avril 2025 – No 440
SOMMAIRE

- Le mirage par Le Maître –
- Avril 2025
- La guerre à Gaza aura-t-elle réanimé le droit international ? par Ramzy Baroud
- Fusion froide – mythes et réalité par Jeane Manning
- Résoudre le mystère de l’énergie vitale (1re partie) – Interview de Eric Leskowitz par Jason Francis
- Changement climatique : la partie n’est pas perdue !
- Un livre de Valérie Seguin : Aller à la rencontre de notre âme par Claude Chaboche
- Motifs lumineux au Japon
- Motifs lumineux à Leeuwarden
- Motifs lumineux à Utrecht
- Inde : soutenir l’accès des femmes à la propriété
- Instaurer les droits de la nature
- Le triomphe de l’âme sur le matérialisme
- Changement climatique : une menace potentielle pour la survie des oiseaux
- Les « Solar mamas » éclairent le monde : l’œuvre du Barefoot College par Elisa Graf
- Un livre de Joseph Stiglitz – Les routes de la liberté : économie et bonne société par Phyllis Creme
- Okinawa : les bases militaires détruisent l’environnement par Naoto Ozutsumi
- Interview de Benjamin Creme par Bonnie Piper (2e partie)
- Citation de Franklin D. Roosevelt
- Questions-réponses No items found
Articles du Maître —
Le mirage – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, avril 1984
DE TOUS LES PROBLÈMES auxquels l’humanité est confrontée, il n’en est aucun de plus important que celui du mirage. Il est à l’origine de toutes les difficultés et de tous les dangers qu’affrontent les hommes, et maintient sous son emprise la grande majorité d’entre eux. Il est aussi à l’origine de tout clivage ou division, de toute forme de douleur et de souffrance. Le mirage plonge ses racines dans le passé lointain de l’humanité et tous, à de rares exceptions près, en sont prisonniers.
Fondamentalement, il trouve sa source dans la dimension sensuelle et émotionnelle de l’homme, le corps astral ou émotionnel, et dans la propension à s’identifier à l’activité de ce véhicule. En s’identifiant à tort avec ses sentiments et émotions – sa nature désirante – l’homme s’est entouré d’un épais brouillard d’illusion et d’irréalité, et il s’y est perdu. C’est ce brouillard qui constitue le mirage dans lequel la majorité des gens passent leur existence entière. Le mirage est l’illusion sur le plan des émotions. Il représente le principal obstacle sur la voie du progrès, pour les individus comme pour l’espèce humaine dans son ensemble. Il sème une multitude d’erreurs de jugement sur le chemin de celui qui n’y prend garde, et son emprise s’exerce tout autant – si ce n’est davantage – sur le plus noble idéaliste que sur le cynique le plus endurci.
Pour s’attaquer au mirage, l’humanité doit reconnaître son fonctionnement, qui crée et perpétue l’hérésie fondamentale consistant à se croire séparé. Tout ce qui tend à renforcer le sentiment de séparation résulte de l’action du mirage, tout ce qui contribue à l’affaiblir œuvre à sa destruction. Le mirage réside dans l’idée que les désirs de l’homme sont réels, qu’ils ont une validité et une finalité intrinsèques, alors qu’en vérité ils sont la cause de tous ses tourments, ni plus réels ni moins éphémères que l’apparence de l’eau à l’horizon du désert.
Le désir de succès de l’aspirant bien intentionné trouble et ternit les actions qu’il entreprend. Quant à l’idéaliste, il considère son idéal comme le seul possible pour toute personne sensée. Trop souvent, on voit l’absurdité de l’orgueil national entraîner des pays dans une aventure contraire aux intérêts de leur propre peuple. Ces effets du mirage sont le fruit du désir : désir de domination et de satisfaction des ambitions personnelles. La lumière de la science a libéré le monde de certains mirages anciens, mais en a créé d’autres à leur place : l’attrait illusoire des possessions tient sous son emprise la moitié de la planète, tandis que l’autre moitié souffre de la faim et meurt dans la misère.
Avec le temps, l’humanité dépassera l’étape actuelle et développera une perception plus juste de la réalité. Les innombrables mirages auxquels elle est aujourd’hui confrontée finiront par se dissoudre dans la lumière de l’âme humaine, qui sera invoquée et entrera en manifestation au cours du nouvel âge. Cependant à l’époque actuelle, des énergies d’un genre nouveau viennent impacter la vie des hommes, provoquant trouble et confusion. La tension accrue de cette période renforce les mirages de peur et de destruction, ce qui déclenche toutes sortes d’explosions de violence.
Que faut-il faire pour libérer l’humanité d’une servitude si ancienne, inhérente en partie à la nature de la substance elle-même ? Comment l’homme peut-il s’affranchir de cette funeste identification, et de la tyrannie des formes-pensées qu’il a lui-même créées ? La clé consiste à déplacer son attention de lui-même vers le groupe, et à s’identifier plus profondément à l’âme et à sa relation avec toutes les âmes. La lumière de l’âme, captée par l’intermédiaire du mental, est la grande dissipatrice du mirage et, à une époque lointaine, le Bouddha a enseigné comment vaincre le désir en pratiquant la noble voie du milieu entre les paires d’opposés. Dans la lumière de l’âme, l’unité essentielle de toutes choses est perçue, les vagues de l’astral s’apaisent, et l’aspirant parvient à la porte de l’initiation.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Avril 2025 – [sommaire]
Energie, énergie éthérique, énergies cosmiques, le monde d’aujourd’hui est familiarisé avec la notion d’énergie. Personne ne s’étonne d’entendre : « Tout est énergie, il n’y a rien d’autre que de l’énergie dans le Cosmos tout entier. » Les découvertes de la science moderne commencent à trouver un terrain d’entente avec les affirmations de l’ésotérisme, même si les deux ne parlent pas encore exactement le même langage. Le thème de l’énergie et de la Vie, ou de l’âme par opposition à la matière dense et au matérialisme, est abordé dans ce numéro d’avril, alors que nous approchons de la fête de Pâques, symbole de la résurrection hors de la matière, dans la vie de l’Esprit.
Le citoyen tourné vers le futur espère qu’une percée décisive sera bientôt annoncée : « Adieu à la vieille technologie nucléaire basée sur la fission – une chose du passé. » Et que le gros titre suivant sera : « Une nouvelle énergie nucléaire sûre, illimitée et bon marché, générée par un processus de fusion froide vient d’être mis au point. » En prévision de ces changements tant espérés, nous avons compilé des recherches concernant la fusion froide, qui continue à se développer dans des cercles scientifiques pionniers, tout en associant un certain nombre d’articles et d’interviews traitant de l’énergie spirituelle – celle de l’âme, et de l’énergie vitale, aussi appelée prana ou bioénergie.
Ce thème fait écho aux réflexions du Maître de Benjamin Creme dans son article sur le mirage, dans lequel il décrit l’incompréhension de l’humanité quant à sa propre nature : « En s’identifiant à tort avec ses sensations et ses émotions – sa nature désirante –, l’homme s’est entouré d’un épais brouillard d’illusion et d’irréalité, et il s’y est perdu. […] Tout ce qui tend à renforcer le sentiment de séparation résulte de l’action du mirage, tout ce qui contribue à l’affaiblir œuvre à sa destruction. » La pertinence de cet article à notre époque est évidente : « Trop souvent, on voit l’absurdité de l’orgueil national entraîner des pays dans une aventure contraire aux intérêts de leur propre peuple. Ces effets du mirage sont le fruit du désir : désir de domination et de satisfaction des ambitions personnelles. La lumière de la science a libéré le monde de certains mirages anciens, mais en a créé d’autres à leur place : l’attrait illusoire des possessions tient sous son emprise la moitié de la planète, tandis que l’autre moitié souffre de la faim et meurt dans la misère. »
Il est intéressant de noter que Benjamin Creme, lors d’une interview donnée en 1992, a fait référence à des travaux expérimentaux dans le domaine de la fusion nucléaire. L’entrevue a également abordé le fait que l’armée soit le principal pollueur ; l’article de Naoto Ozutsumi est une enquête actuelle sur cette réalité.
De nombreuses actions positives ont vues le jour dans tous les domaines : des projets environnementaux visant à protéger des espèces, des efforts sociaux en faveur des autres, pour apporter l’électricité, pour revendiquer les droits fonciers. De nombreuses actions sont entreprises pour ramener notre planète et ses habitants vers la santé. Ce numéro contient un certain nombre d’articles mettant en lumière la bonne volonté mise en pratique.
La compilation « le triomphe de l’âme sur le matérialisme » est un aperçu plus ésotérique des luttes et défis traités dans ces pages, triomphe nécessaire afin de débarrasser l’individu et l’humanité de l’illusion de la séparation et du matérialisme. La lumière de l’âme doit finir par prévaloir, sûrement et rapidement, pour permettre à l’humanité d’aller de l’avant. Benjamin Creme cite l’enseignement de Maitreya qui vaut explication sur la façon d’y parvenir : « Pour entrer en contact avec le Soi, il faut pratiquer trois choses : l’honnêteté du mental, la sincérité du cœur et le détachement. » C’est ainsi que l’on prend peu à peu conscience qu’en réalité, nous sommes Dieu. Qu’on l’appelle la déité, le Père, le Seigneur ou l’Absolu, ce sont autant de termes différents pour désigner une seule et même réalité. Nous sommes Cela.
Point de vue
La guerre à Gaza aura-t-elle réanimé le droit international ? – [sommaire]
Le droit international se bat pour rester pertinent. L’issue de cette lutte est susceptible de changer totalement les dynamiques politiques mondiales façonnées par la Deuxième Guerre mondiale et soutenues par l’interprétation sélective de la loi de la part des pays dominants.
En principe, le droit international devrait toujours être pertinent, sinon essentiel, pour gouverner les relations entre tous les pays, grands et petits, et résoudre les conflits avant qu’ils ne deviennent véritablement des guerres. Il devrait également œuvrer à éviter le retour d’une ère d’exploitation qui a permis au colonialisme occidental de quasiment asservir les pays du Sud pendant des centaines d’années.
Malheureusement, le droit international, qui en théorie reflète le consensus mondial, n’est guère consacré à la paix ni sincèrement investi dans la décolonisation du Sud.
De nombreux exemples passés et présents, de l’invasion de l’Iraq et de l’Afghanistan à la guerre en Libye, montrent que les Nations unies ont souvent servi de plateforme aux puissants pour imposer leur volonté aux plus faibles. Et, comme cela se passe souvent à l’Assemblée générale des Nations unies, lorsque les plus petits pays décidaient collectivement de se défendre, les parties disposant d’un droit de veto et des leviers militaires et économiques se sont servies de leur avantage pour contraindre les autres, selon la maxime dictant que « la force fait loi ».
Ce n’est donc pas une surprise de voir beaucoup d’intellectuels et de politiciens des pays du Sud affirmer que les discours pour la paix, les droits humains et la justice n’étant que façade, le droit international a toujours été dénué de pertinence.
Ce manque de pertinence a été révélé au grand jour au cours des quinze mois de la guerre génocidaire impitoyable d’Israël à Gaza, qui a tué plus de 160 000 personnes, un nombre qui selon des journaux médicaux et des études crédibles est susceptible d’augmenter dramatiquement.
Pourtant, quand la Cour internationale de justice (CIJ), le 26 janvier 2024, a ouvert une enquête sur un plausible génocide à Gaza, suivie d’un jugement décisif le 19 juillet 2024 à propos de l’illégalité de l’occupation israélienne en Palestine, le système international a montré qu’il n’était pas tout à fait mort. Les mandats d’arrêts de la Cour pénale internationale (CPI) sont une preuve que les institutions juridiques pro-occidentales sont capables de changer.
La réaction américaine outrée quant à ces avancées était prévisible. Washington se bat depuis des années contre une quelconque responsabilité internationale. Dès 2002, sous l’administration de Georges W. Bush, le Congrès américain a promulgué une loi protégeant ses soldats contre « les poursuites pénales » de la CPI, dont les Etats-Unis ne sont pas signataires. La prétendue Hague Invasion Act (loi sur l’invasion de la Haye), autorise l’utilisation de la force militaire pour libérer les citoyens américains ou le personnel militaire qui seraient détenus par la CPI.
Bien entendu, beaucoup des mesures de Washington pour faire pression, menacer ou punir les institutions internationales sont destinées, sous divers prétextes, à protéger Israël.
Le tollé mondial et les appels à ce qu’Israël rende des comptes suite au génocide à Gaza ont cependant à nouveau mis les gouvernements occidentaux sur la défensive. Pour la première fois, l’Etat hébreu se trouvait « mis en examen » et pointé du doigt comme un Etat paria.
Au lieu de reconsidérer leur position envers Israël et de s’abstenir de nourrir la machine de guerre, beaucoup de gouvernements occidentaux s’en sont pris à leur société civile, pour avoir osé demander l’application du droit international. Des défenseurs des droits affiliés aux Nations unies ont également été pris pour cible.
Le 18 février 2025, la police allemande a envahi la salle de conférence Junge Welt à Berlin comme si elle était sur le point d’appréhender un criminel notoire. Elle a encerclé le bâtiment en équipement intégral, provoquant une scène étrange qui n’aurait jamais dû se produire dans un pays se percevant comme démocratique.
La raison derrière cette mobilisation sécuritaire n’était rien d’autre que la présence d’une avocate italienne, Francesca Albanese, ouvertement critique sur le génocide israélien à Gaza et actuelle Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés. Sans l’intervention des Nations unies, Mme Albanese aurait été arrêtée pour avoir simplement exigé qu’Israël rende des comptes pour ses crimes contre les Palestiniens.
Néanmoins, l’Allemagne n’est pas une exception. D’autres puissances occidentales, dont les Etats-Unis, prennent activement part à cette crise morale. Washington a posé des jalons troublants, non seulement pour se protéger ainsi qu’Israël et garantir leur irresponsabilité face au droit international, mais aussi pour punir les institutions internationales, ses juges et ses membres officiels, pour avoir osé questionner le comportement d’Israël. Le 13 février 2025, les Etats-Unis ont en effet sanctionné le procureur de la CPI pour sa position envers Israël.
Ledit procureur, Karim Khan, après quelque hésitation, fait ce qu’aucun procureur n’avait osé auparavant : il a émis le 21 novembre 2024 des mandats d’arrêt contre deux dirigeants israéliens, le premier ministre Benyamin Netanyahou et l’ex-ministre de la défense Yoav Gallant. Ils sont actuellement recherchés pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre ».
La crise morale s’intensifie lorsque les juges deviennent les accusés, comme K. Khan l’a vécu en se retrouvant la cible, en plus des sanctions américaines, d’incessantes attaques et d’insultes de médias occidentaux.
Cette situation, aussi dérangeante qu’elle soit, peut s’avérer positive, précisément par l’opportunité qu’elle représente de réparer le système politique et juridique international, sur la base de nouveaux critères, de la justice pour tous, et d’une responsabilité escomptée de tous.
Ceux qui continuent de soutenir Israël ont en pratique renié entièrement le droit international. Les conséquences de leurs décisions sont terribles. Mais pour le reste de l’humanité, la guerre à Gaza peut être une véritable opportunité de reconstruire un monde plus équitable, un monde qui n’est pas façonné par les puissances militaires mais par le besoin d’arrêter les tueries insensées d’enfants innocents.
Source : commondreams.org
Compte rendu de lecture
Un livre de Valérie Seguin : Aller à la rencontre de notre âme – [sommaire]
Une enquête fascinante pour se reconnecter à son moi profond
par Claude Chaboche,Le livre de cette auteure française part du postulat que notre âme, tout comme l’Au-delà, existent. Elle définit l’âme comme une Grande Conscience, la Source, Dieu, chacun choisissant selon ses préférences, et explique que nous avons tous au fond de nous une parcelle de cette Grande Conscience.
Dans ce livre elle donne la parole à de nombreux scientifiques, médecins, thérapeutes, écrivains et médiums, qu’elle a eu, pour la grande majorité d’entre eux, l’occasion d’interviewer pour ses films : Et si la mort n’existait pas, où en est la science sur la vie après la mort ; Et si la mort n’était qu’un passage, comment s’y préparer ; L’âme, une force dans sa vie ? Elle a également réalisé deux films sur l’intelligence intuitive et spirituelle au travail.
Ce livre, qui est une suite de son film L’âme, une force dans sa vie, est le témoignage d’une femme qui, après vingt ans dans le monde de la finance et dans le conseil en management, a totalement réorienté sa vie suite à trois évènements personnels majeurs. D’abord, à l’âge de trente ans, un grave accident au genou qui l’a contrainte à l’immobilité et à la lenteur pendant de très nombreux mois. Cet accident a été le déclencheur de son parcours spirituel. Ensuite, au début des années 2000, une expérience d’expansion de conscience vécue alors qu’elle était assise à la terrasse d’un café bruyant et enfumé à Paris : « Sans que je le cherche, ma conscience s’était soudainement expansée, un peu comme si mon esprit prenait de la hauteur et rejoignait d’autres sphères. J’ai senti que j’étais en contact avec des êtres qui me sont apparus comme mes guides. Je ne les voyais pas, mais je les percevais et je les entendais. Leurs énergies étaient amicales et bienveillantes et leur message était clair. « Non », m’ont-ils dit, « tes compétences professionnelles ne sont pas là pour être au service du business. Elles sont là pour communiquer sur la spiritualité, sur le fait qu’il n’y a pas que cette vie terrestre et qu’il existe une autre réalité invisible, bien plus vaste que votre monde. » »
Enfin en 2014, immédiatement après la mort de son père : « L’expérience qui a suivi son départ a été pour moi une expérience inoubliable qui m’habite encore aujourd’hui. Durant les trois jours et demi qui ont suivi son départ, j’ai été enveloppée d’une énergie d’amour incroyable, l’état de plénitude le plus total, sans aucune émotion négative. J’étais animée d’une force intérieure incroyable et je recevais des messages de mon père. »
Sept clés pour aller à la rencontre de son âme
Le livre est structuré autour de sept clés qui sont des conseils pour apaiser ses pensées et se reconnecter à son âme.
Clé 1. Qu’est-ce que l’âme et pourquoi s’y intéresser ?
L’âme est : « Intelligence profonde ; intuitions qui se transforment en idées que l’être terrestre va concrétiser ; mise en accord et en harmonie avec la totalité de notre être ; source profonde et inépuisable d’énergie d’amour qui génère joie et sentiment de sécurité. » V. Seguin explique qu’en plus de notre corps physique, nous avons aussi un corps d’énergie qui est une manifestation de notre âme. Ce corps d’énergie se diffuse à travers sept chakras, le chakra du cœur permettant d’être relié à notre âme. Elle évoque également la question de la science matérialiste qui considère la conscience comme étant un produit du cerveau alors que la science post-matérialiste explique que la conscience est au-delà de la matière, le cerveau n’étant qu’une interface entre notre conscience ordinaire terrestre et une plus grande conscience. « Avec la science post-matérialiste, il ne s’agit pas de croire que l’esprit ou l’âme existe, mais de s’appuyer sur des faits pour commencer à les comprendre, les percevoir, les connaître1. »
Clé 2. Apaiser ses pensées pour libérer son âme
« Il y a deux personnes en nous : d’un côté cet être profond, notre âme et de l’autre côté notre personnalité qu’on appelle aussi communément notre égo. […] Nous nous identifions beaucoup trop à ce que nous pensons, croyons, analysons. Notre mental nous épuise, nous tire vers le bas. Il devient un frein à notre élévation dès qu’il s’enferme dans ses réflexes limitants et dans les habitudes de pensées qu’il reproduit. Il faut donc faire cesser la tyrannie du mental, en changer son fonctionnement2. » Il est possible de transformer cette tyrannie, ces biais de négativité, notamment, par le « pouvoir du moment présent », qui génère une joie infinie, intérieure, sans raison extérieure. Elle cite les propos du psychiatre Olivier Chambon, pionnier de l’étude des états modifiés de conscience, qui explique que l’énergie de l’âme relie et informe nos corps physique, éthérique, émotionnel et mental.
Clé 3. Écouter son cœur et mieux entendre son âme
Apaiser le mental est essentiel mais pas suffisant car notre âme vibre dans un corps d’énergie qu’il faut harmoniser au niveau de notre chakra du cœur3. D’où l’importance d’ouvrir notre cœur. Différents moyens s’offrent à nous pour ce faire : la gratitude ; l’accueil de la force aimante en nous ; être conscient de ce que l’on fait ; le contact avec la nature et l’art ; percevoir le divin en chacun (ce qui met fin aux jugements, à l’extériorisation impulsives de nos émotions), etc.
Clé 4. Explorer ses profondeurs et atteindre son âme
Pour accéder à l’âme, notre cœur doit se délester des protections, des fermetures qui s’y sont accumulées au fil des années et qui ont formaté notre personnalité. Il faut accepter, dépasser, transmuter les schémas répétitifs douloureux (culpabilité, dévalorisation de soi, etc.), et « dépasser la susceptibilité, un de nos pires ennemis lorsque nous avançons vers notre âme. » C’est accepter sa part d’ombre et accepter ainsi celles des autres, chacun devant choisir la pratique qui lui permettra d’apaiser son mental (pratiques méditatives, thérapies brèves, etc.).
Clé 5. Se laisser guider par son âme, jour après jour
« C’est bien la connexion à notre âme qui va être le point de départ de la nouvelle route qui s’offre à nous. » Le « chemin d’âme » de chacun doit être respecté car sans cela il y aurait atteinte à la liberté personnelle. Il faut laisser parler notre âme en nous, « ce qu’elle a toujours fait, mais nous étions trop dispersés, dominés par notre mental, pas assez dans l’espace du cœur. » Comment s’établit le canal de communication entre notre âme et nous ? Par le biais d’une colonne d’énergie ! « Lorsque nous avançons sur notre chemin d’âme, nous ne développons pas seulement notre intuition, nous nous ouvrons aussi aux synchronicités. » Et selon Valérie Seguin, nos pensées et nos intentions tendent à modeler notre présent et notre futur. « Avoir conscience de cela nous invite encore plus à vibrer haut, depuis notre cœur, avec une intention claire. » Mais notre futur idéal ne va pas survenir du jour au lendemain, d’où la nécessité de la patience et l’acceptation de ce qui se présente sur notre chemin.
Clé 6. Que sait-on du devenir de l’âme après la mort physique ?
« Nous mourrons, mais pas notre âme. Elle entre dans un autre monde, énergétique et vibratoire. » (Voir à ce sujet son film Et si la mort n’existait pas ?) Valérie Seguin évoque la concordance des témoignages des personnes « revenues à la vie » : « impression de sortie du corps ; vision à 360 degrés ; captage de toutes les dimensions de l’espace en même temps ; attirance vers un tunnel au bout duquel se trouve une lumière (d’autres témoignent s’être retrouvés directement dans un espace de lumière d’amour sans passer par un tunnel) ; déplacement instantané dans l’espace ; capacité à voir et entendre ce que disent les personnes vivantes, etc. » Certaines de ces caractéristiques s’appliquent aux sorties hors du corps, volontaires ou non. Elle définit la médiumnité comme étant la capacité à entrer en contact avec des défunts et à transmettre leurs messages. Cette médiumnité a été vérifiée scientifiquement par un protocole extrêmement rigoureux qui évite les tricheries (étude du Windbrige Institut4). Elle conclut ce chapitre en expliquant que les défunts nous invitent à ne pas nous inquiéter ; ils reposent en paix et continuent d’évoluer sur un plan d’énergie qui est en résonance avec leur niveau de conscience, et pour s’élever plus haut il leur faudra, probablement, d’autres incarnations.
Clé 7. Comment quitter la vie terrestre sereinement ?
Dans ce dernier chapitre elle souligne l’importance d’être apaisé en fin de vie, pour éviter, notamment, les expériences de mort imminente (EMI) négatives qui sont le plus souvent le résultat d’une attitude négative au moment de la transition (colère, ressentiment violent contre une ou des personnes, etc.). D’où la question qu’elle explore : est-ce que les pensées, les émotions, les vibrations que nous émettons à ce moment-là créeraient le monde dans lequel nous allons nous retrouver ? Elle aborde également la question de l’euthanasie et des EMI partagées. Elle donne quelques conseils pour bien vivre son entrée dans le passage : se rappeler des moments heureux, de beaux souvenirs ; réveiller en soi la gratitude pour cette vie que l’on quitte et pour les êtres que nous avons aimés et qui nous aiment en retour ; prier Dieu ; demander de l’aide à nos proches décédés avant nous, etc. Elle conclut : « Le plus triste pour moi serait de partir sans avoir réalisé le « pour quoi » mon âme est venue sur Terre. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est essentiel de s’intéresser à son âme et à ce qu’elle souhaite faire sur Terre. »
Ce livre, facile d’accès, comporte un certain nombre de similitudes avec les Enseignements de la Sagesse éternelle. Il contribue également, avec beaucoup d’autres, à montrer que l’âme est une réalité et que l’on peut se connecter à elle, qu’il y a un monde bien plus vaste au-delà de notre perception matérielle, et que la mort n’est que le passage d’un état de conscience à un autre, et non une fin.
1 – Voir notamment à ce sujet le « Manifeste pour une science post-matérialiste » élaboré par un groupe de scientifiques, reconnus internationalement, œuvrant dans divers champs d’expertise (biologie, psychologie, médecine, psychiatrie, neurosciences) lors du Sommet international sur la science post-matérialiste, la spiritualité et la société, qui s’est tenu à Canyon Ranch (Arizona) en février 2014. https://opensciences.org/Manifesto (le texte est disponible en plusieurs langues). Voir également le très intéressant site de l’un des initiateurs du manifeste : www.drmariobeauregard.com (en français et en anglais).
2 – Voir son livre : Et si je libérais mon intelligence intuitive et spirituelle ? (Editions Eyrolles, 2023)
3 – Dans ce chapitre Valérie Seguin évoque les travaux d’un scientifique russe Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’université de Saint-Pétersbourg, qui a développé en 1995 avec son équipe une caméra électro-photonique commercialisés sous l’appellation Bio-Well (un système informatique de pointe qui remplace la photographie Kirlian traditionnelle). Ce dispositif permet de visualiser l’énergie des chakras et de l’aura. Elle a testé ce procédé avec plusieurs personnes et constaté que celles qui avaient beaucoup travaillé sur l’ouverture de leur cœur avait un chakra du cœur plus rayonnant. Voir https://bio-well.fr/
4 – https://www.windbridge.org/
Source : Aller à la rencontre de son âme, Valérie Seguin, éditions Larousse, 2024 ; https://valerieseguin.com (livres, films, agenda). Certains de ses films sont en accès libre sur YouTube.
Un livre de Joseph Stiglitz – Les routes de la liberté : économie et bonne société – [sommaire]
« La société doit déterminer si améliorer la capacité d’une personne dans le besoin à réaliser son potentiel et à accroître sa liberté est plus ou moins important que restreindre la liberté dont dispose une personne riche d’acheter une nouvelle Rolex, un yacht plus grand, ou un manoir plus vaste. » – Joseph Stiglitz
Essentiellement, je qualifierais Les routes de la liberté de manifeste socialiste, mais Joseph Stiglitz, universitaire et économiste américain de renom, qualifie ses idées de « capitalisme progressiste » ou de « démocratie sociale revitalisée » – il ne prône pas, par exemple, une économie entièrement nationalisée. Son analyse se concentre sur les Etats-Unis, où l’approche individualiste du capitalisme est profondément ancrée. Il démontre en quoi la liberté politique et la liberté économique sont indissociables.
La thèse centrale de J. Stiglitz est que la « liberté » – politique et économique – est impossible, non seulement pour ceux qui luttent pour joindre les deux bouts, mais aussi pour ceux qui dépensent toute leur énergie à gagner de l’argent, car ils sont également prisonniers du matérialisme. Il réfute catégoriquement la vision de la droite, ou du néolibéralisme, selon laquelle « plus le gouvernement dépense, plus l’individu perd sa liberté ». Il attribue l’échec du néolibéralisme – qui a conduit au krach économique de 2008 – au fait qu’il a fait croire à la nécessité de déréguler les marchés internationaux, ce qui a accentué les inégalités sociales et économiques et préparé le terrain au populisme, ainsi qu’à des dirigeants « forts » comme Donald Trump. (Le livre fait référence au premier mandat de D. Trump en tant que président des Etats-Unis, mais il a été écrit avant sa réélection pour un second mandat.)
Selon l’économiste, l’exemple extrême d’une société inégalitaire est celui d’une société fondée sur l’esclavage, au sein de laquelle seuls les propriétaires d’esclaves jouissaient d’une certaine forme de liberté (même si nous pouvons aujourd’hui nous interroger sur la réalité de cette liberté).
Le capitalisme progressiste accepte qu’une société exerçant « une forme modérée de coercition » – l’imposition de taxes et de réglementations pour le bien public – favorise le bien-être et la liberté du plus grand nombre de personnes. Après tout, la liberté d’action est impossible pour ceux qui vivent sur le fil du rasoir, car ils doivent chaque jour se concentrer sur la satisfaction – parfois impossible – de leurs besoins matériels élémentaires. À ce propos, J. Stiglitz cite Adam Smith : « Lorsque la réglementation est en faveur de l’ouvrier, elle est toujours juste et équitable ; mais il en est parfois autrement lorsqu’elle est en faveur des maîtres. »
J. Stiglitz déplore la détérioration de la démocratie aux États-Unis ces dernières années : «La suppression d’électeurs, le découpage électoral extrêmement partisan, et une multitude d’autres actions antidémocratiques des extrémistes républicains ont mis la démocratie américaine en danger… Les contradictions entre les idéaux élevés et les réalités crues sont trop grandes. »
L’économiste est particulièrement préoccupé par la crise climatique et le besoin crucial – mais insatisfait – de coopération internationale, en raison du refus général de s’intéresser au bien commun.
En fin de compte, il affirme que le bien-être devrait être au cœur du programme de la société, alors que ce dernier se concentre exclusivement sur la croissance économique. C’est une leçon que pourrait retenir le nouveau gouvernement travailliste du Royaume-Uni, dont le principal mantra slogan électoral était « croissance, croissance, croissance ».
La liberté individuelle
Toutefois, il existe une autre approche de la liberté, familière aux lecteurs de Partage international : celle de Krishnamurti. Une fois recueilli et élevé en Occident par Charles Leadbeater et Annie Besant, qui l’avaient découvert en Inde alors qu’il était un enfant en haillons, Krishnamurti n’avait clairement pas à se soucier de liberté économique ou politique : il était toujours pris en charge sur le plan matériel et accordait un soin méticuleux à son apparence et à sa tenue.
En réalité, il parlait de liberté psychologique, d’une liberté absolue de la conscience qui n’a pas besoin de la pensée ou des croyances, et en est libérée. Selon lui, la voie vers une société libre passe par un changement individuel, intérieur et instantané, dans une prise de conscience totale et dépourvue de pensée. Bien que Krishnamurti lui-même n’ait pas utilisé le mot « spirituel », c’était bien une transformation spirituelle qu’il prônait – une prise de conscience qui ne peut être enseignée et qui ne dépend pas de la société. Il était convaincu que seule la transformation individuelle pouvait changer la société.
Est-il possible d’imaginer une telle transformation dans une société dépourvue de liberté politique et économique ? Peut-être avons-nous tous une responsabilité dans ce changement, à la fois individuel et sociétal. La liberté commence en chacun de nous, individuellement. Mais nous faisons également partie du monde et de la société qui nous entoure : c’est aussi à ce niveau que nous devons agir.
Source : J. Stiglitz, Les routes de la liberté, éd. Les liens qui libèrent, 2025
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Le triomphe de l’âme sur le matérialisme – [sommaire]
Nous devons […] laisser [l’âme] s’exprimer en nous, de plus en plus, et faire appel à son énergie, à son intuition, à sa conscience, en nous identifiant à elle. Si nous ne nous identifions pas avec notre âme, comment pouvons-nous la connaître ? Nous devons faire l’expérience de nous-même en tant qu’âme en incarnation et, de plus en plus, considérer cela comme une réalité. Lorsque c’est vraiment la réalité, la personnalité inférieure a tendance à passer au second plan.
La personnalité sera toujours là, mais elle deviendra réceptive dans sa relation avec l’âme. L’âme a besoin d’un instrument, d’un véhicule, d’une personnalité puissante, affirmée, à travers laquelle elle pourra se manifester. Il ne s’agit nullement de nier la personnalité, de nous dévaloriser, de perdre le respect de nous-mêmes. Nous n’avons pas à nous réprimer, à dire du mal de nous-même, à nous rabaisser sans cesse. Il s’agit seulement de devenir plus altruiste, plus impersonnel, plus objectif. [L’art de la Coopération (Benjamin Creme)]
Ainsi prendront-ils un nouveau départ sur le sentier immémorial de la Perfection : désormais libérés des mirages et des errements du passé, ils emprunteront une fois encore le chemin du sacrifice et du renoncement à tout ce qui fait obstacle à la lumière et à la connaissance la plus élevée. Les hommes se sont laissés entraîner loin de ce sentier simple, égarés qu’ils étaient par les appâts d’un matérialisme profond qui les a conduits à deux pas de l’abîme. Mais, comme ils le découvriront, leur éternelle divinité s’est affirmée une fois encore et les a sauvés de la catastrophe. [Une Terre transformée (Maître –)]
Beaucoup maintenant dans le monde acceptent la nécessité du changement, reconnaissent que le partage et la justice sont essentiels au progrès de l’homme. Cette prise de conscience elle-même transformera votre monde. Nombreux, cependant, sont ceux qui oublient que l’homme est un dieu, qu’en tout homme demeure cet être divin, et qui nient cette vérité. Faites connaître votre position sur ce sujet, mes amis, et répandez votre lumière dans le monde. [Message n° 115 (Maitreya)]
Nous avons enfermé la politique et l’économie dans un matérialisme si profond que nous nous sommes mis nous-mêmes dans les conditions critiques d’aujourd’hui. Nous devons parvenir à une politique et une économie spirituelles grâce au partage, à la justice et à la liberté pour tous. Tel est le but de Maitreya. L’amour est l’action qui consiste à partager de manière juste. C’est le chemin qui mène à la paix. [L’unité dans la diversité (Benjamin Creme)]
La compétition doit céder la place à la coopération. C’est essentiellement la compétition – fondée sur l’avidité et la peur – qui empêche les hommes d’exprimer le plus important : leur unité, le sentiment qu’ils appartiennent à un seul et même groupe. Cela doit changer. Lorsque ce changement aura eu lieu, les hommes comprendront, et les Maîtres par leur exemple le démontreront, que l’âme est un fait. [Le rassemblement des forces de lumière (Benjamin Creme)]
La marchandisation croissante de tous les aspects de la vie est en elle-même une bombe à retardement dont l’explosion conduira l’économie mondiale à sa ruine. Cela ne saurait tarder à se produire. Les tensions engendrées par le profond matérialisme de notre époque sont d’une telle ampleur que nous ne sommes pas loin du point de rupture. La plupart des gens n’ont pas conscience de ces forces, tant ils sont eux-mêmes impliqués dans le processus qui les crée. Après l’effondrement, une seule issue s’offrira naturellement à l’humanité : l’adoption du principe du partage. En nombre croissant, les hommes se tournent déjà vers cette solution, quelle que soit la distance qui les sépare encore de son application effective. [Des problèmes qui appellent l’action (Maître –)]
Si vous regardez en permanence au-dehors, vous perdez de vue votre Soi intérieur. La vie devient alors trop matérialiste. Si, à l’inverse, vous regardez la plupart du temps en vous-même, vous perdez le contact avec la réalité extérieure. C’est l’équilibre entre intérieur et extérieur qui conduit aux relations justes dans le mental, l’esprit et le corps. Ce point d’équilibre doit être conservé. [Les lois de la vie (Benjamin Creme)]
N’est-il pas vrai que vous avez entendu parler de l’Amour auparavant et que, cependant, vous trouvez difficile de le manifester ? Pourquoi devrait-il en être ainsi, mes amis, alors que votre nature est l’amour même ? Essentiellement, vous êtes Dieu, et Dieu et Amour sont uns. Manifestez ce que vous êtes, mes frères et sœurs, et devenez les Dieux que vous êtes. Il n’est pas de chemin plus rapide vers Dieu que celui de l’Amour, de la Justice et du Service. Servez et grandissez dans l’Amour, mes amis, et exprimez votre divinité. [Message n° 106 (Maitreya)]
Nous devons créer des systèmes politiques, économiques et sociaux qui permettent à cette divinité intérieure de s’exprimer. [La mission de Maitreya, tome I (Benjamin Creme)]
Le fléau de la compétition repose sur deux éléments : l’avidité et la peur. L’avidité est le résultat de la peur. La peur est à la base de tout ce qui empêche la vie de s’exprimer. Si vous supprimez la peur, vous libérez l’énergie vitale. C’est la raison pour laquelle le système capitaliste est fondé sur la liberté qui devait permettre aux individus d’exprimer leur créativité. Cependant, il s’agit d’un point de vue très individualiste et très matériel qui laisse de côté l’aspect de l’âme qui, elle, s’exprime de manière collective. L’individualité dont chacun est si fier doit être mise au service du groupe. Lorsque c’est le cas, la nature du groupe change. Il ne recherche plus la compétition mais la coopération. Il exprime la bonne volonté divine. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]
Le principe du désir est très puissant et il s’exprime instinctivement par la compétition. Il pourrait coopérer, mais en s’agrippant, en se battant pour obtenir ce qu’il veut, ce dont il croit avoir besoin, il entre en compétition, il blesse, il détruit, il tue si nécessaire. Tel est le lot de l’humanité jusqu’à ce qu’elle atteigne le stade où l’âme, aspect divin, dont la nature est la bonne volonté, se manifeste. Comme le dit le Maître : « La coopération est une manifestation de la divine volonté de bien. » C’est l’âme qui manifeste la bonne volonté, qui nous donne le désir de coopérer. Il est très difficile pour des êtres humains vivant dans un corps physique, et dont la personnalité est principalement gouvernée par la nature astrale, de saisir clairement, de comprendre, sauf peut-être de manière intellectuelle, la nature de l’âme. L’âme a une vision large des choses ; elle n’éprouve pas le moindre sentiment de séparation. [(Benjamin Creme)]
Le matérialisme n’est pas seulement la vénération de l’abondance de biens ; c’est également le mésusage du pouvoir. Hitler n’était sans doute pas particulièrement riche personnellement, mais il mésusa complètement de son pouvoir et se comporta donc de façon profondément matérialiste. C’est ce qui explique qu’il ait pu être possédé jusqu’à l’obsession par deux membres du groupe des seigneurs de la matérialité […].
Il nous faut élargir notre compréhension de ce que signifie le fait d’être matérialiste. Ce n’est pas simplement vouloir « l’abondance » (pour beaucoup de gens, l’abondance est l’exigence numéro un pour l’avenir.) Cela signifie également désirer le pouvoir absolu. [Le Grand Retour (Benjamin Creme)]
J’ai lu que Maitreya, votre Maître et vous-même êtes d’accord pour penser que la commercialisation est destructrice. Pourquoi ? Le monde a toujours commercé. Qu’y a-t-il de si condamnable dans la « commercialisation » ? (oct. 2011)
Il y a une différence entre le « commerce » – les échanges, par exemple – et les effets de la commercialisation. Le commerce constitue une manière légitime d’échanger des marchandises ; comme vous le dites, il est pratiqué depuis des temps immémoriaux. La commercialisation est devenue une véritable mercantilisation qui engendre des situations dans lesquelles la notion de profit touche tous les domaines de l’activité humaine quels qu’ils soient. C’est si vrai que la santé et l’éducation elles-mêmes sont soumises à ce matérialisme grossier. Aujourd’hui, cette mercantilisation n’a plus de limites, elle est devenue impossible à maîtriser. Tous les services sont considérés comme des denrées qui peuvent être achetées et revendues à loisir. C’est cette pratique dégradante qui est au cœur de nos problèmes actuels. [L’unité dans la diversité (Benjamin Creme)]
A l’heure actuelle, pratiquement tout le monde se trouve dans un état de disharmonie à cause du déséquilibre total qui règne dans le monde. C’est cela, notre crise spirituelle. Nous devons changer les structures économiques mondiales, non seulement parce que cela nous semble plus équitable étant donné que ces structures sont profondément injustes et mauvaises, mais parce que si nous ne le faisons pas nous détruirons le monde. C’est aussi simple que ça. Nous devons les changer afin que l’humanité puisse commencer à vivre en tant qu’âme, dans une société fondée sur l’harmonie et par conséquent sur l’équilibre. Avec cet équilibre viendra une conscience toujours plus grande de qui nous sommes et de ce que nous sommes réellement. Telle est notre crise, tel est notre problème actuel : savoir qui nous sommes. [La mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme)]
Q. [1] Comment, au juste, l’humanité s’est-elle « égarée » il y a 98 000 ans, et [2] comment va-t-elle « retrouver son chemin » ? (mai 1995)
R. [1] Cette question renvoie à la fin de la civilisation atlantéenne, qui a duré douze millions et demi d’années. Après avoir, pendant presque tout ce temps, sous l’impulsion de la Hiérarchie spirituelle alors ouvertement présente, suivi un chemin spirituel sans en dévier, l’humanité se scinda petit à petit en deux camps: d’un côté, ceux qui continuaient d’avancer sur le sentier spirituel ; de l’autre, ceux qui se laissaient de plus en plus subjuguer par les Seigneurs de la Matérialité (ou forces du mal, comme on les appelle communément). Il s’ensuivit une grande guerre. Les Maîtres de la Hiérarchie décidèrent de se retirer dans les montagnes et les déserts où leurs groupes vivent encore pour la plupart. A partir de ce moment-là, l’humanité s’est enfoncée lentement, et de plus en plus profondément dans le matérialisme (au sens le plus large du terme). Nous sommes maintenant confrontés à la plus grande crise de notre histoire : une crise essentiellement spirituelle, mais qui s’exprime à travers nos systèmes politiques et économiques.
[2] Sous l’impulsion de Maitreya et de son enseignement, l’humanité en viendra à comprendre combien nos institutions, nos valeurs et nos modes de vie sont matérialistes et dénués de toute spiritualité. Maitreya nous aidera à comprendre que le partage, la justice et la liberté pour tous sont les conditions préalables indispensables à la vie spirituelle. [Le rassemblement des forces de Lumière (Benjamin Creme)]
Q. [1] Est-il possible de développer ses propres qualités de cœur ? [2] Comment répondre davantage aux autres, au monde, à partir du cœur ? (jan./fév. 2006)
R. [1] Oui. [2] Méditez davantage. Servez davantage. Apprenez à faire la différence entre une réponse émotionnelle (plexus solaire) et une réponse spirituelle venant du centre du cœur. Cultivez votre sensibilité au spirituel. Cultivez l’inclusivité. Essayez de ne pas vous détourner des faits déplaisants ou pénibles. Essayez de ne pas être complaisant. Essayez de ne pas avoir peur ou honte d’exprimer l’amour lorsque vous en éprouvez. [L’unité dans la diversité (Benjamin Creme)]
De nos correspondants
Les « Solar mamas » éclairent le monde : l’œuvre du Barefoot College – [sommaire]
Dans une grande partie du monde, l’accès à l’électricité est une évidence, et ceux d’entre nous qui ont la chance de vivre dans le monde moderne n’y pensent que rarement. Pourtant, aujourd’hui encore, environ 750 millions de personnes (dont 80 % vivent en Afrique subsaharienne) doivent toujours se passer d’électricité, avec des conséquences désastreuses. L’accès à l’électricité est crucial pour vaincre la pauvreté, favoriser la croissance économique et l’emploi, et faciliter la fourniture de services sociaux essentiels tels que l’éducation et les soins de santé, qui sont vitaux pour parvenir à un développement humain durable.
Depuis 1972, le Barefoot College (le Collège des pieds nus), situé dans l’une des régions les plus pauvres du Rajasthan en Inde, s’efforce de résoudre ce problème en formant des femmes marginalisées, analphabètes et semi-alphabétisées du Sud pour qu’elles deviennent des ingénieures en énergie solaires. Enraciné dans les principes gandhiens de service, de durabilité et de justice sociale, le Collège a été créé par Sanjit « Bunker » Roy pour mettre en valeur l’intelligence naturelle, la créativité et la dignité des populations rurales, dites « aux pieds nus ».
Grâce à des diagrammes visuels et à une formation pratique, le programme innovant du Collège enseigne aux femmes comment concevoir, fabriquer, installer et réparer des lanternes solaires et des systèmes d’éclairage domestique. S. Roy explique : « C’est le seul établissement au monde où l’on peut former des femmes rurales par la vue et le son, sans passer par l’écrit ou la parole, et en faire des ingénieures solaires », ou comme elles sont appelées affectueusement, des « Solar Mamas » (maman solaires).
Les origines du programme remontent à 1966, lorsque Pierre Amado, pionnier de l’énergie solaire, a aidé le Barefoot College à former les populations rurales locales à la conception de lanternes solaires. Vu le succès de ces formations, en 2000, grâce à un financement de l’Union européenne, le Programme de formation des ingénieurs solaires aux pieds nus a été lancé dans six États indiens. Avec le soutien d’Onu Femmes et de la Banque asiatique de développement, des formations ont été organisées pour les femmes d’Afghanistan en 2005 et du Myanmar en 2007. En 2008, le ministère des Affaires extérieures du gouvernement indien a intégré le programme dans le cadre de l’initiative de coopération technique et économique de l’Inde. Depuis lors, le Barefoot College a formé 1 708 femmes rurales de 96 pays. Ces femmes ont ensuite apporté l’électricité à plus de 75 000 foyers, économisant ainsi environ 45 millions de litres de kérosène qui auraient été nécessaires pour éclairer les maisons.
Grâce au soutien financier du ministère indien des Affaires extérieures, le projet Solar Mamas est désormais opérationnel dans quatre pays d’Afrique subsaharienne : Sénégal, Burkina Faso, Liberia et Tanzanie, des bâtiments existants ont été transformés en centres de formation professionnelle pour « pieds nus ». Les installations nécessaires à la formation solaire ont été mises en place et les bâtiments ont été rénovés et réaménagés, notamment pour accueillir les femmes. En plus d’offrir une formation aux femmes de chacun de ces quatre pays, ces centres de formation professionnelle aux pieds nus ont la capacité de permettre aux femmes des pays voisins de se joindre à la formation solaire et, finalement, de rapporter l’énergie solaire dans leurs propres villages.
Un article récent dans le quotidien The Guardian présente un centre de formation professionnelle pour « pieds nus » à Zanzibar, en Tanzanie, illustrant le concept à l’œuvre. Il rapporte que les six premières classes de ce centre ont été formées en Inde, mais qu’elles forment désormais ici la prochaine génération d’ingénieures solaires (65 femmes depuis 2015), qui ont à leur tour raccordé à l’électricité 1 858 maisons dans 29 villages. Des femmes du Malawi et du Somaliland sont également venues s’y former.
L’organisation de développement international VSO (Voluntary Service Overseas) (Service volontaire à l’étranger) rapporte le cas d’un groupe de femmes du Malawi qui se sont rendues en Inde pour se former au Barefoot College. Ces femmes ont laissé derrière elles leurs maris, leurs enfants, leurs petits-enfants et tout ce qui leur était familier. Elles ont également dû surmonter les commérages et les craintes de leurs voisins, qui leur disaient qu’elles ne survivraient pas au voyage.
De retour chez elles au bout de six mois, après avoir suivi avec persévérance une formation éprouvante, ces femmes ont suscité un véritable émoi dans leur village.
Ayant voyagé à l’étranger et étudié de manière indépendante, elles étaient changées et leur confiance en elles était évidente. Avec l’arrivée des composants nécessaires à la fabrication de lanternes solaires, fournis par VSO, ces Solar Mamas ont, depuis, construit et installé des systèmes d’éclairage domestique (lanternes solaires et lampes murales) dans près de 100 foyers de leurs villages ruraux, situés à environ une heure de route de la capitale du Malawi, Lilongwe.
L’organisation VSO note que l’arrivée de l’électricité solaire gratuite a changé la vie de nombreuses voisines de ces femmes : « Depuis que l’éclairage solaire a été installé chez elle, Elinati Pattison, 48 ans, peut coudre longtemps après le coucher du soleil, ce qui lui a permis de développer son activité de tailleur et de doubler ses revenus. Elle dit qu’elle a maintenant plus de temps à consacrer à sa famille et à ses enfants. Lines Nguluwe a créé une entreprise de recharge de téléphones portables à partir de sa maison et utilise également l’éclairage électrique pour faire des mandazi (beignets) avant le lever du soleil, qu’elle vend pour un revenu supplémentaire. Les enfants de la communauté en bénéficient également. Edina Livitiko, ainsi que trois autres Solar Mamas, ont utilisé leurs nouvelles compétences pour électrifier trois salles de classe de l’école primaire locale. »
En échange de l’entretien des systèmes d’éclairage domestique, chacune des Solar Mamas reçoit l’équivalent de 12 euros par mois, versé par leurs voisins. Pour nombre d’entre elles, le fait de disposer d’un revenu régulier leur a donné plus de liberté pour investir dans de nouvelles activités annexes, dans l’éducation et dans l’amélioration de l’agriculture.
Comme le constate S. Roy, le fondateur du Barefoot College, « ce sont les femmes qui changeront le monde. Nous devrions l’encourager autant que possible. »
Source : Barefoot College ; The Guardian ; VSO International
Okinawa : les bases militaires détruisent l’environnement – [sommaire]
Le 13 juin 2024, World beyond War (Le monde par-delà la guerre) et d’autres organisations ont coordonné un webinaire intitulé Militarisation et destruction de l’environnement à Okinawa et dans le monde. Abby Martin, journaliste et documentariste américaine, a donné un aperçu de la façon dont l’armée détruit la Terre lors de la conférence de presse du webinaire. Ensuite, Hideki Yoshikawa, universitaire et militant japonais, a expliqué comment les gouvernements japonais et américain détruisent l’environnement à Okinawa (Japon).
L’impérialisme à l’origine de la destruction de l’environnement
Abby Martin est connue pour ses documentaires contre la guerre et la militarisation, notamment Gaza Fights For Freedom (Gaza se bat pour la liberté), ainsi que le film à venir, The Military : Planet Earth’s Greatest Enemy (L’appareil militaire : le plus grand ennemi de la Terre).
La situation des bases militaires américaines à Okinawa a vraiment éveillé A. Martin au militantisme anti-impérialiste alors qu’elle était en première année d’université. En se documentant sur Okinawa, elle a pris conscience de l’ampleur et de la portée de l’empire américain, de sa capacité à s’accaparer des terres pour ensuite les utiliser comme terrain de jeu. Elle a été choquée par le nombre d’abus sexuels et de violences exercées contre les populations autochtones d’Okinawa, et par l’impunité qui entoure l’armée américaine partout où se trouvent ses bases dans le monde. « C’était si surprenant et dégoûtant que c’est ce qui m’a motivée à faire tout ce que je fais aujourd’hui », explique-t-elle.
Selon la journaliste, Okinawa est un cas emblématique de la ruine et de la dévastation que l’armée a provoquées sur l’environnement partout dans le monde, et du mouvement de résistance héroïque des peuples qui n’ont jamais cessé de se battre.
A. Martin souligne qu’Okinawa ne représente que la pointe de l’iceberg. Il existe 800 bases militaires américaines dans le monde et chacune d’entre elles est un dépotoir qui détruit les habitats, génère des retombées toxiques et laisse une empreinte mortelle qui persistera pour plusieurs générations.
Selon son analyse, l’impérialisme est à l’origine de toutes les crises dans le monde, qu’il s’agisse de la crise migratoire ou du génocide à Gaza. « Le résultat final est un empire militaire massif, dans lequel le Pentagone est le maître incontesté. C’est totalement incompatible avec la sauvegarde de la planète et la prévention des conséquences les plus catastrophiques du changement climatique. »
Les effets néfastes de la militarisation
Hideki Yoshikawa est le directeur du Projet pour la justice environnementale d’Okinawa (OEJP). Il tente d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la destruction de l’environnement provoquée par les bases militaires américaines à Okinawa. Voici un résumé de son intervention lors du webinaire.
Okinawa est la préfecture la plus méridionale du Japon. Elle se compose de 160 îles, dont 48 sont habitées par environ 1,4 million de personnes. Elle est proche de Taïwan et de la Chine, ce qui lui donne une importance géopolitique.
Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, Okinawa est devenue un féroce champ de bataille. Environ 200 000 personnes sont mortes et l’environnement a été en grande partie détruit. Après la guerre, l’armée américaine s’est emparée des terres des habitants et les a transformées en bases militaires et en zones d’entraînement. Il existe aujourd’hui trente et une installations exclusivement utilisées par l’armée américaine. Ainsi, 70,6 % des installations militaires américaines au Japon sont concentrées à Okinawa, alors que la préfecture ne représente que 0,6 % de la superficie totale du Japon.
Un exemple de cette militarisation et de ses effets néfastes est celui de la base aérienne de Futenma, située au cœur de la ville de Ginowan, qui est un des sites de l’US Marine Corps. Les avions décollent et atterrissent sur cette base de jour comme de nuit et provoquent un bruit assourdissant. La base contamine également le sol et l’eau avec des produits chimiques nocifs tels que les PFAS, dits « polluants éternels ». Les habitants vivent dans la peur des chutes d’objets provenant des avions et de possible accidents d’avion.
Nouvelle base en construction
L’indignation des habitants d’Okinawa suite au viol d’une fillette de 12 ans par trois militaires américains en 1995 a forcé les gouvernements japonais et américain à mettre en place un projet de remplacement de cette dangereuse base aérienne de Futenma et à construire une nouvelle installation dans la baie d’Henoko-Oura, à Nago.
La construction de la nouvelle base nécessite l’utilisation de 152 hectares de terres. L’étude d’impact environnemental a cependant révélé et confirmé la riche biodiversité de la baie d’Henoko-Oura, qui abrite 5 300 espèces, dont 262 espèces menacées, telles que les dugongs et les coraux bleus.
Ignorant cet aspect ainsi que les habitants d’Okinawa opposés à la construction de la base, comme l’a montré l’élection du gouverneur de la préfecture, le gouvernement japonais était déterminé à poursuivre ce projet et la construction a commencé sur le terrain en 2014.
En 2018, cependant, sont apparus des problèmes de stabilité des fonds marins. Ceux du site d’Henoko sont extrêmement mous, et la construction de la base nécessite des travaux massifs de renforcement du sol. Le bureau de la Défense à Okinawa prévoit de créer 71 000 pieux dans le fond marin pour solidifier le sol ; 16 000 d’entre eux auront un diamètre de 1,6 à 2 mètres, dont certains devraient s’enfoncer à 90 mètres.
Alors que le gouvernement japonais persiste à poursuivre les travaux de construction, des inquiétudes sont apparues du côté américain. Le Service de recherche du Congrès américain et un groupe de réflexion américain, le Centre d’études internationales et stratégiques, ont publié des rapports qui remettent en question le projet de construction de la base, en particulier à cause des problèmes de fond marin peu portant. De plus, de hauts responsables militaires américains à Okinawa ont publiquement exprimé leurs doutes concernant le projet.
En 2023, le gouverneur Tamaki a refusé d’approuver les travaux de renforcement, mais le gouvernement japonais a utilisé ses pouvoirs d’« exécution par procuration ». Les travaux de construction se poursuivent donc.
Avec l’aide de toutes les autres organisations japonaises et de leurs sympathisants aux Etats-Unis, M. Yoshikawa et l’OEJP espèrent pouvoir faire pression sur le ministère de la Défense américain et les membres du Congrès américain, dans l’espoir d’arrêter la construction. Il a déclaré : « Je pense que ce projet peut être arrêté. Il peut l’être parce que les habitants d’Okinawa et nos sympathisants sont déterminés à s’y opposer. »
Fermeture des bases militaires américaines à l’étranger
Idéalement, il serait souhaitable que non seulement la construction de cette nouvelle base américaine à Okinawa soit arrêtée, mais aussi que toutes les bases américaines à l’étranger soient fermées, comme le propose Jeffrey D. Sachs dans son article « Parvenir à la paix dans une ère multipolaire » (Partage international, octobre 2024).
Afin de gagner une vision plus profonde et plus large, revenons maintenant à quelques informations ésotériques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hitler et son groupe de l’Allemagne nazie, un groupe militariste au Japon et un groupe autour de Mussolini en Italie étaient les points focaux des Forces de la Matérialité1. Ces puissances de l’Axe ont été vaincues par les Alliés avec le soutien des Forces de Lumière.
Mais maintenant, les mêmes forces ont puissamment refait surface grâce aux actions militaristes d’Israël et des Etats-Unis. Le second a fourni au premier une assistance militaire pendant des années, permettant le génocide à Gaza et les attaques qui ont suivi contre les pays voisins. Certains groupes avides et agressifs, tant en Israël qu’aux Etats-Unis, semblent être maintenant les points focaux de ces forces, comme le soulignait Benjamin Creme en 2004 : « Dans la situation actuelle, il y a trois points de ce genre de mal profond. L’un se trouve dans ce pays, les Etats-Unis, centré sur le Pentagone ; un autre est en Israël ; et un autre en Europe de l’Est2 ». Il a également indiqué : « Israël est le point central d’un triangle du mal qui opère par l’intermédiaire d’Israël, du Pentagone aux Etats-Unis et de certains États d’Europe de l’Est3. »
Ayant été contrôlé par un gouvernement militariste, le peuple japonais a globalement succombé au militarisme pendant la guerre, mais pas son âme. La démocratie est maintenant vivace et les gens peuvent faire entendre leur voix. Lors de sa visite au Japon, Benjamin Creme a un jour affirmé lors d’une conférence que le Japon ne devrait pas suivre l’Amérique avec obéissance. Le Japon, fort de sa longue tradition spirituelle, devrait dire « non » aux Etats-Unis au sujet des bases militaires. Au lieu de rechercher la sécurité nationale par le biais des armes, les deux pays devraient coopérer pour créer un monde véritablement pacifique, sans arme ni base militaire, où le partage et la confiance seraient la norme.
1 – Voir La mission de Maitreya, tome III, par Benjamin Creme
2 – Voir L’instructeur mondial pour toute l’humanité, par Benjamin Creme.
3 – Voir L’éveil de l’humanité, par Benjamin Creme.
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Motifs lumineux au Japon – [sommaire]
« Les signes sont là, visibles par tous. »

Motifs lumineux à Leeuwarden – [sommaire]

Motifs lumineux à Utrecht – [sommaire]

S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Résoudre le mystère de l’énergie vitale (1re partie) – [sommaire]
Psychiatre à la retraite, le Dr Eric Leskowitz a passé plus de 30 ans à étudier la guérison énergétique, la méditation et l’hypnose. Il a fondé et dirigé le Projet pour une médecine intégrative à l’hôpital Spaulding de Boston dans le Massachusetts (Etats-Unis) où il a exercé pendant 25 ans dans le service de traitement de la douleur. Il consultait également au sein des services de psychiatrie des universités de Harvard et de Tufts.
Cherchant à comprendre l’origine de la maladie et de la guérison, Eric Leskowitz a été amené à étudier le soin énergétique avec la pasteure Rosalyn Bruyere dans les années 1980, ainsi que l’hypnose à la Société américaine d’hypnose clinique. Sa pratique médicale intégrait le soin énergétique, la méditation et l’hypnose dans l’approche pluridisciplinaire du programme contre la douleur de l’hôpital Spaulding. Il est l’auteur de cinq livres dont le plus récent est : Le mystère de l’énergie vitale : thérapies Biofield, membres fantômes, Energies de groupe et la Conscience de Gaia1.
Jason Francis a interviewé Eric Leskowitz pour Partage international.
A la recherche des causes
Partage international : Qu’est-ce qui vous a poussé, en tant que médecin et psychiatre de formation classique, à regarder au-delà de la vision matérialiste de la vie ?
Eric Leskowitz : Mon éducation a été très conventionnelle et tournée vers la science. Mon père était chercheur en immunologie. J’adorais regarder dans un microscope et j’étais très bon élève en sciences, aussi j’ai étudié la biologie et la médecine à l’université.
Cependant, j’avais décidé de faire une pause dans mes études parce que je ne me sentais pas prêt. J’ai voyagé pendant deux ans en Europe, au Moyen-Orient et en Asie du Sud, et j’ai pu constater combien tous les pays avaient des pratiques différentes.
Je suis rentré pour continuer mes études de médecine mais j’avais déjà pris un peu de distance avec le cursus, avec ce « lavage de cerveau ». J’ai alors remarqué qu’à l’école de médecine, certaines maladies étaient étiquetées du terme « idiopathique » dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, et qui est une manière sophistiquée venant du grec de dire « on ne sait pas ce qui se passe ». Ce qui transparaissait en filigrane, c’est qu’il n’existait pas d’explications plausibles quant aux causes d’un grand nombre de maladies. C’était comme si l’on vous distribuait des cartes et qu’on ne pouvait rien en faire.
Avant de commencer l’école de médecine j’avais appris à méditer avec la méditation transcendantale. Ce fut une révélation de constater comment l’esprit peut influer sur le ressenti du corps et sur l’attention. La méditation a véritablement stimulé mon intérêt pour cette connexion corps-esprit, mais il y avait alors très peu de connaissances à ce sujet. Lors de conférences, je posais des questions sur l’effet de la méditation sur les maladies, mais personne ne pouvait y répondre parce qu’il n’existait quasiment pas de recherches dans ce domaine. C’était une question très naïve à poser à l’époque, mais 45 ans plus tard, quantité de recherches ont été menées. Mon parcours s’est construit sur la médecine corps-esprit.
Puis un ami et collègue thérapeute m’a invité à une conférence d’une guérisseuse, évènement qui s’est avéré d’une importance majeure. En temps normal je n’aurais pas accepté cette invitation, ce type de soin me paraissant beaucoup trop farfelu et religieux, mais j’y suis allé parce que j’avais confiance en lui. La conférencière, Rosalyn Bruyere, venait de Los Angeles. Elle était exceptionnelle et a capté mon attention parce qu’elle travaillait avec les médecins de Los Angeles et parlait le langage médical. Mais elle comprenait également ce qui se passait au niveau de l’invisible qui sous-tend tout. Elle exposait la manière dont les choses se manifestent en tant que maladies physiques et en sont la cause. J’ai donc étudié avec R. Bruyere pendant sept ou huit ans ; elle venait dans le Massachusetts pour des périodes intensives de cinq jours.
La première fois que quelqu’un pose sa main sur vous, c’est très différent de ce à quoi on pourrait s’attendre. On peut sentir le poids de la main et sa température de 37° C, mais percevoir que quelque chose bouge à l’intérieur du corps alors que ça ne devrait pas, ça a vraiment été un tournant pour moi.
L’ingrédient manquant de la médecine occidentale
PI. Qu’est-ce que l’« énergie vitale » ?
EL. L’énergie vitale est l’ingrédient manquant de la médecine occidentale. Toutes les traditions de soin à travers le monde contiennent cette notion d’une certaine force ou énergie à employer pour parvenir à la guérison. En Occident, nous avons tendance à considérer le corps humain comme une machine très complexe dont il suffit de réparer les morceaux cassés pour qu’elle fonctionne. Mais rien ne régit véritablement tout cela ensemble. C’est en cela qu’il nous manque quelque chose et que nous devons apprendre des autres traditions sur cette énergie dont nous ignorons la nature exacte ; elle n’est pas tout à fait de l’électricité ni du magnétisme, et bien qu’elle en partage des aspects, elle est un peu plus subtile que cela. Je pense que c’est une direction importante à explorer pour la science et la médecine.
PI. Pouvez-vous parler des différents niveaux ou plans d’énergie et d’où vient cette connaissance ?
EL. Des cultures diverses à travers le monde ont développé des schémas très similaires de ce champ énergétique. La science occidentale le nomme globalement « biofield » ou « champ biologique ». Mais le schéma le plus détaillé provient des traditions du yoga, en Orient, qui décrit sept couches différentes d’énergie, allant du corps physique biologique (muscles et os) jusqu’à l’esprit ou l’âme. L’analogie utile à laquelle se référer est celle de H2O. La plupart des gens dirait qu’il s’agit de l’eau, et en général c’est juste, sauf que cela dépend de la température de la pièce. D’une manière évidente s’il fait très froid, le H2O devient de la glace et s’il fait très chaud, la molécule devient de la vapeur. C’est la même substance mais sous une forme très différente selon le niveau d’énergie thermique. Le corps humain est la forme la plus condensée de cette énergie vitale.
Le niveau suivant est appelé « prana » dans les traditions yoguiques et « qi » (prononcer chi) dans la médecine traditionnelle chinoise. Une tradition ésotérique occidentale la désigne par le terme d’énergie éthérique. Elle est presque physique, mais pas tout à fait. L’acupuncture et le pranayama (ensemble de techniques respiratoires) dans la pratique du yoga affectent ce champ.
Le niveau supérieur, plus raffiné, est celui de l’énergie émotionnelle appelé communément corps astral. Nous ressentons tous de fortes émotions dans notre corps. Ce n’est donc pas un concept si abstrait. Le niveau encore au-dessus est le corps mental, celui des formes-pensées, comme le définit la tradition théosophique. Au-dessus se trouvent le plan de l’âme individuelle et les plans encore plus abstraits de groupes d’âmes et d’unités de conscience extrêmement élevées. C’est une gamme complète. La médecine occidentale se focalise sur le niveau le plus dense, mais je pense que nous sommes à présent dans une phase d’ouverture et de reconnaissance de ces énergies subtiles.
PI. Comment ces « champs biologiques » interagissent-ils ?
EL. Ils interagissent en permanence. Tout le monde fait l’expérience de ces champs d’énergie en présence d’autres personnes, par exemple lorsque quelqu’un se tient trop près de vous, dans votre espace personnel. On peut y penser en se représentant chaque personne entourée d’une bulle ou d’un ballon d’énergie ayant une limite externe. Lorsque deux champs se rapprochent, on peut en quelque sorte les sentir se heurter. C’est un signe de leur présence. Dans certaines sociétés, c’est acceptable d’être près du champ d’énergie de quelqu’un, dans d’autres non.
Les champs d’énergie des autres peuvent aussi nous influencer. J’ai eu l’occasion de faire la démonstration d’une étude dans laquelle j’étais le sujet, attaché à une machine qui mesurait mon rythme cardiaque. Mes yeux étaient bandés et fermés. J’étais simplement assis, respirant à mon rythme, de manière détendue, puis un groupe de méditants est entré pour pratiquer une méditation centrée sur le cœur qu’ils avaient apprise. Littéralement quelques secondes après le début de leur méditation, mon rythme cardiaque s’est modifié radicalement pour s’adapter à leur vitesse, se synchronisant avec la leur. Je pense que cela s’explique par le fait qu’ils étaient assis très près de moi, nos biofields se chevauchaient au point où la vague qu’ils créaient en méditant a commencé à influer sur mon propre champ l’amenant à osciller en rythme avec eux. Bien qu’il semblait y avoir un espace vide entre nous, leur pratique intérieure a produit un effet important sur ma propre physiologie.
Il existe des exemples similaires de chiens et d’hommes ayant vécu le même type de résonance cardiaque. Je pense que cette interaction entre les champs énergétiques est universelle et propre à toutes les formes de vie.
PI. Pensez-vous que le biofield est composé uniquement d’énergie éthérique ou d’une combinaison d’énergies éthérique, émotionnelle (astrale) et mentale ? Ce champ biologique est-il ce que les gens désignent comme l’aura ?
EL. Je pense que «biofield» est un terme général qui comprend à la fois les énergies physiques comme l’électricité, le magnétisme et la lumière, et les énergies éthériques comme le prana et le qi. Les énergies plus subtiles des plans astral et mental font également partie du biofield, comme on peut le voir dans les diagrammes utilisés par des guérisseurs comme Barbara Brennan, mais ces couches moins denses du champ ne sont pas aussi facilement perçues et manipulées que celles du plan éthérique.
D’une certaine manière, le terme biofield aide à rendre ces concepts ésotériques sur l’énergie un peu plus légitimes et acceptables par la science parce qu’il sonne plus « scientifique » que l’« aura », et que ces concepts peuvent ainsi être considérées comme des domaines dignes de recherche. Espérons que nous aurons un jour des outils permettant de mesurer distinctement ces énergies, mais en attendant nous devons nous en remettre aux clairvoyants et aux médecins intuitifs ainsi qu’aux grands enseignants mystiques de l’hindouisme, de la médecine traditionnelle chinoise et en Occident, de la théosophie.
Changement de paradigme
PI. Pourquoi la médecine occidentale est-elle si réticente à accepter ce concept d’énergie alors qu’il est si facilement adopté en Orient ?
EL. C’est un contraste frappant mais c’est aussi une bonne chose parce que ces approches sont complémentaires. Les opposés se complètent. Le yin et le yang constituent le tout. L’Orient est plus intéressé par le monde subtil et interne et l’Occident est plus intéressé par le monde externe. Pourquoi une telle résistance ? Elle est probablement psychologique. Beaucoup de choses peuvent être accomplies en apprenant à manipuler le monde extérieur. En raison du système de valeurs de l’époque, la culture occidentale européenne a amorcé l’ère industrielle avec la conquête du monde et la colonisation qui en suivirent, utilisant la machine pour conquérir le monde que ce soit avec des armes ou des usines. La médecine a également suivi cette voie, utilisant la saignée ou les remèdes, des choses importantes, pour améliorer la santé.
De nos jours, le système de santé est habituellement centré sur les médicaments ainsi que d’autres options comme la chirurgie et la radiation. De plus en plus souvent le mode de vie est pris en compte. Je pense que l’attachement au système avec lequel on a travaillé et qu’on a développé toute sa vie, constitue une tendance humaine. Il est difficile de changer de voie, difficile de changer de paradigme. Nous sommes au milieu d’un changement de paradigme où les modèles de santé et de maladie (et plus largement notre modèle de réalité) évoluent radicalement, d’une vision physique et mécanique qu’on appelle matérialiste, à une interaction corps-esprit où les idées, les pensées, les émotions et l’énergie sont primordiales, et le monde physique en est le résultat.
Une partie de cette résistance est en fait une réticence au changement. Quand le monde de la physique a commencé à adopter la mécanique quantique comme théorie principale, un des fondateurs de cette théorie, Max Planck, a déclaré : « Les changements de paradigme ont lieu un enterrement à la fois. » Il voulait dire par là que le vieil ordre doit mourir pour faire place au nouveau. Je pense que nous en sommes là.
[Pour plus d’information : themysteryoflifeenergy.com]
1 – The Mystery of Life Energy : Biofield Healing ; Phantom Limbs ; Group Energetics and Gaia consciousness, éditions Bear & Company, 2024, non traduit.
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
Fusion froide – mythes et réalité – [sommaire]
Voici quelques idées reçues sur les sources d’énergie :
- Nous utilisons actuellement toutes les sources d’énergie non polluantes connues de l’humanité.
- Peu après 1989, les scientifiques ont abandonné l’idée de produire de l’électricité grâce à la fusion froide.
- Considérant que nous devons accepter un certain niveau de pollution, la fission nucléaire est indispensable dans notre mix énergétique.
- Il n’existe pas de source omniprésente d’énergie propre, à la fois puissante, abondante et à faible coût.
- L’existence de l’éther a été réfutée en 1887.
Aucune de ces croyances n’est fondée. Par exemple, l’expérience de Michelson-Morley n’a fait que démontrer l’inexactitude d’un modèle particulier de l’énergie fondamentale universelle, appelée depuis l’Antiquité « æther ». Contrairement à l’idée d’un éther statique que la Terre traverserait comme un vent subtil, il s’agit en réalité d’un phénomène extrêmement dynamique.
Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes s’intéressent à une source d’énergie propre jusqu’alors méconnue. J’en ai rencontré beaucoup lors du Cosmic Summit en 2024 ; certains s’y sont intéressés via des podcasts sur les connaissances anciennes. En étudiant des livres tels que Nouvelle science des cieux1 de Robert Temple, ils découvrent de nouvelles perspectives et élargissent leur vision du savoir.
Par ailleurs, certains scientifiques affirment que les principes fondamentaux des nouvelles inventions énergétiques peuvent être appliqués à des domaines variés : architecture, agriculture, santé, communication, économie, et bien d’autres encore.
Ces pionniers ont longtemps travaillé sans soutien. Mais les temps changent. Une demande croissante du public réclame la divulgation des secrets d’Etat concernant les intelligences non humaines visitant la Terre. Certains posent des questions troublantes : « Pourquoi ne voit-on jamais de bouchon d’essence sur un ovni ? » ou « Pourquoi les extraterrestres semblent-ils préoccupés par nos installations nucléaires ? »
Ces sujets restent tabous dans le monde académique conventionnel, qui rejette les théories impliquant un nouveau modèle de l’éther.

Une galaxie en spirale, dont des exemples connus sont la Voie lactée, la galaxie d’Andromède, la galaxie M63, la galaxie du Moulinet (M101), et la galaxie du Triangle (M33).
Un nouveau modèle
D’autres hypothèses sur l’éther s’intègrent mieux au modèle standard de la physique. Les chercheurs adoptent une terminologie conventionnelle et travaillent souvent dans un domaine encore méconnu : les réactions nucléaires à basse énergie (LENR), autrefois appelées fusion froide.
En 1989, deux électrochimistes, Martin Fleischmann et Stanley Pons, ont brièvement attiré l’attention des médias du monde entier en annonçant qu’ils avaient observé un excès de chaleur lors d’une expérience de laboratoire. Ce phénomène, qualifié de fusion froide, semblait permettre une production d’énergie sans nécessiter les hautes pressions ni les températures extrêmes propres à la fusion nucléaire qui se produit dans le soleil et les étoiles.
Pourtant, la fusion froide a rapidement été déclarée nulle et non avenue par la communauté scientifique dominante. Bien que des expériences ultérieures aient validé certains résultats, les financements publics ont continué à privilégier la fusion chaude et la fission nucléaire. Quelques physiciens indépendants, comme George Egely, dénoncent cette utilisation de l’argent des contribuables. Après des recherches sur l’énergie atomique à l’université de Hongrie et un passage au laboratoire national de Brookhaven aux Etats-Unis, G. Egely a fini par perdre ses illusions, aussi bien sur l’industrie de la fission nucléaire que sur l’approche scientifique consistant à injecter des sommes colossales dans la recherche sur la fusion chaude.
Dans un éditorial du magazine Infinite Energy, il critique « la recherche stérile sur la fusion chaude, qui reçoit des milliards depuis des décennies, tandis que les méthodes LENR éprouvées sont systématiquement écartées… ».
Et il n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme. La physicienne théoricienne Sabine Hossenfelder, très suivie sur YouTube, critique le projet du CERN visant à construire un accélérateur de particules toujours plus grand. Dans Scientific American, elle écrit : « La physique des particules est devenue une communauté puissante, influente et bien connectée. Ils continueront à construire des accélérateurs toujours plus grands aussi longtemps qu’ils le pourront… que cela ait du sens ou non. Il est temps que la société adopte une approche plus éclairée du financement des grands projets scientifiques. »
Financer les bons projets
De plus en plus de gens réalisent qu’une approche plus éclairée consisterait à financer les projets qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment, plutôt que de poursuivre l’impasse de la fusion chaude2.
En janvier 2025, un tournant s’opère : Brian Josephson, Prix Nobel de physique 1973, envoie une lettre au journal The Guardian, cosignée par Alan Smith, David J. Nagel, Jean-Paul Biberian et Yasuhiro Iwamura. Le journal la publie sous le titre : « La fusion froide pourrait être une alternative énergétique viable pour mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles3. » Avec cet article, les scientifiques répondent à un physicien spécialiste des réacteurs type « Tokamak », qui soulignait les défis de la fusion thermonucléaire tout en ignorant une alternative majeure : le LENR.
Josephson et ses collègues rappellent que plusieurs entreprises ont réussi à faire fonctionner ces réactions de manière fiable et qu’elles ont pu alimenter des appareils grâce à l’énergie produite. Ils concèdent que les affirmations initiales de MM. Fleischmann et Pons ont été discréditées, mais dénoncent l’omerta scientifique : « La réalité est que les recherches ultérieures ont prouvé que ce sont les détracteurs qui avaient tort. Mais cette vérité est peu connue, car les principales revues scientifiques, persuadées de l’invalidité des résultats, ont bloqué la publication d’études contraires. »
Il est vrai que pendant longtemps, il a été difficile de faire fonctionner la fusion froide de manière fiable ou de créer des quantités d’énergie utiles. Mais aujourd’hui, la situation est très différente. De nombreux progrès ont été réalisés depuis la découverte de Fleischmann-Pons. Plusieurs chercheurs ont réussi à faire fonctionner ces réactions de manière fiable, et sont parvenus à alimenter un appareil grâce à l’énergie produite.
La lettre de B. Josephson et ses collègues souligne que de tels dispositifs, de petite taille et utilisables partout, élimineraient la dépendance à l’égard des combustibles fossiles et des « processus émetteurs de matières radioactives à grande échelle ».
Des entreprises travaillent maintenant pour introduire la LENR sur les marchés. Des ONG aux Etats-Unis et en Europe leur ont récemment apporté leur soutien. La lettre de B. Josephson indique aux lecteurs que « davantage d’efforts doivent être faits pour accélérer le déploiement de ces dispositifs, afin d’atténuer les effets néfastes du changement climatique ».
Les choses avancent
Parmi les initiatives les plus prometteuses, le Martin Fleischmann Memorial Project (MFMP), financé par des citoyens, se distingue. Créé il y a une douzaine d’années par un groupe de passionnés lors d’une conférence sur la fusion froide, il s’est imposé comme un acteur clé de la recherche ouverte dans ce domaine. Contrairement aux pratiques scientifiques traditionnelles, souvent freinées par la confidentialité imposée par les investisseurs pour protéger la propriété intellectuelle, le MFMP adopte une approche radicalement transparente : toutes ses procédures, données et résultats sont partagés librement en ligne, semaine après semaine.
Les progrès sont stupéfiants. En 2012, Bob Greenyer, cofondateur du projet, ignorait jusqu’où l’approche scientifique ouverte pourrait mener. Grâce au soutien de sponsors, il a pu voyager à travers le monde pour collaborer avec des chercheurs de renom au Japon, en Corée, en Russie, en Europe et en Amérique du Nord.
Le MFMP a accès à des équipements de pointe comme un microscope électronique à balayage pour l’examen des échantillons de métal. Il est en train de percer les secrets des phénomènes qui se produisent à l’échelle microscopique dans une réaction à basse énergie.
Les analyses du MFMP révèlent que les phénomènes observés dans la fusion froide s’ancrent dans des principes physiques méconnus, que certaines civilisations anciennes semblaient pourtant comprendre. M. Greenyer parle du moment toroïdal fractal comme clé de compréhension de ces interactions énergétiques.
Pour en savoir plus, il est possible de suivre ses recherches sur la plateforme Substack, via les articles « Remote View ».
Les vidéos de Bob M. Greenyer rencontrent un énorme succès sur les réseaux sociaux.
Il est une grande source d’inspiration. Bob Greenyer est un ami et je sais qu’il est investi d’une mission. Il sait que la connaissance doit être partagée par tous et il ne cherche pas à en tirer un profit financier. Il poursuit ses recherches et la rédaction de rapports sans relâche. En fait, ça l’amuse et il affirme qu’il se sent privilégié de faire ce travail.
En conclusion, je dirai que cette période de bouleversements est aussi une opportunité unique pour un changement profond et bénéfique, et pour notre croissance spirituelle.
1 – A New Science of Heaven, Robert Temple, éditions Hodder & Stoughton.
2 – La fusion nucléaire chaude produit à ce jour des rendements énergétiques globalement négatifs.
3 – Voir Partage international, mars 2025.
Changement climatique : la partie n’est pas perdue ! – [sommaire]
Les grands médias ont pour mission de nous effrayer, de nous mentir et de nous diviser, mais la réalité climatique est bien différente de la version qu’ils en dépeignent. Il n’y a pas que du positif ou du négatif, mais plutôt un mélange des deux, et ce n’est certainement PAS la fin de la partie pour le climat. « Il y a des progrès, mais ils ne sont pas assez rapides, déclare Jonathan Foley, directeur du projet Drawdown. Nous devons simplement jouer plus intelligemment », précise-t-il.
Le projet Drawdown1 recueille et étudie toutes les solutions climatiques connues et en analyse les données afin de déterminer quelles sont les approches les plus rapides, les moins coûteuses et les plus performantes. Puis il recommande les meilleures d’entre elles et en fait la promotion.
J. Foley souligne plusieurs défaillances affectant nos approches climatiques actuelles: la montée de la désinformation (une activité qui se chiffre en milliards de dollars), l’emprise des organisations internationales (les COP 28 et 29 ont été organisées par des pays producteurs de combustibles fossiles), la priorité accordée à des solutions peu efficaces (capture du carbone, fusion nucléaire, éthanol à base de produits agricoles, etc). Pour contrer ces échecs et « jouer plus intelligemment », il recommande deux changements : 1) adopter une approche plus stratégique et 2) parvenir à de nouveaux modèles de gouvernance.
Pour des approches plus stratégiques
Ces approches doivent avant tout être fondées sur la science. On devrait privilégier les solutions dont l’efficacité scientifique a été prouvée, et signaler comme étant fallacieuses les solutions qui ne le sont pas – qui relèvent essentiellement de l’écoblanchiment, ou greenwashing. La solution la plus urgente est la réduction des émissions, et la plus immédiate (« le frein d’urgence », comme il l’appelle) serait de réduire les gaz les plus éphémères mais dont l’effet est le plus puissant : le méthane et le « carbone noir ».
Le deuxième moyen le plus efficace pour réduire les émissions est de lutter contre la déforestation, et un nouvel outil qui sera présenté en juin est le « Drawdown Explorer » (l’explorateur pour la réduction du carbone atmosphérique), qui mettra en évidence les problèmes à résoudre en fonction de leur localisation géographique. Il peut s’agir non seulement des foyers de déforestation, mais aussi des émissions et fuites de méthane ou des centrales électriques polluantes, repérés par imagerie satellite.
Il faut également prendre en considération les solutions les plus intéressantes d’un point de vue mondial, telles que l’amélioration de l’agriculture et de l’agroforesterie, qui contribuent à réduire les émissions tout en apportant un soutien économique aux populations. Ainsi, dans l’ensemble, les meilleures solutions stratégiques à promouvoir de manière dynamique sont celles qui, en se basant sur les données, sont les plus efficaces, les moins coûteuses, les plus rapides, les plus ciblées sur le plan géographique et les plus bénéfiques pour le plus grand nombre.
De nouveaux modèles de gouvernance
La politique américaine et la diplomatie internationale ne suffisent pas : il existe d’autres acteurs et d’autres stratégies. Le rôle moteur le plus efficace provient souvent des communautés locales, des gouvernements locaux et nationaux, des chefs d’entreprise, des innovateurs technologiques, des ingénieurs, des investisseurs et des philanthropes, de sorte que nous devons jouer sur tous les tableaux et pas seulement sur un seul de ces secteurs. Par exemple, les données montrent que les communautés autochtones sont celles qui préservent le mieux les forêts, et il faudrait leur rendre leurs terres ancestrales pour qu’elles en prennent soin.
La consommation personnelle est une autre voie à privilégier pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et le message est important. Plutôt que la décroissance (le sacrifice n’est jamais un message populaire !), nous devrions promouvoir l’achat de qualité plutôt que la quantité. Par exemple, le rendement énergétique total des voitures à moteur thermique est de 20 %, alors que les véhicules électriques atteignent un rendement total de 90 %. Les pompes à chaleur sont trois à cinq fois plus efficaces que les chauffages au gaz et, à long terme, moins coûteuses.
En résumé, les véhicules électriques et les pompes à chaleur sont des achats de qualité : La partie n’est pas perdue ! Il suffit de faire les choses plus intelligemment.
1 – voir Partage international, nov. 2020.
Source : Séminaire en ligne de J. Foley à l’adresse suivante : https://youtu.be/RvqzFpCOy_g
Inde : soutenir l’accès des femmes à la propriété – [sommaire]
En 2005, la loi sur les successions en Inde a été modifiée pour accorder aux hommes et aux femmes des droits égaux en matière d’héritage foncier. Il s’agit d’un changement juridique monumental, car auparavant seuls les hommes étaient autorisés à hériter de terres. La mise en pratique de ce changement par les femmes dans les communautés, en particulier dans les zones rurales, n’a toutefois été ni automatique ni facile.
Au Gujarat, cinquième plus grand État de l’Inde et neuvième en terme de population, un consortium de 48 ONG locales et de particuliers s’est réuni pour aborder ce problème, se faisant appeler le Groupe de travail des femmes pour la propriété foncière (WGWLO pour l’acronyme anglais). Le groupe a constaté que les femmes des zones rurales avaient peu accès à l’aide juridique et que les administrations locales n’étaient pas pleinement sensibilisées à l’amendement de 2005 à la loi sur la succession. Ce constat a déterminé l’organisation de son programme.

Afin de sensibiliser les femmes à leurs droits fonciers et de rendre l’aide juridique plus accessible, le WGWLO a formé plus de 200 assistants juridiques issus des communautés locales pour aider les femmes à accéder à leurs dossiers et à lutter pour leurs droits fonciers. Ce travail se déroule dans les Swabhumi Kendras (centres des propriétaires fonciers en hindi) de 15 districts du Gujarat. Les femmes de près de 80 villages voisins peuvent se réunir dans un seul centre pour bénéficier de conseils juridiques et d’une aide pour rédiger des demandes et accéder aux registres fonciers numériques.
Malgré ces efforts, les mentalités patriarcales continuent de faire obstacle. Dans de nombreux cas, la tradition a tendance à l’emporter sur la loi, de sorte que la propriété foncière ne confère pas automatiquement de légitimité aux femmes. Il n’est pas rare par exemple que les femmes cèdent leur part de la propriété familiale pour maintenir l’harmonie avec leurs frères. De plus, de nombreuses familles rurales n’ont pas entendu parler de la nouvelle loi et certaines accusent les assistants juridiques de vouloir fragmenter leurs propriétés foncières ou de provoquer des divisions.

Les assistants juridiques sont soutenus par certaines politiques gouvernementales : subventions pour les tracteurs et le matériel agricole, aides financières à la mise en place de collectifs d’agriculteurs et d’intermédiaires de marché.
La cause des assistants juridiques est heureusement soutenue par certaines politiques gouvernementales telles que les subventions pour les tracteurs et le matériel agricole, et les aides financières à la mise en place de collectifs d’agriculteurs et d’intermédiaires de marché. Les assistants juridiques aident les femmes à accéder aux subventions, et lorsque d’autres en prennent connaissance, elles deviennent plus faciles à convaincre. En fait, ces politiques ont tendance à inciter les hommes à transférer les titres fonciers aux femmes !
Selon la Banque mondiale, entre 2013 et 2019, le WGWLO a aidé 8 818 femmes (principalement des castes inférieures et des tribus) à obtenir des titres fonciers, et Minal P. du WGWLO va plus loin et estime qu’à ce jour, ils en ont aidé au moins 20 000 femmes. Sur le terrain, explique-t-elle, les assistants juridiques font petit à petit la différence. Elle affirme qu’au moins 25 % des femmes avec lesquelles ils travaillent prennent plus de décisions financières, « ce qui aurait été impossible il y a dix ans ».
Le WGWLO étend désormais ses opérations à d’autres États de l’Inde et a développé un cours de certification sur les droits fonciers des femmes.

Selon la Banque mondiale, le WGWLO a aidé 8 818 femmes à obtenir un titre de propriété entre 2013 et 2019.
Source : https://reasonstobecheerful.world
Instaurer les droits de la nature – [sommaire]
L’avocate néerlandaise Jessica den Outer a une formation en droit de l’environnement et est impliquée dans le mouvement international des Droits de la nature depuis 2017. En 2019, elle a été reconnue comme l’une des plus jeunes expertes en droit centré sur la Terre au sein du réseau « Harmonie avec la nature » des Nations unies. Son objectif est de familiariser un large public avec les complexités juridiques des « droits de la nature ». Elle estime également que pour sauver notre planète, nous devons reconnaître ses droits par la mise en œuvre d’une loi universellement acceptée contre l’écocide.
Selon J. den Outer, on ne peut plus nier qu’il existe une interdépendance mutuelle entre l’homme et la nature : les arbres fournissent par exemple de l’oxygène et les abeilles pollinisent les cultures. Pourtant, nous traitons la nature avec beaucoup de négligence, ce qui a pour résultat l’état inédit et catastrophique de la nature.
Selon elle, le caractère anthropocentrique de la législation environnementale qui considère l’humain avant la nature constitue le point de départ de la législation et des réglementations actuelles. En conséquence, l’homme en est venu à considérer la nature comme une propriété, quelque chose qu’il peut exploiter sans fin à son profit sans conséquence négative.
A l’inverse, elle prône une approche écocentrique du droit (où le bien-être de la nature est central). A une époque caractérisée par le changement climatique, la perte de biodiversité et d’autres crises écologiques, on ne peut plus nous permettre de laisser perdurer les anciennes pratiques. Elle préconise de donner à la nature un statut juridique qui lui donne une voix dans notre société.
En Europe, l’écocentrisme juridique se développe. En 2020, par exemple, le Parlement européen a conseillé à la Commission européenne de donner un statut légal aux forêts primaires pour lutter contre la déforestation mondiale et la France étudie la possibilité d’accorder des droits aux fleuves du Rhône et de la Seine. Des voix s’élèvent également pour réclamer que l’« écocide », c’est-à-dire l’acte de détruire la nature, soit punissable. Le mouvement des Droits pour la nature prend de l’ampleur désormais à présent dans plus de 25 pays.
Mme den Outer comprend que l’état actuel du monde puisse induire des sentiments déprimants, mais elle appelle à faire entendre sa voix contre le changement climatique, la perte de biodiversité et la criminalité environnementale. Les changements viennent presque toujours du citoyen lambda, en commençant par les individus qui posent des questions, qui demandent aux entreprises de prendre leurs responsabilités, qui inspirent les autres en changeant leur propre comportement. De cette façon, on peut rétablir l’harmonie entre l’homme et la nature.
Source : Recht voor de Natuur, J. den Outer ; decorrespondent.nl/jessicadenouter
Changement climatique : une menace potentielle pour la survie des oiseaux – [sommaire]
Depuis les années 2000, les oiseaux ont lentement commencé à disparaître, génération après génération, même dans les forêts les plus isolées et préservées au monde, et les scientifiques s’interrogent sur ce qui en est la cause. En Amérique du Nord et en Europe, ils savent que le nombre d’oiseaux est en décroissance mais expliquent cela surtout par les contacts avec les humains. Cependant, au cœur des forêts tropicales amazoniennes de l’Équateur et du Brésil et même dans des forêts tropicales du Panama, où il n’y a pas de fermiers à proximité, de bûcherons envahissants, d’usines polluantes ni de routes, les oiseaux meurent. Dans certains endroits, il y a « un effondrement presque complet des communautés d’oiseaux » déclare John G. Blake, écologiste associé au centre de recherche sur la biodiversité de Tiputini en Equateur. « Cela se passe dans des environnements préservés, ce qui est vraiment troublant. »
Après avoir examiné les oiseaux pour voir s’ils étaient malades, infectés par des parasites, des toxines ou des polluants inconnus et n’ayant pas abouti à des résultats concluants, leurs soupçons se sont portés sur un coupable plus global – il s’agit très probablement du changement climatique. Maintenant, des décennies plus tard, une étude a été publiée dans Science Advances qui fait directement le lien entre les températures en hausse et le déclin des oiseaux. Les données fournies montrent que les saisons sèches qui se durcissent réduisent de manière significative les chances de survie de 83 % des espèces et une augmentation de la température de 1° C réduirait les chances moyennes de survie des oiseaux de 63 %.
Que se passe-t-il exactement ? Il est possible que de petits changements de température ou des précipitations mettent les oiseaux en déphasage avec leurs sources de nourriture. Il se peut que des insectes ne survivent pas aux saisons sèches ou que les fruits mûrissent à des moments différents, empêchant ainsi les oiseaux de trouver de la nourriture et de nourrir leur progéniture. Après quelques générations, leur nombre décroît.
Il est important de noter que cette recherche a des implications plus grandes. Il est faux de penser que d’immenses étendues de forêts protègent tout. Elles protègent beaucoup mais apparemment pas de tout. Savoir que le nœud du problème est le réchauffement global est essentiel pour trouver des solutions ; les mesures efficaces à prendre pour faire face aux surplus d’émissions qui sont à l’origine du changement climatique sont bien connues. Ce qui fait défaut est la volonté politique de mettre en œuvre agressivement ces mesures – et cela dépend du niveau d’indignation du public, de l’implication des militants et de l’engagement politique avec et entre gouvernements. Il est grand temps d’accroître ces efforts si nous chérissons le chant des oiseaux.
Source : The Guardian
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Citation de Franklin D. Roosevelt – [sommaire]

Pancarte indiquant : « Répandons l’amour, pas la haine. Nous sommes ensemble ».
« Si la civilisation doit survivre, nous devrons cultiver la science des relations humaines : la possibilité pour tous les peuples, quels qu’ils soient, de vivre ensemble dans le même monde en paix. » Franklin D. Roosevelt
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Interview de Benjamin Creme par Bonnie Piper (2e partie) – [sommaire]
La première partie de cette interview se terminait par une question de Bonnie Piper sur l’unité et la diversité. Benjamin Creme décrit l’unité dans la diversité comme étant essentielle au plan d’évolution, et compare la diversité (« la nature même de la vie ») à un « bijou aux multiples facettes ou à un riche tapis ou une tapisserie de fils entrelacés […] tous merveilleux en eux-mêmes et formant ensemble une harmonie totale lorsqu’ils s’expriment dans leur singularité originelle ».
Bonnie Piper : Une autre analogie serait peut-être celle d’un merveilleux repas gastronomique aux saveurs différentes ?
Benjamin Creme : Oui, s’il est si bien assemblé, qu’il constitue un repas et pas seulement une multitude de plats différents.
BP. Exactement. En gardant à l’esprit ce que vous venez de dire, j’aimerais que vous nous parliez un peu de ce que vous pensez être l’évolution du rôle des Nations unies.
BC. Selon le Seigneur Maitreya, les Nations unies ne cesseront de gagner en puissance. Elles seront la voix la plus puissante des temps futurs et elles commencent maintenant à prendre une position très importante par rapport aux problèmes mondiaux, allant même jusqu’à s’ingérer, si nécessaire, dans les affaires intérieures des pays.
BP. Beaucoup de gens, entendant ce que vous venez d’expliquer au sujet des Nations unies, émettent des réserves. Il y a la crainte de ceux que l’on appelle « les mondialistes », « les cocos », « les socialos », et celle des gens qui aimeraient que ces prédictions au sujet du pouvoir accru des Nations unies se réalisent mais ont peur d’y perdre quelque chose.
BC. Tout le monde ne réagit pas ainsi. Les Nations unies deviendront la force la plus puissante du monde. Ce sera une agence. Il ne s’agit pas d’un gouvernement, mais d’une agence par laquelle tous les problèmes internationaux seront résolus.
BP. Vous dites donc que, d’une certaine manière, l’Onu nous donnera du pouvoir ?
BC. Cela permettra à chaque pays d’être lui-même. A l’heure actuelle, les petits pays peuvent être dominés par les grands. Cela ne pourra plus être le cas à l’avenir. Les Nations unies doivent devenir le chien de garde d’un nouvel ordre mondial qui prône la liberté et la justice dans le monde entier et qui est supervisé par les Nations unies, tous ces pays souscrivant à la force nécessaire pour étouffer les guerres locales et empêcher l’injustice d’un groupe.
BP. Qu’en est-il de la démilitarisation ?
BC. Ce n’est pas quelque chose qui peut arriver du jour au lendemain, mais cela peut arriver, peut-être plus vite que les gens ne l’imaginent. La volonté doit être là mais, bien sûr, il y a de nombreux facteurs sociaux – des millions de personnes sont impliquées dans la fabrication d’armes. Arrêter d’en fabriquer mettrait toutes ces personnes au chômage. Il faut du temps pour adapter le potentiel militaire aux besoins sociaux, c’est donc un processus très compliqué. Mais la volonté est primordiale. Les gens doivent se sentir en sécurité, ils doivent sentir qu’ils n’ont plus besoin de cet énorme arsenal. Nous devrions nous y atteler, mais nous devrions aussi nous attaquer aux impacts des énergies qui infectent maintenant la marchandisation du monde.
BP. C’est exactement ce qui se passe chez nous. Nous avons une base militaire qui est en train de fermer et nous avons l’impression d’être mis au défi de trouver un moyen pacifique d’utiliser cette énorme installation.
BC. C’est un problème social, mais aucun de ces problèmes n’est insurmontable si l’on y réfléchit bien. S’il s’agissait d’un nouveau missile coûtant énormément d’argent, un nombre énorme d’heures de travail serait consacré à sa création. Si l’on consacrait le même nombre d’heures de travail à la résolution du problème de la paix, on résoudrait très rapidement ces problèmes. Il s’agit de savoir où l’on met son énergie.
BP. Le mot qui m’est venu à l’esprit, Benjamin, c’est que nous avons besoin de ceux qui ont la capacité d’aider d’autres pays à se transformer ; ils doivent vraiment faire preuve de courage pour passer à l’action, ne pensez-vous pas ?
BC. Absolument. Les gens ont peur de s’immiscer dans les affaires des autres pays, mais avec le temps ils le font s’il y a un gain économique à en tirer.
BP. Il est certain que nous devons relever le défi d’être vraiment dans le moment présent, ici et maintenant, parce qu’il y a tellement de changements en cours. Dans l’un de vos articles publié dans Partage international, vous dites qu’« il devient évident pour bon nombre de personnes que tout s’accélère dans le monde1 ». Vous avez certainement parlé de la puissance astronomique des essais nucléaires et j’aimerais que vous parliez brièvement de la façon dont ils génèrent des tremblements de terre.
BC. Il ne peut y avoir d’explosion nucléaire souterraine qui ne soit suivie d’un tremblement de terre. Cela perturbe tellement les vibrations de la terre intérieure qu’un tremblement de terre est inévitable. Il n’est pas nécessaire que ce soit dans le voisinage immédiat. Il peut avoir lieu à l’autre bout du monde. Mais un tremblement de terre est inévitable. Il y a des tremblements de terre causés par d’autres facteurs, mais les principaux facteurs sont les explosions nucléaires souterraines. Les gens ne se rendent pas compte de leur puissance.
BP. Que vous disent votre Maître ou Maitreya à propos de la situation de l’énergie nucléaire ?
BC. L’énergie nucléaire, telle que nous l’utilisons actuellement dans le procédé par fission, doit être démantelée dès que possible et remplacée par la fusion nucléaire. Jusqu’à présent, la science a jugé le processus de fusion trop difficile. Il faut fabriquer des dispositifs capables de créer la chaleur interne du soleil… Il y a eu récemment une percée : des scientifiques ont créé à peu près un mégawatt d’énergie par le processus de fusion. Ils ont atteint une température d’environ 2 000° C et ont donc fait fusionner de l’hélium.
Il existe cependant une méthode froide très sûre (selon le Maître Djwal Kuhl, qui a transmis au monde les enseignements d’Alice Bailey) qui utilise un simple isotope de l’eau. Grâce à une méthode de fusion à froid, nous pourrions répondre à tous les besoins du monde sous forme de chaleur, d’énergie, etc.
Les scientifiques regardent dans la mauvaise direction. Il y a eu récemment des expériences avec le processus de fusion, plutôt simples et plutôt primitives mais qui vont néanmoins dans la bonne direction, qui ont été rejetées par diverses institutions scientifiques en raison de la puissance, je pense, des autorités de fission nucléaire dans le monde – les vôtres, les britanniques, les françaises, etc. La France utilise plus d’énergie nucléaire par habitant que n’importe quelle autre nation et elle a un intérêt direct à ce que continue la fission, mais c’est dangereux, c’est mortel et cela détruit l’environnement. Nous ne savons pas comment traiter les déchets. Nous sommes en train de constituer un héritage de déchets toxiques et mortels pour nos descendants. Tout le monde le sait et pourtant ils ne cherchent pas le procédé simple qui, comme le dit mon Maître, « les regarde en face ».
BP. Au large des îles Pitcairn, des barils laissent échapper des déchets contaminants.
BC. C’est une situation épouvantable qui existe dans tous les pays développés, produisant les mêmes déchets toxiques et les vendant même les uns aux autres pour qu’ils soient traités. Les îles Pitcairn font comme les autres. Elles sont devenues la grande poubelle des déchets mortels des autres pays. Elles en tirent beaucoup d’argent.
BP. J’ai appris que l’armée est le premier pollueur de la planète ; de même d’énormes sommes d’argent sont consacrées à la guerre contre la drogue dans ce pays. Quelle est la solution ?
BC. Maitreya affirme que les politiciens sont à blâmer pour le désespoir de ceux qui sont dépendants de la drogue. Puisque les gens sont si malheureux dans la vie qu’ils ne peuvent même pas manger correctement, ils mèneront des vies désespérées, ils voleront, ils finiront en prison s’ils sont privés d’un avenir, privés de nourriture. Ils finissent par se droguer pour oublier leur désespoir et « de la drogue à la criminalité, voire au meurtre, il n’y a qu’un pas », dit-il. Il affirme que les toxicomanes « souffrent d’une famine spirituelle, d’auto-aliénation extrême ». La vie n’a pas de sens pour eux et ils veulent y mettre fin. C’est une forme de suicide lent. Il affirme que « si la vie n’a plus de sens, alors il faut lui redonner du « sens ». Pour cela, il faut que la personne ait une autre vision d’elle-même, elle doit faire l’expérience de sa propre valeur. On ne peut rien faire, ajoute-t-il, si on ne fait pas l’expérience de sa propre valeur. » Vous devez avoir le sentiment que ce que vous êtes vaut la peine, est digne d’intérêt. L’estime de soi est essentielle ; ensuite, vous pouvez grandir dans la conscience de Soi et finalement dans la réalisation du Soi. « La réalisation du Soi », conclut-il, est le but de toute vie.
BP. L’auteur Joseph Campbell a écrit : « Suivez votre bonheur et des portes s’ouvriront. » Henry Davis Thoreau considérait que les gens menaient une vie « de désespoir tranquille ». C’est un véritable fléau !
BC. En effet. Les gens ont besoin de voir un avenir. Ils doivent sentir que la vie a un sens. Si la vie n’a pas de sens, à quoi bon ?
S’ils méditent, d’après Maitreya « ils prennent conscience de qui ils sont ». Il poursuit : « Qui es-tu ? Tu es le Soi, un être immortel. » Il enseigne que tous nos problèmes sont le résultat d’une mauvaise identification. Nous nous identifions à tout ce qui n’est pas le Soi. Nous imaginons que nous sommes ce corps. Nous ne sommes rien de tout cela. Mais si nous nous identifions au corps, nous récoltons tous les effets de tous ses maux, et ainsi de suite. Si nous nous identifions à ce qu’il appelle l’esprit, l’énergie de la base émotionnelle de notre moi, la nature astrale, là encore nous commettons une erreur et nous sommes assujettis à toutes les séductions et aux réalités du plan astral. Si nous nous identifions aux constructions du mental, nous sommes à nouveau pris au piège. Le mental, le corps émotionnel et le corps physique sont simplement des véhicules que le Soi utilise et le Soi doit avoir la liberté d’y entrer et d’en sortir à volonté. Mais le mental, le corps émotionnel et le corps physique peuvent piéger le Soi, et si le Soi est piégé, il y a dissolution de la personnalité et/ou du corps physique. La dépendance aux drogues en est le résultat.
BP. Il semble qu’une grande partie de ce que vous dites est que nous ne devons pas être la partie, mais le tout, comme Jésus l’a prêché : « Soyez donc parfaits comme votre Père qui est aux cieux est parfait. »
BC. En effet. Il s’agit de savoir qui l’on est. Maitreya nous encourage à se demander qui l’on est ; vous verrez que vous vous identifiez à l’un ou l’autre de ces véhicules plutôt qu’à votre Soi. Il enseigne que pour entrer en contact avec le Soi, il faut pratiquer trois choses : l’honnêteté du mental, la sincérité d’esprit et le détachement. De cette manière, vous prenez progressivement conscience de qui vous êtes en réalité : Dieu. Les gens l’appellent la déité, le Père, le Seigneur, l’Absolu ; ce sont des termes différents pour une seule et même chose. Nous sommes cela.
BP. Je voudrais terminer par une courte citation tirée de l’un des articles de votre Maître. Il s’intitule « la pression monte1»: « Nous assistons à la formation de nouveaux schémas de pensée et de sensibilité, à l’éveil de nouveaux types de conscience, et tout ceci engendrera les nouvelles formes et les structures propres à exprimer les espoirs et les aspirations des hommes. »
[Extrait d’une interview pour une station en ligne de Santa Cruz (Californie), novembre 1992.]
La pression monte – extrait d’un article du Maître (novembre 1991)
Il devient évident pour bon nombre de personnes que tout s’accélère dans le monde. Les événements se bousculent à une allure telle que rares sont ceux qui peuvent établir un lien entre eux ou les comprendre. Ce qui fait défaut à l’individu moyen, c’est la capacité d’accéder à une vue d’ensemble, de saisir la portée de certains événements clés et de les situer dans un contexte global. Qui plus est, beaucoup ne perçoivent pas le caractère inévitable de tels événements et se retrouvent choqués, égarés et abasourdis lorsqu’ils les voient survenir sans raison apparente. Ils assistent impuissants aux changements qui s’opèrent sur la scène mondiale, et qui suscitent en eux crainte et accablement. […]
Maitreya a affirmé : « Ma venue implique des changements, mais également de la douleur devant la perte des structures anciennes. Cependant, mes amis, il faut briser les vieilles outres : le vin nouveau mérite mieux. » Nous sommes témoins de la destruction de tout ce qui entrave la progression de l’homme, tout ce qui limite sa compréhension et empêche sa divinité innée de s’exprimer. Nous assistons à la formation de nouveaux schémas de pensée et de sensibilité, à l’éveil de nouveaux types de conscience et tout ceci engendrera les nouvelles formes et les structures propres à exprimer les espoirs et les aspirations des hommes. Cette transformation est maintenant en cours. La pression monte, d’où le rythme trépidant des changements actuels. […]
Les prochaines années seront d’une importance cruciale pour le développement de ce monde. Beaucoup dépend d’une juste réponse de l’humanité à l’inspiration et aux conseils du Christ. Si l’homme le veut, la transformation des structures existantes peut se faire rapidement et avec un minimum de tensions. Une acceptation sans réserve de la nécessité du changement permettrait qu’il en soit ainsi. Cependant, tous les hommes ne voient pas les choses sous le même angle, et les changements qui s’imposent sembleront à certains des mesures rétrogrades auxquelles ils doivent s’opposer avec fermeté. Qui, alors, décidera ?
C’est l’homme, lui-même, qui doit déterminer la rapidité et la portée des changements. Ainsi son libre arbitre sera-t-il respecté. Peu à peu, les hommes comprendront qu’une transformation radicale est inévitable et que plus vite ils l’entreprendront, plus vite ils en recueilleront les fruits.
1 – Partage international, novembre 1991.
