juillet 2024 – No 431 / 432
SOMMAIRE

- Jeux de pouvoir par Le Maître –
- L’humanité face à un choix historique par Le Maître –
- La revue Partage international
- juillet août 2024
- Energies renouvelables : l’intelligence face à la cupidité par Bill McKibben
- Sept courageux héros de l’environnement
- En faveur de l’Amour – une force intensément pratique par Luc Guillory
- Carlo Acutis : le premier saint du millénaire
- L’ordre mondial en péril
- Le complexe militaro-industriel nous tue tous par David Vine et Theresa Arriola
- Ovnis à Akita
- Cercles de lumière à Munich
- Des formations lumineuses persistantes
- L’événement le plus sacré
- Un ovni de loin et de près
- Le voyage d’Apollonius dans le nord de l’Inde
- Le point sur la Grande Muraille verte
- La fin des temps : les élites, les contre-élites et la voie de la désintégration politique (1) par Cher Gilmore
- Un système monétaire au service du climat (1er partie) par Sebastian Graf et Lars Graf
- L’intendance de la planète
- Ces présidents qui nous mènent à l’apocalypse nucléaire par Jeffrey D. Sachs
- Les dévas et les élémentaux par Aart Jurriaanse
- Une apparition de Maitreya à la télévision
- Un joyeux chanteur
- Un amour rayonnant
- Guérison accélérée
- L’engagement des Maîtres par Le Maître –
- Questions-réponses
- La paix, la menace nucléaire et l’importance d’embrasser la diversité tout en cherchant l’unité et la synthèse.
- L’impact de l’humanité sur la météo, le climat, la pollution des ressources planétaires, et l’interdépendance de l’humanité avec toute vie sur Terre.
- Les forces du marché nous amènent à détruire notre environnement, à laisser des gens mourir de faim, et des millions d’autres à vivre dans la misère, tout en laissant se répandre la drogue et les crimes. N’est-il pas grand temps de faire machine arrière ? Maitreya et les Maîtres peuvent-ils réellement produire la sorte d’impact dont nous avons besoin pour changer d’orientation ?
- A propos de l’empoisonnement de notre planète, je pensais à la fin des années 1980 que nous tournions le dos à la prolifération nucléaire, mais récemment il y a eu ces essais nucléaires en Inde et au Pakistan. Faut-il s’en inquiéter ?
- Pour revenir à tout ce qui se produit actuellement sur notre planète, en particulier depuis six à huit mois aux Etats-Unis – les tempêtes, les tornades, les sécheresses et les feux en Floride – ne sommes-nous pas, comme d’autres pays, en train de payer notre karma ?
- Pouvez-vous nous parler des dévas ?
- SANTÉ, GUÉRISON ET KARMA – [1] Pourriez-vous, s’il vous plaît, expliquer la ou les causes (ésotériques) de la sclérose en plaques ? [2] Quel mode de vie, quelles mesures préventives faut-il adopter ? [3] Certains types de personnes sont-ils plus prédisposés que d’autres ? [4] Quelle est la meilleure manière d’améliorer ou de guérir cette maladie ?
- Dans la Guérison ésotérique, d’Alice Bailey, il est dit : « Il est conseillé aux personnes de 6e rayon de s’abstenir de l’art de la guérison tant qu’elles ne sont pas parvenues (consciemment) au stade d’initié. » [1] Dans ce cas, le stade d’initié signifie-t-il au-dessus du deuxième degré ? [2] Par « 6e rayon », faut-il entendre âmes de 6e rayon, ou personnalités de 6e rayon majeur ? [3] Est-ce parce que les personnes de 6e rayon ont tendance à utiliser le centre du plexus solaire ?
- [1] Pourriez-vous donner s’il vous plaît la structure de rayon de Samuel Hahnemann (fondateur de l’homéopathie) et son niveau d’évolution ? [2] Travaillait-il sous l’impulsion d’un Maître ? Quel(s) Maître(s) était à l’origine de ses découvertes ?
- L’homéopathie est-elle plus efficace sur certaines personnes que sur d’autres ? Si tel est le cas, quels sont les facteurs qui entrent en jeu ?
- Certains prétendent que l’utilisation d’ustensiles de cuisine en aluminium peut nuire à la santé. Est-ce vrai ?
- Si quelqu’un pratique l’euthanasie sur une personne à sa demande, pour lui éviter les souffrances de l’agonie, cela ne fait-il pas peser un lourd karma sur ses épaules ?
- Pourquoi les enfants sont-ils sujets à tant de maladies : rougeole, oreillons, varicelle, etc. ? Doit-on les laisser exposés ou les protéger de ces maladies ?
- Sur le mur d’apartheid construit par Israël
Articles du Maître —
Jeux de pouvoir – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, juin 2014
LORSQUE CERTAINS progressent vers l’instauration de relations justes au sein de l’humanité, il s’en trouve toujours d’autres, à l’inverse, pour faire le choix de la confrontation. Quantité de gens se battent, parfois au péril de leur vie, pour conquérir plus de liberté et de justice ; simultanément, certaines forces font peser des menaces sur la paix en tentant avec cynisme de renforcer leur pouvoir chancelant. Pendant ce temps, l’essentiel de la population mondiale assiste au spectacle et tremble face à la résurgence de haines que l’on croyait domptées et dépassées.
Nous, vos Frères aînés, suivons aussi avec attention le déroulement de ces dangereuses manigances, mais nous n’avons pas peur. Le bon sens, nous le savons, imposera au moins l’acceptation d’une paix précaire, avec pertes et profits plus ou moins équilibrés de part et d’autre. A l’avenir, ce scénario est appelé à se reproduire dans différentes régions du monde où les « grandes puissances » cherchent à maintenir ou même à renforcer leur emprise, sachant fort bien qu’il leur faut agir avec prudence pour éviter de rompre le statu quo.
Combien de temps les nations pourront-elles encore jouer à ce jeu futile et vain ? La sagesse dicte la seule voie à suivre : travailler ensemble pour la paix et la prospérité de tous. C’est seulement ainsi qu’elles prépareront leurs peuples au bonheur que procure la paix, à la prospérité qui naît de la justice, et à la bénédiction du partage.
L’humanité face à un choix historique – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, mars 2013
LE MOMENT EST VENU pour les hommes de faire le plus grand choix de leur histoire. Ils vont bientôt se rendre compte qu’il leur faut prendre une décision capitale, déterminante pour l’avenir de chaque homme, femme et enfant, et dont dépend la survie même de toutes les créatures qui peuplent ce monde. Ils vont devoir choisir entre la poursuite de leur aventure sur la Terre dans une créativité toujours plus féconde, et l’anéantissement de toute vie, humaine et subhumaine, dans la dévastation de notre demeure planétaire.
L’homme a, hélas, percé le secret de la puissance redoutable qui se cache dans le noyau de l’atome ; il s’en est emparé pour la mettre au service de la guerre. Tant que l’humanité sera si divisée à cause de la cupidité, de la rivalité et de la soif de pouvoir qui l’animent, la menace de son extinction, accidentelle ou intentionnelle, sera toujours présente. Il appartient donc aux hommes de créer des conditions de vie qui les mettront hors de danger.
L’individualité des hommes et des nations est aujourd’hui si puissante, leurs divisions dans la lutte pour la vie sont si profondes qu’ils se sont égarés, et doivent impérativement retrouver leur chemin s’ils veulent survivre.
C’est pourquoi les Grands Êtres qui sont vos Frères aînés ont entrepris de leur montrer la seule voie qui conduit à la paix. Nous l’affirmons : seuls le partage et la justice apporteront aux hommes cette paix, à laquelle tous aspirent au plus profond de leur cœur. Ce que nous préconisons est si simple ! pourtant, jusqu’à présent l’humanité semble avoir eu des difficultés à le comprendre. Les hommes jouissent d’un libre arbitre divin, et sont les maîtres de leur destin. Notre conseil : qu’ils prennent le chemin du partage et de la justice, ces habits de la fraternité sans lesquels un homme n’est pas pleinement un homme.
Editorial
La revue Partage international – [sommaire]
« Quels sont les sujets que vous abordez dans votre revue ? » nous demande-t-on souvent. Il y a plusieurs façons de répondre à cette question.
En 1982, juste avant son lancement, nous écrivions : « Partage international réunit deux grandes orientations de la pensée contemporaine : la politique et la spiritualité. Notre objectif principal est de faire savoir que Maitreya, l’Instructeur mondial pour l’âge à venir, et les Maîtres de Sagesse, sont maintenant parmi nous et émergent progressivement dans l’arène publique. En même temps, notre but est de montrer la synthèse qui sous-tend les changements politiques, sociaux, économiques et spirituels qui se produisent actuellement à l’échelle mondiale et de stimuler l’action pratique pour reconstruire notre monde selon des lignes plus justes et plus généreuses. »
Ce mensuel se rapporte à la vie. Certains diront que c’est une affirmation présomptueuse ; nos fidèles lecteurs se souviendront d’avoir vu les portes rouillées de l’histoire s’ouvrir, nous ramenant, même si ce n’est que rarement, à des civilisations inconnues de la plupart – l’Atlantide, par exemple. Plus important encore, d’anciennes archives sont ouvertes pour expliquer pourquoi un monde de merveilles tel que l’Atlantide a finalement échoué et sombré dans les vagues d’un karma implacable. L’avidité, le matérialisme grossier et le séparatisme l’ont mené à sa perte – la leçon exacte que nous devons certainement prendre à cœur aujourd’hui. Les Première et Seconde Guerres mondiales remontent à ces périodes sombres, ce qui constitue une autre leçon. En d’autres termes, cette publication est éducative et éclairante, et fournit des conseils pour notre époque et au-delà.
Au fil des pages, nous découvrons que non seulement l’humanité est une, mais que nous sommes liés à toutes les formes de vie sur notre planète et que nous avons une responsabilité à l’égard de la nature. Et, chose passionnante, nous apprenons que notre planète fait partie de la famille solaire qu’est notre système solaire, une grande Vie en soi. Ajoutons à cela l’humilité de savoir que nous avons des amis et des aides bienveillants et sensibles sur d’autres planètes de notre système solaire, qui ne nous veulent que du bien et nous protègent de nous-mêmes dans les limites de la loi karmique.
Notre revue évoque l’avenir et la manière dont nous pouvons bâtir le monde auquel nous aspirons tous. « Nous tous » fait référence à l’ensemble de l’humanité, c’est-à-dire à ceux qui aspirent à une nouvelle façon d’être et de vivre. Ces pages contiennent la clé de l’avenir puisque nous avons le privilège de lire la sagesse et les enseignements de Maitreya, les paroles d’un Maître qui montre la voie et celles d’un disciple chevronné qui travaille en étroite relation avec son Maître. Quel meilleur conseil et quelle meilleure aide pourrait-on souhaiter ?
Au fil des pages, le lecteur peut entendre un appel de son âme et voir encouragée son aspiration à servir et à établir une relation plus étroite avec son moi supérieur. C’est la voix de l’esprit qui évoque l’intuition – ce qu’il y a de plus élevé et de meilleur chez ceux qui sont ouverts à l’expérience de l’absorption des énergies spirituelles et de l’inspiration qui peuvent amener une personne plus loin sur le chemin.
Nous avons accès aux paroles des Maîtres. Le simple fait de leur existence est une base d’espoir suffisante pour aller de l’avant et servir le monde et le Plan – dans la mesure où il nous est accessible. Le simple fait de savoir qu’un être tel qu’un Maître existe, qu’il existe un Plan divin, que la vie a un sens et un but, est une source d’espoir, d’amour et de respect pour la vie dont nous faisons partie. Il est plus facile de faire les bons choix grâce aux conseils disponibles – à condition de les prendre à cœur.
Il est incontestable que le respect de la vie est généralement absent dans le monde d’aujourd’hui. Nous nous trouvons dans un état de chaos et nous, ou ceux qui sont en position de pouvoir, passons d’une crise à une autre encore plus grave, d’un conflit régional à un conflit national et d’une tension nationale à une tension internationale, ainsi qu’à un bellicisme, un militarisme et une politique dangereux qui pourraient déclencher des crises encore plus graves.
Il n’est pas difficile d’imaginer notre famille solaire – nos « frères et sœurs » sur d’autres planètes – observant la Terre avec stupéfaction et priant le Logos solaire de sauver la Terre et ses enfants aveugles et égarés qui semblent déterminés à faire les mauvais choix. Nous sommes certainement en train de créer un enfer sur Terre pour ceux qui sont massacrés chaque jour, déplacés par millions, affamés (alors la nourriture existe), marginalisés et humiliés, poussés à la drogue ou au désespoir par notre apathie impitoyable ou notre inaction. Par nos décisions collectives quotidiennes, que nous soyons en accord ou en désaccord avec les actions de ceux qui détiennent le pouvoir, nous menaçons la vie de notre maison commune et perturbons le plan pour nous-mêmes et pour le système solaire. C’est par ses mauvais choix que l’humanité elle-même ferme les fenêtres d’opportunité. Nous disposons du libre arbitre ; nous avons le droit de continuer à faire les mauvais choix, mais ce faisant, nous limitons nos options. Nous réduisons l’« opportunité » de l’intervention divine à chaque décision séparative, violente et négative.
Maitreya et les Maîtres exhortent tous ceux qui le peuvent à s’adonner à la joie du service partout où nous nous sentons appelés à servir. Ils exhortent tous ceux qui le peuvent à élever la voix et à exiger la justice, la paix et le partage. Ils encouragent les gens à viser la synthèse et la tolérance, à rechercher des occasions de travailler avec d’autres personnes qui partagent les mêmes idées pour trouver des solutions, pour sauver le monde et commencer à rectifier les erreurs. Cette revue peut fournir l’inspiration nécessaire, elle peut aiguiser le désir d’aider et, pour citer les grands êtres, contribuer à créer « un avenir où aucun homme n’est dans le besoin, où aucun jour ne se ressemble », où la vie est sanctifiée par un sens et un but, et où tous se savent des dieux en devenir et vivent pour exprimer cette divinité.
Ce mois-ci dans Partage international
juillet août 2024 – [sommaire]
Avec ces idées et ces objectifs à l’esprit, nous avons choisi de mettre l’accent sur la santé de la planète et notre devoir pour la protéger, de mettre en garde contre la guerre et la puissance obscure qui se cache derrière les conflits provoqués par l’industrie de l’armement. Nous dévoilons le monde mystérieux des dévas et des élémentaux. Les réponses fournies par Benjamin Creme confirment l’idée de notre interconnexion avec tous les règnes de la nature et de notre impact sur eux – en témoignent les conditions météorologiques extrêmes qui sévissent actuellement dans le monde entier. Le Maître de Benjamin Creme nous conseille d’utiliser notre libre arbitre à bon escient pour choisir de sauver la planète « pour la joie de la paix, la prospérité de la justice et la félicité du partage. »
Point de vue
Energies renouvelables : l’intelligence face à la cupidité – [sommaire]
NOUS sommes engagés dans la course la plus désespérée de l’histoire de l’humanité : une course entre la dégradation du climat et le développement des énergies renouvelables. L’issue déterminera combien de personnes mourront, combien de villes se noieront, combien d’espèces survivront.
Presque tout le reste, comme les efforts de restauration des coraux, ou les inquiétudes quant à la manière dont nous propulserons les avions long-courriers, ne sont que du bruit à la marge ; la question décisive est de savoir comment ces deux courbes, de destruction et de construction, vont se croiser. La période pertinente est la prochaine demi-décennie, les cinq ou six dernières « années cruciales ».
Malgré toutes les nouvelles désespérantes sur le climat, il existe quelques chiffres encourageants. Ils proviennent de Kingsmill Bond, analyste chevronné en matière d’énergie, et de ses collègues du Rocky Mountain Institute (RMI). Ils démontrent que le monde s’est engagé dans la pente ascendante de la courbe en S, qui nous fera passer d’une dépendance minimale aux énergies renouvelables à, croisons les doigts, une dépendance minimale aux combustibles fossiles. L’angle de cette courbe pourrait s’avérer être la donnée mathématique la plus importante de notre époque sur Terre, en concurrence seulement avec la pente de la courbe de Keeling qui décrit l’accumulation croissante de CO2 dans l’atmosphère au-dessus du Mauna Loa.
Il semble assez clair, selon l’équipe de K. Bond, que nous avons atteint le pic de demande de combustibles fossiles sur cette planète. L’avènement de l’énergie solaire, éolienne et des batteries bon marché, combiné aux technologies en développement rapide comme les pompes à chaleur et les véhicules électriques, a finalement pris le dessus sur la demande en énergie, alors même que de plus en plus d’économies asiatiques entrent dans des périodes de croissance rapide. La question est de savoir si nous allons stagner aux niveaux actuels d’utilisation des combustibles fossiles pendant une décennie ou plus, ou si nous pouvons en diminuer suffisamment l’utilisation pour commencer à avoir un impact sur l’atmosphère.
Si nous relevons le défi, il se peut que nous ayons des difficultés à survivre. Si nous ne le faisons pas… n’en parlons plus.
Ce rapport donne au moins quelques raisons d’espérer. Le solaire et l’éolien croissent désormais plus rapidement que toute autre source d’énergie dans l’histoire, et même plus rapidement que quiconque ne l’avait prédit, même au cours des dernières années. Au cours de la dernière décennie, « la production solaire a été multipliée par 12, le stockage des batteries par 180 et les ventes de véhicules électriques par 100 ». Cette tendance a été menée par la Chine, où « la production solaire a été multipliée par 37 et les ventes de véhicules électriques par 700 » et qui, par conséquent, est « sur le point de devenir le premier grand électro-État ». L’Europe, et en fait l’ensemble du groupe de l’OCDE, connaissent désormais également une croissance rapide, et la meilleure nouvelle est que de plus en plus de signes indiquent que des pays comme l’Inde et le Vietnam, où la croissance de la demande sera la plus rapide pendant le reste de la décennie, comprennent comment électrifier leurs économies. L’utilisation de combustibles fossiles pour produire de l’électricité a atteint son apogée en Thaïlande, en Afrique du Sud et dans toute l’Amérique latine.
L’énergie solaire, en particulier, est sur le point de devenir le moyen le plus courant de produire de l’électricité sur cette planète, et les batteries dépasseront cette année l’hydroélectricité pompée et deviendront la plus grande source de stockage d’énergie. La chaîne d’approvisionnement semble être en place pour poursuivre cette croissance : il existe suffisamment d’usines en construction pour produire ce dont nous avons besoin, et les investissements soutiennent de plus en plus les technologies propres (même si des sommes dangereusement importantes continuent d’affluer vers les énergies fossiles). Lorsqu’on observe des indicateurs comme le nombre de brevets sur les technologies propres, la densité énergétique des batteries, la taille des rotors des éoliennes, on constate des progrès rapides et continus. Le prix de l’énergie solaire devrait encore baisser de moitié au cours de la décennie, renforçant ainsi toutes ces tendances. Les courbes d’adoption des technologies propres ressemblent à celles de la télévision couleur ou des téléphones portables, c’est-à-dire qu’elles sont passées de rien à omniprésentes en quelques années.

Les renouvelables, c’est aussi du solaire chez les particuliers.
L’efficacité énergétique des renouvelables
L’une des principales raisons du changement en cours, et de cet optimisme, est l’efficacité de ces technologies nouvelles. Un deuxième rapport du RMI, publié tout récemment, s’y intéresse, et les résultats sont tout aussi stupéfiants. D’après leurs calculs, nous gaspillons plus de la moitié de l’énergie que nous utilisons. Sur l’énergie primaire produite dans le monde en 2019, environ 33 % ont été perdus lors de la production et du transport de l’énergie, avant même qu’elle n’atteigne le consommateur, et 30 % supplémentaires ont été perdus lors de la transformation en énergie utile. Il ne reste donc que 37 % d’énergie utile, par exemple pour chauffer une maison ou déplacer un camion. Nous avons investi principalement dans l’augmentation du volume de l’énergie utilisé, et non dans son efficacité, parce que c’est ce qui a rapporté beaucoup d’argent aux grandes sociétés pétrolières.
Mais les technologies propres sont intrinsèquement plus efficaces : lorsque vous brûlez des combustibles fossiles pour produire de l’électricité, vous perdez les deux tiers de l’énergie nécessaire pour chauffer, ce qui n’est tout simplement pas le cas avec le vent et le soleil. Un véhicule électrique convertit 80 à 90 % de l’énergie qu’il utilise en propulsion, contre bien moins de la moitié pour une voiture fonctionnant à l’essence. Une chaudière à gaz est efficace à 85 %, ce qui n’est pas mal, mais une pompe à chaleur est efficace à 300 %, car sa principale source de combustible est la chaleur ambiante de l’atmosphère, qu’elle traduit en chauffage et en refroidissement. Cela signifie que les coûts initiaux plus élevés de ces technologies se traduisent rapidement par de sérieuses économies. Et ce genre de chiffres plient rapidement les courbes.
L’adoption de ces technologies entraîne également des gains d’efficacité du côté de la demande. Pour les ménages, l’installation d’une thermopompe est l’occasion d’envisager des améliorations dans l’isolation de leur domicile. Une isolation suffisante permet de réduire voire supprimer l’utilisation de la pompe à chaleur. Lorsque les ingénieurs conçoivent de nouveaux véhicules électriques, améliorer l’aérodynamisme et réduire le poids sont essentiels pour augmenter l’autonomie et économiser les batteries. Lorsqu’un site industriel subit une rénovation majeure pour passer aux pompes à chaleur, des nouveautés comme les tuyaux avec moins de friction (plus gros et plus droits) peuvent être utilisées. L’adoption des énergies renouvelables, de la localisation et de l’électrification signifie l’augmentation des opportunités et l’amélioration en terme d’efficacité à la fois de la part des concepteurs et des utilisateurs.
Pour donner un exemple, le constructeur de véhicules électriques Rivian, qui a produit ses premiers modèles il y a seulement trois ans, a annoncé récemment une modification qui supprimera 2,5 km de câblage sur chaque véhicule. Cela réduit entre autres l’utilisation du cuivre. Et en effet, le prix du cuivre est resté relativement stable même si l’électrification progresse.
D’ailleurs, il est faux de croire que la conversion vers l’énergie propre est la raison de l’augmentation du prix de l’électricité. Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), vient de le souligner. La crise énergétique mondiale qui s’est aggravée début 2022 n’a pas été causée par l’énergie propre. Depuis cette date, aucun des décideurs énergétiques à travers le monde ne s’est plaint de trop dépendre des énergies propres. Au contraire, ils souhaiteraient en avoir davantage, car l’investissement dans ces technologies aujourd’hui rendront l’énergie plus abordable pour les consommateurs de demain, réduiront les impacts du changement climatique, et apporteront des améliorations majeures de la qualité de l’air et une plus grande sécurité énergétique. L’origine de la récente flambée des prix de l’énergie est tout simplement la réduction majeure de l’approvisionnement en gaz naturel d’origine russe.
Les chiffres présentés ici sont pleins d’espoir. Ce sont les signes que l’intelligence humaine, telle qu’elle s’exprime dans la conception des panneaux solaires et le développement des batteries, peut se combiner avec la praticité humaine, telle qu’elle s’exerce dans l’économie et la politique, pour produire un réel changement.
Mais notre espèce a d’autres caractéristiques. La cupidité humaine peut se transformer en sociopathie, comme nous le voyons de la part de trop de dirigeants mondiaux ces derniers temps. Dans le cas présent, cette cupidité est illustrée par l’industrie des combustibles fossiles, qui n’abandonnera pas son modèle économique sans combat acharné. Cette cupidité pourrait ralentir fatalement la course aux technologies propres et donner la victoire au réchauffement climatique incontrôlé. C’est pourquoi cette année est si importante : si nous nous votons pour des négationnistes du climat aux élections en cours à travers la planète, ils peuvent ralentir considérablement cette transition. Si nous avions cinquante ans pour réaliser cette transition, cela n’aurait pas d’importance, car des raisons purement économiques la rendent finalement inévitable. Mais ces considérations économiques à long terme ne nous sauvent pas si les calottes glaciaires ont fondu entre-temps, si le Gulf Stream s’est arrêté ou si l’Amazonie s’est transformée en savane.
Comme le résume Fiona Harvey dans The Guardian :
« Les pays ont convenu en décembre dernier de tripler la production d’énergie renouvelable d’ici la fin de cette décennie. Mais rares sont ceux qui ont déjà pris des mesures concrètes pour répondre à cette exigence et, avec les politiques et tendances actuelles, la capacité mondiale de production d’énergies renouvelables ne ferait que doubler dans les pays développés, et doublerait – un peu plus à l’échelle mondiale d’ici 2030, selon une analyse de l’AIE. »
Revenons sur ces chiffres. À l’heure actuelle, nous sommes sur la bonne voie pour doubler l’énergie renouvelable d’ici la fin de la décennie. C’est super. Mais nous devons tripler l’énergie renouvelable d’ici la fin de la décennie pour atteindre les objectifs pourtant modestes fixés à Paris. Cet écart définit probablement l’avenir de l’humanité. Si nous relevons le défi, nous aurons peut-être des difficultés à survivre. Si nous ne le faisons pas, n’en parlons plus. C’est notre travail ensemble au cours de ces années cruciales.
Les derniers chiffres révèlent la tension existante : l’énergie solaire à grande échelle continue de s’accélérer aux Etats Unis, mais l’énergie solaire résidentielle ralentit, suite à des décisions politiques incompréhensibles visant à restreindre son développement. Nous n’avons pas le temps pour ce genre de politiques par à-coups, nous devons (et je réalise que c’est la métaphore la plus brûlante de tous les temps) y aller à plein régime, sans freins.
Source : Extrait de la chronique de Bill Mckibben : « Les années cruciales »
Compte rendu de lecture
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).L’intendance de la planète – [sommaire]
Nous serons amenés à comprendre que l’être humain, la nature et Dieu sont Un, et qu’une meilleure préservation de la planète et de tous les règnes qui s’y trouvent est essentielle au bien-être de l’ensemble. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
Par le mauvais usage de son libre arbitre divin, l’homme a mis son avenir, et celui de tous les règnes, en péril. Beaucoup, aujourd’hui, commencent à s’en rendre compte et tentent, comme ils le peuvent, de prendre les mesures nécessaires pour éviter une catastrophe. C’est une bonne chose. Mais, parmi les hommes, tous n’ont pas conscience du danger croissant auquel doit faire face l’humanité. Il reste peu de temps, en effet, pour reconstruire notre monde selon des lignes directrices mieux adaptées au rôle et au but véritable de l’homme. […]
Je vous montrerai que la voie, pour l’homme, est celle de la fraternité, d’une étroite coopération, de la confiance et du service mutuels. Ceci est l’unique voie. Toute autre a échoué. Mes amis, à moins qu’il ne puisse suivre cette voie, l’homme sur cette Terre cessera d’exister. Je ne profère pas de menace, mais j’énonce simplement la Vérité. Il ne reste que peu de temps pour restaurer l’équilibre de la nature et du monde. [Message n° 12 (Maitreya)]
Les hommes doivent prendre conscience de leur responsabilité envers la planète sur laquelle ils vivent. Ils doivent comprendre qu’ils sont les régisseurs d’un organisme puissant mais vulnérable, et qu’il leur appartient de le protéger. Il en est peu aujourd’hui qui peuvent affirmer agir ainsi. Au contraire, faisant peu de cas de la munificence de la nature, la plupart se livrent au pillage de ses dons, indifférents aux lendemains comme aux besoins de leurs enfants. Il est vrai que beaucoup commencent à peine à en prendre conscience, mais tant que ce problème n’est pas devenu la préoccupation de tous et ne fait pas l’objet de mesures globales, on ne peut espérer de véritables progrès ni un réel changement de direction.
Soyez certains que Maitreya n’est pas sans se soucier des dangers auxquels s’expose l’humanité si elle persiste à ignorer l’urgence de la situation. Il exhortera tous les hommes à œuvrer pour la restauration de la planète et montrera la voie d’une vie plus simple et plus heureuse. [La Terre-Mère (Maître –)]
La planète Terre est notre berceau ; elle est la source de notre être et pourtant nous la détruisons un peu plus chaque jour. Selon le Maître, la pollution est la cause de mortalité numéro un dans le monde aujourd’hui. Les ressources s’y raréfient par notre faute. Nous détruisons le tissu de notre monde de mille façons. C’est pourquoi sauver la planète deviendra la tâche primordiale de tous – hommes, femmes, enfants. [Unité dans la diversité (B. Creme)]
Chaque homme est un phare et diffuse sa lumière pour éclairer son frère. Préparez votre lampe pour qu’elle brille et montre la voie. Tous sont utiles, chacun d’entre eux. Personne n’est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde. Engagez-vous résolument dans cette voie, et je puis vous assurer que je ne manquerai pas de vous dispenser mon aide. [Message n° 13 (Maitreya)]
Les hommes doivent comprendre qu’il est de leur responsabilité de prendre le plus grand soin de la planète qui leur a été confiée en veillant à son bien-être et à celui de tous ses règnes, et qu’il leur incombe de transmettre aux générations à venir un habitat planétaire plein de vie et de santé. L’activité prédatrice de l’homme, sa désinvolture et son incurie ont nui si gravement à la santé de la planète que si un être humain était en pareil état, on pourrait douter sérieusement de ses chances de rétablissement. Il faut donc ramener à la santé l’habitat de l’homme et des règnes inférieurs pour que cet habitat puisse remplir son rôle dans le Plan évolutif. [Demandez de l’aide, et vous l’obtiendrez (Maître –)]
La pollution, du point de vue des Maîtres, est déjà le tueur numéro un. Elle réduit tellement l’activité du système immunitaire que les gens succombent à de nombreuses maladies telles que la pneumonie, la grippe, le sida, etc. L’air même que nous respirons, l’eau, le sol sont totalement pollués et nous détruisons la planète dont nos enfants et nous-mêmes avons besoin pour poursuivre notre existence. […]
Dès qu’un programme d’aide d’urgence en faveur des millions d’hommes qui meurent de faim aura été mis en place, dès que le processus du partage aura été instauré, l’attention de tous devra se tourner vers la protection de nos écosystèmes, faute de quoi il n’y aura plus de planète. [Le Grand Retour (B. Creme)]
L’environnement deviendra la préoccupation « numéro un » partout dans le monde. [Les lois de la vie (Maitreya)]
Chaque jour apporte de nouveaux exemples des ravages provoqués par le changement climatique : la planète est malade, elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux dévastations que subit quotidiennement la Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans ce contexte. Oui, le temps presse. Sauvons notre planète ! [Sauvons notre planète ! (Maître –)]
Pour une solution définitive et parfaite, nous devons attendre les conseils des Maîtres. Mais nous pouvons faire beaucoup par nous-mêmes, en cessant d’abord d’utiliser le sol, les rivières et les océans comme les poubelles de notre appétit de croissance démesuré. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]
Notre tâche essentielle est aujourd’hui de protéger l’environnement. Cela deviendra la responsabilité de chacun : citoyen ordinaire, homme politique, gourou, saint ou scientifique. Nous dépenserons désormais nos énergies à restaurer l’environnement. Lorsque cette tâche aura été accomplie, il y aura moins de souffrance, de maladies et de pauvreté. [Les lois de la vie (Maitreya)]
Il n’est plus certain aujourd’hui que la planète, soumise à la brutale exploitation de l’homme, puisse continuer indéfiniment à entretenir la vie. Outre l’anéantissement nucléaire qui reste une menace permanente, la compétition économique et le désordre financier posent des problèmes qui affectent la vie quotidienne de millions de gens.
Ce n’est pas sans raison que les nations se rencontrent aujourd’hui régulièrement pour examiner ces problèmes. De telles rencontres sont le signe que l’homme prend conscience de ses responsabilités de gardien de la planète, et qu’il est prêt à prendre les décisions nécessaires pour améliorer sa situation. Dans ce contexte, l’acceptation du partage est primordiale. [Le partage, condition de la paix (Maître –)]
Nous devons simplifier nos modes de vie et avoir des exigences moindres et plus intelligentes à l’égard de la planète. L’équilibre écologique du monde sera l’une des principales préoccupations de Maitreya. Abordant le problème du point de vue le plus élevé possible, il mettra en évidence notre mésusage des ressources de la planète et les conséquences inévitables qui s’ensuivraient si nous continuions sur cette voie. La nécessité de l’action s’imposera alors aux scientifiques et, à travers eux, aux gouvernements. [L’Instructeur mondial pour toute l’humanité (B. Creme)]
Mon besoin majeur aujourd’hui est que ceux qui partagent ma vision acceptent la responsabilité de l’action. Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l’urgence du moment. Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l’égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela. Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu’ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur. [Message n° 46 (Maitreya)]
L’homme a ravagé et pollué la Terre, il a porté gravement atteinte à son environnement. Il lui faut maintenant considérer comme une priorité absolue de réparer ce qu’il a endommagé, et de rendre la santé à sa planète souffrante. Il lui faut apprendre à réduire ses exigences envers elle ; il lui faut apprendre la beauté de la simplicité, et la joie du partage. L’homme n’a guère le choix : l’urgence de la tâche à entreprendre nécessite une action immédiate ; rares sont ceux qui prennent la mesure des dommages déjà occasionnés.
La question se pose : la planète Terre peut-elle être sauvée, et par quels moyens ? La réponse est un « OUI ! » retentissant ; les moyens à mettre en œuvre impliquent la transformation du mode de vie actuel de la majorité des hommes. [La Terre en travail (Maître –)]
C’est seulement par le partage […] qu’on pourra tirer parti de la générosité de la planète Terre, et gérer à bon escient l’abondance de ses dons. C’est seulement ainsi que la planète elle-même pourra vivre en harmonie avec son environnement et avec ses habitants. [Sauver la planète (Maître –)]

« Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer […]. Sauvons notre planète ! »
J’ai pour tâche de vous montrer que, pour les hommes, les chemins divergent. Les signaux sont déjà en place et, de votre décision, dépend l’avenir de cette Terre. Nous sommes ici, vous et moi, pour faire en sorte que l’homme choisisse le bon sentier, la seule voie qui puisse le conduire à Dieu. [Message n° 19 (Maitreya)]
La protection de l’environnement – avec tout ce que cela implique – doit devenir une obligation sacrée qui permettra aux hommes, avec le temps, de rétablir la santé de cette planète. Ainsi doit-il en être si les hommes veulent prendre possession de leur héritage et retrouver le chemin qui mène à Dieu. [Les exigences de l’avenir (Maître –)]
Nous devons montrer que nous sommes capables de devenir Un avec le Tout, avec l’ensemble de la vie planétaire – avec nos semblables, avec les règnes animal, végétal et minéral. Nous devons cesser d’exploiter la planète et de mésuser de ses ressources ; cesser d’exploiter les règnes inférieurs et de faire mauvais usage de leur vie ; montrer que le monde est Un, l’humanité Une, la vie Une. [Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]
De nos correspondants
En faveur de l’Amour – une force intensément pratique – [sommaire]
« L’AMOUR qui nous est demandé n’est ni émotionnel, ni sentimental. Il est intensément pratique et s’exprime par le service et l’activité de coopération1. »
Malgré la présence de Maitreya parmi nous, il semble qu’une vague de haine déferle actuellement sur le monde. Cela se traduit par une éruption de violence sans merci, de haine aveugle et de massacres qui trouvent leur expression culminante dans le massacre génocidaire en cours dans la bande de Gaza. Cette guerre est la guerre de l’humanité dans son ensemble. Sa résolution est l’affaire du monde entier. L’humanité fait face à un test majeur qui doit démontrer sa capacité à exprimer les qualités innées de l’âme humaine. Il lui incombe de mettre sa volonté spirituelle en action afin de parvenir au compromis, à l’unité, à la synthèse, au bien commun, afin de vaincre les forces de la soif du pouvoir, de la séparation et de la haine.
Prises de conscience quant à la situation
Le point positif est que le conflit a éveillé de nombreuses personnes dans le monde à la réalité de la situation. Des voix s’élèvent avec fermeté pour affirmer la nécessité de mettre en œuvre une solution politique fondée sur deux Etats distincts. La Cour pénale internationale (CPI) a réclamé un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. L’Irlande, la Norvège, la Slovénie et l’Espagne ont déjà franchi une étape supplémentaire dans leur reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine, et d’autres pourraient bientôt les suivre.
Des manifestations de masse ont lieu dans de nombreuses grandes villes du monde, tandis que de nombreux jeunes et étudiants élèvent courageusement la voix en faveur des droits du peuple palestinien, malgré les intimidations et les menaces des pouvoirs en place.
La guerre en Ukraine est tout aussi catastrophique. Il s’agit d’une guerre par procuration entre les Etats-Unis et la Russie. En tant qu’humanité, nous approchons dangereusement du précipice. L’avenir de l’humanité est sur le fil du rasoir. Cette guerre est périlleuse et génère un niveau élevé de peur, de tension, de troubles économiques, ainsi qu’un dangereux mouvement d’autoprotection et de préparation à une guerre de haute intensité dans de nombreux pays, en particulier en Europe.
Conséquence malheureuse de ce conflit, les dépenses militaires ont atteint de nouveaux records en 2023, avec 2 443 milliards de dollars, soit 6,8 pour cent de plus qu’en 20222. Des sommes énormes, pourtant désespérément nécessaires à la lutte contre le changement climatique et à la résolution d’autres problèmes majeurs, sont ainsi détournées à des fins militaires.
Comment est-il possible de trouver ces milliards, peut-on s’interroger, dans le contexte actuel d’envolée de la dette publique mondiale qui a atteint le niveau record de 92 000 milliards de dollars en 20223, avec plus de trois milliards de personnes vivant aujourd’hui dans des pays où les intérêts de la dette sont supérieurs aux dépenses de santé ou d’éducation ? En 2023, la dette publique mondiale a atteint le chiffre record de 97 000 milliards de dollars, soit une augmentation de plus de 5 000 milliards de dollars par rapport à 20224.
Menaces et défis
Sur le front économique, les super-riches et les oligarchies financières surfent toujours sur une vague de profits faramineux, de dividendes florissants et de revenus astronomiques, associés à des pratiques d’évitement fiscal généralisé, libres de toute entrave dans leur intention bien déterminée de préserver leur niveau de vie princier.
Comme l’a formulé le Maître de Benjamin Creme, « les riches ont aujourd’hui les mains libres pour tirer profit de tout ce qui se présente. Leur seule crainte est de manquer certaines opportunités5. » En conséquence, les classes sociales moyennes et défavorisées sont contraintes à supporter les coûts d’une inflation élevée, des prix élevés de l’énergie, du fardeau de la dette nationale, des guerres et du changement climatique – mais pas les super-riches. Pour cette raison, nombre de prestations sociales durement acquises par les populations dans les pays développés sont désormais rognées par les gouvernements au nom de la « bonne gouvernance », dans leur obédience aux marchés financiers et aux agences de notation qui leur sont affiliées (une alliance qui constitue l’une des « armes » favorites utilisées par les très riches dans leur tentative de contrôler nos vies), générant ainsi de la colère, du ressentiment, une augmentation de la délinquance et de la violence, ainsi qu’un degré plus élevé d’insécurité.
Cela ouvre la voie aux promesses faciles des partis politiques souverainistes ou nationalistes, avec leur recours flagrant aux archétypes du bouc émissaire et leur rengaine de demi-vérités. Nombreuses sont les élections qui se déroulent cette année dans le monde entier. Et un certain nombre de dirigeants « d’extrême droite » ou dits « autoritaires » ont déjà été élus (Argentine, Slovaquie…) tandis que d’autres devancent leurs concurrents dans les sondages pour les élections à venir.
Si nous nous référons aux écrits du Maître Djwal Khul (DK) dans le livre d’Alice Bailey, Extériorisation de la Hiérarchie, la situation politique actuelle semble, dans une certaine mesure, reproduire la situation qui existait pendant et immédiatement après la Guerre mondiale (1914-1945) : « La crédulité du citoyen moyen, son empressement à accepter ce qu’on lui dit, si on le dit assez haut et avec une force plausible suffisante, sont bien connus. Les phrases bien tournées du politicien entraîné, braqué sur ses desseins égoïstes, les arguments du démagogue à la langue dorée, exploitant quelque théorie favorite aux dépens du public, les rodomontades de l’homme qui a une cause, une théorie ou un intérêt personnel à faire valoir, tous sont facilement écoutés. La psychologie de masse et la détermination de la foule ont été exploitées au cours des siècles, car les émotifs, ceux qui ne pensent pas, sont facilement entraînés dans n’importe quelle direction ; jusqu’ici cela a été utilisé à leur propre avantage par des hommes qui n’avaient pas à cœur le meilleur intérêt de l’humanité. Cela a été utilisé à des fins égoïstes et mauvaises beaucoup plus souvent que pour le bien6. »
Fort heureusement toutefois, nous ne pouvons nier que de nombreux progrès ont été accomplis (et sont encore réalisés) dans le domaine de la coopération internationale, en particulier sous les auspices des Nations unies et de ses agences affiliées.
Tous les traités et accords pour œuvrer conjointement et de manière concertée pour un monde plus juste, plus sain et plus coopératif, ont accompli précisément ce qui a été recommandé par la Hiérarchie afin de développer un effort éducatif en faveur d’un Amour qui, comme l’indique Maître DK, est « intensément pratique et s’exprime par le service et l’activité de coopération7. »
Mais au vu de la situation mondiale actuelle, il est légitime de se demander : assistons-nous désormais à un échec des forces progressistes sous l’assaut des forces rétrogrades ? Verrons-nous un monde de nations-bunkers recroquevillées sur elles-mêmes, concernées uniquement par leurs seuls intérêts nationaux ?
Cela signifierait la fin de tout espoir d’inverser le changement climatique, de résoudre les problèmes de la faim, de l’extrême pauvreté, de mettre un terme aux guerres. Ce serait la fin de tout espoir de justice. L’identité des nations est certes sacrée, mais ce qui est en jeu c’est la coopération mondiale contre une vague de forces conservatrices réactionnaires centrifuges.
En Europe par exemple, la division et la séparation se tiennent désormais à la porte d’une des rares expériences relativement réussies d’intégration transnationale fondée sur un certain degré de démocratie, de liberté et de coopération.
Nous pouvons certes admettre que la démocratie dans l’Union européenne est loin d’être parfaite. Mais nous ne devons pas nous laisser tromper par les intentions des forces du matérialisme et du chaos à l’œuvre dans le monde dans leur tentative de briser l’unité européenne et la liberté dont jouissent les Européens – un atout sociétal précieux qu’ils tiennent pour acquis. Une fois de plus, la haine, la séparation et l’exclusion sont les outils utilisés par ces forces.
Cette opposition des forces réactionnaires n’est bien entendu pas totalement surprenante. Les Maîtres de Sagesse savaient évidemment depuis longtemps que l’atavisme enraciné dans la conscience humaine résisterait au changement. Le Maître DK écrivait en 1943 : « Les énergies spirituelles qui seront libérées susciteront forcément de l’opposition. L’égoïsme et la haine, avec leurs effets secondaires de cupidité, de cruauté et de nationalisme, ne sont pas morts, et ne mourront pas avant longtemps8. »
Si nous avons le moindre doute sur la véritable utilité de l’expérience de l’Union européenne, revenons aux paroles de Maître DK en 1943 : « Un monde divisé en « blocs » en vue d’une aide mutuelle et d’une économie partagée. De cela, le traité projeté entre la Grande-Bretagne, la France et le Bénélux est un échantillon expérimental, bien qu’entaché de motifs répréhensibles du point de vue de la Hiérarchie. La peur est le principal facteur conduisant à ce traité, mais il porte néanmoins, en lui-même, les semences de l’espoir. Il n’y a rien d’intrinsèquement mauvais dans un groupe de nations qui s’unissent pour s’entraider et coopérer économiquement9. »
Le front économique et le front politique semblent s’unir pour empêcher tout changement de direction profond et généralisé dans les affaires mondiales, comme si le nouveau monde était incapable d’émerger. Les anciennes habitudes ont la vie dure. Cela crée actuellement une situation très dangereuse. Pour citer le regretté philosophe italien Antonio Gramsci : « Le vieux monde est en train de mourir. Le nouveau met du temps à apparaître. Et dans ce clair-obscur, des monstres surgissent. »
Volonté-de-bien en action
Les lecteurs de Partage international savent que les Forces du Mal ont été vaincues mais que la porte n’a pas été scellée à la fin de la Guerre mondiale – qui a fait rage entre 1914 et 1945 (les deux guerres mondiales sont considérées par les Maîtres comme une seule temporairement interrompue après 1918 pour refaire surface en 1939).
Depuis lors, elles utilisent toutes les occasions possibles pour attiser la division, la compétition, l’avidité, la haine, le ressentiment et le désir de vengeance, que ce soit par le biais d’un nationalisme extrême, d’une bigoterie religieuse ou d’un asservissement économique. L’unité de toutes les forces de bonne volonté est donc d’une importance cruciale aujourd’hui pour exprimer la volonté de bien, pour affronter et vaincre toutes les forces réactionnaires et de division et la volonté-de-puissance qui se cache en arrière-plan, avant qu’il ne soit trop tard.
« En termes ésotériques, disons que le travail de la Hiérarchie consiste à focaliser la volonté-de-bien divine en ce qu’elle affecte l’humanité. Le travail des hommes spirituels est d’évoquer cette volonté-de-bien sur terre par une expression aussi complète que possible de la bonne volonté. C’est la bonne volonté des masses, centrée partout dans les Nations unies qui luttent pour la libération de l’humanité ainsi que dans le Nouveau groupe des serviteurs du monde, qui est suffisante pour invoquer la volonté-de-bien et elle est seule adéquate10. »
D’un point de vue spirituel, ce qui est en jeu, si nous écoutons les enseignements des Maîtres, c’est la capacité du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde et de tous les hommes de bonne volonté au sein de l’humanité à atteindre un point de tension spirituelle. Le Maître DK explique très clairement ce concept en relation avec la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale : « N’oubliez pas que toute réussite […] dépend du maintien d’un point de tension. Ce point de tension implique une focalisation dynamique de toutes les énergies, mentales, émotionnelles et physiques, sur un point central d’activité organisée. […] C’est dans cet acte de tension que les Allemands échouèrent. Cela leur coûta la guerre ; leur tension céda, car le groupe de forces du mal, qui impressionnait les Allemands négatifs, fut incapable d’atteindre le point de tension auquel la Hiérarchie put parvenir lorsqu’elle fut renforcée par les Seigneurs de Libération11. »
Dans une certaine mesure, la situation aujourd’hui présente des similitudes. Les forces de la volonté-de-bien doivent atteindre et maintenir un point de tension élevé jusqu’à ce que les forces réactionnaires perdent leur emprise et que leur puissance commence à s’estomper. Cette tension ne peut exister que si toutes les parties liées à la volonté-de-bien sont unies et restent constantes dans leurs efforts.
Cela nous amène une fois de plus au concept d’« Amour » mentionné ci-dessus et à ses aspects pratiques externes, tel que décrit par Maître DK : « Tous les genres de travail, tous les efforts extérieurs des nombreuses organisations, doivent rencontrer une coopération et une aide aimantes. Dans un monde d’effort, nous sommes des points focaux d’amour. Notre objectif est d’aider les Grands Êtres, et de leur prêter une assistance intelligente, qui permettra à leurs plans pour l’humanité de se matérialiser12. »
Et aussi : « Quand les Nations unies seront parvenues à un pouvoir véritable et objectif, le bonheur du monde sera assuré. Qu’est donc ce bonheur, sinon l’amour en action ? […] Qu’est donc la coopération internationale, sinon l’amour sur une grande échelle13 ? »
Les forces spirituelles cosmiques sont avec nous
Le grand avantage en faveur des forces de la volonté-de-bien est que désormais Maitreya et 14 de ses Maîtres sont présents en pleine présence physique dans le monde, comme nous le savons. Maitreya a décidé de ne pas apparaître publiquement aux yeux de tous jusqu’à présent. L’humanité doit comprendre le fait qu’une telle extériorisation du Christ et de ses Maîtres nécessite une situation dans laquelle l’humanité démontre sa volonté de changer. Rappelons-nous que le Maître ne vient que lorsque le disciple est prêt, comme on le dit en ésotérisme. Sans doute distraits par nos propres aspirations et attentes, nous avons aussi peut-être tendance à oublier à quel point il est difficile pour les Maîtres de s’adapter aux conditions du monde.
Si nous nous référons une fois de plus à la déclaration de Maître DK au début des années 1940, nous pouvons avoir l’impression que peu de choses ont changé : « Nous avons un monde plein d’inquiétude, plein de souffrance, de luttes, un monde où le corps émotionnel des êtres humains est considérablement trouble, un monde où les animaux, les hommes, les femmes et les enfants souffrent, sont torturés, et meurent ; un monde où la faim, le péché, la maladie, la famine, la rapine, le meurtre règnent sans frein ; un monde dans lequel les formes de la religion existent, mais dont la vie est partie, dans lequel la science est prostituée à des fins d’argent et de haine, et dans lequel le produit de la terre ne sert pas à nourrir la race des hommes, mais la bourse de quelques-uns ; un monde dans lequel la foi est souvent sujet de railleries, dans lequel l’altruisme est considéré comme l’attribut des imbéciles, et dans lequel l’amour est exploité dans son expression la plus basse, le sexe. Est-ce une atmosphère où le Christ et ses disciples peuvent respirer ? Est-ce une condition où ils peuvent trouver des influences harmonieuses ? Est-ce un état de choses où ils peuvent travailler et vivre ? Les vibrations existant sur la planète sont-elles similaires aux leurs, et telles qu’ils puissent y répondre14 ? »
C’est pourquoi il est si important que toutes les forces progressistes soient unies dans un vaste réseau subjectif (un réseau d’âmes), unies dans la tension spirituelle qui canalise l’énergie de la Hiérarchie, aidées par l’Avatar de Synthèse et d’autres forces cosmiques, comme nous l’a enseigné Benjamin Creme. Je me permettrai de faire une dernière référence aux paroles de DK à propos de l’Avatar de Synthèse, qui nous donnent un aperçu d’une réalité que nous pourrions oublier : les forces cosmiques spirituelles sont derrière nous pour aider l’humanité à surmonter la crise actuelle.
« Il faut se souvenir que la synthèse est un aspect de la première caractéristique divine, la Volonté ou, plutôt, la Volonté-de-Bien. Cette énergie ou influence que le Christ lui-même maniera (et en vue de laquelle il s’est longuement préparé) produit la cohésion, un rapprochement et une tendance à la fusion et à l’union. La séparativité de l’humanité et son égoïsme ont atteint de telles proportions, et ses effets sont si complètement dominés par les forces du mal qu’en réponse à la rudimentaire demande de masse de l’humanité, la Hiérarchie a fait appel à une intervention spirituelle15 »
Si les forces progressistes restent concentrées dans leurs efforts pour exprimer l’Amour en action, elles finiront par vaincre les forces opposées, ce qui finira inévitablement par créer les conditions d’une émergence publique de Maitreya et de ses Maîtres.
Notes :
1. Le Maître Djwal Khul, par l’entremise d’Alice Bailey, in Extériorisation de la Hiérarchie (Ed. Lucis Trust), p. 341
2. Source : Stockholm International Peace Research Institute (Sipri).
3. Source : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), 12 juillet 2023
4. Source : Cnuced, 4 juin 2024
5. Voir le commentaire du Maître de Benjamin Creme sur la crise de 2016, Partage international, juin 2024, p. 3.
6. Extériorisation de la Hiérarchie, pp. 339-340
7. Ibid., 341
8. Ibid., 434
9. Ibid., 573
10. Ibid., 355
11. Ibid., 443
12. Ibid., 463
13. Ibid., 541
14. Ibid., 463
15. Ibid., 581
La fin des temps : les élites, les contre-élites et la voie de la désintégration politique (1) – [sommaire]
compte-rendu et réflexions,
Alors que vacillent les alliances sur la scène internationale et que le tissu de notre contrat social s’effiloche lentement, nombreux sont ceux qui se demandent avec crainte comment tout cela va finir.
Jusqu’à une date récente, nous ne disposions d’aucune méthode scientifique pour analyser l’histoire mondiale et en tirer des enseignements afin de répondre à ces questions, mais Peter Turchin et ses collègues ont introduit un nouveau domaine dans les sciences sociales : la cliodynamique, ou science de l’histoire.
La cliodynamique
Dans un processus combinant modélisation informatique et analyse des mégadonnées, P. Turchin a cherché à expliquer les cycles d’intégration et de désintégration politiques – en particulier la formation et l’effondrement des Etats-nations. En bref, en analysant les mégadonnées sur les salaires, les impôts, les produits intérieurs bruts et les enquêtes sociologiques collectées par les agences gouvernementales et les organisations comme Gallup, ses collègues et lui-même ont découvert que d’importants schémas récurrents affectent les sociétés complexes partout à travers les milliers d’années de l’Histoire. L’un de ces schémas est récurrent et quelque peu prévisible : il s’agit des vagues d’instabilité politique provoquées par les mêmes facteurs de base. Dans sa terminologie, ces facteurs sont la surproduction de l’élite, l’appauvrissement du peuple et la rupture de la cohésion civique ou de la coopération nationale qui en résulte.
En d’autres termes, « lorsqu’une nation, comme les Etats-Unis, connaît une stagnation ou une baisse des salaires effectifs […], un écart croissant entre les riches et les pauvres, pléthore de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, une baisse de la confiance du public et une explosion de la dette publique, ces indicateurs sociaux apparemment disparates sont en fait liés les uns aux autres de manière dynamique. Historiquement, de tels développements ont servi d’indicateurs avant-coureurs d’une instabilité politique imminente. »
En 2010, P. Turchin a écrit dans un article dans la revue Nature que, sur la base des enregistrements historiques aux Etats-Unis, ces facteurs devraient atteindre leur apogée autour de 2020, créant une instabilité politique. Et c’est ce qui s’est passé. Les salaires de l’Américain moyen ont stagné, le fossé entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi grand, les diplômés de l’université travaillent dans la restauration en attendant de trouver un emploi correspondant à leurs qualifications, la dette nationale a explosé pour atteindre plus de 34 500 milliards de dollars, et une grande partie de la population ne fait pas confiance au gouvernement pour lui fournir les services dont elle a besoin. La beauté du travail de P. Turchin, tel qu’il est décrit dans End Times, est qu’il est basé sur des données solides au cours de l’histoire, plutôt que sur des exemples triés sur le volet, souvent utilisés pour soutenir les théories préférées des historiens. Examinons de plus près les facteurs à l’origine de l’instabilité.
Surproduction d’élites
La surproduction d’élites est liée au fait que le nombre de personnes riches et bien éduquées dépasse l’offre de postes d’influence et de pouvoir dans une société. Cela conduit souvent ces personnes à utiliser des méthodes déloyales ou illégales pour obtenir un poste important ou un avantage sur leurs rivaux. Par exemple, nous avons des parents qui offrent des pots-de-vin pour faire entrer leurs enfants dans des écoles d’élite, des scandales d’entreprises, des athlètes dopés, des étudiants qui trichent aux examens, des journalistes qui font du plagiat, etc. Les aspirants à l’élite frustrés qui ne parviennent pas à obtenir un poste qu’ils jugent adapté à leur statut deviennent souvent des contre-élites radicalisées, qui font tout leur possible pour renverser les élites au pouvoir et « détruire l’ordre social injuste », comme l’explique P. Turchin. Donald Trump et les membres de son équipe font partie de cette catégorie.
La cliodynamique révèle qu’en période de pré-crise, le consensus idéologique au sein des élites s’effrite presque toujours, de même que leur adhésion aux institutions de l’État. Le sentiment général est que le pays va dans la mauvaise direction et que la société est devenue très injuste et inégalitaire. Durant ces périodes, les idéologies qui sèment la discorde sont les plus attrayantes et elles engendrent la radicalisation, la discorde et la polarisation. Aux Etats-Unis, nous assistons aujourd’hui à l’éclatement des deux partis politiques, à la division et à la haine raciale et religieuse, à la répression des manifestations étudiantes, aux attentats terroristes perpétrés à l’intérieur des habitations et à d’autres flambées de violence aveugles. La démocratie elle-même est en état de siège. « Au fur et à mesure que notre planète se rapproche du Verseau, ses énergies gagnent chaque jour en puissance et en impact, ce qui devrait se traduire par une plus grande unité et moins de division. »
L’appauvrissement des couches populaires
Parallèlement à la surproduction d’élites, l’appauvrissement des couches populaires, qui va au-delà de la simple inégalité, exacerbe l’instabilité sociale. Elle comprend des mesures importantes de la qualité de vie telles que les salaires réels, le bien-être biologique – évalué par la taille moyenne d’une population et l’espérance de vie – et la capacité à passer de la classe la moins éduquée à la classe la plus éduquée. La « pompe à richesse », comme l’appelle P. Turchin, est le mécanisme qui conduit à l’appauvrissement de la population. Lorsque les salaires relatifs diminuent pour les travailleurs moyens, la richesse est progressivement pompée des travailleurs vers les élites économiques. La taille physique, un autre indicateur, est déterminée par des facteurs tels que la nutrition, la prévalence élevée de maladies et le travail pénible, qui sont tous influencés par le statut économique de la famille. Ainsi, lorsque les salaires réels des Américains moyens ont cessé d’augmenter à la fin des années 1970, la taille moyenne de leurs enfants a fait de même. Les données relatives à l’espérance de vie reflètent la dynamique de l’ensemble des données relatives à la corpulence : les Américains moyens ont une espérance de vie plus courte. L’un des principaux facteurs influençant l’espérance de vie après 2013 a été l’augmentation des « morts de désespoir », c’est-à-dire des décès par suicide, alcoolisme et toxicomanie – des symptômes évidents de l’appauvrissement de la population. Il est facile de comprendre comment des segments de la population peu éduquée et à faible revenu, en colère contre la baisse de leur niveau de vie par rapport à celui de leurs parents, pourraient être incités à rejoindre les élites frustrées qui cherchent à renverser le statu quo.
Les étapes de la désintégration
P. Turchin décrit trois phases de désintégration, à commencer par la phase d’avant-crise, au cours de laquelle la nation lutte pour garder le contrôle face aux défis idéologiques lancés par les différentes factions de l’élite. Dans la deuxième phase, lorsque l’ancien régime a perdu sa légitimité, de nombreux concurrents se battent entre eux pour établir un monopole sur le pouvoir. Dans la phase finale, lorsqu’un groupe « gagne », il tente de stabiliser son autorité sur la nation.
En 2022, P. Turchin estimait que les Etats-Unis se trouvaient en pleine transition entre la phase d’avant-crise, où l’Etat tente de maintenir son contrôle sur le paysage idéologique, et la phase suivante, où de nombreux concurrents se battent pour la suprématie. Les luttes idéologiques vicieuses sont une phase commune à toute révolution, explique-t-il, et « essentiellement une certitude mathématique, qui découle de la surproduction des élites en tant que principal moteur des rébellions, des révolutions et des guerres civiles. Pour que la stabilité revienne, la surproduction des élites doit être réglée d’une manière ou d’une autre – historiquement et généralement en éliminant les élites excédentaires par le massacre, l’emprisonnement, l’émigration ou la dévalorisation forcée ou volontaire de la société. »
Pouvons-nous éviter la catastrophe ?
Historiquement, lorsque les sociétés ont atteint le point de crise, très peu sont restées intactes sans connaître de révolution, de guerre civile ou d’effondrement complet. Pour celles qui l’ont fait, le facteur clé semble avoir été l’abandon volontaire par les élites (sous la menace d’une révolution et de tout perdre) d’une partie de leur richesse et de leur pouvoir afin de rendre le contrat social plus égalitaire. Les Américains parviendront-ils à éviter la désintégration politique, comme le suggère l’étude de P. Turchin, qui est la possibilité la plus probable ? De même, le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui, selon lui, ne sont pas loin derrière, y parviendront-ils ? Bien qu’il soit impossible de le prédire, certaines caractéristiques uniques de cette époque peuvent se combiner pour éviter le pire des scénarios de guerre civile ou de révolution. Certes, des changements s’imposent, car les institutions et les structures américaines actuelles sont devenues dysfonctionnelles, mais une transformation pacifique serait préférable à une transformation violente.
Dans une perspective plus large, la Sagesse éternelle nous dit que nous sommes dans une période de chevauchement entre deux ères cosmiques : l’ère des Poissons, qui s’achève, et l’ère du Verseau, dans laquelle nous entrons. Alors que notre planète était alignée sur la constellation des Poissons, ses énergies ont stimulé la plupart des séparations et des conflits entre les races, les religions et d’autres groupements. Les énergies des Poissons favorisent la dévotion à une cause, à une idée ou à une façon d’être, à l’exclusion de toute autre. Les énergies du Verseau, en revanche, sont liées à la coopération, à la synthèse, à la fraternité et aux actions de groupe. Chaque année où la planète se rapproche de la constellation du Verseau, il devrait en résulter une plus grande unité et moins de polarisation.
Les énergies croissantes du Verseau ont déjà stimulé un grand nombre d’actions menées par des groupes de toutes sortes qui pourraient être considérés comme les germes d’une nouvelle civilisation coopérative. La plupart d’entre eux sont inconnus du grand public, parce qu’ils opèrent sous le radar des grands médias. Cependant, au fur et à mesure que ces énergies s’amplifient, elles feront à un moment donné pencher la balance entre les anciennes et les nouvelles façons de faire. Nombre de ces efforts sont répertoriés et référencés sur le site regeneration.org/nexus, créé par Paul Hawken.
Créer les conditions nécessaires à l’émergence de Maitreya
Les lecteurs de cette revue savent que l’Instructeur mondial, Maitreya, est présent dans le monde moderne depuis 1977, travaillant dans les coulisses pour nous encourager à opérer les changements nécessaires afin de ramener le monde à la raison. Nous ne savons pas quand il apparaîtra publiquement, mais selon les informations dont dispose Partage international, il s’adressera alors aux masses, les exhortant à exiger le changement – c’est-à-dire à considérer tous les peuples comme membres d’une seule humanité et, sur la base de la confiance, à procéder à une redistribution équitable des ressources mondiales. Peut-être ses paroles de mise en garde inciteront-elles les élites à changer de cap et à céder une partie de leur richesse excessive au profit du bien commun.
L’émergence de Maitreya pourrait-elle marquer la fin de l’ère des empires et inaugurer une ère de conscience et de coopération planétaire ? Les communications sont mondiales et pratiquement instantanées, et nous disposons d’une institution mondiale – l’Assemblée générale des Nations unies – qui, une fois réformée pour être véritablement représentative de la fraternité des nations, pourrait ouvrir la voie. C’est à nous, bien sûr, de choisir entre la désintégration et le changement.
De manière significative, le moment de la réapparition de Maitreya dépend dans une large mesure de notre capacité à créer les conditions nécessaires pour que cela se produise : principalement, un certain degré de paix dans le monde, le principe de partage commençant à contrôler les affaires économiques, et l’énergie de la bonne volonté qui commence à se manifester. Il est évident que le monde d’aujourd’hui ne remplit pas ces conditions, et il faudra donc un certain travail de la part de l’humanité pour que Maitreya se manifeste publiquement.
Aussi décourageante que la situation mondiale puisse paraître aujourd’hui, les circonstances exceptionnelles nous offrent l’espoir d’une issue positive : les énergies de l’ère du Verseau, les innombrables groupes qui travaillent pour le bien commun, et la présence de Maitreya dans le monde. En gardant cela à l’esprit, nous devrions tous être encouragés à travailler sans peur et sans relâche pour le partage, la justice et la paix partout dans le monde ; pour transformer la désintégration imminente en une nouvelle civilisation fondée sur la coopération.
(1) – Un livre de Peter Turchin (2023) : End Times: Elites, Counter-Elites and the Path of Political Disintegration, non traduit.
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Ovnis à Akita – [sommaire]
Phénomènes lumineux à travers le monde

La zone Oga, à Akita (Japon), est réputée pour ses nombreuses apparitions d’ovnis. A Nyudozaki, la pointe la plus au nord de la péninsule d’Oga, A. K., restaurateur, a vu deux boules orange très brillantes au-dessus de la route, le 16 septembre 2003 vers 19 h 30.
Les boules, qui semblaient plus grosses que la pleine lune, se tenaient à environ 50 mètres de haut et à une distance de 300 mètres. Elles vibraient. Puis elles n’en formèrent qu’une et ensuite deux ou trois boules apparurent. Plusieurs lumières clignotantes les entouraient. La boule de lumière émit quelque chose comme de la fumée vers le haut et comme un rayon de lumière descendant sur un champ.
De plus, A. K. vit une grosse boule rouge brillante volant très vite à l’horizontale, devant lui. Aucun son n’accompagna cette démonstration lumineuse. Ces phénomènes durèrent environ une heure et M. K. les filma pendant environ 20 minutes. D’autres témoins virent également ces lumières. En octobre 2006, l’Association touristique de la Ville d’Oga accueillit une rencontre pour examiner ce cas.
[1] Pouvez-vous s’il vous plaît nous indiquer s’il s’agissait d’ovnis venant d’une autre planète ? [2] Existe-t-il une base pour vaisseaux spatiaux aux environs d’Oga ?
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu’il s’agissait de vaisseaux provenant de Mars.
Cercles de lumière à Munich – [sommaire]

Le 27 avril 2024, juste avant un weekend international de méditation de transmission en ligne pour le Wesak, j’ai découvert des cercles de lumière sur le mur extérieur de mon appartement.
Quand j’ai regardé la photo de plus près, j’ai vu qu’il y avait un rayon de lumière en plus des cercles. Peut-être une bénédiction ?
A. de B., Munich (Allemagne)
Des formations lumineuses persistantes – [sommaire]

Cette photo du 20 février 2004 montre des motifs qui ont commencé à apparaître sur le mur de la maison voisine, un jour de décembre 2003. Au moins sept fenêtres de notre propre maison ont produit le même phénomène.
C’est ma mère, K. O., qui les découvrit et prit quelques photos. Le soleil matinal éclairait notre façade. Les formations lumineuses sont restées environ une demi-heure. Ma mère dit qu’en les voyant, elle s’est sentie heureuse ou en paix. Pouvez-vous s’il vous plaît nous indiquer si ce miracle lumineux est authentique ?
Envoyé par N. O.
PS : Les motifs lumineux sont encore là aujourd’hui, en 2024, vingt ans après.
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que les motifs lumineux étaient authentiques.
L’événement le plus sacré – [sommaire]
Le 4 juin 2024, la photographe Erin Braatan visitait le parc national de Yellowstone (Wyoming) avec sa famille quand elle repéra « quelque chose de très blanc » dans un troupeau de bisons, à proximité de la rivière Lamar. Comme le trafic s’arrêtait pour laisser le troupeau traverser la route, elle prit un téléobjectif et constata qu’il s’agissait d’un jeune bison blanc. « J’en fus complètement, complètement déconcertée », a-t-elle raconté.
Après avoir trouvé un endroit pour se garer, la famille continua à observer le jeune bison blanc. Il avait le nez noir, les sabots noirs et les yeux noirs.
Troy Heinert, directeur de l’InterTribal Buffalo Council, basé au Dakota du Sud, explique que le nez, les sabots et les yeux noirs faisaient de lui un vrai veau blanc et non un albinos qui aurait les yeux rose.
Comme rapporté dans Partage international à l’occasion de la récente naissance de deux autres bisons blancs (voir notre numéro de juin 2024), la naissance d’un bison blanc réalise la prophétie Lakota de la venue d’un Enseignant qui apportera l’harmonie. Selon un article de l’Associated Press, la légende raconte qu’il y a deux mille ans, quand les choses allaient mal, que la nourriture manquait et que les bisons se raréfiaient, une « Femme Bison blanc apparut, offrit une pipe en forme de bol sacré et un baluchon à un des membres de la tribu, leur enseigna comment prier et leur dit qu’ils pouvaient utiliser la pipe pour ramener les bisons dans cette zone pour leur nourriture. Tandis qu’elle s’en allait, elle se transforma en un jeune bison blanc. »
Et elle leur avait annoncé : « Un jour, lorsque les temps seront de nouveau difficiles, je reviendrai sur Terre sous la forme d’un jeune bison blanc, avec le nez noir, les yeux noirs et les sabots noirs. » C’est ce que raconte Arvol Looking Horse, chef spirituel des tribus Lakota, Dakota et Nakota Oyate (Sioux), du Dakota du Sud.
Les Lakotas ne sont pas les seuls à parler de la naissance de bisons blancs. T. Heinert explique que « de nombreuses tribus ont leur propre histoire concernant l’importance des bisons blancs. »
Cette naissance est aussi considérée comme un signe nous enjoignant de faire plus pour protéger la Terre et ses animaux. A. Looking Horse affirma que : « La naissance de ce veau est à la fois une bénédiction et un avertissement. Nous devons faire plus. »
L’article de l’Associated Press précise : « Pour les Lakotas, la naissance d’un bison blanc avec un nez, des yeux et des sabots noirs s’apparente au retour du Christ, nous a indiqué A. Looking Horse. »
Source : Associated Press
Un ovni de loin et de près – [sommaire]

Ma mère, K. O., a pris cette photo à travers une fenêtre du Musée des polders à Ogata-village, préfecture d’Akita (Japon), vers 9 heures, le 23 janvier 2004. Au développement, la photo montre un objet blanc dans le ciel. Est-ce un vaisseau spatial ? Si oui, est-il relié aux motifs lumineux ?
N. O.
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu’il s’agissait d’un vaisseau de Mars. Il n’a pas de lien avec les motifs lumineux de la maison.
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
Sept courageux héros de l’environnement – [sommaire]
Prix Goldman pour l’environnement 2024
« Quel point positif retenir d’une nouvelle année de mauvaises nouvelles ? Pour moi, il s’agit des réserves inépuisables de bravoure, d’ingéniosité, de courage et de détermination de l’humanité à faire le bien1.
Les gens ne manquent pas pour accomplir des tâches difficiles et ce soir, nous rendons hommage à sept personnes qui sont de parfaits exemples de dévouement désintéressé à une cause qui les dépasse, sept leaders qui ont refusé de céder à l’adversité, qui ont refusé de se laisser intimider par des entreprises et des gouvernements, qui ont choisi de montrer l’exemple lorsque personne d’autre n’était capable ou désireux de s’engager.
C’est le 35e anniversaire du prix bien-aimé que mes parents ont fondé. Nous commencions tout juste à comprendre que les leaders de la base et les mouvements qu’ils dirigent étaient la solution. Seuls, leurs accomplissements à travers le monde sont impressionnants. Ensemble, ils constituent une force collective et un mouvement mondial en pleine expansion, à la fois époustouflant et plein d’espoir.
Il est clair que nous ne pouvons résoudre les nombreux problèmes et divisions du monde ici et maintenant, mais nous pouvons nous rassembler et contribuer à nourrir la communauté des dirigeants qui continueront à protéger notre planète. »
Le prix Goldman pour l’environnement, décerné chaque année à des héros de l’environnement issus de chacun des six continents habités du monde, récompense les réalisations et le leadership de militants écologistes de terrain, inspirant les gens sur le globe à agir pour protéger la planète.
En 35 ans, le prix a récompensé 226 militants de 95 pays. Nombre d’entre eux sont devenus des fonctionnaires, des chefs d’Etat, des dirigeants d’ONG et des lauréats du prix Nobel. Les lauréats de cette année, originaires d’Afrique du Sud, d’Inde, d’Australie, d’Espagne, du Brésil et des Etats-Unis, ont tous reçu une aide financière pour poursuivre leur action en faveur de l’environnement.
Obtenir des droits légaux pour la Mar Menor
Teresa Vicente a mené une campagne historique et populaire pour sauver de l’effondrement l’écosystème espagnol de Mar Menor (mer Mineure), la plus grande lagune d’eau salée d’Europe, ce qui a abouti à l’adoption d’une nouvelle loi en septembre 2022 accordant à cette lagune des droits légaux uniques. Considérée comme la lagune côtière d’eau salée la plus importante de la Méditerranée occidentale, les eaux autrefois pures de la Mar Menor avaient été polluées par l’exploitation minière, le développement effréné des infrastructures urbaines et touristiques et, ces dernières années, par l’agriculture et l’élevage intensifs.
La campagne historique de Teresa pour sauver la mer Mineure constitue un précédent important pour la protection de l’environnement et les droits de la nature dans le monde entier. « C’est une vision d’espoir pour toute vie sur Terre, et je pense que la Mar Menor est très fière de nous », a déclaré Teresa.
Dans son discours de remerciement, Teresa a déclaré : « Je tiens à remercier toutes les personnes qui, dans le monde, luttent pour les droits de la nature – et en particulier les citoyens espagnols pour leur grande réussite en désignant la mer Mineure comme le premier écosystème d’Europe à avoir ses propres droits légaux.
Reconnaître que la nature a des droits signifie modifier notre vision d’un monde fondé sur l’hégémonie des êtres humains sur la nature, et adapter notre modèle de développement pour répondre aux besoins réels des écosystèmes en tant qu’entités vivantes menacées. Cela signifie qu’il faut faire face à la crise écologique avec une nouvelle compréhension alliant la science écologique et la sagesse ancestrale des peuples autochtones.
Reconnaître que des entités naturelles comme la Mar Menor et son bassin versant sont soumises à des droits, c’est affirmer que la Terre a une dignité, que les êtres humains font partie de la biosphère et que nous sommes responsables de notre planète.
L’avenir n’est pas prédéterminé ; il est incertain et changeant. C’est pourquoi il reste possible qu’un nouveau modèle transforme le système actuel. La prémisse d’une transformation écologique est que nous devons penser et agir différemment, car nous avons acquis un nouveau pouvoir sur la nature qui exige une responsabilité en rapport. »
Protéger l’océan au large des côtes sud-africaines
En septembre 2022, les militants autochtones Nonhle Mbuthuma et Sinegugu Zukulu ont empêché la réalisation de prospections sismiques pétrolières et gazières au large du Cap-Oriental, en Afrique du Sud, dans une zone connue sous le nom de « Côte sauvage ». Nonhle et Sinegugu ont obtenu leur victoire en affirmant les droits de leur communauté locale à protéger son environnement marin. En interrompant l’exploration pétrolière et gazière dans une zone particulièrement riche en biodiversité, où se trouve une aire marine protégée de 145 000 hectares, ils ont protégé les baleines migratrices, les dauphins et d’autres espèces sauvages des effets néfastes des tests sismiques.
Pour monter leur dossier, Nonhle et Sinegugu ont enregistré les déclarations sous serment des communautés qui s’opposaient aux tests sismiques. Les membres de la communauté ont déclaré que, selon leurs croyances spirituelles traditionnelles, leurs ancêtres vivent dans la mer. Les portails situés le long de la côte sauvage permettent aux guérisseurs et aux anciens de communiquer avec leurs ancêtres. Le peuple autochtone Mpondo a le devoir de protéger ces portails, qui seraient perturbés par les explosions sismiques de la prospection pétrolière et gazière de Shell. Comme l’a fait remarquer M. Nonhle, il n’y a pas de distinction entre l’homme et la nature : « L’océan est un lieu sacré pour nous. »
En recevant le prix, Nonhle a déclaré : « Il y a deux ans, nous avons manifesté contre Shell Petroleum, qui faisait exploser l’océan à l’aide de canons à air comprimé pour trouver du pétrole et du gaz.
A l’époque, quelqu’un a dit que les communautés autochtones du monde constituaient la dernière ligne de défense de la Terre Mère, mais nous n’étions pas seuls. Des personnes ont également manifesté pour soutenir notre action dans les neuf provinces d’Afrique du Sud. Sans cette solidarité et ce soutien aux communautés côtières de la Wild Coast, dans la province du Cap-Oriental, la bataille aurait été très solitaire, alors qu’il s’agit en fin de compte d’une bataille contre la mort de notre planète et de l’humanité.
En effet, des organisations et des communautés luttent contre les entreprises capitalistes en Afrique et dans le monde entier, des entreprises qui sont occupées à détruire la Terre Mère pour des gains à court terme. Elles continuent comme avant, mais nous et des millions de personnes à travers le monde savons que le business « comme d’habitude » ne peut pas continuer.
[…] Mais les choses ne changeront pas tant que les gouvernements et les entreprises ne reconnaîtront pas le droit des communautés concernées de dire « non » à un développement destructeur. »
Sauver des forêts vierges en Inde
Alok Shukla a mené avec succès une campagne communautaire qui a permis de préserver 180 000 hectares de forêts riches en biodiversité de l’ouverture de 21 mines de charbon prévues dans l’Etat de Chhattisgarh, au centre de l’Inde.
Alok a rencontré des fonctionnaires locaux et des hauts responsables de l’Etat, organisé des conférences de presse à New Delhi, donné des interviews à la radio et à la télévision, rédigé des lettres et des pétitions, organisé des manifestations et tenu des assemblées villageoises avec les communautés concernées. La campagne comprenait une marche de protestation de 10 jours et de 267 km jusqu’à Raipur, la capitale de l’Etat.
En juillet 2022, le gouvernement a annulé le projet des 21 mines de charbon prévues à Hasdeo Aranya, dont les forêts vierges – communément appelées « le poumon du Chhattisgarh » – constituent l’une des plus grandes zones forestières intactes de l’Inde.
Alok a déclaré : « Le mouvement pour sauver Hasdeo a suscité une lueur d’espoir dans le monde entier, démontrant que même une partie marginalisée de la société peut efficacement contrer la cupidité et la violence de certaines des entreprises les plus puissantes du monde, armée seulement d’intentions pures et de moyens démocratiques. Elle peut même remettre en question le modèle dominant de développement qui conduit à la dévastation des ressources naturelles.
Cependant, les membres du mouvement savent que les nuages sombres qui menacent Hasdeo ne se sont pas encore dissipés. Il y a encore des tentatives de déforestation et de déplacement dans certaines zones, et la lutte pour les sauver se poursuit. Ce prix contribuera grandement à renforcer le mouvement de résistance. »
Blocage d’une gigantesque mine en Australie
Murrawah Maroochy Johnson, une jeune dirigeante aborigène, et son équipe de Youth Verdict, une ONG qui se consacre à la justice climatique, ont bloqué l’extension de la mine de charbon de Waratah en Australie. Cette mine aurait ajouté 1,58 milliard de tonnes de CO2 à l’atmosphère au cours de son exploitation, aurait détruit le refuge naturel de Bimblebox, d’une superficie de près de 8 000 hectares, et aurait menacé les droits et la culture des autochtones. Le litige juridique que Murrawah a gagné en appel en 2023, a créé un précédent qui permet à d’autres peuples aborigènes de contester des projets d’exploitation du charbon en établissant un lien entre le changement climatique, les droits de l’hom-me et les droits des peuples autochtones.
Elle a déclaré : « Nous avons arrêté la mine de charbon de Waratah pour des raisons liées aux droits de l’homme, à l’environnement et au changement climatique, mais cette victoire est un exemple éclatant d’une véritable collaboration à tous les niveaux et de ce que nous sommes capables d’accomplir lorsque nous nous appuyons sur les connaissances et les coutumes des peuples des nations premières d’Australie.
Je vous demande à tous d’être ouverts et prêts à vous laisser guider par les connaissances et les enseignements anciens des peuples et des cultures des nations premières, qui sont nécessaires pour résoudre la plupart des problèmes modernes, aujourd’hui plus que jamais. »
Mettre en lumière la déforestation illégale au Brésil
Marcel Gomes, un journaliste travaillant avec une ONG, a coordonné une campagne internationale complexe qui a permis d’établir un lien direct entre la viande de bœuf de JBS, la plus grande entreprise de conditionnement de viande au monde, et la déforestation illégale dans les écosystèmes les plus menacés du Brésil. Armé de preuves détaillées tirées de son rapport d’enquête explosif, Marcel a travaillé avec des partenaires pour faire pression sur les détaillants mondiaux afin qu’ils cessent de vendre la viande d’origine illégale, ce qui a conduit six grandes chaînes européennes de supermarchés à retirer de la vente de produits JBS en décembre 2021.
En acceptant le prix, M. Gomes a déclaré :
« Le journalisme est confronté à de nombreuses difficultés dans le monde entier. Les technologies numériques et les réseaux sociaux ont bouleversé le modèle financier des médias et la manière dont les gens consomment l’information. De nombreux médias autrefois importants sont entrés en crise, ont fait faillite ou sont devenus obsolètes.
Mais la bonne nouvelle, c’est que le bon journalisme perdure. Et il ne s’agit pas seulement de produire des informations, de tenir la société informée et de nous protéger des fake news. Le journalisme et la recherche produisent les informations qui constituent la base des campagnes internationales et des actions en justice contre les grandes entreprises. Les enquêtes de Repórter Brasil ont servi de base à des actions contre des entreprises telles que JBS, McDonald’s, Starbucks, Nestlé et BNP Paribas.
Les entreprises peuvent également tirer profit des allégations portées contre elles, car elles peuvent utiliser les données pour améliorer leurs propres processus internes et leurs politiques de développement durable. »
Purifier l’air en Californie
Andrea Vidaurre vit dans une région appelée Inland Empire, à l’est de Los Angeles, où transitent environ 40 % de toutes les marchandises expédiées aux Etats-Unis. « En raison des 92 km2 d’espace d’entreposage qui s’y trouve, environ un demi-million de camions diesel circulent sur nos routes chaque jour. Et nous avons deux des plus importants chemins de fer [pour le fret] des Etats-Unis », a déclaré Andrea.
La détermination de Mme Vidaurre a persuadé l’agence gouvernementale californienne chargée de réduire la pollution de l’air d’adopter, au printemps 2023, deux réglementations historiques en matière de transport qui limitent considérablement les émissions des camions et des trains de marchandises. Les nouvelles réglementations comprennent la première règle nationale en matière d’émissions pour les trains et un calendrier légal instituant l’interdiction de la vente de camion de marchandises rejetant des émissions carbonées, à partir de 2036. Ces réglementations révolutionnaires – fruit du travail politique et de l’organisation communautaire d’Andrea – amélioreront considérablement la qualité de l’air pour des millions de Californiens tout en accélérant la transition du pays vers des véhicules à zéro émission.
Andrea a poursuivi : « Ce qui finit dans vos magasins et vos paniers d’achat en ligne doit d’abord passer par des quartiers comme le mien, et avant d’arriver dans ma communauté, il passe par beaucoup d’autres dans le monde entier, entièrement propulsé par des combustibles fossiles. Il s’agit d’un réseau de camions, de trains, d’autoroutes, de navires et autres qui nous a été imposé.
Ce système de circulation des marchandises est motivé par les profits des entreprises, la surconsommation et le capitalisme qui cache, déshumanise et dévalorise la terre et le travail qu’il a nécessité, tout en extrayant et en exploitant notre Terre Mère sacrée en cours de route. C’est ce que nous appelons la violence lente de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Nous ne pouvons l’accepter.
Pour lutter contre la crise climatique et trouver un équilibre et de bonnes relations avec notre monde naturel et les autres, nous devons réimaginer notre système de circulation des marchandises. Cela doit venir de chacun d’entre nous. La transformation des systèmes qui sont à l’origine du changement climatique ne viendra jamais de ceux qui en profitent. Elle se produira grâce à nos communautés qui se tiennent côte à côte dans la solidarité, luttant ensemble pour notre vision collective d’un monde meilleur. »
1 – Déclaration de Susan Gelman, fille de feus Richard et Rhoda Goldman, fondateurs du prix Goldman pour l’environnement, lors de la cérémonie annuelle de remise du prix qui s’est tenue à San Francisco en avril 2024.
Source : goldmanprize.org
Carlo Acutis : le premier saint du millénaire – [sommaire]
Le pape François a reconnu un deuxième miracle attribué à l’intercession de Carlo Acutis, un adolescent italien décédé en 2006, ouvrant ainsi la voie à sa canonisation par l’Eglise catholique.
C. Acutis est décédé d’une forme très aiguë de leucémie une semaine après son diagnostic, à l’âge de 15 ans seulement. A l’époque, on a présenté son comportement comme représentatif de sa courte vie de dévotion à aider les autres et à ramener les gens à Jésus à travers l’eucharistie et l’adoration, qui étaient devenues le centre de sa vie depuis sa première communion à l’âge de sept ans. Il appelait le sacrement de l’eucharistie « ma route vers le ciel ». Sa passion, sa gentillesse et son empathie ont inspiré une profonde conversion à sa mère et à beaucoup d’autres personnes qui l’ont connu.
Il est souvent appelé « le saint patron de l’internet », car il a utilisé ses compétences en programmation, acquises en grande partie en autodidacte, pour documenter plus de 150 miracles eucharistiques. C’est aujourd’hui un outil d’enseignement dans de nombreuses paroisses du monde entier. C. Acutis était convaincu que ces preuves aideraient les gens à réaliser que Jésus est réellement présent dans l’eucharistie et à revenir à la messe. Sur son site, il explique aux gens que « plus souvent nous recevons l’eucharistie, plus nous deviendrons comme Jésus, de sorte que sur cette Terre, nous aurons un avant-goût du ciel. »
Et aussi : « Notre but doit être l’infini et non le fini. L’infini est notre patrie. Nous avons toujours été attendus au Ciel. » Sa citation la plus célèbre : « Tous les hommes naissent originaux, mais beaucoup meurent photocopiés. »
[Sources : catholicnewsagency.com ; britannica.com ; carloacutis-en.org]
Les miracles de Carlo
Le père Nicola Gori, chargé de mener la procédure de la sanctification de Carlo Acutis, a déclaré aux médias italiens qu’en octobre 2013, sept ans après la mort de Carlo, un enfant brésilien appelé Mattheus, souffrant d’une malformation congénitale (pancréas annulaire), a touché la photo de Carlo Acutis en priant pour arrêter de vomir. La guérison a commencé immédiatement, au point de modifier la physiologie de l’organe en question. En rentrant chez lui après la messe, Mattheus a dit à sa mère qu’il était déjà guéri. Chez lui, il a demandé des frites, du riz, des haricots et un steak – les plats préférés de ses frères. Il a pu manger tout ce qu’il y avait dans son assiette. Il a mangé normalement le lendemain et le surlendemain. Cette guérison a grandement surpris les médecins.
Un autre miracle concerne la guérison d’une jeune femme du Costa Rica qui était tombée de son vélo en juillet 2022 et s’était gravement blessée à la tête. Elle a été transportée à l’hôpital car sa situation était critique. Cependant, en quelques semaines, elle a recouvré son état normal. On pense que son rétablissement est dû aux prières que la mère de la jeune femme a adressées au bienheureux Carlo. Le jour où sa mère a commencé à prier, la jeune fille s’est mise à respirer seule. En l’espace de dix jours, elle est sortie de l’unité de soins intensifs ; le mois suivant, elle est sortie de la rééducation au bout d’une semaine seulement, grâce à son bon état de santé.
[Source : angelusnews.com]
L’ordre mondial en péril – [sommaire]
Dans une déclaration émise le 29 mai 2024 à São Paulo, The Elders (les Ainés) avertissent que l’absence de leadership politique risque d’entraîner l’effondrement de l’ordre international.
Le monde est au bord du précipice. Les fondements du droit international et de la coopération multilatérale sont sérieusement exposés à un risque d’effondrement en raison des échecs cumulés des dirigeants politiques. Nous vivons l’heure la plus périlleuse depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les Nations unies et d’autres institutions créées pour promouvoir la stabilité et la responsabilité qui découlent de l’Etat de droit sont attaquées. Le climat croissant d’impunité qui règne pour les Etats et les leaders qui ne respectent pas les principes sur lesquels ils ont été fondés, est susceptible de nous conduire à un point de non-retour.
Les principes de la Charte des Nations unies risquent d’être supplantés par un nationalisme agressif et une rivalité entre grandes puissances. Ceci n’est dans l’intérêt à long terme d’aucun Etat, compte tenu des menaces existentielles qui pèsent sur l’humanité et qui ne peuvent être affrontées que par une coopération mondiale dans un cadre de règles convenues.
Le droit international doit être appliqué de façon universelle. Aucun pays n’est au-dessus des lois. Mais la politique de « deux poids, deux mesures » pratiquée par certains Etats, notamment les plus puissants, affaiblit la crédibilité des institutions mondiales chargées de faire respecter l’Etat de droit.
La guerre menée en Ukraine par la Russie reste un acte d’agression envers un Etat souverain et une attaque fondamentale contre la Charte des Nations Unies, avec des ramifications mondiales. Les leaders russes doivent être tenus pour responsables. Nous soutenons les efforts de la Cour pénale internationale (CPI) pour les traduire en justice.
La CPI et la Cour internationale de Justice remplissent toutes deux leur mandat, qui consiste à demander aux parties du conflit entre Israël et le Hamas de rendre des comptes en vertu du droit international.
Nous nous opposons à toute tentative visant à délégitimer ce travail, ainsi qu’aux menaces de mesures punitives et de sanctions qui pèsent à l’encontre du Procureur de la CPI ou de tout autre responsable public.
L’Etat de droit doit être appliqué en toutes circonstances. La politique de « deux poids, deux mesures » permet aux autocrates de présenter les valeurs universelles des droits humains et du droit international inscrites dans la Charte des Nations unies comme des concepts occidentaux. Elles ne le sont pas. Elles servent les intérêts de tous les pays.
L’effritement de l’ordre international se manifeste par la prolifération de conflits, passés sous silence par les leaders et les médias du monde entier, et qui touchent deux milliards de personnes dans des pays tels que le Myanmar, le Soudan, la République démocratique du Congo et Haïti.
A l’approche de négociations cruciales pour l’avenir du climat et de la biodiversité dans le monde, les pays doivent avoir la certitude que lorsqu’ils concluent des accords entre eux, ces engagements seront mis en œuvre.
Il est temps pour les dirigeants de faire preuve d’honnêteté envers leurs populations. L’imprévisibilité et l’instabilité qui résultent de l’absence de garantie de l’Etat de droit menacent la sécurité de tous les pays. En cette année où se tiennent plusieurs élections, les citoyens ont également la responsabilité de voter judicieusement, en choisissant des leaders qui ont une vision à plus long terme de la protection de leurs intérêts, et en rejetant les populistes qui exploitent les peurs et sèment la division pour obtenir des gains à court terme.
Alors que nous concluons notre réunion au Brésil, nous attendons des dirigeants de ce pays qu’ils saisissent les opportunités offertes par le prochain Sommet du G20 en novembre et la conférence internationale sur le climat (Cop30) de 2025, pour travailler avec d’autres pays à la restauration de la crédibilité du système multilatéral et de la confiance qui l’étaye.
Pour éviter le précipice au bord duquel nous nous trouvons, les personnes en position de pouvoir doivent faire preuve d’un leadership à long terme afin de construire un monde meilleur pour les générations actuelles et futures.
Source : The Elders
Le complexe militaro-industriel nous tue tous – [sommaire]
Expliquons ce que font les bombes en temps de guerre. Les bombes déchiquettent la chair, brisent les os, démembrent, font trembler les organes si violemment qu’ils saignent, se rompent et cessent de fonctionner. Les bombes blessent, tuent, détruisent. Les bombes enrichissent aussi des gens.
Lorsqu’une bombe explose, quelqu’un en retire un bénéfice. Et donc les bombes réclament encore plus de victimes invisibles. Chaque dollar dépensé pour une bombe est un dollar qui n’est pas dépensé pour sauver une vie d’une mort évitable, un dollar qui n’est pas dépensé pour guérir le cancer, pour éduquer les enfants.
C’est pourquoi il y a si longtemps, Dwight D. Eisenhower, général cinq étoiles à la retraite et président des Etats-Unis, a qualifié à juste titre de « vol » les dépenses consacrées aux bombes et à tout ce qui est militaire.
L’auteur de ce vol est peut-être la force destructrice la plus méconnue au monde. Il est à l’origine de tant de problèmes majeurs aux Etats-Unis et dans le monde. Eisenhower a mis en garde les Américains contre cette force dans son discours d’adieu de 1961, en l’appelant pour la première fois « le complexe militaro-industriel » (CMI).
Même si beaucoup trop d’entre nous continuerons à croire que le démantèlement du CMI est irréaliste, compte tenu des menaces qui pèsent sur nous, il est temps de réfléchir avec le plus d’audace possible à la manière de réduire son pouvoir, de résister à l’idée inventée que la guerre est inévitable, et de construire le monde que nous voulons voir.
Commençons par le fait que, grâce à la capacité du CMI à détourner le budget fédéral, les dépenses militaires annuelles totales sont bien plus importantes que la plupart des gens ne le pensent : environ 1 500 000 000 000 $ (1,5 trillion de dollars). Contrairement à ce que le CMI nous fait croire, ce chiffre incompréhensible est monstrueusement disproportionné par rapport aux quelques menaces militaires qui pèsent sur les Etats-Unis. Un trillion et demi de dollars, c’est à peu près le double de ce que le Congrès dépense annuellement pour tous les objectifs non militaires combinés.
Il n’est pas exagéré de qualifier de « vol » ce transfert massif de richesses, puisqu’il est prélevé sur des besoins urgents tels que la lutte contre la faim et le sans-abrisme, la gratuité de l’université et de la maternelle, la mise en place d’un système de santé universel et la construction d’une infrastructure d’énergie verte pour nous protéger du changement climatique. Pratiquement tous les grands problèmes nécessitant des ressources fédérales pourraient être améliorés ou résolus avec des fractions de l’argent réclamé par le CMI. L’argent est là.
L’essentiel de l’argent des contribuables est accaparé par un groupe relativement restreint d’entreprises qui profitent de la guerre, sous la houlette des cinq plus grandes sociétés qui tirent profit de l’industrie de la guerre : Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon (RTX), Boeing et General Dynamics. Au fur et à mesure que ces entreprises engrangent des bénéfices, le CMI sème une destruction incompréhensible à l’échelle mondiale, en maintenant les Etats-Unis enfermés dans des guerres sans fin qui, depuis 2001, ont tué environ 4,5 millions de personnes, en ont blessé des dizaines de millions d’autres et en ont déplacé au moins 38 millions, selon le projet « Costs of War » (Les coûts de la guerre) de l’Université de Brown.
La domination cachée du CMI sur nos vies doit cesser, ce qui signifie que nous devons le démanteler. Cela peut sembler totalement irréaliste, voire fantaisiste. Mais ce n’est pas le cas. Nous parlons bien du démantèlement du CMI, pas de l’armée elle-même. La plupart des militaires font d’ailleurs partie des victimes du CMI.
Si le profit fait depuis longtemps partie de la guerre, le CMI est un phénomène relativement récent, postérieur à la Seconde Guerre mondiale, qui s’est formé grâce à une série de choix effectués au fil du temps. Comme d’autres processus, comme d’autres choix, ils peuvent être inversés et le CMI peut être démantelé.
La question est bien sûr de savoir comment.
L’émergence d’un monstre
Pour savoir ce qu’il faudrait faire pour démanteler le CMI, il faut d’abord comprendre comment il est né et à quoi il ressemble aujourd’hui. Compte tenu de sa taille et de sa complexité surprenantes, nous avons créé, avec une équipe de collègues, une série de graphiques pour aider à visualiser le CMI et les dommages qu’il inflige, que nous partageons publiquement pour la première fois.
Le CMI est né après la Seconde Guerre mondiale, comme l’a expliqué Eisenhower, de la « conjonction d’un immense dispositif militaire » – le Pentagone, les forces armées, les agences de renseignement et autres – « et d’une vaste industrie de l’armement ». Ces deux forces, militaire et industrielle, se sont unies au Congrès pour former un triangle de fer ou ce que certains spécialistes pensent qu’Eisenhower appelait initialement et plus précisément le complexe militaire, industriel et parlementaire. A ce jour, ces trois-là sont restés au cœur du CMI, enfermés dans un cycle auto-entretenu de corruption légalisée (qui comporte également beaucoup trop d’illégalités).
Le système de base fonctionne comme suit : premièrement, le Congrès prélève chaque année des sommes exorbitantes sur les contribuables américains et les verse au Pentagone. Deuxièmement, le Pentagone, sur ordre du Congrès, remet d’énormes quantités de cet argent aux fabricants d’armes et à d’autres entreprises par le biais de contrats bien trop lucratifs, leur permettant de réaliser des dizaines de milliards de dollars de bénéfices. Troisièmement, ces entrepreneurs utilisent ensuite une partie des bénéfices pour faire pression sur le Congrès afin d’obtenir d’autres contrats du Pentagone, que le Congrès est généralement ravi de fournir, perpétuant ainsi un cycle apparemment sans fin.
Mais le CMI est plus compliqué et plus insidieux que cela. Dans ce qui est en fait un système de corruption légalisée, les campagnes de collectes de fonds contribuent régulièrement à augmenter les budgets du Pentagone et à garantir l’attribution de contrats encore plus lucratifs, qui profitent souvent à un petit nombre de contractants dans une circonscription ou dans un Etat. Ces entrepreneurs défendent leur cause à l’aide d’une armée virtuelle de plus de 900 lobbyistes basés à Washington. Nombre d’entre eux sont d’anciens fonctionnaires du Pentagone, d’anciens membres du Congrès ou d’anciens membres du personnel du Congrès, embauchés par le biais d’une « politique tournante » qui tire parti de leur capacité à faire du lobbying auprès d’anciens collègues. Ces entrepreneurs font également des dons à des groupes de réflexion et à des centres universitaires désireux de soutenir l’augmentation des dépenses du Pentagone, les programmes d’armement et une politique étrangère hyper-militarisée. La publicité est un autre moyen d’imposer les programmes d’armement aux élus.
Ces fabricants d’armes répartissent également leur production entre autant de circonscriptions que possible, ce qui permet aux sénateurs et aux représentants de revendiquer le mérite des emplois créés. Les emplois des CMI, à leur tour, créent souvent des cycles de dépendance dans les communautés à faibles revenus qui ont peu d’autres moteurs économiques, achetant de fait le soutien des habitants.
Pour leur part, les sous-traitants se livrent régulièrement à des abus de prix légalisés, surfacturant aux contribuables toutes sortes d’armes et d’équipements. Dans d’autres cas, la fraude des contractants vole littéralement l’argent des contribuables. Le Pentagone est la seule agence gouvernementale à n’avoir jamais fait l’objet d’un audit – ce qui signifie qu’elle ne peut littéralement pas suivre l’évolution de son argent et de ses actifs – et pourtant elle reçoit plus du Congrès que toutes les autres agences gouvernementales réunies. En tant que système, le CMI garantit que les dépenses du Pentagone et la politique militaire sont dictées par la recherche de profits toujours plus élevés par les entrepreneurs et par les désirs de réélection des membres du Congrès, et non par une quelconque évaluation de la meilleure façon de défendre le pays. L’armée qui en résulte est, sans surprise, de piètre qualité, surtout si l’on tient compte de l’argent dépensé. Les Américains devraient prier pour qu’elle n’ait jamais à défendre son propre pays.
Aucune autre industrie – pas même les grandes sociétés pharmaceutiques ou pétrolières – ne peut rivaliser avec le pouvoir des CMI pour ce qui est de façonner la politique nationale et ses budgets. En fait, les dépenses militaires sont aujourd’hui plus importantes (en tenant compte de l’inflation) qu’au plus fort des guerres du Vietnam, d’Afghanistan ou d’Irak ou, en fait, qu’à n’importe quel moment depuis la Seconde Guerre mondiale, malgré l’absence de menace justifiant de près ou de loin de telles dépenses. Nombreux sont ceux qui réalisent aujourd’hui que le principal bénéficiaire de plus de vingt-deux ans de guerres sans fin aux Etats-Unis au cours de ce siècle a été la partie industrielle du CMI, qui a engrangé des centaines de milliards de dollars depuis 2001.« Qui a gagné en Afghanistan ? les entrepreneurs privés », titrait le Wall Street Journal en 2021. « Afghanistan » dans ce titre aurait pu être remplacé par Corée, Vietnam ou Irak, parmi d’autres guerres américaines apparemment sans fin depuis la Seconde Guerre mondiale.
Guerres sans fin, morts sans fin, destruction sans fin
Le fait que le CMI ait profité de ces guerres n’est pas une coïncidence. Il a contribué à entraîner le pays dans des conflits dans des pays tels que la Corée, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, le Salvador, le Guatemala, le Panama et la Grenade, l’Afghanistan, la Libye, la Somalie et bien d’autres encore.
Ces guerres ont fait des dizaines de millions de morts et de blessés. Le nombre de morts estimés des guerres post-11 Septembre en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, en Syrie et au Yémen est étrangement similaire à celui des guerres au Vietnam, au Laos et au Cambodge : 4,5 millions. Les chiffres sont si importants qu’ils peuvent devenir insupportables.
Le poète irlandais Pádraig Ó Tuama nous rappelle de nous concentrer sur « une vie, une vie, une vie, une vie, une vie ; parce que chaque fois est la première fois que cette vie a été prise ».
Le bilan environnemental
Les dégâts causés par le CMI s’étendent à des dommages environnementaux souvent irréparables. L’empoisonnement des écosystèmes, la perte dévastatrice de biodiversité et l’empreinte carbone de l’armée américaine, plus importante que celle de n’importe quelle autre organisation sur Terre. En temps de guerre ou lors des entraînements quotidiens, le CMI alimente littéralement le réchauffement de la planète et le changement climatique en brûlant des carburants pour faire fonctionner des bases, faire rouler des véhicules et produire des armes.
Les coûts humains et environnementaux du CMI sont particulièrement invisibles en dehors des Etats-Unis continentaux. Dans les territoires outre-mer et dans d’autres « zones franches », les investissements dans les infrastructures et les technologies militaires reposent en partie sur la citoyenneté de seconde zone des communautés autochtones, qui dépendent souvent de l’armée pour leurs moyens de subsistance.
Des guerres sans fin à domicile
De même que le CMI a alimenté les guerres à l’étranger, il a alimenté la militarisation à l’intérieur du pays. Pourquoi, par exemple, les forces de police nationales sont-elles devenues si militarisées ? Au moins une partie de la réponse : depuis 1990, le Congrès autorise le Pentagone à transférer ses armes et équipements « excédentaires » (y compris les chars et les drones) aux forces de l’ordre locales. Ces transferts permettent au Pentagone et à ses sous-traitants de demander au Congrès d’acheter du matériel de remplacement, ce qui alimente encore plus le CMI.
A la recherche de nouveaux profits sur de nouveaux marchés, les sous-traitants vendent de plus en plus leurs produits militaires directement aux équipes d’intervention spéciales et aux autres forces de police, aux patrouilles frontalières et aux systèmes pénitentiaires. Les hommes politiques et les entreprises ont investi des milliards de dollars dans la militarisation des frontières et l’incarcération de masse, contribuant ainsi à l’essor des lucratifs « complexe industriel frontalier » et « complexe industriel carcéral », respectivement. La militarisation intérieure a porté un préjudice disproportionné aux communautés noires, latinos et indigènes.
Une menace existentielle
Certains défendront le complexe militaro-industriel en insistant sur le fait que nous avons besoin de ses emplois ; d’autres en affirmant qu’il maintient les Ukrainiens en vie et protège le reste de l’Europe de la Russie de Vladimir Poutine ; d’autres encore en mettant en garde contre la Chine. Chacun de ces arguments illustre à quel point le pouvoir du CMI repose sur la fabrication systématique de peurs, de menaces et de crises qui contribuent à enrichir les marchands d’armes et d’autres membres du CMI en poussant à toujours plus de dépenses militaires et de guerres (malgré un bilan quasi ininterrompu d’échecs catastrophiques lors de presque tous les conflits depuis la Seconde Guerre mondiale).
L’argument selon lequel les niveaux actuels de dépenses militaires doivent être maintenus pour « l’emploi » devrait prêter à rire. L’armée ne doit pas être un programme d’emploi. Les dépenses militaires se révèlent peu créatrices d’emplois et peu propices à la croissance économique. Les recherches montrent qu’elles créent beaucoup moins d’emplois que des investissements comparables dans les soins de santé, l’éducation ou les infrastructures.
L’armement des Etats-Unis a contribué à l’autodéfense de l’Ukraine, mais les fabricants d’armes sont loin d’être des altruistes. S’ils se souciaient vraiment des Ukrainiens, ils auraient renoncé à tout profit, ce qui aurait permis de consacrer plus d’argent à l’aide humanitaire dans ce pays. Au lieu de cela, ils ont utilisé cette guerre, tout comme la guerre génocidaire d’Israël contre Gaza et les tensions croissantes dans le Pacifique, pour gonfler cyniquement leurs profits et leurs cours boursiers de manière spectaculaire.
Si l’on écarte les discours alarmistes, il devrait être clair que l’armée russe a démontré sa faiblesse, son incapacité à conquérir de manière décisive des territoires près de ses propres frontières, et encore moins à marcher sur l’Europe. En fait, les armées russe et chinoise ne représentent aucune menace militaire conventionnelle pour les Etats-Unis. Le budget annuel de l’armée russe avoisine le dixième de celui de l’armée américaine. Le budget militaire de la Chine est d’un tiers à la moitié de celui des Etats-Unis. Les disparités sont bien plus importantes si l’on combine le budget militaire des Etats-Unis avec ceux de leurs alliés de l’Otan et d’Asie.
Malgré cela, les membres du CMI encouragent de plus en plus les confrontations directes avec la Russie et la Chine, aidés par la guerre de Poutine et les provocations de la Chine. Dans l’« Indo-Pacifique » (comme l’appellent les militaires), le CMI continue d’encaisser alors que le Pentagone construit des bases et des forces entourant la Chine en Australie, à Guam, dans les Etats fédérés de Micronésie, au Japon, dans les Iles Marshall, dans les Iles Mariannes du Nord, à Palau, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Philippines.
De telles mesures et un renforcement similaire en Europe ne font qu’encourager la Chine et la Russie à renforcer leurs propres armées. Imaginez la réaction des politiciens américains si la Chine ou la Russie construisaient une seule base militaire à proximité des frontières de ce pays !
Si tout cela est de plus en plus rentable pour le CMI, cela accroît le risque d’un conflit militaire qui pourrait dégénérer en une guerre nucléaire entre les Etats-Unis et la Chine, la Russie, ou les deux, qui serait susceptible de mettre fin à la vie de l’espèce.
L’urgence du démantèlement
L’urgence du démantèlement du complexe militaro-industriel n’est plus à démontrer. L’avenir de l’espèce et de la planète en dépend.
La manière la plus évidente d’affaiblir le CMI serait de le priver de sa source de vie, l’argent de nos impôts. Peu de gens ont remarqué qu’après avoir quitté ses fonctions, l’ancien chef du Pentagone de l’ère Trump, Christopher Miller, a appelé à réduire de moitié le budget du Pentagone. Oui, de moitié.
Même une réduction de 30 % – comme cela s’est produit trop brièvement après la fin de la guerre froide en 1991 – permettrait de dégager des centaines de milliards de dollars par an. Imaginez comment de telles sommes permettraient de construire des vies plus sûres, plus saines et plus sécurisées dans ce pays, y compris une transition économique juste pour tout le personnel militaire et les sous-traitants qui perdent leur emploi. Et n’oubliez pas que ce budget militaire resterait nettement supérieur à celui de la Chine, de la Russie, de l’Iran et de la Corée du Nord réunis.
Bien entendu, il est difficile de songer à réduire le budget du Pentagone, car le CMI s’est emparé des deux partis politiques, ce qui garantit pratiquement l’augmentation constante des dépenses militaires. Ce qui nous ramène à la question de savoir comment démanteler le CMI en tant que système.
En bref, nous travaillons sur les réponses. Avec le groupe d’experts qui a participé à la réalisation des graphiques de cet article, nous explorons, entre autres, les campagnes de désinvestissement et les poursuites judiciaires, l’interdiction des profits de guerre, la réglementation ou la nationalisation des fabricants d’armes et la conversion de certaines parties de l’armée en une force non armée de secours en cas de catastrophe, de santé publique et d’infrastructure.
Même si beaucoup trop d’entre nous persisterons à croire que le démantèlement du CMI est irréaliste, compte tenu des menaces qui pèsent sur nous, il est temps de réfléchir avec le plus d’audace possible à la manière de réduire son pouvoir, de résister à l’idée inventée que la guerre est inévitable, et de construire le monde que nous voulons. Tout comme les mouvements passés ont réduit le pouvoir de Big Tobacco et des barons du rail, tout comme certains s’attaquent aujourd’hui à Big Pharma, Big Tech et au complexe carcéro-industriel, nous devons nous attaquer au CMI pour construire un monde axé sur l’enrichissement des vies humaines (dans tous les sens du terme) plutôt qu’un monde axé sur les bombes et autres armements qui apportent la richesse à une poignée de privilégiés qui tirent profit de la mort.
Le voyage d’Apollonius dans le nord de l’Inde – [sommaire]
Sous le pseudonyme de Joséphine Saint-Hilaire, Helena Roerich écrivit en 1929 une collection de courts récits populaires sur la vie des grands enseignants. Elle existe en français sous le titre Au carrefour de l’Orient : légendes et prophéties d’Asie (1930)1.
Certes, le récit consacré à la vie d’Apollonius décrit avec précision les villes, sites et populations de la partie du nord de l’Inde qu’il a visitée, mais l’importance réelle de son voyage semble avoir totalement échappé aux lecteurs. Apollonius de Tyane passait pour un grand amateur des voyages lointains, mais là n’était pas sa principale motivation.
Encore jeune, il avait appris l’existence de la Demeure de la Fraternité de la bouche d’un collectionneur de récits étranges. Il n’y avait alors guère prêté attention, mais plus tard, ayant grandi en savoir et en sagesse, il s’en était souvenu, et quelque chose de très profond en lui l’avait poussé à entreprendre ce voyage dans le nord de l’Inde.
Il avait demandé conseil à un grand scientifique de ses amis, qui avait reçu plusieurs degrés d’initiation. Après avoir réfléchi et s’être informé pendant une année entière, cet homme vénérable répondit à Apollonius : « Mon ami, la chance est vraiment avec toi. On m’informe que tu peux préparer ton voyage. Un de mes amis t’attend au Kashmir : il te fournira toutes les indications nécessaires. »
Le voyage d’Apollonius fut long, car, chemin faisant, il fit de nombreuses rencontres. L’une de ces personnes, semblant deviner son intention profonde, lui dit : « Je peux t’être utile. Je connais celui vers qui tu chemines. Lorsque tu atteindras l’ancienne Gandhara, ajouta-t-il en donnant un coffret à Apollonius, je te prie d’accepter mon hospitalité et d’utiliser ma demeure. » Apollonius ne sut jamais le nom de cet étranger.
Arrivé à Taksila, Apollonius trouva la demeure de l’étranger, et frappa la porte d’entrée avec le marteau. Un jeune hindou lui ouvrit, l’invitant à entrer. Se souvenant alors que le nom de l’hôte lui était inconnu, Apollonius montra le coffret au portier, qui introduisit le voyageur dans une pièce garnie d’une table et de deux fauteuils.
Un homme de grande taille ne tarda pas à entrer dans la pièce, vêtu d’un caftan décoré des insignes d’un commandant de cavalerie.
Il se présenta comme le frère de l’hôte, et, semblant déjà connaître l’objet de la visite d’Apollonius, il ajouta : « Mes gens vous accompagneront demain. »
Le lendemain matin, Apollonius vit dans la cour plusieurs guerriers et chevaux. Il se hâta de les rejoindre. Ils conduisirent Apollonius dans les montagnes du nord, où ils le quittèrent.
Le trépas d’Apollonius
Dans la biographie d’Apollonius, le récit de son trépas a été tronqué, mais le témoignage de son disciple, Callicratus, nous est parvenu.
Apollonius se mit à entendre des voix lui ordonnant de retourner sur les rivages qu’il connaissait déjà, pour le plus grand enrichissement de son esprit. En compagnie de son disciple, le Maître, sans révéler le but de son voyage, appareilla aussitôt.
Alors qu’ils approchaient de la caverne où le Grand Maître avait conféré l’initiation aux Arhats, un homme grand et âgé vint à leur rencontre. Longtemps, il conversa avec Apollonius, mais Callicratus n’entendit que les derniers mots du vieil homme : « Si tu as décidé d’accepter le calice de l’apostolat de l’enseignement, ne tarde pas. »
Lorsque le vieil homme eut disparu dans les profondeurs de la caverne, Apollonius ordonna à son disciple de rassembler rapidement une grande quantité de bois parfumé dans ce lieu et d’en faire un lit ; ensuite, lorsqu’il entendrait une voix émanant de la voûte de la caverne, il lui faudrait allumer le bois sans se retourner, avant de se hâter de gagner les côtes de la Grèce en oubliant ce qui s’était passé.
Ayant prononcé ces paroles, le Maître sembla s’abandonner à un profond sommeil.
Callicratus, immobile, veilla sur le feu jusqu’au milieu de la nuit. Soudain, du haut de la voûte de la caverne, la voix du Maître, renforcée d’un écho puissant, retentit : « Voici : je ne suis pas mort, car je vais accepter le calice de l’apostolat. »
Plus tard, ayant accompli tout ce qui lui avait été ordonné, Callicratus demanda que l’on dépose ce témoignage dans sa propre tombe, à ses côtés.
1 – Voir également notre numéro de mai 2024, page 17.
Jésus se réincarna rapidement en tant qu’Apollonius de Tyane, devint un Maître dans cette vie-là et travailla en Inde du Nord où il fut enterré. Ces faits sont à l’origine de la légende, dont plusieurs auteurs se sont inspirés, selon laquelle Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais se serait rendu en Inde du Nord, où il aurait été enterré.
Le Maître Jésus, comme il s’appelle maintenant, a eu deux autres corps physiques depuis celui d’Apollonius, et possède maintenant un corps syrien depuis 640 ans.
Il se fait appeler le Maître Jésus plutôt qu’Apollonius, car ce nom parle tout spécialement aux Églises chrétiennes. Historiquement, bien sûr, le Maître Jésus et Apollonius de Tyane furent deux manifestations différentes de la même individualité, mais il continue à se faire connaître au sein de la Hiérarchie comme le Maître Jésus et c’est sous ce nom que nous le connaîtrons dans la période qui vient.
[Source : La Mission de Maitreya, tome I]
Le point sur la Grande Muraille verte – [sommaire]
En 2005, face à la désertification croissante du Sahel, le président du Nigeria a proposé que soit planté un mur d’arbres destiné à enrayer l’avancée du Sahara vers le sud. En 2007, l’Union africaine a repris ce projet et les onze pays concernés ont garanti son financement, du Sénégal à l’ouest à Djibouti à l’est. La bande d’arbres devait s’étendre sur 8 000 km et être achevée en 2030.
En 2010, seuls 326 km avaient été plantés, tous au Sénégal. En 2013, grâce à un financement supplémentaire de l’Union européenne, de la Banque mondiale et d’autres investisseurs internationaux, le projet a évolué pour inclure plus de 20 pays africains. Il est passé d’une simple opération de plantation d’arbres à un concept d’écosystème plus large et sur mesure.
On a tiré des enseignements de l’expérience. Il est devenu évident que plutôt que de constituer un simple mur, les arbres plantés devaient bénéficier aux habitants du Sahel, fournir des emplois et/ou de la nourriture, et créer un écosystème naturel. En fin de compte, le projet prévoit maintenant une mosaïque de terres boisées entrecoupées de terres agricoles et de prairies bénéficiant aux communautés locales. L’agroforesterie, l’apiculture et l’élevage doivent soutenir les moyens de subsistance locaux, tandis que la régénération du paysage doit empêcher l’aridification et lutter contre le changement climatique.
Vue l’étendue géographique du projet et le nombre de pays impliqués, sa coordination a toujours été une difficulté, tout comme le suivi et l’inventaire des différentes opérations de reboisement. L’obtention d’un financement adéquat a également été un problème constant, bien qu’en 2021, E. Macron, le président français, et d’autres dirigeants mondiaux aient lancé l’accélérateur de la Grande Muraille verte, initiative visant à accélérer le projet et promettant un financement supplémentaire de 14,3 milliards de dollars pour la période 2021-2025.
Une multitude de défis
Alors que le changement climatique accroît progressivement la chaleur et l’aridité du Sahel, qui manque déjà d’eau, il devient de plus en plus difficile de faire pousser des arbres. Bien que les espèces indigènes choisies soient adaptées aux conditions locales, l’eau est toujours nécessaire pour une renaturation réussie. Dans certaines communautés, le creusement de tranchées, ou bassins de rétention, permet aux agriculteurs de stocker le peu d’eau qui tombe et de la faire durer environ deux à trois mois après les pluies. Dans d’autres régions, des puits souterrains fournissent de l’eau.
Au-delà de ces obstacles majeurs, des groupes terroristes comme Boko Haram, qui opèrent dans le corridor de la Grande Muraille verte, ont empêché tout progrès sur leurs territoires, et les criquets pèlerins, susceptibles de dévorer les paysages restaurés en une nuit, créent encore plus de difficultés.
Ainsi, en août 2023, seuls 18 % de la Grande Muraille verte prévue avaient été créés, soit une superficie équivalente à celle du Cambodge. Grâce au financement apporté par l’Accélérateur, le rythme pourrait néanmoins s’accélérer, malgré les autres difficultés.
Une mosaïque de projets
D’autres initiatives similaires fonctionnent au moins en partie dans les limites de la Grande Muraille verte et peuvent avoir influencé l’élargissement de l’objectif initial. Il s’agit notamment de Trees for the Future (TREES) et de Tree Aid. Fondé en 2015, TREES a déjà restauré une superficie d’environ sept fois la taille de Manhattan. Son objectif est d’utiliser la reforestation pour lutter contre la pauvreté, et vise à créer 230 000 emplois et à planter un milliard d’arbres d’ici 2030.
Au Kenya, TREES a soutenu 17 000 petits exploitants agricoles en leur offrant une formation, des semences, des outils et des subventions pour créer des « jardins forestiers » en remplacement des monocultures qui aspirent l’humidité, le carbone et les nutriments du sol. Des parcelles individuelles d’environ un hectare abriteraient quelque 5 800 arbres de différentes variétés. Une barrière constituée de trois rangées d’acacias (épines blanches) en marque le périmètre, et derrière sont étroitement plantés des arbres agroforestiers à la croissance rapide qui peuvent fournir du bois de chauffage et de la nourriture pour le bétail. Au centre se trouve un mélange de jardins potagers et d’arbres fruitiers. L’objectif est de fournir suffisamment de nourriture à une famille et de laisser un petit surplus à vendre au marché.
La portée des jardins forestiers reste limitée, mais cette approche pourrait être la plus efficace à long terme. Les agriculteurs vivent généralement dans leurs champs ou à proximité et sont financièrement motivés pour assurer la qualité du sol et la croissance saine de leurs arbres. Vincent Mainga, directeur pour le Kenya, explique : « Il s’agit d’un mouvement de restauration massif utilisant l’agriculture régénératrice, […] très facile à adopter. Nous travaillons avec les agriculteurs pendant quatre ans. Ensuite, ils peuvent […] utiliser ce qu’ils ont appris de nos techniciens pour avoir des terres agricoles prospères, généralement avec un surplus. C’est un système autosuffisant. »
Le modèle Tree Aid
Tree Aid travaille depuis 1987 au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, au Ghana, au Niger et en Ethiopie, pays qui participent tous à l’initiative de la Grande Muraille verte. Outre la restauration des terres, l’organisation plaide en faveur de la gouvernance et de la gestion des terres, qui sont essentielles pour générer des revenus durables pour les communautés locales. A ce jour, l’initiative a permis de restaurer et de protéger plus de 167 000 hectares de terres dégradées. Elle utilise les possibilités de compensations carbone comme modèle de financement des projets de restauration.
Tree Aid attribue son succès à la démarche partant de la base qu’elle suit dans ses rapports avec les communautés et sa conception d’un modèle de gouvernance foncière où le régime foncier appartient aux communautés plutôt qu’à l’Etat.
Tom Skirrow, directeur général de Tree Aid, déclare :
« La restauration n’est pas la panacée. Il y a des incitations à long terme à la restauration – vous obtenez de meilleures terres, de meilleurs rendements, généralement de meilleurs résultats pour vous et votre famille – mais les incitations à court terme [sont] particulièrement liées à la génération de revenus. »
Les modèles de restauration les plus réussis soutiennent toutes les parties de l’écosystème, de l’homme aux micro-organismes. Ce processus est peut-être plus lent que la simple plantation d’arbres, mais il crée un changement durable qui profite à l’ensemble.
Source : National Geographic, Mongabay.com, BBC, theguardian.com
Un système monétaire au service du climat (1er partie) – [sommaire]
Alors que s’accumulent les preuves que l’activité humaine est à l’origine des températures de plus en plus élevées observées dans le monde entier, il est clair que nous n’avons pas encore réussi à écarter l’imminence d’une crise climatique mondiale.
Il y a près de dix ans, en 2015, les dirigeants mondiaux ont promis de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. En février 2024, le monde a enregistré pour la première fois une hausse de température de 1,5°C.
Dans une enquête réalisée en mai 2024 par The Guardian auprès de centaines de scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), 77 % d’entre eux s’attendent à une hausse des températures mondiales supérieure à 2,5°C, et près de la moitié d’entre eux prévoient même une hausse de 3,0°C.
Le Giec estime le coût des dommages liés à un réchauffement de 1,5°C ou de 2°C à 54 et 69 000 milliards de dollars respectivement, d’ici à 2100.
Depuis le début de la révolution industrielle, il y a eu une augmentation nette d’environ 940 gigatonnes de dioxyde de carbone dans l’air, avec des émissions estimées à 40 milliards de tonnes par an à partir de 2020.
Il ne suffit donc pas de se focaliser sur la réduction des émissions : il faut poursuivre activement la séquestration du carbone, en éliminant réellement l’excès de dioxyde de carbone de l’air. C’est très coûteux et il n’y a que peu ou pas de volonté politique dans les sociétés démocratiques pour imposer aux électeurs et aux contribuables les sacrifices nécessaires aujourd’hui pour des bénéfices futurs. En outre, les efforts déployés pour taxer et réduire les émissions dans un pays incitent les entreprises à déplacer leurs émissions vers d’autres pays où la réglementation est moins stricte. La réduction de la demande dans quelques pays entraîne une baisse des prix mondiaux du pétrole et du gaz, ce qui permet à d’autres pays de consommer davantage de combustibles fossiles puisqu’ils sont moins chers.
Une solution existe
Il existe une solution permettant de financer l’élimination du carbone de l’air, sans incidence sur les budgets publics et sans augmentation de la fiscalité. En outre, elle permettrait de faire en sorte qu’aucun pays ne soit injustement avantagé par rapport aux autres. Il suffit pour cela d’utiliser le pouvoir des banques centrales, telles que la Réserve fédérale ou la Banque centrale européenne (BCE), pour créer de l’argent, et cela peut être administré au niveau mondial par le FMI, qui est, en fait, la banque centrale internationale pour les banques centrales régionales. Bien que, par le passé, on ait critiqué le FMI pour ses pratiques de prêt aux pays en développement, il s’avère que sa structure de gouvernance, qui compte 190 pays membres, est raisonnablement équitable et démocratique. Le taux de vote par consensus est de 85 % et le FMI ne favorise aucun pays par des droits de veto spéciaux. Même les nations qui sont concurrentes ou belligérantes collaborent au sein du FMI. Sans trop de difficultés, le mandat du FMI pourrait être élargi pour inclure le financement et la gestion de la restauration du climat mondial.
Pour comprendre pourquoi cela pourrait être une solution, il est nécessaire de savoir pourquoi les efforts actuels n’ont pas été couronnés de succès, le rôle des banques centrales et la manière dont elles gèrent la masse monétaire, ainsi que les moyens de réorienter le système monétaire mondial afin de fournir les fonds considérables nécessaires.
La limite des stratégies actuelles
Passons en revue quelques-unes des principales raisons pour lesquelles les efforts actuels de réhabilitation du climat n’ont pas été couronnés de succès jusqu’à présent :
Engagements nationaux non contraignants
Les engagements nationaux non contraignants en matière de réduction des émissions font souvent partie des accords et traités internationaux, comme l’Accord de Paris. Ces engagements sont des promesses volontaires faites par les pays pour atteindre certains objectifs. Cependant, comme ils ne sont pas contraignants, il n’y a pas d’obligation légale ou de mécanisme d’application pour s’assurer du respect de ces engagements.
Les certificats de compensation autorisent les émissions aujourd’hui contre d’hypothétiques économies plus tard
Ainsi, une organisation peut rejeter aujourd’hui une certaine quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et promettre de la compenser en plantant des arbres à l’avenir. Toutefois, si ces arbres n’atteignent jamais leur taille maximale, ils ne seront pas en mesure de séquestrer la quantité de carbone promise, ce qui rend le certificat de compensation moins efficace qu’initialement prévu. En outre, il n’est pas très judicieux de compenser le carbone qui est retiré de façon permanente de la terre par la plantation d’arbres non permanents ou par des mesures biologiques qui peuvent réémettre du carbone après quelques décennies en raison des incendies de forêt, de la combustion du bois ou de la décomposition biologique.
La réduction des émissions locales les augmente ailleurs
Il s’agit d’un phénomène mondial, parfois appelé « paradoxe vert », décrit par l’économiste allemand Hans-Werner Zinn, selon lequel la réduction des émissions dans une région du monde peut, entraîner une augmentation des émissions ailleurs. En effet, lorsqu’une région réduit sa demande de pétrole, le prix mondial du pétrole baisse, ce qui encourage d’autres régions à augmenter leur consommation, ce qui entraîne une augmentation des émissions. Ce concept souligne la nécessité d’une action coordonnée au niveau mondial.
Les systèmes de plafonnement et d’échange tendent à augmenter les émissions mondiales
Dans les systèmes de plafonnement et d’échange, le gouvernement attribue des quotas d’émissions de carbone à des secteurs spécifiques de l’économie et à des entreprises individuelles. Si les entreprises n’ont pas besoin des émissions allouées, elles peuvent vendre les droits à d’autres entreprises qui en ont besoin. L’objectif est de s’en remettre aux forces du marché pour déterminer la forme la moins coûteuse de réduction des émissions. Toutefois, si le plafond initial des émissions est trop élevé ou si trop de quotas sont distribués aux entités participantes, le système risque de ne pas inciter suffisamment à la réduction des émissions, voire d’entraîner une augmentation des émissions, car les entreprises qui auraient réduit leurs émissions dans le cadre d’un système de taxation du carbone peuvent désormais émettre à moindre coût qu’auparavant.
Marchés fragmentés, absence de normes ou économies d’échelle
Le marché des projets de séquestration du carbone est actuellement fragmenté, avec peu ou pas de normes en place. En outre, les brevets sont détenus par un grand nombre d’entités différentes dans le monde, ce qui rend l’octroi de licences pour les technologies d’assainissement du climat coûteux et lent. Cette situation entrave le développement d’économies d’échelle, qui sont essentielles pour réduire les coûts et accroître l’efficacité du secteur. Une approche unifiée des normes techniques, des licences de brevets uniformes et faciles à obtenir, ainsi qu’une plus grande coopération sur le marché pourraient contribuer à relever ces défis.
Déstabilisation des démocraties
L’action climatique, en particulier la mise en œuvre de politiques efficaces pour lutter contre le réchauffement de la planète, pose souvent des problèmes dans les sociétés démocratiques. L’un des principaux problèmes est que ces politiques peuvent déstabiliser les démocraties, en particulier lorsqu’elles exigent des sacrifices importants de la part du public.
Fiscalité et inflation climatique
L’un des principaux moyens utilisés par les gouvernements pour financer l’action climatique est la fiscalité. Cependant, cela peut conduire à ce que l’on appelle « l’inflation climatique », une augmentation du coût de la vie due à la mise en œuvre des politiques climatiques. Cette inflation peut affecter de manière disproportionnée les pauvres, ce qui se traduit par une forme régressive d’imposition. A mesure que l’action climatique devient plus urgente et que les coûts augmentent, cet impact régressif peut s’accentuer, entraînant des troubles sociaux et une opposition aux politiques climatiques, ainsi que des mouvements politiques nationalistes qui cherchent à saper les processus démocratiques.
Choix entre le court terme et le long terme
Une autre difficulté est le choix entre le court terme et le long terme, inhérent aux systèmes démocratiques. Les hommes politiques se concentrent souvent davantage sur le prochain cycle électoral que sur des questions à long terme telles que le changement climatique. Cela peut entraver la mise en œuvre de politiques climatiques efficaces et entraîner un retard dans l’action.
Chambres d’écho des médias sociaux
L’essor des médias sociaux et la création de « chambres d’écho » ou de « silos d’information » jouent également un rôle dans la politisation du changement climatique et l’inhibition de l’action. Ces plateformes renforcent souvent les croyances et les préjugés existants, créant un système de croyance non fondé sur des faits qui peut alimenter les mouvements de droite, isolationnistes et identitaires. Ces mouvements s’opposent souvent à l’action en faveur du climat et remettent même en question l’existence du changement climatique et son origine humaine, ce qui dissuade les responsables politiques de plaider en faveur de politiques climatiques fortes.
Les ressources nécessaires dépassent les possibilités budgétaires des États
Pour lutter efficacement contre le changement climatique, il faut disposer de ressources importantes et d’une planification à long terme. Cependant, l’ampleur des ressources nécessaires dépasse souvent ce qui peut être collecté politiquement par le biais des seuls budgets publics et de la fiscalité. Il s’agit là d’un défi majeur, qui nécessite des solutions innovantes et des sources de financement alternatives.
Réduction ou séquestration : l’inadéquation d’une stratégie axée uniquement sur la réduction des émissions
On peut faire une analogie entre la crise climatique et un bateau qui coule. Si un bateau fuit sous la ligne de flottaison, il doit couler, quelle que soit la taille du trou. Pour le maintenir à flot, il faut pomper l’eau. De même, si la réduction des émissions est essentielle, elle n’est pas suffisante pour résoudre efficacement la crise climatique. Le climat continuera à se déstabiliser tant qu’il y aura un apport net de carbone dans l’atmosphère. Pour véritablement résoudre le problème, il est impératif d’éliminer l’excès de carbone qui s’est déjà accumulé dans l’atmosphère. Ce processus s’appelle la séquestration du carbone.
Le piégeage naturel du carbone
Le piégeage naturel du carbone consiste à renforcer la capacité des écosystèmes à absorber le CO2 ; cela peut se faire par le boisement, le reboisement, le piégeage du carbone dans le sol, la restauration des zones humides et le piégeage du carbone bleu, par lequel les écosystèmes côtiers et marins – comme les mangroves, les algues, les herbes marines et les marais salants – capturent et stockent le dioxyde de carbone de l’atmosphère à la fois dans les plantes elles-mêmes et dans les sédiments qui se trouvent en dessous d’elles.
Les technologiques de capture du carbone
Les méthodes technologiques, quant à elles, utilisent des systèmes techniques pour capturer le CO2. Il peut s’agir du captage et du stockage du carbone (CSC), où le CO2 est capté à partir de sources ponctuelles telles que les centrales électriques et stocké dans des formations géologiques ; du captage direct de l’air (CDA), où le CO2 est retiré directement de l’atmosphère ; de la bioénergie avec captage et stockage du carbone (BECCS), et de la carbonatation minérale.

Schéma de fonctionnement de la séquestration de CO2 atmosphérique grâce à la bioénergie des algues.
Exemple d’approche intégrée de la gestion du climat : ABECCS – Captage et stockage du carbone par la bioénergie des algues
L’ABECCS (Algae Bioenergy Carbon Capture and Storage) est un processus qui utilise les algues pour capturer et stocker le dioxyde de carbone. Grâce à la photosynthèse, les algues absorbent le dioxyde de carbone et produisent de la biomasse, qui peut être convertie en bioénergie. Le carbone restant est stocké de manière permanente sous forme de carbonates minéralisés dans des formations géologiques, ce qui permet de réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre dans l’air. Cette méthode associe la séquestration du carbone à la production d’énergie renouvelable, offrant ainsi une solution durable à la fois pour l’atténuation du changement climatique et pour les besoins énergétiques.
Qualité des mécanismes de piégeage du carbone
Toutes les tonnes de carbone séquestrées ne sont pas égales et, souvent, les grandes entreprises se livrent à des jeux, connus sous le nom d’« écoblanchiment », pour améliorer leur image auprès des consommateurs en revendiquant des émissions « neutres en carbone ». Elles compensent les émissions actuelles de combustibles fossiles par des économies futures d’émissions ou par l’élimination du carbone de l’air, ce qui peut ou non créer un changement positif net à long terme.
Lors de l’évaluation de la qualité des mécanismes de piégeage du carbone, plusieurs facteurs clés sont souvent pris en compte :
Le volume – La capacité d’un projet de piégeage du carbone à absorber et à stocker le dioxyde de carbone est une mesure clé de son efficacité. Elle est généralement mesurée en tonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2) et peut varier considérablement en fonction du type de projet et des méthodes spécifiques utilisées.
L’énergie – L’efficacité énergétique d’un projet de séquestration du carbone est un facteur crucial. Les projets doivent viser à minimiser la quantité d’énergie utilisée dans le processus de séquestration – par exemple, pour la capture et le stockage du carbone – afin de s’assurer que les avantages de la réduction du carbone ne sont pas annulés par une forte consommation d’énergie.
La négativité – La séquestration du carbone est souvent considérée comme une stratégie « d’émissions négatives », c’est-à-dire une méthode qui ne se contente pas de réduire les émissions, mais qui élimine activement le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Le degré de négativité, c’est-à-dire la quantité de dioxyde de carbone éliminée par rapport à la quantité émise au cours du processus, est une mesure clé de l’impact d’un projet.
La permanence – Elle fait référence à la durée pendant laquelle le carbone reste stocké une fois qu’il a été séquestré ; cette durée peut aller de quelques années à plusieurs siècles, en fonction de la méthode de séquestration. Par exemple, le carbone stocké dans les forêts peut être libéré si la forêt est coupée ou détruite par un incendie, alors que le carbone stocké sous terre dans des formations géologiques peut y rester indéfiniment.
L’additionnalité – Un projet de piégeage du carbone démontre son additionnalité s’il entraîne une réduction des émissions de carbone qui n’aurait pas eu lieu en l’absence du projet ; cela garantit que le projet ne se contente pas de remplacer ou de déplacer d’autres efforts de réduction du carbone, mais qu’il contribue à une diminution globale des émissions.
La spécificité – Enfin, la spécificité fait référence à la capacité de mesurer et de vérifier avec précision la quantité de carbone séquestrée par un projet. Cet aspect est essentiel pour assurer la transparence et la responsabilité, et pour garantir que les avantages de la séquestration du carbone sont correctement reflétés dans la comptabilisation et la déclaration des émissions.
Tenir compte de ces facteurs permet de s’assurer que les efforts de séquestration du carbone sont efficaces et efficients, et qu’ils contribuent de manière significative à l’objectif de lutte contre le changement climatique.
Dans la deuxième partie de cette série d’articles, nous verrons comment ces efforts de lutte contre le changement climatique peuvent être financés à grande échelle par l’intermédiaire des banques centrales et du système monétaire, sans incidence sur les budgets et les impôts nationaux. Nous verrons comment la monnaie est créée et comment son offre est gérée par les banques centrales. Nous verrons également comment le système monétaire peut être utilisé pour financer la séquestration du carbone et, plus tard, comment ce système pourrait être étendu à l’échelle mondiale.
Ces présidents qui nous mènent à l’apocalypse nucléaire – [sommaire]
Chacun des cinq derniers présidents américains, tant démocrates que républicains, nous ont rapprochés du précipice. Nous avons désespérément besoin de dirigeants ayant le goût de la paix, qui puissent mener la nation et le monde vers un futur plus sûr.
Le travail principal de tout président des Etats-Unis est de protéger le pays. A l’ère du nucléaire, cela signifie avant tout éviter l’apocalypse nucléaire. La politique étrangère incompétente et dangereuse de l’administration Biden nous rapproche tous de l’anéantissement. Le président actuel rejoint en fait une longue liste de ses pairs qui ont joué avec l’apocalypse, y compris son rival et prédécesseur immédiat, Donald Trump.
La guerre nucléaire est de toutes les discussions. Des dirigeants des pays de l’Otan appellent à la défaite de la Russie et même à son démembrement, tout en nous demandant de ne pas nous inquiéter des 6 000 ogives nucléaires russes. L’Ukraine utilise des missiles fournis par l’Otan pour détruire des éléments du réseau de détection et d’alarme russe contre les attaques nucléaires, à l’intérieur de la Russie. Cette dernière, pendant ce temps-là, pratique des exercices nucléaires près de sa frontière avec l’Ukraine.
Antony Blinken et Jens Stoltenberg, respectivement ministre des Affaires étrangères américain et secrétaire général de l’Otan, ont donné leur feu vert à l’Ukraine pour qu’elle utilise des armes fournies par l’Otan pour frapper le territoire russe, alors que le régime ukrainien est aux abois.
Ces dirigeants négligent – pour notre plus grand péril – la leçon primordiale de la confrontation nucléaire entre les Etats-Unis et l’Union soviétique pendant la crise des missiles de Cuba. Le président Kennedy, l’un des rares présidents américains de l’ère nucléaire à considérer notre survie sérieusement, relata l’affaire après la crise : « Par-dessus tout et tout en défendant chacun leurs intérêts vitaux, les pouvoirs nucléaires doivent éviter ces confrontations qui amèneraient un adversaire à choisir entre une défaite humiliante et la guerre nucléaire. Suivre cette ligne à l’époque du nucléaire ne serait que la preuve de l’échec patent de notre politique – ou d’un désir de mort collectif pour le monde. »
C’est pourtant exactement ce que J. Biden fait de nos jours, menant une politique étrangère irresponsable et constamment en échec. Une guerre nucléaire peut facilement éclore de l’escalade d’un conflit conventionnel, ou survenir à cause d’un dirigeant sanguin ayant accès aux armes nucléaires – qui déciderait d’attaquer le premier par surprise, ou à cause d’une colossale erreur de jugement. Ce genre de moment périlleux a existé, même après que Kennedy et son homologue russe Khrouchtchev aient négocié une fin à la crise des missiles de Cuba. On sait qu’un sous-marin russe ayant subi des avaries est passé tout prêt de lancer une torpille à tête nucléaire.
La plupart des présidents comme la plupart des Américains n’ont qu’une faible idée du danger dans lequel on se trouve. Une revue scientifique, The Bulletin of Atomic Scientists (Bulletin des scientifiques nucléaires), fondée en 1947 – en partie pour empêcher un anéantissement nucléaire du monde –, a établi une horloge de la fin du monde (la Doomsday Clock) afin d’aider le public à appréhender la gravité des risques que nous courons. Des experts de la sécurité nationale ajustent l’horloge en fonction de la durée – courte ou longue – à laquelle nous nous trouvons du minuit, c’est-à-dire de l’extinction. Aujourd’hui, ils ont ajusté l’horloge à 90 secondes avant minuit, le plus proche qu’elle n’ait jamais été.
Cette horloge a son utilité pour mesurer quel président a fait les bons choix. La triste vérité, c’est que la plupart des présidents ont imprudemment joué notre survie au nom de l’honneur national, ou pour prouver qu’ils sont des durs, ou pour éviter les attaques politiques de l’aile dure, ou bien encore par pure incompétence. Par un simple décompte, on s’aperçoit que cinq présidents ont fait ce qu’il fallait, éloignant l’horloge de minuit, tandis que neuf nous ont rapprochés de l’apocalypse, dont les cinq derniers.
H. Truman était président quand l’horloge de la fin du monde fut instaurée en 1947. Elle indiquait 7 minutes avant minuit. Attisant la course aux armes nucléaires, ce président quitta son poste l’horloge étant à 3 minutes de minuit.
D. Eisenhower continua la course à l’armement nucléaire ; cependant, il entra en négociation avec les Soviétiques au sujet d’un éventuel désarmement nucléaire. A son départ, l’horloge était retournée à 7 minutes avant minuit.
Les leçons de la crise de Cuba
J. Kennedy sauva le monde en raisonnant froidement pendant la crise des missiles de Cuba, plutôt que de suivre les conseils des va-t-en-guerre. Il négocia ensuite le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires avec N. Khrouchtchev en 1963. A sa mort, qui pourrait bien être un coup du gouvernement américain en réaction à l’initiative de paix de Kennedy, JFK avait retardé l’horloge à 12 minutes avant minuit, un accomplissement historique.
Mais cela ne devait pas durer. Lyndon Johnson fit bientôt monter en puissance la guerre du Vietnam et avança l’horloge à 7 minutes avant minuit. Richard Nixon apaisa les tensions tant avec l’Union soviétique qu’avec la Chine, et signa le Traité sur la limitation des armes stratégiques (SALT I), repoussant encore une fois l’horloge à 12 minutes avant minuit. Pourtant, ni Gerald Ford ni Jimmy Carter ne parvinrent à faire ratifier le traité suivant, SALT II. Et puis, de façon fatidique, en 1979 le président Carter donna son feu vert à la CIA pour déstabiliser l’Afghanistan. Quand Ronald Reagan entra en fonction, l’horloge n’était qu’à 4 minutes de minuit.
Les douze années suivantes ont marqué la fin de la Guerre froide. La majeure partie du mérite en revient à Mikhaïl Gorbatchev, qui chercha à réformer l’Union soviétique politiquement et économiquement, et à mettre fin à la confrontation avec le bloc occidental. Une part du mérite revient également à R. Reagan et à son successeur George Bush (père), pour avoir travaillé de concert avec M. Gorbatchev afin de mettre fin à la Guerre froide. Celle-ci terminée, on assista à la fin de l’Union soviétique en décembre 1991. Quand G. Bush quitta le pouvoir, l’horloge de la fin du monde indiquait 17 minutes avant minuit, le maximum depuis le début de l’ère nucléaire.
Malheureusement, l’appareil de sécurité des Etats-Unis ne pouvait pas s’accorder avec les vœux de paix et de coopération de la Russie. Les Etats-Unis devaient « gagner » la Guerre froide, pas seulement y mettre fin. Ils devaient se déclarer seul super-pouvoir dans le monde, un pouvoir tel qu’ils écriraient unilatéralement les règles d’un nouveau monde sous domination américaine et fonctionnant selon ses règles. Les Etats-Unis d’après 1992 se lancèrent dans des guerres et étendit son vaste réseau de bases militaires comme ils l’entendaient, ignorant ostensiblement les limites posées par d’autres pays, cherchant à faire battre en retraite les adversaires nucléaires humiliés.
Depuis 1992, chaque président américain a laissé les Etats-Unis et le monde un peu plus près de l’anéantissement nucléaire que son prédécesseur. L’horloge de la fin du monde était à 17 minutes de minuit quand B. Clinton entra à la maison blanche, mais plus qu’à 9 minutes quand il en sortit.
George W. Bush amena l’horloge à seulement 5 minutes de minuit ; B. Obama à 3 minutes et D. Trump à seulement 100 secondes. Et maintenant J. Biden n’est qu’a 90 secondes.
Joseph Biden a mené les Etats-Unis vers trois crises fulgurantes, dont chacune pourrait aboutir à l’apocalypse. En insistant sur l’élargissement de l’Otan en Ukraine, faisant fi de la ligne rouge cramoisie de la Russie, le président Biden cherche à pousser ce pays vers une retraite humiliante. En se rangeant au côté d’un Etat israélien génocidaire, il a attisé une course aux armes au Moyen-Orient et un conflit latent, dangereusement en expansion. En narguant la Chine avec Taïwan, alors que les Etats-Unis ne reconnaissent diplomatiquement qu’une seule Chine (continentale), il cherche la guerre avec la Chine. Donald Trump a de façon similaire agité la question nucléaire sur plusieurs fronts, mais principalement avec la Chine et avec l’Iran.
Ces jours-ci, Washington ne semble avoir qu’une chose en tête : obtenir plus de fonds pour les guerres en Ukraine et à Gaza, plus d’armements pour Taïwan. Nous nous approchons toujours plus de l’apocalypse.
Les sondages montrent que les Américains sont très majoritairement opposés à la politique étrangère de leur pays, mais leurs opinions comptent pour bien peu. Nous devons appeler à la paix, le crier sur les toits. La survie de nos enfants et de nos petits-enfants en dépend.
Source : commondreams.org
Les dévas et les élémentaux – [sommaire]
Les dévas et les élémentaux constituent une évolution distincte de celle des êtres humains. Toutes les évolutions ou involutions sont néanmoins intimement intégrées et composent ensemble le corps du Logos planétaire. Chacun de ces vastes systèmes est contrôlé indépendamment par des Hiérarchies fonctionnant sur des niveaux et des statuts parallèles.
L’intention n’est pas de faire une étude approfondie de ces autres vastes champs d’expression, mais l’étudiant ésotérique devrait, au moins, être conscient de ces évolutions connexes, avec une idée générale de la manière dont elles sont liées à notre propre système et l’affectent.
Les élémentaux
Les élémentaux sont des formes subhumaines qui n’ont pas encore atteint le stade évolutif. Ils sont encore en processus d’involution, sur l’arc descendant – le stade où l’esprit est encore impliqué dans la matière. L’évolution, en revanche, désigne le gradient ascendant, où ce qui a été créé évolue ou est transmuté en formes de niveaux de développement plus élevés, et ainsi se réfère à l’ascension ou au retour de l’Esprit à sa Source, emportant avec lui les gains d’expérience du passage à travers la matière.
Les élémentaux sont des formes éthériques d’êtres qui se trouvent sur tous les plans et traditionnellement connues sous les noms de gnomes, lutins, elfes, etc.
Ils peuvent être classés comme :
1. Élémentaux de la Terre ou physiques
2. Élémentaux de l’Air ou éthériques
3. Élémentaux de l’Eau ou astraux
4. Élémentaux du Feu ou mentaux
Les élémentaux sont la phase primordiale de toute création dans tout l’univers. Dans certaines limites, ces forces élémentales peuvent être contrôlées ou guidées par l’homme. En règle générale, elles peuvent être maîtrisées par des rites et des rituels particuliers, mais il s’agit d’une étude entièrement séparée, et les non-initiés sont avertis qu’il est formellement déconseillé de se mêler de ces matières sans en avoir une compréhension approfondie. Notre propos ici est simplement de signaler l’existence de ces forces. En progressant spirituellement, le disciple acquerra des connaissances et des compétences basées sur les lois de la nature, qui lui permettront de coopérer avec succès avec les règnes involutifs, et ainsi de promouvoir également les processus évolutifs.
Les dévas
Contrairement aux élémentaux, les dévas sont déjà sur le chemin de l’évolution. Ils sont les bâtisseurs de la matière, dans laquelle ils travaillent par myriades en « rangs serrés », et où ils sont regroupés en de nombreuses catégories, allant de dévas de niveaux comparables à celui d’un Logos planétaire, en passant par de nombreux grades hiérarchiques intermédiaires, jusqu’aux rangs inférieurs des dévas constructeurs, qui travaillent inconsciemment et automatiquement en grands groupes, construisant les nombreuses formes qui nous sont familières. Ces groupes inférieurs sont guidés uniquement par la vibration et le son.
Leur évolution est parallèle à celle de l’évolution humaine.
Les dévas utilisent les forces élémentales, et les dévas bâtisseurs contrôlent ces forces travaillant aveuglément pour accomplir leurs fonctions involutives. Les dévas, dans leur travail constructif, produisent la cohésion, l’harmonie et la beauté à partir du chaos élémental.
Les catégories inférieures de dévas bâtisseurs vont des ouvriers non-pensants travaillant automatiquement, progressant peu à peu jusqu’au stade de contremaître, puis celui de superviseur, pour finalement arriver aux contrôleurs, les cadres ou « Grands Dévas Bâtisseurs », qui sont à un niveau comparable à celui des Maîtres de Sagesse.
La collaboration entre l’homme et les dévas
Sur le plan physique, l’homme est, le plus souvent inconsciemment, en contact quotidien et constant avec le monde des dévas. Toute matière, chaque forme physique, qu’elle soit minérale, végétale, animale ou humaine, est constituée de la substance vitale des nombreux rangs des entités déviques inférieures, et celles-ci sont maintenues ensemble par un déva de rang supérieur qui apporte à l’objet la cohérence de sa forme. Ainsi, chaque cristal, chaque goutte d’eau, et chaque plante ou animal a sa propre vie dévique contrôlante.
Les Forces de la matérialité ont également acquis la technique de manipulation des élémentaux ou des forces involutives, et pervertissent ces formes de vie inférieures ignorantes pour les soumettre à leurs fins malveillantes et égoïstes. Pour l’homme, la procédure correcte, telle que pratiquée par les Maîtres, n’est pas de tenter un contrôle direct sur les élémentaux et les dévas inférieurs, mais plutôt d’exercer ce contrôle par la coopération avec leurs rangs supérieurs, tels que les seigneurs-dévas ou anges. Il ne s’agit donc pas pour l’homme de contrôler le monde des dévas, mais de collaborer avec eux par une compréhension intelligente et aimante de leurs fonctions.
Les adeptes ont été formés à l’art d’appeler des dévas ou des élémentaux spécifiques pour servir leur dessein en utilisant des mantras. Par mantra, on entend un arrangement de mots ou de syllabes dans un certain ordre rythmique, qui, une fois ainsi prononcés, généreront les vibrations désirées. Ces vibrations servent d’appel pour les dévas ou élémentaux requis. De tels pouvoirs seront accordés au disciple lorsqu’il sera prêt à les utiliser et lorsque son travail l’exigera. Il y a cependant un danger à chercher à invoquer les dévas et forces inférieures lorsque l’on n’est pas qualifié pour le faire et que l’on poursuit des ambitions égoïstes.
Les dévas comme gardiens de la vitalité
Tout comme l’homme est le gardien du principe mental, l’évolution dévique est le gardien du principe de vie et, par conséquent, également du magnétisme et de la vitalité – ces qualités jouant un rôle important dans les trois mondes de la manifestation humaine. Pour leur bénéfice mutuel, une coopération étroite est essentielle entre ces deux évolutions, dont aucune ne peut se développer efficacement sans le soutien de l’autre et, en ce qui concerne la forme, elles sont en réalité des partenaires indispensables.
L’aspirant devrait reconnaître que non seulement son corps physique est constitué de vies déviques mais aussi ses corps éthérique et émotionnel, et que même nos pensées ne sont rien d’autre que de la substance dévique. C’est pour cette raison que l’homme moyen, fonctionnant encore sur des niveaux émotionnels, reste largement sous le contrôle des dévas astraux, et son objectif doit donc être de se libérer dès que possible de ces influences, permettant à l’âme de dominer sa vie et à l’Esprit de devenir son guide.
Les anges gardiens et la hiérarchie dévique
Il est intéressant de savoir qu’un groupe a été constitué parmi les dévas les plus avancés, pour servir d’« anges gardiens » de la race humaine. Chaque être humain a ainsi été doté de son propre ange gardien particulier, dont la fonction est de rester avec lui jour et nuit, écartant les énergies défavorables qui pourraient constituer une menace pour le bien-être physique du protégé. Ces anges gardiens ne doivent pas être confondus avec les aides spirituels qui, sur les niveaux éthériques, se tiennent aux côtés du disciple, lui fournissant un soutien spirituel lorsqu’il en a besoin et que ce soutien est invoqué. Les dévas gardiens ont beaucoup à offrir à l’humanité, et ce service représente la mission qui leur permet d’évoluer à leur tour.
La collaboration hiérarchique
Aux niveaux hiérarchiques, il existe une collaboration étroite entre les évolutions humaine et dévique. Les dévas évolués peuvent être reconnus sur les niveaux éthériques comme de grands anges, et selon les sages, au moins quatre groupes de ces anges sont assemblés autour du Christ, engagés à son service et à celui de l’humanité. L’une des responsabilités que le Christ leur a confiées est de faire prendre conscience aux hommes de certains concepts ou conditions qui, aujourd’hui, peuvent encore sembler lointains :
- L’humanité doit apprendre la vision éthérique. Les dévas la lui enseigneront en augmentant sa vibration.
- L’homme doit apprendre à utiliser la couleur et le son pour guérir certaines maladies. La lumière violette, par exemple, est particulièrement efficace pour traiter les troubles d’origine éthérique.
- Les penseurs matérialistes doivent être convaincus de l’existence des mondes éthériques, où l’on peut contacter l’« esprit » des hommes et des anges.
- Les hommes doivent prendre conscience de la « physique super-humaine » – comment éliminer la gravitation et atteindre l’apesanteur, et comment éliminer la fatigue en se déplaçant sans effort à la vitesse de la pensée. Tout cela deviendra possible en prenant le contrôle du véhicule éthérique.
- L’humanité devra apprendre à nourrir le corps physique en tirant de la substance de l’énergie éthérique. Cela signifie que nous devrons nous focaliser de plus en plus sur les niveaux éthériques de la matière, les fonctions purement physiques devenant largement automatiques.
- Pour réaliser ce qui précède, il sera nécessaire de pénétrer et finalement de détruire le voile qui aujourd’hui sépare encore efficacement le monde physique visible des sphères éthériques invisibles. […]
La réalisation de certaines de ces avancées doit donc être considérée comme imminente, et avant peu, l’espèce humaine démontrera une plus grande sensibilité au monde éthérique avec ses nombreuses entités. Cela conduira de nouveau à une expansion de conscience et à une compréhension plus profonde de la réalité des mondes intérieurs.
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Une apparition de Maitreya à la télévision – [sommaire]
Il n’y a pas très longtemps, en 2007, je ne me souviens ni de la date exacte ni du nom de la chaîne, il n’y a aucun doute que Maitreya est apparu au journal télévisé de 20 h. Il s’agissait d’une marche pour la paix dans la communauté pakistanaise à Londres.
La caméra était face aux manifestants qui défilaient dans la rue. Et en fin de cortège, au centre de l’écran, j’ai vu Maitreya se tenant debout, la tête et les épaules dépassant les autres manifestants. Il avait exactement la même apparence que celle qu’on voit sur les photos prises lors de son apparition au Kenya.
Je me suis exclamé « Oh c’est Maitreya ! » Mais le temps que j’appelle à témoin ma femme, la séquence était terminée.
J’ai confié à un ami mon regret de n’avoir pas mentionné ceci plus tôt et de ne pas me souvenir de la date, ni de la chaîne en question.
Était-ce vraiment Maitreya dans cette manifestation ? D’autres personnes l’ont-elles reconnu ?
B. G, Ruy (France)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme de grande taille n’était pas Maitreya mais le Maître Jésus. Oui, d’autres personnes l’ont aussi reconnu.
Un joyeux chanteur – [sommaire]
Le 7 novembre 2007, j’allai prendre un café en terrasse avant de me rendre au travail. Sur les tables à l’extérieur, deux hommes discutaient. L’un d’eux ressemblait beaucoup à Saï Baba.
Pendant que je buvais mon café, un autre homme vint s’asseoir à côté de moi en chantant une chanson des Beatles. Il me demanda d’où je venais et je lui répondis que je vivais à Crosshill (Glasgow). Il indiqua qu’il habitait à Bridgerton Cross [un quartier de la ville] et fit remarquer que nous vivions tous les deux sur une croix. Il ajouta que Jésus vivait lui aussi sur une croix, qu’il était vivant et qu’il résidait à l’intérieur de chacun. Il continua à chanter d’autres chansons et je lui donnai un peu d’argent avant de le quitter pour prendre mon train.
J’appréciai de m’être trouvé assis près de cet homme, car il semblait heureux, et cette rencontre me réconforta.
Votre Maître pourrait-il indiquer si l’un de ces hommes était Maitreya ou un Maître ?
T. R., Glasgow (Royaume-Uni)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme qui chantait était le Maître Jésus.
Un amour rayonnant – [sommaire]
Le 21 janvier 2008, au retour d’un voyage, alors que je buvais un café au buffet de la gare, un homme grand et robuste apparut au coin de la rue. Je remarquai sa merveilleuse aura. Il me sourit et mon cœur réagit avec amour et joie. Il s’assit quelque part dans le café et, un quart d’heure plus tard, étant sur le point de partir, il me sourit à nouveau, rayonnant de compréhension et d’amour. Je lui demandai intérieurement : « Qui es-tu ? »
Cinq jours plus tard, pendant la méditation de transmission, je revis, pendant un instant, ce visage souriant, plein d’amour. Se pourrait-il que ce fut le Maître Jésus ou Maitreya ? Je serais très reconnaissante de le savoir.
M. W., Aubrigstrasse (Suisse)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.
Guérison accélérée – [sommaire]
En avril 2024, j’ai dû être hospitalisée en urgence. J’étais contrariée et très déçue de me dire que je n’allais pas pouvoir méditer en groupe pour la fête du Wesak, ni probablement me rendre à Moissac à l’occasion de la fête du Christ.
Une bonne semaine s’est écoulée et je devais accepter d’entamer un traitement particulièrement lourd, traitement que j’avais tout fait pour éviter pendant treize ans. J’en étais très perturbée, particulièrement triste.
A la veille de mon départ de l’hôpital, je suis sortie de ma chambre dans l’intention de poser une question à l’infirmière de service ; c’était le début de l’après-midi et il n’y avait absolument personne dans le très, très long couloir. Étrangement, l’hôpital était parfaitement calme. Je me suis accoudée au bureau d’accueil et restais perdue dans mes tristes pensées quand, à une extrémité du long couloir, j’aperçus une infirmière blonde, en blouse blanche, qui portait une jolie veste rose. Elle me faisait des signes de la main ; je ne voyais pas distinctement son visage, pourtant elle me souriait intensément et je sentais que son regard cherchait à attirer le mien. Je me suis retournée pour vérifier que nous étions bien seules, que ces signes n’étaient pas adressés à quelqu’un d’autre ; mais mon désarroi était tel que je détournai mon regard vers quelques plantes vertes et l’ordinateur présent dans le bureau.
Alors s’est produit un mouvement, un mouvement si rapide qu’il m’est impossible d’en évaluer la vitesse : l’infirmière s’est retrouvée dans mon dos et a effectué ce que j’ai ressenti comme une grande caresse (sans contact physique), un mouvement à la fois ferme et d’une délicatesse indicible partant du bas de ma colonne vertébrale pour remonter bien au-delà de ma tête – un mouvement ample, léger, aérien, hyper rapide mais ressenti complètement.
Puis, j’ai perçu comme une étincelle rose s’engouffrer dans un local en face du bureau ; ensuite plus aucun bruit, aucune présence, plus « d’infirmière »
Sur l’instant, tout ceci m’a semblé naturel et j’ai pensé : « Comment sait-elle que j’ai besoin de réconfort ? »
J’ai regagné ma chambre et petit à petit s’est imposée à moi une évidence : j’avais reçu un soin très particulier. Depuis ma sortie de l’hôpital, une thérapeute (ancienne infirmière) m’aide à alléger les effets secondaires de mon traitement. J’ai pu participer à la méditation de groupe pour le Wesak et j’espère bien me rendre à la fête du Christ.
C. G., Saint-Etienne (France)
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
L’engagement des Maîtres – [sommaire]

« La paix ne sera possible que quand la justice régnera, quand le partage aura ouvert le cœur des hommes et y aura fait naître la confiance. Les hommes doivent donc œuvrer pour la justice et le partage et se prononcer haut et fort en leur faveur, car ils sont seuls susceptibles de mettre fin à leurs souffrances, au terrorisme et à la guerre. Nous, vos Frères aînés, sommes prêts à jouer notre rôle. Nous potentialiserons toutes les actions entreprises en faveur du bien commun. Nous n’attendons que l’opportunité de manifester notre force ; de vous aider à corriger les erreurs du passé ; de montrer aux hommes l’inutilité de la guerre. Nous nous engageons à soutenir tous ceux qui réclameront la fin de la guerre, le retour de la raison et de l’équilibre dans les affaires humaines, l’instauration de la justice et de la liberté pour tous.
Aidez-nous à vous aider. Aidez-nous à jouer notre rôle. Il nous tarde d’agir, comme toujours, en faveur du bien commun qui représente, à nos yeux, l’intérêt de tous les hommes. C’est pourquoi nous recommandons le partage ; c’est pourquoi nous conseillons la justice ; c’est pourquoi nous voyons dans la liberté et la paix le couronnement du partage et de la justice.
Travaillons ensemble pour sauver ce monde. Oublions tous les désaccords, dans l’intérêt de la race humaine. Faisons triompher le bon sens et amenons les hommes à comprendre qu’ils ont tous besoin de la paix, et de guérir un monde en souffrance. »
Partage international, jan.-fév. 2004]
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeLa paix, la menace nucléaire et l’importance d’embrasser la diversité tout en cherchant l’unité et la synthèse. – [sommaire]
La paix n’est plus une option, nous n’avons pas d’alternative. Cela doit être compris car s’il n’y a pas de paix, nous finirons par nous détruire nous-mêmes. Une petite guerre deviendra une grande guerre ; elle deviendra une guerre nucléaire et toutes les nations disparaîtront.
Je ne suis pas en train d’écrire les slogans de vos banderoles. J’essaie de focaliser vos mentaux sur l’essentiel : le partage mènera à la justice, et celle-ci conduira inévitablement à la fin du terrorisme et à la paix mondiale. C’est la seule solution. Comme le dit Maitreya : « Il n’y a pas d’autre possibilité. » Si nous ne partageons pas, alors nous mourrons tôt ou tard. C’est aussi simple que cela.
Il s’agit de partager et de transformer le monde. Cela créera la confiance sur laquelle seront fondés tous les accords futurs. Tous les problèmes peuvent être résolus si la confiance est là. Il faut créer la confiance, et cela ne peut être réalisé que par le partage des ressources mondiales. Par conséquent tous les autres problèmes – le Moyen-Orient, la sauvegarde de la planète, etc. – tout pourra être résolu une fois que la confiance sera là. La plupart des désaccords disparaîtront d’eux-mêmes, ils se dissoudront dans la bonne volonté qui déferlera avec une puissance extraordinaire lorsque le partage des ressources aura lieu.
Une tâche importante et utile pour ce groupe et tous les groupes de ce type est d’agir consciemment en faveur de la synthèse, de développer l’unité dans la diversité avec d’autres groupes. Allez sur Internet. Documentez-vous en consultant les sites de tous les groupes. A mon avis, il n’est pas aujourd’hui un seul groupe de taille raisonnable qui n’ait pas son site Internet. Vous pourrez ainsi apprendre à connaître différents groupes ; si ces groupes partagent nos intérêts et nos valeurs, s’ils travaillent pour le bien du monde, alors prenez la peine de les contacter et de participer avec eux à des foires ou des salons, ou d’échanger des conférenciers. Travailler avec d’autres groupes est possible. C’est difficile, mais c’est possible. […]
Tous les hommes recherchent l’unité, c’est la raison pour laquelle ils entrent dans un groupe ou en créent un. En même temps, chacun veut exprimer son individualité, cette qualité unique de toute âme incarnée. Seule une forme d’unité naturelle et organique, sans préjugé ni rigidité, est capable de servir de cadre à cette riche diversité qui fait de la planète Terre une demeure si intéressante pour ceux qui y vivent. (Benjamin Creme, L’unité dans la diversité)
L’impact de l’humanité sur la météo, le climat, la pollution des ressources planétaires, et l’interdépendance de l’humanité avec toute vie sur Terre. – [sommaire]
Le temps qu’il fait est affecté par nos attitudes. Lorsque règne la dysharmonie, accompagnée d’une grande confusion, de la guerre, d’une extrême inégalité entre les conditions de vie, lorsque des millions d’individus meurent de faim sans raison, et lorsque plus encore vivent dans l’angoisse permanente et le besoin, nous mettons en place des forces destructrices qui, inévitablement, affectent les vies élémentales dont l’activité consiste à engendrer le temps qu’il fait sur la planète. Ces élémentaux réagissent alors de manière disharmonieuse, et il en résulte des séismes, des ouragans, des inondations, etc. Lorsque nous atteindrons un certain équilibre, les élémentaux et le temps deviendront alors plus facilement prévisibles et plus « normaux ». (Benjamin Creme, Partage international, mars 1990)
Les forces du marché nous amènent à détruire notre environnement, à laisser des gens mourir de faim, et des millions d’autres à vivre dans la misère, tout en laissant se répandre la drogue et les crimes. N’est-il pas grand temps de faire machine arrière ? Maitreya et les Maîtres peuvent-ils réellement produire la sorte d’impact dont nous avons besoin pour changer d’orientation ? – [sommaire]
Maitreya lui-même pense aussi qu’il est grand temps, et que nous devons nous y mettre tout de suite. Nous devons dès maintenant nettoyer la planète de toute cette pollution qui encrasse les eaux, le sol, les fleuves. Tout ce que nous touchons, nous le détruisons ; nous le rendons toxique et mortel. Bien sûr que nous devons changer d’orientation : nous devons apprendre à vivre avec notre environnement et créer un système économique stable, non seulement pour nous, mais aussi pour nos enfants, pour les enfants de nos enfants et pour toutes les générations à venir. Il ne nous reste peut-être que vingt ans pour réparer tout ce gâchis.
A propos de l’empoisonnement de notre planète, je pensais à la fin des années 1980 que nous tournions le dos à la prolifération nucléaire, mais récemment il y a eu ces essais nucléaires en Inde et au Pakistan. Faut-il s’en inquiéter ? – [sommaire]
Absolument. Tout ce qui concerne les armes nucléaires doit nous inquiéter. Mais regardez combien de nations possèdent des armes nucléaires dans le monde : qui leur donne le droit d’avoir ces armes plus que l’Inde et le Pakistan ?
Pour revenir à tout ce qui se produit actuellement sur notre planète, en particulier depuis six à huit mois aux Etats-Unis – les tempêtes, les tornades, les sécheresses et les feux en Floride – ne sommes-nous pas, comme d’autres pays, en train de payer notre karma ? – [sommaire]
Tout à fait. C’est nous qui créons une grande part de toutes ces destructions, bien que de nombreux feux et de tornades soient causés par ce que nous appelons des éruptions et radiations solaires, qui bouleversent les systèmes climatiques. Mais ces derniers sont bien davantage influencés par les formes-pensées destructrices de l’humanité elle-même.
Nous sommes tous reliés à tout. Rien ne nous sépare des autres formes de vie telles que les anges, ni de ce que nous appelons la Nature – tout ceci ne fait qu’un. Nous formons un tout : nous ne pouvons donc rien faire nulle part qui ne rebondisse pas à un moment ou à un autre au sein de ce tout qu’est le cosmos. Toute action est reliée à toute autre action.
Lorsque nous provoquons des explosions nucléaires souterraines, comme ce fut le cas récemment au Japon, puis en Inde et au Pakistan, nous provoquons inévitablement un tremblement de terre quelque part ailleurs. Pas nécessairement à proximité ; il peut se produire à des milliers de kilomètres de là. On a avancé que le terrible tremblement de terre d’Afghanistan avait été provoqué par les tremblements de terre souterrains que les Indiens ont déclenchés. C’est inexact. Mais le tremblement de terre que les Pakistanais ont provoqué chez eux en procédant à une explosion nucléaire souterraine, a causé le tremblement de terre bolivien.
Nous sommes donc tous reliés. Et lorsque nous détruisons l’équilibre naturel – ce que nous faisons en ce moment même par nos formes-pensées destructrices créant des schismes religieux, des guerres, des pollutions, de fausses relations, de l’avidité, des souffrances, etc. – nous affectons notre évolution dévique ou angélique (planétaire) qui contrôle puissamment nos conditions climatiques ; nous leur communiquons notre déséquilibre. Lorsque nous retrouverons notre équilibre, ils feront de même, et les conditions climatiques retrouveront leur nature originelle. (Extraits d’une interview de B. Creme par Elizabeth Ross et McNair Ezzard, dans l’émission « Imagine a Better World », 28 juin 2004)
Pouvez-vous nous parler des dévas ? – [sommaire]
« Dévas » est un nom oriental, un terme sanscrit qui signifie « anges ». La Bible judéo-chrétienne fait souvent référence aux anges et aux « légions angéliques ». Nombre de prophètes reçurent leur visite, comme messagers ou intermédiaires qui, soit transmettent certaines informations, soit agissent, comme par exemple, dans l’Ancien Testament, où un ange arrête la main d’Abraham sur le point de sacrifier son fils Isaac.
Les anges, ou dévas, forment une évolution distincte de celle des hommes, qui lui est parallèle. Le monde moderne rejette massivement l’idée de leur existence, qu’il classe parmi les contes de fées pour enfants. Mais les fées sont des dévas. Il y a, littéralement, des fées au fond de nos jardins. Il en existe de multiples sortes, appartenant à différentes classes de l’évolution dévique : elfes, gobelins, lutins, qui se situent sur l’arc évolutif (il y a aussi des dévas sur l’arc involutif, à un niveau inférieur à celui de l’humanité). Les dévas sont des constructeurs ; ce sont eux qui créent la substance des arbres, de la végétation, etc. Ce sont eux qui contrôlent également les forces climatiques et le temps, certains habitent les sources et les rivières. Autant de réalités que l’évolution dévique maintient en mouvement et en équilibre au sein de la matière. Dans le Nouveau Testament se trouve une prophétie selon laquelle le Christ, à son retour, sera accompagné d’une « légion d’anges ». C’est littéralement vrai, et cela s’est effectivement produit. Maitreya s’est vu appelé l’» Instructeur des anges et des hommes » par saint Paul, et l’» Instructeur des dévas et des hommes » par le Bouddha lorsqu’il a prophétisé la venue du Bouddha Maitreya. Maitreya est l’Instructeur mondial, à la fois de l’humanité et des évolutions déviques infiniment nombreuses et variées.
L’humanité est le règne par lequel tout passe. Toute chose devient humaine, est humaine ou l’a été (et a donc dépassé ce stade). Notre corps physique est créé par l’activité vitale de certains dévas. Nos corps astral/émotionnel et mental, sont élaborés par des dévas appartenant aux plans correspondants.
Le corps de l’âme, le corps causal, est l’œuvre des dévas solaires, appelés les Pitris solaires. Tandis que nos autres corps (physique, astral et mental) sont l’œuvre des dévas de la Terre, les Pitris lunaires.
Les dévas sont invisibles à la plupart d’entre nous, sauf très souvent des enfants, à qui l’on affirme qu’ils n’existent pas. Pourtant, la conviction secrète de leur réalité explique l’universalité des contes de fées. Les dévas n’accomplissent certes pas autant de tâches que ne le racontent les histoires, mais sans leur action, il n’y aurait pas de forêts, rien ne pousserait. Lorsque notre équilibre est perturbé, le dérèglement de nos schémas mentaux agit sur l’évolution dévique, produisant des types météorologiques, climatiques, etc, anormaux. Lorsque, du point de vue de l’évolution, nous aurons retrouvé un équilibre sain, ils feront de même. Le plan de l’évolution prévoit, à très long terme, dans quelques millions d’années, la réunion des évolutions humaines et déviques (ou angéliques). Ainsi naîtra le « Divin Hermaphrodite », mi-ange, mi-homme.
Il existe donc des anges subhumains, d’autres qui sont passés par ce stade et qui, depuis, l’ont dépassé. Il y a aussi de grands anges, appelés « Archanges », qui ont atteint, et pour certains dépassé, le niveau d’évolution des Maîtres. (Partage international, janv.-fév. 1994)
SANTÉ, GUÉRISON ET KARMA – [1] Pourriez-vous, s’il vous plaît, expliquer la ou les causes (ésotériques) de la sclérose en plaques ? [2] Quel mode de vie, quelles mesures préventives faut-il adopter ? [3] Certains types de personnes sont-ils plus prédisposés que d’autres ? [4] Quelle est la meilleure manière d’améliorer ou de guérir cette maladie ? – [sommaire]
[1] Il n’y a pas une cause unique, ni un facteur unique derrière l’effet appelé « sclérose en plaques ». Comme toute maladie, elle est le résultat de l’utilisation erronée ou insuffisante de l’énergie de l’âme. Cependant, pour que cette cause fondamentale se manifeste sous forme de sclérose en plaques, plusieurs autres facteurs doivent être présents : une prédisposition héréditaire à cette maladie spécifique – par exemple, une hypersensibilité du système nerveux rendant celui-ci incapable d’affronter le stress ; une situation de grand stress, d’environnement hostile, ou d’activité intense trop prolongée ; un stress intérieur généré par la frustration d’une énergie créatrice puissante ; un effondrement soudain du but de la vie et de la volonté. Il faut tous ces facteurs ou certains d’entre eux pour que la sclérose en plaques apparaisse. [La Mission de Maitreya, tome II]
Dans la Guérison ésotérique, d’Alice Bailey, il est dit : « Il est conseillé aux personnes de 6e rayon de s’abstenir de l’art de la guérison tant qu’elles ne sont pas parvenues (consciemment) au stade d’initié. » [1] Dans ce cas, le stade d’initié signifie-t-il au-dessus du deuxième degré ? [2] Par « 6e rayon », faut-il entendre âmes de 6e rayon, ou personnalités de 6e rayon majeur ? [3] Est-ce parce que les personnes de 6e rayon ont tendance à utiliser le centre du plexus solaire ? – [sommaire]
[1] Le stade d’initié ici fait référence à ceux qui ont passé la troisième initiation. [2] Il faut entendre âmes de 6e rayon. [3] Non. La raison en est que le 6e rayon est en train de sortir d’incarnation et, avec lui, son approche de la vie. Le fanatisme lié à ce rayon apporte au thérapeute une puissante maîtrise de l’énergie que le type de 6e rayon a tendance à utiliser comme un « tromblon » – pour guérir ou tuer ! L’initié de troisième degré, cependant, qui utilise ses connaissances, peut-être plus subtil et plus respectueux de la Loi. [La Mission de Maitreya, tome II]
[1] Pourriez-vous donner s’il vous plaît la structure de rayon de Samuel Hahnemann (fondateur de l’homéopathie) et son niveau d’évolution ? [2] Travaillait-il sous l’impulsion d’un Maître ? Quel(s) Maître(s) était à l’origine de ses découvertes ? – [sommaire]
[1] C’était un initié de degré 1,75. Sa structure de rayon était : âme 2 ; personnalité 6, sous-rayon 4 ; corps mental 7, sous-rayon 6 ; corps astral 4, sous-rayon 6 ; corps physique 7, sous-rayon 3. [2] Il n’a pas travaillé sous l’impulsion d’un Maître. Ses découvertes étaient intuitives, sous l’influence de son âme, et aussi, dans une large mesure, grâce à ses essais et ses erreurs. [La Mission de Maitreya, tome II]
L’homéopathie est-elle plus efficace sur certaines personnes que sur d’autres ? Si tel est le cas, quels sont les facteurs qui entrent en jeu ? – [sommaire]
A l’heure actuelle, l’homéopathie tend à être plus efficace dans les cas chroniques que dans les cas aigus. Lorsque ses mécanismes seront mieux compris, il n’en sera plus ainsi. Il faut noter que les enfants sont souvent plus réceptifs que les adultes à cette forme de traitement – probablement du fait que leur corps a accumulé moins longtemps des toxines, et réagissent mieux à ces remèdes. [La Mission de Maitreya, tome II]
Certains prétendent que l’utilisation d’ustensiles de cuisine en aluminium peut nuire à la santé. Est-ce vrai ? – [sommaire]
Oui. L’aluminium est un poison, et toute nourriture cuisinée dans ce métal (y compris le papier d’aluminium) absorbe ce poison. Cela peut être à l’origine de nombreuses allergies, de divers eczémas, d’urticaires et de troubles gastriques. Il vaut mieux utiliser l’inox, ou l’émail, qui est meilleur marché. [La Mission de Maitreya, tome II]
Si quelqu’un pratique l’euthanasie sur une personne à sa demande, pour lui éviter les souffrances de l’agonie, cela ne fait-il pas peser un lourd karma sur ses épaules ? – [sommaire]
Il y aurait sans aucun doute une réaction karmique. Seuls les Seigneurs du Karma en connaîtraient le poids et la nature. [La Mission de Maitreya, tome II]
Pourquoi les enfants sont-ils sujets à tant de maladies : rougeole, oreillons, varicelle, etc. ? Doit-on les laisser exposés ou les protéger de ces maladies ? – [sommaire]
Les maladies infantiles sont un mécanisme prévu par la nature afin de permettre aux enfants de « brûler » du karma très tôt dans la vie. C’est pourquoi ils ne doivent pas en être particulièrement protégés. De nombreux enfants ont, de toute façon, une immunité naturelle à plusieurs de ces maladies. [La Mission de Maitreya, tome II]
Sur le mur d’apartheid construit par Israël – [sommaire]
Si vous posiez la question, la plupart des gens, sauf les Français, probablement, vous répondraient qu’ils sont favorables au mur. Le monde soutient Israël car le monde a peur de ne pas soutenir Israël. Les gens ont peur de ne pas soutenir le droit des juifs d’être en Israël. Israël fut créé par défaut par les Britanniques, en conséquence des attaques terroristes menées par les premiers Israéliens, par l’Irgun Zevai Leumi, le groupe Stern et d’autres groupes. C’étaient des terroristes qui se battirent pour chasser les Anglais de Palestine, en prenant la terre, les immeubles et les villes appartenant au peuple palestinien.
Les Israéliens proclament qu’ils ont des droits qui remontent à 5 000 ans sur la Cisjordanie, que c’est la terre que Dieu leur a promise. Si tous les peuples se trouvaient sur la terre où se trouvaient leurs ancêtres il y a 2 000 ans, aucun peuple ne serait là où il se trouve aujourd’hui. Les mouvements de population ont été si importants et les mariages entre les différents peuples si nombreux, que personne ne se trouverait là où il est aujourd’hui. En suivant cette règle, il n’y aurait aucun visage blanc aux Etats-Unis aujourd’hui ; le pays serait rempli de tribus indiennes, et c’est tout. L’Amérique du Sud ne parlerait ni espagnol ni portugais, on y parlerait aztèque et maya et d’autres langues indiennes. Le monde serait entièrement différent.
Le mouvement des peuples a été immense, si bien que personne ne peut dire : « Nos Ecritures disent que Dieu nous a promis cette « terre de lait et de miel » qui s’appelle maintenant Cisjordanie. » Elle appartenait à la Jordanie et lui fut volée en 1967 dans une guerre préventive qui dura six jours, une guerre illégale comme celle d’Irak. Les hauteurs du Golan furent prises à la Syrie, la Cisjordanie à la Jordanie, et le désert du Negev à l’Egypte en six jours. Ce fut la victoire militaire la plus spectaculaire de l’Histoire, mais ce fut une attaque erronée, illégale, préventive, que l’on a laissé faire, une attaque soutenue par le reste du monde, de manière à ce que le peuple israélien puisse avoir son « héritage ».
Il est trop tard pour changer les choses. Je ne crois pas que l’on puisse démembrer l’Etat d’Israël et renvoyer ses habitants en Russie, aux Etats-Unis ou ailleurs, à l’endroit d’où ils sont venus. Trop de temps s’est écoulé. C’est une réalité que nous devons accepter, mais c’est difficile lorsqu’il s’agit de votre terre, de votre maison, de vos champs, de votre histoire.
Je me souviens d’avoir eu, il y a de nombreuses années, une conversation à la Tate Gallery de Londres, avec une jeune Palestinienne. Je n’étais ni pro-Israélien, ni pro-Palestinien. Je discutais tout simplement avec elle. Mais elle me dit : « Nous ne renoncerons jamais au combat pour la restauration de la Palestine. Nous n’accepterons jamais l’Etat d’Israël. » C’était il y a quarante ans peut-être, lorsque l’État d’Israël n’était pas si vieux, si établi et si puissant qu’aujourd’hui.
Israël possède maintenant l’armée la plus puissante de la région et elle pourrait être rendue encore plus puissante grâce aux dons et à l’aide des Etats-Unis. On ne peut rien y changer. Une forme ou une autre de compromis doit être trouvée, mais un compromis qui soit juste. Rien de juste n’est venu d’Israël depuis sa création, mais cela viendra. (Partage international, mars 2005)
