Partage international no 433 - septembre 2024

SOMMAIRE


 

Articles du Maître —

Des problèmes qui appellent à l’action [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, mars 2014

On peut dire, sans crainte de se tromper, que tout ne va pas bien dans le monde. Par exemple, le fossé qui sépare la grande richesse de l’extrême pauvreté ne cesse de se creuser. Un déséquilibre aussi prononcé est préjudiciable à la santé de toute société. Certes, parmi les plus riches, il s’en trouve bien quelques-uns qui partagent leur fortune avec les pauvres ; mais le plus souvent les riches ne songent qu’à le devenir encore davantage, au détriment de tous.

La marchandisation croissante de tous les aspects de la vie est en elle-même une bombe à retardement dont l’explosion conduira l’économie mondiale à sa ruine. Cela ne saurait tarder à se produire. Les tensions engendrées par le profond matérialisme de notre époque sont d’une telle ampleur que nous ne sommes pas loin du point de rupture. La plupart des gens n’ont pas conscience de ces forces, tant ils sont eux-mêmes impliqués dans le processus qui les crée.

Après l’effondrement, une seule issue s’offrira naturellement à l’humanité : l’adoption du principe du partage. En nombre croissant, les hommes se tournent déjà vers cette solution, quelle que soit la distance qui les sépare encore de son application effective.

Parallèlement, les problèmes écologiques auxquels le monde est confronté ne cessent de s’aggraver. Aujourd’hui, la plupart des pays reconnaissent que le réchauffement global est leur ennemi commun. La question qui les divise est de savoir si l’homme en est responsable, et jusqu’à quel point.

La voie la plus sage que l’humanité ait à suivre consiste à accepter sa responsabilité pour la majeure partie des contraintes qui pèsent sur le climat, et à adopter toutes les mesures susceptibles de remédier au problème. Certaines nations se sont engagées sur cette voie, mais pas toutes. A nos yeux, les hommes sont responsables à quatre-vingt pour cent de cette situation, tant par leurs choix de société que par leur immobilisme face au problème lui-même, et ils doivent tout faire pour en atténuer la gravité dans leur propre intérêt et dans celui de leurs enfants. Nous les aiderons, soyez-en certains, mais ils doivent assumer leur rôle.

Avec l’effondrement de l’économie mondiale, les hommes commenceront à prendre conscience de leur unité. Ceci aura un impact profond sur leur attitude envers la guerre. Ils comprendront qu’ils sont liés les uns aux autres dans leur lutte pour la survie, et les paroles de Maitreya trouveront en eux un puissant écho. Partage, justice et liberté revêtiront pour eux toute leur importance ; ils verront dans ces idées les symboles de l’avenir, des droits inhérents à chaque être humain, et les clés de relations justes entre tous les hommes.

 

Editorial

L’urgence d’une action juste et puissante [sommaire]

Connaissant, ne serait-ce que théoriquement, l’avenir des Etats-Unis tel que prévu par les Maîtres, et sachant que son destin s’inscrit dans un Plan divin pour l’avenir de cette planète, les réactions possibles de nombreux lecteurs de cette revue seront parfaitement compréhensibles. Une grande partie de la population mondiale a honte et considère l’humanité avec tristesse. Les insouciants et les distraits s’en moquent. Les victimes de lavage de cerveau, les investisseurs et ceux qui ont vendu leur âme applaudissent. Et ceux qui sont conscients font tout ce qu’ils peuvent, mais sont souvent muselés et leurs protestations réprimées, jugées illégales par des gouvernements qui font partie du pacte de la « grande honte ». L’Histoire pardonnera-t-elle ou oubliera-t-elle un événement qui est une tache sur notre dossier karmique collectif ?

Nous avons déjà fermé les yeux sur la faim et la pauvreté généralisée dans de nombreuses régions du monde. Il était odieux que nos gouvernements ignorent le droit humanitaire international et le droit de la mer, et ferment les ports et les frontières aux migrants désespérés. La situation s’aggrave tandis que nous assistons maintenant au massacre de civils et d’enfants, à la destruction d’un pays et de son peuple. Et la situation devient chaque jour plus insupportable tandis que nous sommes témoins de crimes insensés contre l’humanité, de génocides et de nettoyages ethniques.

Nous portions déjà le fardeau de ces horreurs, mais aujourd’hui, nous sommes également déshonorés. Le dirigeant meurtrier d’un régime extrémiste, jugé coupable de crimes contre l’humanité, a été invité au cœur de la démocratie américaine. Non seulement il a circulé dans les couloirs du gouvernement, mais il a menti au Congrès. Et il fut récompensé par une ovation debout dans une chambre des représentants du peuple.

Qu’est-ce que le Congrès pour le citoyen américain moyen ? L’article I de la Constitution des Etats-Unis a instauré le pouvoir législatif désigné sous le nom de Congrès. Ce dernier vote des lois qui façonnent la vie quotidienne de tous les Américains et est censé être la voix du peuple. Ses responsabilités comprennent le financement des fonctions et des programmes gouvernementaux, la tenue d’auditions pour informer le processus législatif, ainsi que le contrôle du pouvoir exécutif1.

Quelle atteinte a alors été portée à la justice, à la vérité, à l’autorité de la voix du peuple et de ses représentants ! Cette assemblée a donné carte blanche à Israël – avec la pleine permission et le soutien des Etats-Unis – pour continuer à massacrer et à étendre le spectre de la guerre dans la région, avec les conséquences d’une telle folie que nous ne pouvons que pressentir. Il est clair que B. Netanyahou veut et a besoin d’une guerre plus large et, si possible, avec l’Iran. Quelle approche égoïste et cynique de la vie et de la mort des autres – se donner une carte « sortie de prison » puisqu’une guerre prolongée retarde toute peine de prison pour le premier ministre israélien en exercice. De même que l’exercice d’une haute fonction permet de retarder une peine de prison pour les candidats à la présidence dans d’autres pays, comme aux Etats-Unis, par exemple.

C’est une tache sur la démocratie. Qu’en est-il des citoyens américains ? Quelles sont les options lorsque des bombes payées avec l’argent des contribuables américains privent de vie tout un peuple ? Les Etats-Unis et la communauté internationale doivent payer le prix de la barbarie.

Nous savons que les énergies de Maitreya travaillent à rendre clair le choix entre le constructif et le destructif – entre quelque chose qui ferait avancer le monde vers des objectifs que nous pouvons largement décrire comme positifs, coopératifs et propices à une société créative et pacifique, ou vers son contraire. Et, face à ce choix, un homme qui pourrait encore être jugé comme criminel a été autorisé à s’adresser au monde depuis le Congrès ? A ce moment-là, les personnes en position de pouvoir, qui décident au nom du peuple américain, ont été confrontées à un choix entre le bien et son contraire. Quelles sont les options qui s’offrent à l’électorat dans les mois à venir ?

La première devise des Etats-Unis était « E pluribus unum » (De plusieurs, un – signifiant l’unité dans la diversité). Plus tard, cette devise est devenue « In God we trust » (En Dieu, nous avons confiance). La devise ésotérique des Etats-Unis est « J’éclaire la voie ».

Pour atteindre cet objectif, il faudra tout son peuple ; le « pluribus » pourrait être considéré comme se référant non seulement aux Etats fédéraux, mais aussi au mélange multiculturel et multiethnique qui fait sa force et sa destinée – si seulement tous pouvaient l’embrasser. Ils seront en quelque sorte les éléments de base de la nouvelle civilisation et du nouvel être humain – une race intuitive de personnes vivant selon les lois universelles de la coopération, de l’harmonie, de la synergie, où le partage est tout simplement la norme.

« Le monde attend l’émergence de l’âme américaine, celle-là même qui donna au monde l’admirable plan Marshall il y a si longtemps. Le monde attend également l’émergence de Maitreya, qui montrera la voie aux hommes. Son enseignement éveillera et invoquera l’âme idéaliste des Etats-Unis, guidant les meilleurs citoyens de ce grand pays vers la lumière qu’ils ont toujours gardée au fond du cœur. Ils s’accorderont avec leurs frères et sœurs des autres nations et, dans l’unité, sous l’inspiration de Maitreya, ils apporteront la justice et donc la paix au monde qui attend»

 

Dans l’attente

Pendant que le monde attend, et avec les yeux rivés sur les élections de novembre 2024 aux Etats-Unis, pourquoi ne pas lire le Maître Djwal Khul (DK) dans Extériorisation de la Hiérarchie encourageant les Etats-Unis, neutres à l’époque, à rejoindre les forces alliées tandis que la Seconde Guerre mondiale faisait rage, menaçant l’avenir de la liberté de l’humanité. Dans l’extrait suivant, il demande : « Allez-vous utiliser des prières pour la paix, puis attendre patiemment que les forces du bien livrent votre bataille et que Dieu fasse le travail ? »

Dans le passage intitulé « la crise mondiale aujourd’hui, 30 juin 1940 », le Maître DK poursuit : « Les forces de la mort circulent aujourd’hui, mais il s’agit de la mort de la liberté, de la mort de la libre parole, de la mort de la liberté d’action de l’homme, de la mort de la vérité et des valeurs spirituelles supérieures. […]

Je voudrais dire à tous ceux qui prêchent une attitude passive en face du mal et de la souffrance humaine, et qui approuvent le pacifisme, lequel n’implique aucun risque : avec quoi vous proposez-vous de lutter contre les forces d’agression, de trahison, les forces du mal et de la destruction qui, aujourd’hui, parcourent notre planète ? Quelles armes apportez-vous dans ce combat ? Comment allez-vous endiguer l’attaque et arrêter la tornade ? Allez-vous prier pour la paix, et puis attendre patiemment que les forces du bien se battent pour vous et que Dieu fasse le travail ? Sachez bien que vos prières et vos souhaits sont sans effet, s’ils sont séparés d’une action juste et puissante. Vos prières et vos pétitions atteindront peut-être le trône de Dieu, pour parler symboliquement, mais alors la réponse viendra : Les Forces de Lumière renforceront votre bras et feront tourner les choses en votre faveur, si vous vous dressez et vous battez pour ce que vous désirez. Qui arrêtera la progression de l’égoïsme agressif si les hommes de bonne volonté s’en remettent à leur idéalisme et ne font rien de pratique pour justifier leur espoir, ou aider à la matérialisation de l’idéal désiré3 ? »

Compte tenu du destin divin des Etats-Unis, il n’est pas exagéré de dire que la direction du monde et notre destin commun sont en grande partie entre les mains de ses citoyens de bonne volonté et au regard clair.

Le Maître DK fait référence ci-dessus à la nécessité d’une « action puissante ». S’il n’y a qu’une absence d’action désespérée, les mots sont vides. Des maux anciens et encore indomptés ont refait surface à notre époque et appellent à la clarté, à la nécessité de s’exprimer et de prendre les mesures légales qui s’imposent, ce qui est en soi une source d’espoir.

Les Jeux olympiques de Paris ont offert un bref répit à la colère et à la haine, dans une atmosphère joyeuse, solidaire et pleine d’exemples de respect mutuel. La cérémonie de clôture a fait appel à des symboles évocateurs, créant le désir palpable d’un monde de bienveillance partagée.

Comme une pluie bienfaisante dans un désert, c’est ce que nous ont fait ressentir les récentes nouvelles en provenance du Royaume-Uni. En réponse à des jours de violence raciste d’extrême droite, des milliers de Britanniques de tous âges, de toutes ethnies et de toutes confessions se sont joints à des contre-manifestations antifascistes déterminées dans des villes de tout le pays. Les voix de la bonne volonté et de l’humanité pure et simple offraient un contraste saisissant et bienvenu avec les scènes de génocide et de souffrance qui remplissent nos journées et nos nuits troublées. Ces manifestations se poursuivront-elles et suffiront-elles à s’opposer au racisme, au fascisme et à la haine ? Il s’agissait d’une « action puissante » qui a montré une fois de plus que c’est dans notre action unie que réside l’espoir. Nous, les citoyens, sommes la source d’espoir pour nos communautés, nos pays et l’avenir.

 

1 – visitthecapitol.gov
2 – Le monde attend, par le Maître de Benjamin Creme, Partage international, mai 2003.
3 – Extériorisation de la Hiérarchie, Alice Bailey

 

 

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Point de vue

Dix principes pour une paix définitive au XXIe siècle [sommaire]

par Jeffrey D. Sachs,

Les structures émanant des Nations unies sont fragiles et nécessitent une mise à niveau urgente. Cette question devrait être abordée par les Nations unies, lors du Sommet de l’avenir, en septembre.

L’année prochaine marquera le 230anniversaire du célèbre essai d’Emmanuel Kant, Vers la paix perpétuelle (1795). Le grand philosophe allemand y propose un ensemble de principes directeurs pour instaurer une paix perpétuelle entre les nations de son époque. Aujourd’hui, dans un monde en guerre confronté à un risque sérieux d’armageddon nucléaire, nous devrions nous inspirer de l’approche de Kant. Un ensemble mis à jour de principes devrait être examiné lors du Sommet de l’avenir, aux Nations unies en septembre.

Le secrétaire général des Nations unies a publié onze notes d’orientation destinées à aider les Etats membres à préparer le Sommet. La première est intitulée un Nouvel Agenda pour la paix. Elle veut mettre l’accent sur la prévention des conflits à l’échelle mondiale par une approche renouvelée des opérations de paix et un mécanisme de sécurité collective plus fort.

Kant était pleinement conscient que ses propositions se heurteraient au scepticisme des politiciens « pratiques » : le politicien pratique regarde de haut le théoricien politique ; il le considère comme un pédant dont les idées creuses ne menacent pas la sécurité de l’Etat, dans la mesure où l’Etat, lui, prend ses décisions sur la base de la réalité des faits ; le théoricien est ainsi autorisé à s’exprimer sans interférence du politicien responsable au contact du réel.

 

Histoire d’une idée

Néanmoins, comme l’a noté l’historien Mark Mazower dans son ouvrage magistral Governing the world1, le texte de Kant a le potentiel d’influencer des générations de penseurs sur la gouvernance mondiale, en aidant à poser les bases du travail des Nations unies sur les droits de l’homme, la conduite de la guerre et le contrôle des armements.

Les propositions centrales de Kant tournaient autour de trois idées. Premièrement, il rejetait les armées permanentes. Les armées permanentes « menacent incessamment les autres Etats par leur préparation constante à la guerre ». En cela, Kant anticipait d’un siècle et demi l’avertissement célèbre du président américain Dwight D. Eisenhower sur les dangers du complexe militaro-industriel.

Deuxièmement, Kant appelait à la non-interférence dans les affaires internes des autres nations. En cela, Kant s’élevait contre le type d’opérations secrètes que les Etats-Unis ont utilisées sans relâche pour renverser des gouvernements étrangers.

Troisièmement, Kant appelait à une « fédération d’Etats libres », qui, à notre époque, est devenue les Nations unies, une « fédération » de 193 Etats engagés à fonctionner sous la Charte des Nations unies.

Kant plaçait de grands espoirs dans le républicanisme comme frein à la guerre, par opposition au pouvoir d’une seule personne. Il estimait qu’un dirigeant unique était davantage susceptible de succomber à la tentation de la guerre : « […] pour un dirigeant, déclarer la guerre est la chose la plus facile au monde, car la guerre ne nécessite pas de la part du dirigeant, qui est le propriétaire de l’Etat et non un de ses membres, le moindre sacrifice de ses plaisirs de la table, de la chasse, de ses maisons de campagne, de ses fonctions à la cour, et ainsi de suite. Il peut donc décider de partir en guerre pour les raisons les plus frivoles, et, avec une parfaite indifférence, en laisser la justification que la décence exige au corps diplomatique toujours prêt à la fournir. »

En revanche, selon Kant, « si le consentement des citoyens est requis pour décider que la guerre doit être déclarée [et dans le cadre d’une constitution républicaine, cela ne peut qu’être le cas], il est naturel qu’ils soient très prudents au moment de s’engager sur cette voie hasardeuse ».

 

L’erreur de Kant

Cependant, Kant était bien optimiste quant à la capacité de l’opinion publique à limiter les guerres. Tant la république athénienne que la république romaine étaient notoirement belliqueuses. La Grande-Bretagne, première démocratie du XIXe siècle, était peut-être aussi la puissance la plus belliqueuse. Pendant des décennies, les Etats-Unis se sont engagés dans des guerres incessantes et des renversements violents de gouvernements étrangers.

Il y a au moins trois raisons pour lesquelles Kant s’est trompé sur ce point. Premièrement, même dans les démocraties, la décision de lancer une guerre appartient presque toujours à un petit groupe d’élite qui est en fait largement isolé de l’opinion publique. Deuxièmement, l’opinion publique est relativement facile à manipuler par une propagande suscitant le soutien populaire à la guerre. Enfin, le public peut être protégé à court terme des coûts élevés de la guerre si celle-ci est financée par la dette plutôt que par l’impôt, et si elle s’appuie sur des entrepreneurs, des recrues payées et des combattants étrangers plutôt que sur la conscription.

Les idées de Kant sur la paix perpétuelle ont contribué à orienter le monde vers le droit international, les droits de l’homme, et l’établissement de règles pour les belligérants (avec les Conventions de Genève). Pourtant, malgré ces progrès, le monde reste terriblement éloigné de la paix. Selon l’Horloge de la fin du monde élaborée par le Bulletin des scientifiques atomiques2, nous sommes à 90 secondes de minuit, plus près de la guerre nucléaire qu’à tout moment depuis l’instauration de l’horloge en 1947.

Les Nations unies et le droit international ont sans doute permis d’empêcher une troisième guerre mondiale. Le Secrétaire général des Nations unies U Thant, par exemple, avait joué un rôle vital dans la résolution pacifique de la crise des missiles de Cuba en 1962. Pourtant, les structures émanant des Nations unies sont fragiles et nécessitent une mise à jour urgente.

Pour cette raison, je recommande que nous formulions et adoptions un nouvel ensemble de principes basé sur quatre réalités géopolitiques clés de notre époque.

Premièrement, nous vivons avec une épée de Damoclès nucléaire au-dessus de nos têtes. Le président John F. Kennedy l’a exprimé de façon éloquente il y a soixante ans dans son célèbre discours sur la paix : « Je parle de paix à cause du nouveau visage de la guerre. La guerre totale n’a aucun sens à une époque où les grandes puissances peuvent maintenir des forces nucléaires importantes et relativement invulnérables et refuser de se rendre sans recourir à ces forces. Elle n’a aucun sens à une époque où une seule arme nucléaire contient près de dix fois la force explosive délivrée par toutes les forces aériennes alliées lors de la Seconde Guerre mondiale. »

Deuxièmement, nous sommes arrivés à une véritable multipolarité. Pour la première fois depuis le XIXsiècle, l’Asie a dépassé l’Occident en termes de production économique. Nous avons depuis longtemps dépassé l’ère de la guerre froide où les Etats-Unis et l’Union soviétique dominaient, et dépassé aussi le « moment unipolaire » célébré par les Etats-Unis après la disparition de l’Union soviétique en 1991. Les Etats-Unis ne sont aujourd’hui qu’une superpuissance parmi d’autres – la Russie, la Chine et l’Inde –, qui doivent aussi prendre en compte diverses puissances régionales (y compris l’Iran, le Pakistan et la Corée du Nord). Les Etats-Unis et leurs alliés ne peuvent imposer unilatéralement leur volonté en Ukraine, au Moyen-Orient ou dans la région indopacifique. Ils doivent apprendre à coopérer.

Troisièmement, nous disposons maintenant d’un large éventail d’institutions internationales à travers lesquelles les Etats peuvent formuler et adopter des objectifs globaux (par exemple, concernant le climat, le développement durable et le désarmement nucléaire), faire prévaloir le droit international et exprimer la volonté de la communauté mondiale (par exemple, à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité des Nations unies). Bien sûr, ces institutions internationales sont encore trop faibles lorsque les grandes puissances choisissent de les ignorer, mais elles offrent des outils inestimables pour construire une véritable fédération de nations dans l’esprit de Kant.

Quatrièmement, le destin de l’humanité est plus étroitement interconnecté que jamais. Les biens communs mondiaux – le développement durable, le désarmement nucléaire, la protection de la biodiversité de la Terre, la prévention des guerres, la prévention et le contrôle des pandémies – sont aujourd’hui au cœur de notre destin commun, bien plus qu’à toute autre époque de l’histoire humaine. Là encore, nous pouvons nous tourner vers la sagesse de JFK, toujours aussi pertinent à notre époque : « Restons conscients de nos différences, mais aussi et surtout de nos intérêts communs et regardons ensemble les moyens par lesquels ces différences peuvent être surmontées. Et si nous n’y parvenons pas encore complètement, au moins pouvons-nous contribuer à rendre le monde plus sûr. Car, en fin de compte, notre lien commun le plus fondamental est que nous habitons tous cette petite planète. Nous respirons tous le même air. Nous chérissons tous l’avenir de nos enfants. Et nous sommes tous mortels. »

 

Les dix principes pour la paix

Quels principes devrions-nous adopter à notre époque, susceptibles de promouvoir une paix perpétuelle ? Je propose ici dix principes pour une paix perpétuelle au XXIsiècle et invite le lecteur à modifier cette proposition et à l’enrichir.

Les cinq premiers de mes principes sont les Principes de coexistence pacifique proposés par la Chine il y a soixante-dix ans et adoptés par la suite par les pays non-alignés. Ce sont :

  1. Le respect mutuel de toutes les nations pour l’intégrité territoriale et la souveraineté des autres nations.
  2. La non-agression mutuelle de toutes les nations envers les autres nations.
  3. La non-interférence mutuelle de toutes les nations dans les affaires internes des autres nations (telles que par des guerres par choix [par opposition aux guerres par nécessité de se défendre], des opérations de changement de régime ou des sanctions unilatérales).
  4. L’égalité et la recherche d’avantages mutuels dans les interactions entre nations.
  5. La coexistence pacifique de toutes les nations.

Pour mettre en œuvre ces cinq principes fondamentaux, je recommande cinq principes d’action spécifiques :

  1. La fermeture des bases militaires à l’étranger, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont de loin le plus grand nombre.
  2. La fin des opérations secrètes visant à changer des régimes et la fin des mesures économiques coercitives unilatérales, qui représentent de graves violations du principe de non-ingérence dans les affaires internes des autres nations3.
  3. La signature par toutes les puissances nucléaires (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) de l’article VII du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires : « Toutes les parties s’engagent à poursuivre les négociations de bonne foi sur des mesures relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires et au désarmement nucléaire, et pour parvenir à un traité sur le désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace. »
  4. L’engagement de tous les pays à « ne pas renforcer leur sécurité au détriment de la sécurité des autres pays », conformément à la Charte de l’OSCE. Les Etats ne doivent pas entrer dans des alliances militaires qui menacent leurs voisins ; ils doivent s’engager à résoudre les différends par des négociations pacifiques et des accords soutenus par le Conseil de sécurité des Nations unies.
  5. L’engagement de toutes les nations à coopérer pour protéger les biens communs de l’humanité et soutenir les initiatives qui œuvrent dans ce sens, comme l’accord de Paris sur le climat, les Objectifs de développement durable et la réforme des institutions de l’Onu.
  6. Les confrontations entre grandes puissances actuelles, notamment les conflits des Etats-Unis avec la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord, sont largement dues à la poursuite par les Etats-Unis de l’unipolarité via des opérations de changement de régime, des guerres par choix, des sanctions coercitives infligées unilatéralement, et par le réseau mondial de bases militaires américaines et les alliances qu’ils développent autour de la planète.

Les dix principes énumérés ci-dessus contribueraient à faire évoluer le monde vers un multilatéralisme pacifique régi par la Charte des Nations unies et le droit international.

 

1 – Gouverner le monde, l’histoire d’une idée (non traduit).
2 -Voir le numéro 431-432, p. 29.

3 – La politologue Lindsey O’Rourke a soigneusement documenté 64 opérations secrètes de changement de régime fomentées par les Etats-Unis entre 1947 et 1969, et la déstabilisation pernicieuse causée par de telles opérations.

Source : commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

Un livre de Rutger Bregman : « L’Ambition morale » [sommaire]

« Cessez de gaspiller votre talent et construisez un héritage de valeur. »

par Corné Quartel,

Le Sommet de l’Onu sur l’avenir, qui se tiendra à New-York en septembre, a pour objectif de trouver un consensus international et des solutions pour des lendemains meilleurs. Dans le même temps, nombreux sont ceux qui s’interrogent avec impatience : « Quand pouvons-nous enfin espérer une véritable transformation pour le bien de tous ? »

Il semble que la plus grande menace pour compte-rendu de lecture par le monde ne soit pas la crise climatique, l’escalade des conflits ou les inégalités économiques, mais l’inertie des individus – l’inaction passive face aux injustices du monde. Sommes-nous paralysés par les machinations d’un système qui valorise la poursuite du succès matériel au détriment des valeurs humaines, de la justice et de la planète ? Le monde est en feu, la démocratie et l’Etat de droit sont attaqués. Ne devrions-nous pas être plus ambitieux sur le plan moral ?

C’est exactement la question qu’aborde l’historien néerlandais Rutger Bregman dans son nouveau livre intitulé Moral Ambition1 : « Le plus grand gaspillage de notre temps est le gaspillage de nos talents. Des millions de personnes pourraient contribuer à rendre le monde meilleur, mais ne le font pas ; des personnes qui se sont enlisées dans des emplois inutiles ou tout simplement nuisibles. Il existe un antidote à ce sentiment de vide : l’ambition morale. »

R. Bregman est également l’auteur de Utopies réalistes (2017) et Humanité : une histoire optimiste (2020)2 . Moral Ambition (2024) est publié en néerlandais.

 

Des idées courageuses

R. Bregman ne manque pas de courage. Il est devenu viral en 2017 avec son TED Talk3  « La pauvreté n’est pas un manque de caractère, c’est un manque d’argent liquide. » En 2019, il a été invité par le média The Correspondent à parler du revenu de base universel dans la fosse aux lions, la conférence annuelle du Forum économique mondial de Davos, en Suisse – un rassemblement annuel des personnes les plus riches et les plus puissantes du monde. Là, il a jeté un gros pavé dans la mare en dénonçant la très faible participation structurelle de riches particuliers et des grandes entreprises à l’impôt. « Les impôts, les impôts, les impôts, a-t-il déclaré, le reste ce ne sont que des conneries. » Il a également été interviewé par l’émission The Daily Show (Etats-Unis, 2019), mais elle n’a pas été diffusée car elle a été jugée trop radicale. Ces deux interventions peuvent toutefois être visionnées sur YouTube. D’après R. Bregman, l’ambition morale « c’est la volonté de rendre le monde sauvagement meilleur. De consacrer sa carrière aux plus grands défis de notre temps, qu’il s’agisse du changement climatique ou de la sécurité alimentaire, de l’extrême pauvreté ou de la prochaine pandémie. Il s’agit d’un désir ardent de faire la différence. »

Son livre s’adresse aux jeunes qui ne sont pas encore devenus rigides ou trop ancrés dans leurs obligations financières et leur statut. Mais si les « plus âgés » ne sont pas d’accord, il les invite cordialement à prouver le contraire. Selon R. Bregman, il s’agit d’un « livre d’une ambition presque embarrassante qui se veut le point de départ d’un nouveau mouvement et le guide d’un nouveau style de vie ». Provocateur et optimiste, il vise à susciter le courage et la foi dans le potentiel humain, mais il dresse également le portrait d’une humanité déréglée qui s’est engagée sur la voie rapide de la création d’une planète inhabitable. « Nous sommes à un tournant de l’Histoire. La question est de savoir ce que nous voulons faire à ce sujet. » Lorsque R. Bregman parle des « bullshit jobs4 », il ne fait pas référence aux pompiers, au personnel de santé, aux enseignants, etc. « Ils n’ont pas besoin d’un cours sur l’ambition morale parce qu’ils sont au front tous les jours, rendant le monde meilleur. » Certaines professions, cependant, ne sont pas très nuisibles en soi, mais ne contribuent pas beaucoup à la société, comme les banquiers, de nombreux lobbyistes et les spécialistes du marketing (dont 22 % semblent trouver leur propre profession inutile). Il n’est pas surprenant que les recherches montrent également que les salaires élevés s’accompagnent généralement d’une moralité moindre.

 

Excuses ou altruisme efficace

Qu’est-ce qui empêche toute transformation réelle et pourquoi l’altruisme des personnes bien intentionnées n’est-il souvent que marginalement efficace ? R. Bregman cite quelques excuses que les gens emploient pour ne pas agir :

– Dans les milieux conservateurs : « C’était bien pire avant qu’aujourd’hui. » Il est cependant beaucoup plus intéressant de se demander comment nous pouvons créer un avenir meilleur.

« Nous avons déjà fort à faire pour nous assurer une vie agréable » et « nous voulons nous sentir libres et pouvoir faire ce que nous voulons ». R. Bregman commente : « En tant qu’Occidental disposant d’un salaire moyen, vous appartenez aux trois pour cent les plus riches de la population mondiale. […] Faire ce qu’on a envie de faire ne signifie généralement pas autre chose que faire comme tout le monde, donc ce n’est pas du tout être aussi libre qu’on le pense. » Il ajoute qu’il « ne faut pas confondre la liberté avec l’indifférence ».

– D’innombrables livres de développement personnel (ou la populaire « pensée positive ») mettent l’accent sur la responsabilité personnelle et sur le fait que chacun crée sa propre réalité. Ils encouragent l’amour de soi, mais semblent faire peu de cas de l’amour de nos semblables ou de la pauvreté dans le monde. Cela n’est pas très différent du pseudo-argument de la droite face à l’injustice structurelle, à savoir que « le succès est une question de choix ». Il s’agit bien sûr d’une foutaise, selon R. Bregman, qui cite le journaliste George Monbiot : « Si la richesse était le résultat inévitable d’un travail acharné et de l’esprit d’entreprise, toutes les femmes d’Afrique seraient millionnaires. »

L’Ambition morale présente également des histoires de héros qui ont fait preuve d’efficacité dans leurs combats, des héros qui ont été à l’avant-garde de transformations majeures telles que l’abolition de l’esclavage, la fin de la ségrégation aux Etats-Unis et le droit de vote pour les femmes. C’étaient des gens ordinaires, comme vous et moi, mais ils croyaient qu’ils pouvaient faire la différence. Ils ont simplement commencé, ils ont demandé à d’autres personnes de les rejoindre et ont réussi à créer un effet d’entraînement – il s’avère que la plupart des gens sont prêts à aider s’ils sont sollicités. Par-dessus tout, ces héros étaient idéalistes et pragmatiques.

Selon R. Bregman, certaines des excuses pour l’inaction des « gauchistes » ou des progressistes sont les suivantes :

« Tout est dû au système, aux multinationales, au néolibéralisme ou au système capitaliste », et ils se contentent donc de se plaindre et de ne pas agir.

– Il est important de ne pas se contenter d’être contre quelque chose comme l’inégalité, la pollution ou le racisme. Les gens de gauche manquent souvent de la vision concrète d’un avenir qui vaille la peine d’être recherché.

– On pense parfois que l’idéalisme et les bonnes intentions suffisent ou qu’un changement de conscience conduira automatiquement à un changement systémique. Mais cela ne se produit pas automatiquement. C’est une bataille qui doit être menée. Elle fait appel à notre volonté et à notre courage pour prendre une position morale.

 

Agir ou rester neutre

R. Bregman reprend l’une des citations préférées de J.F. Kennedy, attribuée à Dante : « Il y a une place spéciale en enfer réservée aux personnes qui restent neutres dans les moments qui exigent une prise de position morale. » Ce qu’il faut, c’est l’ambition de gagner cette bataille, avec une combinaison d’idéalisme, de talent organisationnel et d’esprit d’entreprise.

A titre d’exemple : Les « Raiders » de Ralph Nader5, qui ont réussi à forcer les constructeurs automobiles américains à rendre leurs voitures plus sûres par le biais de la législation et qui ont été à l’origine de la loi sur la qualité de l’air de 1970, étaient composés d’« employés de bureau » qui parcouraient des piles de mémos, de lettres, de rapports et de transcriptions. « Au lieu de lancer des cocktails Molotov, ils lançaient des motions (législatives) et des citations à comparaître au tribunal. Ils ont mis en lumière des abus cachés, proposé des solutions et rassemblé une coalition d’activistes, de lobbyistes, de politiciens et d’experts pour concrétiser ces solutions en lois. » Nous avons besoin de tout le monde. Pas seulement des débrouillards, mais aussi des intellos, des étudiants, des avocats – de tous ceux qui veulent travailler pour le bien commun.

Partout dans le monde, des gens se lèvent, animés par le mécontentement et l’idéalisme, alors pourquoi les résultats obtenus jusqu’à présent sont plutôt décevants ? Pensez au mouvement Occupy, à Extinction Rebellion, aux marches pour le climat et aux manifestations Black Lives Matter. R. Bregman explique : « Autrefois, les médias sociaux n’existaient pas et les militants devaient construire une organisation immense et puissante, et en travaillant en étroite collaboration, ils devenaient un adversaire redoutable. Lorsque Martin Luther King a prononcé son discours emblématique J’ai fait un rêve le 28 août 1963, ses adversaires n’ont pas seulement vu 250 000 personnes. Ils ont également vu l’organisation qui se cachait derrière cette manifestation, et donc la puissance du mouvement des droits civiques. »

Il ne faut pas se laisser abattre ou penser que nous ne pouvons pas faire la différence, mais chercher à être de plus en plus nombreux. Nelson Mandela a déclaré lors de son départ de la présidence de l’Afrique du Sud : « Changer la société n’est pas la chose la plus difficile au monde. La chose la plus difficile est de se changer soi-même. » Or, selon R. Bregman : « Si vous parvenez à choisir la voie de l’ambition morale, les répercussions peuvent être énormes. Actuellement, il faut avoir une vision du monde très individualiste pour penser qu’en tant qu’individu, on ne peut pas faire la différence. Les humains sont des êtres profondément sociaux et, précisément parce que le comportement est contagieux, vous pouvez faire bouger des dizaines, des centaines, voire des millions d’autres personnes. »

Nous ne pouvons pas le faire seuls. L’objectif de ce livre est d’inciter les gens à commencer à prendre au sérieux leur ambition morale. R. Bregman cite l’anthropologue Margaret Mead : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens engagés et pensant bien puisse changer le monde. Après tout, il n’en a jamais été autrement. » En effet, les recherches menées par Erica Chenoweth, politologue à l’université de Harvard, sur les grandes transformations récentes, telles que la Chute du mur de Berlin, la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, la Révolution orange en Ukraine et le Printemps arabe, montrent qu’aucune cause n’échoue lorsque 3,5 % de la population s’y engage de manière active, non violente et persistante6.

 

Apprendre à recadrer

Etre pragmatique, c’est parfois accepter des compromis. Par exemple, l’abolition de l’esclavage n’a pas semblé réalisable au début, mais l’interdiction du transport d’esclaves à l’étranger l’est devenu lorsque le public fut choqué d’apprendre le nombre de marins britanniques qui y trouvaient la mort. « En Grande-Bretagne, un pays où la traite des esclaves rapportait beaucoup d’argent et où moins de trois pour cent de la population avait le droit de vote, des millions de personnes se sont mobilisées pour renverser l’un des systèmes économiques les plus anciens. »

Peut-être pouvons-nous tirer des enseignements de ce recadrage. Par exemple, si nous voulons une économie mondiale juste, peut-être faut-il insister sur les avantages à long terme pour le monde occidental et pas seulement sur les motifs d’amour et de compassion qui poussent à désirer ce changement. Après tout, selon le rapport de la Commission Brandt pour la Banque mondiale7, l’inaction entraînera une nouvelle déstabilisation mondiale, ce qui, à long terme, nuira à tout le monde, y compris aux privilégiés économiques.

 

Conclusion

L’ambition morale n’est pas un exercice intellectuel sur les raisons de l’échec de nos systèmes, et Rutger Bregman ne propose pas de solutions toutes faites, ce qui lui a d’ailleurs valu de nombreuses critiques. Ces critiques ne sont-elles pas une nouvelle excuse pour l’inaction ? Pourtant, l’Ecole de l’ambition morale, cofondée par l’auteur, propose une solution pratique pour apprendre à mettre en œuvre les idéaux (plus d’informations à ce sujet dans le prochain numéro de Partage international). Terminons sur un encouragement de l’auteur : « Améliorez le monde en vous améliorant ; choisissez un sujet qui vous tient à cœur, commencez, joignez-vous à d’autres, demandez à d’autres de vous aider, et cela créera un effet d’entraînement. » Cela pourrait conduire à un changement de système. En effet, le tout n’est-il pas la somme de ses parties ?

 

1 – L’ambition morale, non traduit. L’ouvrage sera disponible en anglais début 2025.
2Ces deux ouvrages sont publiés aux éditions du Seuil.
3 –
Court exposé sur Internet (15 mn) devant un public et enregistré pour être diffusé.
4 –
« Bullshit jobs » ou « emplois à la con », concept défini par l’anthropologue David Graeber.
5 –
Ralph Nader est un militant politique américain, un auteur, un conférencier et un avocat connu pour son engagement en faveur de la protection des consommateurs, de l’environnement et de la réforme du gouvernement. Il a dirigé un groupe d’étudiants en droit volontaires, surnommés les « Nader’s Raiders » (les attaquant de Nader), dans le cadre d’une enquête sur la Commission fédérale du commerce, qui a conduit directement à la révision et à la réforme de cette agence.
6 –
Voir également Partage international, mars 2020.
7 –
Nord-Sud : un programme de survie, 1980.

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
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De nos correspondants

La lutte pour la démocratie incarnée par Marianne [sommaire]

Les élections parlementaires en France

par Luc Guillory,

« Le symbole de la France est la fleur de lys, adopté il y a des siècles, sous inspiration divine, symbole qui représente les trois aspects divins en manifestation» On retrouve bien évidemment un reflet de ces trois aspects dans l’héritage du siècle des Lumières. « Marianne » est l’incarnation allégorique de la République française ; elle représente les valeurs fondamentales de la République : Liberté, Egalité, Fraternité. La devise ésotérique de la France est : « Je dispense la Lumière. »

Malgré les pronostics récurrents selon lesquels le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN – anciennement appelé Front national) remporterait les élections législatives de fin juillet en France, c’est la gauche, sous la bannière commune du Nouveau Front populaire (NFP), qui a remporté ces élections (190 sièges sur 577), suivie du parti au pouvoir de M. Macron et ses groupes politiques affiliés, l’extrême droite n’occupant que la troisième position.

Après la victoire du RN aux élections européennes fin juin et début juillet 2024, et son score historique de 31 % des suffrages exprimés, le président Macron avait pris une décision inattendue et unilatérale : celle de dissoudre l’Assemblée et de convoquer des élections anticipées. On s’accorde normalement des mois pour organiser de telles élections et mener campagne, mais le président Macron n’avait laissé qu’un délai extrêmement court d’environ trois semaines. La raison officielle invoquée était son souhait d’avoir une idée claire de ce que voulaient les électeurs français et de leur vision de la politique française pour l’avenir.

Les observateurs, les journalistes et la plupart des responsables politiques ont été quelque peu abasourdis par cette décision soudaine et potentiellement suicidaire, et en ont conclu que le président Macron présupposait qu’il se trouverait une fois de plus dans la position de fournir la meilleure protection contre l’extrême droite – il constituerait le principal obstacle à la montée de l’extrémisme de droite. Cette stratégie avait plutôt bien fonctionné lors des deux dernières élections présidentielles, mais la popularité de M. Macron a considérablement diminué ces dernières années.

Bien que le président Macron nie sa responsabilité dans la popularité croissante du RN dans les zones rurales et parmi les classes populaires des petites et moyennes villes, le nombre de députés RN est passé de 8 en 2017, à 89 en 2022 et enfin à 140 lors des dernières élections législatives.

Au lieu de constituer un rempart contre le RN, le président français est devenu peu à peu un tremplin en sa faveur, à son corps défendant. Son obstination à mener une politique économique néolibérale « réaliste » et à adapter la France aux exigences et aux caprices des marchés financiers et de l’oligarchie internationale a créé du ressentiment et de la colère chez ceux qui ne figurent pas parmi les gagnants traditionnels du jeu de la mondialisation.

Il a clairement sous-estimé la capacité de tous les partis de gauche à s’unir en si peu de temps et à présenter un front commun afin de bloquer l’extrême droite et d’empêcher le président Macron et ses partisans de jouer le rôle du sauveur.

Photo : Jeanne Menjoulet, CC BY-NC-ND 2.0, via flickr
Quantité de citoyens ordinaires prônent le changement de société.

Le rôle des médias

Pendant ce temps, le RN a profité de son succès aux élections européennes pour surfer sur la vague de mécontentement, soutenu par certains médias (télévision, radio, magazines) qui se sont mis au service de sa propagande. Certains médias en particulier, appartenant à un célèbre milliardaire français bien connu pour ses opinions politiques d’extrême droite, se sont mobilisés pour soutenir la campagne du RN, véhiculant ses messages habituels de haine, de peur, d’insécurité nationale et de stigmatisation de « l’autre ».

Le thème central de la lutte contre l’immigration a été largement relayé. Une chaîne de télévision s’est même permis de diffuser de fausses informations sur un prétendu projet gouvernemental de suspendre une loi sur l’immigration votée en décembre 2023, afin d’effrayer les électeurs et de les attirer vers le RN. Cela rappelle la désormais tristement célèbre « vérité alternative » prônée par un ancien président américain, « vérité alternative » à laquelle les dictateurs de toutes sortes ont facilement recours.

Cependant, les médias français en général ont également joué un rôle important dans le renversement de tendance.

Dans une interview accordée à Mediapart (service de diffusion d’informations alternatives) en juillet 2024, la députée de gauche Clémentine Autain, membre du NFP, a expliqué que « cette victoire est aussi liée au changement d’ambiance médiatique dans l’entre-deux-tours. C’est comme si des journalistes de grands médias, notamment du service public et de la presse locale, avaient été finalement pris de vertige. Enfin ils ont cessé de traquer [certains de nos candidats] pour s’intéresser à ceux du RN qui donnent si bien la boussole de ce camp fait de racisme et de haine2. »

Pour expliquer davantage le succès soudain du NFP, elle a poursuivi : « Ce qui ressort du vote, c’est une envie de rompre avec quarante ans de politiques qui ont fait grandir le mal-travail et les inégalités, qui ont désindustrialisé le pays, maltraité les services publics, méprisé la voix du peuple, des décennies aussi meurtries par l’inaction climatique. Il y a de la rage dans ce pays, et l’envie d’autre chose. »

On ne peut nier que cette « rage » a poussé de nombreux électeurs à choisir des partis politiques extrémistes et radicaux.

 

Un pognon de dingue

M. Macron et son parti étaient censés représenter un « centre » démocratique. Mais ce centre a rarement reflété les besoins du peuple, au contraire, il a plutôt favorisé les marchés financiers et les grands intérêts économiques. Le baromètre de la politique économique française a été calé sur les évaluations des agences de notation. La nation a été constamment invitée à se « réformer », c’est-à-dire à adapter ses besoins aux exigences des marchés financiers à travers la réduction des prestations sociales qui, selon les propos du président Macron lui-même, « coûtent un pognon de dingue ». Soyons clairs : pour les très riches, le pognon de dingue est censé leur appartenir exclusivement – il est leur privilège.

Pour illustrer cet esprit cupide, il convient de rappeler qu’en 2023, 94 milliards d’euros ont été distribués sous forme de dividendes par les entreprises du CAC 40 cotées à la Bourse de Paris. Alors qu’à une époque, les dividendes étaient fiscalement imposés selon un barème progressif, ils ne sont désormais soumis qu’à un taux forfaitaire (la fameuse flat tax). Le président Macron adhère à la théorie de l’effet de ruissellement, mais dans la réalité, l’argent « jaillit » plutôt vers le haut de la pyramide des revenus.

C’est pourquoi on a demandé aux Français d’accepter une vie active plus longue (l’âge de la retraite est passé de 62 à 64 ans), et pourquoi le nombre de lits d’hôpitaux a été constamment réduit (même pendant la période du Covid) malgré des besoins accrus. On attendait aussi des Français qu’ils acceptent purement et simplement d’autres mesures qui obligent la France à se transformer pour devenir plus compétitive et plus attractive pour le capital mondial… Tout cela au nom de la soi-disant « bonne gouvernance ».

 

Polarisation et complaisance

Benjamin Creme et les Maîtres ont prévenu à maintes reprises que les dirigeants politiques qui laisseraient les forces du marché diriger leur politique conduiraient leur pays à l’autodestruction. Cette tendance est à l’œuvre en France, où de nombreux citoyens résistent aux changements qui leur sont imposés, refusant de renoncer aux avantages sociaux qu’ils ont acquis. Mais cet abandon de suprématie aux forces du marché a aussi entraîné une détérioration réelle et croissante de la sécurité nationale, une explosion de la criminalité et, en particulier, du trafic de drogue. Cette évolution est indéniable. La société est devenue plus violente. En conséquence, les électeurs ont tendance à abandonner le « centre » politique au profit de positions politiques plus extrêmes.

Ce à quoi nous assistons en France (comme dans d’autres pays) est un exemple de l’action de l’épée de clivage, maniée par Maitreya. Un processus de polarisation assez intense est en cours entre ceux qui veulent l’unité et ceux qui sont très séparatistes.

Comme l’affirme Clémentine Autain, une grande partie de la société française aspire à « la justice sociale et au respect ». Mais d’autres rejettent la nécessité de la justice et des politiques cohérentes pour inverser le changement climatique. Ils veulent juste payer moins d’impôts, ils veulent une plus grande part du gâteau pour eux-mêmes, ils n’éprouvent aucune compassion particulière pour le reste du monde et, de manière générale, ont tendance à rejeter la responsabilité de tout problème social sur les immigrés ou sur l’Union européenne, ou sur toute autre « cible » qui les satisfasse. C’est une expression de la complaisance.

 

L’évolution et non la révolution

Certes, l’extrémisme et l’intransigeance sont présents des deux côtés, à gauche comme à droite. Des demandes déraisonnables et inadéquates émanent des deux camps. Benjamin Creme et son Maître ont expliqué à plusieurs reprises que les changements nécessaires doivent se dérouler à un rythme raisonnable. Il faut une évolution, pas une révolution. L’esprit révolutionnaire se retrouve dans les partis politiques d’extrême gauche qui abritent un extrémisme totalement destructeur et ont peu à offrir en termes d’approche constructive.

Mais l’avenir que renferment les programmes du NFP et du RN s’annonce sensiblement différent. La droite veut l’autoritarisme, des moyens et des contrôles policiers renforcés, la « bunkerisation » et la protection de l’économie nationale. Selon certains experts, les promesses économiques faites par le RN seraient impossibles à mettre en œuvre et, par conséquent, s’il arrivait au pouvoir tôt ou tard, il lui serait impossible de mettre en œuvre son programme. Il lui faudrait alors canaliser le ressentiment. Trouver des boucs émissaires serait un thème récurrent sur son agenda et les médias seraient enjoints à relayer cette propagande.

C’est ce que l’on voit se produire en Hongrie, en Argentine et dans de nombreux pays du monde où des gouvernements autoritaires sont au pouvoir. Ce serait un avenir de libertés érodées. Les très riches adorent ce scénario et savent tirer profit de telles situations. Déjà, comme l’a révélé le journal français Le Monde3, un autre milliardaire français (toutefois domicilié en Belgique en tant qu’exilé fiscal !) a investi 150 millions d’euros pour former des candidats du RN aux élections municipales, afin de les aider à gagner contre leurs adversaires politiques, en vue de « les conduire à la victoire idéologique, électorale et politique ».

Malgré ses propres excès, la gauche souhaite une large coopération pour obtenir la justice sociale, la liberté et un engagement fort dans la lutte contre le changement climatique, dans un pays ouvert jouant un rôle actif au niveau européen et international.

 

Le modus operandi classique de l’extrême droite

Il est difficile de dire quel camp l’emportera dans les années à venir. Mais il faut garder à l’esprit que l’extrême droite procède le plus souvent selon un modèle bien connu. Elle s’appuie sur le mécontentement, promet d’être différente et de servir les intérêts du peuple, pratique une politique de stigmatisation des boucs émissaires et se pare d’un habit démocratique qui lui permet d’arriver au pouvoir démocratiquement. Sa force de séduction est puissante au sein d’une humanité essentiellement dominée par sa nature émotionnelle et matérialiste.

Une fois l’extrême droite parvenue au pouvoir, les choses changent rapidement. Elle s’efforce d’éradiquer méthodiquement toute contestation, toute opposition, et de contrôler le discours médiatique en sa faveur. Elle séduit les classes aisées par ses promesses de « stabilité », elle finit par renoncer à ses objectifs sociaux, malgré les annonces et promesses de campagne précédentes, afin de satisfaire aux exigences des super-riches et des grandes puissances financières qui s’accommodent assez facilement d’un autoritarisme qui favorise leurs intérêts. Et pour faire avaler la pilule au public, il faut multiplier stigmatisation, division, haine, exclusion…

Quand ce pouvoir a atteint un certain seuil, il n’est plus possible de le faire tomber, à moins de déclencher une révolte de grande ampleur, qui peut prendre la forme d’une guerre civile.

Comme en France, dans divers pays, des Etats-Unis à l’Amérique latine et dans plusieurs autres pays européens, l’avenir de la liberté, de l’égalité et de la fraternité est en jeu. La démocratie peut encore prospérer, mais elle ne peut en aucun cas être tenue pour acquise. Les citoyens peuvent se réveiller et découvrir que leur vote n’est plus nécessaire : leurs droits et leurs responsabilités, en tant qu’électeurs, pourraient devenir superflus ou sans importance, parce que le régime autoritaire s’en est « occupé » pour que « tout soit réglé », pour citer un populiste américain bien connu.

Peut-être la France peut-elle espérer voir Marianne s’élever saine et sauve vers un avenir où elle et son peuple pourront exprimer la devise ésotérique du pays : « Je dispense la Lumière. » Ce qui se joue sous nos yeux est une lutte entre un matérialisme à courte vue et la dimension spirituelle de l’homme. Si nous voulons un avenir, il est impératif que la nature spirituelle de l’homme l’emporte.

La situation actuelle en France est loin d’être stabilisée. La coopération initiée par le NFP n’en est qu’à ses débuts et fait face à de nombreux vents contraires. Elle pourrait échouer rapidement alors que, comme a averti le député de gauche François Ruffin, « c’est la dernière chance » accordée par les électeurs français.

En termes spirituels, espérons que l’épée de clivage appliquée à la France, et à d’autres nations dans des situations similaires, révèle si clairement les choix possibles auxquels nous sommes confrontés qu’elle renverse la tendance en faveur de la justice et de la coopération qui est, après tout, l’amour en action.

 

1 – La Destinée des nations, Maître Djwal Khul par l’entremise d’Alice Bailey, Lucis Trust
2 – Mediapart, 7 juillet 2024
3 – Version électronique du 21 juillet 2024.

Le Musée Benjamin Creme à Los Angeles [sommaire]

par Phyllis Creme,

Le musée Benjamin Creme a été ouvert par Scott et Olga Champion en 2015 ; il a été transféré à son emplacement actuel dans le quartier de Sawtelle, à Los Angeles, en 2020, mais il a dû fermer pendant la pandémie de Covid. Ma fille et moi-même avons pu le visiter cette année en mai 2024.

La galerie consiste en une grande pièce haute de plafond hébergeant 32 des peintures de Benjamin Creme (BC), pour beaucoup de sa période ésotérique commencée au milieu des années 1960. Une alcôve, à l’écart de la partie principale de la galerie, présente le travail antérieur de BC datant des années 1950, des paysages et des portraits.

Ce fut merveilleux de voir autant de peintures de BC exposées ensemble : certaines appartiennent au musée, beaucoup ont été données ou prêtées depuis tous les Etats-Unis. Le travail postérieur, « ésotérique », de BC n’avait jamais été largement exposé – il ne correspondait pas aux courants artistiques en cours – aussi, voir un grand nombre de ses peintures rassemblées fut une expérience nouvelle et pleine d’enseignements.

BC a peint durant toute sa vie. Il racontait comment étant jeune, il avait trouvé sur la route un bout de crayon gras. En l’essayant, il découvrit qu’il pouvait façonner la lumière et l’ombre et sut à ce moment-là qu’il serait peintre. De nombreuses années plus tard, il découvrit que son Maître avait placé là ce crayon, préfigurant de sa participation au travail de BC. Pendant de nombreuses années après avoir quitté le domicile familial à l’âge de 16 ans, BC a peint d’abord des portraits, plutôt influencé par son mentor à Glasgow, Jankel Adler, un réfugié polonais du cercle de Picasso, puis de plus en plus de paysages abstraits. BC travaillait toujours avec la plus grande concentration, quoi qu’il puisse se passer dans sa vie. Un tableau assez mystérieux, intitulé « Prophète1 », peint quand BC avait seulement 20 ans, préfigure l’œuvre de sa vie.

A partir de 1964, après qu’il ait rejoint le mouvement ovni et à présent conscient de sa propre destinée, l’art de BC, avec l’aide, l’inspiration et la coopération de son Maître, changea complètement et il commença à réaliser avec rapidité ses séries de peintures « ésotériques » dont beaucoup ont été utilisées en couverture de Partage international. Ces peintures sont uniques et sont autant une contribution de BC et de son Maître au service du monde, qu’une préparation à la réapparition de Maitreya, l’Instructeur mondial. Comme BC lui-même l’a dit à propos de ses toiles, les énergies spirituelles qu’elles transmettent et évoquent sont si puissantes qu’elles n’ont pas besoin d’explication verbale ; il a cependant fourni des commentaires explicatifs pour la plupart de ses œuvres ésotériques – des aspects de la Sagesse éternelle.

BC a parlé de la contribution de son Maître lors d’une interview en 2013 : « Il est pour beaucoup dans ma peinture […], il est impliqué dans chaque tableau que je peins. J’ébauche et je dessine tandis qu’il travaille par ma main. Je le laisse faire, vous savez, comme cela. Il est bien meilleur dessinateur que moi et créateur […] et je me retrouve avec un symbole remarquable, grand, intéressant […], mais je dois le peindre et trouver les couleurs, trouver les relations et tout cela. Mais il s’est tellement impliqué dans le dessin qu’il est chargé de son énergie. Et toutes mes peintures sont chargées ainsi, aussi lorsque les gens les regardent pendant cinq ou six minutes, en regardant vraiment, sans chercher quoi que soit, mais juste en les regardant, une porte s’ouvre pour le Maître […]. C’est un travail que nous faisons ensemble, le Maître et moi2 »

Bien des gens viennent à la galerie simplement pour lire les commentaires sur les énergies qu’ils ressentent en regardant les tableaux. Les plus jeunes visiteurs semblent particulièrement sensibles.

Je fus moi-même particulièrement attirée par Déva vert (ci-contre). Le commentaire de BC explique que les dévas ou « anges », qui évoluent « par le développement de la sensibilité », sont les « constructeurs actifs [qui] travaillent intelligemment avec la substance pour créer les formes de vie ». Les Dévas verts sont particulièrement proches de l’évolution humaine. Ils sont responsables du monde de la nature dans toutes ses formes et activités.

Il est probable que dans le futur la galerie évoluera pour devenir un centre d’échanges et d’informations sur les enseignements des Maîtres de Sagesse et de Maitreya le Christ. Ainsi l’art de BC sera compris dans un lointain futur comme un aspect inhérent et vital de sa relation avec un des Maîtres de Sagesse.

Lors d’une conférence, Scott Champion a partagé son interprétation des peintures de BC. En voici le résumé.

Plusieurs thèmes récurrents parcourent les peintures de BC.

Le premier concerne les énergies de la Trinité : 1) Volonté, Pouvoir ou Détermination, 2) Amour-Sagesse, et 3) Intelligence active et Adaptabilité. Pour la Trinité, les trois Rayons d’Aspect, BC y faisait référence comme « feu électrique », « feu solaire » et « feu par friction ». On trouve ces trois feux dans plusieurs toiles comme Feu solaire (1964), Emergence du Trois (1964), En haut – En bas (1964) et Mandala (1969).

La relation entre le supérieur et l’inférieur est également représentée. Dans les peintures de B. Creme cette relation est souvent considérée d’un point de vue planétaire c’est-à-dire entre la Hiérarchie et l’humanité. On l’observe dans son œuvre qui représente symboliquement l’influence de la Hiérarchie sur l’humanité à chaque époque où des enseignants très avancés comme le Christ, le Bouddha, Krishna et beaucoup d’autres apparaissent et aident à faire progresser les relations humaines et la compréhension de notre interconnexion.

Beaucoup de peintures de B. Creme, reflètent également l’être humain sous l’angle de sa constitution. D’abord l’âme et son reflet sur le plan physique, l’homme ou la femme en incarnation, et ensuite la Triade spirituelle qui se tient derrière l’âme et la nourrit avec ses plus hautes énergies : atma, bouddhi, manas (volonté spirituelle, amour spirituel ou compréhension aimante et mental supérieur). Ces énergies se déversent de plus en plus dans l’âme alors que le disciple avance sur le « chemin du retour ». Le tableau Antahkarana I1 (1964) dépeint la relation entre l’âme et la personnalité lorsque l’âme saisit les corps physique, émotionnel et mental de l’homme ou de la femme en incarnation. On voit dans cette peinture se tenant derrière l’âme, la Triade spirituelle.

1 – Voir Partage international, juillet-août 2017, page 17.
2 – Extrait de The esoteric art of Benjamin Creme, 2017, non traduit.

Le Sommet de l’avenir à l’Onu : des solutions multilatérales pour des lendemains meilleurs [sommaire]

par Pauline Welch,

Une synthèse

Depuis sa création en 1945, les Nations unies sont devenues la seule organisation intergouvernementale dont la composition est quasi universelle (193 Etats). En tant que telle, elle constitue le meilleur outil à notre disposition pour explorer et exprimer les plus hautes aspirations de l’humanité et de son potentiel de progrès.

Cependant, en tant que tribune ouverte dépendant encore de structures internes qui ne sont plus aussi adaptées qu’elles l’étaient en 1945, c’est aussi là que nous pouvons observer le plus clairement l’intérêt égoïste, la tromperie et l’hypocrisie des nations puissantes exerçant un contre-pouvoir opposé au bien commun. Cela était devenu évident en 2020 – alors que le monde était frappé par la Covid-19 et que les Objectifs de développement durable (ODD) dérapaient – lorsque les Etats membres se sont engagés à renforcer la gouvernance mondiale et ont demandé au secrétaire général, António Guterres, de formuler des recommandations répondant au besoin urgent de changement.

En septembre 2021, ce dernier a répondu en lançant un avertissement au monde. Ainsi est né le rapport Notre programme commun, qui appelle à réformer l’Onu en forgeant « un nouveau consensus mondial pour nous préparer à un avenir plein de risques mais aussi d’opportunités », ainsi que le Sommet de l’avenir qui se tiendra les 22 et 23 septembre 2024. A cette occasion, un Pacte pour l’avenir « orienté vers l’action » devrait être adopté par les Etats membres. Les progrès réalisés dans sa mise en œuvre seront examinés en septembre 2028.

 

Un acte de foi

Ce pacte se veut « un schéma directeur pour la coopération multilatérale au XXIsiècle » dans le but de protéger notre planète et les « besoins et intérêts des générations actuelles et futures, en ne laissant personne de côté ». Sa préparation a été assurée par des coalitions ImPact d’experts internationaux issus de tous les secteurs de la société civile et par des négociations toujours en cours co-animées par des partenariats qui jettent un pont par-dessus les divisions entre le Sud et le Nord. Ainsi, la Namibie est partenaire-médiateur avec l’Allemagne concernant les négociations du Pacte, la Zambie et la Suède en ce qui concerne l’annexe Pacte mondial pour le numérique, la Jamaïque et les Pays-Bas pour l’annexe Déclaration sur les générations futures.

La deuxième révision (17 juillet 2024), s’ouvre sur des déclarations de foi en l’avenir de la part des chefs d’Etat et de gouvernement. Par exemple : « Nous vivons une période de profonde transformation mondiale. Trop de nos semblables sont en proie à des souffrances évitables. Nous sommes confrontés à un éventail croissant de risques catastrophiques et vitaux. Si nous ne changeons pas de cap, nous risquons de basculer de manière irréversible dans un avenir de crise et d’effondrement persistants.

Pourtant, il s’agit également d’un moment d’espoir et d’opportunité. […] Nous sommes convaincus qu’il existe une voie vers un avenir meilleur pour l’ensemble de l’humanité, y compris pour les plus vulnérables. Par les mesures que nous prenons aujourd’hui, nous décidons de nous engager sur cette voie, en nous efforçant de créer un monde sûr, durable, pacifique, solidaire, juste, équitable, ordonné et résilient. »

D’une trentaine de pages, les 58 points d’action du Pacte sont répartis en cinq sections :

– développement durable et financement de ce développement,
– paix et sécurité internationales,
– science, technologie et innovation,
– jeunesse et générations futures,
– transformation de la gouvernance mondiale.
Ces textes sont densément pourvus d’affirmations sur la coopération visant à l’établissement de bonnes relations dans tous les domaines ; sur « l’engagement inébranlable envers le droit international, y compris la Charte des Nations unies », tout en réaffirmant « que les trois piliers des Nations unies – le développement durable dans toutes ses dimensions, la paix et la sécurité, et les droits humains – sont tout aussi importants, liés et se renforcent mutuellement. L’un ne va pas sans les autres. »

 

Des réformes à mener

L’engagement est pris d’« accélérer la réforme de l’architecture financière internationale » afin qu’elle fonctionne équitablement pour tous et qu’elle puisse relever les défis du changement climatique. Il s’agit notamment de mettre en place des « mécanismes de coopération fiscale adaptés » (prévention du blanchiment d’argent, de la fraude et de l’évasion fiscales, de la corruption, etc.), de rechercher une coopération internationale en matière d’imposition des particuliers fortunés, de lutte contre la corruption et de traiter équitablement les dettes internationales non remboursables.

Enfin, la composition et les méthodes de travail du Conseil de sécurité sont considérées comme des priorités à réformer, tout en recherchant « un accord collectif et volontaire entre les membres permanents du Conseil de sécurité pour ne pas recourir au veto lorsque le Conseil de sécurité a l’intention de prendre des mesures pour prévenir ou faire cesser un génocide, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre ».

On observe une détermination à « mettre fin à l’impunité » et à renforcer le rôle de l’Assemblée générale et de la Commission de consolidation de la paix grâce à des mesures, y compris préventives, pour maintenir la paix et la sécurité internationales.

Et ce n’est pas tout. Le Pacte pour l’avenir a une vision et des aspirations si vastes qu’il est facile de le rejeter comme une énième initiative qui sera inévitablement oubliée dès qu’elle aura été adoptée, ou tout simplement comme une initiative trop diplomatique. Mais le fait est qu’elle incarne nos aspirations les plus élevées à l’heure actuelle et qu’elle décrit la voie à suivre pour atteindre cette vision. Oui, des intérêts particuliers de toutes sortes peuvent encore s’y opposer, mais c’est à nous et à nos représentants qu’il incombe de remettre les projets sur la bonne voie.

Pour citer le Maître Djwal Khul : « La vision demeure même si l’action immédiate est bloquée. »

Source : un.org ; carnegieendowment.org ; Alice Bailey, Extériorisation de la Hiérarchie

Un groupe parlementaire japonais enquête sur les ovnis [sommaire]

par Naoto Ozutsumi,

En juin 2024, les législateurs japonais ont tenu la réunion inaugurale de la Ligue parlementaire pour l’étude des phénomènes anormaux non identifiés (UAP) du point de vue de la sécurité nationale. Vingt-huit députés de différents partis politiques ont discuté de la manière de traiter ce phénomène.

L’ancien ministre de la Défense Yasukazu Hamada, président de cette ligue, a déclaré : « Il y a beaucoup de phénomènes dans ce monde que nous ne comprenons pas. Il est très important de disposer de suffisamment d’informations pour les expliquer. […] Il est important d’allouer des budgets à ces domaines. J’espère que nous pourrons avoir de nombreuses discussions avec vous tous à l’avenir pour approfondir ces questions. »

Christopher Mellon, ancien secrétaire adjoint à la Défense des Etats-Unis, a prononcé un discours en ligne lors de cette réunion inaugurale. Il a déclaré : « Les peuples japonais et américain ont la chance d’avoir des législateurs désireux de faire passer la sécurité nationale et la science avant les considérations politiques étriquées. […] Les efforts de collaboration nous permettront de faire face aux menaces potentielles de manière plus efficace et peut-être de découvrir les vérités qui se trouvent au-delà de la compréhension actuelle. »

 

Le point de vue de la sécurité

En mai, une réunion préparatoire a été organisée à la Diète nationale du Japon [le parlement japonais] par les fondateurs de ce groupe. L’ancien ministre de l’Environnement Shinjiro Koizumi, en tant que secrétaire général du groupe, a ouvert la réunion en déclarant que le nombre de médias présents à la conférence de presse sur les phénomènes anormaux non identifiés était « anormal », ce qui a suscité des rires.

Le communiqué de presse du groupe indique : « Aux Etats-Unis, le gouvernement multiplie les initiatives, notamment avec les auditions publiques sur les ovnis et la création d’une agence spécialisée au sein du département de la Défense (le All-domain Anomaly Resolution Office ou AARO). Selon les données publiées par l’AARO en 2023, de nombreux rapports font état d’observations d’ovnis au-dessus du Japon. […] Nous avons décidé de créer une ligue parlementaire pour demander la création d’une agence spécialisée sur les ovnis afin d’améliorer la capacité de notre pays à collecter, analyser et identifier les informations sur les UAP et d’approfondir la coopération avec les Etats-Unis. »

Lors de cette réunion, le député Takashi Endo a déclaré avoir vu des ovnis. « J’ai vu un certain nombre de choses de ce genre. […] Qu’il s’agisse d’ovnis ou non, nous aimerions avoir une discussion approfondie, pour essayer de découvrir de quel type de phénomènes il peut s’agir. »

 

Une promesse électorale

Yoshiharu Asakawa, chef du secrétariat de la ligue, est considéré comme l’un des principaux passionnés d’ovnis dans la communauté politique japonaise et est appelé « Monsieur Ovni ». Depuis sa première élection en 2021, il affirme qu’« il est de la responsabilité des hommes politiques de se préparer à l’inattendu » et a remis en question la politique du gouvernement japonais sur les ovnis lors des débats à la Diète.

Y. Asakawa, qui dans son enfance rêvait de devenir astronome, a déclaré dans une interview : « Il n’est pas exclu que les ovnis soient des sondes dotées d’intelligence artificielle provenant de l’extérieur de la Terre ou des vaisseaux transportant des entités dont l’échelle de temps est très différente de celle des créatures terrestres. […] Aux Etats-Unis, il existe un mouvement croissant en faveur de la divulgation des informations sur les ovnis, et le Japon doit faire de même. C’est très important pour garantir le fonctionnement de la démocratie. Seule la divulgation publique des informations pourra accroître la confiance dans le gouvernement.»

Y. Asakawa a distribué le prospectus pour la création de cette Ligue UAP dans les bureaux des députés. Il a déclaré : « J’ai travaillé sur le sujet des ovnis et cela constitue l’une de mes promesses électorales précédant l’élection de la Chambre des représentants, en rapport avec la sécurité nationale.»

Il est à espérer que les activités de Y. Asakawa et celles de la ligue contribueront à dévoiler la réalité des ovnis et à divulguer des informations, afin que le phénomène ovnis soit mieux compris.

Source : YouTube ; x.com ; @niconico_news ; sankei.com ; kanaloco.jp

Les tendances économiques récentes et leurs implications pour l’avenir [sommaire]

par Sébastien Villemot,

Au cours des cinq dernières années se sont produits deux chocs majeurs et inattendus : la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Leurs conséquences économiques ont été considérables : fermetures administratives de secteurs entiers durant les confinements ; mesures de chômage partiel ou licenciements massifs, selon les pays ; changements dans les habitudes de travail, avec notamment l’essor du télétravail et une quête de sens renouvelée dans la vie professionnelle ; enfin, perturbation des flux énergétiques, notamment pour les combustibles fossiles produits par la Russie. Cette combinaison de facteurs a entraîné des chutes massives du PIB durant les confinements, une explosion du chômage, une vague inflationniste, des niveaux record de dette publique ainsi que des hausses de taux d’intérêt.

Pourtant, de manière quelque peu surprenante, l’économie a fait preuve d’une résilience remarquable. Le PIB a rebondi après les confinements, l’inflation est revenue à des niveaux plus raisonnables, et les marchés financiers ne se sont pas effondrés malgré une sortie brutale de l’ère de l’argent quasi gratuit. Manifestement, les institutions politiques ont amélioré leur gestion macroéconomique au cours des dernières décennies, tirant les leçons des crises passées. Une fois de plus, le capitalisme s’est adapté et a survécu, démentant jusqu’à aujourd’hui les prédictions datant du XIXsiècle selon lesquelles il s’effondrerait sous le poids de ses propres contradictions.

 

Le ralentissement de la croissance

Cependant, cette apparente stabilité masque de nombreuses fragilités, en premier lieu le ralentissement de la croissance économique, décennie après décennie. La faiblesse de la croissance semble être devenue la nouvelle norme dans les économies avancées, un état que les économistes qualifient de « stagnation séculaire1 ». Certes, il ne s’agit pas nécessairement d’une mauvaise nouvelle, car la crise écologique nous impose de renoncer à notre désir collectif de croissance infinie ; il s’agit néanmoins d’un sérieux défi à la viabilité du capitalisme, lequel repose sur une logique d’accumulation.

L’opinion dominante parmi les penseurs et les chefs d’entreprise est que la nouvelle vague d’intelligence artificielle générative (IA) stimulera considérablement la productivité et relancera ainsi la croissance économique pendant des années, voire des décennies. Si l’IA générative est en effet une technologie de rupture dotée d’un important potentiel, elle reste toutefois très loin d’une intelligence de type humain capable de résoudre de nouveaux problèmes. Fondamentalement, il ne s’agit que d’un outil de prévision statistique sophistiqué ; ce n’est, au mieux, qu’une forme d’« intelligence imitative ». Il est déraisonnable de penser que cette technologie entraînera une dynamique économique comparable à celle des révolutions industrielles passées, car son impact sur la croissance future devrait être assez faible2.

Si la croissance moyenne ralentit, tous les pays ne partagent cependant pas le même sort. L’économie étatsunienne a été remarquablement robuste ces dernières années, en partie grâce aux subventions importantes accordées par l’administration Biden à des secteurs tels que les véhicules électriques, les semi-conducteurs, les énergies renouvelables et l’extraction de minéraux critiques.

Cette politique constitue une rupture avec le dogme néolibéral, lequel considère les marchés privés comme la solution à tous les problèmes, ce qui en fait une évolution intéressante. Cependant, elle apporte son lot de problèmes et, en particulier, elle pourrait ne pas être viable budgétairement sans augmentation de la fiscalité sur les riches. Le déficit et la dette fédéraux gonflent, menaçant de précipiter une crise du financement public.

L’Europe, en revanche, stagne depuis les années 2010, lesquelles ont été sa « décennie perdue » en raison de la mise en œuvre aveugle de politiques d’austérité. La leçon ne semble pas avoir été retenue, puisque la Commission européenne demande un nouveau cycle de resserrement budgétaire dans les pays membres.

La Chine, principal moteur de la croissance mondiale au cours des deux dernières décennies, ne s’est pas remise de la pandémie et d’une crise immobilière. Son modèle orienté vers l’exportation, basé sur des investissements élevés et une consommation restreinte, ne semble plus viable et doit être repensé pour éviter la stagnation et les troubles sociaux.

 

La fin de la libéralisation du commerce mondial

Si la relance de la politique industrielle aux Etats-Unis marque une rupture significative par rapport à la période précédente, un autre changement notable est l’inversion de la tendance à la libéralisation du commerce mondial. Ce changement a été initié par l’administration Trump, qui a considérablement augmenté les droits de douane sur les importations chinoises et certaines importations européennes, une politique largement maintenue par l’administration Biden. Bien que les droits de douane et autres instruments de politique commerciale puissent parfois être justifiés pour atteindre des objectifs progressistes, la vague actuelle de protectionnisme est plutôt la conséquence d’une concurrence inter-impérialiste intensifiée dans le contexte de la nouvelle guerre froide entre les Etats-Unis et l’Europe d’un côté, et la Chine et la Russie de l’autre. Cette fragmentation géoéconomique est néfaste sur le plan économique et écologique, notamment parce qu’elle augmente le coût des équipements essentiels à la transition vers des sources d’énergie alternatives. Plus inquiétant encore, elle accroît le risque de confrontation militaire entre puissances impérialistes, comme l’illustrent l’invasion de l’Ukraine et les menaces contre Taïwan. Le monde multipolaire qui émerge pourrait en réalité être plus dangereux que le monde unipolaire antérieur, à moins qu’il ne soit fondé sur la coopération, l’Etat de droit et l’abandon des prétentions à être une « puissance ».

 

Pauvreté, endettement et inégalité

Au milieu de ces transformations macroéconomiques majeures, les pauvres du monde continuent de souffrir. La lutte mondiale contre la pauvreté a connu des revers importants : après avoir régulièrement diminué entre 1990 et 2019 (bien qu’à un rythme plus lent après 2014), l’extrême pauvreté a augmenté entre 2020 et 20223. Eradiquer l’extrême pauvreté d’ici 2030, l’un des Objectifs de développement durable adoptés en 2015 par la communauté internationale, semble désormais hors de portée.

En outre, l’endettement de nombreux pays à faible revenu a atteint un niveau dangereux, plus de la moitié d’entre eux étant menacés de surendettement. Le remboursement de la dette représente une part de plus en plus insoutenable des recettes publiques de ces pays, les privant de ressources financières cruciales pour atteindre leurs objectifs sociaux et environnementaux.

Dans le même temps, les pays riches ne respectent pas leurs engagements financiers envers les pays pauvres. En 1970, ils se sont engagés à consacrer 0,7 % de leur PIB à l’aide publique au développement (APD), mais en 2023, ils n’en ont consacré que 0,37 %. De plus, l’APD comptabilise des dépenses qui ne profitent pas directement aux pays pauvres (comme les coûts de l’accueil des réfugiés au sein des pays donateurs), et les pays riches utilisent de plus en plus cette aide pour servir leurs propres intérêts géopolitiques plutôt que ceux des pays bénéficiaires4. Le déficit de financement pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030 est actuellement estimé entre 3 000 et 4 000 milliards de dollars5 et il est clair que les pays en développement ne seront pas en mesure de combler ce déficit et d’éviter une catastrophe climatique sans un changement radical d’attitude de la part des plus aisés.

Au sein même des pays riches, les inégalités de revenus et de richesse sont en forte hausse depuis les années 1980, et cette tendance ne s’est pas inversée ces dernières années6. L’écart entre les milliardaires et les franges précaires des classes populaires reste à un niveau historiquement élevé, alimentant le ressentiment et l’instabilité politique.

 

Partage et mobilisation citoyenne

Face à la conjonction du ralentissement économique et de la crise écologique, il devient de plus en plus évident que le seul remède à la pauvreté et aux inégalités est la mise en œuvre d’un partage à l’échelle mondiale. Miser sur la croissance future pour améliorer la situation des plus démunis n’est plus possible, car la croissance a largement disparu, et elle ne serait de toute façon pas écologiquement soutenable si elle revenait. Pour le dire plus trivialement, puisque le gâteau mondial ne peut pas croître beaucoup plus, nous n’avons d’autre choix que de le partager plus équitablement.

Malheureusement, une fraction des riches et des puissants est déterminée à empêcher cette solution. Ceux-ci sont prêts à utiliser la force brute pour étouffer l’opposition croissante à cet ordre social défaillant et injuste, ce qui explique pourquoi les démocraties dites libérales deviennent de plus en plus autoritaires et répressives. Ils n’hésitent pas à soutenir des politiciens d’extrême droite dont la fonction est de rediriger la colère des citoyens contre les immigrés et les minorités, dans un schéma classique de désignation de boucs émissaires, afin de protéger les véritables responsables de la situation. Dans ce contexte où le capitalisme continue de faire preuve de résilience et où une fraction croissante des classes dirigeantes se radicalise, l’espoir pour l’humanité réside dans la mobilisation des citoyens ordinaires à l’échelle mondiale pour la justice sociale et environnementale.

 

1 – Pour plus de détails sur la stagnation séculaire, voir « La “nipponisation” de l’économie mondiale et la crise à venir », Partage international, mars 2020.
2 – « The Simple Macroeconomics of AI », Daron Acemoglu, NBER Working Paper, 2024. 
3 – « Poverty and Shared Prosperity Report 2022: Correcting Course », The World Bank Group.
4 – « Is this what aid was meant to be ? A critical analysis of Official Development Assistance in 2023 », Eurodad network.
5 – « Financing for Sustainable Development Report 2024 », UN Department of Economic and Social Affairs.
6 – World Inequality Database, https://wid.world/

L’effet de surplomb : le sentiment de notre interconnexion [sommaire]

par Andy Morgan,

En 1987, après avoir interviewé de nombreux astronautes, Frank White a employé l’expression « overview effect » (l’effet de surplomb) pour décrire les profonds changements de conscience qui s’opéraient en eux suite à l’expérience consistant à voir la Terre depuis l’espace.

Comme l’explique F. White : « Notre planète n’a ni frontière, ni limite autres que celles que nous créons dans notre esprit ou par nos comportements. Toutes les idées et les concepts qui nous divisent lorsque nous sommes à la surface de la Terre commencent à s’estomper lorsque nous sommes en orbite ou sur la lune. Il en résulte un changement dans la vision que nous avons du monde ainsi que de notre identité. » Un tel phénomène se produit fréquemment lorsque des astronautes regardent pour la première fois de très loin notre belle planète pleine de vie.

Ron Garan a eu cette chance. Il a séjourné en tout 178 jours dans l’espace en parcourant au total 115 millions de kilomètres au cours de ses séjours dans la navette spatiale américaine, dans le vaisseau spatial russe Soyuz et dans la station spatiale internationale (ISS). Contempler cette vue spectaculaire de la Terre depuis les cieux a aidé R. Garan à devenir bien conscient du fait que des problèmes comme le changement climatique, la déforestation et la perte de la biodiversité ne sont pas des phénomènes isolés. Il y a de manière sous-jacente quelque chose qui ne va pas dans la manière dont nous nous percevons, selon lui. Nous ne parvenons pas à réaliser que nous sommes une espèce planétaire.

Dans une interview accordée au site internet multimédia Big Think, il décrit le cheminement de sa pensée en observant par le hublot de l’ISS des éclairs produits par un orage, mettant en évidence la finesse de l’atmosphère terrestre : « J’ai vu une biosphère irisée débordante de vie. Je n’ai rien vu de notre économie. Pourtant, les systèmes créés par l’homme considèrent que tout ce qui existe, y compris les systèmes vitaux de notre planète, est propriété exclusive de l’économie mondiale. Le mensonge devient évident lorsqu’on observe les choses de l’espace. Nous devons remplacer notre représentation « économie, société, planète » par « planète, société, économie ». Cela arrivera quand nous aurons avancé dans notre processus évolutif. »

Nos lecteurs connaissant le livre de George Adamski, A l’intérieur des vaisseaux de l’espace, se rappelleront peut-être d’une conversation qu’il eut avec un Maître vénusien qui expliquait : « Une grande erreur que commettent les habitants de la Terre est de diviser en de nombreuses parties ce qui ne devrait jamais être divisé. Vous avez de multiples divisions, que ce soit au niveau de la forme ou des enseignements, beaucoup d’attirances et d’aversions bien enracinées, tout cela ne contribuant qu’à augmenter l’état de confusion qui règne sur votre planète. Nous qui sommes d’autres mondes, nous ne connaissons pas de telles divisions mais nous sommes conscients des liens et des interdépendances qui existent entre toutes choses. »

 

Photo : PIRO4D,  CC0 1.0 Universal, via Pixabay (PickPik)
« Notre planète n’a ni frontière, ni limite autres que celles que nous créons dans notre esprit ou par nos comportements. Toutes les idées et les concepts qui nous divisent lorsque nous sommes à la surface de la Terre commencent à s’estomper lorsque nous sommes en orbite ou sur la lune. Il en résulte un changement dans la vision que nous avons du monde ainsi que de notre identité. » Franck White

 

Photo : Joe Acaba, NASA , Domaine public, via Wikimedia Commons
« J’ai vu une biosphère irisée débordante de vie. Je n’ai rien vu de notre économie. Mais les systèmes créés par l’homme considèrent que tout ce qui existe, y compris les systèmes vitaux de notre planète, est propriété exclusive de l’économie mondiale. Le mensonge devient évident lorsqu’on observe les choses de l’espace. Nous devons remplacer notre représentation « économie, société, planète » par « planète, société, économie ». Cela arrivera quand nous aurons avancé dans notre processus évolutif. » Ron Garan

 

Dans l’esprit de R. Garan, nous ne faisons que nous illusionner au sujet de nos priorités matérielles et sur les questions insignifiantes qui retiennent collectivement notre attention. Il considère que notre relation avec la nature et le cosmos relève plutôt de la philosophie métaphysique que de la science conventionnelle : « Une des choses que j’ai réalisées pendant mes séjours dans l’espace est que nous ne venons pas de la Terre, nous sommes de la Terre. Et pour aller encore plus loin, nous ne sommes pas dans l’univers, nous sommes l’univers. Nous sommes l’univers devenant conscient de lui-même. »

Chris Hadfield, qui a passé 166 jours dans l’espace, a raconté que le changement de perspective qu’il a connu s’est produit rapidement et que de fortes émotions l’ont envahi alors qu’il n’y était pas préparé. Son moment « d’euphorie » est survenu alors qu’il prenait des photos du Pakistan depuis son vaisseau spatial. Il a considéré que ce pays, c’était « nous » et pas « eux », alors qu’il n’est pas Pakistanais. Il a alors réalisé à quel point les humains sur Terre vivent véritablement ensemble et que les frontières et les nationalités ne devraient pas définir notre identité en tant qu’êtres humains.

En 1992, Mae Jemison, la première femme noire à aller dans l’espace, a aussi connu une puissante expérience de ce genre. Pendant une mission qui a duré huit jours, elle s’est non seulement sentie connectée à la Terre mais aussi à l’univers tout entier. Ce sentiment n’a fait que renforcer ce qu’elle pensait déjà en grandissant : il n’y a pas de véritables limites à la vie.

Pendant son séjour de vingt-trois jours dans l’espace, le fait de voir la courbure de la Terre depuis l’espace a conduit Mike Massimino à connaître cet effet de surplomb. Pour lui, notre planète était un « paradis ». Il était comme un voyageur de l’espace admirant la véritable beauté de la Terre et il n’avait jamais rien vu d’aussi éblouissant de toute sa vie.

Il n’est pas surprenant que ces expériences puissent mener à un optimisme inébranlable. Comme en témoigne R. Garan : « Je vois très clairement qu’une unité florissante et une grande prise de conscience au sujet de l’interdépendance de notre nature se répandent sur toute notre planète. Cette prise de conscience atteindra un jour sa masse critique et quand cela se produira, nous pourrons résoudre les problèmes auxquels notre planète est confrontée. »

Source : BigThink.com, spacegrant.carthage.edu

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Des agroglyphes [sommaire]

« A part quelques canulars isolés, les agroglyphes sont réalisés depuis des vaisseaux spatiaux habités par des Frères de l’espace venant de Mars et de Vénus. Ils travaillent en étroite coopération avec la Hiérarchie spirituelle de la Terre, dont le leader est Maitreya, l’Instructeur mondial. Les Frères de l’espace visualisent la forme qu’ils désirent créer et approchent leurs machines près de la surface du champ. Puis ils utilisent une technologie pilotée par la pensée pour créer le motif. L’agroglyphe est le résultat de la combinaison d’une technologie avancée et de la pensée : la machinerie répond à leur pensée. Tout le processus ne prend que quelques secondes, même pour les motifs les plus complexes. »
« Les agroglyphes ont plusieurs objectifs. Premièrement, ils sont les « cartes de visites » des Peuples de l’espace, pour signaler qu’ils sont ici sans nous alarmer ni empiéter sur notre libre arbitre. Plus important : chaque agroglyphe est magnétisé et occupe une place spécifique dans les lignes de force du champ magnétique de la Terre. Chaque formation est un vortex, attirant de l’énergie pour la diffuser tout autour.
Ils forment ensemble un « réseau », un système d’énergie en corrélation. Ce réseau d’énergie, combiné avec l’énergie électrique apportée directement du soleil, nous donnera la nouvelle science de la Lumière, comme prédit par Maitreya.
La planète disposera alors d’une source d’énergie sûre et illimitée, qui ne pourra pas être accaparée par un groupe. »
Extrait de Le Rassemblement des forces de Lumière, de Benjamin Creme.

Photo : Copyright © Steve Alexander
Agroglyphe photographié à Owslebury Hants (Royaume-Uni) , 26 Juin 2023

[Une autre photo est disponible dans la version « feuilletable » de la revue Partage international. (bouton bleu) pour les abonnés]

Vol au-dessus des Etats-Unis [sommaire]

Le 6 octobre 2023, un pilote expérimenté aux commandes d’un avion commercial survolant Boston, aux Etats-Unis, a témoigné : « Une lumière est apparue devant [l’avion], plus en altitude. Elle est devenue très brillante, a semblé se déplacer vers la droite et vers le bas, puis s’est affaiblie jusqu’à disparaître. Puis une autre, ou la même, apparaît, est devenue brillante, puis s’affaiblit en s’éloignant. J’ai observé ce phénomène pendant plusieurs minutes avant de le signaler à mon copilote. » Les lumières étaient très variables – parfois il y en avait une suivie d’une autre, puis d’une autre ; à d’autres moments elles étaient deux ou trois en même temps ; parfois un mouvement de gauche à droite était prononcé. Cela a duré environ 20 minutes.

Source : National UFO Center

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Stop Ecocide International [sommaire]

« We the People » (Nous le Peuple), un groupement activiste à but non lucratif, avons lancé deux initiatives susceptibles de produire des résultats significatifs si suffisamment de personnes les soutiennent.

Le premier est Stop Ecocide International, un réseau mondial en pleine expansion, d’avocats, de diplomates et de membres de tous les secteurs de la société civile qui travaillent à ce que l’écocide devienne un crime international. L’objectif de cette démarche est que l’écocide soit un crime et que ceux qui le commettent soient passibles de poursuites criminelles au lieu de simplement payer une amende. Ce sera également un moyen de dissuasion envers les décideurs de haut niveau dans les gouvernements et l’industrie, cela nivellera le jeu entre eux, facilitera l’adhésion aux accords non contraignants et aidera à créer un changement culturel à l’égard des tabous sociaux relatifs aux dommages massifs causés à la nature.

Chacun peut participer en signant sur le site la pétition : « Nous appelons tous les gouvernements à déclarer leur soutien pour faire de l’écocide un crime international, en sachant que les pays doivent s’unir pour édicter cette loi pour une protection durable de toute vie sur Terre. »

Le site indique également les avancées visant à faire de l’écocide un crime international. Par exemple, en juillet de cette année, l’Alliance des Verts et de la gauche italienne a proposé un projet de loi pour criminaliser l’écocide ; l’ont rejoint le Pérou, la Finlande, le Concile mondial des Eglises, le Canada, la Suède, la Belgique, l’Union européenne, le Forum de la société civile des Nations unies et d’autres, tous proposant ou demandant une législation similaire.

Le traité de non-prolifération des combustibles fossiles [sommaire]

Cette initiative vise à encourager la coopération internationale pour accélérer la transition vers les énergies renouvelables, mettre fin à l’accroissement de l’utilisation des énergies fossiles et d’en réduire la production selon ce que la science démontre comme étant nécessaire pour répondre à la crise du climat. Cette initiative réunit plus de 2 000 groupes de la société civile, des organisations de recherche, des lauréats de prix Nobel, ainsi que des dirigeants dans les domaines de la santé, de la jeunesse, des mouvements des peuples autochtones et des gouvernements. Elle mène des recherches sur les dangers de la production de combustibles fossiles et sur des voies équitables de production d’énergie renouvelable et d’autres solutions bas-carbone.

Elle encourage également les actions diplomatiques en faveur d’un traité formel sur les combustibles fossiles. Les trois piliers que propose le traité sont la non-prolifération (stopper le développement de la production de charbon, de pétrole et de gaz), la sortie juste et progressive (un plan équitable pour réduire graduellement la production existante de combustibles fossiles) et la transition juste (accélération de l’adoption des énergies renouvelables pour qu’aucun travailleur, communauté ou pays ne soit laissé pour compte). Actuellement, un bloc de 13 pays recherche un mandat de négociation pour ce traité et 115 villes et gouvernements locaux le soutiennent. Les particuliers peuvent également le soutenir sur leur site.

Source : www.stopecocide.earth ; fossilfueltreaty.org

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

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Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Divers

Un système monétaire au service du climat (2) [sommaire]

par Sebastian Graf et Lars Graf,

Dans la première partie de cette série, nous avons montré l’insuffisance des stratégies actuelles pour enrayer le dérèglement climatique. Il est nécessaire de retirer le CO2 de l’air (séquestration du carbone), mais cela est coûteux et les démocraties ne sont pas adaptées pour entreprendre de longs projets coûteux, vu les cycles électoraux de quatre ans.

De plus, la séquestration du carbone est complexe, étant donné les volumes concernés, les dépenses en énergie que cela implique et la durabilité incertaine du stockage. Dans cette deuxième partie, nous examinons comment les banques centrales pourraient financer les activités d’élimination du carbone sans affecter le budget des Etats et les stratégies politiques à court terme.

 

Gestion indépendante de la masse monétaire

Les banques centrales, comme la Réserve fédérale ou la Banque centrale européenne (BCE), fonctionnent en dehors des structures gouvernementales afin d’assurer leur indépendance dans les prises de décisions monétaires. Cela permet d’éviter les interférences politiques dans les décisions économiques, laissant les banques centrales se focaliser sur la stabilité économique à long terme plutôt que sur les gains politiques à court terme. On peut faire l’analogie avec une gestion à long terme de la stabilité climatique, à l’opposé des agendas politiques à court terme.

Les banques centrales gèrent la monnaie d’un pays, la masse monétaire et les taux d’intérêt. Elles visent à assurer la stabilité financière et à favoriser la croissance économique en maîtrisant l’inflation et en évitant la déflation, en régulant le système bancaire, et en agissant comme prêteur de dernier recours en cas de crise financière. Elles gèrent également les réserves de devises étrangères et d’or pour influencer ou stabiliser le taux de change de la monnaie nationale, ce qui est crucial pour le commerce extérieur.

La masse monétaire doit rester en rapport avec la productivité de l’économie. Trop d’argent en circulation provoque l’inflation, faisant augmenter le coût de la vie et réduisant la valeur de l’épargne. Une masse monétaire trop limitée provoque la déflation, entraînant une baisse des prix. Ceci peut sembler positif, mais en réalité, cela ralentit l’économie et réduit l’emploi, car la consommation et les investissements sont sans cesse retardés. La plupart des banques centrales visent une légère inflation d’environ 2 % par an. On peut là aussi faire l’analogie avec la gestion des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Trop de CO2 dans l’air, comme trop de monnaie en circulation, provoque des déséquilibres, dans ce cas, la hausse des températures mondiales et la déstabilisation du climat.

 

La monnaie « fiat » moderne est essentiellement fictive

Dans le passé, l’argent créé était adossé à des ressources physiques rares, comme l’or ou l’argent, extraits du sol. Aujourd’hui, les cryptomonnaies modernes comme le Bitcoin pèsent sur les ressources en consommant de l’énergie pour des calculs informatiques inutiles.

Dans le cas des monnaies modernes comme le dollar américain, l’euro et le yen japonais, aussi appelées monnaies « fiat », la banque centrale nationale décide de la quantité de monnaie qu’elle souhaite mettre en circulation. Et elle crée cet argent en le prêtant aux gouvernements et aux entreprises en achetant leurs obligations, ou par le mécanisme de l’assouplissement quantitatif, ou en le prêtant aux banques commerciales qui prêteront elles-mêmes un multiple de leurs réserves bancaires.

Cette création de monnaie basée sur la dette nécessite toujours de rembourser davantage, sous forme d’intérêts, que le montant initialement prêté, ce qui pousse l’économie mondiale à croître constamment. Cette croissance augmente la consommation de ressources naturelles, réduit la fertilité des sols, détruit les habitats, et entraîne une perte de biodiversité, dépassant la capacité de renouvellement de la planète. En 2023, la capacité de charge naturelle de la Terre a été dépassée le 3 août, jour connu sous le nom de « Jour du dépassement de la Terre ».

La banque centrale régule la masse monétaire en circulation en achetant ou en vendant des obligations et en fixant les taux d’intérêt nationaux et le taux de réserve bancaire (soit, aux Etats-Unis, environ 10 % des crédits accordés par les banques à leurs clients).

 

Banques centrales – une solution pour financer la remédiation climatique ?

Pour éviter les pires effets du dérèglement climatique, une grande quantité de ressources économiques – travail, technologie et capital – doit être consacrée à l’extraction du carbone de l’air. Cela doit être financé, mais pour des raisons politiques, cela ne peut provenir du budget des Etats ou de la fiscalité.

Plutôt que les banques centrales injectent de l’argent en le prêtant avec intérêt aux gouvernements, aux entreprises (parfois des compagnies pétrolières) et aux banques, pourquoi ne pas financer directement des initiatives de séquestration du carbone ou prêter aux entreprises engagées dans la remédiation climatique, par exemple via des « Obligations vertes » ?

Les banques centrales financeraient directement ou indirectement des activités d’élimination du carbone, créant ainsi des emplois qui rémunèrent les salariés, lesquels dépensent ensuite cet argent pour la consommation, créant ainsi d’autres emplois et salaires. Les technologies et machines nécessaires à la suppression du carbone devraient également être fabriquées, créant encore plus d’emplois et de salaires.

Les autres outils traditionnels resteraient naturellement disponibles pour les banques centrales afin de gérer l’économie. Cependant, si les dépenses des banques centrales pour la séquestration du carbone devenaient le principal moyen de création monétaire, d’importantes sommes d’argent et d’activités économiques pourraient être allouées à cette tâche bénéfique à long terme pour tous. Encore une fois, les banques centrales sont dans une position unique pour exécuter des stratégies économiques et climatiques à long terme, car leur indépendance les protège quelque peu des processus politiques quotidiens et à court terme.

 

Mais il faut une solution mondiale…

Cela peut fonctionner, mais il demeure un problème. Cela n’aurait aucun sens si seulement les banques centrales de certains pays le faisaient, pendant que d’autres bénéficieraient sans rien faire de la réduction du CO2 dans l’atmosphère et d’une baisse des prix du pétrole et du gaz.

Cela nécessite donc une coordination mondiale entre toutes les banques centrales et entre tous les pays, même s’ils sont en concurrence ou en guerre. Heureusement, un mécanisme existe déjà : une banque centrale internationale des banques centrales, dont presque tous les pays sont membres, et qui dispose d’une structure de gouvernance sensée avec une répartition équitable des droits de vote et sans droit de veto (comme celui qui bloque souvent les décisions du conseil de sécurité de l’Onu). Cette banque centrale des banques centrales émet même sa propre monnaie, utilisée mondialement par ses membres pour gérer leurs réserves de devises étrangères.

Dans la dernière partie de cette série, nous examinerons comment le Fonds monétaire international (FMI), avec ses 190 pays membres et sa structure de gouvernance unique, pourrait être réorienté pour gérer et financer l’élimination du carbone à l’échelle mondiale.

L’amour et la haine [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

L’attention devrait être portée sur l’importance du rôle de la haine dans la vie quotidienne, et ses répercussions néfastes non seulement sur les individus mais sur l’humanité entière. Les systèmes physique, émotionnel et mental pouvant être complètement empoisonnés par cette virulente émotion, tout effort devrait être fait pour écarter ou au moins maîtriser cette passion dangereuse, dégradante et indisciplinée.

La haine et l’antagonisme sont les forces les plus dangereuses et destructrices du corps émotionnel, et il est inquiétant qu’elles se manifestent aussi couramment ne laissant que peu de gens épargnés par ce fléau qui affecte l’harmonie de l’existence. Parce que ceci constitue un échec pour tous les hommes, ces forces tentaculaires se propagent dans la vie de groupe, la politique, la religion et toutes les relations entre races et nations.

La haine est le pôle opposé de l’amour et découle de l’orgueil, de l’égoïsme et de la séparation, soutenus par l’envie, la jalousie, la malveillance, l’avarice, la convoitise, l’intolérance, la critique, l’ambition, la cruauté et la suspicion.

Parce que la haine est une part intégrale du monde astral et de ses distorsions, elle est une arme puissante maniée par les Forces de l’Obscurité. Ces dernières essayent d’aveugler l’humanité en nourrissant ce qui bloque l’afflux de forces nobles et fertiles. Elles attisent délibérément les feux de la haine, de la séparation, de la critique et de la cruauté ; elles s’efforcent de préserver ce qui est familier et établi, retardant ainsi le progrès spirituel et les révélations du nouvel âge. En nourrissant les peurs et les haines existantes elles incitent les nations du monde à la discorde, aux conflits et à la guerre, retardant de ce fait les forces d’évolution.

Un individu ne peut pas se battre directement contre les forces obscures, mais il peut participer au combat activement et à sa propre mesure en s’assurant que le moindre signe de haine dans son propre système soit étouffé et remplacé par les forces opposées de l’amour, de la bonne volonté et des justes relations humaines. Haine et antagonisme, aveuglement et discrimination doivent disparaître et disparaîtront lorsque l’individu les éliminera de sa propre vie.

La haine est une part intrinsèque de la personnalité humaine depuis que le corps émotionnel a commencé à se développer en tant qu’équipement standard. Depuis les temps les plus reculés, l’homme rejette la responsabilité des situations difficiles sur les autres, les haïssant pour cela, au lieu d’aller d’abord en lui effectuer une honnête autoanalyse ; quand les choses vont mal, il est beaucoup plus facile et plus satisfaisant de trouver des boucs émissaires pour nos mauvaises pensées, paroles ou actions. Tout individu ayant une quelconque aspiration à contribuer à l’amélioration des relations humaines devrait reconnaître cette tendance et travailler à son élimination. La haine, le blâme et la condamnation ne peuvent jamais coexister avec l’amour car lorsque la bonne volonté est plantée et prend racine, les sentiments de haine faiblissent et disparaissent.

« Jamais la haine n’éteint les haines en ce monde. Par l’amour seul les haines sont éteintes1. »

 

L’Amour

L’amour dans son sens véritable est un principe, une énergie divine ; l’intégralité du système de notre monde actuel est fondée sur l’énergie d’Amour-Sagesse. Cela signifie que l’Amour est la motivation sous-jacente à toute activité divine, et que l’univers entier est synthétisé par cette énergie d’Amour. Ce concept d’« amour » est donc celui d’une énergie suprême. Ceci dépasse la compréhension ordinaire et sentimentale de ce mot, lequel est cantonné au domaine de l’astral.

Une étude rapide de la condition du monde ne mènerait jamais à la conclusion que le cours des événements y est guidé par l’amour, mais indiquerait plutôt que tout est fondé sur la haine, la convoitise et autres qualités dégradantes. Il faudrait cependant se souvenir que l’être humain moyen est encore entouré et submergé par les miasmes et les illusions du plan émotionnel et que ses vues et ses jugements sont obscurcis par cette perspective déformée.

Mais ceci est encore une question de relativité, des différents angles d’approche de la vérité et des diverses interprétations que l’homme en fait. L’énergie d’amour comporte plusieurs aspects et le point d’où ils sont envisagés sera déterminé par le développement de l’observateur, et le plan sur lequel il se place. En outre, la qualité de l’énergie d’amour et son efficacité dépendront de sa source immédiate et de son adéquation.

En résumé l’« amour » peut être classifié comme suit :

L’amour physique, ou l’attraction naturelle entre formes ayant pour but la procréation, qui se manifeste en tant que vie sexuelle. Chez l’homme cette expression de l’amour a souvent été pervertie par les influences astrales.

L’amour astral ou émotionnel qui est celui que le langage courant désigne simplement par le terme « amour », et qui peut varier entre des vibrations purement sensuelles, des relations sentimentales superficielles ou un amour profond et pénétrant, en correspondance étroite avec la version spirituelle exaltée.

L’amour mental, et sur un niveau encore plus élevé, l’amour spirituel ou divin.

Ces formes indiquent seulement des gradations de l’énergie divine de l’Amour, la force qui régit notre système, et dont la puissance potentielle dépasse grandement la conception humaine. En évoquant l’amour en tant qu’énergie qui neutralisera les pouvoirs émotionnels de la haine et viendra les remplacer, il n’est certainement pas fait référence à l’amour de type émotionnel lequel peut même stimuler davantage et aggraver les émotions toxiques. Non, l’antidote qui adoucira, réprimera et finalement supplantera la haine, est l’amour mental ou divin […]. Par conséquent, la tâche principale de ceux qui travaillent à la rédemption de l’homme consiste à élever la conscience humaine au-delà des miasmes pervers du plan astral. La seule manière d’y parvenir est de soumettre l’humanité à un flux constant d’amour divin se manifestant sous forme de bonne volonté et de compréhension aimante.

[1]. Dhammapada (les dits du Bouddha), verset I-5.

Source : Aart Jurriaanse, Bridges (Ponts), éditions Bridges Publishing, non traduit

La prière [sommaire]

La prière constitue l’un des moyens les plus simples, les plus agréables et les plus élégants de penser au Seigneur. Dans la prière, il y a toujours détachement. Dans la prière, on est délivré de tout fardeau et de tout souci, car il s’agit d’un état d’absolu. On fait l’expérience de la présence du Tout-Puissant. « Dans la prière, vous ne serez jamais perdu. »
(Maitreya sur la prière, Partage international, mars 1990)

Une prière pour le nouvel âge

Je suis le créateur de l’univers.
Je suis le père et la mère de l’univers.
Tout est venu de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, l’esprit et le corps
sont mes temples,
pour que le Soi réalise en eux
mon Etre suprême et mon Devenir.

La prière pour le nouvel âge, donnée par Maitreya en juillet 1988, est en fait une affirmation ayant un effet invocatoire, et elle sera un puissant instrument qui nous aidera à reconnaître que l’homme et Dieu sont Un, qu’il n’existe pas de séparation. En affirmant : « Je suis le créateur de l’univers », je pourrai finalement prendre conscience du fait que je suis Dieu, la véritable réalité. Le collaborateur de Maitreya a expliqué que « cette prière peut mener les gens vers l’expérience du Soi intérieur qui est détaché du mental, de l’esprit et du corps ».

Compilation sur le thème de la prière, extraites de nos anciens numéros, dans les questions-réponses par Benjamin Creme  de ce numéro.

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Le fonctionnement de la propagande [sommaire]

Nos fidèles lecteurs pourraient être quelque peu surpris de la teneur du courrier qui suit. D’habitude, cette rubrique relate des expériences qui indiquent la présence d’un porte-parole de Maitreya ou de l’un des Maîtres, inspirant l’espoir et apportant du réconfort. Dans le cas de cette lettre, écrite par une personne qui nous suit de loin, on pourrait penser, à première vue, que c’est tout le contraire. L’intérêt de ce récit tient à ce qu’il fournit une expérience de première main du fonctionnement du lobby pro-israélien – un exemple de la manière dont la propagande et la malveillance détournent l’attention et sont destructrices. En l’occurrence, nous y voyons l’impact de l’hostilité, d’allégations infondées et de la diffamation dans une capitale européenne.

Ce courrier est également un excellent exemple de l’une des premières exigences attendues d’un disciple : apporter une réponse pratique aux besoins du monde. Ainsi inspire-t-il l’espoir et illustre-t-il comment il est possible de travailler avec d’autres groupes pour œuvrer aux priorités de Maitreya, individuellement ou collectivement.

Benjamin Creme nous encourage : « Il faut que les groupes comme celui-ci travaillent avec d’autres groupes, soutiennent tous les autres groupes pour construire une opinion mondiale. Lorsque l’opinion publique mondiale s’exprimera par l’entremise des peuples de la Terre, c’est elle qui changera le monde. […] Une tâche importante et utile pour ce groupe et tous les groupes de ce type est d’agir consciemment en faveur de la synthèse, de développer l’unité dans la diversité avec d’autres groupes. Allez sur Internet. Documentez-vous en consultant les sites de tous les groupes. […] Si ces groupes partagent nos intérêts et nos valeurs, s’ils travaillent pour le bien du monde, alors prenez la peine de les contacter et de participer avec eux à des foires ou des salons, ou d’échanger des conférenciers. » (L’unité dans la diversité)

 

Chère rédactrice en chef,

Depuis dix mois, nous assistons à des bombardements incessants d’Israël sur la bande de Gaza et au nettoyage ethnique en Cisjordanie. Utilisant l’argument absurde d’une guerre entre « la civilisation » [Israël] et « la barbarie » [Hamas], Israël s’arroge le droit de priver la bande de Gaza de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant, mettant ainsi en péril la vie de plus de deux millions de personnes. Il est tout aussi choquant que des hommes politiques aux Etats-Unis et en Europe soutiennent inconditionnellement Israël par des livraisons d’armes et un soutien politique, permettent à Israël de bafouer le droit international. Je n’ai jamais été aussi déçu par la politique qu’aujourd’hui.

Ne pouvant plus supporter les souffrances des Palestiniens, je suis devenu bénévole auprès des « Amis de la Palestine ». Ce n’est pas notre vrai nom, mais compte tenu des circonstances, je pense qu’il est sage de ne pas le divulguer.

Les « Amis de la Palestine » effectuent un travail caritatif en Palestine. Bien que nos contacts à Gaza travaillent dans des conditions épouvantables, ils sont encore en mesure de distribuer des produits de première nécessité (nourriture, eau, etc.) à la population dans le besoin, grâce à l’argent de nos donateurs.

Sur notre site web, nous donnons notre point de vue, en notant que la Palestine étant occupée par Israël, elle a le droit de se défendre en vertu du droit militaire international. Selon nous, la situation de la Palestine est comparable à celle de l’Ukraine. De même que la Russie n’a pas le droit d’occuper l’Ukraine, Israël n’a pas le droit d’occuper la Palestine. En vertu du droit international, l’Ukraine et la Palestine ont le droit de résister.

Un journal de droite de notre pays a sorti notre propos de son contexte dans un article qu’il a publié en prétendant que les « Amis de la Palestine » exhortaient au meurtre d’Israéliens. Nous supposons que les « Amis d’Israël » (ce n’est pas leur vrai nom) – le lobby pro-israélien dans notre pays qui a été très largement mentionné dans cette publication – sont à l’origine de cette initiative. Les « Amis d’Israël » ont la réputation, non seulement au sein de notre réseau mais aussi en dehors, de mener des actions agressives contre les groupes pro-palestiniens ; ils ne reculent devant aucun moyen violent.

Ce numéro du journal de droite venait à peine de paraître qu’un véritable déferlement de haine s’est produit. Notre adresse électronique a été inondée de courriers haineux et de menaces de mort. Les politiciens des partis conservateurs au Parlement, probablement aussi en collaboration avec le lobby israélien, se sont précipités pour condamner fermement cette prétendue « glorification de la terreur ». Un parti politique d’extrême droite a exigé que notre statut d’organisation caritative soit révoqué et que nous fassions l’objet d’une enquête pour déterminer si nous ne recevions pas d’importantes sommes d’argent d’obscurs pays arabes et si nous n’acheminions pas de l’argent vers le Hamas.

Les banques et autres institutions financières sont dans l’obligation de veiller à ce que des fonds ne soient pas transférés à des organisations terroristes. Avant l’article du journal en question, certaines d’entre elles menaient déjà des enquêtes approfondies sur les montants que nous recevions et, en particulier, sur les montants que nous transférions vers la Palestine. Mais lorsque le journal de droite a publié l’affirmation selon laquelle les « Amis de la Palestine » appelaient à tuer des Israéliens, tous nos partenaires financiers ont scruté nos finances, avec ou sans référence à cet article. Le résultat a été que nous, un tout petit groupe de bénévoles, avons été occupés jour et nuit à répondre à des questions sur nos relations financières tout en luttant pour maintenir notre aide à Gaza dans le même temps.

Nous avons envisagé d’engager une action en justice contre les « Amis d’Israël », mais nous n’étions pas certains de nos chances de succès. Nous sommes une petite organisation de bénévoles, tandis que les « Amis d’Israël » est une grande organisation dotée d’une vaste équipe d’avocats et de bons contacts dans les partis politiques nationaux, qui estiment presque tous qu’Israël mérite le soutien inconditionnel du monde entier. Comme il n’y avait guère d’intérêt à le faire, nous avons décidé de ne pas entamer de procédure judiciaire à leur encontre.

Malheureusement, cet épisode traumatisant n’est pas unique. Dans le monde entier, la démocratie et l’état de droit sont soumis à des pressions et de nombreux gouvernements restreignent la liberté d’expression et le droit de manifester. En outre, quiconque s’élève contre la grande injustice dont sont victimes les Palestiniens court le risque d’être accusé d’antisémitisme. C’est ainsi que nous sommes réduits au silence.

Identité non divulguée

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Déclaration de Maria Ressa [sommaire]

Photo : Geoff Livingston, CC BY-NC-ND 2.0, via flickr

 

« Sans faits, il n’y a pas de vérité. Sans vérité, il n’y a pas de confiance ni de réalité partagée. Sans démocratie on ne peut résoudre aucun problème à l’échelle mondiale. Et la difficulté est que si les médias sociaux sont un système de contrôle du comportement, où se trouve le libre arbitre ou le libre choix d’un candidat ? Comment peut-on garantir l’intégrité des élections si l’on ne garantit pas l’intégrité des faits ? Je pense que nos élections sont vraiment représentatives de l’impact de la désinformation […]

Ce que nous voyons, ce sont des dirigeants autoritaristes élus avec l’aide de cette technologie qui a insidieusement manipulé l’opinion des électeurs dans le monde entier. Ils élisent alors démocratiquement un dirigeant malhonnête qui de fait prend le pouvoir et écrase la démocratie de l’intérieur. Nous sommes dans un monde à l’envers. Et cela s’explique en grande partie par le fait que l’impunité en ligne s’est infiltrée dans l’impunité réelle. […] Nous vivons dans un seul monde et le fait qu’il y ait une sorte d’impunité en ligne – la violence en ligne n’est pas sanctionnée – a un impact sur les mécanismes de contrôle et d’équilibre, sur l’état de droit dans le monde réel. Et c’est ce que nous finançons. Ce n’est pas la première fois que cela se produit.

Je remonte aux années 1935, 1936 […]. Nous connaissons les leçons de l’Histoire. Je pense qu’en partie, la technologie a agi comme un carburant en prenant le monde par surprise, comme un accélérateur qui a mis le feu aux poudres. C’est à quoi ça ressemble. Il nous reste peu de temps. Les prochaines années seront déterminantes pour la survivance de la démocratie au niveau mondial. »

Déclaration de Maria Ressa, août 2024, après que la cour d’appel de Manille a annulé la fermeture du média en ligne Rappler. (Maria Angelita Ressa est une journaliste philippine et américaine. Elle est cofondatrice et PDG du site Rappler et lauréate du prix Nobel de la paix en 2021.)

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Le pouvoir de la prière est-il intimement lié au tissu de l’univers de sorte qu’il est disponible pour chaque individu, ou sa nature exige-t-elle toujours un agent intercesseur, que ce soit un être suprême, le Christ, un Maître, un saint ? [sommaire]

Elle nécessite toujours un agent intercesseur.

Existe-t-il deux catégories de prière – la prière vue sous son aspect personnel et la prière d’intercession de la personne religieuse ? Dieu ne fait-il pas preuve d’impartialité quand il s’agit de prière et toute prière est-elle fondamentalement la même et utilisée de la même manière ? [sommaire]

Il existe des stades dans l’usage de la prière – de la supplication basée sur le désir à l’invocation plus ou moins scientifique. Cela dépend de l’évolution de la personne qui fait la prière.

Comment faire connaître nos prières à ceux qui sont capables d’intercéder ? [1] (a) Ceci est-il possible pour tout le monde, (b) ou faut-il être en contact avec un Maître ? [2] A qui on adresse sa prière fait-il une différence, en matière de guérison ? [sommaire]

En visualisant ou en pensant à l’intercesseur. [1] (a)  Oui. (b) Non. [2] Oui, dans une certaine mesure.

[1] Quel avantage y a-t-il à utiliser la prière pour la guérison plutôt que l’affirmation ou l’invocation ? Mère Teresa de Calcutta considérait qu’elle tendait une main secourable à Jésus, à travers les gens qu’elle aidait à guérir, disant : « Jésus, mon patient, combien il est doux de vous servir », et son succès est légendaire. [2] Sa méthode est-elle davantage une manifestation de prière, d’affirmation, de reconnaissance, ou plus simplement la réponse au besoin du malade ? [sommaire]

[1] Aucun. Cela dépend de ce que l’on est capable de faire. [2] A la fois une manifestation de prière et la réponse au besoin du malade.

Quelles sont les similitudes et les différences entre la prière, l’invocation, l’affirmation, l’usage de mantras ? [sommaire]

La prière émane davantage du désir. L’invocation (avec ou sans mantra) est la plus scientifique. L’affirmation se situe quelque part entre les deux, selon la personne qui affirme.

Peut-on résumer sommairement en disant : « Prier, c’est parler à Dieu. Méditer, c’est laisser Dieu vous parler » ? [sommaire]

Je ne sais pas. Ce n’est pas ma manière de penser.

S’agit-il de prière si l’on se contente de « parler avec Dieu », plutôt que de lui adresser une prière formelle ? [sommaire]

Oui.

La prière serait-elle plus puissante si elle était faite en tant qu’invocation ou commandement plutôt que comme une demande (comme c’est généralement le cas) ? [sommaire]

Oui, lorsque c’est possible. Pour finir, l’invocation remplacera la dévotion et la prière.

La foi influe-t-elle sur le résultat de la prière ? Comment ? [sommaire]

Oui, elle invoque la volonté.

Pourquoi la prière semble-t-elle agir (donner des résultats) pour une personne et pas pour une autre ? [sommaire]

Cela dépend dans une large mesure de la situation karmique. Et également de la foi.

Prier pour quelqu’un peut-il interférer avec son karma ? [sommaire]

Non.

La prière peut-elle aider à résoudre notre propre karma ? [sommaire]

Non.

La prière peut-elle être nocive ? [sommaire]

Oui, par exemple en invoquant une malédiction.

Vient-il un moment, dans le voyage de l’évolution, où la prière n’est plus nécessaire ? [sommaire]

Oui.

Quelles sont l’importance et l’efficacité des types de prière suivants : la louange ou la glorification, les remerciements, la supplication ou la requête, la confession, la prière de guérison, l’invocation ? [sommaire]

Les remerciements (la gratitude), la supplication ou la requête, la confession et le regret, la prière de guérison et l’invocation sont toutes des formes de prière importantes.

Est-il exact que toutes les prières sérieuses sont entendues ? Par qui – des anges ou dévas, des Maîtres, etc. ? [sommaire]

Oui, par les Maîtres.

Si elles sont entendues, cela signifie-t-il qu’elles recevront généralement une réponse ? Existe-t-il des cas où la réponse n’est pas facile à discerner ? [sommaire]

Nombre de prières obtiennent une réponse qui ne va pas nécessairement dans le sens attendu ou espéré. La réponse reste donc alors souvent méconnue.

Les prières récitées à l’église sont-elles plus puissantes que celles prononcées ailleurs ? [sommaire]

Non.

L’humanité est-elle le seul règne qui utilise la prière ? [sommaire]

Oui.

Dans quelle mesure des prières comme le Notre Père, le psaume 23, etc., sont-elles bénéfiques ? [sommaire]

Elles sont très bénéfiques.

Est-il juste de prier ou de demander de l’aide à Dieu pour des questions matérielles ? [sommaire]

Ce n’est pas recommandé !

Si vous priez pour quelqu’un sans que la personne ne le sache, cela allégera-t-il réellement son fardeau ? [sommaire]

Cela peut le faire.

Pour être efficace, est-il recommandé de prier plusieurs fois pour sa propre guérison ou celle des autres ? Si l’on demande la guérison plus d’une fois, cela signifie-t-il que l’on n’a pas la foi que notre première prière a été entendue ? D’autre part, si l’on ne prie pas d’un niveau suffisamment élevé en soi-même, ne faudra-t-il pas d’autres prières (peut-être en étant mieux aligné) pour être efficace ? [sommaire]

Oui, c’est exact.

Il me semble qu’il existe un élément de peur à la base de la prière. [1] Est-ce exact ? [2] Pourquoi les gens prient-ils ? [sommaire]

[1] Quelquefois, mais pas nécessairement. [2] Pour obtenir de l’aide, bien sûr.

Quand la prière a-t-elle commencé ? [sommaire]

Lorsque l’homme animal primitif a poussé un hurlement de terreur et appelé à l’aide alors qu’il était pourchassé par un énorme carnassier. Peut-être n’était-ce pas ce que nous appellerions aujourd’hui une prière et nous ne pouvons que spéculer quant à savoir vers qui cette supplication inarticulée était dirigée.

Le destinataire de la prière est-il important ? [sommaire]

Peu importe qui vous priez. Ce qui compte est de croire en celui que vous avez choisi. Plus l’approche est consciente, plus elle est mentale, plus la volonté entre en jeu et plus la foi dans le contact est grande, plus la prière aura de chances d’être entendue et, dans les limites de la loi du karma, exaucée. Ma recommandation est de prier Maitreya en tant que représentant de Dieu, un Divin Intermédiaire, et surtout parce qu’il a promis de répondre aux prières de ceux qui ont besoin de son aide. Je conseille de ne pas prier pour des biens matériels (et de ne pas s’attendre à en recevoir), ni pour trouver des solutions aux problèmes de la vie, qui relèvent de notre responsabilité et qu’il nous appartient de résoudre nous-mêmes.

Après ce qui s’est passé en 1945, est-ce que ce ne sont pas les prières qui ont amené Maitreya à venir Londres ? [sommaire]

La décision de Maitreya de revenir dès que possible fut annoncée en 1945. Cette décision est due dans une large mesure à l’appel à l’aide lancé par l’humanité. (La décision de faire de Londres son « point d’attache » a différentes raisons.) Les gens ont sollicité du secours dans toutes les langues, ne s’adressant pas à Maitreya en particulier, mais à Dieu, « là-haut », implorant simplement : « Par pitié, par pitié ! Réalité, Dieu, Cosmos, au secours, aidez-nous ! » Prier Dieu, Maitreya ou qui que ce soit, pour la paix, ne constitue pas, à mon avis, la bonne façon de s’y prendre. Nous devons y parvenir par nous-mêmes. Vous pouvez demander de l’aide, de l’énergie, des conseils, de l’inspiration, afin de rétablir la paix, mais nous devons nous-mêmes faire la paix. Il ne faut pas seulement se tenir en retrait en pensant que Dieu rétablira la paix. La paix est en Dieu, Dieu est paix. L’état de paix existe déjà, mais c’est nous qui le troublons.

La prière est-elle un moyen d’invoquer Maitreya ? [sommaire]

Bien entendu. Tous les Maîtres répondent à la prière. C’est de cette façon que toute prière trouve une réponse, et non par des êtres assis quelque part dans un ciel qui n’existe pas. Le ciel est un état d’Etre et le royaume des cieux est le règne des âmes.
Les Maîtres sont pleinement éveillés, ils ne dorment jamais et entendent toutes les prières. Leur réponse dépend de la force de l’invocation et de la quantité de substance émotionnelle ou mentale qui l’accompagne. Plus la substance est mentale, plus elle est élevée, plus l’impact sera grand sur le mental des Maîtres, car ils agissent sur le plan mental et non sur le plan émotionnel. Sur les plans de l’astral, il existe de nombreux êtres qui répondent aux prières de type astral. Mais les Maîtres eux-mêmes ne répondent que sur les plans mental et supra-mental, les plans de l’âme ou plans spirituels. Ainsi, plus l’invocation sera élevée dans votre prière, mieux ce sera. Mais il y a encore plus important que cela, c’est le karma. Car la loi du karma contrôle l’action des Maîtres eux-mêmes, et leur réponse à la prière.
Dans sa forme la plus élevée, la prière est aspiration. Plus l’aspiration est élevée, plus elle fait appel à l’activité du cœur. La méditation est le moyen par excellence pour s’aligner avec l’énergie de l’âme, du Soi supérieur, pour en être progressivement imprégné, et pour parvenir finalement à l’union avec elle. L’invocation est autre chose, et la transmission est liée à l’invocation. L’invocation est un appel à l’énergie d’une source spirituelle supérieure, et la transmission de cette énergie à une source inférieure. La transmission forme un pont entre la source supérieure, la Hiérarchie, et la source inférieure, l’humanité en général.

Est-il de quelque utilité de prier pour l’esprit des défunts, pour les aider par exemple à accéder à un plan supérieur à celui qui normalement correspondrait à leur destinée ? [sommaire]

Selon moi, il n’y a aucun moyen d’influencer la destinée d’un défunt une fois la mort survenue, du moins après les trois jours qui suivent la mort. La valeur de la prière est destinée aux personnes qui se trouvent sur le plan physique. Les prières pour et avec une personne sur le point de trépasser peuvent cependant s’avérer utiles, pour l’aider à focaliser son attention au niveau de l’âme et augmenter ainsi la tension spirituelle requise pour atteindre les plans supérieurs. Prier « l’un pour l’autre », sur le plan physique, est toujours bénéfique.

Prier avec constance et amour influence-t-il le karma ? [sommaire]

Prier pour un individu ou pour le monde est de réelle valeur. La loi karmique ne peut être changée, mais les effets de son action peuvent être modifiés par l’invocation de forces supérieures émanant des êtres spirituels qui ont choisi cette forme de service.

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
[Article 25A de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par les Nations unies en décembre 1948]

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