octobre 2025 – No 446
SOMMAIRE

- Les paires d’opposés par Le Maître –
- Octobre 2025
- C’était inévitable par Graham Peebles
- Un livre de Matt Kennard : Le racket, un problème à résoudre par Mitch Williams
- La sphère de Buga par Douglas Griffin
- Un livre du Dr Steven Greer : Vérité occultée – connaissance interdite. Il est temps que vous sachiez (2e partie) par Corné Quartel
- Se libérer du conditionnement
- Je me tourne vers mon alto, le cœur lourd
- Un monde sans eau potable ?
- Le flûtiste
- Une bénédiction lumineuse ?
- Des progrès encourageants pour les pauvres de la planète
- La voix bouleversante d’une fillette de Gaza
- Lutte pour la survie à Gaza
- Un livre de Graeme Maxton : Les Egarements de l’esprit occidental par Phyllis Creme
- La colère monstrueuse des armes (2e partie) par Pauline Welch
- Le droit de lire derrière les barreaux (1ʳᵉ partie) – Interview de Dave « Mac » Marquis par Jason Francis
- La flottille mondiale Sumud par Elisa Graf
- L’intelligence intuitive et spirituelle – quand l’âme nous inspire (2e partie) par Claude Chaboche
- Maitreya à propos des Etats-Unis
- Maitreya à propos des Etats-Unis (extrait)
- Conférence de presse de Francesca Albanese
- Questions-réponses
- Les porte-parole — leur fonction, leur relation avec un maitre, le degré d’exactitude et de fiabilité de leurs communications.
- Qu’est-ce qu’un porte-parole ? Quel est le processus associé à cette fonction ?
- J’ai l’impression qu’un porte-parole n’apparaît pas toujours dans ce rôle, qu’il lui arrive aussi de se manifester simplement tel qu’il est lui-même, et je suppose qu’il a étudié vos livres et ceux d’Alice Bailey. En est-il ainsi ?
- Pourquoi le Maître Jésus utilise-t-il un porte-parole ? Pourquoi ne vient-il pas lui-même ?
- Tout le monde peut-il devenir un porte-parole, ou bien est-il nécessaire d’avoir accédé à un niveau d’évolution relativement élevé ?
- Un porte-parole est-il en contact télépathique avec le Maître qui l’utilise ?
- Le « visiteur » était-il conscient que le Maître Jésus s’exprimait par son intermédiaire ?
- Pourquoi le Maître Jésus se manifeste-t-il parfois lui-même, parfois à travers un disciple, et parfois par l’intermédiaire d’un porte-parole ?
- Il y a quelques années, Patricia Pitchon a eu des échanges avec un porte-parole de Maitreya. Pouvez-vous le comparer au « visiteur » ?
- Les « expériences spéciales » se produisent-elles toujours avec des Maîtres ?
- Etaient-elles exactes ?
Articles du Maître —
Les paires d’opposés – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, juillet 1989
Depuis que l’homme est apparu sur la Terre, son histoire n’a été qu’une longue suite de conflits et de luttes, d’agressions et de guerres. Il n’y a guère eu d’époque où ces tendances n’aient été dominantes, si bien qu’elles sembleraient constituer la nature essentielle de l’homme. Pourtant, en dépit des apparences, ce n’est nullement le cas. Pourquoi alors, l’homme présente-t-il une image aussi déformée de lui-même ? D’où lui vient cette propension à l’action chaotique et à la violence destructrice ?
L’homme est essentiellement une âme, un reflet parfait de Dieu. Au cours d’innombrables incarnations, depuis les temps les plus reculés, l’âme de l’homme a cherché à exprimer sa nature divine dans le temps et l’espace. Lorsqu’elle se crée une contrepartie physique, elle la dote des moyens qui lui permettront d’évoluer vers sa propre perfection. C’est ainsi que le Plan de Dieu s’accomplit. La clé de ce développement est l’aspiration. En chaque homme demeure le désir de perfection et le besoin d’exprimer le bien, le beau et le vrai : les attributs de l’âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n’est dénué du désir de s’améliorer, peu importe comment il l’exprime. Il n’existe personne en qui cette aspiration ne serait présente. Comment alors expliquer les aberrations de l’homme, sa violence et sa haine ?
La réponse se trouve dans la position unique qu’il occupe, point de rencontre de l’esprit et de la matière, et dans les tensions que suscite la coexistence de ces deux aspects en lui. L’homme est une âme immortelle, plongée dans la matière, et, par conséquent, sujette aux limitations qu’elle impose. Sa lutte pour la perfection consiste à résoudre l’opposition inhérente aux deux pôles indissociables de sa nature et à les conduire à une union complète.
Au moyen d’incarnations répétées, le processus d’évolution atteint progressivement ce but, jusqu’à ce que la qualité et le rayonnement de la matière coïncident avec ceux de l’esprit. Le Plan s’est alors réalisé et un autre Fils de Dieu est retourné chez lui.
Pendant très longtemps, la domination de la matière fait obstacle à l’expression de l’âme ; l’évolution se poursuit, mais lentement. Lorsqu’il a résolu le conflit entre les pôles opposés de sa nature, l’homme réalise que la dichotomie n’est qu’apparente, et les oppositions irréelles. Il réalise alors que tout est Un, que l’esprit et la matière ne sont que deux aspects d’un Tout divin, et que les limitations du passé ne sont rien d’autre qu’illusion.
Sans ce conflit entre les opposés et la friction qui en résulte, les progrès de l’homme seraient vraiment lents. La friction est le feu qui le pousse sur son chemin, l’aspiration, la lumière qui l’appelle toujours plus haut.
C’est ainsi que l’homme, avec le temps, abandonne les limitations de la matière, en revêtant celle-ci du rayonnement de sa vérité spirituelle. L’homme a pour mission de spiritualiser la matière et d’amener la substance de la planète, dans chaque règne, à devenir le reflet parfait de l’Homme céleste dont elle est le corps. Le conflit et la guerre, la violence et la haine, ne sont que des manifestations temporaires de l’incapacité de l’homme, dans son état actuel, à manifester sa véritable nature. Le temps est proche où sa vérité prévaudra, où sa beauté rayonnera et où sa bonté éclatera aux yeux de tous.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Octobre 2025 – [sommaire]
Ce numéro met en évidence le bon, le mauvais, le pire, le meilleur et l’excellent au sein de l’humanité. Nous espérons que les lecteurs le trouveront inspirant.
Nous y trouverons de l’espoir, dans des passages rassurants tel que celui-ci, extrait de l’article du Maître de Benjamin Creme Les paires d’opposés : « Tout homme porte en lui le désir de perfection et l’envie d’exprimer le bien, le beau et le vrai, attributs de l’âme. Personne, aussi hésitant soit-il dans ses actions, n’est dépourvu de ce désir d’amélioration, quelle que soit la manière dont il s’exprime. Personne n’est exempt de cette aspiration. » Qu’il est réconfortant de le savoir, surtout à une époque où il est si facile de voir le pire dans nos semblables. Vers la fin de ce même article, l’idée suivante apporte un soulagement bienvenu : « Les conflits et les guerres, la violence et la haine ne sont que la manifestation passagère de l’incapacité de l’homme à démontrer sa véritable nature. »
Plusieurs de nos articles dévoilent les origines des problèmes qui empêchent l’humanité d’atteindre son potentiel en tant qu’être véritablement divin. Dans la rubrique Point de vue, Graham Peebles écrit que « le néolibéralisme est intrinsèquement source de divisions et d’injustice, et donc incapable de produire la paix ou la justice sociale. » Nous aurions dû nous rendre compte que nous en arriverions là, car l’ordre mondial et le système politico-économique que nous avons mis en place étaient et sont toujours entretenus par la répression, les changements de régime orchestrés, l’agression et la guerre les plus brutales. La justesse de ces affirmations est confirmée dans le Racket, de Mitch Williams, qui met en évidence l’idée que nous devons dénoncer et comprendre ces machinations si nous voulons en sortir : « D’un point de vue ésotérique, ce problème omniprésent dans les domaines économique et politique révèle la séparation, l’égoïsme et la cupidité de ce matérialisme effréné qui s’oppose à la synthèse, au partage et à la coopération, valeurs qui incarnent une approche plus spirituelle de la vie. » Le nouveau livre de Graeme Maxton, merveilleusement intitulé The Follies of the Western Mind (Les folies de l’esprit occidental), souligne que notre façon de penser est erronée et que les conclusions auxquelles nous parvenons sont fausses. Il se demande : où se trouve le siège de la conscience : dans le cerveau ou […] ? Et il en déduit à un sentiment d’unité : « L’univers tout entier est présent en nous, un univers vivant et conscient qui se développe et évolue autour de nous. »
Les perspectives de Maitreya sur les tendances actuelles aux Etats-Unis donnent à réfléchir, mais proposent également des solutions grâce à son analyse et à celle d’autres experts. Nous suivons la Flottille vers Gaza, conscients que beaucoup de choses se seront passées avant que cette revue n’arrive dans votre boîte aux lettres. Dans l’article : La voix bouleversante d’une fillette de Gaza, nous découvrons les dernières heures désespérées d’une enfant bloquée dans une voiture entre les membres de sa famille décédée.
Pauline Welch expose l’impact du complexe militaro-industriel, tandis qu’une interview de Jason Francis révèle une perspective fascinante sur l’importance de la lecture en prison.
Le Maître de Benjamin Creme rassemble toutes les réalités divergentes et conflictuelles en un tout où la lutte pour vivre et exprimer le plein potentiel divin de chaque être humain est enfin accomplie : « L’homme est une âme immortelle plongée dans la matière, soumise donc aux limitations que cette matière impose. Sa lutte pour la perfection consiste à réunir et à résoudre ces deux pôles opposés de sa nature. »
Point de vue
C’était inévitable – [sommaire]
Depuis des décennies, voire des siècles, l’effondrement est en cours : fragmentation de l’ordre social, économique et politique, affaiblissement du droit, tant au niveau national qu’international, duplicité et hypocrisie incessantes de ceux qui détiennent le pouvoir, qui repoussent les limites.
Aujourd’hui, le chaos règne : extrémisme violent généralisé, impunité des Etats, profondes divisions sociales et dégradation environnementale effroyable. Il était inévitable que cela arrive. La mort et la destruction sont inscrites dans la nature des choses. Les injustices structurelles et les comportements destructeurs poussent les systèmes mondiaux et socio-économiques au-delà de leurs capacités, vers des points de bascule critiques et un effondrement potentiel.
La destruction des fondements de la civilisation, visible partout autour de nous, est le résultat inévitable de l’idéologie néfaste qui sous-tend notre époque : le néolibéralisme colonial, conjugué à la complaisance de l’Etat. Le néolibéralisme est intrinsèquement source de division et injuste, et donc incapable d’instaurer la paix et la justice sociale. Indissociable de l’impérialisme, il fonctionne comme un instrument idéologique de domination, de répression et de contrôle à l’échelle mondiale.
Apparu à la fin du XXe siècle sous M. Thatcher et R. Reagan, le néolibéralisme s’est exporté à l’échelle mondiale par le biais d’institutions telles que le FMI, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les protections sociales et les droits des travailleurs ont été démantelés, les industries publiques privatisées et l’industrie déréglementée.
Par le biais de la dette, des accords commerciaux administrés par l’OMC et des programmes d’ajustement structurel (PAS), les pays d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud-Est ont été soumis économiquement et politiquement au Nord global, étendant ainsi son contrôle colonial par des mécanismes économiques et politiques.
Fondamentalement, le néolibéralisme repose sur une doctrine nihiliste où le matérialisme, le profit et le désir individuel sont considérés comme des valeurs humaines fondamentales. Dans cette vision réductrice du monde, la production s’organise uniquement vers ce qui est profitable au capital : l’exploitation du travail, des ressources et des moyens de production, enrichissant ainsi les centres impériaux et coloniaux, plutôt que vers la satisfaction des besoins humains ou la préservation de la planète. Il s’agit d’un système inhumain et violent, administré par des puissances coloniales dominées par les Etats-Unis, au détriment des pauvres partout dans le monde, et de la nature.
Le néolibéralisme colonial s’appuie sur des siècles de domination du Sud par le Nord. A partir du XVIe et pendant des siècles, les puissances européennes ont pillé l’Afrique, l’Asie et les Amériques, extrayant des ressources et soumettant les populations au travail forcé pour leur enrichissement. Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis ont pris les rênes de ce système d’exploitation, usant de leur puissance économique et militaire pour affirmer leur volonté. Des centaines de milliers de personnes ont été tuées lors d’actes de violence répressifs en Corée, au Vietnam, au Congo et au Chili. Par des actions directes, des coups d’Etat et des opérations secrètes, le contrôle économique et la répression politique ont été utilisés par les Administrations américaines des deux partis pour soumettre ces nations.
Aujourd’hui, la même stratégie inhumaine est appliquée en Palestine, où Israël, colonie euro-américaine et avant-poste impérialiste au Moyen-Orient, commet, comme l’a récemment confirmé la commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies, un génocide contre les Palestiniens de Gaza, parallèlement à la destruction systématique de la société palestinienne et de l’environnement. Hamza Hamouchene qualifie cela d’holocide : « la destruction totale de la vie sociale et écologique en Palestine », mettant en évidence la dévastation humaine et environnementale inextricable, au vu et au su de tous.
Démocratie économique
Si les démocraties occidentales autorisent un certain degré de participation politique, il n’existe pas de démocratie économique. Le néolibéralisme concentre le pouvoir économique entre les mains d’une infime minorité, un nombre qui diminue d’année en année, même si leur richesse augmente. Les citoyens ordinaires, les 99,9 %, n’ont aucun contrôle significatif sur les systèmes économiques qui régissent leur vie. La principale force motrice de la politique économique et de la vie des entreprises est la recherche du rendement pour le capital, un objectif presque toujours prioritaire sur les besoins sociaux tels que la santé, l’éducation et le logement abordable. Les conséquences de cette doctrine sont multiples : de vastes inégalités de richesse, de revenus et d’opportunités, l’austérité et un endettement écrasant, des gouvernements faibles et dépendants, à la merci des marchés et des multinationales, des services publics inadéquats et une destruction environnementale continue, aggravée par l’inaction des gouvernements.
Parallèlement à ces injustices structurelles, l’idéologie de la cupidité et de la division favorise une série de valeurs destructrices qui se perpétuent : l’égoïsme, le conformisme et la compétition acharnée sont mis en avant, tandis que la coopération et la compassion sont marginalisées. Ceci alimente des divisions de toutes sortes, et la division engendre des conflits, au sein des individus, des communautés, des nations et à l’échelle mondiale. Les fractures extrêmes désormais visibles dans la société, économiques, sociales, politiques, juridiques et écologiques, déchirent le tissu même de la vie.
Ce chaos total était inévitable. Ce mode de vie divisé, injuste et malsain, fondé sur une idéologie violente ancrée dans l’exploitation, la cupidité et la division, ne pouvait que nous mener à ce point, et au-delà. Nous n’avons peut-être pas encore atteint le seuil de destruction : une crise colossale d’échecs interdépendants. Nulle part la barbarie du système n’est plus manifeste qu’en Palestine, où le génocide israélien met à nu la logique impitoyable de l’empire : impunité des puissants, abandon du droit international, violence débridée et assujettissement de la vérité.
C’est un système de violence sans limites, porté par des hommes obsédés par le pouvoir et le contrôle, qui permet à des personnalités comme B. Netanyahou et d’autres, dont D. Trump, de s’emparer du pouvoir et de commettre des crimes inimaginables.
Compte rendu de lecture
Un livre de Matt Kennard : Le racket, un problème à résoudre – [sommaire]
Benjamin Creme a souvent mentionné que les problèmes de l’humanité sont essentiellement de nature spirituelle et qu’ils se traduisent actuellement principalement dans les domaines de la politique et de l’économie. Dans son livre : The Racket, a Rogue Reporter vs the American Empire¹ (Le racket, un journaliste rebelle contre l’empire américain), Matt Kennard offre un regard extrêmement précis des forces à l’œuvre travaillant dans l’ombre sans relâche à maintenir le statu quo économique et politique prépondérant et de plus en plus dysfonctionnel.
The Racket est l’histoire de la construction d’un empire économique tyrannique, essentiellement par les Etats-Unis et ses divers alliés financiers (sociétés transnationales, banques, fonds spéculatifs et d’investissement, et compagnies d’assurance), avec au premier plan les médias occidentaux traditionnels. Dans ce contexte, le « racket » se réfère à la fois aux participants de cette conspiration mondiale, et aux divers moyens employés pour atteindre leurs objectifs². Le parcours professionnel de M. Kennard comme journaliste financier pour des publications comme le Financial Times et The Guardian au Royaume-Uni, aussi bien que son expérience journalistique de terrain à travers le monde, ayant approché de nombreux hauts responsables au sein du racket comme ceux qui travaillent à en empêcher l’expansion, sans mentionner plusieurs de ceux qui en ont été victimes, fournissent au sujet une perspective unique.
Le récit historique de M. Kennard commence à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la création des institutions de Bretton Woods : le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Soutenue par une machine de propagande bien huilée qui dépeint invariablement les Etats-Unis et ses alliés commerciaux comme les héros du monde, propageant la démocratie, la prospérité et la justice économique internationalement, l’histoire véritable est bien plus sombre.
« Les planificateurs américains se mirent à concevoir un système monétaire international qui placerait le reste de l’humanité sous leur coupe. » Ils avaient conscience que faire cela tout en se présentant comme des chevaliers en armure serait compliqué. Ils ont donc construit « une série d’institutions mondiales qui décideraient de la manière dont les pays les plus pauvres géreraient leurs propres économies. L’idéologie directrice serait une forme de capitalisme soutenu par les Etats-Unis, qui ne tolérerait aucune divergence sur sa doctrine. »
Ces institutions viendraient à l’aide des pays subissant une sévère crise économique, crises souvent provoquées par les racketteurs eux-mêmes, en offrant des prêts fortement conditionnés, contraignant ceux qui les obtiennent à en payer un prix élevé. L’« aide » vient généralement sous la forme d’investissements étrangers dans des segments étroits de l’infrastructure du pays, y installant des industries de différentes sortes. Les bénéfices issus de ces industries, principalement des produits pour l’exportation, retournent aux investisseurs étrangers, alliés commerciaux des bâtisseurs d’empire américains, exigeant que le pays hôte renonce aux taxes.
A l’exception occasionnelle de petits groupes d’oligarques locaux, qui se prêtent au jeu de l’approche néolibérale des racketteurs, la population du pays hôte n’en retire aucun autre bénéfice que des emplois d’esclave extrêmement mal rémunérés. Elle est dans l’incapacité de bénéficier des produits fabriqués faute de fiscalité en sa faveur, de salaires suffisants, d’équipements collectifs ou de service.
Les sociétés étrangères s’approprient même la production agricole, qu’elles développent pour l’exportation, remplaçant souvent l’agriculture de subsistance locale, et rendant les ressources alimentaires de plus en plus inaccessibles pour la population la plus exposée. Lorsque la main d’œuvre locale se défend en tentant de s’organiser pour demander l’augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail, le mouvement est étouffé, ou lorsque cela s’avère trop difficile, la société déplace ses opérations dans un pays encore plus démuni où elle peut obtenir de la main d’œuvre à un prix encore plus bas.

Le Maître de Benjamin Creme a prédit que le pouvoir du peuple deviendrait le prochain super pouvoir mondial auquel aucun gouvernement ne pourra s’opposer. L’auteur M. Kennard semble faire écho à cette perspective.
D’autres exigences infligées aux pays victimes incluent le transfert des fonds publics soutenant le bien-être social et d’autres services vers le paiement d’une dette souvent assortie de taux d’intérêts élevés. Des pays comme le Brésil, l’Argentine, le Salvador, l’Indonésie et particulièrement Haïti, ont tous subi l’impact dévastateur de ces politiques de racket.
Lorsque les dirigeants d’un pays osent inverser la tendance et choisissent d’investir dans les besoins de leur population plutôt que dans les sociétés étrangères et les intérêts financiers, la machine du racket passe à la vitesse supérieure à plusieurs niveaux. La propagande médiatique du racket travaille à diaboliser ces dirigeants démocratiquement élus, les qualifiant de dangereux « dictateurs socialistes » violant les droits de leurs citoyens. D’autres moyens sont également employés : « Une des caractéristiques principales de la stratégie impérialiste étasunienne est de maintenir une prétendue société civile ouverte dans les démocraties de « faible intensité », en injectant de l’argent dans certaines ONG pour les droits de l’homme qui soutiennent les Etats-Unis et ses politiques. »
Fréquemment, les Etats-Unis et leur complexe militaire industriel fournissent des armes et un soutien financier aux forces politiques militantes de droite, soutenant les coups d’Etats et autres tentatives pour renverser les gouvernements élus. En dernier ressort, les Etats-Unis et d’autres puissances occidentales prennent parfois part directement aux opérations militaires pour écarter ces « tyrans malfaisants ».
Faisant la preuve d’un scandaleux double standard, la deuxième moitié du vingtième siècle regorge d’exemples de la manière dont les Etats-Unis ont soutenu de brutaux dictateurs, en dépit de leurs prétentions à promouvoir la démocratie à travers le monde, tant que ceux-ci soutenaient les règles commerciales du racket. Certains de ces dirigeants despotiques ont été littéralement mis en place par des machinations de la CIA ou par d’autres moyens, contre le souhait de la population (le Shah d’Iran en est un bon exemple). Les autres dictateurs soutenus par les Etats-Unis incluent Hosni Moubarak en Egypte, Suharto en Indonésie, Saddam Hussein en Irak et Augusto Pinochet au Chili. La liste ne s’arrête pas là. Les Etats-Unis et les autres racketteurs ne se retournent contre ces despotes que lorsqu’ils commencent à menacer de quelque manière l’ordre économique.
M. Kennard argumente même en faveur de l’idée que la guerre froide a consisté moins à contenir et s’opposer à l’URSS qu’à soutenir les principes de l’impérialisme du racket. Il cite Ken Livingstone, ex-premier ministre du Royaume-Uni et premier maire de Londres : « La guerre froide fut en grande partie une fiction parce que les Etats-Unis avaient 20 fois plus de bombes que les Soviétiques. » Après la fin de guerre froide, la justification pour le maintien des dépenses militaires s’est déplacée sur la « guerre contre le terrorisme » et la « guerre contre la drogue », cette dernière étant utilisée pour justifier les avant-postes militaires dans les pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.
Au sein des Etats-Unis et dans d’autres pays développés occidentaux, le Racket utilise une approche légèrement différente avec le même objectif : celui de faire remonter chaque centime possible de richesse aux ultras riches. Aux Etats-Unis, la « guerre contre la drogue » est utilisée comme un moyen pour accroître continuellement l’expansion du complexe industriel des prisons privées. Les sociétés d’extraction ont toute latitude pour dévaster l’environnement et créer un environnement dangereux pour leurs employés. Les institutions éducatives sont utilisées pour faire du prosélytisme auprès des jeunes pour les convaincre de l’incontestable prééminence du prétendu système de libre marché.
John Curtis, de l’American Association of College Professors (Association américaine des professeurs d’universités), est cité : « L’une de nos préoccupations est que les universités deviennent plus un système de marché que de production de connaissance au bénéfice de la société. » Les profits sont privatisés mais les pertes socialisées (comme lors de la crise économique de 2008). Les monopoles prospèrent, condamnant les petites entreprises. Les syndicats et les travailleurs syndiqués sont privés de droits, et les sociétés transnationales exportent leurs opérations dans les pays en développement déjà sous la coupe du racket, profitant d’une force de travail plus malléable, pour gagner la course aux plus bas salaires.
L’espoir au rendez-vous
Le récit de M. Kennard n’est cependant pas sans espoir. Il mentionne certains dirigeants comme Evo Morales en Bolivie et Hugo Chavez au Venezuela parmi d’autres, qui ont riposté en mobilisant un large soutien de la population, créant des systèmes sociaux efficaces pour leurs citoyens, expulsant les militaires étasuniens et dans certains cas, en collaborant économiquement avec la Chine, qui n’impose pas les restrictions des politiques du racket.
M. Kennard exprime également une grande foi dans le pouvoir dont le peuple a fait preuve lors des soulèvements tels que le printemps arabe et le mouvement Occupy, ainsi que dans les médias indépendants et l’activisme en ligne. Comme les lecteurs de Partage international le savent, le Maître de Benjamin Creme a prédit que le pouvoir du peuple deviendrait le prochain super pouvoir mondial auquel aucun gouvernement ne pourra s’opposer. M. Kennard semble faire écho à cette perspective. Il termine le livre par un chapitre sur l’art populaire et son influence sur la formation de l’opinion publique et la direction des politiques de justice sociale.
D’un point de vue ésotérique, ce problème omniprésent dans les domaines économique et politique révèle la séparation, l’égoïsme et la cupidité de ce matérialisme effréné qui s’oppose à la synthèse, au partage et à la coopération, valeurs qui incarnent une approche plus spirituelle de la vie.
Mettre en lumière les complexités de ce problème profondément enraciné est un des moyens de le traiter et de le dépasser.
1. Seconde édition publiée en 2024 par Bloomsbury Academic, © Matt Kennard, 2015, 2016, 2024.
2. Le terme racket est un mot d’argot commun aux Etats-Unis et au Royaume-Uni se référant à une entreprise criminelle organisée dont l’objectif est le profit financier.
Un livre du Dr Steven Greer : Vérité occultée – connaissance interdite. Il est temps que vous sachiez (2e partie) – [sommaire]
« Nous ne sommes pas seuls »
par Corné Quartel,Vérité occultée – connaissance interdite est la transcription de réunions qui ont eu lieu dans la maison de campagne du Dr Greer en Virginie, au cours d’une semaine de 2004 pendant laquelle il a raconté les événements de sa vie. Toutes les citations sont de Steven Greer, sauf indication contraire.
Le documentariste Michael Moore a dit que les seules conspirations auxquelles il croit sont celles qui sont vraies. Les affirmations de Greer et de ses groupes ne sont pas des propos farfelus mais reposent sur des faits et des recherches scientifiques ; ils sont étayés par des documents et des témoignages de lanceurs d’alerte de premier plan. Ils présentent des preuves de la présence extraterrestre, de la capture par l’armée de vaisseaux extraterrestres et de leurs équipages, et d’environ soixante-dix ans de rétro-ingénierie et de conception d’armements à partir des technologies extraterrestres, y compris « l’énergie du point zéro », les systèmes de propulsion antigravitationnels et la vision à distance assistée par la technologie. Quand on compare l’électronique grand public grossière des années 1950 avec la technologie informatique actuelle, on peut imaginer à quel point ces technologies du Gouvernement de l’Ombre (voir la première partie) doivent être avancées aujourd’hui !
Ces technologies extraordinaires pourraient être extrêmement bénéfiques pour le monde, appliquées aux domaines de la médecine, des transports, de l’énergie. Mais elles ont été accaparées par des gens avides de pouvoir et qui abusent de celui-ci.
« J’en suis arrivé à comprendre que le gouvernement des États-Unis – et de tout autre pays – est en réalité l’otage d’un groupe illégal de criminels qui détiennent des technologies capables de surpasser largement celles d’un bombardier furtif B-2 et qui peuvent, s’ils le souhaitent, mettre fin à une présidence ou se débarrasser de toute personne qui se met en travers de leur chemin. Cela m’a été clairement expliqué par des personnes qui font partie du cercle restreint des plus hautes sphères du pouvoir sur Terre ».
Malheureusement, les responsables politiques ne peuvent rien faire, soit parce qu’ils ont peur, soit parce qu’ils sont corrompus, mais « quand on est confronté à quelque chose d’aussi fondamental, impliquant des technologies aussi puissantes, on mesure les risques pour le monde de laisser cette mascarade se poursuivre, sans contrôle, décennie après décennie. »
Les raisons de cette situation – l’agenda secret
Au-delà de la simple cupidité, de l’appétit de pouvoir et de la soif de domination, il existe d’autres logiques en jeu. Certains préfèrent ne pas se faire remarquer, bien sûr, mais la plupart des membres de ce groupe fortement compartimenté n’ont pas conscience du véritable agenda secret. En fait, le véritable pouvoir y est détenu par quelques centaines de personnes.
« Et ce sont les plus étranges : des gens ancrés dans une religiosité rétrograde, quasi-sectaire, et dans la superstition. »
Ce sont des gens dont la vision du monde est tournée vers la destruction, parce qu’ils pensent que le Christ ne peut revenir que si le monde est détruit et que des milliards de personnes sont tuées. Ils ne savent pas que le retour du Christ s’est déjà produit et que leur « fin du monde » n’est que la fin d’un cycle divin et le début d’un autre. Malheureusement, cette mauvaise interprétation des Écritures et des prophéties a de graves conséquences. Comme dans le proverbe chinois : « À moins de changer de direction, nous risquons d’arriver là où nous allons. »
Une autre raison majeure du secret est le pouvoir — un pouvoir géopolitique colossal, qui découle de la maîtrise technologique et économique, et de la puissance militaire qui en résulte. « Les personnes qui dirigent ces programmes souffrent du complexe du « maître de l’univers » ; ils se prennent pour Dieu. C’est de la mégalomanie sous stéroïdes. »
Selon S. Greer, la divulgation d’une source d’énergie gratuite, illimitée et propre pour tous, déjà détenue en secret par ce groupe occulte, entraînerait l’effondrement de son pouvoir et de ses revenus. Ce serait le plus grand basculement de pouvoir géopolitique de l’histoire de l’humanité.
En dix à vingt ans, nous assisterions à une amélioration spectaculaire des conditions d’existence d’une grande partie de la population mondiale qui vit aujourd’hui dans la misère. Pourtant, nos gouvernements ont pour seul objectif le maintien du statu quo et du bon vieux système économique actuel basé sur les combustibles fossiles. General Motors, Lockheed Skunkworks et d’autres grandes entreprises détiennent des technologies susceptibles de sauver la planète, mais elles les gardent pour elles, et toute invention humaine dans ce domaine est immédiatement étouffée parce que, selon Greer, « si merveilleuse que soit cette transformation globale pour l’humanité et pour la planète, elle représente le pire scénario possible pour l’élite qui veut continuer à dominer le monde. Quand on décentralise la production d’énergie et l’activité économique, on n’a plus besoin de la kleptocratie hypercentralisée qui tire tous les fils et accapare la richesse. »
Sur son lit de mort, l’ingénieur aérospatial américain et ancien ingénieur nazi spécialiste des fusées Wernher von Braun, qui était bien informé, a révélé à son assistant personnel le plan secret visant à « unir le monde » autour d’un nouveau niveau de pouvoir militaro-économico-industriel centralisé et totalitaire : d’abord, favoriser une vague de terrorisme mondial ; ensuite, échafauder une fausse menace d’astéroïdes venus de l’espace, puis mettre en scène un simulacre de menace extraterrestre avec de faux ovnis — également utilisés pour de faux enlèvements — afin de créer un scénario de type « Guerre des étoiles » qui devrait produire suffisamment de xénophobie au sein de la population pour assurer aux manipulateurs un flux régulier de fonds publics, au nom de la sécurité et de la paix mondiale. Ça vous rappelle quelque chose ?
Le but est de parvenir à un contrôle maximal de la population mondiale par la peur et le conflit. Les outils : l’endoctrinement, la désinformation et « faire de chacun de nous un consommateur docile nourri de croyances erronées et de matérialisme. L’addiction à la consommation associée à de faux systèmes de croyance est le poison de prédilection des masses. » C’est la raison pour laquelle les médias et Hollywood sont de plus en plus infiltrés et contrôlés. Regardez comment on est passé de films comme E. T. et Rencontres du troisième type à Mars Attacks et Independence Day.

« L’Etoile » de Maitreya vue d’Amsterdam, Pays-Bas, le 20 janvier 2022
Les perspectives d’avenir
Nous vivons une époque de contrastes forts, d’ombre et de lumière, et de changements profonds. Le problème semble complexe, mais pour Greer, la solution est simple : là où il y a de l’ombre, il faut introduire de la lumière. Le gouvernement de l’ombre peut prospérer tant que son agenda reste secret ; c’est pourquoi il doit être exposé au public, et la vérité révélée.
« L’un de nos objectifs les plus importants est de révéler cet agenda secret aux personnes bien intentionnées qui œuvrent à leur insu au sein de ce groupe clandestin. La plupart des gens qui travaillent au Pentagone, à la Maison-Blanche et à la CIA ne savent pas ce qui se trame dans leur dos. »
La bonne nouvelle, c’est que nous sommes entrés dans une nouvelle ère et que nous en voyons déjà les premières lueurs : une ère d’au moins 500 000 ans de paix et d’épanouissement pour l’humanité. Le Plan divin a tout prévu ! La mauvaise nouvelle, c’est que la transition ne sera probablement pas facile.
Greer affirme avoir vu se dérouler des événements dans un futur proche et plus lointain par la vision à distance, c’est-à-dire en reliant son esprit à l’Esprit illimité, omniprésent et omniscient, à partir duquel cause et effet peuvent être observés « en temps réel ».
« Nous ne serons pas autorisés à détruire la Terre-Mère en une seule génération aveugle et irresponsable. La Terre est destinée à exister encore pendant des milliers et des milliers d’années pour l’évolution de la vie intelligente. Elle nous aime et elle est patiente, mais sa patience a des limites — et si nous ne changeons pas, la Terre se débarrassera de nous. Comme un chien qui se secoue pour nettoyer son poil des parasites et des saletés. »
Il y a cent ans, cela aurait été plus facile, mais aujourd’hui, selon Greer, la correction de trajectoire pourra s’accompagner de catastrophes naturelles comme des tremblements de terre ou des tsunamis… Mais tout dépendra de la réaction de l’humanité. C’est à nous de décider ; il n’est jamais trop tard.
Greer s’attendait à ce que le changement de cap se déroule dans la décennie ou les deux décennies suivantes à partir de l’époque où il écrivait, en 2004. Nous sommes maintenant en 2025, et rien n’a changé. La transition n’en sera que plus douloureuse. Les astrologues (et de nombreux mediums) semblent le confirmer. Ils annoncent une grande « réinitialisation » entre 2025 et 2032. Pour les lecteurs de Share International, cela pourrait éclairer les raisons pour lesquelles l’émergence publique de Maitreya, l’Instructeur du Monde, a été retardée et « les plans ont changé » (PI, novembre 2024, Assumer notre libre arbitre). Désormais, il semble qu’une réinitialisation plus drastique soit nécessaire pour permettre l’émergence publique de la Hiérarchie Spirituelle de notre planète ou de nos Frères de l’espace.
Selon Greer, nous recevrons toute l’aide dont nous aurons besoin : « Au cours des événements qui transformeront la Terre, j’ai vu des milliers et des milliers d’objets lumineux de forme ovale, desquels irradiait une lumière intérieure. » Une autre nouvelle rassurante est que tout bouleversement sera temporaire. Contrairement aux effondrements passés, ceux des continents de la Lémurie et de l’Atlantide, nous n’aurons pas à tout recommencer de zéro car cette fois, l’humanité est prête pour mettre en place un autre monde — même si en apparence, nous avons encore du mal à abandonner les anciens systèmes et méthodes.
« Quand les nouvelles technologies verront le jour, ce sera comme une marée qui soulève les bateaux. Une excellente nouvelle — sauf pour ceux qui possèdent des champs pétrolifères valant des milliards de dollars. »
Comme un Phénix renaissant de ses cendres, nous rebâtirons rapidement une civilisation avancée sur cette planète qui connaîtra une paix durable. La plupart des gens ont un bon fond et veulent la paix, mais nous devons être prêts à faire face aux « quelques chiens enragés qui aiment s’attaquer au troupeau. »
Des tremblements de terre pourraient détruire notre réseau énergétique basé sur les énergies fossiles et dont la structure est centralisée. Cela ouvrirait la voie à de nouvelles sources d’énergie gratuites et décentralisées. Oui, il pourrait y avoir de la destruction, mais il faut garder à l’esprit que la grande majorité des habitants de la Terre vit déjà dans des conditions inhumaines et une misère effroyable, simplement parce qu’un tout petit nombre de personnes ont accaparé les ressources du monde.
Tout cela est une affaire d’énergie : que se passera-t-il lorsque le coût énergétique de la production de biens, du transport et de la construction tombera à zéro ? Nous connaîtrons alors un monde entièrement nouveau où règnera l’abondance pour tous, sans pollution, en harmonie avec la nature. Une énergie illimitée. Les infrastructures coûteuses — réseaux électriques, câblages domestiques — deviendront obsolètes. « La construction sera plus simple, plus naturelle, moins coûteuse, plus belle ; les chantiers seront propres. »
Les régions du monde autrefois défavorisées s’économiseront les 150 ans de révolution industrielle à cheminées fumantes qu’ont connus les pays développés, et connaîtront un essor fulgurant de leur activité économique, de grands développements technologiques et un renouveau de leurs forces géopolitiques ».
D’un côté, la terre deviendra de plus en plus intégrée en tant que « village global » grâce à la vitesse des communications et des transports. Les nouveaux systèmes de propulsion antigravité permettront des déplacements extrêmement rapides, et il n’y aura plus de nécessité économique pour les grandes métropoles.
« Et pourtant, d’un autre côté, on verra fleurir les initiatives locales pour favoriser l’autosuffisance et l’autonomie des villages et des quartiers. »
Un âge d’or pour l’humanité
Et c’est là le grand message. « Tous les besoins matériels se trouvant satisfaits, l’être humain pourra commencer à s’épanouir, passant d’une situation de manque et de peur à un état d’équilibre et de sérénité qui lui permettra de s’élever à travers une quête spirituelle. »
Le contact avec les civilisations extraterrestres sera établi ouvertement. Science, technologie et conscience seront progressivement intégrées.
Tous ces changements permettront la mise en place d’une monnaie unique mondiale, et les frontières nationales perdront leur importance. Avec le temps, on ne fera plus de distinction entre les êtres spirituellement éclairés et ceux que nous considérons comme des responsables politiques ou des dirigeants. Ce sera comme au temps des rois philosophes.
« L’ordonnancement du cosmos est d’une beauté saisissante ; à la fois complexe et simple, une fois compris quelques principes fondamentaux ». La vie est éternelle, universelle et interconnectée, et ce que nous appelons la mort est comme le changement de phase d’un ovni du plan physique vers des fréquences plus élevées où il devient invisible et peut voyager à la vitesse de la pensée, libéré des limitations de nos lois physiques. Une fois que nous aurons compris la beauté de l’au-delà, nous perdrons toute peur de ce que nous appelons la mort. Il y a une continuité de la conscience au-delà de la perte du corps physique – on conserve tous ses souvenirs, toutes ses connaissances. Mais on est soudainement libéré. C’est comme un oiseau qui sort de sa cage. Le vaste cosmos devient notre nouvelle maison.
D’un autre côté, la vie dans un corps — avec son lot quotidien d’épreuves — offre une formidable opportunité d’évoluer rapidement… à condition de le vouloir !
« Nous ne devrions donc pas nous inquiéter si, dans les jours, les années ou les décennies à venir, nous sommes amenés à faire face à de grandes difficultés et peut-être au chaos. Car notre vision est celle d’un avenir glorieux. Rien ni personne n’empêchera la réalisation du Plan Divin ; le destin de la Terre et de l’humanité s’accomplira. »
« Cette époque sera un virage dans l’évolution de l’humanité. Nous sommes la génération qui peut faire pleinement l’expérience à la fois de l’ancien monde et de la nouvelle ère. Nous sommes trop immergés dans le quotidien pour bien le percevoir, mais nous avons un rôle magnifique et décisif à jouer. C’est une situation unique, sans équivalent dans le passé et qui ne se reproduira pas. Nous sommes la génération de la transformation. C’est à la fois bouleversant et merveilleux. Nous devrions être remplis de joie et d’émerveillement de vivre à cette époque extraordinaire avec les opportunités sans pareilles qui s’offrent à nous. »
« Les efforts que nous déploierons pour cette cause — l’établissement de la paix universelle —, malgré toutes les difficultés qui se présenteront, seront honorés et leur souvenir perdurera pendant des milliers d’années. Si nous saisissons cette opportunité, nous rendons à l’humanité un service qu’aucune autre génération n’a pu lui rendre auparavant. Telle est notre mission. »
Livres et informations complémentaires : www.drstevengreer.com
Un livre de Graeme Maxton : Les Egarements de l’esprit occidental – [sommaire]
« Je ne souhaite qu’une seule chose : être capable d’aimer le monde et de le contempler, ainsi que moi-même et tous les êtres, avec amour, admiration et un immense respect. » Extrait de l’épigraphe du livre « Siddharta », de Hermann Hesse
Le livre de Graeme Maxton soulève de nombreuses questions susceptibles de recevoir des réponses diverses. Il se présente sous la forme d’une série d’essais qui reflètent son titre, les Égarements de l’esprit occidental (The Follies of the Western Mind). Maxton parvient à construire une sorte de diatribe sur ces « égarements » en intitulant certains de ses chapitres « Lettres de mon oncle ». Comme pour refléter le fait que le livre se compose d’essais, ou de textes qui en sont extraits, quatre des chapitres portent le même titre : « Qu’est donc cette chose qu’on appelle la pensée ? ». La plupart des essais s’inspirent d’écrivains du passé : Hermann Hesse, Heidegger, Tourgueniev, et pour le dernier chapitre, » Du sens et du but », de l’écrivain chinois Chiang Yee, texte paru en 1935. Ce dernier chapitre est surprenant, il diffère de tout ce qui précède.
L’introduction consiste en une série de questions, toutes liées à la manière dont la pensée occidentale « s’est retrouvée piégée ». Elle expose les objectifs du livre, qui sont de fournir certains des « outils nécessaires pour s’échapper de cette prison » et de montrer qu’il existe des alternatives.
Le chapitre 1 est une lamentation portant sur le déclin de la liberté de penser au cours des dernières décennies, le déclin de la joie de vivre dans une vie « sans silence, sans conscience du sens profond de l’existence… avec une soif constante de changement… où le contentement est remplacé par le dernier téléphone à la mode… où le monde manque de couleurs et de gaieté. » La compétition a remplacé la coopération et nous sommes esclaves de la technologie et des profits des grandes entreprises.
Le chapitre 2, le premier sur « Qu’est-ce que cette chose qu’on appelle la pensée ? », est une série de questions spéculatives qui semblent précisément conçues pour nous faire réfléchir, nous, les lecteurs. Il demande si le cerveau est la source de toute pensée. Comme pour y répondre, Maxton explore des idées sur la « conscience » ; existerait-il une conscience invisible et universelle qui expliquerait comment une même découverte peut être faite simultanément par des personnes sans aucun lien entre elles : découverte multiple ? Comment se fait-il que les arbres semblent communiquer entre eux ? Comment deux chats domestiques ont-ils su que leurs propriétaires rentraient à la maison et sont-ils allés à leur rencontre ? Cependant, Maxton n’aborde pas explicitement la télépathie. En se concentrant sur la « conscience » et la divinité intérieure de l’humanité, il nous prépare au chapitre final.
Le chapitre 3, s’interroge sur la guerre et la paix : comment se fait-il que la vie de l’humanité ait été dominée par la guerre alors que notre objectif doit assurément être son élimination ? « Ce que l’histoire cherche à nous enseigner, c’est l’idée toute simple que la vie vaut la peine d’être vécue et d’être préservée. » Maxton souligne ici que « La vie n’est pas ce qui est extérieur, c’est ce qui est intérieur : la lumière de l’expérience et de la perception. » Il cite Hermann Hesse, pour qui la vie est « l’embrasement du divin ».
Ensuite, Maxton aborde à nouveau la question « Qu’est donc cette chose qu’on appelle la pensée ? » dans les chapitres 4, 6 et 8. Il s’intéresse alors aux problèmes existentiels dans le monde et déplore une fois de plus que « nous » ne réfléchissions pas suffisamment lorsque nous sommes dans une situation désespérée : l’avenir de l’espèce est en jeu, pourtant nous ne voyons pas comment tous les problèmes dans le monde sont interconnectés. De plus, les institutions nous dissuadent de réfléchir clairement ; trop de gens sont avides de pouvoir, égoïstes et prisonniers de la compétition.
Dans le chapitre 6, Maxton examine comment les systèmes de pensée occidentaux nous ont mis sous contrainte, et il explore trois exemples en détail : l’Église, la science et l’économie, trois systèmes qui ont progressivement limité et restreint la liberté de penser de l’humanité. Tout comme le christianisme, bien que dans une perspective opposée, la science conventionnelle est partiale, elle manque d’imagination et d’aptitude à penser véritablement. De plus, elle ne peut nous aider à comprendre l’amour.
« La science est un système de pensée complexe incapable de concevoir qu’une autre façon de penser puisse exister ou lui être supérieure. » Surtout, elle ne parvient pas à prendre en compte l’interdépendance de toutes choses. De même l’économie, du moins telle qu’elle est enseignée et généralement promulguée, insiste sur le fait que la « croissance » est l’objectif principal (et en effet, la première chose sur laquelle le gouvernement travailliste nouvellement au pouvoir au Royaume-Uni a mis l’accent, c’est sur le fait que son objectif économique primordial était la croissance). Maxton affirme que la science et l’économie « n’offrent rien pour nous guider vers ce qui importe le plus, car tout se réduit au marché ». Et il est clair que le pire résultat d’une mentalité matérialiste est le changement climatique que subit notre planète.
Avant de passer au dernier chapitre sur la « pensée », Maxton nous offre un « Fragment du carnet d’un citoyen du monde démissionnaire », inspiré de l’œuvre de Tourgueniev écrite en 1864. Ce chapitre est rédigé dans un style plus affectif, personnel et poétique. Il oppose l’amour à la pensée unique, la nature à l’individu, la beauté à la laideur, et se termine sur une note pessimiste : « Assez ! »
Mais Maxton adopte une vision plus philosophique et plus large de la pensée à partir de « la pensée unique qui prévaut… ». Si la pensée est une caractéristique fondamentale de l’être humain, elle est peu comprise. Elle ne correspond pas à la conscience, ni au « bruit quotidien dans nos têtes qu’il est difficile d’arrêter ». Elle nous définit en tant qu’êtres humains : « L’univers tout entier est présent en nous, un univers vivant et conscient qui se développe et évolue autour de nous. »
Ceci est un prélude au dernier chapitre, à la fois plus personnel et plus universel. Maxton pose la question suivante : « Quel est notre sens et notre but ? Pourquoi sommes-nous tous ici ? » Il affirme que nous n’avons pas répondu à ces questions parce que nous n’avons pas réfléchi à un niveau fondamental. Maxton se tourne ici vers le taoïsme, qui affirme que l’humanité doit changer de nature et abandonner ses désirs matériels. « Nous devons comprendre l’interdépendance de toute chose, comprendre que chaque être humain fait partie de la vie dans son ensemble », qu’il n’est pas séparé de la nature. « La voie à suivre est un voyage de découverte de soi et de réflexion. »
1. Ed. Arktos 2025
La colère monstrueuse des armes (2e partie) – [sommaire]
Comment le commerce mondial des armes ruine le monde et ce que nous pouvons faire pour y remédier
par Pauline Welch,Guerre sans fin, profit sans fin
A la lecture de Monstrous Anger of the guns¹, il est difficile de ne pas conclure que le commerce des armes, ce marché mondial de mort et de répression, est ce qui dirige l’économie mondiale.
Comme la première partie de ce compte-rendu l’a montré, les nombreux contributeurs de ce livre, activistes, militants, journalistes et universitaires de cinq continents, apportent la preuve impressionnante de la duplicité, des intérêts personnels, et des réseaux du pouvoir économique et politique qui nourrissent la machine militaro-industrielle. Il est quasiment impossible de déterminer la frontière entre le commerce des armes et les intérêts du capitalisme actionnarial : ils sont enchevêtrés, tous deux motivés par la cupidité et l’amour du pouvoir, aidés par les mensonges et la manipulation essentiels à la doctrine libérale des gagnants et des perdants.
En lisant ce livre, on se demande vraiment ce qu’il se passerait s’il était mis un terme au commerce des armes. La totalité du système économique s’effondrerait-il irrémédiablement ? Est-ce la peur d’un tel effondrement qui retient les politiciens de donner le plein pouvoir aux Nations unies pour faire appliquer les décisions de son Assemblée générale ? Sommes-nous d’accord sur le fait qu’un écroulement total serait un prix méritant d’être payé pour apporter la paix et la justice dans le monde et par la même occasion sauver notre planète ? Si c’est le cas, comment parvenir à ce qu’un système aussi puissant rende des comptes et à le maîtriser ?
En réponse à cette dernière question, beaucoup ont répondu à l’appel à l’action de multiples manières : en enquêtant et en révélant la vérité au public, en partageant les informations grâce à des réseaux locaux et mondiaux, spécialement les groupes militants qui travaillent pour la justice sociale et les problèmes climatiques, et en faisant de l’éducation en faveur de la paix et non de la guerre. Lindsey German, activiste britannique et organisatrice de Stop the War Coalition (Coalition Arrêter la guerre), nous rappelle que ce fut la dénonciation des mensonges qui a mené à la mobilisation massive contre la guerre en Irak, et a politisé toute une génération.
L’action étudiante
La directrice de Demilitarize education (Démilitariser l’éducation, dED), Carmen Wilson, écrit : « Un gouffre sépare actuellement les attentes des étudiants en terme d’éthique et les pratiques de leurs universités. Alors que les universités étaient auparavant le lieu des luttes pour la justice sociale, l’environnement de l’éducation supérieure est devenue de plus en plus hostile aux causes progressistes. Les administrateurs continuent d’afficher un mépris total pour le respect de l’éthique. Mais nous devons continuer à leur demander des comptes, et à exercer une pression grâce à la recherche, au militantisme et à l’action directe. »
Comme on pouvait s’y attendre, la marchandisation de l’éducation supérieure a conduit les universités à travailler main dans la main avec l’industrie des armes par la recherche et le développement de projets et les investissements, entraînant les étudiants vers toutes sortes de carrières dans le commerce des armes, et installant régulièrement une atmosphère de compétition conforme aux attentes culturelles. Des groupes comme dED aident les étudiants à enquêter et à dénoncer ces partenariats, ils assurent la continuité des réseaux d’informations et maintiennent une pression constante malgré le renouvellement des étudiants.
La coordination avec les groupes travaillant sur les problèmes sociétaux s’est avérée utile. Par exemple, alors que seulement quelques universités britanniques ont pris des mesures pour exclure leurs investissements dans le commerce des armes, de nombreuses autres se sont engagées à sortir des énergies fossiles. C. Wilson croit que ces décisions faciliteront la concrétisation d’une politique exigeante et un changement dans les stratégies d’investissement. Une institution ne peut pas soutenir l’industrie militaire, un des plus gros contributeurs d’émissions nocives pour le climat, et prétendre fonctionner sans énergies fossiles !
L’action industrielle
En novembre 2023 en Italie, en Turquie et en Grèce, les organisations syndicales des travailleurs du transport ont publié une déclaration conjointe exigeant la fin du transit par leurs ports des armes à destination d’Israël.
« L’histoire des travailleurs du transport a toujours été clairement du côté de la paix, contre le fascisme, le racisme et toute forme d’occupation et d’oppression des peuples. Pour cette raison, nous ne pouvons tolérer la transformation des ports, des aéroports, des bateaux et des trains d’Europe en centres pour le trafic de la mort. »
De même que les travailleurs du port belge qui avaient bloqué le chargement d’explosifs à destination d’Israël sur le MV Kathrin en octobre 2023, ils répondaient à un appel urgent des organisations syndicales palestiniennes demandent à « toutes les personnes dotées d’une conscience de mettre fin à toutes formes de complicité avec les crimes commis par Israël, le plus urgent étant de cesser le commerce des armes pour ce pays et tout financement pour la recherche militaire. » L’action des travailleurs du port belge, soutenue par d’autres activistes, a suspendu le transport de ces explosifs pendant deux mois.
Le leader du Collective Autonomous Port Workers (CALP, Collectif des travailleurs portuaires indépendants), Jose Nivo, de Gênes (Italie) a déclaré : « Le fait d’aller travailler pour nourrir ma fille en contribuant à la mort d’enfants dans un autre pays est une folie à mes yeux. »
Les guerres ayant proliféré, les réseaux de travailleurs et d’activistes à travers l’Europe, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie se sont également développés, et en unissant leurs actions, ils deviennent plus efficaces. Leurs réseaux alertent les travailleurs dans la chaîne logistique sur les produits, transportés parfois sous le couvert « d’aide humanitaire ». Par cette action, ils peuvent au moins pister, perturber et retarder le mouvement des armes, tout en dénonçant le manque d’application effective des accords du Traité sur le commerce des armes.
Lorenzo Buzzoni, d’Investigate Europe, remarque à propos de l’échec des lois et réglementations à protéger les droits humains : « Une action industrielle massive pourrait inverser la tendance et faire en sorte que les responsables de l’échec du contrôle de l’exportation des armes rendent des comptes. »
Les effets sur le climat
Le directeur de Scientists for Global Responsability (Scientifiques pour une responsabilité mondiale), Stuart Parkinson, dénonce l’idée que les armées puissent être « vertes ». Il montre que ce n’est pas seulement l’industrie elle-même qui pèse si lourd sur la planète, mais également les croyances sur ce qui constitue la sécurité, qui conduit à beaucoup de secret et empêche une évaluation adéquate de sa contribution à la menace climatique.
En 1997, en réponse à la pression exercée par le gouvernement américain, les émissions de carbone émises par de nombreuses activités militaires furent excluent du protocole de Kyoto. Leur prise en compte est même demeurée facultative dans les accords de Paris de 2015. Les militaires obtiennent souvent des exemptions sur les régulations environnementales, alors que leurs bases à l’étranger sont probablement beaucoup plus polluantes que les structures semblables de la société civile.
Néanmoins, à ce stade, la masse des données de S. Parkinson justifie la nécessité de modifier la polarisation sur le militarisme et de se concentrer sur la paix.
Il explique que la mentalité militaire considère la dégradation climatique comme un signal de repli sur son pré carré : en gros, conserver les pratiques actuelles. Pourtant, la recherche montre que « l’industrie des armes est une des moins efficaces à générer des emplois. Des données de l’Université du Massachusetts montrent que l’investissement dans l’énergie propre peut générer 16 800 emplois par milliard de dollars investi, contre 11 200 pour les dépenses militaires. »
La nature complexe des menaces nous faisons face rend de plus en plus évident le fait que seuls quelques-uns peuvent être « contraintes par la force militaire, et que dans la plupart des cas, l’utilisation de cette force aurait un effet négligeable ou contre-productif. Cette prise de conscience a conduit à une augmentation des appels aux gouvernements pour qu’ils déplacent leur obsession à assurer la sécurité nationale, dans laquelle la force militaire tient une place prééminente, pour assurer la sécurité humaine dont les moyens clés seraient donnés aux organisations de la société civile. » Cela signifie modifier la mentalité sécuritaire pour la centrer sur la protection de la population plutôt que sur les « intérêts vitaux ».
| Véhicules | Emissions de carbone (gCO2e/km)¹ |
| Classe Queen Elizabeth (porte-avions britannique) | 550 000 |
| C-5 Super Galaxy (avion de transport militaire américain) | 38 000 |
| F-35 Lightning II (USA/OTAN avion de combat) | 10 000 |
| Humvee (fourgon blindé américain) | 1 100 |
| Voiture de tourisme neuve (moyenne européenne) | 110 |
1. Grammes d’équivalent dioxyde de carbone par kilomètre
L’action judiciaire
Valentina Azarova explique pourquoi il est si difficile d’amener les acteurs de conflits, Etats, sociétés ou individus, à rendre des comptes. Cela se résume essentiellement au décalage entre les lois nationales et les plus hautes valeurs des traités mondiaux comme le Traité sur le commerce des armes et les lois internationales humanitaires et des droits de l’homme. Des dossiers litigieux en Espagne, au Royaume-Uni et en Belgique sont donnés comme exemple pour illustrer la manière dont les gouvernements utilisent les lois nationales pour entraver des procès au nom de la « sécurité nationale ». Mais V. Azarova précise que bien que les litiges internationaux n’aient pas arrêté les transferts d’armes, ils ont au moins révélé les intérêts politiques et économiques ancrés dans les systèmes législatifs, et particulièrement le prétexte de « la présomption tacite du secret lié à la sécurité nationale. »
C’est, à nouveau, un appel à repenser à la signification du concept de « sécurité » : quel sens voulons-nous lui donner ?
L’action directe
En 2025, le gouvernement britannique a interdit le groupe Palestine Action (PA) suite à la vaporisation de peinture rouge dans les moteurs de deux avions militaires, engendrant sept millions de livres de dégâts. Par cette décision, le gouvernement a non seulement criminalisé les membres de PA mais également leurs sympathisants, en les assimilant à des terroristes au même titre que ceux de Daech ou d’Al Qaida. La loi britannique a été modifiée à la hâte suite à cette faille de sécurité de la Royal Air Force, le gouvernement justifiant sa décision par un intimidant « vous ne savez pas ce que nous savons », comme un écho à la réponse de Tony Blair aux protestations massives contre la guerre en Irak en 2003.
Les deux plus grandes organisations britanniques pour les droits de l’homme, Liberty et Amnesty UK, ont annoncé avoir reçu l’autorisation de participer à la révision de ce dispositif judiciaire, arguant que la définition du gouvernement du terme « terrorisme » est trop large et dépasse le cadre des définitions internationales.
Depuis 2020, Palestine Action cherchait à chasser du Royaume-Uni la société Elbit Systems, la plus grande entreprise d’armes israélienne, en s’attaquant à leur réputation de sécurité. Leurs entrées par effraction dans les locaux de cette entreprise ont interrompu le travail et coûté à Elbit du temps et de l’argent en remplacements et en réparations. Et la firme a perdu un contrat extrêmement lucratif avec le gouvernement, sa réputation de sécurité ayant été ternie.
En revanche, en mars 2022, Hawaï, que Kawena‘ulaokala Kapahua décrit comme le bastion armé et hautement lucratif de l’impérialisme américain dans le Pacifique, a réussi à mettre l’usine de stockage de fuel fortement toxique Red Hill à l’arrêt définitif. Comme dans beaucoup de leurs luttes contre ce qu’ils considèrent comme une occupation brutale, le vol de terres, la destruction de l’habitat, les jeux de guerre, la déshumanisation, jeunes et vieux ont fait front commun en première ligne. La fermeture de Red Hill a nécessité des mois de manifestations massives, d’actions directes et d’organisation citoyenne, motivées par un sens des responsabilités, non seulement pour eux-mêmes, mais envers tous.
« Pour chaque bombe que le gouvernement américain et ses alliés lâchent sur la terre hawaïenne, une autre tombera sur une maison palestinienne, sur la Papouasie occidentale ou sur les Philippines. Il est donc du devoir du mouvement hawaïen de faire ce qu’il peut pour mettre un terme au préjudice exercé depuis notre territoire contre nos frères et sœurs à l’étranger. »
« S’il nous est possible de fermer un complexe appartenant à l’armée la plus puissante au monde, alors un futur, libre des guerres impérialistes au nom du profit, semble plus que jamais à portée de main. »
1. Monstrous Anger of the guns. How the Global Arms Trade is ruining the world and what we can do about it, éditions Pluto Press (2024, non traduit)
Source : Autres sources : BBC ; Liberty ; Prospect Magazine ; Middle East Crisis ; Hawai‘ian Tribune Herald
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Se libérer du conditionnement – [sommaire]
Etre conditionné, c’est agir, penser, faire l’expérience du connu, de ce qui n’est pas nouveau, de ce que nous connaissons déjà. Si toutes vos expériences sont déjà connues de vous et relèvent de la mémoire, elles n’ont rien à voir avec l’art de vivre. Fondamentalement, l’art de vivre est nouveau à chaque instant. L’essence de l’art de vivre est que chaque instant est une expérience nouvelle. C’est une expérience créatrice venant de l’âme. [L’art de vivre (B. Creme)]
Maitreya pénètre maintenant dans l’arène du monde pour apprendre aux hommes qu’ils sont potentiellement des dieux, que grand est leur pouvoir, et que seul leur conditionnement les rend esclaves de la superstition et de la peur, de la compétition et de la cupidité. Il leur montrera comment renoncer au passé pour construire, sous sa sage supervision, une civilisation digne des hommes qui entrent dans leur divinité. [Entrer dans la divinité (Maître –)]
« Votre destinée est la liberté. Nul ne « naît dans le péché ». Il serait plus exact de dire que le Soi est soumis au conditionnement pendant le processus d’évolution. Ce processus d’évolution est le Devenir. » « Si vous appliquez les trois principes d’honnêteté mentale, de sincérité d’esprit et de détachement, l’évolution s’effectue naturellement. Votre « seconde nature » est une nature conditionnée, mais la mise en pratique de ces trois principes vous libérera du conditionnement. Nul n’est « condamné » au conditionnement. » « Je vous en prie, n’allez pas vous imaginer des choses. Cela revient à faire « un atterrissage en douceur » qui satisfait le mental. Les « ismes » sont comme des pilules qui permettent au mental de souffler de temps à autre dans la vie. Le mental, l’esprit et le corps retrouvent alors un peu plus « le moral », ils se sentent un peu plus heureux. Mais les « ismes » ne permettront jamais d’appréhender les réalités de la vie qui ne peuvent être connues que par l’expérience. L’expérience et la vision vont de pair. » [Enseignements de Maitreya – Les lois de la vie (Maitreya)]
La stature unique de Maitreya, son expérience immémoriale sur le sentier d’évolution, lui permettent de présenter, dans les termes les plus accessibles, ses enseignements spirituels d’une grande profondeur, débarrassés de tout « fatras » doctrinal et dogme théologique. Il n’impose rien, chacun est laissé libre d’être lui-même et encouragé à l’être. Maitreya enseigne avant tout l’art de la réalisation du Soi. Trois pratiques, simples, mais exigeant cependant une certaine discipline, sont au cœur de son enseignement de la réalisation du Soi : l’honnêteté mentale, la sincérité de cœur et le détachement. Pratiquez ces trois disciplines, dit Maitreya, et parvenez à la réalisation du Soi. [Les lois de la vie]
Finies, les vieilles certitudes, effacés, les vieux conditionnements. Une attitude nouvelle et plus saine, alliant indépendance de pensée et sens des réalités, remplacera les doctrines présentes. L’ignorance qui prévaut actuellement dans de nombreux domaines de la conscience et de la vie cédera également la place à une vision nouvelle, plus claire et plus pénétrante. Les tentacules du matérialisme relâcheront leur emprise sur l’esprit des hommes, et un réalisme plus éclairé et plus inclusif façonnera les formes de la civilisation nouvelle. Ainsi en sera-t-il. [Les graines de la sagesse (Maître –)]
« Soyez sincère dans votre esprit, soyez honnête dans votre mental, soyez détaché. » Lorsque vous mettez le Soi sous la domination du mental, de l’esprit et du corps (c’est-à-dire lorsque vous vous identifiez à la pensée, au pouvoir et à la matière), tout devient prédestiné. Cela signifie que vous êtes soumis au conditionnement, que vos pensées et vos actes sont le résultat de ce conditionnement, que vous perdez votre libre arbitre. Ainsi, attachement signifie perte de liberté. [Les lois de la vie]
Par honnêteté du mental, Maitreya ne veut pas seulement dire ne jamais mentir et être toujours honnête. Bien entendu, il veut aussi dire cela, mais bien plus encore. Par honnêteté du mental, il entend un mental qui n’est pas conditionné par l’idéologie et les « ismes », un mental honnête envers lui-même, libre et ouvert à chaque instant à l’expérience de la vie, s’exprimant de façon parfaite, pure, spontanée, sans conditionnement. Par exemple, si vous vous déclarez capitaliste, socialiste, chrétien, bouddhiste, que sais-je encore, vous ne pratiquez pas l’honnêteté du mental ; ce n’est pas possible. Dans toutes les situations, vous mettrez en avant votre idéologie particulière. Cela influencera le fonctionnement de votre mental, cela en limitera sa liberté, votre mental ne pourra plus être honnête envers lui-même. Maitreya considère toute idéologie, aussi noble soit-elle, comme un tremplin. Pour lui, les idéologies sont les barreaux d’une échelle. Une fois que vous êtes sur le toit, vous n’avez plus besoin d’échelle et vous pouvez vous en débarrasser. Un mental honnête est un mental non conditionné. Seul un mental non conditionné peut savoir ce qu’est la liberté. Le but de la vie est de devenir libre. Si vous êtes prisonnier d’une idéologie ou de tout autre système de croyance, votre liberté s’en trouve limitée d’autant. [La mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
La peur du changement, la peur de perdre quelque chose, de connaître une insécurité accrue, occupent l’esprit de millions d’hommes, engendrant par là même l’inertie qui les enchaîne aux habitudes du passé. Celles-ci peuvent être contraignantes et difficiles à supporter, mais elles ont l’avantage d’être connues : ce sont les habitudes des ancêtres. Ce conditionnement omniprésent règne en maître dans le monde et fait le jeu des ambitieux et des puissants qui l’entretiennent soigneusement. La peur naît lorsque la confiance fait défaut ; rares sont ceux qui font confiance à leurs semblables. Voilà longtemps que les hommes ont oublié qu’ils sont tous un, tous frères et sœurs, engagés ensemble dans les tâches de la vie, qu’ils partagent ces tâches pour le bien de tous et partagent également les ressources nécessaires aux besoins de chacun. La redécouverte de cet héritage commun galvanisera l’humanité et l’éveillera à sa destinée : la création d’un mode de vie dans lequel les hommes deviennent co-créateurs avec Dieu. [Créer la confiance (Maître –)]
La paix et la guerre – Qu’est-ce que la paix ? « Dans la création, la paix est non-conditionnement. Qu’est-ce que la guerre ? La guerre est conditionnement. » On comprend pourquoi, lorsque des individus tentent d’imposer des idéologies, ils finissent par subir un processus d’autodestruction : c’est parce que le soi est en guerre. « Les graines de la destruction se trouvent dans le conditionnement. Les graines de la paix dans le non-conditionnement. » « Soyez ce que vous êtes, c’est ainsi que vous échapperez au conditionnement, que vous aborderez tout ce qui se présente avec un esprit ouvert, que vous éviterez de tomber dans des processus destructeurs. » [Les lois de la vie]
Le meilleur enseignement – le seul véritable enseignement à mon avis – est l’exemple. Le seul conseil que je me permettrais de vous donner serait de faire à vos enfants un cadeau en leur épargnant toute forme d’endoctrinement et de conditionnement. Laissez-les libres d’être et de devenir eux mêmes. Protégez-les des « croyances » et n’étouffez jamais leur spontanéité – car c’est d’elle que vient l’expression de leur caractère unique en tant qu’âmes. Montrez-leur, par l’exemple, comment aimer les gens de toutes couleurs et de toutes traditions, comment être tolérants et justes. Enseignez-leur, par l’exemple, la loi spirituelle fondamentale de la vie, la loi de cause et d’effet : en termes simples, « on récolte ce que l’on sème », d’où la nécessité de l’innocuité en toute situation. Imprégnez-les, par votre exemple, de l’énergie de bonne volonté et apprenez-leur à être détendus et heureux. La vie spirituelle n’a rien à voir avec les croyances et la dévotion. C’est le sentiment que l’on a d’être à tout instant relié au divin, de ne jamais être séparé de l’expression du divin, pas plus chez soi-même que chez les autres. Enseignez cela par l’exemple à vos enfants, et vous les verrez grandir et devenir devant vos yeux des exemples de cette divinité. [Le rassemblement des forces de lumière (B. Creme)]
Que peut donc bien faire l’homme pour échapper au désastre ? Quelles mesures peut-il prendre, ne serait-ce que pour atténuer la menace qui pèse sur lui ? La réponse à cette question est relativement simple mais, semble-t-il, difficile à saisir pour les hommes, prisonniers qu’ils sont du carcan de leur propre conditionnement. Les hommes doivent se libérer du poison de la compétition, ils doivent percer à jour le mirage qu’elle constitue et, percevant l’unité du genre humain, adopter la coopération pour le bien général. [L’art de la coopération (Maître –)]
Tous ces changements éveillent les consciences, et les gens en ont assez : ils ont le droit d’être libres et veulent profiter de la vie. Ils n’acceptent plus d’être conditionnés par la politique, la religion ou la marchandisation. C’est la nouvelle génération qui perçoit les effets de cette nouvelle énergie, et cette expérience lui donne la force nécessaire pour transformer les anciens systèmes qui emprisonnent les peuples. La voix du réalisme se fait aujourd’hui entendre parmi les jeunes, qui ne sont pas prisonniers des idéologies, des philosophies et des théories. Ils ont une vision réaliste de la vie, ils la prennent comme elle vient. [La mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
Nous vivons, nous le savons tous, une époque de grand désarroi – sur les plans politique, économique et social. Progressivement les masses, qui en prennent conscience, commencent à réagir au carcan de ces structures, lois et habitudes inadéquates – en d’autres termes de ce conditionnement – et elles cherchent à y échapper. C’est de là que proviennent les perturbations dont nous sommes témoins aujourd’hui dans le monde. [L’art de vivre (B. Creme)]
Grâce à l’éveil de la conscience et au détachement, des habitudes de toutes sortes tombent comme les feuilles mortes en automne. [Les lois de la vie]
Une tâche considérable attend l’humanité à ce point tournant de son existence : purifier le monde des habitudes ancestrales de pensée et d’action incorrectes, changer totalement sa vie sociale de façon à ce que chacun soit libéré de la peur : peur du manque, de la guerre, de la maladie et de la mort. Tâche colossale en vérité, mais qui vaut vraiment la peine d’être entreprise, car elle conduira à un nouvel art de vivre, à des relations nouvelles et plus agréables entre les hommes, et à un monde gouverné par les principes de justice et de fraternité, de partage et d’amour. [Santé et guérison (2e partie) (Maître –)]
A mon avis, la « spiritualité » n’est pas quelque chose que l’on peut développer chez les autres. La spiritualité est la nature inhérente de tous les hommes, partout, à tout âge, du berceau à la tombe. Elle s’épanouit naturellement lorsque les conditions nécessaires à sa croissance sont présentes. Ce qui implique l’absence d’idées ou d’idéologies conditionnantes, le respect de l’individualité et du destin de chacun, ainsi qu’un climat de liberté leur permettant de se développer. [La mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
L’homme a un long chemin à parcourir car il provient de la plus haute source. En chaque homme siège un dieu. Ce dieu est votre Soi véritable. Ma tâche consistera à libérer en vous cet être divin et, ainsi, à accomplir un Plan divin. Rien n’est plus simple que Dieu car, derrière toute chose, demeure ce principe divin. Lorsque l’homme en sera conscient, il parviendra à sa véritable grandeur et de lui se déversera un flot créateur. [Message de Maitreya n° 54]
De nos correspondants
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Le flûtiste – [sommaire]

Récemment, en lisant les Messages de Maitreya, cette phrase a attiré mon attention : « Je suis le Joueur de flûte » (message n° 50). Elle me rappela qu’il y a quelques années, j’avais vu un joueur de flûte assis dans la rue et que je m’étais imaginé qu’il s’agissait de Maitreya.
Deux jours après avoir lu cette phrase, je croisai un autre flûtiste alors que je me marchais dans le parc avec deux de mes petits-enfants. A notre retour, il était toujours au même endroit et discutait avec une autre personne. Il parlait catalan, comme la plupart des gens ici. Je lui donnai quelques pièces et lui demandai s’il pouvait jouer de la flûte pour mes petits-enfants. Il s’est mis à jouer. Au bout d’un moment, il déclara : « Je vais vous emmener dans un pays magique, comme Merlin », puis il continua à jouer. Plus tard, il ajouta, en parlant de mes petits-enfants : « Vous devriez leur acheter une flûte. »
Avec son accord, je pris deux photos de lui. Plusieurs détails apparaissent sur ces photos : son regard et ses ongles blancs ; sa collection de flûtes, y compris celle avec laquelle il jouait, toutes assez inhabituelles ; sur un tissu blanc, son bol à offrandes à côté de son moulin à prières, qui semblent tous deux provenir du bouddhisme tibétain ; un dessin ressemblant à un mandala sur le tissu blanc ; la conque à l’intérieur du bol à offrandes.
J. G, Tortosa, Tarragone, Espagne
Une bénédiction lumineuse ? – [sommaire]

Le week-end dernier, j’ai vendu cette statue. Je demande toujours une photo une fois que la statue est installée dans son nouveau lieu. Le demi-cercle à droite pourrait-il être une bénédiction lumineuse ?
C. t. D., Nimègue, Pays-Bas
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.Des progrès encourageants pour les pauvres de la planète – [sommaire]
Bonne nouvelle : l’année 2025 enregistre des progrès remarquables pour les pauvres de la planète en matière d’accès à la nourriture, à l’eau, à l’assainissement et aux soins de santé. Il s’agit d’un changement qui mérite d’être salué, mais qui ne doit pas nous faire abandonner notre objectif de garantir à chaque habitant de la planète l’accès aux besoins fondamentaux. Hélas, ces progrès sont assombris par le fait que des millions de personnes ne disposent toujours pas des garanties nécessaires pour subvenir à leurs besoins élémentaires.
La nourriture
Selon le dernier rapport des Nations unies, L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, entre 638 et 720 millions de personnes souffraient de la faim en 2024, soit une baisse d’environ 22 millions par rapport à 2022. Ces progrès sont dus à une amélioration notable en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud et en Amérique du Sud, contrairement à la hausse continue de la faim dans la plupart des sous-régions d’Afrique et d’Asie occidentale. Le nombre de personnes sous-alimentées devrait diminuer, mais 512 millions de personnes devraient encore souffrir de la faim en 2030, dont près de 60 % en Afrique.
L’inflation des prix des denrées alimentaires a eu un effet majeur sur la faim, les pays à faibles revenus connaissant des hausses plus importantes de ces prix (jusqu’à 30 %) que les pays plus riches. Depuis 2021, l’inflation a été impactée par des chocs mondiaux (covid-19, guerre en Ukraine, etc.) qui ont perturbé les chaînes d’approvisionnement, amplifiés par la hausse des coûts énergétiques et des salaires qui, souvent, ne suivent pas le rythme. Les groupes vulnérables, en particulier les femmes et les populations rurales, sont touchés de manière disproportionnée par l’inflation des prix des denrées alimentaires.
Heureusement pour les consommateurs, mais pas vraiment pour les agriculteurs, les prix mondiaux du riz ont chuté en 2025 à leur plus bas niveau en huit ans en raison de récoltes record en Inde et de la fin de son interdiction d’exportation. L’Inde s’attend à des prix bas pendant au moins les deux prochaines années, sauf en cas de guerre ou d’autre choc majeur.
Autre point positif, les repas scolaires, outil essentiel pour promouvoir une alimentation saine et transformer les systèmes alimentaires, sont de plus en plus intégrés dans tous les niveaux de planification gouvernementale dans les pays pauvres. En outre, seize pays ont inscrit le droit à une alimentation suffisante dans leur constitution en 2025 et mobilisent de plus en plus diverses ressources financières pour accélérer la transformation durable des systèmes alimentaires.

Repas des enfants dans une école d’Itapevi (Brésil)
L’eau
En 2000, seuls deux tiers de l’humanité avaient accès à l’eau potable ; en 2024, ce chiffre est passé à trois quarts, alors même que la population mondiale a augmenté de deux milliards. Il est intéressant de noter que cela représente 2,2 milliards de personnes ayant obtenu l’accès à l’eau potable en vingt-quatre ans. Cependant, dans les pays les moins développés, les populations sont deux fois plus nombreuses à ne pas avoir accès à l’eau potable, laissant 2,1 milliards de personnes sans accès sécurisé à l’eau potable en 2024. Comme pour l’alimentation, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.
L’assainissement
Entre 2000 et 2024, un tiers de l’humanité (2,8 milliards de personnes) a obtenu l’accès à des services d’assainissement gérés en toute sécurité, soit trois personnes sur cinq. Cependant, les progrès dans ce secteur ont également été inégaux, et le nombre de personnes n’ayant pas accès à ces services a diminué plus lentement. En 2024, 3,4 milliards de personnes n’avaient pas accès à des services d’assainissement sécurisés, incluant celles qui ne disposaient que de services de base, de services limités, de services non performants ou d’aucun service.
Les services d’assainissement varient souvent considérablement entre les zones rurales et urbaines, les régions les plus riches et les plus pauvres, les régions infranationales et les groupes ethniques. Ils varient également entre les communautés ayant ou non accès à des routes, entre les différents types de ménages, entre les groupes ethniques minoritaires et autochtones et la population générale, et entre les personnes ayant ou non un handicap fonctionnel.
Dans l’ensemble, la population non desservie a rapidement diminué dans le monde entier, mais malgré les progrès réalisés, elle stagne ou continue d’augmenter dans les zones urbaines et les pays à faible revenu.
La santé
Outre les améliorations apportées à l’alimentation, à l’eau potable et à l’assainissement qui conduiront certainement à de meilleurs résultats en matière de santé dans les pays à faible revenu, la Fondation Gates a annoncé un engagement de 2,5 milliards de dollars jusqu’en 2030 pour la recherche et le développement (R&D) axés spécifiquement sur la santé des femmes. Ce financement vise à soutenir plus de 40 innovations dans des domaines critiques et sous-financés, en particulier ceux qui touchent les femmes dans les pays à faible et moyen revenu. Cela semble logique, car les femmes passent 25 % de leur vie en moins bonne santé que les hommes, même si elles vivent généralement plus longtemps.
Voici quatre des innovations potentiellement révolutionnaires qui bénéficieront de ce financement :
– un patch contraceptif auto-administré efficace pendant six mois ;
– des tests rapides de dépistage des IST (infections sexuellement transmissibles) ;
– une échographie assistée par l’IA pour aider à détecter des pathologies souvent non diagnostiquées dans les milieux défavorisés ;
– des traitements pour la santé vaginale.
Lorsque les femmes sont en meilleure santé, elles sont plus à même de faire des choix pour leur vie et de contribuer à leur communauté. Combler le fossé en matière de santé des femmes permettra de sauver et d’améliorer des millions de vies.
Source : FAO ; Financial Times ; OMS ; Unicef ; Fondation Gates
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
L’intelligence intuitive et spirituelle – quand l’âme nous inspire (2e partie) – [sommaire]
Dans la première partie de l’interview, Valérie Seguin nous a parlé de son parcours et des expériences qui l’ont amenée à s’intéresser à l’après-vie et à l’âme. Ces vécus l’ont orientée vers la production de films donnant la parole à des témoins d’expériences ainsi qu’à de nombreux spécialistes sur ces sujets. Elle l’auteure d’ouvrages sur ces thèmes.
V. Seguin explique comment la connexion avec notre âme libère en nous l’intelligence intuitive et spirituelle qui se manifeste à la fois au niveau individuel et au niveau collectif, et comment cela permet de développer l’empathie, l’intelligence collective, la créativité et la coopération. Elle a produit deux films spécifiques pour introduire ces notions dans le monde de l’entreprise.
Partage international : Il semble que lorsqu’on se connecte à son âme, nous sommes poussés à nous tourner vers les autres et que ça éveille le besoin de se mettre au service de l’humanité ou de la Terre. Est-ce que vous pourriez développer ce point ?
Valérie Seguin : C’est dans mon premier film, l’Ame, une force dans sa vie ? que l’on parle de cette notion de mission de vie et de ce que l’on fait sur terre. Alors oui, c’est vrai, lorsque l’on est moins dans l’ego et plus dans le cœur, on va plus naturellement vers les autres, on se tourne davantage vers autrui. Mais la mission d’âme, pour certains, cela peut être juste un travail sur soi. Ce n’est pas forcément une mission de vie. La mission de vie n’est pas forcément tournée vers les autres. Chaque âme est différente. Pour certaines cela sera de s’occuper des animaux, pour d’autres ce sera de s’occuper d’autres choses, pour d’autres ce sera l’écologie, et pour d’autres encore ce sera juste diffuser de la joie ou être bien avec soi-même ou de faire un travail sur soi, et c’est tout aussi respectable. En fait chaque âme est différente et est venue sur Terre pour réaliser des choses différentes. Je trouve que c’est très important parce que parfois j’entends : « Oui mais il exagère, il ne veut même pas s’intéresser à ça qui est super important. » Que cela soit l’écologie, qui est un sujet primordial, ou quoi que ce soit d’autre, c’est n’est peut-être pas sa mission d’âme. Chaque mission d’âme est respectable. Je trouve que c’est très important de respecter le fait que chaque âme est différente, que c’est à chacun, en son âme et conscience, de choisir sur quoi il veut aller. On doit respecter la mission d’âme des autres, sans vouloir absolument les attirer dans notre propre mission.
PI. Il y a des êtres qui peuvent être considérés comme des génies : des artistes, compositeurs, peintres, sculpteurs, grands écrivains et poètes, scientifiques « découvreurs », hommes politiques visionnaires. Peut-on penser que c’est leur âme qui les inspire ?
VS. Dans le film l’Ame 2, on présente les études scientifiques de l’université de Virginie aux Etats-Unis, qui examine depuis soixante ans des cas de possibles réincarnations d’enfants. Vers l’âge de 2-3 ans, quand ils commencent à parler, ils racontent des épisodes de vies antérieures : qu’ils ont exercé tel ou tel métier par exemple. Et dans ces études on s’aperçoit, qu’effectivement, il y a des enfants qui naissent doués de certaines facultés telles que les mathématiques, la musique, la peinture. La réincarnation serait une hypothèse pour comprendre pourquoi dès la naissance des personnes ont déjà ces capacités. Donc, oui, c’est une inspiration de l’âme, d’une certaine manière. C’est cette sensation finalement, de savoir des choses que l’on n’a pas apprises dans cette vie. Alors, si on ne les a pas apprises dans cette vie, eh bien, c’est que l’on les a apprises dans une vie précédente. Personnellement, je me suis intéressée très tôt à la réincarnation parce que je m’apercevais qu’il y avait des choses que je n’avais pas apprises dans cette vie.
PI. Est-ce que vous pensez que l’on pourra démontrer scientifiquement l’existence de l’âme ?
VS. Dans mon premier film Et si la mort n’existait pas ? je présente toutes les études scientifiques sur ce sujet. Et quand l’on additionne toutes les études scientifiques, c’est-à-dire avant la mort, pendant le passage et après la mort, l’on se dit que oui, effectivement, c’est possible. Et il y a de plus en plus de physiciens avec la physique quantique qui démontrent qu’il existe un monde invisible. Tout cela montre qu’effectivement, c’est tout à fait prouvable. Je pense qu’on y arrivera. Mais, dans combien de temps ? Je ne sais pas. Ce que j’espère c’est que cela sera démontré de mon vivant. Je pense que j’ai encore 20-30 ans à vivre. Mais rien qu’avec la médiumnité, si elle était étudiée avec des protocoles scientifiques sérieux, l’on pourrait démontrer que des personnes sont capables d’obtenir des informations émanant de personnes défuntes. Alors si l’on ajoute tous ces phénomènes, c’est-à-dire ce qui se passe avant la mort, les visions des mourants, les innombrables expériences de mort imminente, les expériences de mort partagées, les expériences de médiumnité, les contacts avec les défunts de manière spontanée, on arrive à la conclusion qu’il y a plus de chances que l’âme existe que le contraire et que le cerveau ne produit pas la conscience. D’ailleurs dans mon dernier film l’Ame 2, le psychiatre Christophe Fauré dit qu’aujourd’hui être cartésien, c’est penser que la conscience est le produit du cerveau, de la matière, mais que dans quelques années, être cartésien sera de dire que la conscience n’est pas le produit du cerveau. Il parle de quelques années, pas même de quelques décennies. Et donc, si la conscience ce n’est pas le produit du cerveau, comment est-elle produite ? Je sais qu’aux Etats-Unis, dans les pays anglo-saxons, ils n’en sont plus à ce débat. C’est Christophe Fauré qui m’expliquait cela. Je ne l’ai pas mis dans le film, mais il m’expliquait qu’ils n’en sont plus à « Est-ce que ça existe?» et » Est-ce que c’est vrai ou pas ? » Ils en sont à « Bon, maintenant c’est une réalité. Alors étudions ce qu’est cette conscience : c’est quoi cette grande conscience ? » Ils en sont là.
Oui, on avance. Ce qu’il faudrait au niveau scientifique, c’est un congrès, une assemblée multidisciplinaire de scientifiques, avec à la fois des physiciens, des cardiologues, des neurologues, des psychiatres et des personnes du domaine de la spiritualité. Cela permettrait que chacun réfléchisse dans sa partie pour aboutir à un consensus global. Le problème c’est qu’aujourd’hui chaque discipline travaille dans son coin et, de plus, la science officielle n’étudie pas encore ces sujets. Donc cela avance, mais c’est lent, très lent.
P.I. Le physicien Philippe Guillemant explique dans ses livres qu’il nous manque les instruments de mesure, les outils adéquats pour prouver l’existence de l’âme.
VS. Oui, effectivement, pour l’instant, nous n’avons pas les instruments pour cela, mais peut-être qu’un jour nous les aurons. On les aura parce qu’on s’améliore sans cesse à ce niveau. Par exemple, dans mon film l’Ame 1, j’ai montré qu’il existe une petite machine qui permet de lire nos corps énergétiques. Et puis même sans ces instruments de mesure, en prenant en compte tous les phénomènes observés et étudiés, l’on a déjà les preuves que tout cela existe. On a le sentiment que ce monde de l’au-delà a envie que l’on avance sur ce sujet. Et depuis dix ans le phénomène s’est accéléré : il y a de plus en plus de gens qui témoignent, de livres qui sortent, de podcasts, de films. Oui, on a vraiment l’impression que ça bouge. Et j’ai l’impression que ce monde de l’au-delà, c’est aussi une intelligence beaucoup plus grande, beaucoup plus vaste. Donc peut-être que l’on va à notre rythme, que l’on va au rythme des âmes, mais je pense que tout est juste et que le jour où cela devra être, cela sera. Mon premier film, Et si la mort n’existait pas ? Où en est la science sur la vie après la mort, reprend tous les travaux et toutes les études sur ce sujet.
Pour voir cette interview : https://www.youtube.com/watch?v=lWQdF9EvO3g
Pour plus d’information sur les films et livres cités : https://valerieseguin.com/
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
La sphère de Buga – [sommaire]
Le 2 mars 2025, à la périphérie de la ville de Buga, dans la vallée du Cauca, en Colombie, un ovni sphérique de couleur argentée, légèrement plus grand qu’un ballon de basket, s’est écrasé dans un champ après avoir apparemment heurté un câble électrique à haute tension. Il ne s’agissait ni d’un satellite ni d’un drone, mais plutôt d’un globe métallique, d’apparence parfaite, sans vis ni marques de soudure, ni joints, ni panneaux visibles, qui défiait toutes les formes conventionnelles de fabrication humaine.
Depuis cet événement extraordinaire – qui, malgré son impact minime dans le monde réel, a provoqué une onde de choc à la fois chez les amateurs d’ovnis et dans le monde des programmes gouvernementaux secrets –, d’autres sphères métalliques identiques ont été aperçues dans le ciel au-dessus de la Colombie, qui semble être actuellement un haut lieu de ce type d’activité. Comme toujours en cas d’événement insolite, Internet est en effervescence avec de nombreuses vidéos et commentaires publiés quotidiennement, et il n’a pas fallu longtemps pour qu’il soit surnommé « la sphère de Buga ».
Don Jose Rompo est un agriculteur et archéologue amateur qui vit à Buga. Il utilise un détecteur de métaux pour trouver des vestiges intéressants dans les collines et les vallées qui entourent sa ville. C’est lui qui a trouvé le globe. Ce jour-là, en mars, alors qu’il effectuait l’une de ses recherches archéologiques, il a vu la sphère de Buga voler au-dessus de lui, zigzaguant dans son champ de vision d’une manière inconciliable avec les mouvements des avions conventionnels. Elle a ensuite heurté une ligne électrique, provoquant des étincelles et un grand bruit strident avant de s’écraser à proximité. Il s’est rapidement rendu à l’endroit où elle avait atterri et, avec une certaine appréhension, l’a ramassée avant de retourner à sa voiture et de rentrer chez lui, à quelques kilomètres de là.
Sur sa surface polie étaient gravés des glyphes d’aspect ancien ressemblant à des Runes, à l’Ogham (un alphabet irlandais du début du Moyen Age) et à l’écriture mésopotamienne, disposés autour d’un grand symbole ressemblant à une puce électronique ; en fait, selon certains, tout cela présentait un peu l’aspect d’un agroglyphe.
Partage international ne peut confirmer l’authenticité de cette sphère. Nous vous la présentons pour vous mettre au courant de cette découverte, en attendant d’éventuels compléments d’enquête à son sujet.
Quelques jours plus tard, Jose Rompo a appelé son cousin, David Velez, ingénieur électricien dans une entreprise pionnière dans le domaine de la technologie numérique de rayonnement, pour lui demander de l’aide. Velez a réuni un groupe de collègues de son bureau à Velez, à une centaine de kilomètres de là, et ils se sont rendus en voiture chez son cousin pour récupérer la sphère. De retour au laboratoire de l’entreprise de Velez, celle-ci a été placée dans un local sécurisé, car il était évident qu’ils avaient entre les mains quelque chose d’important.
A son arrivée au laboratoire la sphère pesait 2 kilos, mais lorsqu’ils l’ont pesée à nouveau vingt jours plus tard, son poids avait triplé pour atteindre 6 kilos. Elle a continué à prendre du poids et a finalement atteint 5 fois son poids initial, soit 10 kilos, sans que son volume ne change ! Personne ne sait comment ni pourquoi, mais certains supposent que ce peut être lié aux capacités antigravitationnelles de l’ovni, qui peut sembler dépourvu de poids lorsqu’il est pleinement opérationnel en vol.
Velez et son équipe ont effectué divers tests sur la sphère, mais quand il a commencé à recevoir des menaces anonymes, après que la nouvelle s’est répandue, il s’est rendu compte qu’il était dépassé par les événements. Il recevait des appels téléphoniques au milieu de la nuit, certains menaçant la réputation de son entreprise, d’autres affirmant que la sphère appartenait en fait aux personnes qui appelaient et qu’elles voulaient la récupérer, et plusieurs de ses comptes sur les réseaux sociaux ont été piratés. Velez avait entendu parler du travail du journaliste et ufologue Jaime Maussan, basé à Mexico. Avec le consentement de son cousin, il a contacté Maussan et a accepté de lui remettre la sphère de Buga, qui attirait désormais beaucoup d’attention indésirable, afin qu’elle soit mise en sécurité et fasse l’objet d’études scientifiques plus approfondies. L’ufologue et son équipe se sont rendus en Colombie et l’ont ramenée au Mexique, où il a pris des dispositions pour qu’elle soit conservée dans un coffre-fort surveillé.
Puis, le 20 juin 2025, Maussan a organisé une conférence de presse internationale à Mexico et, devant une salle comble de journalistes et de personnes intéressées, ainsi qu’un public mondial en ligne, il a présenté au monde entier l’impressionnante sphère de Buga, ainsi que les données de recherche issues des expériences déjà réalisées. Jose Rompo, David Velez et des scientifiques membres d’institutions de premier plan au Mexique qui travaillaient sur ce projet ont également été présentés. Etaient présents le membre du Congrès américain Eric Burlison du Missouri, l’avocat américain Daniel Sheehan et le Dr Steven Greer du Disclosure Project.
Comme l’a déclaré un commentateur en ligne après la conférence, « … l’objet n’est pas seulement devenu viral, il est devenu légendaire ».
Alors que sait-on actuellement, même si les inconnues restent très nombreuses ? Quels tests ont été effectués et quelles preuves ont déjà été établies concernant ce mystérieux globe volant ? Des études sont en cours, menées par un groupe de scientifiques hautement crédibles travaillant à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), en collaboration avec Jaime Maussan, qui coordonne lui-même une équipe constituée par le Dr Greer. Il est important de noter que c’est la première fois qu’un ovni obtenu par des citoyens privés fait l’objet de recherches indépendantes, en dehors du contrôle gouvernemental, par un groupe d’experts dans leur domaine qui souhaitent découvrir la vérité et partager leurs découvertes avec le public. Cela représente un événement important si l’on parvient à le soustraire au contrôle des autorités, car il ne pourra alors pas être classé « confidentiel » et donc rendu inaccessible au grand public, comme cela s’est produit auparavant pour d’autres découvertes.
Le lendemain de la conférence de presse, il a été révélé que ces mêmes autorités avaient effectivement tenté de voler la sphère de Buga. Dans la soirée du 21 juin, deux hommes en uniforme se faisant passer pour des policiers s’étaient présentés à l’improviste au coffre-fort gardé de Mexico pour tenter de confisquer la sphère, affirmant qu’elle était la propriété du gouvernement. Ils avaient échoué et les « faux policiers » avaient été renvoyés les mains vides. Le Dr Greer a déclaré par la suite : « Toute tentative d’interférer avec cet examen [scientifique] sera connue et ses auteurs seront tenus pour responsables ».
Cette enquête scientifique a jusqu’à présent révélé des faits assez étonnants. Le Dr Jose Luis Velasquez, l’un des radiologues colombiens qui étudient la sphère, a déclaré : C’est une pièce très rare, je n’ai jamais rien vu de tel ». L’analyse aux rayons X effectuée par son équipe n’a révélé aucune soudure et aucun joint, sa surface lisse étant composée de trois couches métalliques concentriques de densité variable. Elle contient également un groupe de 18 microsphères qui entourent un noyau central dense, qui est peut-être une sorte de mémoire sophistiquée ou de pile électrique. L’ingénieur chimiste mexicain David Avila Roldan a effectué des tests supplémentaires sur la composition du matériau et a découvert qu’il était presque deux fois plus dur que celui utilisé dans la fabrication des fusées conventionnelles. L’analyse montre qu’il est constitué d’un alliage d’aluminium (72 % d’aluminium et 22 % de silicium) d’une dureté de 330, supérieure à la dureté aérospatiale de 170, qui n’est pas disponible actuellement à des fins commerciales.
À l’aide d’outils d’intelligence artificielle, une équipe de chercheurs guatémaltèques dirigée par Jose Manrique affirme avoir déchiffré les inscriptions figurant sur la coque du globe : « L’origine de la naissance par l’union et l’énergie dans le cycle de transformation, point de rencontre de l’unité, de l’expansion et de la conscience – la conscience individuelle ».
Peu avant la conférence de juin au Mexique, le Dr Greer a interviewé un lanceur d’alerte qui lui a dit avoir vu un « dispositif de communication extraterrestre » dont la surface était recouverte de symboles très similaires aux anciens glyphes affichés sur la sphère de Buga. Il a affirmé l’avoir vu dans une base militaire souterraine secrète dans l’État américain de l’Indiana. Des inscriptions similaires ont également été observées sur un ovni qui s’est écrasé lors de l’incident de la forêt de Rendlesham en 1980, en Grande-Bretagne, ainsi que lors du célèbre crash de Roswell en 1947.
David Velez a décrit une autre caractéristique inhabituelle de cette sphère lors d’une interview dans l’émission télévisée de Maussan, Interstellar. Sa température était celle de l’intérieur d’un réfrigérateur au toucher, mais elle dégageait une forte chaleur lorsqu’on ne la touchait pas. Il a déclaré : « Lorsque j’ai versé de l’eau dessus, elle a commencé à fumer et l’eau s’est évaporée instantanément ». Apparemment, le champ dans lequel elle s’est écrasée est depuis lors brun et déshydraté, ce qui indique qu’une énergie inconnue provenant de la sphère a causé l’évaporation de toute l’eau contenue dans l’herbe et dans le sol.
Lors de la conférence de presse de Maussan, Rodolfo Garrido, un ingénieur mexicain travaillant avec l’équipe de l’UNAM, a montré des images de l’intérieur de l’orbe, révélant en son centre ce qui semblait être la tour Wardenclyffe de Nicola Tesla, conçue par l’inventeur au début des années 1900 pour servir de générateur d’énergie sans fil. Garrido pensait qu’elle pouvait fonctionner de manière similaire, la tour Wardenclyffe miniature à l’intérieur de l’ovni étant susceptible de générer un champ électromagnétique qui alimenterait son système de lévitation et de propulsion.
L’équipe de l’UNAM a récemment publié ses dernières découvertes après utilisation d’un microscope numérique équipé d’un zoom grossissant 2 000 fois. Grâce à cet instrument, les scientifiques ont découvert ce qui semble être des fils de fibre optique de différentes couleurs, ce qui suggère que la sphère a la capacité de recevoir et d’envoyer des signaux. Ce câblage caché s’étend dans différentes directions et se connecte à des broches et des pointes en cuivre à la surface de la sphère, y compris l’élément qui ressemble à une micropuce, et il est donc probable qu’il sert également de capteur pour détecter tout ce qui entoure l’objet. Il est intéressant de noter qu’en 1994, le colonel Philip J. Corso de l’armée américaine, auteur de The Day After Roswell (Au lendemain de Roswell) affirmait que la fibre optique avait été découverte initialement dans des ovnis récupérés et qu’il était lui-même à l’origine de son introduction dans l’industrie américaine.
Cette mystérieuse sphère, trouvée dans l’Ouest de la Colombie au début de l’année, laisse beaucoup de gens perplexes et un nombre croissant de scientifiques et de chercheurs se démènent pour trouver des réponses. Elle a peut-être atterri dans un champ quelconque, au milieu de nulle part, apparemment au hasard, mais en ce qui concerne l’éternelle question « Sommes-nous seuls ou non dans cet immense univers ? », elle remet en question de manière frontale des idées préconçues bien ancrées chez les cyniques comme chez les croyants.
Je me tourne vers mon alto, le cœur lourd – [sommaire]
L’altiste Connie Pharoah, interrogée sur sa participation à une série de concerts au Royaume-Uni, Sound Over Silence, qui collecte des fonds pour des associations caritatives palestiniennes et offre une tribune aux musiciens pour faire entendre leur voix, s’est exprimée ainsi :
« Incapable d’exprimer mon horreur et ma tristesse avec des mots, je me tourne vers mon alto, le cœur lourd. La plupart de mes réflexions sur Gaza ont lieu en privé.
On m’a incitée à croire que les musiciens sont comme des portails temporels. Nous transmettons la musique du passé, avec tout son contexte, et la relions au monde dans lequel nous vivons.
Lorsque je pose la question « Pourquoi écrivons-nous, jouons-nous ou écoutons-nous de la musique ? », je me demande si la plupart des réponses correspondraient à ce que nous nous autorisons réellement à partager.
La peur influence nos choix quotidiens, nos croyances et nos jugements moraux. C’est un moyen de manipulation instinctif et puissant. Il est tragique que de nombreux musiciens classiques aient peur d’exprimer leur inquiétude pour la Palestine.
Je trouve étrange que l’on attende des musiciens classiques qu’ils restent apolitiques, d’autant plus qu’une grande partie du répertoire que nous interprétons a été écrite en réponse à l’oppression et à l’injustice. La peur a un effet paralysant sur notre communauté.
Sound over Silence nous offre un espace pour nous exprimer à travers la musique, et je suis très reconnaissante de participer à son premier concert. »
Un monde sans eau potable ? – [sommaire]
Il est difficile d’imaginer notre « bille bleue » à court d’une ressource qui en occupe une si grande partie. Mais ce ne sont pas les vastes océans salés qui sont menacés, c’est l’eau douce, moins visible. En fait, de vastes régions du monde perdent leur eau douce et s’assèchent plus rapidement et à une échelle plus grande que jamais. Parmi celles-ci figurent une grande partie de l’Ouest américain, le Mexique, l’Amérique centrale et le Moyen-Orient.
Une nouvelle étude de l’université d’Etat de l’Arizona publiée dans Science Advances révèle que le pompage excessif et généralisé de l’eau, principalement pour les exploitations agricoles et les villes, à partir d’aquifères qui ont mis des millénaires à se remplir, est l’une des deux causes principales de l’assèchement. L’autre est le réchauffement climatique, résultat de la combustion des énergies fossiles. Les émissions polluantes agissent comme une couverture autour de la Terre, empêchant une trop grande partie de la chaleur du soleil d’être rejetée dans l’atmosphère. L’excès de chaleur assèche les terres et les plans d’eau.
Les données satellitaires de 2002 à 2024 utilisées pour l’étude montrent non seulement que les régions s’assèchent plus rapidement que prévu, mais aussi que les pertes en eau contribuent à l’élévation du niveau de la mer, encore plus que la fonte des glaciers. A elle seule, l’élévation du niveau de la mer devrait causer des dégâts considérables au cours des prochaines décennies.
Pire encore, là où les aquifères sont surexploités, le sol peut s’affaisser à mesure que les espaces souterrains s’effondrent, et cette perte peut être irréversible, laissant aux générations futures moins de réserves d’eau. Jay Famiglietta, hydrologue et coauteur de l’étude, a déclaré que les conséquences à long terme seront désastreuses : les agriculteurs auront du mal à produire suffisamment de nourriture, les économies seront menacées, un nombre croissant de personnes quitteront les régions touchées par la sécheresse, les conflits liés à l’eau se multiplieront et davantage de gouvernements seront déstabilisés dans les pays non préparés.

De vastes régions du monde s’assèchent plus rapidement et à une échelle plus grande que jamais.
Solutions
Les données satellitaires montrent que ces régions touchées par la sécheresse ne vivent pas selon leurs moyens en termes de ressources en eau, selon Hrishikesh Chandanpurkar, coauteur de l’étude. « En réalité, l’eau n’est pas valorisée et les réserves à long terme sont exploitées pour générer des profits à court terme », a-t-il déclaré. Il espère que ces conclusions inciteront à prendre des mesures pour lutter contre la surexploitation chronique de l’eau. Dans certaines zones arides, il n’y a aucune limite au forage de puits ou à la quantité d’eau qu’un propriétaire foncier peut pomper, et l’eau est gratuite. Des lois peuvent être adoptées pour changer cette situation, et des projets visant à capter davantage d’eaux pluviales et à reconstituer les aquifères peuvent être mis en place.
Les régions arides auraient tout intérêt à suivre l’exemple d’Israël. En 1965, Simcha et Yeshayahu Blass ont inventé un émetteur d’irrigation goutte à goutte en plastique qui a contribué à transformer Israël, autrefois désertique, en une puissance agricole. Aujourd’hui, il est utilisé partout dans le monde. Dans les années 1980, les Israéliens ont fait de l’économie d’eau une question de fierté civique en évitant de laisser couler inutilement le robinet (ou la douche). Israël connaît de nombreux problèmes, mais aujourd’hui, le manque d’eau n’en fait plus partie, même si le pays se trouve dans l’une des régions les plus arides du monde.
Ils y sont parvenus en gérant leurs ressources en eau avec soin et en construisant cinq usines de dessalement très efficaces. De plus, Israël collecte, traite et réutilise – principalement pour l’irrigation – plus de 90 % de ses eaux usées. Il transporte son eau de manière très efficace, avec peu ou pas de pertes dues à l’évaporation ou aux fuites. Et il réglemente son eau par la loi, dans le but d’empêcher les polluants, les détergents, l’essence, les insecticides et le sel d’entrer dans le cycle de l’eau.
J. Famiglietti conclut : « Parmi tous les sujets d’inquiétude révélés dans cette étude, la seule chose sur laquelle l’humanité peut vraiment agir rapidement est la décision de mieux gérer les eaux souterraines et de les protéger pour les générations futures. Les eaux souterraines deviendront la ressource naturelle la plus importante dans les régions arides du monde. Nous devons les protéger avec soin. »
Source : Los Angeles Times
La voix bouleversante d’une fillette de Gaza – [sommaire]

Kaouther Ben Hania
Début septembre 2025, le public du Festival du film de Venise a été ému aux larmes après la projection de la Voix de Hind Rajab, un docu-fiction qui raconte l’histoire bouleversante d’une fillette de six ans tuée à Gaza. Ce film de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a reçu une ovation sans précédent de 23 minutes, et a remporté le Lion d’argent du Grand Prix du jury.
Les enregistrements d’un dialogue, en janvier 2024, entre une fillette de six ans, Hind Rajab, et les secouristes du centre d’appel d’urgence du Croissant-Rouge palestinien à Ramallah, constituent le cœur du film.
Hind se trouvait dans le quartier de Tel al-Hawa à Gaza avec sa tante, son oncle et ses cousins lorsque leur voiture a été prise pour cible. Elle est alors restée coincée pendant des heures dans l’épave, contre les cadavres de ses proches, à espérer en vain qu’elle serait secourue. Les acteurs incarnent des bénévoles du centre d’urgence du Croissant-Rouge, situé à 84 km de Gaza.
Le film est entièrement raconté du point de vue des secouristes du centre d’appels d’urgence, qui ne peuvent pas s’attendre à ce que l’armée israélienne cesse de tirer. Ils doivent donc passer par divers intermédiaires internationaux pour s’assurer qu’on ne tirera pas à vue sur l’équipe d’ambulanciers qui se trouve à seulement huit minutes de Hind.
Lorsque K. Ben Hania, la réalisatrice du film, a entendu pour la première fois le court extrait audio de l’appel téléphonique de Hind, elle a été profondément bouleversée. « Il y avait quelque chose de plus que sa voix. C’était la voix même de Gaza qui appelait à l’aide, et personne ne pouvait intervenir », a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse. « C’est un désir intense, ainsi qu’un sentiment de colère et d’impuissance qui ont donné naissance à ce film. »

Destruction d’un camp de réfugiés en bordure de mer, sur la bande de Gaza.
A la sortie de la première de la Voix de Hind Rajab, Irene Galazzi, une jeune femme de 26 ans originaire de Bologne (Italie), stagiaire dans une agence de l’Union européenne, a déclaré : « Nous ne cessons de voir des images des horreurs infligées aux Palestiniens à Gaza et rien ne change. […] Nos gouvernements ne prennent pas position. […] J’espère vraiment que ce film sera diffusé, car c’est une bonne occasion d’ouvrir les yeux des gens pour amorcer un changement politique. »
Source : washingtonpost.com ; bbc.com
Lutte pour la survie à Gaza – [sommaire]
Pour Mosab al Trtori, 20 ans, la vie dans un camp de déplacés au sud de Gaza est une lutte constante pour la survie, ce qui contraste de façon saisissante avec sa vie d’avant-guerre, quand il était étudiant en ingénierie et vivait dans une grande maison à deux étages. Aujourd’hui, il dort dans une taente avec huit membres de sa famille : ses parents, ses trois frères et sœurs, sa grand-mère et deux cousins dont les familles ont été tuées lors de frappes israéliennes. Il raconte : « Parfois, nous aurions préféré mourir plutôt que de continuer à vivre dans ces conditions, à toujours nous préoccuper de la nourriture et de l’eau. »
Comme Israël n’autorise pas les journalistes à entrer à Gaza, Mosab a partagé avec la BBC une série de vidéos, de photos et de notes audio prises au cours d’une journée du mois dernier, qui montrent les difficultés rencontrées par les Gazaouis pour trouver de la nourriture, de l’eau et du combustible pour cuisiner.
L’argent liquide est également rare à Gaza depuis la destruction des banques et des distributeurs automatiques, si bien que Mosab doit payer des commissions de plus de 50 % pour s’en procurer. Après avoir risqué leur vie pour obtenir de la nourriture dans les centres d’aide, certaines personnes sont obligées de revendre directement ce qu’elles ont reçu contre de l’argent, souvent à des prix astronomiques. Mosab explique que même dans ces conditions, les gens supplient leurs interlocuteurs d’effectuer la transaction.
L’eau est également rare, car les infrastructures de distribution d’eau potable ont été détruites. Les habitants doivent donc compter sur les livraisons sporadiques des usines de dessalement ou parcourir de longues distances à pied pour aller chercher de l’eau et la ramener.
Mosab a son propre petit potager où il cultive des aubergines, des poivrons et des tomates. La terre sableuse et l’eau salée non potable du puits ne sont pas très propices à la culture, mais il arrive parfois que ses plantations donnent une petite récolte qui permet de nourrir sa famille. Les légumes qu’il fait pousser sont également difficiles à trouver.
Pour illustrer le coût élevé des denrées alimentaires, il donne l’exemple suivant : un litre d’huile de cuisson coûte 13 dollars, un kg de sucre environ 44 dollars. La farine est difficile à trouver, mais c’est un produit de base indispensable pour faire du pain. Elle coûte aujourd’hui environ 30 fois plus cher qu’avant la guerre, soit environ 10 dollars pour un sac de 1,5 kg. Le petit briquet de Mosab, qu’il a payé 30 dollars, est partagé entre 25 familles. Parfois, les gens doivent brûler les meubles qu’ils ont emportés de chez eux, des gobelets en plastique ou d’autres objets, malgré la fumée, afin d’allumer un feu pour cuisiner. Mosab dispose également d’une petite réserve de bois de chauffage qu’il coupe à l’aide d’une hache et d’un marteau qu’il partage également avec ses voisins.
Bien que ses journées soient désormais consacrées à la recherche du prochain repas de sa famille, il garde l’espoir de reprendre un jour ses études d’ingénieur lorsque la nourriture sera à nouveau disponible en abondance.
Source : bbc.co.uk
Le droit de lire derrière les barreaux (1ʳᵉ partie) – [sommaire]
Aux Etats-Unis, environ deux millions de personnes sont incarcérées dans quelques 5 000 prisons aux niveaux fédéral, des Etats et local. La population étasunienne représente 4,2 % de la population mondiale, mais ses établissements pénitentiaires abritent 20 % de la population carcérale mondiale. Books through Bars : Stories from the Prison Books Movement (Des livres derrière les barreaux : Histoires du « Mouvement pour des livres en prison »), couvre l’histoire et le travail en cours de ce mouvement aux Etats-Unis.
Books Movement réclame le droit pour les prisonniers d’avoir accès à la lecture. Vingt-cinq personnes ont contribué à l’écriture de ce livre, qui contient également des lettres écrites par des prisonniers.
Books through Bars est coédité par Dave « Mac » Marquis, un activiste de longue date, post-doctorant de l’Université de Caroline du Sud, et adjoint à la direction de l’Association d’histoire de la classe ouvrière, qui a participé à la création du programme de lecture des prisons d’Asheville et de Saxapahaw. Il est interviewé par Jason Francis pour Partage international.
Une nation qui emprisonne
Partage international : Pourquoi y-a-t-il plus de personnes incarcérées aux Etats-Unis que dans n’importe quel autre pays ?
Dave Marquis : C’est un problème systémique. La question à se poser est la suivante : « Y a-t-il quelque chose propre à la population de ce pays qui la prédispose à la criminalité ou y a-t-il des problèmes systémiques qui conduisent à ces taux d’incarcération phénoménaux ? »
A l’évidence, un de ces problèmes est le racisme, le fait étant établi que les personnes noires et racisées sont emprisonnées à un taux disproportionnellement plus haut que les personnes blanches. Il y a toutes sortes d’autres facteurs : un système éducatif en faillite, des lois injustes en matière de peines, avec une focalisation des poursuites sur les crimes opportunistes et ceux commis par des gens pauvres, alors que les criminels en col blanc¹ et les riches ne sont pas poursuivis de la même manière, les lois relatives aux peines plancher visant particulièrement les personnes qui ne peuvent se permettre d’assurer leur défense. Ce sont juste quelques-unes parmi la pléthore de raisons qui expliquent pourquoi le taux d’incarcération est si haut aux Etats-Unis.
Les débuts du mouvement pour des livres en prison
PI. Qu’est-ce que le mouvement pour des livres en prison et comment a-t-il commencé ?
DM. Le mouvement semble avoir commencé dans les années 1970 mais l’histoire de ses débuts est en partie perdue. Les trois programmes du pays les plus anciens qui perdurent aujourd’hui ont débuté à peu près en même temps, au début des années 1970 : l’un à Boston (Massachusetts), un autre à Durham (Caroline du Nord) et un autre sur la Côte Ouest.
Au regard de l’année, il est possible que le mouvement se soit développé en réponse à la rébellion de la prison d’Attica en septembre 1971. Nous n’en sommes pas sûrs mais en fin de compte, comme il l’est décrit dans l’essai de Lorenzo Kom’boa Ervin, auteur et activiste, dans le livre Books through Bars, ce furent les prisonniers eux-mêmes qui ont été à l’origine du mouvement et qui ont travaillé à faire admettre les livres dans les prisons. Kom’boa et d’autres se sont appuyés sur le travail de Martin Sostre à travers le pays pour s’organiser de l’intérieur pour obtenir des livres, puis un réseau extérieur s’est mis en place pour les aider. Le mouvement des livres pour la prison s’est probablement développé de cette manière.
PI. Vous mentionnez Martin Sostre (1923-2015). C’était un activiste, condamné en 1967 pour des activités criminelles qui se sont avérées plus tard avoir été fabriquées. Il a passé dix ans en prison avant d’être gracié. Pouvez-vous nous parler de son travail pour les droits des prisonniers ?
DM. Martin Sostre était incarcéré à la prison d’Etat d’Attica à New York, où il a monté une série de procès pour le compte d’autres prisonniers. Un de ces procès touchait à l’interdiction de recevoir des documents, dont certains concernaient l’enseignement de l’islam, lui-même étant adhérant à la Nation de l’islam. Deux de ces célèbres procès sont Sostre contre Rockefeller et Sostre contre McGinnis. Il a réussi à obtenir l’accès aux documents et ces procès ont fourni une jurisprudence utilisée pour forcer les prisons à travers le pays à accorder aux prisonniers un accès aux livres.
Tour d’horizon
PI. Comment en êtes-vous venu à vous impliquer dans le mouvement pour les livres en prison ?
DM. Je me suis impliqué dans le mouvement à partir du milieu/fin des années 1990. J’ai commencé à faire du bénévolat pour l’organisation The Anarchist Black Cross (La Croix noire anarchiste, ABC), qui travaillait à soutenir les prisonniers politiques. J’ai bifurqué de là au soutien direct de Mumia Abu-Jamal, un activiste politique et journaliste incarcéré aux Etats-Unis. Puis en en apprenant plus sur l’Etat carcéral² et sur les conditions à l’intérieur des prisons, une opportunité s’est présentée quand des personnes ont exprimé leur désir de démarrer un programme pour les livres en prison lorsque j’étais à Nashville (Caroline du Nord). J’en connaissais l’existence mais n’avais jamais participé à aucun projet. Avec des amis, nous avons créé le Asheville Prison Books en 1999.
PI. Combien de Prison Books Projects (PBP) ou de groupes qui fournissent des livres aux prisonniers y a-t-il aux Etats-Unis ?
DM. C’est difficile à dire parce que tous ne sont pas toujours présents ni comptabilisés, et certains projets sont dormants puis redeviennent actifs. Il y en a en fin de compte quelques dizaines, mais d’une manière générale, ce sont de petits organismes qui fonctionnent souvent avec des budgets restreints. Parfois ils n’ont pas le temps de répondre à leur courrier visant à être pris en compte dans le mouvement global. Il se peut donc qu’on ne soit pas informé de leur existence ou qu’ils ne soient pas listés sur un des sites. Il n’y a pas d’organisation unique regroupant tous ces programmes disparates, ce qui rend difficile leur repérage, mais au dernier recensement, il y en a sans aucun doute plusieurs dizaines.
PI. Comment sont financés les PBP, et comment trouvent-ils leurs livres ?
DM. Tous les programmes sont gérés différemment. Certains sont associés à des universités, d’autres non. Certains sont issus du mouvement anarchiste des années 1990, certains des luttes pour la justice carcérale des années 1970, d’autres sont issus de l’organisation Anarchist Black Cross dans les années 1980. Ils couvrent donc toute une gamme, et je tiens à être clair sur le fait que je ne parle pas pour le mouvement dans son ensemble. Presque toutes les organisations que je connais fonctionnent essentiellement avec des bénévoles, mais certaines peuvent avoir un salarié ou deux.
Les livres proviennent presque toujours de dons. Différentes structures peuvent avoir des listes de souhaits déposées dans une librairie locale où on peut acheter un ouvrage pour le programme. D’autres personnes donnent leurs propres livres. Parfois les programmes utilisent l’argent des collectes de fonds pour acheter des livres spécifiques qui ne font pas assez l’objet de donations, comme les dictionnaires ou les livres de développement personnel. Les dictionnaires sont définitivement les plus demandés.
Les programmes obtiennent de l’argent de différentes manières. Cela dépend vraiment de chaque organisation locale. Il existe deux organismes nationaux qui procurent des micro-subventions aux programmes, mais certains sollicitent des subventions plus importantes. Certains programmes sont associés à des institutions académiques et peuvent obtenir un financement des organisations étudiantes. Mais pour la plupart, ces programmes se financent en organisant des collectes de fonds grâce par exemple à des ventes de pâtisseries. Cela fait vraiment le tour de la question.
Lutter contre la censure carcérale
PI. Pouvez-vous nous expliquer quels sont les défis et les obstacles que vous affrontez pour faire parvenir des livres dans les mains des prisonniers et pourquoi la censure sur les livres peut émaner de raisons arbitraires et capricieuses.
DM. Une des difficultés est que les individus ne sont pas autorisés à envoyer des livres en prison. Ils doivent provenir d’une librairie ou bien en général de ce que les institutions carcérales appellent un « vendeur approuvé ». A partir de là, tout devient compliqué, car il faut se souvenir qu’il n’existe pas de système carcéral unique aux Etats-Unis. Il y a des milliers d’institutions différentes.
Si on regarde ce système dans une perspective d’organisation, on voit qu’il existe au niveau fédéral, différents niveaux de sécurité dans chaque prison. Elles ont des lignes directrices d’ensemble mais celles-ci varient en fonction du degré de sécurité. Il existe également des prisons militaires et des établissements de détention pour les immigrants. Il y a donc beaucoup d’institutions carcérales au niveau fédéral. Puis il y a celles au niveau des Etats, chacun d’entre eux gérant son propre système carcéral ayant différents niveaux de sécurité avec également des restrictions différentes pour chacune de ces institutions. La même structure s’applique au niveau des comtés et des localités. Toutes ces institutions constituent le système carcéral avec en addition, les institutions privées.
Prenons une institution particulière au niveau fédéral, qui impose que tous les livres proviennent d’un vendeur approuvé, une librairie étant, normalement, considérée comme approuvée. Il faut alors envoyer tous les colis enveloppés dans du papier blanc. Les colis recouverts de papier marron sont retournés. Puis quand les livres arrivent dans la salle du courrier, ils sont soumis au jugement des personnes qui travaillent ce jour-là et à la manière dont ces personnes interprètent les directives de l’institution. La manière dont les livres arrivent à l’intérieur de la prison est donc arbitraire et capricieuse.
Les livres peuvent vous être retournés. Il arrive qu’il soit possible d’appeler la salle du courrier et de pouvoir parler avec quelqu’un pour trouver une solution relativement rapidement. Cela arrive parfois, mais pas souvent. Il faut alors passer par le processus consistant à comprendre pourquoi les livres ont été retournés et à travailler ensuite avec l’institution pour résoudre le problème. Parfois l’institution ne collabore pas et il est nécessaire d’engager un avocat. Il n’y a pas aux Etats-Unis de directives imposées uniformément à toutes les institutions carcérales concernant l’accès des livres à l’intérieur des prisons.
PI. Qu’est-ce qui peut générer la censure d’un livre ?
DM. La pornographie est la plus évidente. Presque toutes les institutions interdisent la pornographie. Mais se pose alors la vieille question : « Qu’est-ce que la pornographie ? » Certains endroits portent le sujet à un niveau extrême lorsqu’ils retournent un magazine parce qu’il contient une image de publicité pour un sous-vêtement d’adulte. Cela est effectivement déjà arrivé et avait été considéré comme de la pornographie. La personne qui gère le courrier un jour donné peut juger comme de la pornographie certaines choses que vous n’auriez jamais considérées comme telle.
Dans la plupart des établissements, toute chose jugée comme compromettant la sécurité de l’institution peut être prohibée, motif extrêmement large, sous lequel par exemple, peuvent être interdits des livres sur le radicalisme noir, au prétexte qu’ils peuvent provoquer des troubles. Beaucoup de raisons sont données à l’interdiction des livres. Je crois que vous seriez mieux renseignés en demandant aux institutions elles-mêmes leurs raisons de bannir certains livres.
[Pour plus d’informations : Books through Bars : Stories from the Prison Books Movement par Moira Marquis et Dave « Mac » Marquis (2024)]
1. La criminalité en col blanc se réfère aux délits motivés par l’argent commis par des individus ou des organisations dans le monde des affaires ou par des gouvernements, impliquant la fraude, les détournements de fonds et les délits d’initiés, utilisant la tromperie et la dissimulation visant à un bénéfice financier.
2. L’État carcéral fait référence à un système dans lequel le gouvernement utilise l’organisation de la justice criminelle dont la police, les tribunaux et les prisons, pour exercer le contrôle et la gestion de l’ordre social, affectant souvent de manière disproportionnée les communautés marginalisées.
La flottille mondiale Sumud – [sommaire]
Le 13 et 14 septembre 2025, 18 bateaux de la plus grande flottille civile de l’histoire, la Flottille mondiale Sumud, ont quitté l’Italie, la Grèce et la Tunisie pour entamer la dernière étape de leur voyage vers Gaza. Leur objectif est de contribuer à briser le siège illégal de Gaza par Israël, d’ouvrir un corridor humanitaire et d’acheminer de l’aide vers ce territoire qui souffre d’une famine catastrophique. Des dizaines d’autres bateaux les rejoindront dans les eaux internationales au cours des prochains jours, portant le nombre total de bateaux participants à plus de 40. Au cours des semaines précédentes, deux attaques présumées de drones ont visé des navires de la Flottille amarrés en Tunisie, tandis que des pénuries de carburant et des problèmes logistiques ont retardé le départ de la Flottille. Des mesures de sécurité et de protection plus importantes ont également dû être prises pour les membres de l’équipage, en raison des menaces effroyables proférées par le ministre israélien Ben-Gvir à l’encontre des passagers de la Flottille.
« Sumud » est le mot arabe qui signifie résilience ou détermination. Il est utilisé depuis des décennies par la population palestinienne pour décrire la réponse du peuple à sa lutte contre l’oppression. A bord des bateaux de petite et moyenne taille de la Flottille se trouvent environ 600 personnes courageuses venues du monde entier, sans affiliation à un gouvernement ou à un parti politique, et représentant plus de 44 pays. Les organisateurs indiquent qu’au moins 26 000 personnes se sont inscrites pour participer à la mission. Il s’agit de militants, d’humanitaires, de médecins, d’artistes, de membres du clergé, de journalistes, d’avocats, de politiciens et de marins qui « croient à la dignité humaine et au pouvoir de l’action non violente » et qui sont unis par une seule vérité : le siège et le génocide doivent cesser. Ils affirment « Le silence n’est pas une option. Les habitants de Gaza ont besoin que nous élevions la voix collectivement pour exprimer notre solidarité, même lorsque le gouvernement et les institutions échouent. »
Les navires transportent des fournitures humanitaires, mais ils sont également destinés à symboliser la protestation contre le blocus en cours. Les navires civils transportant de l’aide humanitaire ou participant à des manifestations pacifiques dans les eaux internationales sont protégés par le droit maritime.
Depuis 2010, Israël a intercepté ou attaqué toutes les flottilles qui tentaient d’atteindre Gaza. Mais grâce à cet effort coordonné massif – la 38e tentative –, on espère que l’attention internationale augmentera le coût politique de tout acte d’agression
Plusieurs personnalités participent à la Flottille, notamment Andolu Ajansi, le petit-fils de Nelson Mandela, l’actrice américaine et militante de longue date Susan Sarandon, l’acteur irlandais Liam Cunningham et l’ancienne maire de Barcelone, Ada Colau. Se joignent à eux au moins quatre députés italiens parmi les 58 civils italiens qui participent à l’opération.
Benedetta Scuderi, députée européenne du parti italien Les Verts et l’Alliance de gauche, a déclaré : « Nous, membres de la population civile qui risquons notre vie dans un esprit d’humanité, sommes qualifiés de criminels. C’est inacceptable et nous demandons au gouvernement de Giorgia Meloni et aux institutions européennes une protection diplomatique totale. »
Le 11 septembre 2025, après l’attaque de la Flottille en Tunisie, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré au Parlement que l’Italie surveillerait la Flottille et fournirait une assistance consulaire et diplomatique à ses citoyens qui y participaient. « Notre ambassade à Tel-Aviv, sur mes instructions, a discuté avec les autorités israéliennes du respect des droits de tous les concitoyens qui font partie de la Flottille, parmi lesquels plusieurs membres du Parlement, a déclaré A. Tajani. J’ai également appelé le ministre des Affaires étrangères [israélien] Saar pour l’informer personnellement de la situation. » Les dockers italiens ont également promis de bloquer toutes les expéditions en provenance d’Israël au cas où la Flottille viendrait à subir des dommages. Pendant leur traversée, les organisateurs appellent le reste d’entre nous à soutenir leurs efforts en participant aux rassemblements et manifestations organisés simultanément dans le monde entier. Dans une vidéo en ligne expliquant la mission, Greta Thunberg encourage avec passion tout le monde à reconnaître que le silence du monde face aux tragédies qui se déroulent à Gaza est un signe de complicité dans ces horreurs : « Ce génocide est rendu possible et alimenté par nos gouvernements, nos institutions, nos entreprises, nos élus qui sont censés nous représenter. Mettez fin à votre complicité ! »
Note de la rédaction : Au moment de mettre sous presse, les ministres des Affaires étrangères de 16 pays dont des citoyens participent à la Flottille ont averti Israël des conséquences s’il commettait des actes « illégaux ou violents » à son encontre : « Nous rappelons que toute violation du droit international et des droits humains des participants à la Flottille, y compris les attaques contre les navires dans les eaux internationales ou les détentions illégales, entraînera des poursuites. » La déclaration commune a été signée par la Turquie, l’Espagne, l’Irlande, le Mexique, le Brésil, le Bangladesh, la Colombie, l’Indonésie, la Malaisie, le Pakistan, les Maldives, Oman, le Qatar, la Libye, la Slovénie et l’Afrique du Sud.
« Aujourd’hui, une fois de plus, le moment est venu pour la voix du peuple de se faire entendre. Aujourd’hui, une fois de plus, il est essentiel que les besoins des peuples du monde entier en matière de justice, de liberté et de paix soient entendus et reconnus par ceux qui exercent un pouvoir irresponsable. Ces hommes dangereux, aveuglés par l’ivresse du pouvoir, doivent comprendre que le temps de la guerre est révolu, que l’humanité aspire à la paix et à une sécurité qui s’évanouit rapidement. Il faut dire à ces petits « Napoléon » que leur époque est révolue, que leur puissance est devenue obsolète et que le pouvoir appartient désormais à ceux qui servent les véritables besoins du peuple. » Extrait de Le peuple se fera entendre, par le Maître de B. Creme, mars 2003.
Source : globalsumudflotilla.org ; Middle East Eye
Maitreya à propos des Etats-Unis – [sommaire]
Ces commentaires et enseignements ont été donnés par Maitreya à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Ils décrivent les difficultés existantes à l’époque et soulignent les effets probables à l’avenir, compte tenu des tendances et des politiques poursuivies à ce moment-là. Compte tenu des défis actuels et des changements rapides qui se produisent actuellement aux Etats-Unis, les idées présentées ici sont des paroles de sagesse et de prudence que nous devrions prendre en considération1.
Les USA – Les Américains ne juraient que par le capitalisme. Se rendant maintenant compte que le capitalisme ne peut à lui tout seul engendrer l’harmonie, les Américains s’ouvrent au flux de forces différentes. Dans la sphère politique, la fusion progressive de ces éléments hétérogènes engendrera l’équilibre. « L’équilibre engendre l’harmonie. » « Ne dites pas : « J’ai raison, vous avez tort. » Le message adressé à tous les hommes politiques, éducateurs, médecins, etc. est le suivant : « Tous les individus sont importants. La vie elle-même ne se dissèque pas. » Le message qui s’adresse plus particulièrement aux hommes politiques est : « Vous êtes au service des masses, du peuple. Vous êtes ici pour créer l’harmonie, et non la division. » (Août 88)
L’indépendance – Le mouvement vers l’indépendance a déjà été amorcé aux Etats-Unis. Les Etats veulent se gouverner eux-mêmes, et ne voient pas pourquoi leur argent devrait aller à Washington.
Aux Etats-Unis, rares sont les Etats prospères, alors qu’il y a des millions de pauvres. Par ailleurs, le problème de la drogue a atteint des proportions gigantesques. Les Etats américains veulent s’attaquer aux problèmes de la pauvreté, de la toxicomanie et de l’ignorance. « Le cœur d’une personne est mon parlement, c’est là que je donne des expériences. C’est mon temple. Lorsque je m’y exprime, des changements se produisent dans le mental, l’esprit et le corps de l’individu, et nul ne peut les arrêter. » (Janv. 90)
Déplacement du pouvoir vers les différents Etats – Tout comme l’individu est en train de devenir conscient, de même la conscience gouverne les nations et les pays. Aucun homme politique ne peut imposer une idéologie à une nation. Ce qui s’est produit en Union soviétique est sur le point de se produire aux Etats-Unis sous une forme quelque peu différente. Affranchis d’un contrôle excessif du pouvoir central, les différents Etats vont découvrir leur pouvoir, leur destinée, leur gouvernance propres. La Californie, par exemple, fera valoir que si elle jouit d’une certaine richesse, elle a, par ailleurs, tout un ensemble de problèmes sociaux à résoudre. La défense militaire sera gérée par le gouvernement central. On ne peut pas se passer complètement d’un gouvernement central, mais de plus en plus il faudra « commencer par s’occuper de ce qui se passe chez soi » – c’est-à-dire du chômage, des problèmes de drogue, de l’éducation et de la santé, de la violence urbaine, etc., au niveau local et régional. Aux Etats-Unis, la corruption politique est telle que même des sénateurs et certains magistrats touchent des pots-de-vin de trafiquants de drogue. (Août 91)
Le fondamentalisme aux Etats-Unis – Le fondamentalisme au nom du Christ est lui aussi contre productif. Le Christ est Unité. « Ne demandez pas aux pauvres de faire des dons, alors que vous, les dirigeants, vivez dans l’opulence. » Le président G. H. Bush a ouvert la porte aux fondamentalistes afin de pouvoir l’emporter aux élections présidentielles. (Nov. 91)
Il y aura des changements – Il est difficile de gouverner un peuple qui a perdu la foi. La société américaine a atteint un seuil critique : le rythme de vie effréné exclut toute compassion ; ceux qui ne peuvent plus suivre suffoquent. La souffrance est trop grande. Ici aussi, il y aura des changements ; l’Amérique ne peut continuer ainsi. (Déc. 91)
Liberté et indépendance – Les Etats-Unis seront le prochain pays à connaître des changements. Les différents Etats vont exiger que Washington les laisse libres de gérer leur propre économie et de décider de leur propre législation. Tout comme les Croates, les populations exigent leur indépendance. A New York et en Californie, de nombreuses manifestations ont été durement réprimées par la police. (Déc. 91)
Désintégration aux Etats-Unis – Le processus de désintégration qui est à l’œuvre dans l’ancienne Union soviétique gagne maintenant les Etats-Unis. Les émeutes de Los Angeles ne sont pas une explosion isolée. Tous les Etats s’effondrent, et la situation empire de jour en jour. Les Etats se tournent désespérément vers le gouvernement fédéral pour lui demander une aide qui ne vient pas. Les Etats-Unis souffrent. C’est la rétribution des bombardements qu’ils ont infligés inconsidérément à l’Irak. (Mai 92)
Une plus grande autonomie – De la même façon que les quatre-vingts régions de la Fédération de Russie s’efforcent d’obtenir davantage d’autonomie, de même les Etats qui composent les Etats-Unis traversent un processus identique. Chaque Etat souhaite avoir davantage son mot à dire dans la gestion de ses propres affaires : éducation, santé, logement, police, etc. Chaque Etat est d’accord pour payer sa juste part au gouvernement central, mais les contribuables ont le sentiment que la ponction prélevée au niveau fédéral est trop importante, ce qui réduit d’autant les moyens affectés à la gestion locale. On assistera à un changement de politique ; le gouvernement central se chargera de la défense militaire et des priorités nationales. (Sept. 93)
1. Voir Les enseignements de Maitreya – Les lois de la vie, Ed. Partage publication.
Les Etats-Unis sont davantage dirigés depuis le Pentagone que depuis la Maison Blanche, bien que ces deux institutions aient des fonctions différentes. Le Pentagone a le dernier mot sur ce qui se fait ou non. Ils ont ignoré ce qui leur avait été rapporté, avec pour résultat tragique la catastrophe du 11 Septembre.
C’est le résultat à la fois du mirage et de l’illusion. Le mirage, c’est de se persuader : « Nous pouvons faire tout ce que nous voulons. Nous sommes si forts, si riches, si puissants », même si ce n’est pas le cas. (Share International, janv.-fév. 2004)
Maitreya à propos des Etats-Unis (extrait) – [sommaire]
Ces commentaires et enseignements ont été donnés par Maitreya à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Ils décrivent les difficultés existantes à l’époque et soulignent les effets probables à l’avenir, compte tenu des tendances et des politiques poursuivies à ce moment-là. Compte tenu des défis actuels et des changements rapides qui se produisent actuellement aux Etats-Unis, les idées présentées ici sont des paroles de sagesse et de prudence que nous devrions prendre en considération1.
Les USA – Les Américains ne juraient que par le capitalisme. Se rendant maintenant compte que le capitalisme ne peut à lui tout seul engendrer l’harmonie, les Américains s’ouvrent au flux de forces différentes. Dans la sphère politique, la fusion progressive de ces éléments hétérogènes engendrera l’équilibre. « L’équilibre engendre l’harmonie. » « Ne dites pas : « J’ai raison, vous avez tort. » Le message adressé à tous les hommes politiques, éducateurs, médecins, etc. est le suivant : « Tous les individus sont importants. La vie elle-même ne se dissèque pas. » Le message qui s’adresse plus particulièrement aux hommes politiques est : « Vous êtes au service des masses, du peuple. Vous êtes ici pour créer l’harmonie, et non la division. » (Août 88)
L’indépendance – Le mouvement vers l’indépendance a déjà été amorcé aux Etats-Unis. Les Etats veulent se gouverner eux-mêmes, et ne voient pas pourquoi leur argent devrait aller à Washington.
Aux Etats-Unis, rares sont les Etats prospères, alors qu’il y a des millions de pauvres. Par ailleurs, le problème de la drogue a atteint des proportions gigantesques. Les Etats américains veulent s’attaquer aux problèmes de la pauvreté, de la toxicomanie et de l’ignorance. « Le cœur d’une personne est mon parlement, c’est là que je donne des expériences. C’est mon temple. Lorsque je m’y exprime, des changements se produisent dans le mental, l’esprit et le corps de l’individu, et nul ne peut les arrêter. » (Janv. 90)
Déplacement du pouvoir vers les différents Etats – Tout comme l’individu est en train de devenir conscient, de même la conscience gouverne les nations et les pays. Aucun homme politique ne peut imposer une idéologie à une nation. Ce qui s’est produit en Union soviétique est sur le point de se produire aux Etats-Unis sous une forme quelque peu différente. Affranchis d’un contrôle excessif du pouvoir central, les différents Etats vont découvrir leur pouvoir, leur destinée, leur gouvernance propres. La Californie, par exemple, fera valoir que si elle jouit d’une certaine richesse, elle a, par ailleurs, tout un ensemble de problèmes sociaux à résoudre. La défense militaire sera gérée par le gouvernement central. On ne peut pas se passer complètement d’un gouvernement central, mais de plus en plus il faudra « commencer par s’occuper de ce qui se passe chez soi » – c’est-à-dire du chômage, des problèmes de drogue, de l’éducation et de la santé, de la violence urbaine, etc., au niveau local et régional. Aux Etats-Unis, la corruption politique est telle que même des sénateurs et certains magistrats touchent des pots-de-vin de trafiquants de drogue. (Août 91)
Le fondamentalisme aux Etats-Unis – Le fondamentalisme au nom du Christ est lui aussi contre productif. Le Christ est Unité. « Ne demandez pas aux pauvres de faire des dons, alors que vous, les dirigeants, vivez dans l’opulence. » Le président G. H. Bush a ouvert la porte aux fondamentalistes afin de pouvoir l’emporter aux élections présidentielles. (Nov. 91)
Il y aura des changements – Il est difficile de gouverner un peuple qui a perdu la foi. La société américaine a atteint un seuil critique : le rythme de vie effréné exclut toute compassion ; ceux qui ne peuvent plus suivre suffoquent. La souffrance est trop grande. Ici aussi, il y aura des changements ; l’Amérique ne peut continuer ainsi. (Déc. 91)
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1. Voir Les enseignements de Maitreya – Les lois de la vie, Ed. Partage publication.
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Conférence de presse de Francesca Albanese – [sommaire]
« Beaucoup trop d’Etats continuent de détourner le regard, de normaliser la souffrance et même d’en tirer profit. Les armes, le commerce et les relations diplomatiques avec Israël se poursuivent sans relâche. Et ce n’est pas seulement immoral. C’est illégal. Il s’agit du crime du monde entier, entretenu par le silence, la complicité et la fourniture de fonds, d’armes et d’une chape de plomb politique. […]
« Comment arrivez-vous à dormir ? » ai-je demandé aux premiers ministres, aux présidents, aux ministres des Affaires étrangères, aux soi-disant dirigeants mondiaux : »
Conférence de presse de Francesca Albanese, 15 septembre 2025
« Les Nations unies ne pourront devenir une assemblée véritablement démocratique tant que le Conseil de sécurité n’aura pas été dissout et le droit de veto supprimé. Alors, la voix que mon Maître appelle « la voix de l’espoir du monde », celle de l’Assemblée générale des Nations unies, pourra être entendue et utilisée pour mettre de l’ordre dans le monde le plus vite possible. »
Benjamin Creme, Partage international, janvier 2007
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeLes porte-parole — leur fonction, leur relation avec un maitre, le degré d’exactitude et de fiabilité de leurs communications. – [sommaire]
Enregistrées en 2013 et 2014, les questions-réponses suivantes ne furent pas publiées à l’époque. Elles concernaient en particulier l’activité d’une personne dont le Maître de Benjamin Creme avait déjà confirmé qu’il s’agissait d’un porte-parole du Maître Jésus.
Qu’est-ce qu’un porte-parole ? Quel est le processus associé à cette fonction ? – [sommaire]
Un porte-parole est une personne qui parle au nom d’une d’autre. Si un Maître veut qu’une personne sache ou entende quelque chose, il peut, par exemple, se créer un corps physique, un mayavirupa, par l’intermédiaire duquel il pourra s’adresser directement à la personne concernée. Cependant, s’il souhaite dépenser moins d’énergie, il peut également demander à un disciple d’un certain niveau – pas nécessairement l’un de ses proches – de parler pour lui à cette personne. Les Maîtres disposent de nombreux moyens pour communiquer des informations et, après coup, il nous est souvent très difficile de savoir précisément quelle méthode ils ont employée.
J’ai l’impression qu’un porte-parole n’apparaît pas toujours dans ce rôle, qu’il lui arrive aussi de se manifester simplement tel qu’il est lui-même, et je suppose qu’il a étudié vos livres et ceux d’Alice Bailey. En est-il ainsi ? – [sommaire]
Il en est parfois ainsi. Il y a plusieurs sortes de « porte-parole », qui peuvent être plus ou moins proches du Maître concerné. Parfois, un Maître demande – directement ou indirectement – à une personne très connue des membres du groupe qu’elle contacte de leur faire connaître telle ou telle information, et il peut s’agir d’un disciple qui connaît beaucoup de choses sur les enseignements ésotériques. Il peut arriver aussi qu’un porte-parole soit encore relativement débutant dans ce domaine lorsqu’il commence à assumer cette tâche.
Pourquoi le Maître Jésus utilise-t-il un porte-parole ? Pourquoi ne vient-il pas lui-même ? – [sommaire]
Cela lui épargne du temps et de l’énergie. Ce qui est de la plus haute importance pour la moyenne des disciples ne justifie pas forcément une grande dépense d’énergie de la part d’un Maître. Soyez modestes dans vos attentes !
Tout le monde peut-il devenir un porte-parole, ou bien est-il nécessaire d’avoir accédé à un niveau d’évolution relativement élevé ? – [sommaire]
Les porte-parole sont toujours choisis par des Maîtres.
Un porte-parole est-il en contact télépathique avec le Maître qui l’utilise ? – [sommaire]
C’est parfois le cas, mais pas toujours.
Le « visiteur » était-il conscient que le Maître Jésus s’exprimait par son intermédiaire ? – [sommaire]
Dans la circonstance à laquelle vous faites allusion, oui.
Pourquoi le Maître Jésus se manifeste-t-il parfois lui-même, parfois à travers un disciple, et parfois par l’intermédiaire d’un porte-parole ? – [sommaire]
C’est lui qui fait le choix.
Il y a quelques années, Patricia Pitchon a eu des échanges avec un porte-parole de Maitreya. Pouvez-vous le comparer au « visiteur » ? – [sommaire]
Ils étaient très différents. A Londres, Maitreya utilisait une personne, appelée « l’Associé », pour transmettre à Patricia Pitchon ce qu’il voulait faire connaître au public. C’était à la fois un proche associé de Maitreya et un porte-parole.
Les « expériences spéciales » se produisent-elles toujours avec des Maîtres ? – [sommaire]
Les Maîtres peuvent se manifester de différentes façons. S’ils veulent apparaître en personne, ils se créent un corps, appelé mayavirupa, pour se présenter en tant qu’homme, femme ou enfant.
Ils peuvent aussi utiliser un porte-parole, homme ou femme. Maitreya a résidé de nombreuses années à Londres, mais il ne nous a jamais transmis directement les articles ou les prédictions que nous devions envoyer aux médias : pour cela, il avait recours à un porte-parole. Nous l’appelions « l’Associé », ou Monsieur P. Celui-ci donnait ses informations à Patricia Pitchon, qui à son tour me les transmettait pour que je puisse les publier. En se référant à Maitreya, M. P disait à Patricia : « Le Maître dit … » Certaines de ses prédictions étaient extrêmement longues.
Etaient-elles exactes ? – [sommaire]
Je sais que M. P avait ses propres idées, mais il lui était demandé de bien se souvenir des prédictions. De plus, il assistait aux rassemblements qui se tenaient autour de Maitreya dans la communauté londonienne.
Naturellement, il y a différentes sortes « d’associés ». M. X, par exemple, est un porte-parole connu de Maître Jésus, pourtant c’est un débutant. Tandis que M. P avait acquis à Londres une vaste expérience en nous transmettant les informations fournies par Maitreya : 60 % d’entre elles étaient exactes, tandis que les 40 % restantes ne reflétaient que ses propres idées.
Ma tâche (voir Les Lois de la Vie) consistait à distinguer le vrai du faux, c’est-à-dire à séparer les idées de M. P des informations transmises par Maitreya. J’examinais le tout avec mon Maître, qui m’indiquait ce qui avait réellement été dit et transmis par Maitreya. Au final, c’était exact à 60 % environ – ce qui, soit dit en passant, est plutôt considéré comme un bon pourcentage.
Le Maître Jésus, pour sa part, a de nombreux porte-parole, hommes et femmes. M. X n’était pas le seul. La différence entre lui et M. P, c’était que M. X, qui était débutant, n’atteignait qu’une exactitude de 25 %… Autrement dit, 75 % de ce qu’il disait était inexact ; ce n’était pas un très bon score. Mais le Maître Jésus ne lui confiait que des informations mineures, non destinées à être publiées dans Partage International, et M. X faisait de son mieux. Il effectuait, en quelque sorte, des visites de courtoisie pour signifier que, chaque fois que le groupe ou ses membres auraient besoin d’aide, celle-ci leur serait toujours offerte.
