mai 2024 – No 429
SOMMAIRE

- En finir avec la corruption par Le Maître –
- Mai 2024
- La solidarité : c’est tout ce que nous avons
- L’Onu et la demande d’adhésion palestinienne par Jeffrey D. Sachs et Sybil Fares
- And Still We Rise : un forum de solidarité et de résistance
- Un livre de Marc-André Selosse : « La symbiose (2) » par Dominique Abdelnour
- Nouvelles recherches sur le cerveau par Elisa Graf
- La zone d’intérêt par Phyllis Creme
- Investir massivement en faveur des femmes
- Les miracles inondent le monde
- Cercles de lumière et bénédiction ?
- Un ovni à New York
- Un ovni à Lowville
- Rencontre d’un ovni avec l’armée de l’air espagnole
- Environnement : des nouvelles positives
- L’Etoile dans l’Agni Yoga
- Vivre son rêve au cœur d’une situation terrible
- Le danger du fascisme par Felicity Eliot
- Courage et vérité
- La psychologie par Aart Jurriaanse
- L’éducation pour une société partagée – Interview de Michal Sella par Jason Francis
- Une question de foi
- Un souvenir persistant
- Des cierges qui se rallument tout seuls
- Cercles de lumière à Fontenay-aux-Roses
- Les enfants d’Adam
- Questions-réponses
- Que signifie « l’expérience du désert » ? (Décembre 1982)
- Sommes-nous déjà dans la phase de l’« expérience du désert » ? (Septembre 2001)
- Si un pays ou plusieurs, ou des groupes, brandissaient la menace atomique sur le monde, la Hiérarchie interviendrait-elle ?
- Vous avez décrit trois révolutions qui ont tourné au bain de sang en dépit de l’intervention des Maîtres pour que les changements se fassent en douceur.
- Les Maîtres interviendront-ils lorsque les tensions entre les riches et les pauvres s’accentueront ?
- Comment pouvons-nous faciliter ce processus ?
- Les trois révolutions ont été inspirées par les Maîtres et elles ont dégénéré. Au moment des changements à venir y aura-t-il davantage de bains de sang ? Comment pouvons-nous essayer de l’empêcher, comment contribuer à maintenir l’équilibre entre les forces progressistes tout en préservant ce qui est utile dans le système ? (Septembre 2001)
- Pouvez-vous êtes plus précis sur les domaines dans lesquels les Maîtres travaillent à l’heure actuelle ? (Janvier 2001)
- Vous avez déclaré qu’un certain nombre d’anciens nazis s’étaient réincarnés en Israël. Il semblerait qu’ils continuent à agir comme dans leur vie précédente – oppression et sévices infligés aux autres pour des raisons raciales, prise de possession de territoire pour le groupe « choisi ». Comment la loi du karma aide-t-elle des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière ?
Articles du Maître —
En finir avec la corruption – [sommaire]
par l’entremise de B. Creme, avril 2005
AU FIL DU TEMPS, les nations prennent conscience d’un problème vieux comme le monde, celui de la corruption. Elles commencent à en mesurer la gravité et à se mettre en quête de solutions. Dans certaines régions du monde la corruption est un véritable mode de vie depuis des siècles. Bien sûr cet état de choses a profité à une petite minorité, au détriment du plus grand nombre.
Depuis des temps très reculés, des dirigeants corrompus et de puissants hommes politiques s’enrichissent grâce aux impôts auxquels ils soumettent leurs sujets ou leurs concitoyens. Dans l’histoire récente, les grandes sociétés occidentales ont été reconnues coupables de graves falsifications dans leur comptabilité, tandis qu’en Orient on considère comme allant de soi qu’il faille « graisser la patte » à quelqu’un pour la moindre transaction. La corruption est endémique et, dans certains pays, s’étend au champ social tout entier, du président ou premier ministre jusqu’au dirigeant sportif et même au simple policier.
La corruption électorale règne en maître, comme l’ont montré de récentes élections, même dans des pays qu’on pourrait croire acquis à la liberté et à la démocratie. Les gouvernements qui se livrent à ce genre de tromperie manquent à leurs engagements et trahissent leur peuple, perdant ainsi leur légitimité.
Face à une corruption omniprésente, comment imaginer instaurer la confiance, sans laquelle l’avenir de l’homme serait particulièrement sombre ? Sans confiance, un partage plus équitable des ressources serait un vain espoir. Sans confiance, les décisions globales nécessaires à la survie de notre habitat planétaire ne seraient jamais prises. Sans cette confiance bénie, et si bénéfique, les hommes perdraient le droit de régir la planète Terre, et se priveraient de toute possibilité de poursuivre leur évolution pour une éternité. Pour ne pas s’exposer à de telles conséquences, ils doivent s’attaquer sérieusement, et sans délai, à l’impact destructeur de la corruption sur toutes les couches de la société, où elle va se nicher dans les moindres recoins de notre vie.
Pour aider les hommes, on peut être certain que Maitreya prendra grand soin de mettre en évidence l’effet corrosif de la corruption dans ses très nombreuses manifestations. Il fera valoir que s’ils veulent devenir les dieux qu’ils sont en essence, il leur faut abandonner leurs vieilles habitudes de tromperie et de falsification ; que pour faire face aux graves problèmes écologiques qui se posent aujourd’hui, il leur faut travailler ensemble en toute confiance ; que lorsque la confiance fait défaut, plus rien n’est possible. Les dirigeants des nations baignent eux-mêmes dans la corruption à un point tel qu’ils ne font confiance à personne.
Maitreya montrera que le seul moyen de créer la confiance indispensable est de partager plus équitablement entre toutes les nations les fruits de cette Terre généreuse, et de mettre ainsi fin à jamais à la condition des millions d’hommes qui vivent dans le dénuement, et trop souvent meurent de faim dans un monde d’abondance. Les gouvernants prêteront-ils attention aux paroles de Maitreya ? Pour la plupart, probablement pas, au moins au début. Mais bientôt les peuples de tous les pays entendront sa voix et comprendront le bien-fondé de ses conseils.
Ils approuveront sans réserve ses sages propos, et soutiendront sa cause. Quand l’opinion publique mondiale reconnaîtra en lui son porte-parole et son mentor, les dictateurs cupides et les politiciens corrompus seront réduits à l’impuissance. Ainsi en sera-t-il, et ainsi commencera la purification et la transformation de ce monde.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Mai 2024 – [sommaire]
Le Maître de Benjamin Creme donne le ton en invitant le lecteur à réfléchir à la corruption endémique et à sa solution : le partage équitable des ressources mondiales fondé sur la confiance, sans lequel l’avenir du monde serait sombre. Les voix de Jeffrey Sachs et de Naomi Klein définissent nos défis et pointent les dangers de notre époque. Nous abordons le développement de la psychologie, examinons ce qu’il advient de l’esprit et de l’âme des gens dans les sociétés autoritaires avec une critique du film de J. Glazer, La zone d’intérêt, et nous nous penchons sur la psychologie du fascisme. La recherche sur l’activité cérébrale au moment de la mort offre de nouvelles perspectives, de même qu’une enquête sur les merveilles de la symbiose dans le monde naturel. Un entretien avec la directrice du Centre pour une société partagée, qui permet aux Israéliens et aux Palestiniens de se rencontrer, souligne à nouveau la nécessité de la coopération dans tous les domaines de la vie. En ces temps de crise et de corruption, le courage et la vérité sont plus importants que jamais et un jeune Palestinien de 12 ans en est un brillant exemple. La sagesse et les réflexions de Benjamin Creme sont au cœur des pages de la rubrique Questions-réponses, nous donnant un aperçu de l’avenir inévitable qui apportera son lot de leçons et de réorientations.
Point de vue
La solidarité : c’est tout ce que nous avons – [sommaire]
Discours de clôture de Naomi Klein au festival And Still We Rise1
organisé par l’ONG War on Want (Guerre contre la misère), Londres, 24 février 2024
Asad Rehman2 m’a demandé de participer à la clôture de cette rencontre, en parlant de la situation politique actuelle, mais d’une manière pleine d’espoir. […] C’est une tâche un peu ardue. […]
Mon dernier séjour à Londres date de fin septembre, il y a cinq mois. Mais ces cinq mois, pour moi comme pour beaucoup d’entre vous, ont paru durer cent ans. Cent ans de parents palestiniens pleurant leurs enfants assassinés et mutilés. Cent ans d’écoles bombardées, d’hôpitaux attaqués et de mosquées profanées. Cent ans de soldats israéliens qui publient sur TikTok leurs crimes de guerre. Cent ans d’adolescents formés au fascisme, bloquant les camions de nourriture. Cent ans d’appels ouverts à l’anéantissement de plus de deux millions de personnes captives et ghettoïsées, vivant sous occupation. Cent ans de plans vertigineux visant à transformer Gaza en un parking, une ville balnéaire israélienne, un musée, une zone tampon. Cent ans de diseurs de vérité licenciés et d’experts volontairement obtus. Cent ans d’universités qui ne peuvent pas dire le mot « Palestine », et cent ans d’ONG qui refusent de dire le mot « génocide ». Cent ans de résolutions exigeant un cessez-le-feu sans effet et soumises au veto. Tout cela rend difficile de prononcer un discours porteur d’espoir.
Ce que je ressens plus profondément que jamais, c’est la détermination et l’engagement. Engagement envers les mouvements que ce rassemblement représente. Mouvements pour une véritable égalité et une véritable justice, justice sociale, raciale, de genre, économique et écologique. Mouvements qui existent dans tous les pays, qui se sont développés à une vitesse fulgurante au cours de ces terribles mois. Ils ont grandi non seulement dans l’ampleur des marches et des blocus, mais aussi dans la profondeur de leur analyse, la volonté d’établir des connexions entre les mouvements, de relier les questions abordées, de nommer les systèmes sous-jacents.
Si ces mois nous ont appris quelque chose, c’est que nos mouvements sont tout ce que nous possédons. Dans votre pays comme dans le mien, il n’existe pas de leadership moral hormis celui issu de la base. Tout ce que nous avons, c’est notre solidarité. Nous devrions y réfléchir car cela fait partie de l’horreur et du vertige de ce moment historique.
La campagne d’anéantissement menée par Israël contre Gaza et contre les Palestiniens n’est pas le premier génocide de l’histoire moderne. Ce n’est pas la première fois que des forces ouvertement fascistes fusionnent une idéologie suprémaciste violente avec un engagement apparemment illimité à éliminer un peuple qu’elles considèrent comme une menace démographique. Ce qui est unique, au moins depuis l’ère des génocides coloniaux assumés, c’est l’unité que ce carnage a inspirée parmi les élites politiques du Nord et dans une certaine mesure au-delà. Après tout, lorsque le fascisme est apparu en Europe dans les années 1930, il avait de puissants partisans dans nos classes politiques mais il avait aussi de puissants opposants. C’est beaucoup moins vrai aujourd’hui.
Partout dans tout l’éventail politique, depuis l’extrême droite enragée jusqu’au centre-gauche hypocrite, nous avons vu des acteurs puissants mettre de côté leurs différences partisanes et s’unir pour soutenir activement ces crimes contre l’humanité. Loin de diviser notre classe politique, cette mise en œuvre du fascisme l’a unifiée.
Donald Trump est d’accord avec Joe Biden. Rishi Sunak avec Keir Starmer. Emmanuel Macron avec Marine Le Pen, Justin Trudeau avec Giorgia Meloni, Viktor Orban avec Narendra Modi.
Nous devons donc nous demander sur quoi exactement ils sont tous d’accord ? Qu’est-ce qui les unit tous ? Que défendent-ils tous lorsqu’ils parlent du droit d’Israël à se défendre ?
C’est trop simple, j’en ai bien peur, de dire qu’ils sont unis pour défendre un seul État, même s’ils le sont bien sûr. Mais ils sont également unis pour défendre un système de croyance commun. Au milieu de la réalité de l’apartheid économique mondial et de l’accélération de la dégradation du climat dont vous avez tous discuté aujourd’hui, ils sont unis dans une vision suprémaciste commune de la sûreté et de la sécurité pour quelques-uns. Une vision qui explique leur refus inébranlable de s’attaquer sérieusement, de quelque manière que ce soit, aux moteurs sous-jacents de ces crises : le capitalisme, la croissance illimitée, le colonialisme, le militarisme, la suprématie blanche, le patriarcat.
Comme le dit [la professeure d’histoire] Sherene Seikaly, nous sommes à l’ère de la catastrophe et la Palestine fonde un paradigme. Israël joue un rôle de pionnier.

« Dans votre pays comme dans le mien, il n’existe pas de leadership moral hormis celui issu de la base. »
Le Dôme de fer
Depuis des décennies, après avoir usé de tous les prétextes pour renoncer aux processus de paix, Israël a cherché à assurer sa sécurité par un système de clôtures et de murs high-tech et à l’aide de son bouclier baptisé Dôme de fer, qui se targue d’intercepter les roquettes et les missiles et de repousser toutes les menaces. Ce système de surveillance et de clôture de haute technologie est une réalité matérielle dans une géographie particulière. C’est un mode de vie pour les Israéliens et un mode de mort lente pour les Palestiniens – bien avant le 7 octobre.
Mais en plus d’être cela, le Dôme de fer est aussi un modèle : une version super concentrée et oppressante du modèle de sécurité auquel souscrivent tous les gouvernements du Nord. Ces mêmes gouvernements qui se sont rangés derrière la campagne génocidaire d’Israël. Il s’agit d’un modèle dans lequel les frontières des États riches, enrichis grâce à leurs génocides coloniaux, sont protégées par leurs propres versions du Dôme de fer. Parce qu’en réalité, le Dôme de fer est mondial. Il s’étend le long de nos frontières fortifiées par des clôtures et des murs et des centres de détention meurtriers. Et il s’étend vers l’extérieur en un goulag transnational composé de camps de détention de migrants hors de nos frontières, de barges infestées de maladies, de bouées acérées de scies dans le Rio Grande et de gardes-côtes qui regardent sans intervenir les bateaux faire naufrages en Méditerranée.
Le Dôme de fer s’étend également à l’intérieur de nos pays et de nos villes incroyablement inégalitaires et inabordables pour la majorité. C’est ce qui finance les budgets policiers en hausse et libère les forces militarisées pour nettoyer les parcs des campements de personnes sans logement et pour réprimer les blocus indigènes contre les projets de combustibles fossiles imposés sans leur consentement. Et il est prêt à réprimer la prochaine vague de rébellions pour la justice raciale.
Le Dôme de fer d’Israël est extrême parce que son ethno-nationalisme et son idéologie suprémaciste sont si extrêmes. Mais nous devons être clairs sur le fait qu’il est basé sur la logique coloniale raciste de nos propres pays, et qu’il est en soi un modèle. Le Dôme de fer a été conçu pour être exporté.
Nous devons le comprendre, car le 7 octobre, ce modèle et ce dôme se sont effondrés sous les yeux du monde. L’attaque du Hamas, brutale et horrible, a brisé toute l’illusion de sûreté et de sécurité pour le petit nombre que représente ce modèle. Et cela a terrifié non seulement les Israéliens, et le gouvernement Netanyahou, mais cela a profondément ébranlé nos propres gouvernements. Car si les murs, les clôtures, les drones et le Dôme lourdement armés d’Israël ne peuvent pas tenir, qu’est-ce que cela dit des illusions de sécurité et de contrôle de nos propres pays ? Si le Dôme de fer d’Israël a échoué, cela signifie que tous les autres dômes de fer pourraient également échouer ; qu’ils pourraient bien ne pas tenir face aux mouvements massifs de population provoqués par des guerres sans fin, l’incendie criminel du climat et des politiques économiques cruelles de paupérisation.
C’est pourquoi nos gouvernements se sont unis d’une manière sans précédent pour affirmer leur système de croyance central : la force fera le droit ; et celui qui possède l’armement le plus avancé et les murs les plus hauts réussira à contenir et à contrôler les milliards de personnes désespérées et dans le besoin. Cela, je pense, explique en partie pourquoi les gouvernements du monde riche se sont joints à la frénésie de vengeance d’Israël avec un tel enthousiasme inébranlable, et pourquoi ils ont été si lâches, même des mois plus tard, en appelant au strict minimum – un cessez-le-feu – parce qu’ils comprennent que la campagne incessante d’Israël est aussi une forme de communication de masse. Ils comprennent que c’est un message.
C’est un message envoyé non seulement par le gouvernement israélien, mais par tous les gouvernements qui ont béni cette attaque par des paroles, des votes, des vetos aux Nations unies, des séances de photos, des armes, de l’argent, des attaques nationales contre les mouvements de « solidarité palestinienne ». Le message envoyé est simple : les bulles dorées de sécurité et de luxe relatifs qui parsèment notre monde cruellement divisé et en plein réchauffement rapide seront protégées à tout prix, y compris par la violence génocidaire.
Dans les nombreuses régions pillées de notre planète, ce message obscène a été pleinement reçu. Gustavo Petro, le courageux président colombien, en a immédiatement déchiffré le sens : « Une consommation barbare, basée sur la mort d’autrui, nous conduit à une montée sans précédent du fascisme et donc à la mort de la démocratie et de la liberté. C’est de la barbarie, ou un « retour mondial à 1933, quand Hitler accéda au pouvoir ».
Dans l’attaque d’Israël et le soutien des gouvernements du Nord et des forces de droite du Sud, il a également perçu un avenir partagé, déclarant : « Ce que nous voyons en Palestine sera aussi la souffrance du monde, de tous les peuples du Sud. L’Occident défend sa consommation excessive et son niveau de vie fondé sur la destruction de l’atmosphère et du climat […], sachant que cela provoquera l’exode du Sud vers le Nord et pas seulement du peuple palestinien. Ce système est prêt à répondre par la mort pour défendre la bulle de consommation des riches de la planète et non pour sauver l’humanité dont la majorité est jetable comme les enfants de Gaza. »
Je vous encourage tous à lire l’intégralité de la déclaration de G. Petro, qui me semble historique, et dont voici la fin : « La destruction de Gaza n’est que la première expérience cherchant à faire de nous des êtres jetables. » Que dire de plus ? Peut-être seulement ça. Nous sommes aujourd’hui accueillis par l’ONG War on Want, et comme Asad nous l’a rappelé, la guerre contre la misère est la seule guerre qui vaut la peine d’être menée et nous devons la mener. Soit nous transformons cette machine de mort par une redistribution équitable des richesses dans les limites de la Terre, ce que beaucoup appellent le New Deal vert mondial – ou comme Jeremy Corbyn3, la Révolution industrielle verte – soit ce cauchemar nous engloutit tous.
Tout ce que nous avons, ce sont les mouvements que nous construisons et le pouvoir que nous construisons ensemble. Tout ce que nous avons, c’est notre solidarité, notre détermination, notre résolution et notre engagement moral partagé envers le caractère précieux de la vie. Forts de cela, nous pouvons construire un monde sans dômes de fer et gagner un peu d’espoir. Merci. »
1 – Voir l’article en page 7 pour plus de détails.
2 – Asad Rehman est directeur exécutif de l’ONG War on Want.
3 – Jeremy Corbyn est un député britannique.
Source : YouTube : War on Want
Compte rendu de lecture
Un livre de Marc-André Selosse : « La symbiose (2) » – [sommaire]
Marc-André Selosse est microbiologiste, écologiste et enseignant. Professeur au Muséum national d’histoire naturelle de Paris et aux universités de Gdansk, en Pologne, et de Kunming, en Chine, ses recherches portent sur l’écologie et l’évolution des relations mutuellement bénéfiques (symbioses).
La première partie, L’origine du monde : une histoire naturelle du sol pour ceux qui le piétinent (Partage international, avril 2024), examinait la composition du sol de notre planète et la vie foisonnante qui l’habite. Ce deuxième article s’appuie sur les livres de M-A Selosse L’origine du monde et La symbiose, dans lesquels il montre comment la coopération est un processus fondamental de la vie sur terre. Un troisième article traitera de l’impact de l’homme sur le sol et de l’impact du sol sur le changement climatique.
« Aucun organisme ne peut vivre seul, chacun a un entourage symbiotique sans lequel on ne peut comprendre ni sa physiologie ni son succès écologique. »
Symbioses et coopération dans le sol
Dans la nature, il existe de nombreux types de relations entre les plantes, les microbes et les insectes. Nous connaissons des relations temporaires avec des bénéfices réciproques, comme entre les insectes pollinisateurs et les plantes à fleurs ; ces interactions peuvent durer un certain temps. Dans son livre La symbiose, M-A Selosse s’intéresse à la symbiose en tant qu’association persistante entre deux ou plusieurs individus d’au moins deux espèces différentes – des partenaires choisis sur plusieurs générations et dans des lieux différents. Souvent, l’un ne peut vivre sans l’autre. La loi de la jungle est souvent citée comme une loi fondamentale de la nature, mais l’auteur montre que dans le sol, dans la vie, les lois fondamentales sont le partenariat et la symbiose. Le parasitisme reste l’exception et attire l’attention parce qu’il conduit à un dysfonctionnement : la plante hôte finit par succomber. La vie pratique la symbiose à grande échelle, on la retrouve chez les microbes, les plantes, les animaux et les humains.
M-A Selosse décrit de nombreux cas et techniques de symbiose, en examinant plus de 500 espèces et groupes. Voici quelques cas illustrant les techniques et l’ampleur du phénomène.
Deux grands sauts évolutifs
Il y a deux milliards d’années, les ancêtres des microbes (procaryotes1) ont intégré les ancêtres des cellules complexes (eucaryotes2) dans une symbiose étroite qui associait les capacités enzymatiques des uns à la capacité de former des organismes pluricellulaires des autres. Les mitochondries3 en sont le résultat. Elles permettent aux cellules de respirer de l’oxygène.
L’autre symbiose à l’impact majeur, qui aurait débuté il y a un milliard d’années, est l’inclusion de cyanobactéries dans les ancêtres des algues actuelles rendant ainsi possible la photosynthèse.
Ces deux développements symbiotiques ont joué un rôle majeur dans la construction des organismes vivants actuels, dans un saut évolutif spectaculaire qui a formé le règne végétal et a conduit à la variété de formes d’organismes multicellulaires que nous connaissons aujourd’hui (plantes, animaux).
La symbiose joue également un rôle majeur dans la colonisation de nouveaux espaces arides en y ajoutant des fonctions ou en en créant de nouvelles (lichens4, coraux). On pense qu’il y a 400 millions d’années, les champignons5 ont aidé les premières plantes à sortir des océans et à coloniser la terre ferme.
Le sol regorge d’exemples variés de symbioses entre bactéries, champignons, plantes, insectes et mammifères, dont certaines assurent une protection physique ou chimique contre les prédateurs ; elles fournissent la nourriture (sucres), la concentration de minéraux (sels et azote), la production de vitamines et d’acides aminés, etc. Une autre activité essentielle de la symbiose est la digestion et le stockage dans le sol de la matière végétale morte en vue d’une utilisation ultérieure.
La symbiose peut consister en un contact physique, une intégration des cellules entre les cellules de la plante hôte, ou une interpénétration des cellules de l’hôte.
Chez l’homme
L’homme vit en symbiose avec un grand nombre de bactéries qui lui sont indispensables ; nous avons 1013 cellules (10 000 milliards), autant de bactéries à la surface de notre peau, et dix fois plus de bactéries dans nos intestins. Ces dernières synthétisent les vitamines B et K, recyclent les acides biliaires dans notre organisme et nous protègent des pathogènes ; on estime aussi que nous avons 1017 mitochondries (soit 10 000 fois plus que de cellules), résultat d’une symbiose ancestrale.
Nous avons focalisé notre attention sur les microbes qui, en période de déséquilibre, nous rendent malades. Cependant, nous ne pouvons pas éradiquer les bactéries de notre corps, mais seulement préserver un équilibre pour faciliter les bactéries qui nous aident. Il serait impossible de vivre sans elles.
Pour saisir l’influence de ce microbiote sur notre vie humaine, on peut citer des expériences montrant que des souris dont le microbiote a été stérilisé font preuve de timidité et d’un manque d’agressivité.
Les fourmis
L’exemple des fourmis a été étudié en détail, révélant la sophistication des relations. Certaines plantes offrent aux fourmis du nectar et un hébergement dans des cavités refuges (domaties) ; les plantes recyclent ensuite leurs déchets (excréments et CO2) et s’en nourrissent.
Certaines fourmis cultivent des champignons dont elles se nourrissent. Cet exemple illustre la complexité des processus en jeu et mérite d’être détaillé ici. Les fourmis apportent des feuilles au champignon. Les branchies du champignon (le basidiomycète lamellaire) transforment les cellules végétales en cellules fongiques que les fourmis peuvent digérer. Les fourmis ouvrières taillent le mycélium, provoquant des excroissances dont elles se nourrissent.
Les fourmis protègent leurs champignons : par exemple, si on leur fournit des feuilles traitées avec des fongicides, elles apprennent à les éviter. Elles empêchent le développement de champignons concurrents en produisant des antibiotiques sécrétés par des bactéries (Streptomyces) vivant en symbiose sur la carapace ou la peau des fourmis, aussi appelée cuticule. Un bel exemple de symbiose multipartite ! Lorsqu’elle part fonder une nouvelle colonie, la jeune reine emporte avec elle une boule de mycélium.
Dans d’autres cas de symbiose, les fourmis protègent les acacias des insectes, notamment les boutons floraux, les fleurs fécondées et les fruits, et s’éloignent lors de la floraison (repoussées par les produits volatils émis par la plante), permettant ainsi l’arrivée des insectes pollinisateurs. On a également observé que les termites cultivent des champignons.
Symbioses dans le sol : plantes et champignons
Les champignons jouent un rôle fondamental dans le règne végétal : 85 % des plantes ont besoin de champignons pour vivre. Nous ne connaissons des champignons que leur organe reproducteur – l’organe qui produit les spores, la partie que nous voyons à la surface du sol et que nous mangeons si elle est comestible. Les champignons sont en fait constitués de longs filaments (également appelés hyphes) dont le diamètre est très fin, de l’ordre du centième de millimètre.
Dans une prairie, pour chaque mètre de racines, il y a un kilomètre de filaments de champignons. Dans chaque mètre cube de sol, il y a entre 0,1 et 10 kilomètres d’hyphes, ce qui permet une multiplicité de contacts possibles entre le champignon (et donc la plante) et le sol, dans lequel les minéraux utiles peuvent être rares. Le champignon pénètre dans les racines soit entre les cellules, soit en entrant directement dans les cellules des racines. La mycorhize est le nom donné à l’association entre le mycélium souterrain du champignon et la racine d’une plante.
La plante fournit au champignon le sucre issu de la photosynthèse. Le champignon explore le sol et apporte des sels minéraux, décompose les matériaux durs du bois comme la lignine, prédigère les tanins du feuillage, récupérant ainsi l’azote et le phosphore de la matière organique, isole dans ses vacuoles les substances toxiques du sol pour les rendre inoffensives, protégeant ainsi les racines de la plante des attaques en les enveloppant dans ses hyphes. Le champignon recycle ainsi les déchets de la plante pour la nourrir tout en se nourrissant lui-même.
Sur un arbre, il peut y avoir des centaines d’espèces de champignons qui se partagent les racines, chacune apportant des ressources spécifiques. L’arbre préférera nourrir le champignon qui lui fournit les ressources dont il a besoin : phosphates, nitrates, etc. De même, le champignon colonisera la plante qui lui apporte le sucre dont il a besoin. Seuls les couples à action bénéfique réciproque perdurent. Les truffes et les girolles (champignons comestibles) que nous connaissons ne peuvent vivre qu’en symbiose mycorhizienne avec leur espèce d’arbre.
Plantes et bactéries
Les bactéries jouent également un rôle fondamental pour les plantes. Parmi les nombreuses fonctions chimiques des bactéries autour des racines, citons la production d’hormones de croissance racinaire, l’optimisation de la mobilité des phosphates, la promotion de la croissance des champignons mycorhiziens, le piégeage des métaux lourds, la rétention de l’eau, la dévoration des hydrocarbures et la production d’antibiotiques contre les champignons pathogènes par le biais d’une grande variété de processus chimiques. Près de la racine, les bactéries et les champignons symbiotiques consomment tout le sucre des racines, ce qui laisse peu de place aux nouveaux intrus, protégeant ainsi la racine.
Les légumineuses (trèfle, luzerne, pois, haricots), les arbres tels que les acacias, les mimosas ou les aulnes, ainsi que les argousiers, forment des associations avec des bactéries capables de capturer et de fixer l’azote de l’air. Les légumineuses peuvent ainsi stocker l’azote de l’air dans le sol, ce qui permet de cultiver en alternance des plantes annuelles qui ont besoin d’un sol riche en azote.
Autour de ses racines, la plante construit des nodules, sortes de petites cavités de quelques millimètres, où elle attire des milliards de bactéries et les nourrit de sucre, entretenant la symbiose pour son approvisionnement en ressources minérales. Un véritable dialogue moléculaire s’établit entre la plante et la bactérie, chacun des partenaires libérant des molécules, reconnaissant les molécules de l’autre et se sélectionnant mutuellement avant de mettre en place la symbiose.
« La plante contrôle quantitativement l’infection de ses nodules afin d’équilibrer ses apports en fonction de l’environnement. »
Tout ceci s’inscrit dans un équilibre dynamique où les partenaires se partagent les tâches et où les apports compensent les pertes.
La communication
Les symbioses se transmettent de génération en génération de diverses manières : les lichens se divisent en deux parties symbiotiques ; chez certains insectes, la femelle inocule à ses œufs une gouttelette de bactéries symbiotiques ; la petite fougère Azolla inclut dans ses spores des cyanobactéries qui colonisent les nouvelles feuilles ; les insectes sociaux tels que les termites se réinfectent avec leurs congénères.
Le monde souterrain communique au moyen de signaux chimiques permanents. Les plantes signalent leur présence et attirent des bactéries ou des champignons utiles en émettant des molécules spécifiques. En retour, les champignons émettent des molécules qui signalent leur présence, et les plantes et les champignons développent leurs racines et leurs filaments pour former la mycorhize.
Les bactéries évitent l’acidité, les champignons l’apprécient ; les plantes privilégient l’un ou l’autre type de sol, en fonction de leurs besoins. Les racines peuvent également émettre des molécules toxiques pour certaines bactéries. La plante choisit donc les microbes et les champignons qui l’accompagneront.
La coopération par les racines
« Un échange de signaux chimiques dans le sol donne naissance à ces étreintes appelées mycorhizes. »
« En termes de santé, les plantes ont besoin de petites créatures à leurs pieds. »
« La symbiose est un équilibre dynamique dont le maintien est contrôlé par les partenaires et qui dépend aussi des conditions environnementales. »
Les réseaux mycorhiziens, qui relient les racines des arbres et les hyphes fongiques, sont des réseaux d’échange d’informations et de nourriture. Un champignon couvrant plusieurs mètres carrés formera des mycorhizes avec plusieurs plantes. Si une plante lui donne plus de sucre ou consomme moins de ses minéraux, cela aidera indirectement les autres. Des arbres de la même espèce peuvent fusionner leurs racines, échangeant ainsi des sucres ou des minéraux manquants qui nourriront un arbre malade ou un jeune plant. Dans les forêts tropicales, les espèces de sous-bois trop éloignées du soleil obtiennent des sucres supplémentaires grâce aux mycorhizes des arbres voisins.
Lorsqu’une plante attaquée commence à synthétiser des tanins qui repoussent les parasites, ce signal est transmis à d’autres plantes par le réseau de mycorhizes, celles-ci synthétiseront alors ce tanin avant d’être attaquées.
Les plantes construisent et entretiennent le sol dans lequel elles vivent avec l’aide de nombreux alliés : champignons, bactéries et vers de terre. « Le sol est donc aussi un lieu d’entraide et un réservoir de partenaires avec lesquels former des symbioses. La rhizosphère6, même si elle peut attirer des malfaiteurs, est un nid douillet où de bonnes fées microbiennes veillent sur les fondations de la plante. »
En vivant en harmonie avec la nature, les peuples premiers ont compris et respecté cette symbiose universelle que notre civilisation a oubliée et tente de retrouver. Trop souvent, ceux qui accaparent les richesses se comportent comme des parasites, tout comme l’humanité, agissant comme un prédateur, se comporte comme une espèce envahissante et destructrice. D’une certaine manière, l’homme doit réapprendre à vivre en symbiose avec la Terre.
- Procaryote : forme de vie unicellulaire dépourvue de noyau, telles que les bactéries.
- Eucaryote : forme de vie souvent multicellulaire dont les cellules possèdent un noyau comme chez les animaux, les plantes et les champignons.
- Mitochondries : la centrale énergétique de nos cellules, également impliquée dans de nombreuses activités cellulaires. Chaque cellule peut contenir jusqu’à 2 000 mitochondries.
- Lichen : symbiose entre une algue et un champignon.
- Champignon : organisme qui fabrique sa propre matière organique en décomposant la matière organique existante, et non à partir de minéraux, comme le font les plantes. La partie aérienne que nous voyons est l’organe reproducteur de certains, mais leur activité est essentiellement souterraine.
- Rhizosphère : partie du sol entourant la racine et influencée par elle.
Source : M-A Selosse, L’origine du monde, La Symbiose
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Courage et vérité – [sommaire]
Mes amis, mes frères et sœurs, êtes-vous prêts à venir avec moi dans l’île bénie de l’Amour ? Êtes-vous prêts à partager avec tous ce que vous avez aujourd’hui ? Êtes-vous préparés, mes amis, à faire bravement face à la vie et à la considérer comme un défi à relever ? Rien ne pourra vous retenir si vous venez avec moi. [Message n° 86 (Maitreya)]
Les peuples, lucides et résolus, ont tourné leur regard vers l’avenir : ils ont vu qu’il était possible de réaliser leurs aspirations à un monde de justice et de paix. Ils savent que ce monde ne se fera pas tout seul et que tous doivent ensemble, main dans la main, se doter des moyens d’accomplir leur destinée. Ils savent aussi que le chemin sera ardu et dangereux mais que leur objectif est trop précieux pour qu’ils puissent tolérer un échec : leur récompense sera la fraternité, la justice et la paix ; et une vie meilleure, plus simple et plus vraie pour tous. [La voix des peuples, messagère du futur (Maître –)]
Nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui admettent la nécessité d’un changement, mais y résistent pourtant. Nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui voient l’effondrement des structures anciennes et obsolètes du passé, mais s’accrochent encore à de telles formes.
Mais il y a une voix nouvelle qui se fait entendre parmi les nations, la voix de la Vérité qui contient l’espoir, la promesse d’un temps nouveau. Cette voix fera de plus en plus d’effet sur l’esprit des hommes, car c’est la voix de Dieu parlant à travers eux. [Message n° 12 (Maitreya)]
Le Maître Djwal Khul (DK) explique également que tous les disciples doivent, d’abord et avant tout, faire preuve de courage. Le monde ne se débarrassera jamais de l’illusion si nous manquons de courage.
L’un des devoirs des véritables disciples, selon le Maître Djwal Khul, est d’exprimer ouvertement leur désaccord avec n’importe quelle autorité – que ce soit dans le domaine scientifique, religieux, politique, ou autre – lorsqu’ils ne sont pas du même avis et ont une vision des choses plus profonde et plus claire. Lorsqu’un disciple pense que quelqu’un a tort, il lui appartient de le dire. S’il se contente de s’esquiver en prétendant qu’il n’a pas d’avis sur la question, qu’il n’a rien de meilleur, de plus clair, de plus vrai à proposer, il n’a alors de disciple que le nom.
Le vrai disciple est celui qui ne connaît pas la peur. L’absence de peur est essentielle à tous les disciples. [L’Art de vivre (Maitreya)]
La peur est le pire des obstacles. Elle obstrue le courant vital lui-même. Elle tue l’espoir et constitue la plus grande menace au bien-être et à la santé. Abjurez la peur et cultivez la foi. Maîtrisez la peur et finissez-en avec les tourments du doute. La connaissance élimine la peur. Prônez donc la connaissance et la confiance autour de vous.[…] Il faudra du courage pour mener à bien cette tâche colossale. Nombreux sont les défis à relever. Il n’est pas aisé de transformer un monde de fond en comble pour en construire un nouveau sur les ruines du passé. Prenez votre courage à deux mains et mettez-vous au travail. Bannissez la peur et accueillez l’avenir à bras ouverts. [Le chemin de l’avenir (Maître –)]
Mon armée est en marche, elle avance courageusement vers l’avenir. Rejoignez ceux qui luttent déjà dans le camp de la Lumière, dans le camp de la Vérité, de la Liberté et de la Justice. Rejoignez mon avant-garde et montrez le chemin à vos frères. [Message n° 17 (Maitreya)]
La persévérance est la concentration continue, au maximum de ses possibilités, sur la vérité qu’on puisse atteindre, sur tout ce que l’on croit, à tort ou à raison, quelle que soit l’origine de cette croyance. C’est la focalisation de notre attention et toute notre aspiration, et la mise en œuvre de tout le pouvoir de notre volonté pour réaliser cette idée, cet idéal ou cet objectif, ou quoi que ce soit d’autre. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
Une certaine vision du changement inspire désormais les multitudes, qui bientôt captera l’attention du monde tout entier. Les hommes ont compris que, lorsqu’ils s’organisent et font preuve de courage, ils sont invincibles. Rien ne pourra arrêter l’actuel mouvement pour le changement. Il incarne les concepts de l’avenir et du Plan. [La voix de l’unité (Maître –)]
Les transformations politiques et économiques qui résulteront de la présence de Maitreya et des Maîtres libéreront les hommes d’inhibitions et de limitations ancestrales. Ainsi galvanisée, la conscience humaine fera un grand bond en avant dans le domaine de la conscience.
Une vie plus consciente et désormais pleine de sens remplacera la confusion, le doute et la peur qui règnent actuellement. La volonté confiante et courageuse d’explorer à la fois les mondes extérieur et intérieur supplantera le cynisme réducteur actuel et rendra possible les progrès évolutionnaires que j’ai essayé de dépeindre, avec l’émergence d’une civilisation et d’une humanité nouvelles et meilleures. [Le Grand Retour (B. Creme)]
Quand les hommes saisiront la nécessité du changement, ils accepteront avec joie ce qui aujourd’hui les effraie : compréhension et courage vont de paire. Une tolérance toute nouvelle balaiera la défiance de naguère, les vieilles rivalités seront oubliées et la lumière de la sagesse, qui point à l’horizon, pénétrera leur esprit et leurs actions. Quand les hommes prendront conscience de leur unité, et la traduiront en actes, tout deviendra possible. [Un monde en mutation (Maître –)]
Le disciple doit, par-dessus tout, faire preuve de courage, de fermeté, de patience, être capable de « rester là » et de ne pas fuir les difficultés qui sont placées devant lui pour l’obliger à tirer le maximum de lui-même. Nous rencontrons des difficultés dans la vie parce que l’âme arrange les choses de telle façon que, lorsque nous surmontons ces difficultés, nous progressons, nous faisons un pas en avant dans notre voyage d’évolution. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
De nos correspondants
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Les miracles inondent le monde – [sommaire]

Voici deux photos de notre plus jeune fils Jonah Arthur et de son amie, prises dans la maison de celle-ci, alors qu’ils allaient partir pour leur bal de promo (bal pour les étudiants du lycée). C’était en 2001. On peut voir des torsades lumineuses sur les photos. (Envoyé par B. A., Texas, Etats-Unis)

Cercles de lumière et bénédiction ? – [sommaire]

Un ovni à New York – [sommaire]
Etats-Unis – Une vidéo prise par un passager de l’avion peu de temps après le décollage de la ville de New York, le 25 mars 2024, montre un petit objet noir dépassant l’avion à une vitesse extrêmement rapide. En ralentissant la vidéo, l’objet ressemble à un vaisseau noir en forme de soucoupe. Un ami de la personne qui a filmé l’objet a posté la vidéo sur Reddit, un réseau social.
Crédit photo : NeedthatCheese/Reddit and The Hidden Underbelly 2.0 YouTube channel
Source : coasttocoastam.com ; YouTube : The Hidden Underbelly 2.0
Un ovni à Lowville – [sommaire]
Etats-Unis – Le 7 mars 2024 vers 19 h, un conducteur fut stupéfait de voir un cordon de lumières clignotant successivement au-dessus de la ville de Lowville, dans l’État de New York.
Le conducteur se mit à freiner en remarquant les lumières qui apparurent brièvement. Quelques minutes plus tard, les lumières apparurent de nouveau, lui permettant de les filmer avec son téléphone portable.
On peut voir ces objets inhabituels se déplaçant à travers le ciel du soir, puis un par un, dans l’ordre, disparaître. Le témoin a écarté la possibilité que ces lumières soient des fusées éclairantes militaires ou des satellites Starlink, qu’il avait déjà observés auparavant.
Source : coasttocoastam.com. National UFO Reporting Center
Rencontre d’un ovni avec l’armée de l’air espagnole – [sommaire]
En mars 2024, un journaliste espagnol divulgua un courrier qu’il dit avoir été écrit par un pilote de l’armée de l’air espagnole. Ce dernier aurait été témoin d’une rencontre entre un ovni et l’armée aux environs de la base aérienne de Morón, près de Séville, en 2023. Un escadron d’avions de chasse avait alors décollé d’urgence suite à la détection d’un objet aérien inconnu à proximité de la base.
Le pilote relate dans son courrier : « Nous avons observé un objet volant non identifié qui se mouvait de manière imprévisible et ne répondait pas aux signaux standards d’identification. » Quand l’escadron tenta d’approcher l’objet inconnu, précisa le pilote « l’ovni démontra une capacité à manœuvrer qui défiait les capacités des avions. Puis nous perdîmes le contact visuel quand l’ovni partit à une vitesse qui excédait de loin tous nos paramètres de fonctionnement. »
Malgré un « processus d’analyses rigoureuses », les pilotes furent incapables de déterminer la « nature ou l’origine de l’ovni ». Le gouvernement espagnol doit encore commenter cet incident, bien que les nouvelles de l’inexplicable rencontre aient fait les gros titres dans toute l’Espagne.
Source : coasttocoastam.com, abc.es
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
L’éducation pour une société partagée – [sommaire]
Fondé en Israël en 1949, Givat Haviva – le Centre pour une société partagée – est la plus ancienne organisation de la société civile israélienne œuvrant pour la réconciliation et valorisant l’importance d’une société partagée entre les citoyens juifs et arabes. La vision de l’organisation est fondée sur les principes du respect mutuel, de la confiance, du pluralisme, ainsi que de l’égalité de vue et de traitement de tous les citoyens. Givat Haviva œuvre pour un Israël prospère et démocratique, recherchant la paix avec les voisins d’Israël et la solidarité entre tous les peuples. L’éducation constitue une part importante du travail de l’organisation. À elle seule, elle représente environ 70 % de l’éducation impartie aux jeunes en Israël, dédiée spécifiquement au rapprochement des étudiants juifs et arabes. Sa devise est « Société partagée, avenir partagé ». Michal Sella est la directrice de Givat Haviva. Elle est spécialisée dans les politiques publiques et a travaillé pour des gouvernements en Israël et à l’étranger. Jason Francis l’a interviewée pour Partage international.
Partage international : Une partie de l’effort éducatif de Givat Haviva consiste à former des étudiants juifs et arabes à l’idée d’une société partagée. Pouvez-vous nous parler de cet aspect de votre travail ?
Michal Sella : Nous vivons dans un pays où plus de 90 % du système éducatif est public, mais il est totalement séparé entre Juifs et Arabes. Une personne peut fréquenter les écoles publiques et obtenir son diplôme [de fin de secondaire] après 12 ans sans jamais rencontrer les élèves de l’autre composante de la société, même si 20 % de la population est arabe.
Nous savons que seulement 0,4 % des diplômés de l’enseignement secondaire en Israël ont l’occasion d’avoir une rencontre approfondie ou éducative avec l’autre partie de la société, qu’il s’agisse de Juifs ou d’Arabes. C’est là que Givat Haviva intervient. Nous pensons que chaque élève a le droit d’être sensibilisé à la société dans laquelle il vit – aux problèmes, aux différents points de vue des différents groupes en Israël. C’est la seule façon de conserver une démocratie vivante.
Nous nous efforçons d’offrir aux étudiants une première rencontre avec l’autre communauté, puis d’approfondir cette rencontre dans le cadre de différents programmes. Nous avons des programmes qui durent deux ans pour une classe juive et une classe arabe. Nous proposons aussi des rencontres plus courtes qui durent cinq sessions, et des séminaires de deux jours. Ils ont alors juste le temps de comprendre les points de vue des uns et des autres et les défis auxquels chaque communauté doit faire face. En ce qui concerne les enseignants, nous avons de plus en plus d’écoles où, bien que les élèves soient juifs ou arabes, les enseignants sont mixtes. Nous manquons d’enseignants juifs en Israël, mais nous avons beaucoup d’enseignants arabes au chômage. Beaucoup d’écoles juives recrutent des enseignants arabes. Même si les élèves ne rencontrent pas d’étudiants de l’autre communauté, ils rencontrent leur professeur, et cela est déjà très important.
Aujourd’hui, nous travaillons avec les enseignants, nous leur dispensons une formation diplômante, ainsi qu’une formation pour le personnel lui-même – qui explore comment mieux travailler ensemble, et quel type d’environnement scolaire est confortable pour tous les enseignants. Nous travaillons également avec les enfants, en les aidant à accepter un enseignant juif ou arabe.
Nous disposons d’un système dans lequel le directeur de l’école peut choisir toutes sortes de programmes éducatifs approuvés par le ministère de l’Éducation. Nos programmes éducatifs pour une communauté partagée sont agréés par l’État. C’est ainsi que nous pouvons fonctionner au sein du système. Nous travaillons dans des centaines d’écoles.
L’école internationale de Givat
PI. Pourriez-vous nous parler de votre école internationale ?
MS. Nous avons quatre départements : le département éducatif, avec le Centre juif et arabe pour la paix ; le Centre d’art, où nous avons des programmes artistiques communs et une galerie d’art ; il y a une école d’arabe parlé, parce que les Juifs en Israël n’ont pas vraiment l’occasion d’apprendre l’arabe parlé et de communiquer en arabe, et enfin il y a l’école internationale de Givat.
En Israël, l’infrastructure éducative est bizarre : tout est public mais la ségrégation est totale entre Juifs et Arabes. Nous essayons de montrer qu’il est possible d’avoir une école mixte juive et arabe. Nous faisons partie du système international (sanctionné par le diplôme du baccalauréat international) et non du système israélien. Il existe des écoles internationales dans le monde entier. La moitié des élèves de notre école sont des étudiants internationaux originaires de plus de 20 pays, et l’autre moitié est composée d’Israéliens, juifs et arabes.
Ils suivent le même programme d’études et vivent ensemble. Nous proposons tous les cours habituels, tels que les mathématiques et l’anglais, ainsi que leur langue maternelle, qui peut être l’hébreu, l’arabe ou l’anglais. Tous les cours, examens et programmes sont en anglais. Il s’agit d’un internat pour les élèves de la 10e à la 12e année [le lycée]. C’est assez jeune, mais c’est une réussite et nous en sommes très fiers.
PI. Pourriez-vous parler de votre centre d’art et du rôle que joue l’art dans l’objectif sous-jacent de rapprocher les Juifs et les Arabes ?
MS. Nous utilisons l’art pour deux raisons. La première est que l’art peut rapprocher les gens. C’est une autre façon de s’exprimer et de comprendre la culture d’autrui. Nous pensons également qu’en Israël, le fait que nous soyons une société plurielle n’est pas vraiment perçu dans l’art et la culture. Aujourd’hui, nous voyons des panneaux en arabe dans les musées, mais ce n’était pas le cas il y a quelques années. Nous essayons, par le biais de l’art et de la culture, d’apporter un peu plus d’égalité et de construire des ponts entre les Juifs et les Arabes en Israël.
L’un de nos projets les plus importants est notre programme de résidence, qui est le seul programme de résidence pour jeunes artistes en Israël destiné à la fois aux Juifs et aux Arabes. Cinq artistes juifs et cinq artistes arabes viennent à Givat Haviva pour vivre sur notre campus pendant trois mois afin de travailler, d’étudier, d’apprendre à se connaître et de vivre ensemble. Au terme de leur programme de résidence, ils organisent une exposition dans notre galerie d’art.
Le 7 octobre 2023
PI. Pourriez-vous nous parler de la manière dont Givat Haviva a réagi à la violence qui a éclaté à partir du 7 octobre 2023 ?
MS. Après le 7 octobre, nous avons compris que nous ne pouvions pas organiser nos programmes habituels. Toutes les écoles en Israël y compris la nôtre ont fermé pendant environ deux semaines. Nous étions censés commencer l’année scolaire le 8 octobre, juste après les fêtes juives. Nous attendions environ 6 000 jeunes qui devaient venir pour des rencontres entre jeunes arabes et juifs. Mais cela n’a pas eu lieu. Nous savions que ce n’était pas le bon moment pour des rencontres. Nous avons donc modifié presque tous nos plans.
L’école est un campus éducatif avec des salles de classe, des réfectoires et des dortoirs. Tout d’abord, nous avons permis à plus de 300 personnes évacuées du sud d’Israël de séjourner à Givat Haviva. Nous sommes situés dans le centre d’Israël. Ces évacués sont restés avec nous de début octobre à fin décembre. Nous avons ouvert un jardin d’enfants pour leurs enfants, offert des soins psychologiques, de l’art-thérapie dans notre centre d’art et toutes sortes d’activités. Le campus était rempli d’enfants venant du sud. C’était un changement énorme pour nous. Nous nous attendions à avoir un campus rempli de jeunes pour des rencontres entre Juifs et Arabes. Au lieu de cela, nous avons accueilli des personnes évacuées.
Après le redémarrage de notre école, nous avons entrepris de travailler avec un personnel mixte [juif et arabe]. Beaucoup de directeurs et d’enseignants nous ont contactés pour nous dire : « Les relations entre Juifs et Arabes sont très compliquées aujourd’hui. Nous avons besoin de vous à l’école pour travailler avec notre équipe. » C’est ce que nous avons fait. Nous avons également compris qu’il n’y aurait pas de premières rencontres entre les jeunes juifs et arabes et nous avons donc modifié tous nos programmes éducatifs. Aujourd’hui, nous organisons des programmes pour les écoles juives et arabes qui traitent de la société partagée et des questions de démocratie. Nous ne pensons pas que le moment soit propice aux premières rencontres. Mais nous tenons encore des programmes de rencontres pour les jeunes, pourvu qu’ils aient déjà participé à une première rencontre.
On craignait beaucoup que la violence ne se répande en Israël entre les citoyens juifs et arabes. Itamar Ben-Givr, notre ministre de la Sécurité intérieure (également membre de la Knesset et chef de l’Otzma Yehudit ou Pouvoir juif, un parti politique d’extrême droite), a mis tout le monde en garde contre un nouveau mai 2021 – synonyme de graves violences dans les rues – mais rien ne s’est produit. Nous avons également compris que nous – Juifs et Arabes d’Israël – devions vraiment faire tout ce qui était en notre pouvoir pour maintenir le calme et prévenir la violence, et ne pas permettre à ce gouvernement de provoquer la violence en Israël.
Nous avons travaillé avec la police, des citoyens lambda et des militants dans des régions et des villes mixtes pour tenter de prévenir la violence. Je pense que le fait qu’il n’y ait pas eu de violence a été une grande réussite. C’est une réussite de la société israélienne, mais aussi des sociétés civiles et des organisations israéliennes, qui ont vraiment travaillé dur pour réunir les bons dirigeants autour d’une table afin de discuter de la manière dont nous pouvions calmer les choses. On ne peut pas se permettre d’avoir plus de violence ici.
PI. Quelle est votre opinion sur la réponse d’Israël à Gaza après l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas ?
MS. La principale chose que nous affirmons, en particulier lorsque nous travaillons avec la société arabe en Israël, est que la souffrance des civils innocents à Gaza est inimaginable. Nous espérons vraiment un cessez-le-feu dès que possible et le retour des réfugiés civils dans leurs quartiers à Gaza. Et le retour de tous les otages israéliens chez eux. C’est pour cela que nous prions. Nous connaissons, nous voyons et nous ressentons ces horribles souffrances, et nous voyons et lisons des articles sur l’aide humanitaire. N’oublions pas que de nombreux citoyens israéliens ont de la famille à Gaza. Ce n’est donc pas comme si les deux sociétés étaient totalement séparées. J’espère que cela se produira dès que possible.
PI. Le Givat Haviva a-t-il une position sur l’établissement d’une paix durable entre Israël et les Palestiniens ?
MS. D’une manière générale, nous travaillons sur les relations entre Juifs et Arabes à l’intérieur d’Israël. Mais nous pensons que la fin du conflit et de l’occupation interviendra lorsque les deux camps disposeront de l’autodétermination qui leur revient de droit et qu’il y aura deux États.
Construire une société meilleure
PI. Que pensez-vous que l’avenir réserve à Israël en termes de société partagée et comment voyez-vous le travail de votre organisation évoluer au fil du temps ?
MS. Surtout après le 7 octobre 2023, nous avons compris que nous ne savons pas à quoi ressemblera l’avenir. La seule chose dont je suis sûre, c’est qu’Israël sera une société partagée car séparément les Juifs et les Arabes ne vont nulle part. Si Israël doit exister, il existera en tant que société juive et arabe et en tant que société partagée. C’est pourquoi je pense que nous devons nous préparer, mais aussi préparer nos jeunes à vivre dans une société partagée, car nous devons avoir les compétences et les outils nécessaires pour être des citoyens dans une société partagée, une société mixte. C’est le travail de Givat Haviva. Nous essayons de construire une société meilleure, plus saine, plus démocratique, plus égalitaire et plus partagée. En ce sens, je pense que nous faisons le travail le plus important qui soit pour le bien de la société israélienne dans son ensemble.
Pour plus d’informations : givathaviva.org
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
L’Onu et la demande d’adhésion palestinienne – [sommaire]
Cette semaine, [le 17 avril 2024] les Etats-Unis et le Royaume-Uni seront en mesure de corriger des décennies d’erreurs géopolitiques dans le conflit israélo-palestinien en permettant à la Palestine de devenir le 194e Etat membre des Nations unies.
Au total, 139 pays reconnaissent déjà l’État de Palestine, soit plus des deux tiers des États membres de l’Onu. Plusieurs États européens rejoindront bientôt la liste. Pourtant, les États-Unis ont jusqu’à présent bloqué l’adhésion de la Palestine à l’Onu, le Royaume-Uni restant toujours proche de la position américaine.
Aucun pays au monde n’a fait plus pour détruire le Moyen-Orient que le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Le rôle principal revient certainement à la Grande-Bretagne, dont les intrigues impériales dans la région remontent au XIXe siècle et se poursuivent jusqu’à aujourd’hui. La Grande-Bretagne a tenu l’Égypte sous sa coupe pendant des décennies, des années 1880 aux années 1950. Au cours de la Première Guerre mondiale, elle a faussement promis des territoires du Moyen-Orient ottoman qui se chevauchaient à trois acteurs différents : aux Français (par l’accord Sykes-Picot), aux Arabes (dans la correspondance McMahon-Hussein) et aux sionistes (dans la déclaration Balfour), prétendant ainsi attribuer ce qui ne lui appartenait pas au départ.
Après la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne s’est emparée de la Palestine en vertu d’un soi-disant mandat de la Société des Nations nouvellement créée, tandis que la France s’est emparée d’un mandat sur le Liban et la Syrie. En 1947, la Grande-Bretagne a quitté la Palestine – la laissant dans un état déplorable. Malgré son départ, elle a poursuivi ses ingérences incessantes en s’associant à la France et à Israël pour envahir l’Égypte en 1956. Le Royaume-Uni a également contribué à la destruction et au désordre au Yémen, en Irak et dans de nombreux autres endroits du Moyen-Orient.
Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis ont repris le flambeau là où la Grande-Bretagne l’avait laissé : ils se joignirent d’abord à elle pour renverser le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh en 1953, sous l’égide du MI6 et de la CIA. Puis ils menèrent de nombreuses opérations forçant des changements de régime orchestrées par la CIA, notamment en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Libye. Pendant toute la période d’après-guerre, les Etats-Unis ont été le principal intermédiaire – malhonnête – entre Israël et la Palestine, par exemple en appelant aux élections législatives palestiniennes de 2006, appelant ensuite à leur boycott quand il fut clair que le Hamas allait les remporter, tentant même de le renverser par la suite. En 2011, lorsque la Palestine a posé sa candidature à l’adhésion à l’Onu et a obtenu le soutien du comité des membres du Conseil de sécurité de l’Onu, les Etats-Unis ont incité la Palestine à attendre et à accepter le statut d’observateur, en promettant que l’adhésion à part entière suivrait bientôt. Il s’agissait là d’un autre mensonge.
Malgré les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui, au fil des ans, ont appelé à mettre en œuvre une solution au conflit israélo-palestinien fondée sur la coexistence de deux États, Benjamin Netanyahou a tout fait pour empêcher l’existence d’un État palestinien indépendant. L’actuel cabinet israélien comprend des extrémistes de droite tels que Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir qui appellent ouvertement au nettoyage ethnique de la Cisjordanie et de Gaza afin de créer un Grand Israël du Jourdain à la mer Méditerranée. Pourtant, malgré les provocations incessantes d’Israël, les assassinats systématiques de Palestiniens (la stratégie dite de la tondeuse à gazon), les violations répétées des décisions du Conseil de sécurité des Nations unies, et maintenant le massacre de Gaza, les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont restés inébranlables dans leur soutien à Israël et leur opposition à la Palestine, comme si de rien n’était.
A ce stade, la question est de savoir si les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont un peu de bon sens et de honte. Ils pensent peut-être soutenir Israël en bloquant l’adhésion de la Palestine aux Nations unies, mais le fait est qu’Israël est plus isolé et plus menacé que jamais en raison de l’extrémisme de son gouvernement, de sa violence choquante à l’encontre du peuple palestinien et de son régime d’apartheid. Depuis le début de la guerre à l’automne dernier, 33 000 Palestiniens sont officiellement décédés, mais le nombre réel de morts est bien plus élevé, et des dizaines de milliers d’autres sont encore ensevelis sous les décombres ou sont morts de privations extrêmes de nourriture, d’eau et de soins de santé.
L’hypocrisie des États
Hélas, ces derniers jours, l’hypocrisie et les mensonges des Etats-Unis et du Royaume-Uni sont apparus au grand jour. Ces derniers ont catégoriquement refusé de condamner le bombardement israélien, absolument illégal, du complexe diplomatique iranien à Damas, en Syrie, le 1er avril, mais ont ensuite vivement condamné l’Iran lorsqu’il a contre-attaqué deux semaines plus tard. Cette absurde politique du deux poids, deux mesures fait passer les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour des brutes aux yeux du reste du monde.
Après plus d’un siècle d’ingérence du Royaume-Uni et des Etats-Unis au Moyen-Orient, il est temps d’être honnête sur les faits et les solutions à apporter. Il est primordial d’accueillir la Palestine en tant qu’État membre des Nations unies et de mettre en œuvre la solution à deux États conformément au droit international. Cela constitue la voie de la paix, de la justice et de la sécurité tant pour Israël que pour la Palestine. La plupart des pays du monde soutiennent cette solution avec enthousiasme. Il ne reste plus qu’à savoir si le Royaume-Uni et les Etats-Unis y opposeront leur veto.
Addendum de la Rédaction [19 avril]
Contrairement à l’appel au bon sens présenté par les auteurs de cet article, les Etats-Unis ont opposé leur veto devant le Conseil de sécurité de l’Onu ; et le Royaume-Uni s’est abstenu (ainsi que la Suisse). Cependant, signe que le vent tourne, les douze autres membres du Conseil ont voté en faveur de la demande palestinienne, ce qui représente une nette progression depuis le vote en 2011.
Source : commondreams.org
And Still We Rise : un forum de solidarité et de résistance – [sommaire]
En partenariat avec plus de 20 collaborateurs internationaux, War on Want (Guerre contre la misère), une ONG contre la pauvreté basée au Royaume-Uni, a rassemblé des « organisations du monde entier pour forger une solidarité mondiale, inspirer une action collective et trouver des solutions pour transformer la crise en justice ». Cette initiative a abouti au forum du 24 février 2024, à la Friends House, à Londres, avec 60 intervenants de 45 pays, représentant un large éventail de groupes de militants, de représentants syndicaux et d’hommes politiques.
Le nom de l’événement, And Still We Rise (Et pourtant nous nous élevons) s’inspire du poème de Maya Angelou Still I Rise (Pourtant je m’élève) sur l’esclavage et son refus de se laisser abattre par l’adversité. L’événement a mis en lumière « la profondeur et l’interconnexion des défis autour du climat, de l’inégalité et de l’injustice », tout en célébrant les nombreux signes de l’émergence d’un « mouvement de mouvements » vers un « nouveau type d’internationalisme ».
« Ce forum n’est pas un simple rassemblement, c’est une puissante convergence de voix déterminées à relever les défis mondiaux urgents auxquels nous sommes confrontés », a déclaré Nnimmo Bassey, remarqué pour son travail au Nigeria, qui a fait de lui l’un des principaux militants africains en faveur de l’environnement et des droits humains.
De nombreux orateurs ont lancé des appels vibrants à s’unir pour l’humanité et la planète, soulignant que le changement doit venir de la base dès maintenant, sans quoi il n’y aura pas de changement du tout, mais le maintien du statu quo.
Cris du cœur
L’agonie de Gaza, à la fois symptôme et symbole de tout ce qui ne va pas sur notre planète, a été un thème récurrent tout au long du forum, comme l’a montré avec force, lors de la séance d’ouverture, la prestation de Rafeef Ziadah, poétesse palestinienne, militante des droits humains de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) basée au Royaume-Uni. Elle a récité If I must die (Si je dois mourir) de Refaat Alareer, puis a interprété son propre poème, We teach life, sir (Nous enseignons la vie, monsieur), exprimant comment la douleur des Palestiniens est redoublée par l’ignorance généralisée et les cœurs fermés des médias. C’était la première fois qu’elle tentait de prononcer son poème depuis le 7 octobre 2023. Sa détresse était palpable et son courage a suscité une ovation de la part de la salle comble. Comme beaucoup de discours, sa prestation est disponible en ligne.
« Il m’a regardée droit dans les yeux et m’a demandé :
– Mademoiselle Ziadah, vous ne pensez pas que tout serait résolu si vous cessiez au moins d’enseigner toute cette haine à vos enfants ?
– Nous enseignons la vie, monsieur, nous enseignons la vie, monsieur. Nous, Palestiniens, nous éveillons chaque matin pour enseigner la vie au reste du monde, monsieur. »
Catastrophes climatiques :
un appel à des solutions pratiques
Matt Wrack, secrétaire général du syndicat des pompiers des Etats-Unis et président du Trades Union Congress (le Congrès des syndicats) a abordé un problème qui crève les yeux mais qui n’est traité nulle part comme une priorité gouvernementale : les phénomènes météorologiques extrêmes causent de plus en plus de morts inutiles, y compris celles de nombreux pompiers, même dans les pays les plus riches. Il n’est pas raisonnable, a-t-il déclaré, « d’envoyer des pompiers dans les zones inondées avec un équipement conçu pour lutter contre les incendies ». Il a réclamé que soit prêtée une attention immédiate aux besoins de formation, d’équipement et de résilience des communautés partout dans le monde.
N’ayant « pas une grande confiance dans les gouvernements du monde » ou dans les Nations unies, M. Wrack a affirmé qu’il y avait « une incompatibilité totale entre une transition juste [pour toutes les collectivités] et le système dans lequel nous vivons actuellement. Nous allons devoir élaborer un plan d’action à partir de la base, en prenant conseil auprès de spécialistes et en élaborant des solutions et des options de remplacement, mais en développant effectivement ce pouvoir à partir de la base pour créer un monde très différent de celui dans lequel nous vivons aujourd’hui. »
Alors que les peuples se soulèvent,
les gouvernements sévissent
Sentant qu’ils sont sur le point de perdre la bataille pour l’égalité, la justice climatique et la paix, les gouvernements répriment les manifestants, par exemple en qualifiant les manifestants pour la paix en Palestine de « marcheurs de la haine », de « terroristes », de « racistes », voire en interdisant les grèves en les qualifiant d’« actes de terrorisme ». Raison de plus pour s’unir. Depuis le 7 octobre, il est devenu évident que « nous ne pouvons pas retourner à nos petits combats étriqués », comme l’a déclaré l’activiste sud-africaine Tasneem Essop.
Toutes nos luttes sont liées
Naomi Klein a prononcé un discours extraordinaire lors de la session de clôture. [Voir page 4] Elle voit clairement que ce qu’Israël inflige aux Palestiniens, ce qui se produit lorsque des régimes oppressifs sont autorisés à agir en toute impunité, permettant aux intérêts de quelques-uns de dominer ceux du plus grand nombre et de notre planète.
Comme d’autres orateurs, elle a exhorté tout le monde à travailler ensemble pour « la valeur de la vie », car c’est là que réside notre force, des mots qui font écho à ceux d’Asad Rehman, directeur général de War on Want : « Notre amour pour l’humanité peut triompher et triomphera. L’avenir que nous voulons tous n’est possible qu’en luttant ensemble. Ensemble, nous nous élèverons encore. »
Liz McKean, de la même ONG a ajouté : « Il n’a jamais été aussi important de considérer que toutes nos luttes sont liées. »
Source : YouTube : War on Want ; New Internationalist ; Festival programme.
Nouvelles recherches sur le cerveau – [sommaire]
Selon Benjamin Creme : « Si nous réalisons et faisons l’expérience de notre identité en tant qu’être immortel qui ne peut ni mourir ni être détruit, notre peur de la mort disparaîtrait. Si, en outre, nous réalisions qu’après ce que l’on appelle la mort, nous entrons dans une lumière nouvelle et plus claire dans laquelle le sens de notre identité est bien plus vif, qu’il y a encore des aspects plus élevés de notre Être qui attendent notre reconnaissance et dont jusqu’alors nous ne sommes pas conscients, toute notre approche de la mort changerait pour le mieux. »
Dans le cerveau, la frontière entre vie et mort n’existe pas. En parcourant YouTube ou les médias sociaux aujourd’hui, il est remarquable de constater à quel point le sujet des expériences de mort imminente (EMI) suscite de l’intérêt. Selon l’Association international d’étude des EMI (IANDS), on estime que jusqu’en 1982, 13 millions d’adultes avaient vécu une ou plusieurs EMI. Ils sont nombreux à partager leur histoire sur les réseaux sociaux. Les personnes qui regardent ces témoignages sur Youtube et Facebook partagent même leurs propres expériences d’EMI dans les commentaires.
Un article récent d’Alex Blasdel dans The Guardian, intitulé La nouvelle science de la mort : il se passe quelque chose dans le cerveau que l’on ne comprend pas, fait état de nouvelles recherches sur le cerveau qui indiquent que la frontière entre la vie et la mort pourrait être moins nette qu’on ne le pensait auparavant.
A. Blasdel note que les progrès des techniques de réanimation telles que la réanimation cardio-pulmonaire depuis les années 1960 ont permis à des milliers de personnes de survivre à ce qui aurait autrement causé leur mort, et qu’un survivant sur dix affirme avoir vécu une expérience de mort imminente. Au fil du temps, ces expériences détaillées sont apparues suffisamment cohérentes pour justifier des études plus approfondies, signalant la possibilité que l’esprit ou l’âme puisse exister séparément du corps vivant.
Les années 1970 ont vu l’avènement d’un nouveau domaine d’étude : celui de la mort imminente, qui pose la question suivante : que se passe-t-il lorsque nous mourons ? Les premiers chercheurs étaient constitués d’un petit réseau interdisciplinaire de cardiologues, de psychiatres, de sociologues médicaux et de psychologues sociaux en Amérique du Nord et en Europe. Cependant, au fil des décennies, trois groupes distincts se sont intéressés à la recherche sur les EMI : ceux qui venaient souvent d’un milieu religieux et dont l’objectif était de prouver l’existence d’une vie céleste après la mort ; un groupe plus important de parapsychologues ayant reçu une formation scientifique et qui espéraient apporter la preuve que la conscience persiste après la mort ; et un groupe plus restreint de spécialistes du cerveau que A. Blasdel qualifie de « physicalistes » et qui s’intéressent principalement à la compréhension des fondements biologiques de ce qui se passe dans le cerveau pendant les expériences de mort imminente.
Avec les progrès des techniques de réanimation et le nombre croissant de personnes ayant survécu à des expériences de mort potentielle, même la définition médicale de la mort a été remise en question. La mort clinique est censée survenir au moment où le cœur cesse de pomper le sang et où le pouls s’arrête, ce que l’on appelle communément l’arrêt cardiaque. Cet arrêt est généralement suivi d’une perte d’oxygénation du cerveau et des autres organes, qui se produit en quelques secondes ou minutes, bien que l’arrêt complet de l’activité cardiaque, souvent appelé « ECG plat » (électrocardiogramme plat), ou de l’activité cérébrale, appelé « mort cérébrale », puisse ne pas se produire avant de nombreuses minutes, voire des heures.
Pourtant, selon A. Blasdel, Bruce Greyson, professeur émérite de psychiatrie à l’université de Virginie et l’un des membres fondateurs de IANDS, « lorsque le cœur s’arrête, en l’espace d’une vingtaine de secondes, vous obtenez un ECG plat qui conduit à une absence d’activité cérébrale, et pourtant […] des personnes ont des expériences de mort imminente alors qu’elles ont un « ECG plat » pendant plus longtemps que cela ».
La zone chaude corticale postérieure
En 2015, Jimo Borjigin, professeur de neurologie à l’université du Michigan et plusieurs de ses collègues ont pour la première fois examiné de près l’enregistrement de l’activité électrique dans le cerveau d’une patiente de 24 ans débranchée des dispositifs de survie artificielle. « Ce qu’ils ont découvert, explique A. Blasdel, dans des résultats publiés pour la première fois l’année dernière, était totalement inattendu et en passe de réécrire notre compréhension de la mort. Dans les instants qui ont suivi l’arrêt de l’oxygénation de la patiente, un regain d’activité s’est manifesté dans son cerveau mourant. Des zones qui étaient restées presque silencieuses pendant qu’elle était sous respirateur artificiel ont soudain émis des signaux électriques à haute fréquence appelés ondes gamma. En particulier, la « zone chaude corticale postérieure » du cerveau, que les scientifiques considèrent comme fortement liée à la conscience, est devenue remarquablement active. A un endroit, les signaux sont restés détectables pendant plus de six minutes. Dans un autre, ils étaient 11 à 12 fois plus élevés qu’ils ne l’étaient avant le retrait du respirateur de la patiente. »
Le professeur Borjigin explique que l’activité cérébrale de la patiente reflétait « une sorte d’hyperactivité » assortie d’ « une synchronisation intense » de ses ondes cérébrales : un état associé à de nombreuses fonctions cognitives telles qu’une attention et une mémorisation accrues. Différentes parties de son cerveau étaient « soudainement en communication étroite les unes avec les autres. On a observé des sursauts d’activité après l’arrêt de l’oxygénation, jusqu’à 5 minutes et 20 secondes après le débranchement du respirateur artificiel. Plus précisément, des parties du cerveau impliquées dans le traitement de l’expérience consciente (des zones qui sont actives lorsque nous évoluons dans le monde de l’éveil et lorsque nous rêvons intensément) communiquaient avec celles impliquées dans la formation de la mémoire. Les parties du cerveau associées à l’empathie étaient également fort actives. »
Jusqu’à présent, relate A. Blasdel, la plupart des chercheurs pensaient que dès que l’oxygène cessait d’arriver au cerveau, l’activité neurologique diminuait rapidement.
Bien qu’il y ait eu quelques cas antérieurs où des ondes cérébrales ont été perçues chez des mourants, « rien d’aussi détaillé et complexe que ce qui s’est produit chez cette patiente n’avait jamais été détecté ».
[Source : The Guardian]
Le Dr Bruce Greyson, considéré comme le père de la recherche sur les EMI, note que les recherches approfondies qui se sont concentrées sur la fréquence, les caractéristiques communes, les causes physiologiques et psychologiques possibles et les séquelles communes des EMI ont été dans une large mesure accueillies par le public comme un « divertissement réconfortant ». Dans le même temps, elles ont été rejetées par les scientifiques comme des « tours de passe-passe insignifiants du cerveau ». Selon lui, les EMI devraient être prises au sérieux par tout le monde. « Elles sont importantes parce qu’elles remettent en question, non seulement nos conceptions intellectuelles sur la conscience et le cerveau, mais aussi notre conception de ce que nous sommes, de notre place dans l’univers et de la manière dont nous devrions mener notre vie. »
Les personnes ayant vécu des EMI rapportent des effets secondaires. Les plus fréquemment observés sont : la disparition de la peur de la mort, le renforcement de la croyance en la vie après la mort, un nouveau sens de sa responsabilité ou de sa mission et une meilleure estime de soi. La sphère relationnelle de ces personnes est également affectée. Elles manifestent une compassion et un amour accrus, une moindre préoccupation pour les gains matériels ou leur statut social, un plus grand désir de servir les autres et une plus grande capacité à exprimer leurs sentiments.
Des effets ont également été observés en termes de changement d’attitude à l’égard de la vie : une plus grande gratitude et joie de vivre, une plus grande attention accordée au présent, une plus grande soif de connaissances ou quête d’apprentissage, et une plus grande appréciation de la nature.
Les personnes ayant vécu une EMI rapportent qu’elles continuent de vivre des expériences hors du corps, d’avoir des apparitions ou des visions de personnes décédées, d’avoir des perceptions extrasensorielles, enfin elles se déclarent capables de précognition et de guérison. Il existe également des effets secondaires physiologiques qui ont été étudiés, notamment une perception et une sensibilité accrues à la lumière, au son, aux odeurs et aux drogues, des modifications des fonctions corporelles telles que la tension artérielle, le champ électromagnétique, ou la tolérance à la température. On observe des mouvements et des sensations inhabituels dans le corps, parfois comparés à l’éveil de la kundalini. La façon de penser des personnes qui ont vécu l’expérience change souvent, devenant moins linéaire et logique et plus créative et métaphorique. Elles rapportent souvent un regain d’énergie et une diminution de leur besoin de sommeil. Les changements sont si profonds et si prononcés que les amis et la famille ont parfois l’impression que la personne n’est plus celle qu’ils connaissaient.
Mais le changement le plus profond est la prise de conscience de l’aspect spirituel de leur vie. Une personne ayant vécu une expérience de mort imminente explique : « Mon EMI a eu un impact incroyable sur ma spiritualité. Je suis maintenant profondément religieux et spirituel, alors qu’avant je ne pensais qu’à m’amuser et à acquérir des choses matérielles. Aujourd’hui, je me fiche éperdument des choses matérielles. Je sais au fond de moi que ce n’est pas cette vie qui compte, mais l’éternel au-delà. Cette vie est simplement l’école de l’âme, le paradis est ma maison, je ne suis qu’un visiteur ici. »
[Source : Conférence de l’International Association for Near Death Studies (IANDS) : Pourquoi les EMI sont importantes]
Source : https://www.theguardian.com/society/2024/apr/02/new-science-of-death-brain-activity-consciousness-near-death-experience
La zone d’intérêt – [sommaire]
Un film écrit et réalisé par Jonathan Glazer, 2023
par Phyllis Creme,Après avoir vu le film, j’ai imaginé une discussion avec un voisin :
« C’est un bon film ?
– Oui. La réalisation est complexe et captivante, et le son excellent.
– Quels sont les thèmes ?
– L’inhumanité, l’aveuglement, la complaisance de l’humanité… Les forces de la matérialité, du mal… Un mur… Le commandant d’Auschwitz et sa famille ; surtout, la juxtaposition d’une vie de famille ordinaire avec les camps de concentration d’Auschwitz. »
La zone d’intérêt, librement inspirée d’un roman de Martin Amis, retrace la vie de famille du commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss, en1943, pendant la Seconde Guerre mondiale. L’appellation « Zone d’intérêt » – en allemand, Interessengebiet – a été donnée à une zone de plus de 40 kilomètres carrés administrée par les SS, qui avait été créée au début de l’année 1941 pour accueillir les Polonais et les Juifs des villages proches du camp après leur expulsion. Ce nom glaçant reflétait l’approche froide et clinique du régime nazi. Fait inhabituel, le film ne parle pas des victimes mais des coupables. La famille Höss vit juste à côté de l’un des camps du complexe d’Auschwitz – Auschwitz II, le « camp de la mort » – dont elle n’est séparée que par un mur assez bas ; ce mur est l’image la plus importante du film, car il représente la façon dont la famille peut continuer à vivre comme si elle n’était pas consciente de ce qui se passait de l’autre côté. J. Glazer considère le mur comme une image de la « compartimentation rendue flagrante ». La maison familiale est splendide, avec un beau jardin ; le mur lui-même est presque totalement couvert de plantes grimpantes. Mais de l’autre côté, la cheminée du crématorium domine le jardin, tout près du mur. La bande sonore du film contient des cris et des pleurs d’enfants que le public ne peut ignorer, mais la famille ne semble pas s’en rendre compte. Après avoir vu le film, je suis ressortie avec un sentiment d’angoisse.
La mère doit s’occuper d’un nouveau bébé et de plusieurs enfants plus âgés. A un moment donné, les pleurs du bébé semblent durer trop longtemps. La mère de celle-ci se rend alors chez elle et une scène montre la femme nommant les plantes à sa mère. Cette scène semble également durer trop longtemps. On voit un coquelicot rouge sang en gros plan, grossissant de plus en plus jusqu’à remplir l’écran : la fleur qui saigne. Personne ne parle du camp. C’est comme s’il n’existait pas. Mais alors que le film ne pénètre pratiquement pas à l’intérieur du camp, tout au long du film, on entend les bruits terribles qui s’en dégagent. J. Glazer a décrit ses personnages non pas comme des monstres, mais comme des « horreurs non pensantes, bourgeoises, aspirant à une carrière » – des personnes qui parviennent à transformer le mal profond en « bruit de fond ».
La vie familiale n’est pas vraiment idyllique, juste « ordinaire » et heureuse, d’une manière insouciante ; les enfants jouent, le père nage, on célèbre l’anniversaire du père avec un gâteau extravagant. Mais il y a des signes de ce qu’ils ignorent : la grand-mère a soudain disparu, elle est partie sans un mot. N’a-t-elle pas pu supporter cela ? Les enfants jouent avec les restes des morts, comme des fausses dents, tandis que la mère essaie un manteau de fourrure volé à une victime d’Auschwitz et se regarde d’un air satisfait dans un miroir.
Une scène glaçante nous fait sortir de l’action principale pour montrer des hommes – qui ont l’air de technocrates ordinaires – discutant froidement des aspects techniques des cheminées des incinérateurs du camp. Vers la fin, le film nous montre l’actuel musée d’Auschwitz, une salle caverneuse souterraine dépouillée, avec deux femmes qui nettoient simplement les vitres de façon routinière. Toutes les horreurs sont présentées comme une routine. Le commandant reçoit un appel téléphonique concernant le train qui amènera des milliers de Juifs hongrois à l’abattoir – encore une fois, c’est clinique et routinier : un simple appel téléphonique. La mère mentionne Hitler comme s’il s’agissait d’un leader ordinaire que l’on peut persuader.
L’énormité de la situation est soulignée lorsque R. Höss annonce à sa femme qu’il a reçu l’ordre de partir. Elle est bouleversée et insiste sur le fait qu’elle veut rester – elle a construit une si belle vie avec les enfants. Pendant ce temps, le bruit des horreurs du camp se poursuit en arrière-plan et le seul indice de quelque chose d’anormal avec le commandant arrive à la fin : on le voit dans un long plan en train de vomir sur le sol d’un grand bâtiment. Même cela est représenté « cliniquement », à distance.
La déconnexion vécue par la famille Höss a été démontrée de manière frappante dans une interview que Inge-Brigitt Höss, la fille de Rudolph Höss, a accordée à Thomas Harding pour le journal The Observer le 24 mars 2024 : « C’était un père merveilleux, a-t-elle déclaré. Le dimanche, la fumée de son cigare embaumait toute la maison. Nous prenions le petit-déjeuner, le déjeuner ou le dîner, comme une gentille famille. Elle a ajouté : Nous ne savions même pas ce qu’était vraiment son travail. »
J’ai parlé de ce film à plusieurs personnes qui m’ont répondu : « Oh non, je ne veux pas le voir, c’est trop déprimant » : ce qui illustre bien son message. A l’exception de quelques personnes très courageuses, la plupart d’entre nous ignorons la souffrance qui, de nos jours, nous confronte en permanence aux médias et à chaque sans-abri que nous croisons sur nos trottoirs. « La vie doit continuer, disent-elles, nous ne pouvons que vivre notre vie du mieux que nous pouvons. »
Naomi Klein, écrivaine et militante canadienne, a écrit dans une critique du Guardian que pour tous ceux qui lui ont parlé de ce film, il évoquait les événements de Gaza. A propos de la scène où la famille fouille dans une boîte contenant des objets pris aux prisonniers tués, N. Klein écrit : « Je ne sais pas comment on peut regarder cette scène sans penser aux soldats israéliens qui se sont filmés en train de fouiller dans les armoires des Palestiniens dont ils occupent et détruisent les habitations à Gaza, ou qui se vantent de voler des chaussures et des bijoux pour leurs fiancés et leurs petites amies, ou qui prennent des selfies de groupe avec les décombres de Gaza en toile de fond. »
« Le film montre, poursuit-elle, les façons de rendre banal le génocide, la façon dont ceux d’entre nous qui sont un peu plus éloignés des murs peuvent occulter les images et ignorer les cris, et simplement … continuer. […] »
Elle cite Aaron Bushnell, un jeune pilote militaire des Etats-Unis, qui n’a pas fait abstraction de ces cris et s’est immolé pour protester contre le massacre à Gaza devant l’ambassade israélienne à Washington, après avoir lucidement écrit dans sa dernière publication sur les médias sociaux : « Que ferais-je si mon pays commettait un génocide ? La réponse est : vous êtes en train de le faire. En ce moment même. » (23 mars 2024)
Nous sommes tous complices
Les médias modernes nous rapprochent tant de ce qui se passe juste au-delà des nombreux murs que nous érigeons, de sorte que les horreurs deviennent floues. La plupart du temps, nous poursuivons notre vie ; certains d’entre nous participent à des manifestations ou perdent le sommeil. Quelques-uns font des films ou écrivent. Ce film met en évidence la complicité de l’humanité, nous met au pied du mur et nous met au défi d’agir.
Dans les moments difficiles, nous avons plus que tout besoin d’espoir – mais pas, comme le montre si clairement ce film, de complaisance, dont Benjamin Creme disait qu’elle était l’une des plus grandes faiblesses de l’humanité. Lorsque notre espoir est réel, il nous pousse à agir, à résister – comme de nombreuses personnes qui se joignent aujourd’hui aux manifestations régulières contre l’invasion de Gaza et qui recherchent d’autres formes de résistance.
Dans l’ensemble, le film a une esthétique naturaliste, obtenue par des artifices cinématographiques : par exemple, dans les scènes de la maison, dix caméras sont utilisées simultanément. Mais il y a deux courtes séquences qui sont tout à fait différentes : elles sont filmées sans lumière, en noir et blanc – « en vision nocturne ». On y voit une jeune fille, de dos mais au visage blanc fantomatique, dépourvue de traits, ramasser quelque chose. Dans la seconde séquence, elle étale des pommes le long d’un talus ; en outre, la scène est frappante par la façon dont l’adolescente « brille » dans l’obscurité. Ces séquences sont basées sur des faits réels : dans sa jeunesse, Aleksandra Bystroñ-Kolodziejczyk (1927-2016) aidait à donner de la nourriture aux prisonniers affamés. La maison familiale utilisée comme décor dans le film est celle où elle a vécu.
Dans son discours de remise des Oscars, Jonathan Glazer, lui-même juif, a comparé l’Holocauste à la guerre à Gaza et a résumé l’objectif qu’il s’était fixé en réalisant le film : « Notre film montre où mène la déshumanisation, dans ce qu’elle a de pire. Elle a façonné notre passé et notre présent. En ce moment même, nous nous retrouvons ici en tant qu’hommes qui réfutons notre judéité et que l’Holocauste soient détournés par une occupation qui a conduit à un conflit pour tant de personnes innocentes, qu’il s’agisse des victimes du 7 octobre en Israël ou de l’attaque en cours sur Gaza, toutes les victimes de cette déshumanisation. Comment fait-on pour résister ? »
Il a dédié son film à Aleksandra Bystroñ-Kolodziejczyk, une personne qui a « résisté » et qu’il a rencontrée peu avant sa mort, à un moment où il était profondément troublé par son message. Il l’a décrite comme « la fille qui brille dans le film comme dans la vie » et qui lui a donné de l’espoir. Son apparition dans le film est onirique, mais c’est aussi une vision d’espoir. En raison de sa spécificité, elle persiste dans la mémoire. Cette vision de la résistance est peut-être notre espoir. En tant que spectateurs, nous sommes confrontés à notre complicité. Mais nous pouvons aussi, ne serait-ce que de manière ténue, choisir de nous identifier à la résistance courageuse de cette enfant. J. Glazer a dit d’elle : « Je cherchais la lumière quelque part et je l’ai trouvée en elle. Elle est la force du bien. »
Source : The Guardian ; The Observer ; Vulture.com
Investir massivement en faveur des femmes – [sommaire]
Au cours de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2024, António Guterres, secrétaire général des Nations unies, a déclaré : « Au rythme actuel, l’égalité légale pour les femmes ne sera atteinte que d’ici 300 ans. »
Il a appelé à ce que des efforts bien plus importants soient réalisés à tous les niveaux pour « mettre le turbo et construire un monde meilleur pour tous. » Selon A. Guterres, des programmes ciblés et des quotas pourraient être nécessaires pour réduire les obstacles à l’égalité. Il a exhorté les États membres à soutenir un Plan d’accélération. « L’égalité est en retard ; pour qu’elle devienne une réalité, nous devons faire en sorte que les ressources soient à la hauteur des engagements. » D’ici 2030, on comptera 18 millions de femmes et de filles de plus que d’hommes et de garçons qui vivront dans des conditions d’extrême pauvreté.
Affirmant que les valeurs et les principes des Nations unies « n’avaient jamais été aussi contestées qu’aujourd’hui », Sima Bahous, Directrice exécutive d’Onu Femmes, a indiqué que « la pauvreté a un visage féminin. Lorsque plus de femmes deviennent économiquement autonomes, l’économie est en croissance. »
« Les atrocités, les tragédies, le fardeau des douleurs et des sacrifices que subissent les femmes est quotidien, a déclaré Amina Mohammed, vice-secrétaire générale de l’Onu. Nous devons nous faire entendre : c’en est assez. C’en est assez à Gaza. C’en est assez au Soudan. C’en est assez au Myanmar. Nous voulons la paix et la sécurité. Nous ne sommes pas dans les salles de négociation quand la paix est discutée, alors comment voulez-vous arriver à établir une paix durable quand ceux qui souffrent le plus de l’absence de paix ne sont même pas dans la salle de négociation ? »
Une banderole brandie un jour à Pampelune, en Espagne, a si bien résumé la situation : « Tant a déjà été accompli. Il en reste encore tant à accomplir. »
Source : news.un.org ; euronews
Environnement : des nouvelles positives – [sommaire]
Brésil
La déforestation en Amazonie brésilienne a diminué de 30 % en février par rapport à l’année précédente, grâce au travail du président Luiz Inácio Lula da Silva qui s’est engagé à mettre fin à la déforestation illégale d’ici à 2030. Malheureusement, la déforestation des savanes a augmenté simultanément, en raison d’une forte recrudescence des incendies de forêt dans le territoire Yanomami. [Source : Reuters]
Aruba (île autonome néerlandaise des Petites Antilles)
Ursell Arends, ministre de la Nature d’Aruba, a présenté une proposition d’amendement de la Constitution visant à reconnaître que la nature a des droits et que les êtres humains ont droit à un environnement propre, sain et durable. Le projet demande au gouvernement de « prendre des mesures préventives pour se protéger des conséquences négatives du changement climatique ». Après une période de consultation publique, le projet de loi a été envoyé au Conseil consultatif d’Aruba pour examen. Le gouvernement peut maintenant réviser l’amendement proposé avant d’envoyer une version finale aux 21 membres de l’Assemblée législative d’Aruba, où les deux tiers des législateurs doivent voter en faveur de la modification constitutionnelle pour qu’elle soit acceptée. U. Arends a déclaré qu’il espérait disposer d’un projet de loi définitif d’ici l’été et qu’il était convaincu qu’au moins 14 législateurs le signeraient. Si l’amendement est adopté, Aruba deviendra la deuxième nation, après l’Equateur, à reconnaître constitutionnellement les droits de la nature. [Source : Inside Climate News]
Chine
En Chine, le principal fabricant de véhicules électriques, BYD Company, prévoit que la moitié des voitures vendues d’ici le milieu de l’année seront des véhicules à batterie ou des véhicules hybrides rechargeables. Avec la baisse des prix des batteries, les fabricants de véhicules électriques prévoient des réductions de prix que les véhicules conventionnels ne pourront pas égaler, et il est probable qu’ils s’emparent d’environ un quart du marché européen des véhicules électriques dès cette année. [Source : Bloomberg.com]
Californie
La Californie, cinquième ou sixième économie mondiale selon les estimations, a prouvé qu’un réseau électrique stable n’a pas besoin de gaz, de charbon, de nucléaire ou de bioénergie. En mars, la production californienne d’énergie éolienne, hydraulique et solaire (y compris le stockage) a excédé de 1 à 25 % la demande du réseau pendant 18 jours sur 19. « Chaque fois que je publie un nouveau record, les partisans des énergies fossiles, de la pollution et autres mauvaises solutions voient leur idéologie s’effondrer un peu plus », a déclaré Mark Z. Jacobson, professeur d’ingénierie civile et environnementale à l’université de Stanford. [Source : Twitter.com/mzjacobson]

Manifestation des séniores en faveur du climat en Suisse
Suisse : une importante victoire juridique
La Cour européenne des droits humains a statué que la Suisse avait violé les droits humains en ne déployant pas suffisamment d’efforts pour lutter contre le changement climatique.
Instaurant un puissant précédent juridique qui affectera les futurs procès liés au climat en Europe et dans le monde, la plus haute cour européenne des droits humains a statué le 9 avril 2024 que l’inaction de la Suisse dans la lutte contre le changement climatique constituait une violation des droits humains. C’est la première fois qu’un tribunal international se prononce sur le changement climatique et cela signifie que la Suisse a désormais l’obligation légale de mettre en œuvre davantage de mesures pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
L’affaire a été portée devant la Cour européenne des droits humains (CEDH) par KlimaSeniorinnen (séniores suisses pour la protection du climat), un groupe de 2 000 Suissesses âgées de plus de 64 ans. Pendant plusieurs années, elles se sont battues devant les tribunaux suisses et, après avoir été finalement déboutées par le Tribunal fédéral, la plus haute juridiction du pays, elles ont porté l’affaire devant la CEDH.
Ces dames âgées suisses ont fait valoir qu’elles étaient plus vulnérables aux effets du changement climatique en raison de leur âge et de leur sexe et que le gouvernement ne déployait pas assez d’efforts pour prévenir les vagues de chaleur qui mettent leur santé en danger.
Il n’est pas possible de faire appel de cette décision, qui constitue un précédent juridique pour les 46 nations signataires de la Convention européenne des droits humains. « Cela signifie que tous les pays européens doivent revoir d’urgence leurs objectifs climatiques afin qu’ils soient fondés sur les données scientifiques permettant de rester en deçà de 1,5°C de réchauffement, a déclaré Gerry Liston, avocat du Réseau mondial d’action juridique. Ruth Delbaere, directrice des campagnes juridiques pour l’ONG Avaaz, a déclaré que le dossier suisse servira « de modèle pour poursuivre avec succès votre gouvernement pour des raisons climatiques. Les Suissesses ont ouvert un nouveau chapitre dans les litiges climatiques », qui montre comment les gens ordinaires peuvent forcer les Etats réticents à infléchir leur politique. [Sources : www.ecowatch.com ; www.euronews.com]
L’Etoile dans l’Agni Yoga – [sommaire]
Sous le pseudonyme de Josephine Saint-Hilaire, Helena Roerich a écrit en 1929 une série d’histoires courtes sur la vie des grands instructeurs, publiées en anglais sous le titre On Eastern Crossroads – Legends and Prophecies of Asia (1930). Ces histoires évocatrices décrivent certains événements de la vie du Bouddha, du Christ, d’Apollonius de Tyane, du saint russe Serge de Radonège, d’Akbar le Grand et de Maitreya, qui souvent viennent illustrer comme de petits joyaux les enseignements tirés de la sagesse éternelle.
(Reproduit avec l’autorisation de l’Agni Yoga Society)
Q. Je sais que le 25 décembre est la date d’une ancienne fête païenne et non la date de naissance du Maître Jésus. Pouvez-vous indiquer la véritable date de la naissance de Jésus ?
B. Creme. Le disciple Jésus (car à l’époque il n’était encore que disciple) est né le 15 mars, en 24 av. J.-C. (PI, juin 1993).
L’Etoile
Quelle était l’Etoile qui a guidé les Mages ? Naturellement c’était la Voix de la Fraternité : pour saluer Jésus, et apporter protection et quelques ressources à la pauvre famille.
Nous avons foulé la surface de la Terre ne connaissant pas l’endroit exact.
Les Commandements du Teraphim nous ont dirigés, guidés jour après jour. Lorsque nous avons entendu : « C’est tout près ! », il n’y avait plus aucune habitation en vue. Pouvait-on espérer le miracle d’une Annonciation sans précédent au milieu des crottes de chameau et du braiement des ânes ? La pensée humaine essayait de localiser le futur prophète auprès d’un temple peut-être ou, tout au moins, près de murs majestueux.
Nous reçûmes le Commandement de faire halte dans une humble auberge. Nous passâmes la nuit dans la maison basse de plafond, aux murs de terre. Un feu et une petite lampe à huile emplissaient la pièce d’une lueur rouge. Après le repas nous remarquâmes qu’une servante versait les restes de lait dans une amphore. Nous lui dîmes : « Ce n’est pas utile de le garder. » « Mais, dit-elle, ce n’est pas pour toi monseigneur, mais pour une pauvre femme. Derrière ce mur vit un charpentier. Récemment un fils lui est né. » Eteignant le feu, nous tînmes les mains ouvertes et demandâmes : « Devons-nous aller plus loin ? »
La réponse vint : « Plus près que le plus près. Plus bas que le plus bas. Plus haut que le plus haut. » Ne comprenant pas le sens de cette réponse nous demandâmes un Commandement, mais on nous dit : « Que les oreilles écoutent. »
Nous restâmes assis silencieux dans l’obscurité. Et nous entendîmes un enfant commencer à pleurer de l’autre côté du mur. Nous perçûmes le chant de la Mère si souvent entendu dans les foyers des laboureurs : « Laisse les gens te considérer comme un paysan, je sais, mon fils, que tu es un roi. Qui sauf toi cultivera la meilleure graine, la plus fructueuse ? Le Seigneur appellera mon petit et dira : « Ta graine seule a glorifié mon festin. Assied-toi avec moi, roi des meilleures graines.» »
Au moment où nous entendions ce chant trois coups résonnèrent au plafond. Nous dîmes : « Au matin nous irons là-bas. » Avant l’aube nous revêtîmes nos plus beaux habits et nous demandâmes à la servante de nous conduire dans la direction des pleurs.
Elle répondit : « Monseigneur souhaite rendre visite à la famille du charpentier. Je ferais mieux de vous conduire par l’extérieur car ici on doit traverser l’enclos du bétail. »
Nous souvenant du Commandement, nous choisîmes le chemin le plus court.
Derrière la mangeoire se trouvait une minuscule demeure adossée au rocher. Là près du foyer se trouvait une femme et dans ses bras – Lui. Quels signes l’accompagnaient ? Il tendit ses petites mains et sur sa paume se trouvait un signe rouge. Sur ce signe nous posâmes la plus précieuse des perles que nous avions apportées.
Déposant les trésors et les objets sacrés, nous avertîmes la mère de la nécessité de poursuivre notre voyage et aussitôt nous fîmes demi-tour en traversant la même mangeoire.
Derrière nous la mère dit : « Vois, mon petit enfant, tu es le roi. Mets ce diamant sur le front de ton destrier. »
Nous partîmes en gardant en mémoire le signe de l’étoile rouge sur la paume. Nous entendîmes ensuite : « Souvenez-vous du jour de l’étoile rouge sur le front du guerrier. »
Source : Reproduit avec l’autorisation de l’Agni Yoga Society
Vivre son rêve au cœur d’une situation terrible – [sommaire]
Le 4 avril 2024, la chaîne de télévision Al Jazeera a relaté l’histoire d’un infirmier bénévole à l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa à Gaza, où les médecins travaillent 24 heures sur 24 depuis le début de l’attaque israélienne et ont désespérément besoin d’aide. Cet infirmier est Zakaria es-Sersek, âgé d’à peine 12 ans.
Lorsque Zakaria est arrivé à l’hôpital en tant qu’enfant déplacé, il a observé les médecins et, inspiré par eux, a entrepris de les aider. Il a rapidement acquis de nouvelles compétences. Il raconte : « J’ai tout appris des médecins et j’ai mémorisé la place et l’utilité de chaque chose. J’insère également des canules, je pose des perfusions et j’enlève les aiguilles. » Zakaria aide certaines équipes en apportant des résultats et du matériel médical aux infirmières qui s’occupent de ces patients.
Zakaria ajoute : « Quand je serai grand, je serai médecin – Inch Allah ! Quand la guerre sera finie. Nous avons peur pour les enfants. C’est bouleversant de les voir trembler de peur à cause des bombardements. Si Dieu le veut, j’espère que nous pourrons rentrer chez nous sains et saufs. »
Le directeur de l’hôpital, le Dr Iyad Abu Zaher, a indiqué : « Cet enfant est d’une grande noblesse de caractère. » S’adressant à Zakaria, il lui a déclaré : « Avec beaucoup de respect, tu es un héros ! Le bénévolat que tu effectues serait impossible dans n’importe quel pays, tu as toute notre admiration et toute notre reconnaissance. »
Source : YouTube Al Jazeera
Le danger du fascisme – [sommaire]
Personne peut nier que nous vivons une époque de folie. Il semble que nous ayons perdu notre sens moral. Ce qui nous a conduits là, c’est qu’au fil des décennies, nous avons laissé sans solution des problèmes majeurs, dans un processus lent mais insidieux consistant à fermer les yeux sur la faim, l’inégalité, les sans-abri, la destruction de l’environnement et bien d’autres choses encore.
Nous avons laissé des lois être affaiblies, et des règles « assouplies », de sorte qu’il est possible de tricher en toute impunité. Des réseaux d’intérêts achètent et corrompent tout simplement le pouvoir judiciaire. L’achat et la vente de responsables politiques sont flagrants ; le profit est sacré, tandis que le peuple est oublié. Les traités internationaux, les lois et les règles ont été violés, car ce qui était auparavant illégal a été rendu légal ou a fait l’objet d’une complicité.
Quelque part entre 1945 et aujourd’hui, nous avons perdu ou simplement abandonné notre sens de la compassion. Nous sommes devenus imperméables à la douleur et à la misère des autres – et aux nôtres. Nous nous sommes habitués à la barbarie. Nous avons oublié que notre monde peut être généreux. L’enlaidissement, la grossièreté, la violence, la misogynie – tous les ingrédients d’un matérialisme effréné mélangés à des notions folles de messianisme et de littéralisme biblique – ont créé un cocktail toxique que beaucoup de nos dirigeants et de leurs supérieurs semblent consommer « comme s’il n’y avait pas de lendemain ». Ont-ils pris cela au pied de la lettre ?
L’horreur, c’est que nous semblons admirer ces traits de caractère chez nos dirigeants ou futurs dirigeants. Nous votons même pour des personnes qui incarnent cette image haineuse et vindicative. Nous devons alors nous demander si nous nous identifions à cette description de nous-mêmes. Choisissons-nous ces personnes parce qu’elles excusent nos propres faiblesses ? Leur narcissisme et leur égoïsme reflètent-ils notre propre aliénation, notre sentiment commun d’être des êtres ratés ?
La perte d’innocence
Si nous prenons la perte d’innocence comme hypothèse, cela nous oblige à nous demander ce qui s’est passé. Comment expliquer notre corruption, et la transformation de la beauté et de la joie vers l’égoïsme et la cruauté ? Souvenons-nous de qui nous avons été et de cette autre réalité : de jeunes enfants joyeux et dotés d’un sens aigu de la justice et de l’attention aux autres.
Ce pâle reflet d’un véritable être humain n’a aucun problème à enjamber les gens qui meurent dans la rue ou qui sont affamés ou massacrés sur nos écrans de télévision, ou juste à côté – à un ou deux kilomètres – de l’autre côté d’un mur que nous avons construit pour les empêcher d’entrer. Nous devons nous demander si nous, l’humanité, avons atteint un moment crucial ? Le fascisme prospère, renforcé par ses nouvelles alliances. De puissants groupes de pression fort bien financés se sont alliés au christianisme fondamentaliste. Des candidats à la présidence ont le complexe du messie, et se croient élus. Des nations entières se livrent à des massacres, encouragées par leurs dirigeants qui assurent leur propre position et la sécurité de leur peuple. Cet enchevêtrement mortifère de facteurs nous a amenés à un moment charnière. Nous oscillons sur une balançoire existentielle. Si la métaphore est adéquate il nous faut peser d’un côté.
Il ne s’agit pas seulement de mort physique, de destruction et de désordre, mais aussi de perte spirituelle – la perte du sens de qui et de ce que nous sommes. Nous le voyons dans le sang, les décombres, les massacres et la famine, résultat de la cruauté et l’insensibilisé, exploités par la soif de pouvoir et de destruction de nos dirigeants. Le mal s’épanouit, remettant en question notre existence.
Que pouvons-nous faire ?
Abraham Lincoln a expliqué l’importance de notre participation active à la société : « Les élections appartiennent au peuple. C’est à lui de décider. S’il décide de tourner le dos au feu et de se brûler les fesses, il n’aura qu’à s’asseoir sur ses brûlures. » Cela a le mérite d’être clair : notre avenir, la vie de nos enfants, l’existence de la planète sont aux mains du pouvoir – mais aussi entre nos mains. Nos vies sont en grande partie entre les mains de politiciens, prisonniers d’un système corrompu, ou corrompus eux-mêmes, ayant vendu leur âme aux grands intérêts de toutes sortes. Que nos enfants puissent respirer de l’air pur, que nous ayons des systèmes de santé et des écoles décentes, que nos communautés soient développées ou laissées à l’abandon, tout ce qui rend nos vies positives et bonnes est remis en question si nous continuons à nous enfoncer dans l’apathie, écrasés par le mercantilisme et la corruption.
Benjamin Creme a souvent insisté sur le fait qu’il est vital de participer à la construction de l’avenir. « Je n’ai aucune information sur le point de vue de Maitreya à ce sujet, mais je suis sûr qu’il vous suggérerait d’exercer votre droit démocratique et d’élire une administration plus juste. Vous devriez également faire connaître, par le biais des médias accessibles, votre refus des actes de votre gouvernement avec lesquels vous êtes en désaccord. En d’autres termes, impliquez-vous davantage, participez. D’une manière générale, dans une société démocratique, nous avons les gouvernements que nous méritons, qui accèdent au pouvoir et le conservent, ne serait-ce que parce que nous négligeons nos droits démocratiques. » (Partage international, mars 1994)
« Maitreya vient nous montrer comment instaurer la justice et la liberté par le partage. Alors nous créerons des structures politiques, économiques et religieuses spirituellement correctes. Nous avons besoin d’un gouvernement pour organiser les aspects pratiques de la vie en société dans la paix et l’harmonie. Mais Maitreya affirme que nous devons participer à cette organisation : nous avons la classe politique que nous méritons. » (Partage international, nov. 1992)
Les systèmes politiques sont tellement mercantiles (dans la plupart des pays) qu’il est souvent nécessaire de voter pour le candidat le moins pire. Il y a cependant une différence entre les candidats : pour autant que l’on puisse en juger, certains d’entre eux sont plus susceptibles de répondre positivement aux idées de Maitreya tandis que d’autres sont dangereux pour les relations fragiles de la communauté internationale. Mais dans certains pays, il semble que la question soit de savoir quel politicien facilement interchangeable est manipulé par quel groupe néoconservateur de milliardaires. La différence réside en grande partie dans la psychologie des hommes politiques et des dirigeants en puissance.
La psychologie des politiciens
Le « massacre des innocents » – une expression qui suscite l’horreur – fait référence à un épisode de la Bible. Il se peut qu’elle soit fondée ou non sur des faits, ou que le récit ait été exagéré, mais elle convient parfaitement à la situation actuelle.
Le récit biblique parle d’un chef cruel dont la dépravation et la soif de pouvoir font qu’il a un besoin insatiable de maintenir sa position politique et qu’il ne recule devant rien. On lui rapporte qu’un enfant près de son royaume ou dans son royaume peut, en grandissant, le menacer, lui, son statut et sa richesse. Il fait donc la seule chose qui ait un sens dans sa folle logique, et envoie ses soldats « tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous […] », pensant que cela assurerait sa survie politique. Il s’ensuit l’inévitable massacre des innocents.
Les lecteurs qui connaissent la Bible auront reconnu Hérode et son acharnement à conserver son trône. Des rumeurs lui étaient parvenues qui faisaient état d’une menace pour son pouvoir : selon la prophétie un enfant extraordinaire était destiné à prendre le contrôle du royaume et à devenir roi. Nous savons que Joseph et Marie furent avertis, qu’ils quittèrent la région sauvant ainsi leur nouveau-né, Jésus, des soldats d’Hérode. Les spécialistes de la Bible pensent qu’il s’agit peut-être d’une fiction ou que, si cela s’est produit, peu d’enfants furent tués compte tenu de la population de l’époque – leur nombre n’atteint certainement pas le nombre des enfants palestiniens tués actuellement.
Les parallèles et l’analogie ne peuvent être poursuivis indéfiniment, car il existe des différences très évidentes, bien que les similitudes psychologiques soient pertinentes si l’on considère les présidents, les premiers ministres et les politiciens autoritaires. Hérode a fait l’objet d’une analyse psychologique dans le livre King Herod : A Persecuted Persecutor. A Case Study in Psychohistory and Psychobiography (Le roi Hérode : un persécuteur persécuté. Une étude de cas en psychohistoire et en psychobiographie, non traduit), de Aryeh Kasher. Il est éclairant qu’il soit considéré à la fois comme victime et coupable, comme tant de despotes aujourd’hui. De nombreux présidents et premiers ministres, anciens et actuels, ont été analysés. Si l’individu est encore en fonction, l’évaluation de sa personnalité (à distance) est déconseillée. Un cas récent illustre ce propos : une psychiatre américaine très respectée, le Dr Bandy Lee, experte en psychologie de la violence, a rédigé un rapport mettant en garde contre le danger inhérent à la psychologie d’un dirigeant. D’après elle, la question qui compte afin de se garder du danger politique ne tient pas à savoir si un individu est mentalement malade, mais plutôt s’il est dangereux. Pour s’être exprimée, l’American Psychiatric Association (APA) a tenté de la faire taire et elle a ensuite été licenciée par l’université de Yale. Heureusement, elle continue à s’exprimer. Un nouvel exemple, s’il en fallait encore, d’autoritarisme et de censure.
La démocratie (indicatrice de la santé d’un pays) et la santé mentale (baromètre de notre bien-être spirituel) sont en jeu. A notre époque, la démocratie est vulnérable parce que nous avons cessé de nous considérer comme des êtres spirituels. Des psychologues comme Mme Lee affirment que la santé mentale d’un dirigeant peut avoir un effet sur la santé mentale de la population. Ils affirment également que si les dirigeants sont eux-mêmes agressifs, narcissiques, souffrent de troubles de la personnalité paranoïaque et éventuellement d’un complexe du messie, ils risquent fort d’entraîner leur pays dans la guerre. En outre, et c’est tout aussi important, on a assisté à une contagion de la violence et de l’extrémisme qui s’installe dans la population – un malaise fait d’apathie teintée de colère d’une part et de pulsions de vengeance effrénée d’autre part. Une nation entière, aveuglée et trompée par une propagande intense, peut en masse exhorter ses dirigeants à combattre plus durement, à tuer plus d’innocents, à détruire l’ennemi qui se trouve juste de l’autre côté de la frontière.
Wilhelm Reich a livré une analyse avant-gardiste sur les fascistes et ce qu’il advient de leur état psychologique. La cruauté et la domination violente d’un régime fasciste ont-elles des répercussions psychologiques et karmiques ? Que faut-il modifier de sa propre psyché pour devenir un despote accompli qui consacre son temps et son énergie à emprisonner et détruire d’autres êtres humains ? Bien qu’il n’ait pas utilisé le concept de karma dans ses écrits, selon W. Reich, le despote paie un lourd tribut à la loi de la cause et de l’effet dans un processus que nous voyons de manière évidente aux informations quotidiennes.
Etre humain, c’est être conscient (à différents niveaux) et à moins d’être psychopathe ou de souffrir d’une maladie qui entrave la conscience, c’est avoir une perception au moins rudimentaire des autres, un certain degré d’empathie ou, à défaut de ces éléments, un soupçon de quelque chose qui s’apparente à la conscience. Il ne fait aucun doute que les psychothérapeutes et autres spécialistes de la psychologie trouveraient à redire face à cette affirmation. Mais revenons à W. Reich. N’oublions pas qu’il a publié son analyse, La psychologie de masse du fascisme, en 1933, faisant preuve d’une prescience surprenante. Pour résumer, W. Reich a élaboré une théorie sur un processus de refoulement dans le fascisme qu’il a appelé « la carapace ». Quand un individu domine ou détruit, il provoque en lui ce qu’il fait aux autres. Pour détruire les autres, il doit se déshumaniser et se désensibiliser. Il se referme en endossant une armure et rend son vrai moi inaccessible à sa conscience, en éteignant tout ou partie de sa psyché. Ainsi, pour massacrer les innocents, il faut détruire sa propre innocence. L’âme cesse de jouer un rôle (au sens large) dans la vie d’une telle société ou d’un tel individu.
Le Maître Djwal Khul, écrivant juste après la Seconde Guerre mondiale, expliquait : « On se rend compte partout que le démagogue qui influence l’opinion publique joue avec insistance sur les émotions ainsi que sur l’égoïsme des hommes. A mesure que l’humanité progressera vers l’expression mentale, cette influence qui fausse l’opinion deviendra de moins en moins importante, et lorsque les masses (composées de millions « d’hommes de la rue ») commenceront à penser véritablement, le pouvoir de l’approche démagogique aura disparu. La principale bataille qui se livre aujourd’hui dans le monde est celle de la liberté du citoyen ordinaire de penser par lui-même, et de parvenir à ses propres décisions et conclusions. C’est là que se situe la discorde majeure entre la Grande Loge blanche et la Loge noire. […] Le sionisme aujourd’hui préconise l’agression et l’emploi de la force ; sa note-clé est la permission de prendre ce que l’on veut, sans s’occuper des autres et de leurs droits inaliénables. Ces points de vue sont contraires à la position des chefs spirituels de l’humanité ; donc, les chefs du mouvement sioniste […] sont opposés à la politique de la Hiérarchie spirituelle et à l’intérêt à long terme de l’humanité.
La liberté de l’esprit humain, la liberté de penser, de gouverner, et d’adorer selon ce que, sous l’influence du processus de l’évolution, le désir humain instinctif et inné pourra dicter, la liberté de décider la forme nécessaire de gouvernement ou de religion – voilà les prérogatives légitimes de l’humanité. Tout groupe d’hommes, ou toute forme de gouvernement qui ne reconnaît pas ce droit va à l’encontre des principes qui gouvernent la grande Loge Blanche. »
« Ce sont les sionistes qui ont nargué les Nations unies, abaissé leur prestige, et qui ont rendu leur position dans le monde à la fois négative et négligeable. Ce sont les sionistes qui ont perpétré l’acte majeur d’agression depuis la formation des Nations unies, et qui ont été assez habiles pour obtenir le soutien des Etats-Unis, et faire transformer la « recommandation » originale des Nations unies en un ordre. La loi de la force, de l’agression et de la conquête territoriale par les armes, est actuellement mise en pratique par les sionistes en Palestine ; ils ont prouvé aussi le pouvoir de l’argent pour acheter les gouvernements. Ces activités vont à l’encontre de tous les plans de la Hiérarchie spirituelle et marquent un point de triomphe des forces du mal. J’insiste sur les activités [de ce pays] car, par l’intermédiaire des chefs de ces groupes d’hommes agressifs, les forces du mal – repoussées temporairement par la défaite du groupe pervers qu’Hitler avait réuni autour de lui – ont de nouveau organisé leur attaque du développement spirituel de l’humanité. Aujourd’hui, le monde est encore divisé en personnes très puissantes et d’intentions mauvaises, et leurs victimes ; à quoi s’ajoutent les réactions négatives des autres nations. » (Les Rayons et les initiations, A. Bailey).
Les Enseignements de Maitreya, ainsi que l’œuvre de B. Creme et de son Maître, conseillent à ceux qui souhaitent aller de l’avant dans une nouvelle civilisation basée sur la réalité de l’unité de l’humanité, de vivre une vie centrée sur l’âme et de pratiquer trois habitudes spirituelles essentielles : l’honnêteté du mental, la sincérité de l’esprit et le détachement. Quel que soit l’avenir, si une nouvelle civilisation doit s’épanouir, dans laquelle les humains en viennent à se connaître comme des êtres divins et en essence liés à toute vie sur cette planète, cela doit passer par l’expérience du moi supérieur. Cette expérience, avec l’aide des Maîtres, doit être si puissante qu’aucune propagande insensée ne puisse l’influencer, pour nous distraire ou nous égarer. En ce moment essentiel, nous devons agir et aller vers cette expérience qui est à notre portée dès à présent.
La psychologie – [sommaire]
Le XXe siècle a vu naître une nouvelle science : la psychologie – qui demeure encore pour l’essentiel à un stade juvénile. Certains penseurs profonds sont à l’origine de ce nouveau champ de réflexion grâce à la solidité de leur raisonnement, et surtout de par leur reconnaissance intuitive de l’existence d’une forme de conscience supérieure, vaguement décrite en termes variés par plusieurs écoles de pensée.
La psychologie suscite rapidement une attention publique croissante ; pourtant les psychiatres évoluent encore de nos jours sur un terrain dangereux. Bien qu’ils reconnaissent que des forces cachées contrôlent l’être humain, les moyens dont ils disposent pour faire face à ces puissances peu connues sont encore désespérément insuffisants. En conséquence, ils commettent par ignorance des erreurs graves, souvent facteurs de résultats néfastes pour leurs patients. Il ne faut toutefois pas juger trop sévèrement cette jeune profession qui tâtonne largement dans l’obscurité : dans l’ensemble, leur motivation a été admirable et leur ignorance seule est à blâmer. Mais l’heure est à présent venue de mettre en œuvre une approche nouvelle.
La découverte des mondes subjectifs
La percée réalisée durant les dernières décennies, au cours desquelles l’existence des sphères éthériques a été portée avec pertinence à l’attention du monde scientifique, devrait être reconnue comme l’aurore de la Nouvelle Ère tant attendue. La « découverte » de ces mondes subjectifs devrait dévoiler aux psychologues une perspective totalement inédite et ouvrir de nouveaux champs d’étude en plaçant les connaissances passées dans une nouvelle relation. Beaucoup de ce qui était obscur devrait être clarifié et considéré sous un nouvel angle. Les données prouvant l’existence des règnes éthériques étaient disponibles depuis des lustres, mais en l’absence de « preuve scientifique » pouvant les étayer, ces informations furent ignorées par les hommes de science. Heureusement, des preuves concluantes, à présent disponibles, convainquent un nombre de plus en plus élevé de sceptiques.
Toutefois, se contenter d’accepter les faits concernant les sphères éthériques est d’un bénéfice direct limité. La prochaine étape pour les scientifiques intéressés devrait consister à étudier en profondeur ces nouvelles découvertes pour en déterminer toutes les implications complètes, et dans quelle mesure cette connaissance des mondes subjectifs peut être coordonnée avec les connaissances matérielles existantes. Pour cette nouvelle approche du monde de la pensée, les scientifiques sont dans une position avantageuse, une gamme appropriée d’écrits étant déjà à leur disposition s’ils veulent se familiariser avec le sujet. Et parmi ces écrits, ceux du Tibétain (DK) devraient avoir la priorité, car ils font autorité. Même si certains chercheurs pourraient éprouver des réticences à accepter tous les enseignements de DK, ces derniers pourraient au moins très utilement guider leurs investigations pratiques et leur épargner ainsi un temps précieux.
La connaissance du corps vital et de sa relation étroite avec le reste du monde éthérique va révéler au monde scientifique de vastes et nouvelles possibilités et particulièrement aux psychologues. Pour apprécier l’impact qu’une prise de conscience plus profonde du monde des énergies exercera sur leur spécialité, les psychologues devront en premier lieu reconnaître et comprendre la relation entre les mondes matériel, éthérique et spirituel, qui sont précisément les relations que les chercheurs ésotériques s’efforcent de clarifier. Il est primordial que les psychologues parviennent à une meilleure compréhension de la nature humaine et reconnaissent qu’un déséquilibre dans l’un des corps se reflétera inévitablement dans d’autres parties directement ou indirectement liées. On découvrira alors que le corps physique est basé sur le corps vital, et que la cause des maux physiques devrait par conséquent être recherchée en premier lieu dans ce corps subtil. Cela s’appliquera également – et tout particulièrement – aux troubles mentaux.
Pour le bien-être de l’homme, la psychologie est la science de l’avenir, dès lors qu’elle sera libérée des nombreux préjugés ayant entravé son développement précoce. Les psychologues ne pourront réellement progresser que lorsqu’ils accepteront définitivement l’existence de l’âme et reconnaîtront le rôle qu’elle remplit en coordonnant l’esprit et la matière. Il leur faudra également reconnaître que le bien-être de l’homme dépendra finalement de l’étendue de son contact avec l’âme et de l’influence de cette dernière sur sa personnalité.
Les psychologues à venir prendront conscience que leurs études devront s’axer principalement sur le contrôle et la direction des forces et des énergies, et que l’état du véhicule physique est déterminé par la vitalité des sept centres d’énergie situés dans le corps vital. Ils découvriront également que l’ensemble du système éthérique est contrôlé par les Sept Rayons d’Energie et que chaque individu réagit à l’ensemble particulier de ses cinq Rayons, lesquels se manifestent comme son :
- Rayon de l’âme
- Rayon de la personnalité :
a) Rayon mental
b) Rayon émotionnel
c) Rayon physique
C’est l’effet combiné de ces cinq Rayons en interaction qui décidera du caractère de chaque individu, et de sa réactivité face à son environnement.
Le dilemme du psychologue est qu’il ne peut parvenir à une véritable compréhension de l’homme tant qu’il n’a pas pris conscience de la Loi de la Réincarnation, et qu’il ne l’a pas acceptée. Cette loi présente l’homme comme le produit d’une longue série de vies précédentes, remplies d’expériences de toute nature possible, et dont l’âme a recueilli et accumulé l’essence afin d’amener l’être humain au stade actuel de son développement. Puis, étroitement associée à la précédente, la Loi de Cause et Effet (Karma) décrète que chaque action entraîne inévitablement une réaction correspondante. Appliquée à l’homme, cette loi signifie que chaque individu sera récompensé ou pénalisé dans la même mesure pour ses actes passés. Ce processus d’équilibrage exerce manifestement une influence marquée sur son état psychique, et donc aussi sur sa santé. Il appartiendra donc au psychologue de prendre soigneusement en considération l’effet de ces deux lois avant de décider de son traitement.
Lorsque la nature psychologique de nombreuses perturbations physiques sera reconnue autant par le médecin orthodoxe que par le chirurgien et le prêtre, qui travaillent tous pour le bien-être physique, psychique, mental et spirituel de l’homme, tous pourront collaborer à la promotion des principes de la « médecine préventive ».
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Une question de foi – [sommaire]
Le samedi 17 février 2024, lors d’un salon à Marina Del Rey (Californie), à la fin d’une conférence sur Maitreya et les Maîtres de Sagesse, une dame qui semblait avoir la cinquantaine m’aborda.
Elle me déclara qu’elle avait apprécié mon exposé et qu’elle avait beaucoup appris. Elle ajouta qu’elle était catholique et qu’elle avait hésité à assister à un événement de ce genre, mais qu’elle était contente de l’avoir fait.
Lors de chaque conférence, je présente et propose la photo de la « main » de Maitreya à ceux qui le souhaitent. Elle faisait partie de ceux qui l’ont prise. Elle me demanda si je pensais que Dieu ou Jésus serait contrarié si elle s’adressait aussi à Maitreya. Je lui répondis que non, que les Maîtres n’ont pas d’ego et qu’ils ne sont donc pas jaloux.
Comme elle voulait continuer à parler, nous nous assîmes. Elle m’expliqua que son petit-fils souffrait de dystrophie musculaire et qu’il allait se rendre dans l’est des Etats-Unis dans un hôpital spécialisé pour bénéficier d’un traitement. Elle précisa qu’elle accompagnerait sa fille et son petit-fils dans ce voyage pour les soutenir. Elle me demanda si elle pouvait faire quelque chose pour aider son petit-fils à se détendre avant le voyage et pour le soutenir au cours du voyage.
Je pris la photo de la « main » de Maitreya et la posai sur mes genoux. Je lui suggérai, lorsqu’elle serait prête, de la regarder et, avec ses propres mots, de lui demander de bénir son petit-fils d’amour, d’esprit de paix et de guérison, si telle était la volonté de Maitreya. J’ai suggéré qu’elle précise bien « si telle est sa volonté » car les Maîtres connaissent mieux que nous la situation dans son ensemble et en disant cela, nous exprimons notre foi.
Alors, elle me regarda avec stupéfaction et m’expliqua que pendant que je lui suggérai d’utiliser la « main » de Maitreya, la paume de la « main » avait brillé. Je lui demandai si elle voulait dire qu’elle était devenue brillante. Elle me répondit : « Non. En fait, elle brillait de mille feux. » Je n’ai pas perçu ce rayonnement. Mais je n’ai aucun doute sur le fait que c’est l’expérience qui lui fut donnée. Pour moi, cela signifie que Maitreya souhaitait qu’elle utilise sa « main » et qu’il était désireux d’aider son petit-fils.
Cela nous prouve encore une fois de plus que Maitreya est si disponible et heureux de nous aider comme il le fait à maintes reprises. Quelle bénédiction ! Quel bonheur ! Quel espoir il apporte !
D. L., Los Angeles, Californie (Etats-Unis)
Un souvenir persistant – [sommaire]
Vers 1998 ou 1999, je me trouvais avec une amie et son fils dans la vieille ville de Tübingen (Allemagne). En retournant à notre voiture, nous passâmes devant un restaurant indien et j’entendis quelqu’un qui parlait derrière moi. En me retournant, je vis un Indien, pas très grand, qui semblait très alcoolisé. Il s’approcha de moi pour me parler.
Il avait de grands yeux magnifiques, comme un soleil. Mais il sentait très fort l’alcool, alors je lui fis signe de la main de continuer son chemin et de nous laisser tranquilles. Contrairement à ce que font la plupart des personnes ivres, il s’éloigna sans protester, en marchant en zigzag – comme le font les personnes ivres. Mon amie a également vu cet homme.
Comme je n’aime pas beaucoup les gens ivres, il se peut que j’aie eu un encouragement à être plus gentille avec eux, ce que j’ai essayé de faire depuis. Je ne peux pas oublier cet événement, même s’il n’était pas très agréable. Pouvez-vous me dire qui était cet Indien en état d’ébriété ?
G. P., Tübingen (Allemagne)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme « en état d’ébriété » était Maitreya.
Des cierges qui se rallument tout seuls – [sommaire]
J’ai un ami qui possède une petite chapelle sur son domaine. Il y passe beaucoup de temps à prier et à demander le rétablissement de personnes qu’il connaît. A cette occasion, il allume toujours un cierge en guise d’offrande pour ses prières. Avant de quitter la chapelle, il prend soin d’éteindre tous les feux et toutes les bougies.
A deux reprises, lorsqu’il est revenu à l’église le lendemain, il a trouvé un cierge brûlé jusqu’à la base, tandis que les autres étaient à moitié consumés. C’est un miracle, mais c’est aussi un mystère. Votre Maître peut-il nous éclairer sur ce cas ?
L. A., Athènes (Grèce)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’un miracle manifesté par le Maître Jésus.
Cercles de lumière à Fontenay-aux-Roses – [sommaire]
Le dimanche 31 mars 2024, le matin du deuxième jour de méditation de transmission lors de la fête du printemps de Pâques, à Fontenay-aux-Roses, nous fûmes accueillis par de magnifiques cercles de lumière sur le mur devant notre porte d’entrée. Il s’agissait du week-end organisé par l’équipe de la fête de printemps de Paris.
I. G., Paris (France)
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Les enfants d’Adam – [sommaire]
Les enfants d’Adam
Les enfants d’Adam font partie d’un tout.
Ils sont tous créés d’une même essence.
Si une peine arrive à un membre du corps,
Les autres aussi perdent leur aisance.
Si, pour la peine des autres tu n’as pas de souffrance,
Tu ne mérites pas d’être appelé humain.
Ce poème a été tissé en fil d’or sur un tapis de vingt-cinq mètres carrés, autour d’un motif circulaire. Offert aux Nations unies, ce tapis a été placé dans le bâtiment principal de l’Onu, à New York, en 2005. Il est intéressant de noter qu’il y côtoie un tapis chinois.
Le poème est de Saadi Shirazi, poète, philosophe et mystique du XIIIe siècle, reconnu dans le monde littéraire pour la qualité de son style et, dans le domaine spirituel, pour la profondeur de sa pensée.
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeQue signifie « l’expérience du désert » ? (Décembre 1982) – [sommaire]
Cela a trait à la période qui suivra le jour de la Déclaration. C’est une expérience que connaîtra toute l’humanité ; celle-ci se trouvera devant un choix et devra se résoudre à rejeter le matérialisme grossier qui l’entrave actuellement. Elle a renié sa relation avec Dieu, avec la réalité, avec l’ensemble de la nature dont elle fait partie.
L’être humain a pillé ce monde et entretient une fausse relation avec lui-même et avec ses frères et sœurs. Au lieu d’une relation juste, il s’est bâti une existence matérielle tout à fait erronée. Je ne prétends pas qu’il ne faille pas avoir de machines à laver ou de voitures, ou aller au restaurant, etc.
Ce que je veux dire, c’est qu’une grande partie de l’humanité – environ les deux tiers – connaît une misère extrême alors qu’en même temps, un tiers du monde vit dans le luxe. Cela est obscène.
Si vous allez en Californie du Sud, en Allemagne de l’Ouest ou au Japon, vous verrez un luxe et une opulence inimaginables dans bien des parties du monde. C’est cette situation profondément anti-spirituelle, cette absence de relations justes, ce que j’appelle le matérialisme grossier, qu’il nous faut rejeter. Pour un temps, l’humanité devra renoncer à sa soif des biens de la vie matérielle, au profit de la vie spirituelle. Il n’y a rien de mal dans la prospérité.
Ce qui est mauvais c’est qu’elle soit partiale, coupée de la réalité intérieure, la divinité de l’être humain et du monde dans son ensemble. Ainsi l’injustice règne-t-elle.
L’expérience du désert, particulièrement en ce qui concerne l’Occident, revient à accepter un mode de vie plus simple de manière à assurer à tous les êtres humains une vie décente. L’une des tâches principales du Christ sera, en fait, de libérer l’humanité de l’illusion du matérialisme.
C’est ce mirage, ce brouillard d’irréalité, qui empêche l’être humain de se connaître tel qu’il est en réalité et de comprendre le sens réel de la vie. (Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome I)
Sommes-nous déjà dans la phase de l’« expérience du désert » ? (Septembre 2001) – [sommaire]
Non. Pour les Etats-Unis, « l’expérience du désert » sera probablement plus difficile que pour n’importe quel autre pays, car les Américains se sont habitués à beaucoup trop de confort et à un usage immodéré et abusif des ressources naturelles.
Le monde développé doit apprendre à vivre plus simplement. Mis à part la disparité des niveaux de vie à travers le monde, nous ne pouvons continuer à piller les ressources mondiales au rythme actuel. Si nous le faisons, l’équilibre écologique s’effondrera complètement sur cette planète. Les arbres disparaîtront, l’eau sera encore plus polluée, ainsi que l’air et la terre, et nous mourrons empoisonnés. Mon Maître affirme que la pollution est déjà le facteur de mortalité numéro un dans le monde. Elle affaiblit le système immunitaire et provoque en conséquence diverses maladies mortelles. D’ici dix ou quinze ans, à moins que nous ne changions de direction, cette planète sera quasiment inhabitable tant le mauvais usage des ressources exerce sur elle une action meurtrière.
De tous les pays, ce sont les Etats-Unis qui portent la plus lourde responsabilité. Nation immense et avide dont les ressources sont à la mesure des appétits, ils ont une population de 250 millions d’habitants dont la majorité a, en moyenne, le niveau de vie le plus élevé du monde – bien que ce ne soit pas le cas de tous, car aux Etats-Unis trente millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Par ailleurs, il existe certains endroits en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et au Japon où les gens vivent de manière aussi extravagante qu’aux Etats-Unis. C’est cependant aux Etats-Unis que l’on trouve les niveaux de vie les plus élevés, non en qualité, mais par la quantité des ressources utilisées
Les Etats-Unis utilisent davantage de ressources que n’importe quel autre pays : 40 %, pour une population représentant 5 % de la population mondiale.
Et il y a pire : les ressources sont stockées. Dans les montagnes des Etats-Unis il existe des tunnels conduisant à des grottes où l’on continue à empiler des stocks de marchandises.
Toutes les prétendues « réserves stratégiques » sont emmagasinées dans des salles littéralement indestructibles, au milieu des montagnes, où même une bombe atomique ne pénétrerait pas. Il y a tous les produits chimiques, les différents métaux, du titane par exemple, et du matériel scientifique qui pourrait être utilisé en cas d’urgence. Cet état d’urgence ne viendra jamais, mais le gouvernement l’ignore. Ils ont investi dans ces réserves des milliers de milliards de dollars qui auraient pu changer la vie des millions de gens qui meurent de faim, en leur procurant de l’eau potable et une nourriture régulière. Ces marchandises sont entreposées là en quantité gigantesque et ne seront jamais utilisées.
S’il y avait une guerre dans l’avenir, elle ne pourrait qu’être très courte. On n’aurait pas besoin de réserves stratégiques. Elle serait probablement terminée au bout de deux semaines, et le monde ne serait plus habitable. Nous serions tous tués, une partie par les premières frappes nucléaires, et le reste par les nuages toxiques des armes chimiques et biologiques qui accompagneraient ou suivraient les premières explosions atomiques. Ce serait une dévastation totale, absolue, de toute vie sur la planète. Cette menace a failli se réaliser à plusieurs reprises. Nous avons été sauvés deux fois par les Frères de l’espace.
Je ne doute pas que si cette menace se présentait à nouveau, les Maîtres, et si nécessaire les Frères de l’espace, interviendraient pour empêcher la catastrophe. Les informations permettant de construire les bombes atomiques qui ont été larguées sur Hiroshima et Nagasaki ont été données par la Hiérarchie et révélées aux scientifiques des forces alliées. L’autorisation nécessaire fut donnée par Sanat Kumara, le Seigneur du monde, dans le but de mettre fin à la guerre et d’assurer la victoire des Alliés.
En 1942, les deux camps se sont trouvés à égalité pendant plusieurs mois dans la course aux secrets régissant la maîtrise de l’atome. Sanat Kumara, le Seigneur du Monde, fut contacté par la Hiérarchie et il donna son accord. Ainsi, Sanat Kumara serait-il de nouveau impliqué en cas de semblable utilisation de l’énergie atomique
Si un pays ou plusieurs, ou des groupes, brandissaient la menace atomique sur le monde, la Hiérarchie interviendrait-elle ? – [sommaire]
D’après mes informations elle interviendrait. La menace ne pourrait être mise à exécution. Des mesures seraient prises pour l’empêcher au dernier moment. Je ne sais comment, mais ce serait fait.
Le danger provient du pouvoir de destruction détenu par l’humanité. C’est la raison pour laquelle il est si impératif que Maitreya apparaisse au grand jour et qu’il nous éloigne du précipice. Sa présence n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui car les problèmes, qui sont des problèmes de vie ou de mort, n’ont jamais été aussi enchevêtrés qu’ils le sont aujourd’hui.
Vous avez décrit trois révolutions qui ont tourné au bain de sang en dépit de l’intervention des Maîtres pour que les changements se fassent en douceur. – [sommaire]
Je pense que vous avez mal compris. Les Maîtres ne sont pas intervenus avant le bain de sang. Ils sont intervenus pour limiter ce bain de sang, pas pour faciliter les changements.
Les Maîtres interviendront-ils lorsque les tensions entre les riches et les pauvres s’accentueront ? – [sommaire]
Ils interviennent à chaque instant. Ils accélèrent le processus. Vous pouvez appeler cela de l’intervention.
Comment pouvons-nous faciliter ce processus ? – [sommaire]
Faites de la méditation de transmission et faîtes connaître la présence et les préoccupations de Maitreya.
Les trois révolutions ont été inspirées par les Maîtres et elles ont dégénéré. Au moment des changements à venir y aura-t-il davantage de bains de sang ? Comment pouvons-nous essayer de l’empêcher, comment contribuer à maintenir l’équilibre entre les forces progressistes tout en préservant ce qui est utile dans le système ? (Septembre 2001) – [sommaire]
Ceci est le travail des Maîtres. Je doute que vous soyez équipés pour accomplir cette tâche qui concerne le monde entier. Vous pouvez probablement y arriver dans votre propre domaine, chez vous. Personne n’a envie d’un bain de sang dans sa cuisine.
Pouvez-vous êtes plus précis sur les domaines dans lesquels les Maîtres travaillent à l’heure actuelle ? (Janvier 2001) – [sommaire]
Dans tous les départements en fonction du Maître en question. Surtout dans le domaine politico-économique.
Vous avez déclaré qu’un certain nombre d’anciens nazis s’étaient réincarnés en Israël. Il semblerait qu’ils continuent à agir comme dans leur vie précédente – oppression et sévices infligés aux autres pour des raisons raciales, prise de possession de territoire pour le groupe « choisi ». Comment la loi du karma aide-t-elle des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière ? – [sommaire]
La loi du karma n’aide pas des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière. La loi du karma entre certainement en jeu dans le déplacement de ces militaires nazis et d’autres leaders qui agissent en Israël comme ils avaient l’habitude d’agir en Allemagne dans leur incarnation précédente.
Ils agissent ainsi en raison de leur structure de rayons et parce qu’ils se trouvent dans une situation similaire. Ils se considèrent comme Israéliens. Je ne pense pas qu’ils savent qu’ils ont été nazis.
Connaissent-ils leur incarnation précédente ? Non. Ils interprètent simplement à leur manière les problèmes de l’époque. Le problème pour eux, c’est qu’Israël reçoit une semaine sur deux la visite de jeunes gens qui commettent des attentats suicides dans des bus ou dans des cafés, tuant ainsi des Israéliens. Les Israéliens détestent cet état de fait. Ils détestent le côté imprévisible des attentats ; cette imprévisibilité est une des raisons pour lesquelles le terrorisme fait si peur.
Comment la loi du karma aide-t-elle des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière ? C’est une vision idéaliste des choses.
La loi du karma n’est pas concernée par l’idéalisme. La loi du karma est une loi très bienveillante que vous mettez vous-même en mouvement et qui vous renvoie les événements que vous amorcez.
Lorsque vous pensez, vous créez des formes-pensées. Vos actions engendrent des causes. Ces causes ont des effets. Ces effets sont ce dont vous faites l’expérience. Ils font que votre vie est ce qu’elle est, pour le meilleur ou pour le pire.
Telle est la loi du karma et elle montre la nécessité de l’innocuité dans toute situation. C’est ce que les gens ignorent.
La loi du karma aide-t-elle des âmes individuelles à apprendre et à évoluer de cette manière ?
Ces anciens nazis se sont incarnés en Israël parce qu’ils ont assassiné, opprimé de toutes les façons possibles des milliers de Juifs en Allemagne.
Ils avaient grandi dans la haine des Juifs. Le but d’Hitler était de se débarrasser de tous les Juifs du monde s’il l’avait pu. Ces nazis sont responsables et doivent maintenant revenir en tant que Juifs.
Il ne s’agit pas d’apprendre à évoluer. C’est la loi de cause et d’effet, c’est-à-dire du karma. Ils partagent les conditions de vie de ceux qu’ils ont tellement détestés et opprimés pendant leur précédente incarnation.
Ils apportent également avec eux les caractéristiques de leur structure de rayons, les énergies qu’ils utilisent, celles qui leur ont donné du pouvoir en Allemagne.
Ces nazis n’étaient pas ceux qui se trouvaient au sommet, mais juste en dessous, parmi les SS et dans l’armée. Ils ne font pas figure d’exception, ils sont nombreux.
Nombre de nazis se sont également réincarnés en Argentine et dans d’autres endroits du monde, notamment aux Etats-Unis. (Séminaire d’août 2004 à San Francisco)
