Partage international
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avril 2025 – No 440
Sommaire
- Article du Maître —
- Le mirage par Le Maître –
- Editorial Aucun article pour cette rubrique
- Ce mois-ci dans Partage international
- Avril 2025
- Point de vue
- La guerre à Gaza aura-t-elle réanimé le droit international ? par Ramzy Baroud
- Compte rendu de lecture
- Un livre de Valérie Seguin : Aller à la rencontre de notre âme par Claude Chaboche
- Un livre de Joseph Stiglitz – Les routes de la liberté : économie et bonne société par Phyllis Creme
- Compilation
- Le triomphe de l’âme sur le matérialisme
- Le triomphe de l’âme sur le matérialisme (extrait)
- De nos correspondants
- Les « Solar mamas » éclairent le monde : l’œuvre du Barefoot College par Elisa Graf
- Okinawa : les bases militaires détruisent l’environnement par Naoto Ozutsumi
- Dossier Aucun article pour cette rubrique
- Signes des temps
- Motifs lumineux au Japon
- Motifs lumineux à Leeuwarden
- Motifs lumineux à Utrecht
- S.O.P. — Sauvons notre planète Aucun article pour cette rubrique
- Tendances Aucun article pour cette rubrique
- Vers un meilleur avenir pour tous Aucun article pour cette rubrique
- Entretien
- Résoudre le mystère de l’énergie vitale (1re partie) – Interview de Eric Leskowitz par Jason Francis
- Résoudre le mystère de l’énergie vitale (1re partie) (extrait) – Interview de Eric Leskowitz par Jason Francis
- Environnement Aucun article pour cette rubrique
- Esotérisme Aucun article pour cette rubrique
- Faire le lien Aucun article pour cette rubrique
- Faits et prévisions Aucun article pour cette rubrique
- Fenêtre sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- La voix de la raison Aucun article pour cette rubrique
- La voix des peuples Aucun article pour cette rubrique
- Le point de vue de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Le respect de la loi Aucun article pour cette rubrique
- Les enseignements de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Les mensonges dévoilés Aucun article pour cette rubrique
- Les priorités de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- L’humanité une Aucun article pour cette rubrique
- L’Unité dans la diversité Aucun article pour cette rubrique
- Regard sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- Autres
- Fusion froide – mythes et réalité (extrait) par Jeane Manning
- Fusion froide – mythes et réalité par Jeane Manning
- Changement climatique : la partie n’est pas perdue !
- Inde : soutenir l’accès des femmes à la propriété
- Instaurer les droits de la nature
- Changement climatique : une menace potentielle pour la survie des oiseaux
- Citation Aucun article pour cette rubrique
- Message de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Brève Aucun article pour cette rubrique
- Courrier des lecteurs Aucun article pour cette rubrique
- Rayons Aucun article pour cette rubrique
- Dernière de couverture
- Citation de Franklin D. Roosevelt
- Cahier anniversaire Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses de Benjamin Creme
- Interview de Benjamin Creme par Bonnie Piper (2e partie)
- Interview de Benjamin Creme par Bonnie Piper (2e partie) (extrait)
- Questions-réponses No items found
Article du Maître —
Le mirage – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, avril 1984
DE TOUS LES PROBLÈMES auxquels l’humanité est confrontée, il n’en est aucun de plus important que celui du mirage. Il est à l’origine de toutes les difficultés et de tous les dangers qu’affrontent les hommes, et maintient sous son emprise la grande majorité d’entre eux. Il est aussi à l’origine de tout clivage ou division, de toute forme de douleur et de souffrance. Le mirage plonge ses racines dans le passé lointain de l’humanité et tous, à de rares exceptions près, en sont prisonniers.
Fondamentalement, il trouve sa source dans la dimension sensuelle et émotionnelle de l’homme, le corps astral ou émotionnel, et dans la propension à s’identifier à l’activité de ce véhicule. En s’identifiant à tort avec ses sentiments et émotions – sa nature désirante – l’homme s’est entouré d’un épais brouillard d’illusion et d’irréalité, et il s’y est perdu. C’est ce brouillard qui constitue le mirage dans lequel la majorité des gens passent leur existence entière. Le mirage est l’illusion sur le plan des émotions. Il représente le principal obstacle sur la voie du progrès, pour les individus comme pour l’espèce humaine dans son ensemble. Il sème une multitude d’erreurs de jugement sur le chemin de celui qui n’y prend garde, et son emprise s’exerce tout autant – si ce n’est davantage – sur le plus noble idéaliste que sur le cynique le plus endurci.
Pour s’attaquer au mirage, l’humanité doit reconnaître son fonctionnement, qui crée et perpétue l’hérésie fondamentale consistant à se croire séparé. Tout ce qui tend à renforcer le sentiment de séparation résulte de l’action du mirage, tout ce qui contribue à l’affaiblir œuvre à sa destruction. Le mirage réside dans l’idée que les désirs de l’homme sont réels, qu’ils ont une validité et une finalité intrinsèques, alors qu’en vérité ils sont la cause de tous ses tourments, ni plus réels ni moins éphémères que l’apparence de l’eau à l’horizon du désert.
Le désir de succès de l’aspirant bien intentionné trouble et ternit les actions qu’il entreprend. Quant à l’idéaliste, il considère son idéal comme le seul possible pour toute personne sensée. Trop souvent, on voit l’absurdité de l’orgueil national entraîner des pays dans une aventure contraire aux intérêts de leur propre peuple. Ces effets du mirage sont le fruit du désir : désir de domination et de satisfaction des ambitions personnelles. La lumière de la science a libéré le monde de certains mirages anciens, mais en a créé d’autres à leur place : l’attrait illusoire des possessions tient sous son emprise la moitié de la planète, tandis que l’autre moitié souffre de la faim et meurt dans la misère.
Avec le temps, l’humanité dépassera l’étape actuelle et développera une perception plus juste de la réalité. Les innombrables mirages auxquels elle est aujourd’hui confrontée finiront par se dissoudre dans la lumière de l’âme humaine, qui sera invoquée et entrera en manifestation au cours du nouvel âge. Cependant à l’époque actuelle, des énergies d’un genre nouveau viennent impacter la vie des hommes, provoquant trouble et confusion. La tension accrue de cette période renforce les mirages de peur et de destruction, ce qui déclenche toutes sortes d’explosions de violence.
Que faut-il faire pour libérer l’humanité d’une servitude si ancienne, inhérente en partie à la nature de la substance elle-même ? Comment l’homme peut-il s’affranchir de cette funeste identification, et de la tyrannie des formes-pensées qu’il a lui-même créées ? La clé consiste à déplacer son attention de lui-même vers le groupe, et à s’identifier plus profondément à l’âme et à sa relation avec toutes les âmes. La lumière de l’âme, captée par l’intermédiaire du mental, est la grande dissipatrice du mirage et, à une époque lointaine, le Bouddha a enseigné comment vaincre le désir en pratiquant la noble voie du milieu entre les paires d’opposés. Dans la lumière de l’âme, l’unité essentielle de toutes choses est perçue, les vagues de l’astral s’apaisent, et l’aspirant parvient à la porte de l’initiation.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Point de vue
Compte rendu de lecture
Un livre de Joseph Stiglitz – Les routes de la liberté : économie et bonne société – [sommaire]
« La société doit déterminer si améliorer la capacité d’une personne dans le besoin à réaliser son potentiel et à accroître sa liberté est plus ou moins important que restreindre la liberté dont dispose une personne riche d’acheter une nouvelle Rolex, un yacht plus grand, ou un manoir plus vaste. » – Joseph Stiglitz
Essentiellement, je qualifierais Les routes de la liberté de manifeste socialiste, mais Joseph Stiglitz, universitaire et économiste américain de renom, qualifie ses idées de « capitalisme progressiste » ou de « démocratie sociale revitalisée » – il ne prône pas, par exemple, une économie entièrement nationalisée. Son analyse se concentre sur les Etats-Unis, où l’approche individualiste du capitalisme est profondément ancrée. Il démontre en quoi la liberté politique et la liberté économique sont indissociables.
La thèse centrale de J. Stiglitz est que la « liberté » – politique et économique – est impossible, non seulement pour ceux qui luttent pour joindre les deux bouts, mais aussi pour ceux qui dépensent toute leur énergie à gagner de l’argent, car ils sont également prisonniers du matérialisme. Il réfute catégoriquement la vision de la droite, ou du néolibéralisme, selon laquelle « plus le gouvernement dépense, plus l’individu perd sa liberté ». Il attribue l’échec du néolibéralisme – qui a conduit au krach économique de 2008 – au fait qu’il a fait croire à la nécessité de déréguler les marchés internationaux, ce qui a accentué les inégalités sociales et économiques et préparé le terrain au populisme, ainsi qu’à des dirigeants « forts » comme Donald Trump. (Le livre fait référence au premier mandat de D. Trump en tant que président des Etats-Unis, mais il a été écrit avant sa réélection pour un second mandat.)
Selon l’économiste, l’exemple extrême d’une société inégalitaire est celui d’une société fondée sur l’esclavage, au sein de laquelle seuls les propriétaires d’esclaves jouissaient d’une certaine forme de liberté (même si nous pouvons aujourd’hui nous interroger sur la réalité de cette liberté).
Le capitalisme progressiste accepte qu’une société exerçant « une forme modérée de coercition » – l’imposition de taxes et de réglementations pour le bien public – favorise le bien-être et la liberté du plus grand nombre de personnes. Après tout, la liberté d’action est impossible pour ceux qui vivent sur le fil du rasoir, car ils doivent chaque jour se concentrer sur la satisfaction – parfois impossible – de leurs besoins matériels élémentaires. À ce propos, J. Stiglitz cite Adam Smith : « Lorsque la réglementation est en faveur de l’ouvrier, elle est toujours juste et équitable ; mais il en est parfois autrement lorsqu’elle est en faveur des maîtres. »
J. Stiglitz déplore la détérioration de la démocratie aux États-Unis ces dernières années : «La suppression d’électeurs, le découpage électoral extrêmement partisan, et une multitude d’autres actions antidémocratiques des extrémistes républicains ont mis la démocratie américaine en danger… Les contradictions entre les idéaux élevés et les réalités crues sont trop grandes. »
L’économiste est particulièrement préoccupé par la crise climatique et le besoin crucial – mais insatisfait – de coopération internationale, en raison du refus général de s’intéresser au bien commun.
En fin de compte, il affirme que le bien-être devrait être au cœur du programme de la société, alors que ce dernier se concentre exclusivement sur la croissance économique. C’est une leçon que pourrait retenir le nouveau gouvernement travailliste du Royaume-Uni, dont le principal mantra slogan électoral était « croissance, croissance, croissance ».
La liberté individuelle
Toutefois, il existe une autre approche de la liberté, familière aux lecteurs de Partage international : celle de Krishnamurti. Une fois recueilli et élevé en Occident par Charles Leadbeater et Annie Besant, qui l’avaient découvert en Inde alors qu’il était un enfant en haillons, Krishnamurti n’avait clairement pas à se soucier de liberté économique ou politique : il était toujours pris en charge sur le plan matériel et accordait un soin méticuleux à son apparence et à sa tenue.
En réalité, il parlait de liberté psychologique, d’une liberté absolue de la conscience qui n’a pas besoin de la pensée ou des croyances, et en est libérée. Selon lui, la voie vers une société libre passe par un changement individuel, intérieur et instantané, dans une prise de conscience totale et dépourvue de pensée. Bien que Krishnamurti lui-même n’ait pas utilisé le mot « spirituel », c’était bien une transformation spirituelle qu’il prônait – une prise de conscience qui ne peut être enseignée et qui ne dépend pas de la société. Il était convaincu que seule la transformation individuelle pouvait changer la société.
Est-il possible d’imaginer une telle transformation dans une société dépourvue de liberté politique et économique ? Peut-être avons-nous tous une responsabilité dans ce changement, à la fois individuel et sociétal. La liberté commence en chacun de nous, individuellement. Mais nous faisons également partie du monde et de la société qui nous entoure : c’est aussi à ce niveau que nous devons agir.
Source : J. Stiglitz, Les routes de la liberté, éd. Les liens qui libèrent, 2025
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Le triomphe de l’âme sur le matérialisme (extrait) – [sommaire]
Nous devons […] laisser [l’âme] s’exprimer en nous, de plus en plus, et faire appel à son énergie, à son intuition, à sa conscience, en nous identifiant à elle. Si nous ne nous identifions pas avec notre âme, comment pouvons-nous la connaître ? Nous devons faire l’expérience de nous-même en tant qu’âme en incarnation et, de plus en plus, considérer cela comme une réalité. Lorsque c’est vraiment la réalité, la personnalité inférieure a tendance à passer au second plan.
La personnalité sera toujours là, mais elle deviendra réceptive dans sa relation avec l’âme. L’âme a besoin d’un instrument, d’un véhicule, d’une personnalité puissante, affirmée, à travers laquelle elle pourra se manifester. Il ne s’agit nullement de nier la personnalité, de nous dévaloriser, de perdre le respect de nous-mêmes. Nous n’avons pas à nous réprimer, à dire du mal de nous-même, à nous rabaisser sans cesse. Il s’agit seulement de devenir plus altruiste, plus impersonnel, plus objectif. [L’art de la Coopération (Benjamin Creme)]
…
Nous avons enfermé la politique et l’économie dans un matérialisme si profond que nous nous sommes mis nous-mêmes dans les conditions critiques d’aujourd’hui. Nous devons parvenir à une politique et une économie spirituelles grâce au partage, à la justice et à la liberté pour tous. Tel est le but de Maitreya. L’amour est l’action qui consiste à partager de manière juste. C’est le chemin qui mène à la paix. [L’unité dans la diversité (Benjamin Creme)]
La compétition doit céder la place à la coopération. C’est essentiellement la compétition – fondée sur l’avidité et la peur – qui empêche les hommes d’exprimer le plus important : leur unité, le sentiment qu’ils appartiennent à un seul et même groupe. Cela doit changer. Lorsque ce changement aura eu lieu, les hommes comprendront, et les Maîtres par leur exemple le démontreront, que l’âme est un fait. [Le rassemblement des forces de lumière (Benjamin Creme)]
La marchandisation croissante de tous les aspects de la vie est en elle-même une bombe à retardement dont l’explosion conduira l’économie mondiale à sa ruine. Cela ne saurait tarder à se produire. Les tensions engendrées par le profond matérialisme de notre époque sont d’une telle ampleur que nous ne sommes pas loin du point de rupture. La plupart des gens n’ont pas conscience de ces forces, tant ils sont eux-mêmes impliqués dans le processus qui les crée. Après l’effondrement, une seule issue s’offrira naturellement à l’humanité : l’adoption du principe du partage. En nombre croissant, les hommes se tournent déjà vers cette solution, quelle que soit la distance qui les sépare encore de son application effective. [Des problèmes qui appellent l’action (Maître –)]
…
A l’heure actuelle, pratiquement tout le monde se trouve dans un état de disharmonie à cause du déséquilibre total qui règne dans le monde. C’est cela, notre crise spirituelle. Nous devons changer les structures économiques mondiales, non seulement parce que cela nous semble plus équitable étant donné que ces structures sont profondément injustes et mauvaises, mais parce que si nous ne le faisons pas nous détruirons le monde. C’est aussi simple que ça. Nous devons les changer afin que l’humanité puisse commencer à vivre en tant qu’âme, dans une société fondée sur l’harmonie et par conséquent sur l’équilibre. Avec cet équilibre viendra une conscience toujours plus grande de qui nous sommes et de ce que nous sommes réellement. Telle est notre crise, tel est notre problème actuel : savoir qui nous sommes. [La mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme)]
De nos correspondants
Les « Solar mamas » éclairent le monde : l’œuvre du Barefoot College – [sommaire]
Dans une grande partie du monde, l’accès à l’électricité est une évidence, et ceux d’entre nous qui ont la chance de vivre dans le monde moderne n’y pensent que rarement. Pourtant, aujourd’hui encore, environ 750 millions de personnes (dont 80 % vivent en Afrique subsaharienne) doivent toujours se passer d’électricité, avec des conséquences désastreuses. L’accès à l’électricité est crucial pour vaincre la pauvreté, favoriser la croissance économique et l’emploi, et faciliter la fourniture de services sociaux essentiels tels que l’éducation et les soins de santé, qui sont vitaux pour parvenir à un développement humain durable.
Depuis 1972, le Barefoot College (le Collège des pieds nus), situé dans l’une des régions les plus pauvres du Rajasthan en Inde, s’efforce de résoudre ce problème en formant des femmes marginalisées, analphabètes et semi-alphabétisées du Sud pour qu’elles deviennent des ingénieures en énergie solaires. Enraciné dans les principes gandhiens de service, de durabilité et de justice sociale, le Collège a été créé par Sanjit « Bunker » Roy pour mettre en valeur l’intelligence naturelle, la créativité et la dignité des populations rurales, dites « aux pieds nus ».
Grâce à des diagrammes visuels et à une formation pratique, le programme innovant du Collège enseigne aux femmes comment concevoir, fabriquer, installer et réparer des lanternes solaires et des systèmes d’éclairage domestique. S. Roy explique : « C’est le seul établissement au monde où l’on peut former des femmes rurales par la vue et le son, sans passer par l’écrit ou la parole, et en faire des ingénieures solaires », ou comme elles sont appelées affectueusement, des « Solar Mamas » (maman solaires).
Les origines du programme remontent à 1966, lorsque Pierre Amado, pionnier de l’énergie solaire, a aidé le Barefoot College à former les populations rurales locales à la conception de lanternes solaires. Vu le succès de ces formations, en 2000, grâce à un financement de l’Union européenne, le Programme de formation des ingénieurs solaires aux pieds nus a été lancé dans six États indiens. Avec le soutien d’Onu Femmes et de la Banque asiatique de développement, des formations ont été organisées pour les femmes d’Afghanistan en 2005 et du Myanmar en 2007. En 2008, le ministère des Affaires extérieures du gouvernement indien a intégré le programme dans le cadre de l’initiative de coopération technique et économique de l’Inde. Depuis lors, le Barefoot College a formé 1 708 femmes rurales de 96 pays. Ces femmes ont ensuite apporté l’électricité à plus de 75 000 foyers, économisant ainsi environ 45 millions de litres de kérosène qui auraient été nécessaires pour éclairer les maisons.
Grâce au soutien financier du ministère indien des Affaires extérieures, le projet Solar Mamas est désormais opérationnel dans quatre pays d’Afrique subsaharienne : Sénégal, Burkina Faso, Liberia et Tanzanie, des bâtiments existants ont été transformés en centres de formation professionnelle pour « pieds nus ». Les installations nécessaires à la formation solaire ont été mises en place et les bâtiments ont été rénovés et réaménagés, notamment pour accueillir les femmes. En plus d’offrir une formation aux femmes de chacun de ces quatre pays, ces centres de formation professionnelle aux pieds nus ont la capacité de permettre aux femmes des pays voisins de se joindre à la formation solaire et, finalement, de rapporter l’énergie solaire dans leurs propres villages.
Un article récent dans le quotidien The Guardian présente un centre de formation professionnelle pour « pieds nus » à Zanzibar, en Tanzanie, illustrant le concept à l’œuvre. Il rapporte que les six premières classes de ce centre ont été formées en Inde, mais qu’elles forment désormais ici la prochaine génération d’ingénieures solaires (65 femmes depuis 2015), qui ont à leur tour raccordé à l’électricité 1 858 maisons dans 29 villages. Des femmes du Malawi et du Somaliland sont également venues s’y former.
L’organisation de développement international VSO (Voluntary Service Overseas) (Service volontaire à l’étranger) rapporte le cas d’un groupe de femmes du Malawi qui se sont rendues en Inde pour se former au Barefoot College. Ces femmes ont laissé derrière elles leurs maris, leurs enfants, leurs petits-enfants et tout ce qui leur était familier. Elles ont également dû surmonter les commérages et les craintes de leurs voisins, qui leur disaient qu’elles ne survivraient pas au voyage.
De retour chez elles au bout de six mois, après avoir suivi avec persévérance une formation éprouvante, ces femmes ont suscité un véritable émoi dans leur village.
Ayant voyagé à l’étranger et étudié de manière indépendante, elles étaient changées et leur confiance en elles était évidente. Avec l’arrivée des composants nécessaires à la fabrication de lanternes solaires, fournis par VSO, ces Solar Mamas ont, depuis, construit et installé des systèmes d’éclairage domestique (lanternes solaires et lampes murales) dans près de 100 foyers de leurs villages ruraux, situés à environ une heure de route de la capitale du Malawi, Lilongwe.
L’organisation VSO note que l’arrivée de l’électricité solaire gratuite a changé la vie de nombreuses voisines de ces femmes : « Depuis que l’éclairage solaire a été installé chez elle, Elinati Pattison, 48 ans, peut coudre longtemps après le coucher du soleil, ce qui lui a permis de développer son activité de tailleur et de doubler ses revenus. Elle dit qu’elle a maintenant plus de temps à consacrer à sa famille et à ses enfants. Lines Nguluwe a créé une entreprise de recharge de téléphones portables à partir de sa maison et utilise également l’éclairage électrique pour faire des mandazi (beignets) avant le lever du soleil, qu’elle vend pour un revenu supplémentaire. Les enfants de la communauté en bénéficient également. Edina Livitiko, ainsi que trois autres Solar Mamas, ont utilisé leurs nouvelles compétences pour électrifier trois salles de classe de l’école primaire locale. »
En échange de l’entretien des systèmes d’éclairage domestique, chacune des Solar Mamas reçoit l’équivalent de 12 euros par mois, versé par leurs voisins. Pour nombre d’entre elles, le fait de disposer d’un revenu régulier leur a donné plus de liberté pour investir dans de nouvelles activités annexes, dans l’éducation et dans l’amélioration de l’agriculture.
Comme le constate S. Roy, le fondateur du Barefoot College, « ce sont les femmes qui changeront le monde. Nous devrions l’encourager autant que possible. »
Source : Barefoot College ; The Guardian ; VSO International
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Résoudre le mystère de l’énergie vitale (1re partie) (extrait) – [sommaire]
Psychiatre à la retraite, le Dr Eric Leskowitz a passé plus de 30 ans à étudier la guérison énergétique, la méditation et l’hypnose. Il a fondé et dirigé le Projet pour une médecine intégrative à l’hôpital Spaulding de Boston dans le Massachusetts (Etats-Unis) où il a exercé pendant 25 ans dans le service de traitement de la douleur. Il consultait également au sein des services de psychiatrie des universités de Harvard et de Tufts.
Cherchant à comprendre l’origine de la maladie et de la guérison, Eric Leskowitz a été amené à étudier le soin énergétique avec la pasteure Rosalyn Bruyere dans les années 1980, ainsi que l’hypnose à la Société américaine d’hypnose clinique. Sa pratique médicale intégrait le soin énergétique, la méditation et l’hypnose dans l’approche pluridisciplinaire du programme contre la douleur de l’hôpital Spaulding. Il est l’auteur de cinq livres dont le plus récent est : Le mystère de l’énergie vitale : thérapies Biofield, membres fantômes, Energies de groupe et la Conscience de Gaia1.
Jason Francis a interviewé Eric Leskowitz pour Partage international.
…
PI. Qu’est-ce que l’« énergie vitale » ?
EL. L’énergie vitale est l’ingrédient manquant de la médecine occidentale. Toutes les traditions de soin à travers le monde contiennent cette notion d’une certaine force ou énergie à employer pour parvenir à la guérison. En Occident, nous avons tendance à considérer le corps humain comme une machine très complexe dont il suffit de réparer les morceaux cassés pour qu’elle fonctionne. Mais rien ne régit véritablement tout cela ensemble. C’est en cela qu’il nous manque quelque chose et que nous devons apprendre des autres traditions sur cette énergie dont nous ignorons la nature exacte ; elle n’est pas tout à fait de l’électricité ni du magnétisme, et bien qu’elle en partage des aspects, elle est un peu plus subtile que cela. Je pense que c’est une direction importante à explorer pour la science et la médecine.
PI. Pouvez-vous parler des différents niveaux ou plans d’énergie et d’où vient cette connaissance ?
EL. Des cultures diverses à travers le monde ont développé des schémas très similaires de ce champ énergétique. La science occidentale le nomme globalement « biofield » ou « champ biologique ». Mais le schéma le plus détaillé provient des traditions du yoga, en Orient, qui décrit sept couches différentes d’énergie, allant du corps physique biologique (muscles et os) jusqu’à l’esprit ou l’âme. L’analogie utile à laquelle se référer est celle de H2O. La plupart des gens dirait qu’il s’agit de l’eau, et en général c’est juste, sauf que cela dépend de la température de la pièce. D’une manière évidente s’il fait très froid, le H2O devient de la glace et s’il fait très chaud, la molécule devient de la vapeur. C’est la même substance mais sous une forme très différente selon le niveau d’énergie thermique. Le corps humain est la forme la plus condensée de cette énergie vitale.
Le niveau suivant est appelé « prana » dans les traditions yoguiques et « qi » (prononcer chi) dans la médecine traditionnelle chinoise. Une tradition ésotérique occidentale la désigne par le terme d’énergie éthérique. Elle est presque physique, mais pas tout à fait. L’acupuncture et le pranayama (ensemble de techniques respiratoires) dans la pratique du yoga affectent ce champ.
…
Changement de paradigme
PI. Pourquoi la médecine occidentale est-elle si réticente à accepter ce concept d’énergie alors qu’il est si facilement adopté en Orient ?
EL. C’est un contraste frappant mais c’est aussi une bonne chose parce que ces approches sont complémentaires. Les opposés se complètent. Le yin et le yang constituent le tout. L’Orient est plus intéressé par le monde subtil et interne et l’Occident est plus intéressé par le monde externe. Pourquoi une telle résistance ? Elle est probablement psychologique. Beaucoup de choses peuvent être accomplies en apprenant à manipuler le monde extérieur. En raison du système de valeurs de l’époque, la culture occidentale européenne a amorcé l’ère industrielle avec la conquête du monde et la colonisation qui en suivirent, utilisant la machine pour conquérir le monde que ce soit avec des armes ou des usines. La médecine a également suivi cette voie, utilisant la saignée ou les remèdes, des choses importantes, pour améliorer la santé.
De nos jours, le système de santé est habituellement centré sur les médicaments ainsi que d’autres options comme la chirurgie et la radiation. De plus en plus souvent le mode de vie est pris en compte. Je pense que l’attachement au système avec lequel on a travaillé et qu’on a développé toute sa vie, constitue une tendance humaine. Il est difficile de changer de voie, difficile de changer de paradigme. Nous sommes au milieu d’un changement de paradigme où les modèles de santé et de maladie (et plus largement notre modèle de réalité) évoluent radicalement, d’une vision physique et mécanique qu’on appelle matérialiste, à une interaction corps-esprit où les idées, les pensées, les émotions et l’énergie sont primordiales, et le monde physique en est le résultat.
Une partie de cette résistance est en fait une réticence au changement. Quand le monde de la physique a commencé à adopter la mécanique quantique comme théorie principale, un des fondateurs de cette théorie, Max Planck, a déclaré : « Les changements de paradigme ont lieu un enterrement à la fois. » Il voulait dire par là que le vieil ordre doit mourir pour faire place au nouveau. Je pense que nous en sommes là.
[Pour plus d’information : themysteryoflifeenergy.com]
1 – The Mystery of Life Energy : Biofield Healing ; Phantom Limbs ; Group Energetics and Gaia consciousness, éditions Bear & Company, 2024, non traduit.
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Autres
Fusion froide – mythes et réalité (extrait) – [sommaire]
Voici quelques idées reçues sur les sources d’énergie :
- Nous utilisons actuellement toutes les sources d’énergie non polluantes connues de l’humanité.
- Peu après 1989, les scientifiques ont abandonné l’idée de produire de l’électricité grâce à la fusion froide.
- Considérant que nous devons accepter un certain niveau de pollution, la fission nucléaire est indispensable dans notre mix énergétique.
- Il n’existe pas de source omniprésente d’énergie propre, à la fois puissante, abondante et à faible coût.
- L’existence de l’éther a été réfutée en 1887.
Aucune de ces croyances n’est fondée. Par exemple, l’expérience de Michelson-Morley n’a fait que démontrer l’inexactitude d’un modèle particulier de l’énergie fondamentale universelle, appelée depuis l’Antiquité « æther ». Contrairement à l’idée d’un éther statique que la Terre traverserait comme un vent subtil, il s’agit en réalité d’un phénomène extrêmement dynamique.
Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes s’intéressent à une source d’énergie propre jusqu’alors méconnue. J’en ai rencontré beaucoup lors du Cosmic Summit en 2024 ; certains s’y sont intéressés via des podcasts sur les connaissances anciennes. En étudiant des livres tels que Nouvelle science des cieux1 de Robert Temple, ils découvrent de nouvelles perspectives et élargissent leur vision du savoir.
Par ailleurs, certains scientifiques affirment que les principes fondamentaux des nouvelles inventions énergétiques peuvent être appliqués à des domaines variés : architecture, agriculture, santé, communication, économie, et bien d’autres encore.
Ces pionniers ont longtemps travaillé sans soutien. Mais les temps changent. Une demande croissante du public réclame la divulgation des secrets d’Etat concernant les intelligences non humaines visitant la Terre. Certains posent des questions troublantes : « Pourquoi ne voit-on jamais de bouchon d’essence sur un ovni ? » ou « Pourquoi les extraterrestres semblent-ils préoccupés par nos installations nucléaires ? »
Ces sujets restent tabous dans le monde académique conventionnel, qui rejette les théories impliquant un nouveau modèle de l’éther.
D’autres hypothèses sur l’éther s’intègrent mieux au modèle standard de la physique. Les chercheurs adoptent une terminologie conventionnelle et travaillent souvent dans un domaine encore méconnu : les réactions nucléaires à basse énergie (LENR), autrefois appelées fusion froide.
En 1989, deux électrochimistes, Martin Fleischmann et Stanley Pons, ont brièvement attiré l’attention des médias du monde entier en annonçant qu’ils avaient observé un excès de chaleur lors d’une expérience de laboratoire. Ce phénomène, qualifié de fusion froide, semblait permettre une production d’énergie sans nécessiter les hautes pressions ni les températures extrêmes propres à la fusion nucléaire qui se produit dans le soleil et les étoiles.
Pourtant, la fusion froide a rapidement été déclarée nulle et non avenue par la communauté scientifique dominante. Bien que des expériences ultérieures aient validé certains résultats, les financements publics ont continué à privilégier la fusion chaude et la fission nucléaire.
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Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Interview de Benjamin Creme par Bonnie Piper (2e partie) (extrait) – [sommaire]
La première partie de cette interview se terminait par une question de Bonnie Piper sur l’unité et la diversité. Benjamin Creme décrit l’unité dans la diversité comme étant essentielle au plan d’évolution, et compare la diversité (« la nature même de la vie ») à un « bijou aux multiples facettes ou à un riche tapis ou une tapisserie de fils entrelacés […] tous merveilleux en eux-mêmes et formant ensemble une harmonie totale lorsqu’ils s’expriment dans leur singularité originelle ».
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BP. J’aimerais que vous nous parliez un peu de ce que vous pensez être l’évolution du rôle des Nations unies.
BC. Selon le Seigneur Maitreya, les Nations unies ne cesseront de gagner en puissance. Elles seront la voix la plus puissante des temps futurs et elles commencent maintenant à prendre une position très importante par rapport aux problèmes mondiaux, allant même jusqu’à s’ingérer, si nécessaire, dans les affaires intérieures des pays.
BP. Beaucoup de gens, entendant ce que vous venez d’expliquer au sujet des Nations unies, émettent des réserves. Il y a la crainte de ceux que l’on appelle « les mondialistes », « les cocos », « les socialos », et celle des gens qui aimeraient que ces prédictions au sujet du pouvoir accru des Nations unies se réalisent mais ont peur d’y perdre quelque chose.
BC. Tout le monde ne réagit pas ainsi. Les Nations unies deviendront la force la plus puissante du monde. Ce sera une agence. Il ne s’agit pas d’un gouvernement, mais d’une agence par laquelle tous les problèmes internationaux seront résolus.
BP. Vous dites donc que, d’une certaine manière, l’Onu nous donnera du pouvoir ?
BC. Cela permettra à chaque pays d’être lui-même. A l’heure actuelle, les petits pays peuvent être dominés par les grands. Cela ne pourra plus être le cas à l’avenir. Les Nations unies doivent devenir le chien de garde d’un nouvel ordre mondial qui prône la liberté et la justice dans le monde entier et qui est supervisé par les Nations unies, tous ces pays souscrivant à la force nécessaire pour étouffer les guerres locales et empêcher l’injustice d’un groupe.
BP. Qu’en est-il de la démilitarisation ?
BC. Ce n’est pas quelque chose qui peut arriver du jour au lendemain, mais cela peut arriver, peut-être plus vite que les gens ne l’imaginent. La volonté doit être là mais, bien sûr, il y a de nombreux facteurs sociaux – des millions de personnes sont impliquées dans la fabrication d’armes. Arrêter d’en fabriquer mettrait toutes ces personnes au chômage. Il faut du temps pour adapter le potentiel militaire aux besoins sociaux, c’est donc un processus très compliqué. Mais la volonté est primordiale. Les gens doivent se sentir en sécurité, ils doivent sentir qu’ils n’ont plus besoin de cet énorme arsenal. Nous devrions nous y atteler, mais nous devrions aussi nous attaquer aux impacts des énergies qui infectent maintenant la marchandisation du monde.
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BP. Il est certain que nous devons relever le défi d’être vraiment dans le moment présent, ici et maintenant, parce qu’il y a tellement de changements en cours. Dans l’un de vos articles publié dans Partage international, vous dites qu’« il devient évident pour bon nombre de personnes que tout s’accélère dans le monde1 ». Vous avez certainement parlé de la puissance astronomique des essais nucléaires et j’aimerais que vous parliez brièvement de la façon dont ils génèrent des tremblements de terre.
BC. Il ne peut y avoir d’explosion nucléaire souterraine qui ne soit suivie d’un tremblement de terre. Cela perturbe tellement les vibrations de la terre intérieure qu’un tremblement de terre est inévitable. Il n’est pas nécessaire que ce soit dans le voisinage immédiat. Il peut avoir lieu à l’autre bout du monde. Mais un tremblement de terre est inévitable. Il y a des tremblements de terre causés par d’autres facteurs, mais les principaux facteurs sont les explosions nucléaires souterraines. Les gens ne se rendent pas compte de leur puissance.
BP. Que vous disent votre Maître ou Maitreya à propos de la situation de l’énergie nucléaire ?
BC. L’énergie nucléaire, telle que nous l’utilisons actuellement dans le procédé par fission, doit être démantelée dès que possible et remplacée par la fusion nucléaire. Jusqu’à présent, la science a jugé le processus de fusion trop difficile. Il faut fabriquer des dispositifs capables de créer la chaleur interne du soleil… Il y a eu récemment une percée : des scientifiques ont créé à peu près un mégawatt d’énergie par le processus de fusion. Ils ont atteint une température d’environ 2 000° C et ont donc fait fusionner de l’hélium.
Il existe cependant une méthode froide très sûre (selon le Maître Djwal Kuhl, qui a transmis au monde les enseignements d’Alice Bailey) qui utilise un simple isotope de l’eau. Grâce à une méthode de fusion à froid, nous pourrions répondre à tous les besoins du monde sous forme de chaleur, d’énergie, etc.
Les scientifiques regardent dans la mauvaise direction. Il y a eu récemment des expériences avec le processus de fusion, plutôt simples et plutôt primitives mais qui vont néanmoins dans la bonne direction, qui ont été rejetées par diverses institutions scientifiques en raison de la puissance, je pense, des autorités de fission nucléaire dans le monde – les vôtres, les britanniques, les françaises, etc. La France utilise plus d’énergie nucléaire par habitant que n’importe quelle autre nation et elle a un intérêt direct à ce que continue la fission, mais c’est dangereux, c’est mortel et cela détruit l’environnement. Nous ne savons pas comment traiter les déchets. Nous sommes en train de constituer un héritage de déchets toxiques et mortels pour nos descendants. Tout le monde le sait et pourtant ils ne cherchent pas le procédé simple qui, comme le dit mon Maître, « les regarde en face ».
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BP. J’ai appris que l’armée est le premier pollueur de la planète ; de même d’énormes sommes d’argent sont consacrées à la guerre contre la drogue dans ce pays. Quelle est la solution ?
BC. Maitreya affirme que les politiciens sont à blâmer pour le désespoir de ceux qui sont dépendants de la drogue. Puisque les gens sont si malheureux dans la vie qu’ils ne peuvent même pas manger correctement, ils mèneront des vies désespérées, ils voleront, ils finiront en prison s’ils sont privés d’un avenir, privés de nourriture. Ils finissent par se droguer pour oublier leur désespoir et « de la drogue à la criminalité, voire au meurtre, il n’y a qu’un pas », dit-il. Il affirme que les toxicomanes « souffrent d’une famine spirituelle, d’auto-aliénation extrême ». La vie n’a pas de sens pour eux et ils veulent y mettre fin. C’est une forme de suicide lent. Il affirme que « si la vie n’a plus de sens, alors il faut lui redonner du « sens ». Pour cela, il faut que la personne ait une autre vision d’elle-même, elle doit faire l’expérience de sa propre valeur. On ne peut rien faire, ajoute-t-il, si on ne fait pas l’expérience de sa propre valeur. » Vous devez avoir le sentiment que ce que vous êtes vaut la peine, est digne d’intérêt. L’estime de soi est essentielle ; ensuite, vous pouvez grandir dans la conscience de Soi et finalement dans la réalisation du Soi. « La réalisation du Soi », conclut-il, est le but de toute vie.
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1 – Partage international, novembre 1991.