et l’autre évalue l’énergie des chakras ou centres énergétiques du corps (l’instrument Chakra). De nombreux établissements médicaux au Japon et quelques uns aux États-Unis utilisent l’AMI comme outil de diagnostic et de recherche dans les domaines de la santé et du paranormal. Durant cette interview accordée à Partage International, le Dr Motoyama expose certaines de ses conceptions scientifiques quant au développement futur de ce domaine de la recherche et du diagnostic médical.
Partage International : Docteur Motoyama, pouvez-vous nous indiquer comment vous est venue l’idée de fabriquer l’AMI et sur quels principes scientifiques il est fondé ?
Dr Hiroshi Motoyama : Oui. Depuis que je pratique le yoga, c’est-à-dire une quarantaine d’années, je ressens fréquemment un flot d’énergies vitales circulant dans mon corps, le long des méridiens (canaux énergétiques), comme de l’eau ou de la chaleur. Je ressens plus particulièrement l’énergie de la kundalini, au niveau de l’épine dorsale. J’ai décidé de pratiquer le yoga car j’étais assez malade et devais souvent m’aliter. Après plusieurs mois, mon état s’est tellement amélioré que j’ai pu commencer à ressentir l’énergie du ki ou du prana. Plus tard, jeune maître de conférences en sciences à l’Université de Tokyo, j’ai raconté mes expériences à mes étudiants, mais ceux-ci réagirent avec un grand scepticisme. Ils étaient habitués à penser rationnellement et je ne pouvais apporter aucune preuve à mes dires. J’ai décidé alors de démontrer l’existence de ces énergies subtiles ou vitales par des méthodes scientifiques. J’ai tout d’abord utilisé un électroencéphalogramme (EEG) et un électrocardiogramme (ECG), mais cela ne s’est pas avéré concluant, car ces appareils peuvent seulement mesurer le potentiel électrique des nerfs ou des muscles. Un jour, il y a environ 25 ans, un professeur de passage me convia à visiter son université en Inde. Là, nous avons examiné des yogis et des maîtres en T’ai Chi Chuan avec ces méthodes. Ce fut un dur labeur et je crois bien que cela provoqua chez moi un ulcère à l’estomac, en partie parce qu’au cours de ces consultations spirituelles, je n’ai utilisé que le chakra manipura (centre du plexus solaire ou hara) relié au méridien de l’estomac. A mon retour d’Inde, j’en vins à penser que j’avais fait fausse route puisque mes tentatives de détection et de mesure, par les moyens de la médecine traditionnelle, avaient échoué. C’est ainsi que je décidai de concevoir un nouvel appareil. J’avais étudié l’électronique à l’Académie navale et à l’Université et j’étais donc capable de mettre au point un circuit électronique, support d’un nouvel instrument qui me permettrait de mettre en évidence la « fonction fluidique » du corps. Telle est l’histoire de l’AMI (appareil pour mesurer le fonctionnement des méridiens et de leurs organes internes correspondants).
PI. Avez-vous conçu d’autres instruments de mesures ?
HM. Oui. Mon autre appareil est l’« instrument Chakra » que j’ai mis au point deux à trois ans après l’AMI. Je suis parti de l’idée que d’une part, il devait se produire une modification du champ électromagnétique aux alentours d’un chakra dont l’énergie subtile serait canalisée et dirigée par l’individu lui-même, et que d’autre part le corps physique possède une sorte de potentiel statique qui disparaît lorsque le corps est déchargé de son énergie. C’est ainsi qu’un individu doté de capacités psychiques, peut émettre et diriger de l’énergie à travers ses chakras en activité, et produire de la lumière s’il se trouve isolé dans une pièce obscure. Cette lumière peut être détectée ainsi que sa direction. L’instrument Chakra permet de détecter cette lumière ainsi que les modifications du champ électromagnétique. Le premier objectif de cet appareil était d’enregistrer la lumière ou le pouvoir psychokinétique, et de vérifier si cela pouvait avoir une influence sur une ambiance électrique, ou encore si quelqu’un pouvait vraiment produire de la lumière.
PI. Pouvez-vous déceler par vous-même si une maladie a une cause karmique, si elle est incurable ou si elle peut être guérie ?
HM. Tout dépend de la compréhension que l’on a de l’être humain. Je pense qu’il est constitué de trois éléments : un corps, un mental et un esprit, et que chaque élément possède sa propre individualité. Si le problème ou la cause de la maladie provient du niveau spirituel, elle trouve en général sa source dans le karma antérieur et, d’ordinaire, elle ne peut être guérie par la médecine occidentale. Une maladie du niveau mental est engendrée par des événements qui se sont déroulés dans la vie actuelle de l’individu, produisant un état d’instabilité mentale. Elle peut alors être soignée par l’hypnose, la psychothérapie ou encore par une approche psychologique. Dans ce cas, le malade a simplement besoin de comprendre la raison et les causes qui ont créé le problème dans son mental. Une maladie liée au plan physique, comme une infection, sera rapidement soignée par un traitement médical approprié. Il est très difficile de guérir une maladie ou un handicap provoqués par le karma. Mais, si nous prions Dieu pour qu’il aide ces malades, alors, dans de nombreux cas, ils seront guéris en l’espace de cinq à dix ans. La solution se trouve dans l’acceptation de la vie antérieure qui en est la cause. C’est une première étape dans le contrôle des émotions ; ainsi les malades pourront-ils s’observer de l’extérieur. Ils doivent prier Dieu et graduellement, ils contrôleront leur état émotionnel, et la persistance d’une attitude trop égocentrique disparaîtra progressivement. Ils pourront alors retrouver leur santé et un équilibre dans leurs rapports avec autrui. C’est ainsi qu’ils parviendront à la guérison.
PI. Il existe un fossé entre la médecine classique occidentale et ce nouvel art de guérison basé sur les méridiens et les chakras. Pensez-vous que vos travaux ont contribué à jeter un pont entre les deux approches ?
HM. Oui, je le pense. La médecine s’intéresse surtout à la masse, l’aspect matériel. La matière est une sorte d’accumulation d’énergie selon un ordre établi. Le chaos est de l’énergie non ordonnée. Lorsqu’elle s’ordonne selon une certaine fréquence, l’énergie devient quantum, et ce quantum est à l’origine de toute masse. Il prend la forme d’un électron, d’un proton ou d’un noyau atomique, puis d’un atome. Les atomes se combinent avec d’autres pour donner des molécules. Les molécules à leur tour s’unissent pour former l’ADN, les protéines et enfin nous-mêmes : matière dotée de conscience. Ainsi toute masse est créée par l’énergie. Cette énergie primordiale donne naissance à quatre sortes d’énergies : l’énergie nucléaire forte, l’énergie nucléaire faible, la force électromagnétique et la force gravitationnelle. Avant de se différencier en quatre, cette énergie primordiale est probablement une, et je pense que c’est là l’énergie du ki. L’énergie du ki et l’énergie physique sont toutes deux importantes dans l’art de la guérison, et cela a été le point central de mes travaux.
PI. Vous pensez qu’il s’agit du ki ?
HM. Oui, mais l’énergie du ki se situe toujours au niveau physique, même si c’est aux « prémices » de la dimension physique. Elle sera donc limitée dans le temps et l’espace. Par exemple, le maître en T’ai Chi Chuan que nous avons examiné ne peut projeter son énergie du ki qu’à une certaine distance. Cette énergie est un médiateur entre la composante mentale ou psychique de l’individu et sa composante physique. Ainsi nous passons maintenant de la médecine occidentale, qui considère la masse uniquement sous son aspect chimique, à la médecine de l’énergie. Alors, au-delà, peut-être atteindrons-nous le niveau psychique et spirituel.
PI. Votre travail semble vérifier l’existence des chakras et des méridiens. Avez-vous quelque théorie scientifique qui expliquerait la forme des chakras et des méridiens et leur développement ?
HM. Avant d’élaborer une théorie, il faut découvrir les faits. Ainsi, dans mon institut de recherche, nous avons examiné environ 100 000 personnes, sur une période de 20 ans. Par chance, nous avons eu la possibilité d’étudier de nombreux psychiques, des maîtres en arts martiaux, des yogis, aussi bien que des étudiants de nos propres disciplines, ou pratiquant le yoga, ou la méditation, etc. Il nous a été possible de détecter les chakras. J’ai, pour ma part, quelque capacité à les voir et à me rendre compte s’ils sont éveillés ou non, chez une personne. Grâce à ce pouvoir psychique, je peux donc déceler clairement quel chakra est actif. Lorsqu’un chakra est éveillé, de très vives couleurs apparaissent dans l’aura, et une grande quantité d’énergie en émane. L’AMI nous permet de vérifier ces faits. S’il s’agit, par exemple, du chakra manipura, les méridiens de la rate, du foie et de l’estomac sont fortement chargés d’énergie. Après avoir examiné nombre de sujets psychiques ou « normaux », j’ai découvert que les chakras sont connectés à des méridiens spécifiques. J’ai pu établir ainsi un lien avec les théories traditionnelles sur les chakras. Par exemple, l’individu dont le chakra manipura est actif peut à la fois contrôler ses émotions et le bon fonctionnement de son système digestif. Nous avons beaucoup appris sur les méridiens et sur les chakras en travaillant avec des yogis, et nous avons pu établir une liaison entre ces connaissances et les données de notre AMI.
PI. Je sais que vous avez travaillé sur les échanges télépathiques entre individus, et que vous avez mis en évidence la manière dont les différentes formes de télépathies ont un effet sur certains chakras spécifiques. Pouvez-vous nous en parler ?
HM. La télépathie agit sur les chakras de différentes façons. Dans la plupart des cas, les échanges télépathiques entre personnes liées par leurs émotions ou leur imagination s’effectuent par leur chakra manipura (centre du plexus solaire). L’individu dont le manipura est éveillé est très sensible. Il est très facilement affecté par les autres et il lui est très facile de recevoir une information de « l’extérieur ». Il peut être aisément influencé par le pouvoir d’un autre individu et l’information trouve son chemin avec facilité. Cependant, si c’est le chakra ajna qui est actif (centre énergétique entre les sourcils), la télépathie sera de nature très différente. Elle prendra une forme intellectuelle très pure et très claire, alors que celle qui passe par le chakra manipura reste très colorée par les émotions et l’imagination. Quelques pensées inconscientes peuvent parfois s’y mêler. Lorsque, soit le manipura, soit l’ajna est éveillé, réception et émission télépathiques sont possibles à volonté.
Il existe également une possibilité de télépathie par le chakra svadisthana (centre sacré), mais celle-ci ne sera qu’accidentelle, et impossible à contrôler. Il sera possible de recevoir, mais pas d’émettre. Si des personnes déclarent avoir des intuitions ou des contacts télépathiques qu’elles ne peuvent contrôler, cela signifie que leur don est surtout lié à leur chakra svadisthana et qu’il est de nature grossière.
PI. Pouvez-vous expliquer un peu ce que vous entendez par science objective et science subjective ?
HM. Dans la science objective, on peut partager avec d’autres personnes l’observation et la compréhension des phénomènes, à partir d’une base commune. Dans certains cas, une science est également objective lorsqu’elle est fondée sur les perceptions sensorielles. Par exemple : je vois cette tasse, vous la voyez aussi, nous pouvons donc dire qu’elle est objective. Mais le côté subjectif est toujours présent. En effet, nous voyons tous deux la même tasse, mais peut-être pas de la même manière. Il en est de même pour l’intuition ou la télépathie. Certains déclarent que l’intuition est un phénomène très subjectif. Je ne le pense pas. Si vous avez le même pouvoir que moi, vous pourrez, par exemple, voir les mêmes entités spirituelles. Il m’arrive parfois au cours d’une méditation avec mes disciples et mes étudiants, de recevoir la même information télépathique qu’eux. Cela démontre bien qu’il existe là une activité commune. Les termes objectif et subjectif peuvent donc revêtir de nombreuses significations.
PI. Je crois comprendre qu’en physique quantique l’observateur peut avoir un effet sur l’objet observé et que les deux sont liés. Ce principe pourrait-il constituer un lien entre la science occidentale et les philosophies ou les religions orientales ?
HM. Selon le principe d’incertitude d’Heisenberg, le quantum, par exemple, ne dépend que de l’instrument utilisé pour l’observer. Ainsi, si nous prenons un photon pour observer des particules élémentaires, telles que des électrons ou des neutrons, avec une certaine méthode nous pourrons évaluer la position de la particule, mais pas sa vitesse ; par contre, si nous observons cette particule avec une autre méthode, nous connaîtrons sa vitesse, mais pas sa position. Nous pouvons comprendre le principe d’incertitude grâce à cela, mais il y a toujours scission entre l’objet et le sujet. Ce principe énonce que si l’observation s’effectue de manière différente, le résultat est différent, bien que l’observation porte bien sur le même objet.
Dans le cas de la psychokinésie, l’individu émet une énergie capable de créer un objet ou de le modifier. En physique quantique, le mental n’a aucune influence. Cela fait une grande différence, n’est-ce-pas ?
Afin de rejoindre ce point de vue scientifique, nous avançons de plus en plus dans le domaine subtil. C’est ainsi que nous parviendrons bientôt à atteindre l’énergie subtile, telle que celle du ki. Les physiciens admettent maintenant la théorie du big bang, quoiqu’ils n’aient pu encore en expliquer le stade initial, là où il n’y a pas de cause, où le temps est au point zéro ou presque. Pourquoi ne reconnaît-on pas que l’énergie se différencie sous quatre formes ? Parce que, du point de vue scientifique, nous ne connaissons que certaines formes particulières de l’énergie telles que l’électricité, la force gravitationnelle et certaines autres que l’on peut mesurer avec nos instruments. Il ne nous est pas encore possible de percevoir l’énergie telle qu’elle est avant sa différenciation. Mais nous sommes maintenant sur le point d’y parvenir.
En étudiant des individus dont les chakras sont éveillés, il nous a été possible, à l’aide d’un détecteur spécialement conçu, comme pour l’énergie du ki, de mesurer dans leur corps certaines zones chargées d’un haut potentiel énergétique qui, je pense, correspondent aux chakras et à leur degré d’activité. Mon hypothèse est que les noyaux ou les électrons de ces parties du corps émettent une grande quantité d’énergie qui se décharge pour réapparaître sous forme de photons. Afin de vérifier cette hypothèse, nous mesurons les photons avec un compteur à photons. Si le chakra est éveillé et son potentiel élevé, nous détectons alors un grand nombre de photons émis dans la zone correspondante. S’il y a concentration mentale du sujet et éveil d’un de ses chakras (conditions qui favorisent l’émission de photons) nous pouvons vérifier l’existence des chakras et de l’énergie psychique. S’il y a concentration mentale, mais qu’aucun chakra n’est actif, rien ne se passe. Dans ce cas, nous pourrons détecter un seul photon en peut-être trois, dix ou vingt secondes, ce qui est normal. Mais un chakra en activité émet une quantité de photons très inhabituelle. Une concentration psychique proche de la concentration mentale, transmet de l’énergie aux photons de la zone sur laquelle on se concentre. C’est de cette façon que nous avons pu mettre en évidence le mécanisme d’interaction entre le mental et le corps physique. C’est une science nouvelle ou plutôt c’est une nouvelle médecine qui est plus proche des autres religions ou philosophies. Ainsi, maintenant, nous nous approchons précisément d’un seuil, pour enfin le franchir.
PI. Pensez-vous que la science s’achemine vers un nouveau paradigme, une nouvelle méthodologie ?
HM. Oui, quoique beaucoup de gens parlent du nouveau paradigme, ils ne l’ont pas trouvé. Ils n’en sont qu’au stade des spéculations. Mais une recherche telle que la nôtre concrétise ce nouveau paradigme. Je pense que c’est tout à fait différent et bien plus porteur de signification que ne l’est la simple pensée « nouvel âge ».
PI. Oui, et peut-être faut-il un nouveau type de scientifiques clairvoyants pour mettre en évidence ce nouveau paradigme ?
HM. Oui.
Pour plus de renseignements : Institut Motoyama pour la science de la vie, Inokashira 4-11-7, Mitaka-shi, Tokyo 181, Japon.
Interview de Lydia Ely par Jan Spence,
Il est difficile d’évaluer le nombre de personnes qui sont sans abri dans les grandes villes américaines comme San Francisco, sans parler de l’ensemble des États-Unis. Au niveau national, on estime leur nombre entre 600 000 et trois millions. Pour la seule ville de San Francisco, chaque nuit, entre 7000 et 8 000 personnes ne disposeraient pas d’un refuge adéquat.
Lydia Ely, 27 ans, est co-fondatrice et rédactrice du Street Sheet (le Journal de la rue), mensuel publié par la Coalition des sans-abri, une association à but non lucratif de San Francisco, créée pour défendre les droits des sans-logis. Le journal est principalement écrit par des sans-abri et ex-sans-abri.
L’engagement de Lydia Ely pour la justice envers les sans-logis, remonte à sa période de collège. Après avoir obtenu ses diplômes, elle a travaillé pendant deux ans à la Coalition nationale pour les sans-abris à Washington. Depuis trois ans, elle travaille à la Coalition de San Francisco, s’occupant non seulement des problèmes de logement, mais également des cas familiaux et des problèmes liés à la condition féminine des sans-logis.
Jan Spence : Parlez-nous des débuts du Street Sheet. Qu’est-ce qui vous a incité à publier le premier numéro ?
Lydia Ely : Le premier numéro du Street Sheet est sorti en décembre 1989. J’arrivais tout juste de Washington où j’avais déjà publié un petit bulletin d’informations. Le personnel de la Coalition de San Francisco pour les sans-abri désirait publier un bulletin pour renseigner régulièrement ses membres.
Lorsque nous avons conçu le Street Sheet, il ne s’agissait que d’un bulletin de six pages, photocopié sur du papier format A4, et de présentation très simple. Je l’avais réalisé simplement sur ordinateur, sans voir plus loin. En janvier 1991, nous sommes passés au format tabloïd imprimé sur papier journal. Notre tirage est passé de 500 à 33000 exemplaires.
JS. Qui écrit dans le journal et quels sont les sujets traités ?
LE. La plupart des articles sont écrits par le personnel de la Coalition, dont beaucoup étaient des sans-logis. Le contenu du journal est centré sur la situation des sans-abri et sur la défense de leurs droits. La plupart des articles sont une critique sur les réactions actuelles de la société en général, face aux problèmes des sans-logis et des pauvres. Bien qu’un grand nombre d’articles traitent de problèmes précis, comme par exemple une décision particulière touchant au budget, un programme d’abris ou l’examen d’un cas particulier, le thème commun transparaît manifestement tout au long du journal. Même la poésie et les réalisations artistiques sont axées sur ce thème. Nous recevons quelquefois des articles anonymes de travailleurs sociaux spécialisés dans ce domaine, soit à l’hébergement, soit à la programmation, et même de fonctionnaires. Le Street Sheet leur offre l’opportunité de donner leur avis sur les services pour lesquels ils travaillent, sans risquer de perdre leur emploi.
JS. Combien d’exemplaires imprimez-vous ? Je crois comprendre qu’il existe une liste d’attente de gens désirant vendre ce journal.
LE. Nous en imprimons 33 000 exemplaires par mois dont presque 2 000 sont envoyés à nos abonnés un peu partout dans le monde. Le reste est distribué aux sans-abri qui les vendent 1 dollar l’unité et gardent cent pour cent du montant des ventes. Chaque vendeur reçoit 50 exemplaires par jour ouvrable, soit un total de 1 000 journaux par mois. Nous ne pouvons absolument pas répondre à la demande. Actuellement, nous les distribuons seulement deux heures par jour, de 9 h à 11 h le matin. Nous réservons un certain nombre d’exemplaires pour des vendeurs sur une liste d’attente, travaillant de façon moins organisée. La coordination du projet de vente est réalisée par d’anciens vendeurs qui sont responsables de la préparation des paquets de journaux et qui s’occupent des 2 000 exemplaires à poster.
JS. C’est un gros succès financier. Un capitaliste envierait vos profits.
LE. Si nous considérons que nous déboursons 1 700 dollars par mois pour générer un revenu de 30 000 dollars au profit de nos vendeurs, le journal est certainement une entreprise lucrative. Cependant, comme nous ne recevons aucun revenu sur la vente du journal, notre succès est forcément limité par la quantité que nous pouvons nous permettre d’imprimer, le journal ne comportant aucune publicité.
JS. Parlez-nous de vos résultats positifs…
LE. Je considère comme un signe de succès que les vendeurs puissent bénéficier du produit de leur vente pour satisfaire leurs besoins essentiels. Nous ne consacrons pas beaucoup de temps et d’énergie à suivre nos vendeurs pour savoir comment ils dépensent leur argent ; c’est leur responsabilité. Mais nous supposons que lorsque le vendeur a épuisé le montant qui lui provient de l’Assistance publique (345 dollars par mois), la recette du journal sert à payer son logement, sa nourriture, ses vêtements et son transport.
D’une manière générale, je pense que le Street Sheet procure aux sans-logis une alternative pour un nouveau départ. Les sans-abri sont pénalisés à la fois par une image publique défavorable, et par une image d’eux-mêmes très négative. Le fait qu’ils donnent quelque chose en échange du dollar qu’ils reçoivent modifie quelque peu la dynamique existante. De plus, le journal apporte une perspective différente sur les sans-logis, que celle véhiculée par les médias. Le grand public bénéficie de l’apport de ce point de vue différent et se trouve de mieux en mieux informé sur les problèmes liés à la condition des sans-abri.
JS. Le Street Sheet connaît-il certains problèmes ? Comment sont-ils résolus ?
LE. La croissance du journal rend l’organisation du travail de plus en plus difficile pour le personnel de la Coalition et pour les coordinateurs du projet de vente. Nous sommes une petite équipe avec un petit budget. Les responsabilités et les dépenses relatives à la production d’une édition à grand tirage, paraissant régulièrement, peuvent devenir écrasantes. Mais parce que nous sommes fiers de ce journal et que nous reconnaissons son importance pour notre organisation, nous faisons en sorte que cela fonctionne.
JS. Le Street Sheet est-il unique ? Existe-t-il d’autres journaux semblables aux Etats-Unis ?
LE. Il l’était probablement à sa création, en 1989. Maintenant, Chicago, New York, ainsi que d’autres villes ont leur propre journal. Des journaux de ce genre apparaissent spontanément un peu partout aux États-Unis et au Canada. Je reçois beaucoup d’appels et de lettres de personnes désirant recevoir des informations sur la façon de créer un journal. Londres a aussi un journal —The Big Issue (Le Grand Problème) vendu par les sans-logis.
JS. Une dernière question : pourquoi acceptons-nous qu’il y ait des sans-abri ?
LE. Je ne crois pas que nous acceptions vraiment qu’il y ait des sans-abri. La frustration et la colère exprimées par de nombreuses personnes (qui ne sont pas des sans-abris) montre leur refus d’accepter que des gens vivent dans la rue. Bien qu’il n’y ait certainement pas absence d’insensibilité ou de cruauté envers les sans-logis, je pense que la personne « moyenne » a le sentiment qu’elle a peu ou pas le pouvoir de modifier ce statu quo. Par dessus tout, une mauvaise compréhension des causes fondamentales du phénomène des sans-logis — la croyance que c’est le résultat de l’oisiveté ou d’une conduite personnelle immorale — explique le manque d’intérêt du grand public envers les problèmes difficiles et complexes qui se trouvent à l’origine de ce phénomène en Amérique. Ce sont les changements dans les secteurs de l’emploi, du logement, de la santé et autres, qui ont abouti à ce que nous voyons actuellement dans les rues.
En éduquant davantage la population sur le problème des sans-abri, en développant davantage la compassion envers eux, et grâce à une pression politique se traduisant par une action politique et un engagement, la situation pourrait nettement s’améliorer. Pendant ce temps, le manque d’abri et de soins détruit des milliers de vies chaque jour ; des centaines de sans-logis meurent, chaque année, dans les rues de San Francisco.
Pour plus d’informations sur le Street Sheet ou pour envoyer une contribution, contacter : The Coalition on Homelessness, 126 Hyde Street, San Francisco, CA 94102. Téléphone (415) 346-3740. Si vous désirez soumettre un article ou une réalisation artistique, prière de l’envoyer à l’attention de Lydia Ely.