février 2024 – No 425 / 426
SOMMAIRE

- L’engagement des Maîtres par Le Maître –
- janvier/février 2024
- Il nous faut une gouvernance à long terme par Mary Robinson
- La vision d’un monde unifié (1) par Lars Graf
- Plainte pour génocide contre Israël – Interview de Diana Buttu,
- Nationalisme, racialisme et politique par Aart Jurriaanse
- Les méthodes d’action de Martin Luther King en butte à des attaques par Tequila Johnson et Sue Udry
- Les travaux de C.W. Leadbeater et d’Annie Besant par Bette Stockbauer
- L’amour est une lumière rayonnante par Elisa Graf
- Des signes dans le ciel
- Un ovni à Ridge
- Un ovni à Mineral Wells, au Texas
- Vidéo d’un ovni prise par le satellite solaire de l’Agence spatiale européenne
- En marche vers Maitreya et notre humanité par Pauline Welch
- Moins de combustibles fossiles pour 2024 par David Suzuki
- Les réactions aux accords de la COP28
- Et les avertissements urgents continuent d’affluer
- Hommage au ver de terre !
- La Cour suprême en faveur de la protection du climat ? par Jessica Corbett
- Un livre de Hannah Arendt : Le système totalitaire par Dominique Abdelnour
- Préserver son humanité – Interview de Yuval Rahamim par Jason Francis
- Le fondement spirituel de la vie
- Sur ma ligne
- Un sauvetage magistral
- Tenir la main d’un Maître
- Le reconnaîtriez-vous ?
- La main sur le cœur
- Discours du président John F. Kennedy et de Martin Luther King
- Questions-réponses
- Comment, à votre avis, peut-on améliorer le climat politique du Moyen-Orient et limiter le risque de guerre ?
- Comment la brute déchaînée – les États-Unis – peut-elle être vaincue ?
- Quel est l’État le plus dangereux au Moyen Orient ?
- Est-il nécessaire de modifier certains aspects de l’Onu, par exemple : établir un système permanent de prévention qui indiquerait, analyserait et proposerait des solutions aux sujets qui sont cause de tension et de friction avant qu’ils ne dégénèrent en violence ? Ne pourrait-il y avoir à l’Onu un groupe de sages, composé d’anciens dirigeants expérimentés, de diplomates, de négociateurs, d’experts de telle ou telle région du monde, de gens ayant des connaissances juridiques, etc. : un groupe de médiateurs, en fait, plutôt qu’un groupe de fauteurs de troubles.
- J’espère que les initiés, que vous avez décrits dans vos ouvrages et qui sauront comment résoudre les problèmes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés, commencent à se mettre en place et à dévoiler leurs plans. Nous avons besoin d’eux dès maintenant.
- [1] La soi-disant « feuille de route » pour la paix est-elle réalisable ? [2] Pensez-vous qu’elle soit équitable ?
- Maitreya et les Maîtres sont favorables au pouvoir du peuple mais excusent-ils la violence et la destruction aveugles telles qu’on les a vues à l’œuvre récemment en Angleterre ?
- Les anges – Y a-t-il sur la Terre des anges qui vivent comme des hommes ?
- Savent-ils qu’ils sont des anges ?
- Quelle différence existe-t-il entre eux et des personnes normales ?
- Pourriez-vous parler des catastrophes naturelles : existe-t-il une raison sous-jacente ou s’agit-il seulement de l’action des forces de la nature ?
- Pourquoi les anges suscitent-ils actuellement un tel intérêt ? S’agit-il seulement d’un engouement passager ?
- De plus en plus de personnes parlent de leur rencontre avec des « anges », certains d’entre eux reconnaissant que ces « anges » sont des Maîtres prenant des apparences variées. Pourriez-vous donner un pourcentage approximatif des personnes, à travers le monde entier, qui ont eu la chance de faire une telle expérience (physiquement ou en rêve) ?
- Un livre écrit par Gitta Mallasz Dialogue avec l’ange, raconte l’histoire réelle de quatre jeunes Hongrois qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont eu des discussions régulières avec des forces spirituelles connues sous le nom d’anges. S’agit-il d’un exemple de contact direct de la Hiérarchie spirituelle avec l’humanité et, si oui, les Maîtres étaient-ils impliqués dans ces contacts ?
Articles du Maître —
L’engagement des Maîtres – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, janvier/février 2004
FACE AUX SOMBRES NUAGES de la guerre qui s’accumulent dans le ciel et masquent la lumière de la paix, l’humanité réagit de deux manières différentes : soit par l’acceptation silencieuse et soumise de la volonté des bellicistes, soit par la résistance active et résolue à leurs machinations. Aujourd’hui, nous constatons que ces deux réactions s’équilibrent. La moitié du monde est prisonnière du mirage d’une « guerre contre le terrorisme » (dont elle ne comprend pas les causes sous-jacentes), et prise au piège du terrorisme lui-même. Quant à l’autre moitié, elle déplore à la fois l’existence du terrorisme, et le fait qu’elle comprend mal son origine. Sachant que seules des transformations à grande échelle pourront mettre fin à cet horrible fléau, elle en appelle aux dirigeants des nations pour qu’ils reconnaissent les inégalités qui divisent le monde de manière si injuste, et qu’ils y remédient.
Le groupe de ceux qui réclament ces changements doit prendre de l’ampleur et intensifier sa résistance aux projets de ceux qui, au pouvoir actuellement, menacent si gravement la stabilité du monde. Les membres de ce groupe doivent se retrouver et œuvrer de concert, en sachant bien qu’ils travaillent et s’expriment pour une majorité immense mais silencieuse, avec laquelle ils partagent une même aspiration à la paix et à la manifestation de la justice.
La paix ne sera possible que quand la justice régnera, quand le partage aura ouvert le cœur des hommes et y aura fait naître la confiance. Les hommes doivent donc œuvrer pour la justice et le partage et se prononcer haut et fort en leur faveur, car ils sont seuls susceptibles de mettre fin à leurs souffrances, au terrorisme et à la guerre. Nous, vos Frères aînés, sommes prêts à jouer notre rôle. Nous potentialiserons toutes les actions entreprises en faveur du bien commun. Nous n’attendons que l’opportunité de manifester notre force : de vous aider à corriger les erreurs du passé : de montrer aux hommes l’inutilité de la guerre. Nous nous engageons à soutenir tous ceux qui réclameront la fin de la guerre, le retour de la raison et de l’équilibre dans les affaires humaines, l’instauration de la justice et de la liberté pour tous.
Aidez-nous à vous aider. Aidez-nous à jouer notre rôle. Il nous tarde d’agir, comme toujours, en faveur du bien commun qui représente, à nos yeux, l’intérêt de tous les hommes. C’est pourquoi nous recommandons le partage ; c’est pourquoi nous conseillons la justice ; c’est pourquoi nous voyons dans la liberté et la paix le couronnement du partage et de la justice.
Travaillons ensemble pour sauver ce monde. Oublions tous les désaccords, dans l’intérêt de la race humaine. Faisons triompher le bon sens et amenons les hommes à comprendre qu’ils ont tous besoin de la paix, et de guérir un monde en souffrance. Beaucoup envisagent l’avenir avec appréhension, craignant que l’homme se soit égaré et qu’il soit désormais trop tard pour trouver le chemin de la paix. Nous recommandons une autre approche. Nous savons que le sentier de la paix est facile à trouver, pourvu que l’on instaure la justice et la confiance. Nous savons que seul le partage engendrera cette confiance et amènera l’homme à abandonner à la fois le terrorisme et la guerre. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes répondront-ils au message de fraternité et de justice de Maitreya, enfin libérés des mirages de la peur et de la méfiance, prêts à façonner eux-mêmes leur avenir dans la joie.
Editorial
janvier/février 2024 – [sommaire]
« Aimez votre frère, soyez attentif à ses besoins, donnez ce que vous avez en abondance et restaurez la joie dans le monde. »
« Tu es le gardien de ton frère. »
« Faites que votre action soit à la mesure des besoins de votre frère. »
« L’humanité est une. »
« Tous pour un, et un pour tous. »
« Nous pouvons faire tellement plus ensemble. »
Tout cela n’est pas nouveau ou inconnu. Le concept de responsabilité partagée et d’unité résume tout ce que Partage international défend et transmet, directement et indirectement. Ces déclarations ont été faites par Maitreya dans ses messages, par le Maître de Benjamin Creme, par le Maître Djwal Khul et par un porte-parole de Maitreya ou de l’un des Maîtres.
S’il est un moment où l’humanité doit vivre et agir selon ces préceptes, c’est bien maintenant. Nous devons agir à l’unisson, en solidarité, pour donner à la justice et à la paix une chance de devenir une réalité dans toutes les régions du monde. Chaque crise, chaque dilemme qui perturbe la boussole morale de l’humanité requiert que la masse des gens ordinaires et extraordinaires s’unisse et fasse entendre la voix de la raison et de la compassion. Nous avons besoin de « nous » – du pouvoir du peuple – pour créer les conditions propices à la liberté et à l’égalité.
S’il y a une chance que l’avenir nous appartienne, alors cela dépend du pouvoir du peuple. C’est dans cet acte collectif que réside l’espoir d’un avenir radieux. L’espoir réside dans notre choix conscient d’agir au nom de l’humanité et de notre avenir, du partage et de la justice sur lesquels la paix peut être construite. L’espoir réside dans le fait de savoir que Maitreya et les Maîtres sont là pour galvaniser tout effort vers la fraternité.
Au printemps 2024, l’Afrique du Sud fêtera les 30 ans des premières élections démocratiques, qui eurent lieu le 27 avril 1994. Nelson Mandela décrivait la lutte des Palestiniens pour la justice comme « la plus grande question morale de notre temps ».
Les Sud-Africains savent ce que c’est que de souffrir d’une cruauté et d’une inhumanité monstrueuses ; grâce à la Commission vérité et réconciliation, ils se sont libérés du statut de victime et du besoin de vengeance. Le fait que ce soit l’Afrique du Sud qui traduise Israël devant la Cour internationale de justice des Nations unies à La Haye, est un triomphe de la compassion et de l’empathie à l’égard des souffrances d’autrui. La procédure sud-africaine porte haut les couleurs de l’état de droit.
L’article qui suit, L’heure de la décision, a été dicté par le Maître de Benjamin Creme et publié dans Partage international en mai 2002. Bien qu’il traite du traumatisme du 11 septembre 2001 et de la réponse militaire qui y a été apportée, on peut établir des parallèles avec le monde actuel et se poser la question : « Quand donc les hommes de pouvoir apprendront-ils que le monde appartient à tous ?
L’heure de la décision
« Le monde est plongé dans une crise grave, engendrée pour l’essentiel par la réaction du président des États-Unis aux attentats terroristes du 11 septembre dernier. La guerre en Afghanistan, la récente recrudescence de sauvagerie de la part d’Israël, et les plans américains d’attaque de l’Irak ne sont pas sans liens entre eux. De vieux règlements de comptes sont à l’origine de tout cela. Un tel comportement a quelque chose d’enfantin, et les méthodes employées pour faire face aux événements qui menacent le bien-être du monde sont à la fois indignes et irresponsables.
Nous, les Maîtres, ne sommes pas en faveur des concessions à l’égard des terroristes, mais le mode d’action adopté en Afghanistan et au Moyen-Orient n’a pas notre assentiment. Il ne prend pas en compte les causes du terrorisme – la misère, la frustration, l’humiliation et le désespoir – et ne fait que perpétuer la sauvagerie et la violence. Égarée dans les mirages de l’apitoiement sur soi-même et de la blessure d’amour-propre, l’Amérique a perdu sa sagesse, sa prudence et son sens de la mesure.
Dans le même temps, Israël, en réaction aux attentats-suicides, agit comme toujours de façon disproportionnée, et prend prétexte de la « guerre contre le terrorisme » pour imposer sa volonté. Ses dirigeants et son armée n’ont pas à s’enorgueillir des persécutions et des humiliations sans vergogne qu’ils font subir à M. Arafat. Le peuple d’Israël, plus que tout autre, devrait comprendre le martyre des opprimés.
Quand donc ces hommes apprendront-ils que le monde appartient à tous ? Qu’ils ne sont ni des souverains ni des gendarmes, à qui leur richesse et leur puissance conféreraient le pouvoir sur autrui ? Quand ils se décideront à partager leur richesse pour le bien de tous, ils connaîtront la fin du terrorisme et n’en dormiront que mieux la nuit. Ces hommes de pouvoir, qui cherchent à dominer le monde au profit d’une minorité, s’enivrent de la puissance dont ils disposent sans l’avoir méritée.
Il devient de plus en plus clair que le monde a besoin d’une parole plus sage, à laquelle de toutes parts on prêtera attention. Cette voix, celle de Maitreya, se fera bientôt entendre, par-dessus les appels à la vengeance et à la haine. Bientôt on s’apercevra de sa présence parmi nous, et le Grand Choix sera présenté aux hommes. Ainsi traversons-nous une époque de mise à l’épreuve majeure pour l’humanité. Ainsi l’heure de la décision est-elle venue, en un temps sans précédent.
Quand les hommes comprendront cela, ils se rallieront à l’étendard de Maitreya et feront entendre leurs revendications de justice et de liberté. Ils se montreront prêts à partager et à servir, et à refaire ainsi ce monde.
Ainsi les hommes renoueront-ils avec leur promesse de jadis, et reprendront-ils leur chemin vers la divinité. »
Le sens de la responsabilité
Le Maître Djwal Khul, dans son ouvrage Extériorisation de la Hiérarchie, décrit le potentiel, les approches et les formes nécessaires pour l’avenir dans une section intitulée Conditions d’un nouvel ordre mondial : « L’ordre mondial nouveau sera fondé sur un sens actif de la responsabilité. La règle sera « tous pour un, et un pour tous ». Cette attitude devra être développée entre les nations. Elle n’est pas encore présente. »
Tragiquement, cette attitude est encore très éloignée de l’esprit des hommes politiques. Où est le sens de la « responsabilité partagée » dont parle le Maître de Benjamin Creme ci-dessous ?
Une grande opportunité
« […] Nous cherchons à instaurer parmi les hommes un sentiment nouveau de responsabilité partagée. Nous cherchons à éveiller en eux le goût de l’action concertée. Nous nous efforçons de créer les conditions dans lesquelles ces deux aspects puissent se manifester ensemble et conduire ainsi au changement.
Tout est énergie ; seule l’énergie existe. Par l’impact de ces énergies supérieures sur le centre qu’est l’humanité, nous cherchons à faire naître une atmosphère nouvelle dans le monde. Aidez-nous à créer les conditions de la confiance, et apportez ainsi un regain d’espoir sur la planète. Semez les graines de l’amour et de la confiance, et regardez-les fleurir sous forme d’espérance et de joie.
Faites de cette période une période de don ; que votre volonté de vous rendre utile s’exprime pleinement. Sachez qu’en servant, vous œuvrez dans le sens de la lumière et vous alignez de manière plus correcte sur le dessein de votre âme. Chacun peut faire quelque chose pour soulager la souffrance de ses frères. Faites le point de votre situation, et voyez ce que vous devez faire.
Prenez maintenant l’engagement de soutenir tous les actes de sacrifice, et prenez-y vous-même votre part.
Prenez position à nos côtés, et permettez aux rêves des hommes de se réaliser. Prenez position à nos côtés, et soyez assurés que nous vous apporterons aide et stimulation. Prenez position à nos côtés, et accomplissez des actions qui jusque-là vous semblaient impossibles. […] (PI, mars 1984)
Ce numéro explore différents aspects de ces idées dans ses pages : le pouvoir du peuple de promouvoir le changement ; la nécessité de meilleurs dirigeants ; des approches de bon sens aux problèmes mondiaux ; les dangers du nationalisme étroit et du racisme ; la croissance troublante du totalitarisme, du fascisme et la façon dont les groupes autoritaires maintiennent et utilisent leur pouvoir pour fragmenter et affaiblir précisément la détermination des gens à travailler collectivement pour mener leurs dirigeants vers un monde meilleur.
Comme toujours avec les Maîtres, il n’y a nulle contrainte. Nous sommes libres de choisir, mais ils nous encouragent et nous guident : « Chacun peut faire quelque chose pour soulager la souffrance de ses frères. Faites le point de votre situation, et voyez ce que vous devez faire. »
Ce mois-ci dans Partage international
Point de vue
Compte rendu de lecture
L’amour est une lumière rayonnante – [sommaire]
La vie et les paroles de saint Charbel
par Elisa Graf,Il est une chance inestimable que d’avoir un aperçu de ce qui a peut-être été la dernière incarnation humaine d’un Maître de Sagesse, de son caractère et de ses actions, de ses pensées et de ses conseils aimants, de son exemple fidèle de la façon dont la vie devrait être vécue. C’est cet aperçu qui récompense le lecteur de L’amour est une lumière rayonnante – la vie et les paroles de saint Charbel, par le père Hanna Skandar. Une brève biographie, des anecdotes sur sa vie et, surtout, ses propres homélies nous rapprochent du saint et de son message profondément inspirant et éternellement pertinent, illuminant une expression divine du chemin spirituel.
« On ne peut devenir saint sans devenir d’abord un être humain », aurait dit saint Charbel. Il est né le 8 mai 1828 dans une famille chrétienne pieuse dont il est l’un des cinq enfants sous le nom de Youssef Antoun Makhlouf, à Biqd’ Kafrâ, le plus haut village des montagnes du Liban. Son père est mort alors qu’il n’avait que trois ans, et c’est son oncle paternel qui l’a élevé. Les prêtres du village lui ont appris à lire et à écrire et, dès son plus jeune âge, il était connu pour avoir toujours un livre de prières sur lui. En raison de ces qualités de saint remarquées par les villageois, il a été surnommé « le Saint ». A l’âge de 23 ans, son oncle maternel, un prêtre nommé Père Daniel, l’a amené au monastère où il résidait, et on dit que Youssef est entré avec joie au noviciat, prononçant ses vœux et étudiant pendant un an. Il est ensuite entré dans l’Ordre libanais des Maronites au monastère de St. Maron à Annaya, prenant le nom de Charbel, qui signifie « Histoire de Dieu », d’après un martyr du deuxième siècle de l’Église d’Antioche. Ses supérieurs l’ont envoyé à l’Institut théologique des saints Cyprien et Justine à Kfifane pour étudier la prêtrise. Il y excelle en théologie. Il est ordonné prêtre le 23 juillet 1859 et passe le reste de sa vie à vivre en ermite dans différents monastères et ermitages, pratiquant la prière profonde et l’ascétisme, et célébrant la messe quotidienne. A l’âge de 70 ans, alors qu’il célébrait la messe, il fut victime d’une attaque cérébrale et mourut six jours plus tard, le jour de Noël.
Des miracles pour héritage
Après sa mort, de nombreux événements remarquables se sont produits en rapport avec ce qui s’est avéré être son corps incorruptible. Jusqu’en 1965 – près de soixante-dix ans après sa mort – il ne présentait aucun signe de décomposition. Les villageois ont remarqué qu’après sa mise au tombeau dans le monastère, la nuit, on pouvait voir des lumières vives éclairer l’endroit où son corps avait été déposé. Le corps a été exhumé à plusieurs reprises au cours des décennies et on dit qu’il a exsudé de l’eau et de l’huile qui se sont avérées avoir de formidables propriétés curatives. Plus de 13 000 guérisons miraculeuses attribuées à saint Charbel ont été compilées dans les archives du monastère d’Annaya. Ces miracles1 se poursuivent encore aujourd’hui, guérissant et aidant de nombreuses personnes qui sont informées de l’existence de saint Charbel et qui le prient. Charbel a été canonisé par le pape Paul VI le 9 octobre 1977.
De brèves anecdotes sur sa vie montrent que le caractère austère de Charbel était aussi marqué par une profonde humilité et qu’il « était toujours heureux, joyeux dans le Seigneur, gai, content de sa condition de vie. Il ne s’engageait jamais dans les luttes politiques de son ordre ni dans les petits conflits de personnalité et vaquait à ses occupations comme s’il n’était pas présent : toutes ses pensées étaient tournées vers Dieu. Pourtant ses mains étaient calleuses à force de travail, car il a assidûment travaillé manuellement pour le monastère jusqu’à sa mort. » Même de son vivant, il était connu comme un puissant intercesseur et même les personnes n’appartenant pas à la foi chrétienne, les Druzes et les musulmans, affluaient vers lui, sollicitant ses prières pour obtenir la miséricorde de Dieu et lui demandant de les guérir. L’eau qu’ils lui apportaient pour qu’il la bénisse acquerrait, paraît-il, un prodigieux pouvoir de guérison.
L’amour est une lumière rayonnante
Homélie de saint CharbelL’amour n’est pas un attachement, car il est liberté, alors que l’attachement asservit. Dieu est liberté. L’amour ne doit pas être pris uniquement comme une affection humaine ; c’est une force divine de création, une force de résurrection céleste.
L’amour n’est pas un instinct qui jaillit des sens matériels ; c’est une force de vie qui jaillit de l’Esprit.
L’amour n’est pas une habitude morte qui vous lie et vous attache ; c’est une force de renouvellement perpétuel qui vous ranime et vous libère.
L’amour n’est pas un sentiment orienté dans une direction particulière ; c’est une lumière qui rayonne dans toutes les directions.
Dieu n’est ni un sentiment, ni une affection, ni une habitude, ni un attachement, ni une idée. Il est la Réalité et la Vie, un Créateur qui donne la vie.L’amour est gratuit et, pour être donné, il n’exige rien en retour ; il est toujours orienté vers l’autre. L’amour qui vient d’un être humain lui revient. Lorsque l’amour jaillit de l’être humain lui-même, il s’aime lui-même, quelle que soit la force de cet amour. Mais si l’être humain puise son amour en Dieu, il est naturellement orienté vers les autres. Si l’amour vient de vous, il vous revient. L’être humain dont l’amour émane de lui-même s’aime à travers les autres, tout en pensant qu’il aime les autres.
Ne confondez jamais amour et désir, amour et affection, amour et habitude, amour et attachement.
Enseignements de sagesse
C’est dans ses propres homélies que nous faisons l’expérience intime de la foi et de la sagesse profondes de saint Charbel. Les étudiants de la Sagesse éternelle capteront des échos de ces enseignements dans ses analogies magnifiquement illustrées.
Il nous rappelle que le royaume des cieux est à l’intérieur et que la sainteté est un choix qu’il faut vivre véritablement : « Dieu vous a prédestinés à la sainteté et non à la mort. La sainteté n’est pas une chance, la sainteté est un choix. […] La sainteté est une grâce et une décision : la grâce vous est donnée par Dieu, mais c’est à vous de prendre votre décision. Vous êtes des saints en puissance, efforcez-vous de l’être en réalité. »
Il a fait référence à l’évolution de la conscience en tant que spiritualisation de la matière : « Votre voyage dans ce monde est un chemin vers la sainteté, qui est une transformation perpétuelle de l’état matériel vers l’état de lumière. » Nous sommes également encouragés à reconnaître que le royaume de Dieu lui-même n’est pas une fin mais un voyage, « que vous faites en vous par la puissance de l’Esprit – pas à pas, au fil des jours, et dans les petits détails qui remplissent les moments de votre vie, seconde après seconde ».
Il nous conseille d’accepter ce voyage comme un processus, en essayant de mettre en pratique les vérités que nous sommes en mesure de comprendre : « Vivez à la lumière de la vérité que vous saisissez » et suivez-la – car nous devons arriver au but par nos propres efforts : « Dieu éclaire les pages, mais c’est à toi de les lire. Dieu t’éclaire le chemin, mais c’est à toi d’y marcher. Celui qui monte utilise ses pieds, celui qui descend le fait avec ses pieds et où que vous arriviez, ce sont vos pieds qui vous y ont amené. »
Il nous rappelle que nous créons nous-mêmes notre propre réalité et que nous devons nous libérer de nos pensées et de nos croyances : « Libérez-vous des cordes qui vous attachent. Vos pensées, vos croyances et vos inclinations vous entravent comme les cordes qui immobilisent le navire à quai et le sécurisent, mais elles ne vous permettent pas de naviguer. Laissez la parole de Dieu vous libérer de vos liens en les brisant l’un après l’autre, même si cela vous fait souffrir. » Si nous écoutons humblement, assure-t-il, nous comprendrons la vérité et elle nous libérera.
L’importance de la famille
Dans une homélie intitulée Chaque famille est une sainte famille, saint Charbel illustre l’importance primordiale de la famille humaine qui, en tant qu’image de la famille divine, est donc sainte. Elle transmet le plan de Dieu d’une génération à l’autre, répandant l’amour de Dieu, et c’est ce qui la rend si importante.
La famille, dit-il, est ce qui lie les êtres humains les uns aux autres à travers l’Histoire et si ce cordon est coupé, l’humanité est coupée de son histoire et de son identité. C’est pourquoi toutes les forces du mal cherchent à démolir la famille, car sa destruction ébranle les fondements du plan de Dieu, car la famille est le lieu où l’être humain entre en communication avec Dieu et avec ses frères.
Il nous exhorte à protéger nos familles, « les préserver par la prière et le dialogue, par la compréhension et le pardon, par la sincérité et la fidélité, et surtout par l’écoute. Écoutez-vous mutuellement avec vos oreilles, avec votre cœur, avec votre bouche et avec les paumes de vos mains.
Gardez vos mains loin de l’agitation du monde, car elle emporte et détruit tout comme une tempête déchaînée, comme la violence des vagues lorsqu’elles reviennent sur une maison. »
Il nous avertit de sauvegarder la chaleur de la famille, car si elle est perdue, « toute la chaleur du monde n’y suppléera pas ».
Un visionnaire
Il semble parfois exprimer une compréhension prophétique des problèmes de notre époque moderne, de l’énorme pression que subissent tant de personnes en raison de leur travail ou du stress économique, du sentiment qu’il n’y a pas assez de temps pour quoi que ce soit – pour prendre soin de nos familles, de nos communautés, de nous-mêmes : « Au fur et à mesure que les bâtiments de l’humanité s’élèvent, sa moralité s’affaiblit. Leurs biens matériels augmentent, leurs valeurs diminuent. Leurs discours se multiplient, leurs prières se raréfient. Leurs intérêts s’accroissent, leurs relations s’étiolent, leurs façades s’agrandissent, leurs intérieurs s’appauvrissent. […] Ils ont de multiples moyens de communication, mais ils ne les aident pas à communiquer entre eux. Leurs lits sont spacieux et confortables, mais leurs familles sont petites, éclatées et épuisées. Ils savent comment aller plus vite sans plus savoir attendre. Ils courent pour gagner leur vie, oubliant de mener leur vie. »
Saint Charbel indique que le remède à cette humanité perdue est le Christ : « Dieu est amour, il est le but et le guide de cette humanité perdue. Le Christ est le remède de l’homme malade. L’eau du baptême dans l’Esprit est ce qui éteint le feu qui fait rage dans le monde. »
Il nous avertit que, quelle que soit l’étendue de nos connaissances, nous ne pouvons pas comprendre tant que nous n’aimons pas : « L’amour est bien plus noble que l’intellect la logique de l’amour est bien plus sublime que celle de l’intellect. » Il explique que la connaissance sans amour manque d’âme et qu’elle détruit l’être humain.
Dans Nous devons vaincre la faiblesse, saint Charbel semble parler de manière prophétique des événements calamiteux des guerres mondiales qui allaient survenir après sa mort. Bien qu’il soit mort il y a plus d’un siècle, on peut considérer que ses paroles s’appliquent à notre époque moderne, alors que les multiples crises mondiales s’accumulent. Il évoque les difficultés des mois et des années à venir : « La violence régnera sur toute la Terre. La planète sera transpercée par les couteaux de l’ignorance et de la haine. Toutes les nations chancelleront sous le poids de la souffrance ; la peur s’abattra sur la Terre entière comme une tempête, la tristesse débordera du cœur de chacun. Des hommes ignorants et hostiles présideront aux destinées de leurs peuples, les entraînant sur les chemins de la misère et de la mort, à cause de la vengeance aveugle qu’ils surnommeront justice et à cause de l’ignorance lugubre qu’ils appelleront foi. »
C’est à ce stade que saint Charbel semble démontrer sa foi en nous, en l’humanité, alors qu’il présage notre réponse – celle de l’humanité – à ces événements : « La face de la Terre changera, mais vous conserverez le visage du Christ. Les frontières, les communautés et les régimes seront effacés et redessinés, les nations vacilleront sous le poids du feu et de l’épée, mais vous préserverez votre amour sans frontières. » Il nous demande humblement d’« être l’ancre qui retient les bateaux qui errent sur les mers agitées ; que vos cœurs soient le port d’attache de tout être humain perdu, égaré et ayant besoin de protection ». Et il nous rappelle que la prière est puissante et qu’elle a un effet réel : « Par vos prières, vous pouvez faire tomber la pluie de la miséricorde et arroser la terre de votre charité. Priez pour adoucir les cœurs endurcis, pour ouvrir les esprits obscurcis, pour réconforter ceux qui ont vécu des catastrophes et des horreurs. »
Ce petit livre, L’amour est une lumière rayonnante, brille d’une sagesse pérenne qui a le pouvoir d’élever et d’inspirer ainsi que de consoler, en particulier en ces temps très difficiles pour notre planète. Avec une grande foi, saint Charbel nous demande joyeusement :
« N’ayez pas peur, car la lumière du Christ se lèvera et brillera. […] Restez ferme dans votre foi en Christ. N’ayez pas peur, ayez confiance dans le Dieu de la résurrection et de la vie. »
Citations de saint Charbel
« Pour Dieu, le début de la création et la fin de l’univers se déroulent ensemble, dans le présent. Si tu sanctifies le moment présent de ta vie par l’amour, tu réaliseras le mystère de l’éternité. Par l’amour, l’homme demeure éternellement en Dieu. »
« Laissez le Christ vivre en vous, et alors vous vivrez au cœur du mystère de l’univers, à la source de la lumière. Aimez pour être sanctifié. »
Le Maître de B. Creme a indiqué que Charbel est un Maître du 6e rayon. Sa structure de rayons est : Ame : 6 ; Personnalité : 6(2) ; Mental : 4(6) ; Astral : 6(2) ; Physique : 7(7)
1 – Partage international a présenté un certain nombre des miracles qui lui sont attribués dans des numéros précédents. Se reporter aux parutions de juin 1992, janvier 2003, octobre 2007. Pour un autre article sur saint Charbel voir PI, mars 1998.

Un livre de Hannah Arendt : Le système totalitaire – [sommaire]
Hannah Arendt (1906-1975) est une historienne et philosophe politique juive américaine née en Allemagne. Elle a étudié la philosophie à l’université de Marbourg en Allemagne sous la direction de Martin Heidegger. En 1933, elle est emprisonnée par la Gestapo, puis s’enfuit en France où elle est à nouveau emprisonnée lorsque l’Allemagne envahit la France. En 1941, elle s’enfuit aux États-Unis et s’installe à New York. Elle a enseigné dans plusieurs universités américaines. Elle est connue pour sa trilogie sur Les origines du totalitarisme (composé de trois livres : L’antisémitisme, Le système totalitaire et L’impérialisme).
Introduction
Dans Le système totalitaire, deuxième livre de sa trilogie sur les origines du totalitarisme, H. Arendt examine ce qu’est le totalitarisme, ses origines, ses objectifs et ses méthodes de fonctionnement. Cet article tente de résumer les principaux concepts du livre, comme base pour identifier les éléments présents, car, comme elle le souligne, le totalitarisme a été une nouvelle forme de gouvernement, qui s’est imprimée dans la mémoire humaine et qui nous impacte aujourd’hui.
La dernière partie de cet article, « Qu’en est-il aujourd’hui ? », énumère certains éléments présents dans la société actuelle qui sont similaires aux caractéristiques du totalitarisme ou fascisme telles que décrites par H. Arendt ; je propose également le principal « remède » ou, du moins, un moyen possible de contrer le totalitarisme.
L’objectif du totalitarisme
H. Arendt établit une distinction entre les objectifs et le fonctionnement des États autoritaires tyranniques qui persécutent leurs ennemis et les États totalitaires (selon elle, les États nazi et stalinien) dont le but avoué est d’isoler l’individu de son environnement habituel en vue de l’entraîner dans un mouvement. C’est ainsi que l’on détruit toute liberté humaine et que l’on parvient à une domination totale. La terreur n’est plus un moyen d’intimidation, mais l’essence même du mouvement.
Le régime tyrannique interdit tous les contacts politiques, en bloquant les moyens d’action afin d’empêcher toute opposition. Le totalitarisme va plus loin ; il empêche les contacts dans la sphère privée, enfermant chacun dans un « cercle de fer », détruisant la capacité de réflexion et de création de l’homme, et donc toute spontanéité, toute valeur, toute solidarité de groupe. En instaurant un conformisme absolu, le totalitarisme vise à façonner un « homme nouveau » conforme à son idéologie.
Une fois la créativité et la spontanéité éliminées, il ne reste plus que le travail, une activité destinée uniquement à nous maintenir en vie. Le moi est perdu, l’identité individuelle n’existe plus1.
« Le but de l’éducation totalitaire n’a jamais été d’inculquer des convictions, mais de détruire la faculté d’en former. »
« Le but pratique du mouvement est d’intégrer le plus grand nombre possible de personnes dans son organisation, de les faire bouger et de les maintenir en mouvement ; quant au but politique qui constituerait la fin du mouvement, il n’existe tout simplement pas. »
Le terreau du totalitarisme
Selon H. Arendt, la première chose à noter est que les régimes totalitaires ont été soutenus à la fois par les masses et par l’élite insatisfaite des valeurs du pouvoir établi de l’époque.
Pour elle, le terreau sur lequel prospère le totalitarisme a été alimenté par deux facteurs principaux : d’une part, l’incapacité des forces politiques libérales et conservatrices traditionnelles à résoudre des questions telles que l’instauration de la justice ou d’une vie digne, conduisant ainsi à l’effondrement du prestige et de l’autorité des institutions politiques ; d’autre part, l’existence d’une masse de personnes fortement atomisées, socialement isolées, sans racines, non intégrées dans des groupes sociaux d’action ou de réflexion, ayant perdu leurs repères et ne pouvant « échapper à une routine de misère, d’inutilité, de frustration et de rancœur ». Sans identité de groupe ou de classe, ces personnes cherchent à se valoriser en s’identifiant à ce mouvement qui leur permettra « d’accéder à l’Histoire même au prix de l’autodestruction ».
Les méthodes du totalitarisme
H. Arendt présente le totalitarisme comme prétendant obéir aux lois de la Nature (dans le cas du nazisme) et de l’Histoire (dans le cas du stalinisme), dont seul son chef est dépositaire. L’humanité serait, dans ces milieux, soumise à des forces surhumaines dont le but ultime n’est pas le bien-être des individus ou d’une classe, mais la création d’une super-race, d’un « Über-Mensch ». L’objectif des nazis était la création de la super-race et, sous le règne de Staline, d’une société sans classes sociales. L’objectif est de changer l’être humain pour qu’il corresponde à l’idéologie. Tout est basé sur une idéologie de vérités éternelles, une société sans classes ou une race de Seigneurs, où des théories jamais démontrées aboutissent à des conclusions d’une logique sans faille, une logique qui n’a pas besoin d’être confrontée à l’expérience.
H. Arendt décrit les méthodes utilisées par le totalitarisme pour parvenir à ses fins : les conditions essentielles de la domination totale sont « la transformation des classes en masses et l’élimination parallèle de toute solidarité de groupe ». Pour ce faire, le totalitarisme exige une loyauté totale, base de la domination totale. Les traditions sociales, juridiques et politiques sont détruites une à une. Une société totalitaire ne respecte pas les lois qu’elle établit ; seul le chef suprême peut interpréter les lois surhumaines de l’Histoire ou de la Nature comme il l’entend, en fonction des circonstances.
Une déstabilisation permanente de tout est mise en place. Le système de valeurs change tout le temps, les lois sont rétroactives, n’importe qui peut être envoyé dans un camp de prisonniers. On ne sait pas à quoi se conformer, personne n’est digne de confiance, on ne peut se fier à rien. « La méfiance imprègne toutes les relations sociales dans les pays totalitaires. »
En créant des administrations redondantes, le totalitarisme détruit l’État, la responsabilité, l’autorité et la compétence de l’État qui pourraient constituer des éléments de pouvoir résistant. « La multitude des courroies de transmission, la confusion de la hiérarchie assurent la complète indépendance du dictateur vis-à-vis de ses subordonnés et rendent possibles les brusques et surprenants revirements de politique. […] »
Ce n’est pas efficace ni productif, les continuelles destitutions et promotions rendent le travail d’équipe impossible. Cela affaiblit le pays, mais le but n’est pas de gérer le pays, le but est de le mettre en mouvement vers des objectifs qui changent constamment. Le pouvoir appartient au mouvement, pas à l’État. La police secrète est l’organe exécutif du pouvoir. L’ennemi est partout. « Toute la population est suspecte, toute pensée est suspecte. »
Le totalitarisme n’est pas efficace, il a un prix élevé. Staline a détruit les compétences et l’expertise technique ; il a écrasé son armée en la purgeant. Hitler a conduit son peuple à la destruction.
« Le pouvoir réel (c’est-à-dire la force matérielle et le bien-être du pays) est constamment sacrifié au pouvoir de l’organisation, exactement comme toutes les vérités objectives sont sacrifiées aux exigences de la cohérence idéologique. »
Les mensonges d’un monde fantasmé
Selon H. Arendt, le mépris des faits et de la vérité est l’une des caractéristiques essentielles des mouvements totalitaires. Des complots fictifs sont inventés. Sous Staline : le complot des blouses blanches, le complot trotskiste mondial, le complot des deux cents familles. Sous les nazis : une conspiration juive mondiale comme celle des Sages de Sion.
Par définition, les conspirations sont secrètes, cachées : la preuve de leur existence ne peut être apportée, donc tout est possible. On invente une réalité conforme à l’idéologie, puis on agit pour transformer le mensonge en réalité. Par exemple, en Allemagne, les nazis ont déclaré qu’il n’y avait plus de chômeurs et, pour que cela devienne une réalité, ils ont supprimé les allocations de chômage ; ils ont déclaré que les Juifs étaient différents (un mensonge) et ont promulgué des lois qui les traitaient différemment pour que le mensonge devienne réalité.
La population déracinée (spirituellement et socialement) accepte les mensonges effrénés du totalitarisme parce que la communication traditionnelle est perçue comme biaisée et déformant la réalité pour couvrir des intérêts particuliers. Les masses « déracinées » préfèrent s’appuyer sur des mensonges dont la cohérence rigide rassure et elles ignorent les faits, ou leur absence. Il est plus facile de croire en un monde fictif conforme à l’idéologie que d’affronter un monde complexe et décadent. Cette évasion apporte un minimum de respect de soi.
« Le sujet idéal de la domination totalitaire n’est ni le nazi convaincu, ni le communiste convaincu, mais des gens pour qui la distinction entre fait et fiction (c’est-à-dire la réalité de l’expérience) et la distinction entre vrai et faux (c’est-à-dire les normes de la pensée) n’existent plus. »
Et par conséquent, comme l’a exprimé H. Arendt, ce qui s’est développé, c’est « la foi inébranlable dans un monde idéologique fictif » qui se marie parfaitement avec son observation de « la folie artificiellement fabriquée du monde totalitaire ».
Qu’en est-il aujourd’hui ?
H. Arendt prévoyait que les systèmes totalitaires à l’époque laisseraient une empreinte qui serait « réutilisée ». Elle pensait que cela « transformerait la nature de l’homme ».
Si l’on considère la situation actuelle, quels sont les éléments de son analyse qui existent dans le monde ?
Tout d’abord, le terreau sur lequel le totalitarisme s’est construit dans la première moitié du XXe siècle est toujours présent. Les structures sociales s’effondrent, que ce soit au niveau de la famille, au niveau national avec des partis politiques et des syndicats qui peinent à représenter les aspirations des gens, ou au niveau des institutions internationales qui sont incapables de résoudre les problèmes, même si elles permettent des forums internationaux où tout le monde se parle, et apportent une aide concrète aux réfugiés et aux affamés.
On assiste à une certaine atomisation de la société – le « syndrome du solitaire » – favorisée par la transformation du travail, d’un outil de socialisation en une activité stérile qui permet simplement de survivre. L’« uberisation » du travail se répand, avec des instructions de travail données par des robots logiciels qui évaluent l’efficacité des travailleurs et les licencient, les déshumanisant.
L’addiction aux médias sociaux conduit également à la désocialisation, avec des interactions factices.
– Les forces politiques sont discréditées et jugées incapables de résoudre les problèmes de l’humanité parce qu’elles sont pieds et poings liés aux intérêts financiers dominants, et les grands médias sont considérés comme partiaux et incapables de présenter les vrais problèmes qui préoccupent les gens.
– Dans de nombreux pays, des idéologies se développent qui focalisent l’attention sur « l’autre » comme source de problèmes – l’étranger, l’immigré, le chômeur, la personne d’une autre foi religieuse – conduisant les gens à se réfugier dans l’autoritarisme conservateur, occultant les vrais problèmes, tels que la santé, l’éducation, le logement et des conditions de vie décentes pour tous. Dans certaines circonstances, on déshumanise « l’autre » en traitant l’ennemi d’animal, l’opposant politique de « vermine », en accusant les immigrés d’« empoisonner le sang du pays ».
– Certains parlent de démanteler l’État gourmand en ressources, tout comme les dirigeants totalitaires avaient l’habitude de démanteler l’État pour asseoir leur pouvoir. Des personnes apparemment progressistes, insatisfaites du pouvoir en place, regardent avec sympathie les politiciens qui prônent le séparatisme et l’ordre sans aucune intention d’équité.
Les mensonges et les faits alternatifs fleurissent sur les médias sociaux, propagés à des millions de personnes sans aucune vérification ni prise de responsabilité pour les dommages infligés : le changement climatique n’existe pas, j’ai gagné les élections, l’État profond2 est à l’origine de tous les problèmes, et ainsi de suite. Une théorie du complot chasse l’autre3.
Au sein des médias sociaux, il existe un monde fictif manipulé par des intérêts particuliers (privés ou étatiques), où l’on peut trouver tout ce que l’on veut. La capacité à capter l’attention est plus importante que les faits et les preuves4. De cette façon, le chaos est augmenté, sans que nous réalisions que l’État totalitaire a besoin du chaos pour s’établir.
D’autres méthodes utilisées par le totalitarisme sont aujourd’hui présentes dans différentes parties du monde : plus de deux millions de personnes ont été confinées de force dans une zone de 460 kilomètres carrés (moins d’un tiers de la taille de Londres) pendant plus de dix ans.
Nous connaissons l’existence de nombreux camps de travail forcé dans le monde, de systèmes de surveillance généralisés utilisant la reconnaissance faciale, et les « notes de comportement » des populations (la façon dont les gens se comportent dans les espaces publics, leur respect de la loi) qui déterminent leur accès aux transports, aux prêts bancaires et la « note » de leurs amis, et ainsi de suite.
Le terrorisme de masse s’est développé, les bombardements de villes par des armées régulières sont courants, tous deux terrorisant la population, avec des dizaines de milliers de victimes civiles.
Tous ces éléments s’inscrivent dans la logique de l’esprit totalitaire qui veut fragmenter la société en la terrorisant, créer le chaos et détruire les êtres humains pour les faire entrer dans une société fantasmée.
Dans ce contexte inquiétant, l’espoir réside dans la prise de conscience de la nécessité d’agir pour améliorer le monde ; dans les nombreux groupes de personnes qui réfléchissent, s’organisent et créent des liens en faisant leurs choix et en prenant des responsabilités dans des associations locales, nationales ou internationales.
La force des mouvements, souvent spontanés, qui revendiquent la justice et la préservation de la vie sur la planète, bouscule les conservatismes.
Toute action de groupe dont la finalité est le bien commun et l’unité (et non le rejet de l’autre) et qui accepte le monde dans sa réalité complexe, est un obstacle au totalitarisme.
Ce besoin irrépressible de s’unir pour assurer le bien commun en conscience, que les Maîtres appellent la « Voix des Peuples », est sans doute l’obstacle majeur au totalitarisme, car il met fin à l’atomisation de la société, l’ancre dans la réalité et manifeste l’âme de l’humanité.
Les Maîtres nous ont assuré que la Voix du Peuple sauvera le monde.
- Dans Extériorisation de la Hiérarchie, le Maître Djwal Khul indique qu’en 1942 les forces de la matérialité étaient si proches de la victoire, que la destruction des formes aurait pu empêcher l’incarnation des initiés, que la Hiérarchie a envisagé de se retirer du contact avec l’humanité, ce qui aurait pu retarder considérablement le processus d’évolution.
- État profond : « hiérarchie parallèle ou entité informelle détenant secrètement le pouvoir de décision sur la société et l’ensemble des décisions politiques d’une démocratie», d’après Wikipédia.
- Les théories du complot prônent l’existence de groupes secrets dont les actions peuvent expliquer de nombreux événements réels ou imaginaires. Le groupe étant censé être secret, rien n’est à prouver. A contrario, certains peuvent qualifier de conspirationnistes ceux qui ne partagent pas leurs opinions.
- Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Sur internet, il y a une profusion d’informations accessibles rapidement, étayées par des arguments qui ouvrent les esprits sur les réalités du monde. Et l’utilisation des médias sociaux est aussi un excellent moyen de nouer des contacts sociaux. Cette abondance d’informations est l’occasion de faire preuve de discernement. De nombreux sites vérifient l’information en ligne, comme Bellingcat.
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Le fondement spirituel de la vie – [sommaire]
LA VIE SPIRITUELLE n’a rien à voir avec les croyances et la dévotion. C’est le sentiment que l’on a d’être à tout instant relié au divin, de ne jamais être séparé de l’expression du divin, en soi-même ou chez les autres. Enseignez cela par l’exemple à vos enfants, et vous les verrez grandir et devenir devant vos yeux des exemples de cette divinité. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]
LA CRISE SPIRITUELLE DE L’HUMANITÉ, la recherche du sens et du but de notre vie, se focalise aujourd’hui dans le domaine politique et spécialement dans le domaine économique, et c’est là qu’il faudra trouver la solution. Cela signifie que l’aspect de l’âme, l’aspect spirituel, doit entrer en jeu.
Nous devons observer notre manière d’agir et transformer nos habitudes. L’humanité doit changer ou mourir. C’est ce que le Maître exprime avec tant de justesse : « Coopération est synonyme d’unité. L’unité et la coopération sont les tremplins de l’avenir, offrant à tous l’assurance de l’accomplissement. De grandes réserves d’énergie restent dormantes au sein de l’humanité, n’attendant que la magie de la coopération pour se manifester. » [L’Art de la coopération (B. Creme)]
UNE RESTRUCTURATION PROGRESSIVE DE LA SOCIÉTÉ s’effectuera avec un minimum de clivages ; les hommes verront peu à peu se réaliser leurs espoirs d’une société basée sur le partage et l’amour, et la nouvelle ère garantira à chacun sa place légitime. Ces nouvelles formes mèneront à l’expression de capacités jusque-là à peine pressenties chez l’homme. L’éveil de pouvoirs de perception et de réceptivité auparavant inutilisés accélérera sa compréhension du fondement spirituel de la vie, et, à un rythme sans cesse croissant, sa divinité intérieure deviendra manifeste. [Une nouvelle approche de la vie sociale (Maître –)]
MON ENSEIGNEMENT EST À DEUX NIVEAUX : il concerne la nature physique de l’homme, les nécessités de la vie ; il traite également de la nature des relations de l’homme avec cet Etre divin que nous appelons Dieu.
Dans mon langage, ils ne font qu’un, car ce n’est que lorsque l’homme établit une relation correcte avec l’homme qu’il peut alors s’apparenter à Dieu. Mon but est de vous montrer ceci, de vous enseigner que lorsque l’homme découvre en lui-même la capacité de partager, d’aimer, de faire confiance, à partir de ce moment, il commence son ascension vers Dieu. [Message n° 29 (Maitreya)]
IL EST TEMPS QUE TOUT LE MONDE COMPRENNE que le mot « spirituel » s’applique à tout ce qui contribue activement à l’amélioration des conditions de vie de l’humanité tout entière, au progrès du plus grand nombre. Est spirituel tout ce qui fait avancer un homme ou une femme, que ce soit sur le plan physique, émotionnel, mental ou sur le plan spirituel, celui de l’âme. Tout ce qui permet à l’humanité de progresser est fondamentalement spirituel, et pas seulement religieux. Le sentier de la religion n’est qu’une voie parmi d’autres. Ainsi, les structures que nous devons créer – dans les domaines politique, économique et social – doivent être fondamentalement spirituelles dans leur motivation. [Enseignements de la sagesse éternelle (B. Creme)]
MA TÂCHE COMMENCE. Lorsque je me manifesterai, je placerai le monde devant la nécessité de changements.
Ces changements, mes amis, sont des dons de Dieu. L’homme, lorsqu’il se dirige vers Dieu, doit démontrer cette divinité. Toutes les structures humaines doivent refléter la lumière divine. Toutes les manières de penser de l’homme doivent révéler le Dieu intérieur. Cette vérité, mes amis, est à la base du changement. Lorsque vous comprendrez cela, vous accepterez joyeusement cette nécessité. [Message n° 96 (Maitreya)]
NOUS SOMMES CONFRONTÉS à une crise essentiellement spirituelle, mais s’exprimant dans les domaines politique et économique. D’où la décision du Christ de travailler dans ces domaines, et de là l’importance du principe du partage, qui est, dit-il, la clé de tout progrès futur pour l’être humain : « Lorsque vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. L’homme doit partager ou bien mourir. » Le partage est un principe divin, et tant que nous n’admettrons pas que toutes les structures doivent refléter cette divinité intérieure, nous ne ferons pas un pas de plus dans notre évolution. Le jour où nous en prendrons conscience, nous ouvrirons la porte à une situation entièrement nouvelle. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
LES HOMMES DOIVENT COMPRENDRE que c’est à eux qu’il incombe d’agir, faute de quoi il ne se produira rien de nouveau. Quand ils prendront conscience de cela, ils passeront à l’action spontanément, le cœur embrasé d’espoir. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes accompliront-ils leur destinée en bâtissant des structures dignes du Nouvel Age qui s’ouvre devant eux.
Maitreya n’en est qu’au début de sa mission, qui est d’amener les hommes à l’art de la relation juste. Mais déjà il constate qu’en l’écoutant, les multitudes s’enhardissent : galvanisées, elles ne tarderont pas à agir pour prendre possession de leur destin, non par la révolution mais par la révélation de leur propre divinité. [Les hommes s’éveillent à Maitreya (Maître –)]
LA DIMENSION MORALE ET SPIRITUELLE EN POLITIQUE – De nombreux chefs religieux prennent actuellement position en faveur du peuple. Ils mettent les hommes politiques au défi de prendre en compte la dimension morale et spirituelle, qui ne peut être éludée par quiconque détient le pouvoir. Si cette dimension n’est pas prise en compte, une crise s’ensuit nécessairement.
Certains hommes politiques commencent à réaliser que la commercialisation en elle-même est un credo superficiel. Une révision claire des principes aboutirait à d’autres priorités, telles que la prise en compte des besoins essentiels des populations, ce qui mènerait à une réorientation de l’économie et de la politique. [Les lois de la vie (Maitreya)]
NOUS DEVONS CHANGER LES STRUCTURES ÉCONOMIQUES MONDIALES, non seulement parce que cela nous semble plus équitable étant donné que ces structures sont profondément injustes et mauvaises, mais parce que si nous ne le faisons pas nous détruirons le monde. C’est aussi simple que ça. Nous devons les changer afin que l’humanité puisse commencer à vivre en tant qu’âme, dans une société fondée sur l’harmonie et par conséquent sur l’équilibre. Avec cet équilibre viendra une conscience toujours plus grande de qui nous sommes et de ce que nous sommes réellement. Telle est notre crise, tel est notre problème actuel : savoir qui nous sommes. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]
LE PARTAGE EST DIVIN, il fait partie du Plan de Dieu pour ses enfants, et il devra un jour venir à manifestation.
Quand les hommes partageront, les divisions s’effaceront, les blessures guériront ; et au travers des trois structures politiques majeures, l’amour, la volonté et l’intelligence de Dieu trouveront une réflexion plus juste. Une véritable démocratie, à laquelle tous les hommes participeront, remplacera l’imposture actuelle. Un nouvel esprit de liberté insufflera chaleur et amour dans l’idéal communiste. Une véritable hiérarchie spirituelle incarnant la généreuse volonté de Dieu remplacera un jour les régimes autoritaires actuels. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les formes extérieures refléteront-elles la vie et le dessein divins intérieurs et offriront-elles aux hommes de nouveaux modes d’expression et de relations qui leur permettront de manifester leur sens croissant de la nature divine. [Les structures politiques du nouvel âge (Maître –)]
NOUS DEVONS CESSER D’EXPLOITER LA PLANÈTE et de mésuser de ses ressources ; cesser d’exploiter les règnes inférieurs et de faire mauvais usage de leur vie ; montrer que le monde est Un, l’humanité Une, la vie Une. Telle est la destinée des hommes.
La fonction des hommes est d’agir comme transmetteurs des forces spirituelles vers les règnes inférieurs et de devenir ainsi les collaborateurs de Dieu. C’est là leur véritable destinée. Mais ils ne peuvent l’accomplir s’ils limitent la vie spirituelle à une seule de ses facettes, la vie religieuse. Ils ne pourront y parvenir que s’ils manifestent la vraie spiritualité dans tous les aspects de leur vie, y compris dans notre vie politique, économique et sociale, dont les structures ne répondent plus à nos véritables besoins et doivent subir un changement. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]
LA CONSTITUTION DE CHAQUE PAYS sera, en dernière analyse, fondée sur les trois principes de liberté individuelle, de liberté civile et de salut. La liberté individuelle s’applique à la personne. La liberté civile se situe au niveau national, et le salut relève du niveau spirituel. La réalité de l’interdépendance mondiale deviendra un fait établi dans notre conscience, et, dans le processus, le fait que « tous les hommes sont frères » se traduira de plus en plus dans des structures et dans des programmes d’action pratiques reflétant cette réalité. Les nations connaîtront la fraternité, les buts communs et les aspirations communes. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
CELA NOUS RÉJOUIT LE CŒUR de voir les efforts que les gens ordinaires dans le monde ont déjà accomplis. C’est à eux que je parle maintenant. Faites entendre votre voix ; dites vos besoins au monde, votre besoin de paix, votre besoin de justice et de liberté, le besoin qu’ont tous les êtres de vivre en harmonie. Quelles que soient leur religion, leur couleur, leur race, tous les hommes, en essence, sont un. Ils sont mes frères, et j’aime chacun d’entre eux. [Message de Maitreya, PI, mai 2008]
NOMBREUX SONT CEUX qui s’éveillent d’eux-mêmes à cette vérité fondamentale, et voient dans le partage la réponse à l’injustice et à la guerre. Ainsi, beaucoup sont prêts pour l’appel de Maitreya. Cette prise de conscience ira croissant à mesure que la crise déchirera toujours plus en profondeur la trame des formes et structures à bout de souffle, qui ne fonctionnent plus et dont la survie ne pourra être assurée bien plus longtemps.
Quand Maitreya prendra la parole il montrera qu’il en est ainsi, que le monde est prêt pour l’adoption de formes nouvelles et meilleures, fondées sur les véritables besoins des peuples de toute la Terre. C’est à lui qu’il incombe d’orienter et d’intensifier cette prise de conscience de l’unité indivisible du genre humain, de la dépendance mutuelle des hommes et de leur divinité qui s’éveille. Ainsi Maitreya et l’humanité œuvreront-ils de concert à la restauration de ce monde. [La restauration du monde (Maître –)]
NOUS AVONS ÉDIFIÉ DES SYSTÈMES basés sur de faux principes : compétition, division, séparation et inégalité, tout cela s’oppose à cette réalité intérieure. Cette réalité intérieure est Unité du genre humain, une nature divine partagée, latente en chaque être humain, qui a besoin de formes extérieures correctes pour permettre à son rayonnement de s’exprimer. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
A QUOI RESSEMBLERAIT UN SYSTEME SOCIO-ECONOMIQUE ADAPTE A L’ERE NOUVELLE ? (janv. 91)
A mon sens, il faudrait qu’il reflète le lien intérieur profond qui unit les hommes l’un à l’autre et à la planète. Un système d’autosuffisance durable devrait remplacer le système actuel de surproduction, de compétition et de gaspillage. En conséquence, l’interdépendance et la coopération, la justice sociale, la liberté et le partage devraient être les thèmes clés d’un système viable fondé sur des principes spirituels. Ce système devrait également prendre en compte et favoriser l’initiative individuelle et l’esprit d’entreprise, mais pas au détriment de la justice sociale et du bien du groupe.
Ce système ne serait ni le capitalisme, ni le socialisme, mais une démocratie sociale – ou un socialisme démocratique – impliquant la pleine participation de tous les individus à leur propre gouvernement. Femmes au foyer, médecins, artistes, enseignants, tous joueraient pleinement leur rôle dans un gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple – chose que ni l’Est, ni l’Ouest n’ont réussi à mettre en place jusqu’à présent. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
LE MOMENT EST VENU d’entamer le processus de changement, de transformer la vie des hommes, de telle manière que le Dieu en chacun puisse rayonner. Cela, mes amis, n’est pas difficile à accomplir car, en vous tous, réside un tel être divin. Ma tâche consistera à éveiller en vous cette Lumière rayonnante et à vous conduire à sa source. [Message n° 74 (Maitreya)]
De nos correspondants
En marche vers Maitreya et notre humanité – [sommaire]
Maitreya nous dit : « Si vous faites un pas vers moi, j’en ferai deux vers vous. Je vous prêterai ma force. Je suis toujours avec vous. » Benjamin Creme a souvent répété que nous pouvons concevoir Maitreya comme l’âme de l’humanité, le meilleur de ce que nous pouvons être. Ainsi, lorsque nous tendons vers ce que nous pouvons être de mieux – notre propre humanité – sans même le savoir, nous tendons vers lui et il peut répondre sans contrevenir à la loi sacrée du libre arbitre humain.
Cela suggère également que nos forces personnelles et collectives augmentent de façon exponentielle lorsque nous demandons en masse que les valeurs de Maitreya soient défendues et mises en pratique ; des valeurs de justice, de paix et de justes relations les uns avec les autres et avec notre précieuse planète en danger.
De nombreux exemples de la présence de Maitreya et de ses apparitions lors de manifestations ont été rapportés dans Partage international au fil des ans, confirmés par le Maître de Benjamin Creme, soutenant l’idée que Maitreya joue un rôle actif, nous aidant à acquérir un sens solide de la direction et du pouvoir du peuple. Chaque action appelant à la justice et à la paix compte, mais certaines sont comme des panneaux indicateurs le long du chemin.
Le nombre de manifestants est primordial
La marche et le rassemblement de 2003 à Londres contre la guerre en Irak, auxquels ont participé près de deux millions de personnes, en sont peut-être l’exemple le plus remarquable. Un grand sentiment d’unité, de paix et d’espoir y a régné pendant de nombreuses heures, marqué par des acclamations enthousiastes qui ont parcouru la foule. Les photos d’un homme acclamant bruyamment les discours et appelant à « dénoncer les mensonges » ont été confirmées par le Maître de Benjamin Creme comme étant celles de Maitreya. Le sentiment d’unité était tel que les manifestants en parlaient encore des années plus tard. Un article du Guardian de 2016 cite l’un d’entre eux comme ayant affirmé en substance : « Ce fut, sans aucun doute, l’un des jours les plus extraordinaires de ma vie. Un sentiment d’unité avec l’humanité qui n’a jamais été égalé depuis. »
Cependant, les manifestants ont commis une grave erreur. Pensant que le travail était terminé, nous sommes tous rentrés chez nous et y sommes restés, laissant le premier ministre Tony Blair continuer à soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Irak, malgré les mensonges évidents.
Mais ce n’était qu’une manifestation parmi d’autres dans le cadre d’une mobilisation mondiale contre la guerre à l’époque – un mouvement de masse salué comme le début du pouvoir populaire moderne ; un mouvement qui a d’ailleurs fait réfléchir les gouvernements lorsqu’ils ont été à deux doigts de déclencher la troisième guerre mondiale en Syrie, en 2013.
La persévérance et la constance sont récompensées
En revanche, des milliers de personnes réclamant la justice et la démocratie ont tenu bon sur la place Tahrir, au Caire, en 2011, alors qu’elles étaient violemment réprimées, voire tuées. Dans le monde entier, les spectateurs n’ont pas compris pourquoi elles n’ont pas riposté, mais elles étaient pleines d’amour et de joie et animées d’un sentiment commun de fraternité, quelle que soit leur religion. Dans son article intitulé « La voix du peuple se fait entendre », le Maître de B. Creme décrit Maitreya travaillant parmi les manifestants sous différentes apparences, les réconfortant et « les bénissant pour leur ardeur et leur retenue ». Il ajouta : « Baignés des énergies et de l’amour de Maitreya, ils vivaient une nouvelle naissance. » Leur campagne s’est étendue à toute l’Égypte par le biais de nombreuses formes de désobéissance civile et de grèves, et le président Moubarak a démissionné, marquant ainsi une étape importante vers la démocratie.

Maitreya nous enseigne également
Une autre grande manifestation a eu lieu dans le centre de Londres, le 26 mars 2011. On dit qu’il s’agit du plus grand rassemblement organisé par des syndicats à Londres depuis la Seconde Guerre mondiale. Baptisée March for the Alternative (Marche pour le changement), elle s’opposait en fait aux réductions draconiennes des dépenses dans les services publics prévues par le gouvernement et bénéficiait d’un soutien dans tout le pays. Alors pourquoi n’a-t-elle pas été couronnée de succès ?
Lorsque mon mari et moi sommes arrivés sur place, nous nous sommes sentis mal à l’aise. Il y avait tant de groupes différents, chacun proclamant ses propres priorités. Une rencontre avec Maitreya l’a parfaitement illustré.
Peu après notre arrivée, un homme attira soudain notre attention à plusieurs centaines de mètres devant nous. Ses vêtements n’étaient pas débraillés, mais une jambe de son pantalon était trop courte. Mais ce qui nous a vraiment interpellés, c’est qu’il semblait être assis sur un grand chariot à provisions à roulettes qui ne semblait pas adapté à un tel usage. Il en allait de même pour le deuxième chariot qu’il avait pris quelque part. Celui-ci était surmonté d’un mannequin grandeur nature, entièrement vêtu, dont la coiffure ressemblait étrangement à celle du premier ministre britannique Tony Blair !
En même temps, il brandissait une grande pancarte sur laquelle étaient griffonnés de nombreux messages ! Nous n’avions aucune idée de ce qui y figurait.
L’homme se mit en marche avec la foule, tirant les deux chariots, brandissant toujours sa pancarte, tout en luttant avec le mannequin qui menaçait de tomber. Nous avons trouvé hilarant qu’il le remette furieusement en place en le tirant par le cou ! Il se mit dans une colère noire. Il n’arrivait pas à faire en sorte que tout aille dans le même sens au même moment. Il n’arrivait à rien.
Au moment où nous avons décidé de voir ce que disait l’affiche et s’il s’agissait vraiment d’un sosie de T. Blair, la foule s’est refermée devant nous et nous l’avons perdu de vue. Malgré notre empressement et la foule qui s’était de nouveau éclaircie, il avait disparu, alors qu’il n’y avait nulle part où aller.
Personne d’autre ne semblait prêter attention à cette pantomime, ce qui est souvent le cas lorsqu’il s’agit des apparitions de Maitreya.
La division dissipe l’énergie
Au cours des semaines suivantes, il est devenu évident que le gouvernement adoptait une attitude consistant à « diviser pour mieux régner », en concluant des accords avec chaque groupe séparément, en commençant par les grands services publics : les pompiers, les syndicats d’enseignants, les syndicats du service national de santé (NHS). Cela a fonctionné. Les syndicats ont remporté quelques « victoires », mais uniquement s’ils n’entravaient pas les changements structurels. Les choses se sont calmées et les personnes dont les voix étaient moins fortes ont commencé à souffrir davantage et à mourir.
Le Maître de B. Creme n’a pas expliqué le but de l’étonnante démonstration de Maitreya lors de ce rassemblement particulier. Pour nous, il s’agissait de l’importance de l’unité, de ne pas se laisser distraire, diviser ou monter les uns contre les autres par nos bagages, de s’assurer que nous allions tous dans la même direction !
Un message simplifié
Le 15 avril 2005, mon mari, un autre membre de notre groupe de méditation et moi-même avons rejoint la manifestation Wake up to Trade Justice (demandez la justice économique) à Londres pour une nuit de veille. Cela faisait partie de la campagne mondiale Make Poverty History (Abolir la pauvreté), largement soutenue par le pays, et coïncidait avec la présidence britannique du sommet du G8. Nous avions donc décidé que c’était le moment de faire une grande déclaration sur le message central de Maitreya – la nécessité de partager les ressources mondiales en fonction des besoins et non de l’avidité, si nous voulons sauver notre planète. Nous voulions que cette déclaration soit très visible et nous avons donc décidé de « faire les choses en grand » ! Littéralement. A cette fin, nous avons passé tout un après-midi à préparer notre toute première bannière. Après de longues discussions, nous nous sommes mis d’accord sur le slogan « Le partage sauvera le monde ». Nous l’avons donc peint en grosses lettres sur un drap de lit, sans nous rendre compte que ce n’était pas très pratique.
Dès que nous avons déployé notre immense bannière au point de rassemblement, nous avons rapidement succombé à l’embarras. Non seulement elle se distinguait par sa taille et sa bizarrerie, mais son message défiait involontairement tous les autres qui, pour la plupart, formulaient des demandes telles que « Make Poverty History » (abolir la pauvreté) ou « Make Trade Fair » (pour le commerce équitable).
Le nôtre disait : « Toute vie est en danger. Voici la réponse. » Nous nous sommes sentis mal à l’aise et avons poliment essayé de nous « permettre » mutuellement d’avoir l’honneur de porter cette énorme chose : « Cela m’est égal de ne pas la porter. » « Tu peux le faire. » « Non, non, je t’en prie, je peux attendre. » « Il y a un peu de vent, je ne pourrai peut-être pas la tenir longtemps. »
Les gens lisaient notre bannière, se tournaient vers leurs amis et discutaient pour savoir si le partage allait vraiment sauver le monde – comme nous l’espérions – mais leur ton était plus perplexe et dédaigneux que favorable. Les commentaires commençaient par un pédant « Pas nécessairement ». D’une certaine manière, cela nous a rendus plus déterminés, et nous avons rejoint la foule qui se dirigeait vers Parliament Square (Place du Parlement). Mais les manifestants étaient trop nombreux et nous avons dû nous tenir sur le bord de la route, bloqués par des barrières. Quelque chose nous a poussés à aller de l’avant pour que notre bannière soit visible par la circulation du vendredi soir, mécontente de notre présence.
Soudain, la circulation a ralenti et est devenue beaucoup plus silencieuse. Tout était plus calme, étrangement. Nous entendîmes une voix venant d’un peu plus loin. Une voix qui ne se moquait pas de nous. Bientôt, nous avons vu qu’elle provenait d’un homme penché à la fenêtre du passager avant d’une voiture qui s’approchait. Il lisait les slogans à haute voix, mais lorsqu’il est arrivé au nôtre, il l’a lu lentement et plus calmement pour lui-même, comme s’il y réfléchissait : « Le partage sauvera le monde. »
Soudain, il a crié un « OUI !!! OUI ! » et s’est animé. Il s’est penché beaucoup plus loin, a écarté les bras et les a agités en criant avec enthousiasme : « Le partage sauvera le monde ! » Il l’a répété plusieurs fois à haute voix alors que sa voiture continuait à rouler, en insistant fortement sur le mot « sauvera ».
Notre humeur a changé. Nous nous sommes sentis plus forts, confiants dans la puissance de notre message et du slogan que nous avions choisi. Nous voulions maintenant porter la bannière ! Et nous avons pris plaisir à le faire.
Pour nous, c’était très significatif. Nous étions sûrs que l’homme dans la voiture était Maitreya ; qu’il avait soutenu notre effort (notre pas vers lui), nous donnant la force et le courage qui nous manquaient (ses pas vers nous). Nous n’avons pas été traités différemment par les autres manifestants après le passage de cet homme, mais nous nous sommes sentis différents. Et cela a vraiment compté.
Le résultat de la campagne Abolir la pauvreté a été salué comme une avancée pour de nombreuses personnes en situation de pauvreté, même si, une fois encore, les événements montrent qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais pour nous, le rassemblement de ce soir-là a eu un autre résultat significatif.
En faisant ce que notre petit groupe a fait, nous avons préparé le terrain pour que la voix de Maitreya et son message clé sur le partage soient vus et entendus. Il a pleinement profité de l’occasion, amplifiant le message au-delà de tout ce que nous aurions pu faire nous-mêmes.
Mais c’est maintenant le combat des combats qui nous attend
Pour parler franchement : les inégalités, les guerres et le changement climatique font payer un lourd tribut et notre système planétaire est sur le point de s’effondrer, nous entraînant avec lui et provoquant de nombreuses souffrances. Nous ne pouvons pas permettre que cela arrive.
La situation n’a jamais été aussi urgente. Nous pouvons nous faire entendre de bien des façons, mais les manifestations massives, pacifiques, tenaces et courageuses sont sans doute les plus puissantes. Elles sont certainement les plus visibles et les plus difficiles à ignorer ou à rejeter pour les autorités et ceux qui sont encore enclins à la passivité.
C’est un combat que nous devons gagner parce qu’il s’agit d’un combat pour ce que nous sommes et ce que nous pouvons être lorsque nous donnons le meilleur de nous-mêmes. Et nous le gagnerons parce que chaque action que nous entreprenons va dans la bonne direction, là où se trouve la vérité, là où se trouve notre humanité, là aussi où se trouve Maitreya.
Source : Les Lois de la vie ; fightclimatechange.earth ; Share International : The Guardian
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Des signes dans le ciel – [sommaire]
Se pourrait-il que certains gouvernements se préparent, très progressivement, à dévoiler plus d’information au sujet de l’existence des ovnis et à les faire fuiter au débat public ? Si quelques rapports intrigants filtrent, cela préparerait-il le public à plus de divulgation à venir ?
Un récent article dans le Guardian affirme que ce n’est pas probable, mais le titre identifie correctement les implications du sujet : « Il suffit qu’une seule observation d’ovni soit vraie et cela change l’humanité pour toujours : et si on nous avait menti au sujet des ovnis ? »
La position de Partage international, informé par Benjamin Creme et son Maître, est que les ovnis ne sont pas seulement réels mais qu’ils sont ici en mission. Selon Benjamin Creme, les ovnis et leurs occupants sont engagés dans une mission spirituelle pour aider l’humanité et pour sauver cette planète de toute dégradation ultérieure. Notre hiérarchie planétaire, conduite par Maitreya, l’Instructeur mondial qui vit maintenant parmi nous, travaille inlassablement avec les Frères de l’espace dans une entreprise commune afin de restaurer la santé de la planète.
Un ovni à Mineral Wells, au Texas – [sommaire]
États-Unis – Le 4 octobre 2023, plusieurs témoins de Mineral Wells, au Texas, près d’un point de repère naturel appelé la montagne de la bienvenue, ont remarqué une lumière brillante dans le ciel, qui s’assombrissait puis brillait de nouveau. L’un des témoins qui a filmé l’objet raconte : « L’objet volant commença à planer dans le ciel sans faire le moindre bruit. Puis plusieurs objets plus petits commencèrent à voler sporadiquement autour du plus gros objet. A ce point ils partirent dans tous les sens, d’une façon qui devrait être impossible. Je ne pouvais plus distinguer leur forme. L’objet principal changeait de forme, passant d’un hexagone à une sphère. Il avait des lumières tournantes. D’autres suivirent, volant à toute vitesse comme des météores, mais ils remontaient vers l’objet original. Peu de temps après, nous vîmes des avions essayant d’aller dans la direction des objets, mais incapables de les suivre. »
Source : National UFO Reporting Center
Un ovni à Ridge – [sommaire]
Le 28 novembre 2023, un témoin de Ridge (Maryland), a rapporté avoir vu un objet muni des lumières pulsantes planant dans le ciel à environ 900 m au-dessus de la rivière Potomac. Le témoin a déclaré que « l’objet à plané silencieusement pendant environ 5 minutes, puis a disparu ».
Source : National UFO Reporting Center/ufocenter.com
Vidéo d’un ovni prise par le satellite solaire de l’Agence spatiale européenne – [sommaire]
Une vidéo prise en mars 2022 par le satellite solaire de l’Agence spatiale européenne (ESA) montre ce qui semble être le contour d’un ovni sur ou proche de la surface du soleil. Un gros plan de la vidéo fait par ufosightingsdaily.com et posté sur leur chaîne YouTube permet de voir l’objet en détail. En se basant sur la taille de la Terre indiquée sur la vidéo, le site estime que l’objet avait environ la taille de la lune terrestre. L’ESA annonce que cette vidéo représentait l’imagerie de la plus haute résolution jamais enregistrée du soleil dans la région du pôle Sud. Les trois images de cette page sont tirées de cette vidéo.
Note : la flèche rouge ajoutée dans la vidéo par UFO Sightings Daily indique l’endroit où l’image de l’ovni a été vue.
Source : YouTube : UFO Sightings Daily
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.Les réactions aux accords de la COP28 – [sommaire]
Lors du sommet sur le climat de la COP28, le 13 décembre 2023, les représentants de près de 200 pays se sont mis d’accord pour commencer à réduire la consommation mondiale de combustibles fossiles. Les appels à l’abandon progressif – soutenus par l’UE et plus d’une centaine de pays – avaient été lancés par plusieurs États pétroliers. Au lieu de cela, la COP28 a débouché sur un accord plus ambigu qui prévoit une « transition vers l’abandon des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques, de manière juste, ordonnée et équitable […] afin de parvenir à une consommation nette nulle d’ici à 2050, conformément aux données scientifiques ».
Près de 200 pays ont également convenu d’adopter une série de mesures, dont l’augmentation de la production d’énergie propre, afin d’éviter les pires effets du changement climatique. L’accord sur l’abandon des combustibles fossiles a été conclu aux Émirats arabes unis, l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde. Le président de la COP28, Sultan Al Jaber, qui dirige également la compagnie pétrolière nationale des Émirats arabes unis, a fait l’objet de critiques virulentes pour son conflit d’intérêts.
La mention des « combustibles fossiles » dans l’accord final de la COP28 marque un moment qui pourrait changer la trajectoire de la lutte contre le changement climatique. Toutefois, le texte n’est pas aussi clair que l’espéraient de nombreux dirigeants, militants et scientifiques. Il comporte des mises en garde, des marges de manœuvre et n’est pas contraignant. Néanmoins, la présence d’une formulation explicite appelant à l’abandon du charbon, du pétrole et du gaz est saluée comme une avancée majeure.
Des fonctionnaires, des militants et des scientifiques du monde entier ont réagi à la déclaration finale de la COP28.
« Le test critique est maintenant de savoir si les pays en développement bénéficieront de plus de moyens financiers pour rendre possible la transition énergétique. » – Ani Dasgupta, président du World Resources Institute (Institut des ressources mondiales).
« Nous avons progressé vers le statu quo, alors que ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un changement exponentiel dans nos actions. » – Anne Rasmussen, représentante des Samoa, au nom de l’Alliance des petits États insulaires.
« Il s’agit d’une étape historique sur la voie de la transition vers l’abandon des combustibles fossiles, une évolution qui semblait pratiquement impossible il y a encore deux ans. Mais nous devons garder à l’esprit qu’il s’agit là du strict minimum. » – Sir David King, fondateur et président du Climate Crisis Advisory Group (Groupe de conseillers sur la crise climatique).
D’éminents défenseurs du climat ont également exprimé leurs avis, affirmant clairement leur position : Greta Thunberg a déclaré à Reuters devant le parlement suédois, lors d’une manifestation en faveur de la justice climatique :
« Ce texte est édenté et il est loin d’être suffisant pour nous maintenir dans la limite de 1,5°C. C’est un coup de poignard dans le dos des plus vulnérables. »
Vanessa Nakate, militante ougandaise pour la justice climatique, souligne que les carburants de transition et la « technologie de conte de fées comme la capture et le stockage du carbone » aboutit à un accord « désespérément faible qui laisse une fois de plus le Sud mondial sans le financement climatique dont il a besoin ».
Les représentants des communautés autochtones et des groupes environnementaux de la société civile ont déclaré que l’accord ne garantit pas la justice climatique pour les pays en développement. Il manque une formulation pour garantir que les nations riches mettent rapidement fin à leur dépendance aux combustibles fossiles, et les groupes ont souligné que les projets pétroliers et gaziers prévus dans une poignée de pays riches et développés sont suffisants pour « faire échouer l’objectif de 1,5°C ».
Le chef de la délégation des Iles Marshall, John Silk, a qualifié le résultat de malhonnête. Il a déclaré : « Je suis venu de mes îles natales pour travailler avec vous à la résolution du plus grand défi de nos générations, pour construire ensemble un canoë pour mon pays […]. Nous avons construit un canoë dont la coque est faible et n’est pas étanche. Pourtant, nous devons le mettre à l’eau parce que nous n’avons pas d’autre choix […]. C’est un petit pas dans la bonne direction dans ce processus, un bon signal. Mais dans le contexte du monde réel, où les températures augmentent et où les gens meurent, ce n’est pas suffisant. Alors que nous naviguons ensemble sur ce canoë qui prend l’eau, acceptons de colmater les brèches afin de maintenir le canoë à flot pour le bien de tous, en particulier des plus vulnérables. »
Source : NYTimes.com ; reuters.com
Et les avertissements urgents continuent d’affluer – [sommaire]
Le 9 janvier 2024, moins d’un mois après la clôture de la très compromise COP28, les scientifiques du Copernicus Climate Change Service (CCCS) de l’UE ont annoncé qu’il était probable que la barre critique de 1,5°C soit franchie pour la première fois au cours des douze prochains mois.
Un rapport du Guardian indique qu’une « analyse indépendante de l’Agence météorologique du Japon a produit des résultats très similaires à ceux de Copernicus, avec en 2023 un record de 1,43°C au-dessus des niveaux préindustriels et battant le record précédent de 0,14°C »
Hommage au ver de terre ! – [sommaire]
Les vers de terre ne font traditionnellement pas l’objet de recherches intensives visant à déterminer la valeur de leur contribution aux rendements agricoles mondiaux, mais c’est précisément ce qu’a fait une nouvelle étude publiée dans Nature Communications. Les scientifiques savent depuis longtemps que l’action des vers de terre, qui décomposent la matière organique et aèrent les sols, augmente la fertilité des sols et les aide à absorber et à retenir l’eau. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est dans quelle mesure cette action profite à l’agriculture mondiale – jusqu’à présent.
Ce qui est surprenant, c’est que les vers de terre jouent un rôle énorme dans la production alimentaire, à tel point qu’ils seraient le quatrième producteur mondial s’ils étaient un pays.
À titre de comparaison, la Russie a produit 150 millions de tonnes de denrées alimentaires en 2022, tandis que la contribution mondiale des vers de terre s’élève à 140 millions de tonnes par an. Pour parvenir à ce chiffre, les chercheurs ont analysé et superposé des cartes des propriétés des sols et des rendements agricoles à un atlas mondial de l’abondance des vers de terre.
L’étude a également révélé que la contribution au rendement des vers de terre varie en fonction du type de récolte, de 2,3 % pour les légumineuses (telles que le soja, les pois, les pois chiches et les lentilles) à 6,5 % pour les récoltes de céréales (riz, maïs, blé et orge). Le chiffre pour les légumineuses est probablement inférieur parce que les légumineuses peuvent fixer leur propre azote et dépendent donc moins des vers.
La géographie joue également un rôle. La contribution des vers de terre est proportionnellement plus importante dans les régions du Sud : 10 % du rendement des céréales en Afrique subsaharienne et 8 % en Amérique latine et dans les Caraïbes peuvent être attribués aux vers, selon les chercheurs. Cela s’explique probablement par le fait que les agriculteurs de ces régions utilisent du fumier et des matières organiques pour fertiliser leurs cultures et moins de pesticides, ce qui contribue à augmenter l’abondance des vers de terre.
« Les sols sont toujours cette énorme boîte noire que nous ne comprenons pas entièrement », a conclu le chercheur principal.
Source : The Guardian
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Plainte pour génocide contre Israël – [sommaire]
Toronto (Canada)
L’Institute for Middle East Understanding (IMEU) (Institut pour la connaissance du Moyen-Orient) a publié l’interview suivante de Diana Buttu, avocate spécialisée dans les droits de l’homme et analyste politique, sur la plainte pour génocide déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ). Les 11 et 12 janvier 2024, la Cour a tenu des audiences sur cette affaire. Diana Buttu est une ancienne conseillère du président de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine, Mahmoud Abbas.
Q : Qu’est-ce que la Cour internationale de justice (CIJ) et en quoi diffère-t-elle de la Cour pénale internationale (CPI) ?
Diana Buttu : La Cour internationale de justice fait partie du système des Nations unies et traite des litiges juridiques entre États. La Cour pénale internationale, dont Israël ne reconnaît pas la compétence, traite des plaintes contre des individus. Israël a signé la convention des Nations unies sur le génocide, tout comme l’Afrique du Sud. Par conséquent, la CIJ est compétente pour traiter la requête déposée par l’Afrique du Sud.
Q : Pourquoi l’Afrique du Sud dépose-t-elle une requête devant la CIJ ? Que demande-t-elle ?
DB. Tout pays signataire de la Convention sur le génocide peut déposer une requête auprès de la CIJ. Il n’est pas nécessaire qu’il soit directement concerné. Cela dit, le fait que l’Afrique du Sud, un pays qui a vécu sous un régime d’apartheid raciste, dépose une plainte contre le régime d’apartheid d’Israël est très fort.
L’Afrique du Sud a saisi en urgence la CIJ et espère qu’elle rendra une décision appelant Israël à cesser immédiatement toutes les attaques militaires et à autoriser l’entrée de nourriture et d’autres fournitures humanitaires dans la bande de Gaza. A cette fin, l’Afrique du Sud a demandé à la CIJ d’enjoindre Israël « de cesser de tuer les Palestiniens de Gaza et de leur causer de graves dommages mentaux et corporels, de cesser de leur infliger délibérément des conditions de vie destinées à entraîner leur destruction physique en tant que groupe, d’empêcher et de punir l’incitation directe et publique au génocide, et d’annuler les politiques et pratiques connexes, y compris la restriction de l’aide et l’émission de directives d’évacuation. »
Q : Qu’affirme exactement l’Afrique du Sud ?
DB. L’Afrique du Sud affirme qu’Israël commet un génocide contre les Palestiniens de Gaza, où 2,3 millions de Palestiniens, dont la moitié sont des enfants, sont pris au piège et n’ont nulle part où s’enfuir. Depuis le 7 octobre, Israël mène un assaut militaire massif, par voie terrestre, aérienne et maritime, contre Gaza, qui est l’un des endroits les plus densément peuplés au monde. L’assaut israélien est l’une des campagnes de bombardement les plus destructrices et les plus meurtrières de l’Histoire, puisqu’elle a tué plus de 1 % de la population de Gaza jusqu’à présent. Dans le même temps, Israël a coupé les vivres, l’eau et les fournitures médicales, dans le cadre d’une tentative délibérée d’affamer la population.
Israël a également chassé la quasi-totalité de la population de ses habitations dans un acte de nettoyage ethnique, en particulier dans le nord de la bande de Gaza. A ce jour, Israël a détruit ou endommagé 355 000 habitations (environ 60 % de toutes les habitations de Gaza), déplacé 1,9 million de Palestiniens (85 % de la population totale) et laissé l’ensemble de la bande de Gaza sans nourriture, sans eau potable et sans installations sanitaires.
L’armée israélienne a également pris pour cible les hôpitaux et autres établissements de soins de santé de Gaza dans le cadre de sa campagne de nettoyage ethnique. Selon la requête de l’Afrique du Sud, « Israël a bombardé, pilonné et assiégé les hôpitaux de Gaza ; seuls 13 des 36 hôpitaux sont partiellement fonctionnels et il n’y a plus d’hôpital en état de fonctionner dans le nord de Gaza. Les maladies contagieuses et épidémiques sévissent au sein de la population palestinienne déplacée, les experts mettant en garde contre le risque de méningite, de choléra et d’autres épidémies. L’ensemble de la population de Gaza est exposée à un risque imminent de famine […]. »
Selon la requête de l’Afrique du Sud, Israël :
1 – est engagé dans le massacre des Palestiniens de Gaza, dont une grande proportion de femmes et d’enfants – qui représenteraient environ 70 % des plus de 21 110 morts. Selon certaines informations, les soldats israéliens ont également exécuté sommairement des civils ;
2 – provoque délibérément la famine et la déshydratation parmi les Palestiniens de Gaza en coupant l’approvisionnement en nourriture, en eau et en électricité, et en détruisant les boulangeries, les moulins, les terres agricoles et d’autres moyens de production alimentaire et de subsistance ;
3 – cause de graves préjudices mentaux et corporels, notamment par des mutilations, des traumatismes psychologiques et des traitements inhumains et dégradants ;
4 – provoque le déplacement forcé – nettoyage ethnique – d’environ 85 % des Palestiniens de Gaza à ce jour –y compris des enfants, des personnes âgées, des malades et des blessés –et la destruction à grande échelle d’habitations palestiniennes, de villes, de villages, de camps de réfugiés et de régions entières de Gaza, empêchant le retour d’une proportion importante de Palestiniens dans leurs foyers ;
5 – détruit la vie et la société palestiniennes à Gaza, par la destruction des universités, des écoles, des centres culturels, des tribunaux, des bâtiments publics et des archives, des bibliothèques, des églises, des mosquées, des routes, des infrastructures, des services publics et d’autres installations nécessaires à la vie courante des Palestiniens de Gaza en tant que groupe, ainsi que l’assassinat de groupes familiaux entiers –effaçant des histoires orales entières à Gaza –et l’assassinat de membres éminents et distingués de la société ;
6 – impose des mesures visant à empêcher les naissances palestiniennes à Gaza, par le biais de la violence reproductive infligée aux femmes, aux nouveau-nés, aux nourrissons et aux enfants palestiniens ;
7 -ne répond pas ou ne garantit pas la réponse aux besoins médicaux des Palestiniens de Gaza, y compris les besoins médicaux créés par d’autres actes génocidaires causant des dommages corporels graves, notamment en attaquant directement des hôpitaux, des ambulances et d’autres installations de soins de santé à Gaza, en tuant des médecins, des auxiliaires médicaux et des infirmières, y compris les auxiliaires médicaux les plus qualifiés de Gaza, et en détruisant et en mettant hors d’état de fonctionner le système médical de Gaza ;
8 – ne fournit pas et restreint la fourniture d’abris, de vêtements, d’hygiène ou d’installations sanitaires adéquats aux Palestiniens de Gaza, y compris aux 1,9 million de personnes déplacées à l’intérieur du territoire, contraintes par les actions d’Israël de vivre dans des situations dangereuses de misère, parallèlement au ciblage et à la destruction systématiques des lieux d’hébergement et au meurtre et aux blessures des personnes en quête de sécurité, y compris les femmes, les enfants, les personnes handicapées et les personnes âgées.
Q : Quels sont les éléments nécessaires pour établir qu’il y a génocide ?
DB. Selon la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
(a) tuer des membres du groupe ;
(b) porter gravement atteinte à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
(c) soumettre délibérément le groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
(d) imposer des mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
(e) transférer de force des enfants du groupe à un autre groupe.
Sur cette base, deux éléments sont requis : l’intention de détruire en tout ou en partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; et l’acte de le faire. Dans sa requête, l’Afrique du Sud expose ces deux éléments en mettant en évidence de nombreuses déclarations démontrant l’intention de commettre un génocide de la part de hauts responsables israéliens, notamment le premier ministre Netanyahu, le président d’Israël, le ministre de la Défense, le ministre de la Sécurité nationale, le ministre de l’Energie et des infrastructures, le ministre des Finances, le ministre du Patrimoine, le ministre de l’Agriculture et le vice-président de la Knesset. La requête attire également l’attention sur les signaux d’alarme tirés par un certain nombre d’experts des Nations unies, qui avertissent que les Palestiniens risquent de subir un génocide. Elle souligne également les nombreux actes qu’Israël a accomplis depuis le 7 octobre pour répondre aux éléments susmentionnés.
Q : Que se passera-t-il si la CIJ conclut qu’Israël commet un génocide ?
DB. A ce stade, ce qui est recherché est des « mesures conservatoires » demandant à Israël de cesser ses attaques contre les Palestiniens de Gaza. Pour obtenir ces mesures conservatoires, il n’est pas nécessaire de prouver qu’Israël commet un génocide, mais plutôt que les actes incriminés relèvent de la convention sur le génocide.
Cela dit, si, après avoir entendu l’ensemble du dossier, le tribunal conclut qu’Israël commet un génocide, cela oblige non seulement Israël, mais aussi les pays du monde entier à agir pour mettre fin au génocide. Tout d’abord, selon la CIJ, chaque État membre des Nations unies doit s’engager à se conformer à une décision de la CIJ dans toute affaire dans laquelle il est partie. S’il ne le fait pas, l’autre partie peut saisir le Conseil de sécurité des Nations unies, qui peut prendre des mesures pour mettre en œuvre le jugement.
En outre, le crime de génocide ne concerne pas seulement la partie qui le commet, mais aussi les États tiers, qu’ils aient ou non ratifié la convention sur le génocide. Cela signifie que TOUS les États doivent donc prendre des mesures pour mettre fin au génocide ainsi que des mesures pour ne pas assister Israël à commettre un génocide.
Ces mesures peuvent évidemment prendre différentes formes, notamment l’imposition d’un embargo sur les armes à destination d’Israël, le boycott et les sanctions à l’encontre d’Israël, et la poursuite des criminels de guerre.
Source : ipsnews.net ; IPS UN Bureau
Préserver son humanité – [sommaire]
Le Cercle des Parents – Forum des Familles (PCFF) – est une organisation à but non lucratif basée en Israël et en Palestine qui a été créée en 1995 par Yitzhak Frankenthal et plusieurs familles israéliennes. L’organisation permet la rencontre de familles d’Israéliens et de Palestiniens tués au cours du conflit qui dure depuis des décennies entre les deux peuples. Elle est supervisée par un conseil d’administration israélo-palestinien disposant d’équipes situées à la fois dans le territoire palestinien et en Israël. Yuval Rahamim est co-directeur général du PCFF. Il a été interviewé pour Partage international par Jason Francis.
Partage international : Vous avez perdu votre père en 1967 pendant la guerre des Six Jours. Comment votre parcours vous a-t-il amené là où vous êtes aujourd’hui ?
Yuval Rahamim : Lorsque mon père a été tué pendant la guerre, j’avais huit ans, donc je ne suis pas devenu un militant pour la paix à cette époque. J’ai eu une réaction normale de colère, de haine, de peur et de vengeance. Plus tard, au lycée, j’ai rejoint l’académie militaire parce que mes pensées à l’époque ressemblaient à : « Je vais venger la mort de mon père. » Bien sûr, je ne savais pas qui avait tué mon père, mais tuer des Arabes me paraissait, à l’époque, comme une bonne réaction. Alors, j’ai rejoint l’armée. En Israël, c’est obligatoire. J’ai servi pendant six ans après avoir obtenu mon diplôme d’études secondaires à l’académie militaire. J’ai eu la chance de ne tuer personne. J’étais au renseignement. Puis j’ai quitté l’armée, je me suis marié, j’ai eu des enfants et une carrière.
Peu à peu, j’ai oublié mes pensées de vengeance et j’ai compris que rien de tel ne me procurerait jamais la tranquillité d’esprit. Les guerres se sont poursuivies année après année, avec le Liban et avec les Palestiniens. Il y a eu la guerre du Yom Kippour en 1973. J’ai vu que les guerres se poursuivaient sans cesse et que les gens continuaient de mourir dans les guerres et les attaques des deux côtés. Et que personne ne se sent mieux après s’être vengé. Mais ce n’est que lorsque j’ai atteint l’âge de 50 ans, lorsque mes enfants ont commencé à faire leur service militaire, que j’ai recommencé à m’interroger. J’ai cherché ce que je pouvais faire pour changer le cours des choses et ne pas me contenter d’attendre que nos dirigeants mettent fin à cette guerre. À l’époque, il ne semblait pas qu’ils soient enclins à quoi que ce soit.
Yitzhak Rabin, premier ministre d’Israël de 1974 à 1977 et de 1992 à 1995, a tenté de mettre fin aux conflits avec les Palestiniens. Mais une fois qu’il a été tué, cette piste a été abandonnée et le conflit avec les Palestiniens s’est poursuivi jusqu’à aujourd’hui.
Il y a environ 10 ou 15 ans, j’ai découvert cette organisation, qui semblait être une bonne solution pour agir plus activement en faveur de la paix, de la réconciliation et de la fin de ce conflit.
Voilà, brièvement, mon parcours. Mais, bien sûr, il y a eu de nombreux arrêts et de nombreuses réflexions pendant ce cheminement où j’ai progressivement compris que nous devions écouter les Palestiniens et les considérer comme des êtres humains. Tout ce qu’on nous a dit sur l’autre camp faisait partie du récit normal que chaque nation se raconte pendant un conflit : nous sommes les bons, eux sont les mauvais ; nous sommes les hommes moraux, eux sont les animaux. Chaque nation en conflit éduque son peuple et ses étudiants selon les mêmes principes. On finit par comprendre que c’est complètement faux et que c’est nous qui devons commencer à changer. Une fois qu’on comprend cela, on commence à interagir avec l’autre camp humainement. Il faut changer cela au niveau du peuple et au niveau communautaire.
PI. Les Israéliens et les Palestiniens qui ont perdu des êtres chers dans le conflit partagent-ils un parcours similaire ?
YR. Chacun a son propre parcours. La plupart d’entre eux ne nous rejoignent pas, mais il y en a plusieurs centaines dans chaque camp qui ont décidé à un moment de leur vie, comme moi, que la manière de donner un sens à cette perte était de rejoindre cette organisation et de devenir actifs afin de tendre la main à l’autre camp et chercher la réconciliation. Nombreux sont ceux qui ont partagé le même parcours ou qui ont eu un parcours similaire, et nombreux sont ceux qui restent du côté de la haine et de la vengeance parce qu’on ne leur a jamais proposé d’alternative. On ne leur a jamais présenté l’ennemi sous la forme d’un être humain. Ils suivent le chemin normal de leur nation.
Voir l’humanité de l’autre
PI. Quel est l’objectif général de ce groupe ?
YR. Socialement, nous vivons vraiment séparés les uns des autres, ce qui entretient beaucoup d’histoires et de croyances sur l’autre camp. Notre objectif est de rapprocher les gens afin que les deux côtés puissent voir l’autre comme un être humain pris dans le même cercle vicieux de violence, de haine et de perceptions erronées. C’est à nous de changer cela. Et c’est ce que nous essayons de faire dans de nombreux projets éducatifs, publics et communautaires.
PI. Qu’est-ce que cela apporte aux familles des deux camps opposés de se rencontrer, alors qu’une personne du camp adverse est responsable de la mort d’un proche ?
YR. C’est leur choix de faire cette rencontre. Nous n’obligeons personne à rencontrer l’autre camp. Certains souhaitent cette rencontre et c’est ainsi qu’ils nous trouvent. Peut-être ont-ils rencontré l’autre camp avant de nous rejoindre ou peut-être ne le feront-ils qu’après leur adhésion. Mais quiconque rejoint cette organisation sait que nous rencontrons l’autre et partageons nos histoires. Ainsi, les Palestiniens connaissent mon histoire. Et je peux entendre leurs histoires et saisir le côté humain, et la douleur est la même.
Dans chaque camp, de nombreuses personnes pensent que l’autre camp ne se soucie pas de ces morts, que ce qu’il veut, c’est voir la mort de l’autre côté, quel qu’en soit le prix. Ce n’est pas vrai : toutes les mères pleurent lorsqu’elles perdent leurs enfants – peu importe qu’elles soient palestiniennes ou israéliennes. Elles sont blessées pour le reste de leur vie. Ces rencontres sont probablement la seule occasion pour les Israéliens et les Palestiniens de se rencontrer humainement.
PI. Pourriez-vous partager avec nous quelques exemples qui vous viennent à l’esprit de la façon dont une réunion a affecté ou changé une personne qui a perdu un membre de sa famille à cause de la violence ?
YR. Cela arrive souvent aux Palestiniens qui, au début, ne peuvent pas croire que les Israéliens puissent être humains. Ils sont exposés aux Israéliens en tant qu’occupants, soldats et colons. Beaucoup d’entre eux prennent la décision de ne jamais parler à un Israélien. Il y a beaucoup de ressentiment et certains, lorsqu’on leur propose de rencontrer un Israélien, refusent tout simplement. Ceux qui ont osé le faire rapportent que ces rencontres ont changé leur vie. En écoutant l’histoire d’une mère, d’un père ou d’un fils endeuillé, ils ont compris pour la première fois que les Israéliens sont des êtres humains qui souffrent de l’occupation et du conflit militaire depuis de nombreuses années. C’est un énorme changement.
Actuellement la plupart des Palestiniens et des Israéliens ne sont pas exposés à ce genre de rencontres. Quand ils le sont, c’est un énorme changement. C’est ce qui arrive à notre public. Nous avons réussi à organiser de nombreuses rencontres avec des étudiants en Israël au fil des années, au cours desquelles un Israélien et un Palestinien entrent dans une salle de classe et partagent leurs histoires. Et les étudiants ont la possibilité de poser des questions, même des questions difficiles. Pour les étudiants israéliens, c’est probablement la première fois qu’ils rencontrent un Palestinien endeuillé qui parle hébreu et leur raconte sa vie en Cisjordanie sous l’occupation.
Beaucoup d’entre eux sont complètement choqués. Bien sûr, cela les pousse à s’interroger et explorer ce qui se passe dans l’occupation. « Nous n’avons jamais appris cela à l’école », disent-ils. C’est fascinant, cela change leur point de vue sur tout ce qu’ils ont appris. Il existe de nombreux exemples d’Israéliens et de Palestiniens qui ont entendu cette histoire une fois, et cela a complètement changé leur opinion et leur point de vue sur l’autre camp.
Comprendre l’histoire de l’autre
PI. Pourriez-vous parler du projet Témoignages ?
YR. C’est un projet qui dure depuis plus de 10 ans. Nous avons déjà accueilli plus de 55 groupes, chacun composé de 15 Israéliens et 15 Palestiniens. La plupart du temps, ils partagent des points communs. Parfois, il s’agit d’un groupe composé uniquement de femmes ou d’éducateurs, d’agents de santé, d’avocats.
Lors de nos séminaires, nous les emmenons voyager pendant quelques jours ou quelques semaines. Ils se rencontrent à un niveau très personnel car ils passent beaucoup de temps ensemble lors de séances, de dîners, de fêtes et de visites qu’ils effectuent. La discussion porte sur les récits personnels et nationaux des deux côtés. Ils partagent ensemble en groupes pour que petit à petit ils se fassent confiance car le temps passé ensemble est vraiment intime et sécurisant. Ils commencent alors à voir les autres sous un angle complètement différent.
Certaines séances sont des jeux de rôle dans lesquels je dois être un Palestinien, par exemple, et décrire le conflit du point de vue palestinien. Ou ce que ça fait d’être Palestinien. En tant qu’Israélien, je dois expliquer au groupe ce que je ressens en m’imaginant Palestinien. C’est une expérience incroyable. Nous comptons déjà près de 1 500 anciens élèves. Tous ont fait état d’un changement très profond de perspective à l’égard de l’autre camp. Et ils continuent de se réunir après la fin du séminaire.
Voilà le projet Témoignages que nous menons. C’est une expérience très efficace et profonde que d’amener les gens d’un point de vue à un autre. Et il ne s’agit pas seulement du conflit. Lorsqu’ils apprennent à comprendre le récit de l’autre côté, ils peuvent le relater à leurs familles et à leurs voisins. Si quelqu’un d’autre a une histoire et un discours différents des vôtres, cela ne veut pas forcément dire que l’un de vous a tort. C’est une très bonne leçon de vie. Si vous parvenez à mettre cela en œuvre, ce peut être une très bonne voie vers la réconciliation.
Après le 7 octobre 2023
PI. Comment les attaques terroristes du Hamas contre des citoyens israéliens le 7 octobre 2023 et la réponse beaucoup plus violente d’Israël contre la population de Gaza ont-elles affecté ce que votre groupe tente d’accomplir ?
YR. Nous sommes aujourd’hui dans un environnement complètement différent car l’hostilité entre Israéliens et Palestiniens est bien plus forte qu’auparavant. Il est impossible de les réunir physiquement et il est presque impossible de les réunir en ligne. Nous travaillons toujours en équipe commune. Nous avons un groupe de 20 Israéliens et Palestiniens qui travaillent toujours ensemble – non pas face-à-face mais à chaque fois par Internet en visioconférence. Mais nous comprenons que les Israéliens et les Palestiniens se sont davantage identifiés à leur camp et à la souffrance de leur société. Cela crée donc bien sûr beaucoup de tension dans la discussion commune. Dès le début de la guerre, nous avons lancé un appel au public à « préserver son humanité ». Nous diffusons constamment des messages sur la manière dont nous devons préserver l’humanité, arrêter la guerre et libérer les otages, les victimes et les prisonniers. Et, bien entendu, nous sommes opposés à de nouvelles effusions de sang qui accroîtraient encore plus la violence à l’avenir.
PI. D’après votre expérience, où en sont la plupart des Israéliens lorsqu’il s’agit pour leur gouvernement de faire de sérieuses concessions pour permettre une patrie palestinienne ou de maintenir et d’étendre les colonies en Cisjordanie, même si cela pourrait signifier un conflit perpétuel – une position que le premier ministre Netanyahu semblait adopter quand il a dit qu’Israël « vivrait pour toujours par l’épée » ?
YR. C’est une question très mouvante car elle dépend toujours des alternatives ou de la situation actuelle. Cela revient à la confiance. Dans cette situation de guerre, les Israéliens ne feront aucune concession. Mais s’il existe une réelle chance de mettre fin au conflit et à la violence, avec un partenaire valable et de solides garanties que ces concessions n’entraîneront pas de violence supplémentaire ni de problèmes de sécurité, la plupart des Israéliens seront favorables à ces concessions. Mais à ce stade, où il n’y a ni négociation ni processus, et ni les Israéliens, ni même les Palestiniens, ne sont prêts à faire des concessions à l’autre camp.
Le leadership de Netanyahu, je dois le dire, nous a amenés à croire qu’il n’y a pas de solution et que nous devons vivre par l’épée. Mais c’est entièrement une question de leadership et de vision. Si les deux peuples se voyaient présenter une vision viable de l’avenir leur permettant de vivre dans la sécurité, la dignité et l’indépendance, ils saisiraient cette opportunité. Mais cette opportunité ne leur a pas été offerte depuis de nombreuses années, depuis la mort d’Itzhak Rabin. Nous vivons donc tous dans une situation de désespoir. Et quand on n’espère pas, on ne fait aucune concession. Vous ne faites des concessions que si vous voyez un avenir et des avantages, et si vous voyez que l’autre partie est prête à en faire aussi. Mais si vous ne faites pas confiance à l’autre camp et ne voyez aucune solution à l’horizon, les Palestiniens n’abandonneront pas leur grand rêve d’une patrie allant du « fleuve jusqu’à la mer », et les Israéliens ne seront pas prêts à abandonner sur la sécurité militaire.
La réponse dépend de ce que vous proposez. Pour l’instant, Netanyahu ne propose rien. Ainsi, vous ne trouverez pas la majorité des Israéliens favorables à une solution à deux États. Cette option est pourtant valide. Une fois que l’État palestinien sera construit et qu’il aura de véritables fondations des deux côtés, les Israéliens le soutiendront.
Soutenir la paix
PI. Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez ajouter ?
YR. Le message le plus important que je souhaite adresser à votre public est que nous ne voulons pas exporter ce conflit ailleurs sur la planète. Nous ne voulons pas qu’une nation pense qu’elle devrait prendre parti – qu’elle devrait soutenir les Palestiniens dans leur juste combat ou qu’elle devrait soutenir les Israéliens dans leur juste combat pour se défendre.
Ils devraient soutenir la paix parce que ces deux nations ne savent pas comment mettre fin à ce conflit. Le soutien le plus important et le seul dont nous ayons besoin de la part de la communauté internationale est d’affirmer fermement : « Mettez fin à cela. Personne n’obtiendra tout ce qu’il veut, mais tout le monde connaîtra la paix. » Lorsque vous avez la paix, vous pouvez commencer à prospérer et à développer des relations. Vous pouvez enfin ne plus penser à qui va essayer de vous tuer ensuite.
Peu importe jusqu’où l’on remonte pour trouver les racines de ce conflit. Vous pouvez remonter deux mois, 50 ans, 1 000 ans en arrière, et vous trouverez toujours des racines différentes à ce conflit. Il s’agit du plus ancien conflit en cours dans le monde aujourd’hui. Cela ne sert à rien de simplement soutenir un côté et de dire : « Nous vous soutiendrons pour gagner. » Personne ne va gagner. Personne ne va partir. Nous avons besoin que la communauté internationale intervienne et déclare : « Vous devez arrêter la guerre et nous vous garantirons que personne ne vous attaquera. Vous devez trouver un moyen pour que les nations palestiniennes et israéliennes vivent côte à côte en paix. »
[Pour plus d’informations, veuillez consulter : theparentscircle.org]
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Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
Il nous faut une gouvernance à long terme – [sommaire]
Mary Robinson examine l’importance d’une gouvernance à long terme, ancré dans la vérité, la justice et les droits de l’homme, à l’aube d’une nouvelle année. Une nouvelle année offre la promesse d’un nouveau départ. Notre monde a cruellement besoin d’un changement de direction après que les derniers mois de 2023 ont été marqués par la mort, la destruction et les échecs de gouvernance.
Alors que j’écris, la guerre se poursuit à Gaza, les civils palestiniens paient un prix inadmissible et les citoyens israéliens ne se sentent pas plus en sécurité qu’ils ne l’étaient avant le 7 octobre. L’attaque militaire d’Israël n’a pas vaincu le Hamas.
Le soutien continu du Président Biden au bombardement sans discrimination d’Israël à Gaza lui perd les soutiens du monde entier, avec des conséquences potentielles sur la coopération multilatérale concernant d’autres conflits et menaces existentielles auxquels l’humanité fait face.
Les États-Unis d’Amérique, en tant qu’alliés politiques et militaire majeurs d’Israël ont la responsabilité critique d’insister sur la retenue et la diplomatie, et la nécessité d’une solution à deux États. Mais le soutien continu du président Biden à Israël rend aussi le monde moins sûr, le Conseil de sécurité de l’Onu moins efficace, et le leadership américain moins respecté. En 2024, il est temps d’arrêter le massacre et de négocier une fin pacifique à ce conflit.
La brutalité déchaînée en Israël et en Palestine par le Hamas semble invisibiliser la guerre en cours en Ukraine. Or nous avons besoin de dirigeant mondiaux et d’un système international assez robuste pour négocier avec des menaces multiples simultanément. L’agression russe contre l’Ukraine constitue une attaque en profondeur contre la conception des lois internationales, l’autodétermination et un ordre international fondé sur le droit. Le monde ne doit pas laisser l’hypocrisie américaine au Moyen-Orient excuser cela.
L’année 2024 marque le 10e anniversaire de l’annexion de la Crimée par la Russie et de son soutien aux séparatistes armés dans les territoires de l’est de l’Ukraine. Vaciller dans le soutien de l’Ukraine qui combat pour une paix juste serait une terrible trahison, non seulement pour le brave peuple ukrainien mais aussi des valeurs de la charte de l’Onu.
En tant qu’Elders1 (Aînés) nous restons convaincus que les valeurs et les institutions du multilatéralisme, peu importe leurs imperfections, sont le meilleur moyen dont le monde dispose pour s’attaquer collectivement aux menaces existentielles pour l’humanité, parmi lesquelles on compte le changement climatique, les armes nucléaires, les pandémies et le mauvais usage de l’intelligence artificielle.
Le mois dernier le sommet pour le climat de la COP28 à Dubaï était un cas concret. En son cœur, le processus de la COP demande à toutes les nations de collaborer, et aux dirigeants d’avoir une vision de long terme et d’agir sur ce qui importe le plus. Malgré tous ses défauts, et les préoccupations légitimes concernant la manière dont la présidence des Émirats arabes unis a géré la conférence, la COP28 a finalement reconnu que l’ère des combustibles fossiles devait prendre fin.
Regardant vers l’avenir, nous pressons maintenant tous les leaders dans la politique, les affaires et la société civile d’accélérer l’inévitable et de montrer l’ambition nécessaire pour délivrer la justice climatique pour les générations présentes et futures. Une direction sur le long terme, prenant racine dans les valeurs de la vérité, la justice et les droits humains, est essentielle si nous voulons léguer un monde meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants. A ceux qui rejettent de tels concepts comme l’idéalisme ou de la rhétorique naïve, j’offre l’exemple inoubliable du plus grand dirigeant que j’ai connu dans ma vie : Nelson Mandela.
Cette année marque le 30e anniversaire des premières élections libres en Afrique du Sud, qui ont balayées le régime de l’apartheid et offert à tous les Sud-Africains leurs droits démocratiques.
J’ai eu l’honneur d’assister à l’investiture de N. Mandela comme président en mai 1994. Les mots qu’il a dit ce jour-là trouvent écho cette année, alors que 40 % de la population mondiale aura la chance de voter dans de nombreuses élections importantes, y compris en Afrique du Sud, aux États-Unis, au Mexique, en Inde, au Pakistan, en Indonésie, à Taïwan, en Ukraine, et dans toute l’Europe.
« Nous avons triomphé dans l’effort d’implanter l’espoir dans les cœurs de millions de nos concitoyens. Nous nous engageons à construire une société dans laquelle tous […] pourront marcher la tête haute, sans aucune crainte dans leur cœur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine. » La vision nationale de la justice et de la dignité de N. Mandela alors, doit être notre vision mondiale pour la justice et la dignité aujourd’hui, des décombres de Gaza aux orphelinats de Kiev, des îles du pacifique affrontant la montée des eaux aux prisons du Myanmar.
1 – The Elders (les Aînés) a été fondé par Nelson Mandela en 2007 en tant que groupe indépendant de leaders mondiaux œuvrant pour la paix, la justice, les droits de l’homme et une planète durable. « Notre vision est celle d’un monde où les gens vivent en paix, conscients de leur humanité commune et de leurs responsabilités partagées les uns envers les autres, envers la planète et envers les générations futures ; où les droits de l’homme sont universellement respectés ; où la pauvreté a été éliminée et où les gens sont libérés de la peur et de l’oppression, et capables de réaliser leur véritable potentiel. »
Source : article adapté de la lettre mensuelle de The Elders
La vision d’un monde unifié (1) – [sommaire]
Le changement climatique et les risques créés par les nouvelles technologies émergentes ne s’arrêtent pas aux frontières nationales. Il faut donc encourager une plus grande collaboration internationale afin de gérer ces problèmes. Pour être acceptée par tous les pays, une telle « union mondiale » nécessiterait une gouvernance transparente et des institutions mondiales modernisées – qui elles-mêmes, pour être efficaces, requérait l’application effective du droit.
Dans ce contexte, une union mondiale, quatrième branche constitutionnelle du pouvoir, serait chargée d’une planification à long terme pour les générations à venir. Ceci est réalisable dès aujourd’hui et pourrait être mis en œuvre dès maintenant, car il existe des précédents à une telle coopération mondiale. L’histoire de l’humanité nous guide vers cet avenir toujours plus interdépendant et prospère.
La coopération mondiale a déjà porté ses fruits
Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la communauté humaine a fait de grands progrès en apprenant à coopérer dans l’intérêt de tous. Le commerce mondial a été facilité en supprimant les droits de douane et la taxation à l’importation à de nombreuses frontières. En outre, de nombreuses technologies ont été partagées dans le monde entier. Il a été mis un terme à l’amincissement de la couche d’ozone et, jusqu’à présent, nous avons évité l’anéantissement nucléaire, qui semblait si imminent dans les années 1970 et 1980, pour ceux qui sont assez âgés pour s’en souvenir. Au cours des dernières décennies, plus d’un milliard de personnes ont pu sortir de l’extrême pauvreté. La mortalité des enfants de moins de cinq ans a été réduite de moitié et les décès dus au paludisme ont également diminué de moitié. Nous avons pratiquement éradiqué la polio, réduit de moitié le nombre d’enfants non scolarisés, favorisé l’éducation des filles et réduit de 40 % le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde.
Cependant, pour qu’on puisse améliorer encore davantage la vie de tous sur la planète, on doit aller plus loin dans la coordination de nos activités mondiales, et nous devons apprendre à nous tenir mutuellement responsables de nos actions qui ont un impact sur la communauté mondiale. Il nous faut apprendre à transformer efficacement les nécessités et les objectifs mondiaux en actions et en responsabilités nationales.
Vers une gouvernance mondiale
Au cours des 3 000 à 5 000 dernières années, la civilisation humaine a évolué vers des structures sociales et gouvernementales de plus en plus complexes. Cette évolution a commencé avec les premières tribus familiales nomades et s’est poursuivie avec les royaumes et duchés locaux, les États-nations indépendants, jusqu’aux grandes associations régionales et aux regroupements d’États. L’Union européenne (UE), l’Union africaine (UA), l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) et l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (ANASE) sont des exemples de ces derniers. Cette tendance concerne également de grandes nations qui sont en fait des agrégations historiques de grandes unités géographiques, combinant souvent diverses cultures, religions ou langues – telles que la République de l’Inde, l’ancienne Union soviétique, les États-Unis d’Amérique et la République populaire de Chine.
Dans chaque cas, les citoyens ou les membres d’un groupe plus large ont renoncé à un certain degré de souveraineté et de liberté, souvent volontairement, afin de bénéficier des avantages offerts par la participation à la communauté dans son ensemble. Ces avantages peuvent inclure :
– la paix et la stabilité régionales et une protection par défense mutuelle ;
– la facilitation des échanges et du commerce pour améliorer les conditions de vie ;
– des lois et des accords régissant la protection des consommateurs et de l’environnement ;
– la compatibilité des normes techniques et de communication ;
– la liberté de circulation transfrontalière.
La nécessité d’une approche mondiale
Certains sujets nécessitent des solutions mondiales et sont d’ores et déjà traités à cette échelle. Il en va ainsi par exemple des règles, normes et lois qui :
– régissent la sécurité des voyages internationaux par air et par mer ;
– régissent le commerce mondial ;
– établissent et maintiennent des normes techniques permettant l’accès au téléphone, au courrier électronique et à Internet dans le monde entier ;
– réduisent l’évasion fiscale des multinationales et des particuliers à l’échelle mondiale ;
– poursuivent les individus pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans le même temps, d’autres sujets ne sont pas encore reconnus par tous comme des problèmes mondiaux appelant des solutions mondiales. Il s’agit notamment de :
– la protection de l’environnement, de la biodiversité et du climat ;
– encadrer les technologies qui émergent rapidement, telles que l’intelligence artificielle et la bio-ingénierie ;
– parer aux menaces communes telles que les pandémies, les virus numériques et le terrorisme ;
– éradiquer les causes des migrations massives de réfugiés, telles que les guerres.
Les institutions mondiales émergentes
La résolution des problèmes mondiaux nécessite des institutions mondiales pour gérer les interactions entre les parties concernées et le respect des règles. Ces institutions sont généralement fondées par des accords internationaux. Certaines institutions mondiales existent déjà et font respecter les règles nécessaires, mais agissent généralement de façon circonstancielle, et parfois de manière non démocratique ou uniquement en vue de protéger certains groupes d’intérêts, qu’il s’agisse de puissantes nations militaires, de pays riches ou d’intérêts commerciaux.
En voici quelques exemples :
– les Nations unies et son Conseil de sécurité, créés en 1945, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Les Nations unies et le Conseil de sécurité n’ont qu’un pouvoir exécutif très limité et les délibérations peuvent facilement être contrôlées par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, qui sont les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et qui détiennent toujours un droit de veto (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine) ;
– l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont les règles et les mécanismes d’application ne sont pas toujours démocratiques et rarement transparentes ;
– la Cour pénale internationale de La Haye qui jugent les personnes accusées de génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ;
– diverses agences internationales qui contrôlent les règles de nombreuses activités de notre vie quotidienne, telles que la sécurité des voyages aériens et maritimes, les systèmes de paiement internationaux, le réseau téléphonique, le courrier électronique et Internet.
Si certaines de ces institutions ne sont que peu efficaces et méritent des critiques légitimes, d’autres reflètent le niveau élevé d’accomplissement de notre civilisation mondiale et constituent l’épine dorsale de notre vie moderne.
Une Union mondiale
Une Union mondiale, en tant que structure gouvernementale composée de la plupart des nations du monde, est le seul moyen de parvenir à la coopération mondiale nécessaire pour produire les solutions dont l’humanité a besoin pour survivre, et a fortiori pour prospérer, dans un avenir proche. Une telle Union mondiale impliquerait la création d’un quatrième pouvoir gouvernemental responsable de la planification à long terme, qui n’existe pas encore dans les États constitutionnels modernes. Cependant, de nombreuses institutions mondiales existantes peuvent être fusionnées avec des changements mineurs ou réorientées vers une Union mondiale. Les Nations unies pourraient constituer un point de départ si les cinq membres permanents du Conseil de sécurité renonçaient à leur droit de veto. Étant donné que cela est peu probable dans le climat politique actuel des États-Unis, de la Chine et de la Russie, il serait peut-être plus opportun de créer une organisation qui succéderait aux Nations unies, tout comme les Nations unies ont succédé à la Société des Nations, fondée après la Première Guerre mondiale.
Le mandat constitutionnel de l’Union mondiale devrait être très limité et ne concerner que les domaines qui requièrent une gouvernance mondiale, mais dans ces domaines, elle doit être en mesure de gouverner avec tout le pouvoir nécessaire pour faire appliquer les lois adoptées. L’Union mondiale n’interférerait pas avec les processus politiques des différents pays membres, pour autant que ces derniers respectent les règles mondiales. Par conséquent, les pays non démocratiques, comme la Chine, pourraient faire partie de l’Union mondiale tout en conservant leur forme de gouvernement actuelle. L’Union mondiale interviendrait dans les activités des pays non membres, si les activités de ces pays constituaient une menace pour les autres pays. Les nations membres pourraient toujours conserver leurs propres forces militaires, mais elles seraient tenues de consacrer une part importante de leurs forces à la fédération mondiale pour des actions de maintien de la paix, de maintien de l’ordre et d’application des lois militaires.
L’Union mondiale comprendrait quatre pouvoirs politiques, dont trois que l’on retrouve déjà dans la plupart des États constitutionnels modernes :
– un pouvoir exécutif dirigé par un premier ministre, choisi par le Parlement ;
– un pouvoir législatif composé de deux chambres, dont l’une est choisie en fonction de la taille de la population et l’autre compte un nombre fixe de parlementaires pour chaque nation membre ; ces représentants sont tenus de légiférer sans manifester de préférence envers un pays ;
– un pouvoir judiciaire dont la plus haute instance est la Cour suprême.
Le quatrième pouvoir serait le Conseil, nouveau pouvoir dont la responsabilité serait d’adopter une vision à long terme pour l’humanité dans son ensemble et de protéger les générations futures – un mandat qui n’existe généralement pas dans les constitutions modernes avec des cycles électoraux politiques très courts.
Par exemple les cycles électoraux de quatre ans ont un effet délétère sur les politiciens, car leur réélection dépend souvent de la démonstration de progrès à court terme, plutôt qu’à long terme – ces derniers demandant parfois des sacrifices à court terme.
La vision à long terme du Conseil
Ce Conseil serait composé de scientifiques – dont beaucoup seraient probablement des lauréats du prix Nobel – ainsi que d’éthiciens et de philosophes.
Apolitiques et non commercial par nature, les conseillers dont les mandats dureraient vingt ans seraient nommés par le pouvoir législatif. Les décisions du Conseil nécessiteraient au moins un vote à la majorité des deux tiers ou des trois quarts, mais ces décisions seraient assorties d’un pouvoir constitutionnel proche de celui des pouvoirs législatif et exécutif. Les décisions du Conseil seraient contrôlées par la Cour suprême, qui vérifierait qu’elles s’inscrivent bien dans le cadre de son mandat constitutionnel. Le Conseil n’aurait aucun pouvoir législatif ou exécutif direct et toutes ses décisions seraient appliquées sous les auspices du pouvoir législatif et de la Cour suprême, par le biais d’arrêts judiciaires, d’injonctions à légiférer et à mettre en œuvre des politiques qui adhèrent aux décisions du Conseil. Le Conseil aurait également la responsabilité de faire comprendre aux autres pouvoirs l’état des connaissances scientifiques et les résultats probables des politiques envisagées, ainsi que de nommer et déléguer des travaux spécifiques et des commissions ad hoc.
Nouvelles technologies, nouvelles menaces mondiales
Si le changement climatique est le premier défi qui illustre la nécessité actuelle d’une telle Union mondiale, l’humanité dans son ensemble est confrontée à de nombreux autres problèmes urgents. Nos progrès techniques et scientifiques s’accélèrent à un rythme exponentiel. Cela signifie que les changements technologiques qui prenaient autrefois une génération ne prennent plus que 10 ou 15 ans et, dans quelques décennies, ils ne prendront plus que 3 à 5 ans. Cette vitesse de progrès est sans précédent dans l’histoire de l’humanité et s’accompagne de risques mondiaux que nos gouvernements nationaux ne peuvent pas gérer, car les virus, la pollution, les logiciels et le dioxyde de carbone dans l’air ne s’arrêtent pas aux frontières.
Les risques sont variés. Dans les sciences de la vie, ils comprennent la modification et la sélection d’embryons humains pour des caractéristiques spécifiques, notamment la longévité et l’intelligence ; le clonage humain ; l’introduction de virus qui modifient le génome humain, y compris les générations futures ; la guerre biologique et le terrorisme où des virus seraient amenés à cibler des groupes ethniques spécifiques, voire des cultures vivrières et du bétail de première importance. Mais il s’agit aussi de la création de super systèmes artificiels intelligents qui dépassent les capacités humaines disposant du pouvoir réel d’influencer n’importe quoi, des systèmes financiers aux transports et aux infrastructures, en passant par les drones militaires, les robots et les systèmes d’armes, et même les processus politiques grâce à la manipulation des médias sociaux.
Il ne s’agit pas de science-fiction, mais d’un fait scientifique. L’humanité sera confrontée à un large éventail de risques technologiques au cours des prochaines décennies. A l’exception des récents développements en matière d’intelligence artificielle, ces questions n’ont pas encore attiré l’attention des politiques et des médias. Nous ne disposons pas encore des institutions politiques et scientifiques mondiales nécessaires pour gérer efficacement ces défis. Le changement climatique n’est que le premier grand défi, après la menace d’une guerre nucléaire. Il est évident que nous ne sommes pas prêts, à l’échelle mondiale, à reconnaître ces défis et à y répondre.
Dans la deuxième partie de cet article, nous verrons comment le droit international pourrait être appliqué dans chaque pays, comment l’Union mondiale pourrait être financée et pourquoi il serait possible de créer l’Union mondiale à tout moment.
Une interview de Lars Graf est disponible sur YouTube : https://youtu.be/flxS9_hbaMY
Nationalisme, racialisme et politique – [sommaire]
Tout parcours individuel commence sous l’influence des mirages de son pays ou de sa race, mirages qui deviennent souvent excessifs et déséquilibrés lorsqu’ils sont stimulés par des tribuns qui jouent habilement sur les émotions ou par des médias aux tendances politiques bien marquées. Le dépassement de ce trait de caractère sera considérablement facilité lorsque l’individu aura pris conscience du fait de la réincarnation et de ses nombreuses implications ; lorsqu’il reconnaîtra que c’est seulement la personnalité qui est concernée par la race ou la nation dans laquelle il s’est incarné pour cette vie particulière ; qu’il n’est peut-être né dans cette race que pour cette seule vie, et que dans des vies antérieures, il a probablement appartenu à beaucoup d’autres races.
Au fur et à mesure que la conscience de groupe prend le contrôle du disciple, que le principe de cohérence et de synthèse s’enracine, qu’il devient de plus en plus conscient de l’unité de l’humanité et de la solidarité sous-jacente de toute existence, que les grandes lignes du plan hiérarchique se révèlent progressivement à sa conscience en expansion, sa vision s’élargit et ses idées étroites sur le nationalisme et le racialisme commencent à s’estomper.

Les différences de langue et de culture doivent subsister car elles ne peuvent que contribuer à rehausser la beauté de la tapisserie constituée par les fils multicolores que sont ces multiples facettes de la vie humaine.
S’affranchir des limites de son environnement
Le disciple devrait s’entraîner à prendre conscience que le Soi véritable a son siège dans l’âme, laquelle n’utilise que temporairement une personnalité placée dans un environnement particulier pour acquérir certaines expériences. Il ne devrait donc pas ressentir de fierté particulière ou de honte injustifiée à cause de la race dans laquelle cette personnalité fonctionne au cours de cette vie. Une fois que le disciple est parvenu à cette prise de conscience, et que ce concept est fermement établi et réellement significatif pour lui, alors il se dissociera automatiquement des délimitations étroites du nationalisme, devenant conscient de son appartenance à cette unité qu’est la race humaine, indépendamment de la position et de l’environnement qu’il occupe pour le moment, où il a probablement une mission spécifique à remplir.
Le disciple doit donc apprendre à s’affranchir des limites de son environnement, tout en rayonnant l’amour et la bonne volonté envers tous ceux qui croisent sa route. Il doit cependant le faire avec un relatif détachement et sans émotion excessive.
Les caractéristiques d’une nation sont souvent largement déterminées par les principes défendus par ses dirigeants. Parce que l’homme d’autrefois était principalement motivé par l’ambition, l’instinct de possession et la cupidité, les nations du monde reflétaient également ces valeurs. Au fur et à mesure que chaque individu réalisera sa responsabilité envers le tout, cette même conscience sera également exprimée par les dirigeants de toutes les nations, qui introduiront cet esprit d’altruisme et de bonne volonté dans les relations nationales et internationales. Les signes de cette tendance naissante sont déjà perceptibles aujourd’hui, mais les progrès sont lents du fait des puissantes influences retardatrices venant de ceux qui n’ont pas encore atteint ce niveau de conscience et qui adhèrent encore aux anciens systèmes caractérisés par l’agressivité, l’avidité et la haine. Le changement est cependant amorcé et ce n’est qu’une question de temps avant que les forces du mal ne succombent et ne soient submergées par les énergies de lumière et d’amour qui sont maintenant déversées sur l’humanité. Ceux qui font encore obstacle à cette évolution seront progressivement convertis aux principes de bonne volonté. Dans le cas contraire, les mêmes forces maléfiques qu’ils dirigent maintenant vers les autres se retourneront contre eux et les détruiront.
La réalisation de l’unité fondamentale de l’humanité n’implique pas le sacrifice de l’identité nationale. Au contraire, les différences de langue et de culture doivent subsister car elles ne peuvent que contribuer à rehausser la beauté de la tapisserie constituée par les fils multicolores que sont ces multiples facettes de la vie humaine. L’avenir du monde réside donc dans la mise en valeur de l’identité de chaque nation, avec ses caractéristiques particulières de couleur, de langue et de culture. En même temps, tout en respectant leurs différences, les peuples du monde devront collaborer étroitement et instaurer entre eux des relations justes et mutuellement bénéfiques basées sur la bonne volonté, et exemptes d’orgueil, d’avidité, d’ambition ou d’ingérence.
La Hiérarchie spirituelle ne s’intéresse pas aux tendances idéologiques ou politiques de l’individu ou de sa communauté, pas plus qu’elle n’est affectée par les pratiques religieuses des uns et des autres. Tout ce qui l’intéresse, c’est que l’humanité dans son ensemble profite de l’opportunité spirituelle qui, plus que jamais, s’offre maintenant à elle.
Les méthodes d’action de Martin Luther King en butte à des attaques – [sommaire]
Il y a soixante ans, Martin Luther King Jr. (MLK) menait la Marche sur Washington, qui fit basculer l’opinion publique, conduisant à l’adoption de la loi sur les droits civiques de 1964 et la loi sur le droit de vote de 1965. C’est pourquoi il faut faire preuve d’honnêteté et d’esprit critique lorsque l’on réfléchit à la situation actuelle des droits civiques et du militantisme aux États-Unis.
Comme toujours, en cette période de l’année où nous rendons hommage à l’héritage de MLK1 et où nous prévoyons de célébrer le mois de la mémoire des Noirs, nous entendons nombre de citations pleines de platitude et de portraits simplistes, ainsi qu’une effusion d’auto congratulations collectives pour le travail et les progrès accomplis.
MLK a tragiquement perdu la vie dans le Tennessee, et aujourd’hui, la sénatrice Marsha Blackburn, qui représente ce même État, choisit de ternir son héritage en sapant l’esprit de démocratie et de militantisme auquel il a consacré sa vie.
En tant que militant et organisateur d’un mouvement, l’action collective sous la forme de protestations était l’outil principal de MLK. Que penserait-il des réactions actuelles des autorités à l’encontre des manifestants partout dans le monde ? Orateur et prédicateur doué, sa voix fut un catalyseur pour mobiliser les citoyens et faire évoluer les mentalités. Que dirait-il de la prolifération de la censure et d’autres formes de répression et des politiques régressives ?
Ces questions nous permettent de cheminer vers la justice et vers un monde qui respecte véritablement l’héritage du mouvement des droits civiques. Les attaques issues de la pensée unique et contre la liberté d’expression sont déchirantes, cependant, il y a aussi une formidable volonté des gens qui refusent d’abandonner – une résilience et une résistance qui rappellent le mouvement des droits civiques.
Malheureusement, la protestation est un instrument de moins en moins adapté pour provoquer le changement social et pour demander des comptes à des autorités puissantes telles que les élus, la police et les entreprises. De la persécution des manifestants de Cop City (centre d’entraînement policier) en Géorgie aux tentatives généralisées d’écraser la désobéissance civile, une stratégie que MLK considérait comme l’outil nécessaire des opprimés, nous assistons à l’éclatement d’une crise dans l’organisation du militantisme social.
Grâce au pouvoir de lobbying des grandes entreprises et des syndicats de police, des centaines de projets de loi anti-manifestation ont été introduits aux États-Unis depuis 2017 dans presque tous les 50 États, interférant avec le long héritage de protestation américaine, avec pour résultat une augmentation spectaculaire des amendes civiles pour les manifestants et dans certains cas des sanctions pénales pour des formes spécifiques de protestation.
Début janvier 2024, les sénateurs Marsha Blackburn (Tennessee) et Thom Tillis (Caroline du Nord), ont présenté un projet de loi fédérale qui sanctionnerait les manifestants qui bloquent, tentent de bloquer ou conspirent en vue de bloquer les routes et autoroutes publiques. Le Safe and Open Streets Act (loi sur les voies publiques ouvertes et sûres) ferait de la pratique de l’action collective qui existe depuis longtemps dans l’histoire de notre pays un crime passible d’une amende d’un montant non spécifié et d’une incarcération dans une prison fédérale pouvant aller jusqu’à cinq ans. Le prétexte de la sécurité et de la libre circulation ne peut occulter les abus potentiels et l’application sélective inhérents à cette loi et à d’autres lois anti-manifestation.
Selon Equity Alliance, une organisation de terrain basée dans le Tennessee qui œuvre au renforcement du pouvoir politique des Noirs et dont Tequila Johnson est la directrice, il existe une ironie amère dans le fait que MLK ait été assassiné dans le Tennessee, État dont la sénatrice, Mme Blackburn, est aujourd’hui à la tête de l’assaut contre les droits civiques.
Les libertés individuelles reculent dans le monde entier
Quel chemin avons-nous parcouru si, plus de cinquante ans après Selma, des manifestants contre Cop City, un centre d’entraînement de la police en Géorgie, sont accusés de terrorisme ?
Malheureusement cette situation n’est pas propre aux États-Unis ; les libertés individuelles reculent dans le monde entier. Des pays comme l’Argentine et de nombreux pays d’Europe voient également leurs gouvernements déployer des efforts constants pour empêcher les citoyens de s’exprimer, d’agir et de faire pression sur leurs élus afin qu’ils écoutent la volonté du peuple.
Plus récemment, nous avons assisté à une répression mondiale des manifestants contre la guerre à Gaza, qui va également à l’encontre des principes de solidarité mondiale défendus par MLK. Un an avant sa mort, il prononçait un discours célèbre à l’église Riverside de New York, intitulé Au-delà du Vietnam : il est temps de briser le silence, dans lequel il dénonçait non seulement la guerre, mais aussi la censure de la liberté d’expression. En outre, il a cherché à établir des liens internationaux et à se solidariser aux mouvements pour la liberté dans le monde entier, des luttes anticolonialistes en Afrique aux mouvements pour la liberté des « intouchables » en Inde.
Les répercussions des politiques répressives que nous observons, ainsi que les attaques contre les dissidents et les blessures graves causées par l’utilisation excessive d’armes sub-létales contre les manifestants, le déconcerteraient également profondément. Les attaques violentes contre les manifestants par les forces de police et les personnes soucieuses de maintenir le statu quo lui rappelleraient sans doute la brutalité dont ont été victimes les manifestants pour les droits civiques à Selma en 1965 et la violence infligée aux Noirs par les Blancs pendant des centaines d’années.
L’organisation Defending Rights and Dissent (défense des droits et de la contestation), basée à Washington et dirigée par Sue Udry, qui œuvre au renforcement de la démocratie participative et du droit à l’expression politique, a recensé les indemnisations versées par des services de police au mouvement Black Lives Matter (la vie des Noirs compte), depuis 2020.
Dans tout le pays, les services de police ont versé plus de 113 millions de dollars aux manifestants qui ont été blessés par la police. On peut imaginer que cet aveu tacite de culpabilité aurait troublé MLK.
En effet, bien que les manifestants aient davantage de recours juridiques qu’à son époque, cet état des lieux constitue l’énième rappel du pouvoir incontrôlé des forces de l’ordre et de la violence continue et disproportionnée infligée aux Noirs, aux indigènes et aux personnes de couleur.
Pourtant, malgré tous ces reculs dans la lutte pour le progrès et contre l’injustice, nous pensons que MLK puiserait courage dans les millions de personnes qui, de par le monde, refusent d’être réduites au silence. Serait-ce les vestiges de l’influence que les leaders des mouvements sociaux du passé exercent sur les générations futures ?
D’un point de vue concret, nous savons que la route vers la liberté a plutôt été un chemin en dents de scie au cours de l’Histoire. La lutte pour la liberté et la solidarité fait partie de l’existence humaine ; c’est un aspect inévitable de la vie.
Cependant, il est décourageant de voir les outils fondamentaux du militantisme social être impitoyablement démantelés ou interdits à cause d’intérêts égoïstes et de la cupidité des politiciens et des entreprises.
En cette période de l’année où nous prenons le temps d’honorer les combattants noirs de la liberté, nous devons nous engager à évaluer honnêtement où nous en sommes dans la transmission du flambeau de la justice que MLK a enflammé pour le monde, et à le rallumer en repoussant toutes les tentatives de répression du pouvoir des peuples.
1 – Il s’agit d’un jour férié aux États-Unis, vers mi-janvier, en mémoire de Martin Luther King : c’est le MLK day.
Source : commondreams.org
Les travaux de C.W. Leadbeater et d’Annie Besant – [sommaire]
La science et l’ésotérisme de la chimie occulte
par Bette Stockbauer,Au cours des deux derniers siècles, la science et la religion ont connu des changements révolutionnaires. Dans le domaine des sciences, la découverte des propriétés de l’atome a conduit à des théories sur la lumière, l’électricité et le magnétisme qui ont donné naissance à notre technologie moderne. En religion, les nouveaux moyens de communication ont facilité le transfert des connaissances spirituelles occultes depuis les régions isolées de l’Orient jusqu’aux endroits les plus éloignés du monde. Chacun a apporté une nouvelle vision ; chacun a donné à l’humanité la capacité de voir un monde jusqu’alors invisible – un monde d’énergies, de forces et de constituants élémentaires qui composent toute forme.
L’un des défis les plus passionnants des temps à venir sera de mettre en corrélation les réalisations extraordinaires qui ont eu lieu dans ces deux domaines de recherche et de construire un modèle basé sur les réalisations les plus importantes de chacun d’entre eux.

Annie Besant
Un exemple illustrant cette confluence se trouve dans le livre Extra-Sensory Perception of Quarks (La perception extra sensorielle de quarks, non traduit) (1995), du Dr Stephen Phillips, qui contient une analyse scientifique moderne d’informations publiées 87 ans plus tôt dans Occult Chemistry (La chimie occulte) (CO), par C.W. Leadbeater et Annie Besant, qui étaient des membres éminents de la Société théosophique. En 1895, C.W. Leadbeater et Annie Besant se sont engagés dans une collaboration qui a donné naissance à l’un des livres les plus novateurs (bien que non reconnu à l’époque) du corpus ésotérique, où ils publièrent leurs observations psychiques des éléments chimiques de la Terre au niveau de l’atome, un exploit qui échappe encore aujourd’hui à la science. Tous deux avaient suivi un entraînement intensif à la « clairvoyance grossissante », une ancienne technique yogique connue en sanskrit sous le nom d’anima et, plus récemment, de micro-psi, qui prétend permettre au praticien d’entrer dans le monde de l’infiniment petit, y compris l’atomique et le subatomique. La compétence acquise n’est pas une faculté de grossissement, mais est décrite comme une capacité à entrer dans un état mental où l’on devient infiniment petit. Imaginativement, l’observateur, par une concentration intense et des efforts ciblés, atteint une petitesse proportionnelle à l’objet de l’investigation. L’observateur n’est pas en transe, mais totalement conscient et capable de communiquer dans les moindres détails ce qu’il voit. Ces capacités mentales sont appelées siddhis (pouvoirs) et sont pratiquées en Orient depuis des milliers d’années.
Au cours de trente-huit années de recherche, C.W. Leadbeater et A. Besant ont examiné et enregistré les propriétés subatomiques de 109 éléments et isotopes, de 29 composés inorganiques et de 22 composés organiques, et ont étudié le processus catalytique de plusieurs composés. Les résultats ont été publiés dans trois éditions successives, la première en 1908, la seconde en 1919 et une édition augmentée, publiée à titre posthume en 1951. L’ouvrage comprend des centaines de dessins de formes observées visuellement, des listes numériques de sous-particules pour chaque élément et des descriptions de mouvements et de champs d’énergie.
Les chercheurs affirmaient pouvoir observer la matière atomique sur les sept plans, du plan physique dense au plan éthérique le plus élevé. Ils ont noté qu’à chaque plan supérieur, les combinaisons atomiques se décomposaient en arrangements de plus en plus simples, jusqu’à ce que, au niveau éthérique le plus élevé, ils aient déterminé qu’ils voyaient ce qu’ils décrivaient comme l’atome physique ultime, l’APU, qu’ils supposaient être le constituant le plus simple de la matière. Leur APU ressemblait beaucoup à l’atome décrit par Edwin Babbitt dans Les principes de la lumière et de la couleur, une structure en forme de cœur entourée de dix spirilles, trois majeures et sept mineures. En essayant de dissocier davantage l’APU, celui-ci a disparu et ils ont supposé qu’il s’était évaporé dans le niveau astral cosmique.

Charles Webster Leadbeater
Grâce au comptage fastidieux des APU de chaque élément, ils ont pu attribuer des poids atomiques essentiellement corrects à chacun d’entre eux, prédisant ainsi des éléments non encore découverts, ainsi que plusieurs isotopes (tels que le néon-22) – des combinaisons élémentaires qui n’étaient pas reconnues à l’époque. Ils ont également décrit des mouvements atomiques inconnus à l’époque, à savoir le spin (découvert 30 ans plus tard), la précession rotationnelle (précession de Larmor, découverte en 1897) et la pulsation (non encore découverte). Plusieurs scientifiques ont reçu des prix Nobel pour avoir isolé des éléments que les occultistes avaient prédits.
Ils ont également décrit les formes externes de l’atome lorsqu’il est considéré dans son ensemble, et les ont enregistrées comme étant constituées de différentes combinaisons de sept formes de base : pointe, haltère, tétraèdre, cube, octaèdre, tiges et étoile. Cet aspect de leur travail n’a pas d’équivalent dans la science, et les dessins étonnamment détaillés et beaux de leurs livres ne ressemblent à aucun modèle théorique. C.W. Leadbeater et A. Besant considéraient leur travail comme fondamental et s’attendaient à ce que les chercheurs qui suivraient leurs pas en développent le contenu. Lorsque la Chimie occulte a été publiée, elle constituait une sorte d’énigme pour la science et l’ésotérisme. Elle s’aventurait dans de nouveaux domaines et utilisait une « technologie » intuitive qui, bien que familière dans les monastères isolés de l’Himalaya, était encore totalement inconnue en Occident.
Geoffrey Hodson
À notre connaissance, un seul autre chercheur, Geoffrey Hodson, a poursuivi les travaux antérieurs, et ses observations ont permis d’ajouter des informations qui complètent les études précédentes. Pendant plus de soixante-dix ans, G. Hodson a été l’un des dirigeants de la Société théosophique et, dans l’espoir de vérifier certaines des découvertes antérieures de la Chimie occulte, il a entrepris, entre 1957 et 1959, une collaboration avec le Dr David Lyness, un psychiatre néo-zélandais. Leurs efforts ont donné lieu à 40 heures d’enregistrements audio qui ont été transcrits par la suite. En 1978, alors que Hodson avait 93 ans, une deuxième série de vidéos avec le leader théosophique néo-zélandais Murray Stentiford a également été enregistrée et transcrite. Le travail de G. Hodson était différent de celui des enquêteurs précédents, car il n’était pas aussi attentif aux minuties des particules et des unités d’énergie, mais se concentrait plutôt sur les forces énergétiques plus globales, à la fois les configurations globales de la structure atomique et, notamment, l’énergie englobant et entourant les APU, qui semblaient parfois fonctionner presque indépendamment des particules individuelles. D’une manière générale, ses observations ont permis de vérifier un grand nombre des affirmations précédentes. Au cours des séances, il était frappé par une immense force énergétique émanant de la substance, comme s’il avait contacté une source originelle de pouvoir, qu’il appelait diversement source divine ou esprit divin.
Le Dr Stephen Phillips
Le Dr Stephen Phillips était étudiant en physique aux États-Unis lorsqu’il a vu un dessin de l’atome d’hydrogène de la CO dans le livre de William Kingsland intitulé The Physics of the Secret Doctrine (La physique de la doctrine secrète). Il a été immédiatement attiré parce que, comme il le raconte, « j’y ai immédiatement reconnu le modèle du physicien qui présente le proton comme un amas triangulaire de trois particules qu’il appelle « quarks ». » Après s’être procuré une copie de la CO, il a été tellement fasciné par sa similitude avec la science reconnue de l’époque qu’il a décidé de procéder à une interprétation approfondie des résultats des occultistes. En examinant minutieusement les données enregistrées, il a estimé que la probabilité que leurs découvertes soient basées sur la chance ou le hasard était pratiquement nulle. En 1980, il a publié son analyse dans un livre intitulé Extra-Sensory Perception of Quarks. Il s’agit d’un travail d’investigation original, qui incite à la réflexion et qui a fait l’objet d’une étude méticuleuse.
S. Phillips a analysé le livre en utilisant les concepts de deux modèles théoriques de physique – la chromodynamique quantique (QCD) et la théorie des cordes, qui concernent toutes deux le contenu et les forces subatomiques au sein du noyau atomique. Selon S. Phillips, les centaines de diagrammes de la CO représentant divers éléments présentent une configuration conforme aux modèles modernes de noyaux atomiques, montrant que le proton et le neutron sont composés de trois quarks maintenus ensemble par des tubes de flux (de la théorie des cordes) dans un arrangement électrique stable. Le contenu nucléaire est maintenu ensemble par la force forte, la plus puissante des forces fondamentales. Le modèle QCD a été testé et finalisé à la fin des années 1960, plus de quarante ans après la publication de la CO. Le site web de S. Phillips1 contient des discussions approfondies sur son travail d’analyse et d’interprétation et permet de télécharger gratuitement son livre.
S. Phillips a également analysé les travaux de G. Hodson, y trouvant une analogie possible avec un concept à la pointe de la physique actuelle : la détection du champ de Peter Higgs, un champ d’énergie universel présumé qui confère l’attribut de masse à toute substance. Les expériences menées à l’accélérateur de particules du CERN, en Suisse, ont attiré l’attention du monde entier et ont permis de vérifier une hypothèse émise pour la première fois par P. Higgs en 1964. Dans les années 1950, lors d’observations, G. Hodson a décrit avoir vu un « brouillard ou champ » entourant les APU, extérieur à elles et en mouvement circulaire continu. Fait remarquable, il a affirmé avoir toujours vu les mêmes phénomènes visuels au cours d’activités normales. S. Phillips considère que sa description du brouillard, extérieur aux atomes et présentant un vortex d’activité, est analogue aux modèles scientifiques du champ de P. Higgs, en particulier à certains mouvements énergétiques appelés vortex de Nielsen-Olesen. Ces vortex sont les cordes de la théorie des cordes qui maintiennent les quarks confinés dans le noyau et, selon le théorème de P. Higgs, confèrent une masse à ses sous-particules. L’observation de G. Hodson a été enregistrée cinq ans avant la première publication de P. Higgs et 55 ans avant sa confirmation par le CERN.
Helena Blavatsky insistait sur le fait que « la matière est l’esprit à son point de manifestation le plus bas et l’esprit est la matière à son point le plus haut ». La science et la religion sont des expressions de cette dualité, l’une décrivant les formes et les forces de la vie cosmique, l’autre cherchant à sonder la cause essentielle. C’est la merveille de l’esprit humain qui lui permet d’englober les deux, d’explorer le monde à sa portée, tout en aspirant continuellement à une vision plus grande. Ces pionniers clairvoyants de la pensée nous ont donné un aperçu de l’unité essentielle de la vérité, démontrant que des connaissances issues de points de vue différents peuvent se rejoindre et construire un modèle plus complet et, ce faisant, peuvent élever le chercheur dans un royaume d’illumination encore plus grand.
1 – http://www.smphillips.mysite.com (en anglais)
Références :
La Chimie occulte – A. Besant & C.W. Leadbeater, éd. 1919 (pdf en français) : http://www.girolle.org/telecharger/index.html
Extra-Sensory Perception of Quarks – Stephen Phillips (pdf en anglais) : http://www.smphillips.mysite.com/pdfs/ESP_of_Quarks.pdf
Investigations clairvoyantes par Geoffrey Hodson et David Lyness, 1957-1959 (en anglais) : http://hpb.narod.ru/tph/TPH_5759.HTM
En marche vers Maitreya et notre humanité – [sommaire]
Maitreya nous dit : « Si vous faites un pas vers moi, j’en ferai deux vers vous. Je vous prêterai ma force. Je suis toujours avec vous. » Benjamin Creme a souvent répété que nous pouvons concevoir Maitreya comme l’âme de l’humanité, le meilleur de ce que nous pouvons être. Ainsi, lorsque nous tendons vers ce que nous pouvons être de mieux – notre propre humanité – sans même le savoir, nous tendons vers lui et il peut répondre sans contrevenir à la loi sacrée du libre arbitre humain.
Cela suggère également que nos forces personnelles et collectives augmentent de façon exponentielle lorsque nous demandons en masse que les valeurs de Maitreya soient défendues et mises en pratique ; des valeurs de justice, de paix et de justes relations les uns avec les autres et avec notre précieuse planète en danger.
De nombreux exemples de la présence de Maitreya et de ses apparitions lors de manifestations ont été rapportés dans Partage international au fil des ans, confirmés par le Maître de Benjamin Creme, soutenant l’idée que Maitreya joue un rôle actif, nous aidant à acquérir un sens solide de la direction et du pouvoir du peuple. Chaque action appelant à la justice et à la paix compte, mais certaines sont comme des panneaux indicateurs le long du chemin.
Le nombre de manifestants est primordial
La marche et le rassemblement de 2003 à Londres contre la guerre en Irak, auxquels ont participé près de deux millions de personnes, en sont peut-être l’exemple le plus remarquable. Un grand sentiment d’unité, de paix et d’espoir y a régné pendant de nombreuses heures, marqué par des acclamations enthousiastes qui ont parcouru la foule. Les photos d’un homme acclamant bruyamment les discours et appelant à « dénoncer les mensonges » ont été confirmées par le Maître de Benjamin Creme comme étant celles de Maitreya. Le sentiment d’unité était tel que les manifestants en parlaient encore des années plus tard. Un article du Guardian de 2016 cite l’un d’entre eux comme ayant affirmé en substance : « Ce fut, sans aucun doute, l’un des jours les plus extraordinaires de ma vie. Un sentiment d’unité avec l’humanité qui n’a jamais été égalé depuis. »
Cependant, les manifestants ont commis une grave erreur. Pensant que le travail était terminé, nous sommes tous rentrés chez nous et y sommes restés, laissant le premier ministre Tony Blair continuer à soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Irak, malgré les mensonges évidents.
Mais ce n’était qu’une manifestation parmi d’autres dans le cadre d’une mobilisation mondiale contre la guerre à l’époque – un mouvement de masse salué comme le début du pouvoir populaire moderne ; un mouvement qui a d’ailleurs fait réfléchir les gouvernements lorsqu’ils ont été à deux doigts de déclencher la troisième guerre mondiale en Syrie, en 2013.
La persévérance et la constance sont récompensées
En revanche, des milliers de personnes réclamant la justice et la démocratie ont tenu bon sur la place Tahrir, au Caire, en 2011, alors qu’elles étaient violemment réprimées, voire tuées. Dans le monde entier, les spectateurs n’ont pas compris pourquoi elles n’ont pas riposté, mais elles étaient pleines d’amour et de joie et animées d’un sentiment commun de fraternité, quelle que soit leur religion. Dans son article intitulé « La voix du peuple se fait entendre », le Maître de B. Creme décrit Maitreya travaillant parmi les manifestants sous différentes apparences, les réconfortant et « les bénissant pour leur ardeur et leur retenue ». Il ajouta : « Baignés des énergies et de l’amour de Maitreya, ils vivaient une nouvelle naissance. » Leur campagne s’est étendue à toute l’Égypte par le biais de nombreuses formes de désobéissance civile et de grèves, et le président Moubarak a démissionné, marquant ainsi une étape importante vers la démocratie.

Maitreya nous enseigne également
Une autre grande manifestation a eu lieu dans le centre de Londres, le 26 mars 2011. On dit qu’il s’agit du plus grand rassemblement organisé par des syndicats à Londres depuis la Seconde Guerre mondiale. Baptisée March for the Alternative (Marche pour le changement), elle s’opposait en fait aux réductions draconiennes des dépenses dans les services publics prévues par le gouvernement et bénéficiait d’un soutien dans tout le pays. Alors pourquoi n’a-t-elle pas été couronnée de succès ?
Lorsque mon mari et moi sommes arrivés sur place, nous nous sommes sentis mal à l’aise. Il y avait tant de groupes différents, chacun proclamant ses propres priorités. Une rencontre avec Maitreya l’a parfaitement illustré.
Peu après notre arrivée, un homme attira soudain notre attention à plusieurs centaines de mètres devant nous. Ses vêtements n’étaient pas débraillés, mais une jambe de son pantalon était trop courte. Mais ce qui nous a vraiment interpellés, c’est qu’il semblait être assis sur un grand chariot à provisions à roulettes qui ne semblait pas adapté à un tel usage. Il en allait de même pour le deuxième chariot qu’il avait pris quelque part. Celui-ci était surmonté d’un mannequin grandeur nature, entièrement vêtu, dont la coiffure ressemblait étrangement à celle du premier ministre britannique Tony Blair !
En même temps, il brandissait une grande pancarte sur laquelle étaient griffonnés de nombreux messages ! Nous n’avions aucune idée de ce qui y figurait.
L’homme se mit en marche avec la foule, tirant les deux chariots, brandissant toujours sa pancarte, tout en luttant avec le mannequin qui menaçait de tomber. Nous avons trouvé hilarant qu’il le remette furieusement en place en le tirant par le cou ! Il se mit dans une colère noire. Il n’arrivait pas à faire en sorte que tout aille dans le même sens au même moment. Il n’arrivait à rien.
Au moment où nous avons décidé de voir ce que disait l’affiche et s’il s’agissait vraiment d’un sosie de T. Blair, la foule s’est refermée devant nous et nous l’avons perdu de vue. Malgré notre empressement et la foule qui s’était de nouveau éclaircie, il avait disparu, alors qu’il n’y avait nulle part où aller.
Personne d’autre ne semblait prêter attention à cette pantomime, ce qui est souvent le cas lorsqu’il s’agit des apparitions de Maitreya.
La division dissipe l’énergie
Au cours des semaines suivantes, il est devenu évident que le gouvernement adoptait une attitude consistant à « diviser pour mieux régner », en concluant des accords avec chaque groupe séparément, en commençant par les grands services publics : les pompiers, les syndicats d’enseignants, les syndicats du service national de santé (NHS). Cela a fonctionné. Les syndicats ont remporté quelques « victoires », mais uniquement s’ils n’entravaient pas les changements structurels. Les choses se sont calmées et les personnes dont les voix étaient moins fortes ont commencé à souffrir davantage et à mourir.
Le Maître de B. Creme n’a pas expliqué le but de l’étonnante démonstration de Maitreya lors de ce rassemblement particulier. Pour nous, il s’agissait de l’importance de l’unité, de ne pas se laisser distraire, diviser ou monter les uns contre les autres par nos bagages, de s’assurer que nous allions tous dans la même direction !
Un message simplifié
Le 15 avril 2005, mon mari, un autre membre de notre groupe de méditation et moi-même avons rejoint la manifestation Wake up to Trade Justice (demandez la justice économique) à Londres pour une nuit de veille. Cela faisait partie de la campagne mondiale Make Poverty History (Abolir la pauvreté), largement soutenue par le pays, et coïncidait avec la présidence britannique du sommet du G8. Nous avions donc décidé que c’était le moment de faire une grande déclaration sur le message central de Maitreya – la nécessité de partager les ressources mondiales en fonction des besoins et non de l’avidité, si nous voulons sauver notre planète. Nous voulions que cette déclaration soit très visible et nous avons donc décidé de « faire les choses en grand » ! Littéralement. A cette fin, nous avons passé tout un après-midi à préparer notre toute première bannière. Après de longues discussions, nous nous sommes mis d’accord sur le slogan « Le partage sauvera le monde ». Nous l’avons donc peint en grosses lettres sur un drap de lit, sans nous rendre compte que ce n’était pas très pratique.
Dès que nous avons déployé notre immense bannière au point de rassemblement, nous avons rapidement succombé à l’embarras. Non seulement elle se distinguait par sa taille et sa bizarrerie, mais son message défiait involontairement tous les autres qui, pour la plupart, formulaient des demandes telles que « Make Poverty History » (abolir la pauvreté) ou « Make Trade Fair » (pour le commerce équitable).
Le nôtre disait : « Toute vie est en danger. Voici la réponse. » Nous nous sommes sentis mal à l’aise et avons poliment essayé de nous « permettre » mutuellement d’avoir l’honneur de porter cette énorme chose : « Cela m’est égal de ne pas la porter. » « Tu peux le faire. » « Non, non, je t’en prie, je peux attendre. » « Il y a un peu de vent, je ne pourrai peut-être pas la tenir longtemps. »
Les gens lisaient notre bannière, se tournaient vers leurs amis et discutaient pour savoir si le partage allait vraiment sauver le monde – comme nous l’espérions – mais leur ton était plus perplexe et dédaigneux que favorable. Les commentaires commençaient par un pédant « Pas nécessairement ». D’une certaine manière, cela nous a rendus plus déterminés, et nous avons rejoint la foule qui se dirigeait vers Parliament Square (Place du Parlement). Mais les manifestants étaient trop nombreux et nous avons dû nous tenir sur le bord de la route, bloqués par des barrières. Quelque chose nous a poussés à aller de l’avant pour que notre bannière soit visible par la circulation du vendredi soir, mécontente de notre présence.
Soudain, la circulation a ralenti et est devenue beaucoup plus silencieuse. Tout était plus calme, étrangement. Nous entendîmes une voix venant d’un peu plus loin. Une voix qui ne se moquait pas de nous. Bientôt, nous avons vu qu’elle provenait d’un homme penché à la fenêtre du passager avant d’une voiture qui s’approchait. Il lisait les slogans à haute voix, mais lorsqu’il est arrivé au nôtre, il l’a lu lentement et plus calmement pour lui-même, comme s’il y réfléchissait : « Le partage sauvera le monde. »
Soudain, il a crié un « OUI !!! OUI ! » et s’est animé. Il s’est penché beaucoup plus loin, a écarté les bras et les a agités en criant avec enthousiasme : « Le partage sauvera le monde ! » Il l’a répété plusieurs fois à haute voix alors que sa voiture continuait à rouler, en insistant fortement sur le mot « sauvera ».
Notre humeur a changé. Nous nous sommes sentis plus forts, confiants dans la puissance de notre message et du slogan que nous avions choisi. Nous voulions maintenant porter la bannière ! Et nous avons pris plaisir à le faire.
Pour nous, c’était très significatif. Nous étions sûrs que l’homme dans la voiture était Maitreya ; qu’il avait soutenu notre effort (notre pas vers lui), nous donnant la force et le courage qui nous manquaient (ses pas vers nous). Nous n’avons pas été traités différemment par les autres manifestants après le passage de cet homme, mais nous nous sommes sentis différents. Et cela a vraiment compté.
Le résultat de la campagne Abolir la pauvreté a été salué comme une avancée pour de nombreuses personnes en situation de pauvreté, même si, une fois encore, les événements montrent qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais pour nous, le rassemblement de ce soir-là a eu un autre résultat significatif.
En faisant ce que notre petit groupe a fait, nous avons préparé le terrain pour que la voix de Maitreya et son message clé sur le partage soient vus et entendus. Il a pleinement profité de l’occasion, amplifiant le message au-delà de tout ce que nous aurions pu faire nous-mêmes.
Mais c’est maintenant le combat des combats qui nous attend
Pour parler franchement : les inégalités, les guerres et le changement climatique font payer un lourd tribut et notre système planétaire est sur le point de s’effondrer, nous entraînant avec lui et provoquant de nombreuses souffrances. Nous ne pouvons pas permettre que cela arrive.
La situation n’a jamais été aussi urgente. Nous pouvons nous faire entendre de bien des façons, mais les manifestations massives, pacifiques, tenaces et courageuses sont sans doute les plus puissantes. Elles sont certainement les plus visibles et les plus difficiles à ignorer ou à rejeter pour les autorités et ceux qui sont encore enclins à la passivité.
C’est un combat que nous devons gagner parce qu’il s’agit d’un combat pour ce que nous sommes et ce que nous pouvons être lorsque nous donnons le meilleur de nous-mêmes. Et nous le gagnerons parce que chaque action que nous entreprenons va dans la bonne direction, là où se trouve la vérité, là où se trouve notre humanité, là aussi où se trouve Maitreya.
Source : Les Lois de la vie ; fightclimatechange.earth ; Share International : The Guardian
Moins de combustibles fossiles pour 2024 – [sommaire]
Si nous nous rassemblons et décidons de faire de notre mieux pour les autres et pour la planète, nous pourrons trouver une meilleure voie. Ce serait plus facile si les industries du gaz, du pétrole et du charbon et leurs partisans décidaient de faire le ménage, mais la conférence sur le climat, la COP28 qui s’est tenue aux Émirats arabes unis à la fin de l’année 2023 a montré que les gouvernements ont décidé d’en faire le moins possible tout en engrangeant des profits considérables et en alimentant non seulement une crise climatique, mais aussi une crise financière.
Nombreux sont ceux qui tentent de tromper le public par une propagande fallacieuse sur la séquestration du carbone et par des engagements de réduction des émissions, mais uniquement celles provenant de l’extraction et de la production, et non les émissions réellement dangereuses qui résultent de la combustion des combustibles fossiles. Il est important de plafonner les émissions de l’industrie pétrolière et gazière, comme l’a promis le gouvernement canadien, mais ce n’est qu’un petit pas. Nous devons laisser les combustibles fossiles dans le sol !

Qui ne souhaite pas un air plus pur ?
Les preuves de l’emballement du changement climatique et de ses conséquences catastrophiques sont indiscutables et évidentes pour quiconque prête attention à l’augmentation rapide des phénomènes météorologiques extrêmes, des inondations, des sécheresses, des dômes de chaleur, etc. Les énormes avantages du passage de la combustion de carburants polluants à des sources d’énergie plus propres telles que l’énergie éolienne, solaire et géothermique sont également évidents. Qui ne souhaite pas un air et une eau plus purs, de meilleures opportunités, plus d’égalité et une plus grande stabilité sociale ?
L’avantage le plus évident est que cette transition contribuera à stabiliser le climat et à empêcher un dérapage climatique encore plus grand aux conséquences coûteuses, depuis l’augmentation des coûts des soins de santé jusqu’aux dommages causés aux infrastructures et à l’agriculture. Les économies d’énergie et l’utilisation de sources d’énergie plus propres permettront de créer des emplois de meilleure qualité, d’accroître les opportunités économiques et d’éviter des millions de décès et de maladies évitables, ainsi que de ralentir la crise montante des migrants qui quittent des régions de plus en plus inhospitalières. Cela pourrait même produire plus d’égalité.
Qui pourrait s’opposer à tant de bienfaits ? Les dirigeants du secteur des combustibles fossiles et leurs partisans, qui placent l’argent et le pouvoir au-dessus de tout, y compris d’un climat viable !
Il faut être sérieux et cesser de vivre dans le déni. Le dérèglement climatique d’origine humaine est le plus grand défi auquel l’humanité ait jamais été confrontée. Mais ce n’est pas un défi sans solution. Nous avons tous constaté la rapidité avec laquelle la technologie peut progresser lorsque l’humanité s’y applique. Il suffit de regarder l’évolution phénoménale de la puissance informatique. La plupart d’entre nous ont aujourd’hui dans leur poche ou leur sac des ordinateurs plus puissants que les énormes systèmes qui ont envoyé des hommes sur la Lune !
On constate des avancées similaires dans les technologies de l’énergie et de son stockage. Les énergies éolienne et solaire sont désormais moins chères que l’énergie produite à partir du charbon, du gaz et du pétrole, même avec les coûts de stockage. Le rendement est également meilleur et elles sont beaucoup moins polluantes. Enfin, elles ne sont pas soumises à la volatilité des marchés et aux profits de l’industrie.
Mais que faire dans sa propre vie ? Comment peut-on s’opposer à une industrie qui a une telle emprise sur l’économie mondiale et une telle influence sur les hommes politiques ?
Tout d’abord, il faut être informé. Et malgré – ou peut-être à cause de – la pléthore d’informations disponibles, cela peut s’avérer difficile. Mais si l’on fait preuve d’esprit critique et qu’on apprend à évaluer les sources pour savoir lesquelles sont crédibles et lesquelles ne le sont pas, il devient possible d’y voir clair.
Il faut également se libérer de la prison de consommation que nous avons créée. Travailler de longues heures et s’endetter pour avoir plus de choses n’est pas la voie du bonheur. Il faut plaider en faveur de meilleurs transports publics. L’idée de l’automobile privée – utiliser des machines faites de tonnes de métal, de plastique et d’autres matériaux pour déplacer moins de cent kilos de personnes, et surtout brûler des quantités massives de combustibles fossiles pour ce faire – n’a pas de sens, si ce n’est comme moyen d’augmenter les profits de l’industrie du pétrole et de l’automobile.
Par-dessus tout, nous devons nous rassembler pour faire entendre notre voix. Qu’il s’agisse de participer à des manifestations, d’écrire des lettres ou de signer des pétitions, de parler à nos amis et à notre famille, de faire savoir aux hommes politiques qu’ils ne gagneront notre soutien que s’ils prennent la crise climatique au sérieux, on peut faire la différence. Et surtout, prenons la résolution d’être gentils les uns envers les autres ! Je vous souhaite une nouvelle année plus heureuse !
Source : commondreams.org
La Cour suprême en faveur de la protection du climat ? – [sommaire]
Le 8 janvier 2024, pour la troisième fois en moins d’un an, la Cour suprême des États-Unis a renvoyé une affaire majeure contre l’industrie des combustibles fossiles devant la juridiction de l’État, offrant ainsi une victoire au mouvement visant à faire payer les pollueurs qui sont à l’origine de la situation d’urgence climatique.
« Cette décision est un nouveau pas en avant dans les efforts du Minnesota visant à tenir les géants des combustibles fossiles responsables de leurs mensonges sur le climat et des dommages qu’ils ont causés », a déclaré Richard Wiles, président du Center for Climate Integrity (Centre pour l’intégrité climatique), qui a rappelé les décisions similaires de la Cour suprême, en avril et en mai 2023, qui a refusé de se saisir de ces affaires.
« Les grandes compagnies pétrolières continueront à se battre pour échapper à la justice, mais, pour la troisième fois en un an, la Cour suprême des États-Unis a rejeté leurs appels désespérés à casser les décisions unanimes de tous les tribunaux qui se sont penchés sur cette question. »
Alors que les responsables juridiques de dizaines d’États et de municipalités des États-Unis ont intenté des procès liés au climat ces dernières années, l’industrie des combustibles fossiles a tenté de se soustraire à ses responsabilités en portant les affaires devant les tribunaux fédéraux – une stratégie qui s’est avérée infructueuse.
Selon R. Wiles : « Après trois tentatives, il est temps pour ces pollueurs d’abandonner cet argumentaire pour échapper aux tribunaux des États et de se préparer à affronter les preuves de leur tromperie climatique lors d’un procès. »
La décision de la Cour suprême des États-Unis a été rendue ce 8 janvier dans le cadre d’une procédure engagée en 2020 par le procureur général du Minnesota, le démocrate Keith Ellison, contre ExxonMobil, Koch Industries et l’American Petroleum Institute (API), sur la base des lois de l’État relatives à la protection des consommateurs.
« La fraude, la publicité mensongère et les autres violations de la législation de l’État du Minnesota et du droit commun que la plainte révèle ont porté atteinte à la santé des habitants du Minnesota ainsi qu’à l’environnement, aux infrastructures et à l’économie de notre État », déclarait K. Ellison à l’époque.
Les juges ont rejeté la demande des majors pétrolières d’examiner la décision de la 8e Cour d’appel fédérale des États-Unis, rendue en mars 2023, qui stipulait que l’affaire relevait de la compétence des tribunaux de l’État. Seul le juge Brett Kavanaugh, nommé par l’ancien président républicain Donald Trump, se serait saisi de l’affaire, conformément à sa position de l’année dernière.
« J’apprécie les attendus et la décision de la Cour, a déclaré Keith Ellison dans un communiqué le 8 janvier. Elle s’aligne sur 25 décisions de tribunaux fédéraux à travers le pays, qui ont tous conclu que des affaires comme la nôtre reposent sur les manquements de ces défendeurs [les entreprises incriminées] en matière d’avertissement et sur leurs campagnes de tromperie concernant les contributions de leurs produits à la crise climatique. La décision de la Cour suprême confirme que ces affaires sont portées en justice au bon endroit, devant les tribunaux de l’État. »
« Dans l’ensemble, le comportement des prévenus a retardé la transition vers des sources d’énergie alternatives et une économie à plus faible émission de carbone, ce qui a eu des conséquences désastreuses sur l’environnement du Minnesota et a entraîné des coûts énormes pour les habitants du Minnesota et pour le monde entier, a-t-il souligné. Maintenant, l’affaire peut être portée devant un tribunal de l’État, où elle a été déposée en bonne et due forme, et nous pouvons commencer à tenir ces entreprises pour responsables de leur comportement répréhensible. »
Cassidy DiPaola, directrice de la communication de Fossil Free Media (Média sans énergie fossile) et de la campagne Make Polluters Pay (Faisons payer les pollueurs), a déclaré le 8 janvier que « cette décision est un pas en avant important pour la responsabilité et la justice. La Cour suprême a désormais tracé la voie à suivre sans équivoque, a-t-elle ajouté, non seulement pour l’affaire de protection des consommateurs du Minnesota contre ExxonMobil, Koch Industries et API, mais aussi pour les dizaines d’affaires contre l’industrie des combustibles fossiles qui se multiplient dans tout le pays. »
Source : commondreams.org
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Sur ma ligne – [sommaire]
Le dimanche 12 novembre 2023 vers midi, à l’entrée du salon Marjolaine au parc floral (Paris), alors que je distribuais le flyer pour l’exposition photographique « Phénomènes inexpliqués » un vieux monsieur avec un chapeau et une grande barbe blanche pointue, vêtu d’une chemise blanche, tirant un vieux caddie métallique avec un vieux sac écossais vert se dirigea lentement vers moi. Je lui proposai le flyer en lui expliquant qu’il s’agissait d’une expo photo sur les phénomènes inexpliqués. Il me demanda où c’était. Je lui répondis : « Entre Strasbourg Saint-Denis et République, vous savez c’est la rue connue pour ses chaussures pas chères. » Il ajouta : « Pourquoi vous ne distribuez pas aux sorties de métro ? En tout cas, c’est sur ma ligne, la ligne 9. » En parlant, on se regardait droit dans les yeux car je m’interrogeais sur le personnage. Plus rien n’existait autour de nous, je ressentis la joie, et j’étais envahie par une onde d’amour qui m’imposait le respect et le silence vis-à-vis de cet homme. Il y avait un décalage entre son aspect physique et toute la bonté et la fraîcheur qui émanait de lui. Puis en partant, il me déclara : « Les phénomènes inexpliqués et les phénomènes parapsychiques, c’est bien, c’est sur ma ligne, la ligne 9. » Je le regardais partir traînant des pieds, avec ses savates blanches déchirées. Il avait l’air d’un beau clochard avec son long manteau gris ouvert et il avait une belle prestance.
I. G., Paris (France)
Un sauvetage magistral – [sommaire]
Au printemps 1992, je rentrais du lycée en voiture, quelques jours après une tempête de neige. Alors que je prenais un virage que je connaissais bien, je rencontrai une plaque de neige fondue et je glissai sereinement hors de la route. Ma sérénité était remarquable si l’on considère que je savais que je me dirigeais vers le bord de ce qui était presque une falaise, et qu’il n’y avait rien que je puisse faire. D’une manière ou d’une autre, la voiture s’arrêta avant de dévaler la colline. Elle s’immobilisa, les deux roues dans le vide et la roue arrière à un mètre dans les airs. Je réussis très prudemment à m’extirper par l’une des portières avant. Lorsque le dépanneur est arrivé, il a refusé de toucher à la voiture en affirmant : « Elle est sur le point de tomber. » Au lieu de cela, il fit évacuer la maison qui se trouvait au pied de la falaise de 25 m sur laquelle la voiture était perchée, et appela une autre dépanneuse pour l’aider. À eux deux, ils purent tirer ma voiture sans problème.
Ai-je reçu une aide « spéciale » pour éviter ce qui ressemblait à une mort probable ?
Z. C., Boulder, Colorado (États-Unis)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que j’avais reçu l’aide du Maître Jésus.
Tenir la main d’un Maître – [sommaire]
Un vendredi soir, en 1998 ou 1999, lors de la conférence sur la méditation de transmission à San Francisco, j’observais la salle et toutes les personnes qui allaient bientôt méditer, puis je remarquai deux personnages étranges près de la cage d’escalier. Ces deux hommes d’âge moyen se distinguaient par leur tenue vestimentaire peu soignée. Personne ne semblait les connaître, et pourtant ils parlaient aussi fort et avec autant d’assurance que n’importe qui dans la salle. Leur comportement donnait l’impression que tout était du « déjà vu » pour eux et qu’ils s’intégraient parfaitement, même si leur apparence semblait contredire cela.
Une fois que tout le monde prit place, l’un des deux s’assit à côté de moi et je vécus l’une des méditations les plus focalisées et les plus intenses de ma vie. Ces deux hommes étaient-ils des Maîtres ?
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’était Maitreya et le Maître Jésus. Ce dernier me tenait la main pendant la méditation.
Z. C., Boulder, Colorado (États-Unis)
Le reconnaîtriez-vous ? – [sommaire]
En 2003, alors que je discutais avec des gens qui venaient à notre stand Emergence au salon Cinco de Mayo à Denver, je remarquai soudain qu’un homme de type hispanique avait rangé sa bicyclette derrière moi, devant notre affiche intitulée « Si vous voyiez le Bouddha ou le Christ, le reconnaîtriez-vous ? » Il était assez grand, avait les cheveux longs, la trentaine ou la quarantaine ; il avait les dents mal alignées et paraissait assez pauvre. Mais il était très chaleureux et souriant. Je pense avoir mentionné combien il faisait beau maintenant que les nuages s’étaient éloignés. Il reprit ce thème et ajouta qu’il ferait bientôt très beau, qu’il y aurait encore une tempête de neige entre le 5 et le 10 mai, et qu’ensuite il ferait très beau, sans nouvelle neige. Cela me sembla étrange : un Hispanique à l’allure pauvre nommé Chino [Chinois, en espagnol], avec un chien au poil sale nommé Chico [garçon, en espagnol], fourré dans un sac de sport fixé à la bicyclette près du guidon, me donnait des prévisions météorologiques avec une douce certitude. Nous bavardâmes un moment, il m’expliqua qu’il venait de Californie, qu’il rendait visite à de la famille dans la région et qu’il préférait avoir chaud plutôt que froid, mais pas trop chaud. Comme il avait rangé son vélo devant notre affiche, j’imaginai que les gens ne pourraient pas la voir. Il sembla saisir ma pensée et proposa de la déplacer, mais je répondis : « Non, ça va », pensant à moitié qu’il était peut-être Maitreya et que le fait qu’il se tienne devant l’affiche était plutôt opportun et amusant.
Il répéta plusieurs fois « Bonne journée » et fit des au revoir chaleureux. Cela me sembla s’appliquer tout à fait à moi, qui suis souvent très sérieux et accablé par les injustices de notre monde, bien que je connaisse la clarté des temps à venir. De plus, il y eut une tempête de neige le 10 mai, ce qui en surprit plus d’un, et le temps fut plutôt clément après. Chino était-il quelqu’un d’important ?
Z. C., Boulder, Colorado (États-Unis)
Le Maître de B.Creme a confirmé que Chino était Maitreya, et je crois qu’il a ajouté que « Chico » était le Maître Jésus.
La main sur le cœur – [sommaire]
Il y a quelques années, j’étais seul sur notre stand au salon de Boulder Creek et je remarquai deux hommes de petite taille qui s’étaient arrêtés au stand situé en face du nôtre. L’un d’eux, âgé d’une trentaine d’années, était particulièrement jovial. Il avait les cheveux noirs et une barbe touffue, et semblait venir d’un autre pays, peut-être du Moyen-Orient. L’autre semblait être son disciple spirituel. Il paraissait avoir une vingtaine d’années, avait des cheveux blonds et était beaucoup plus calme et sérieux.
L’homme barbu faisait du raffut de l’autre côté de l’allée, où il avait ramassé une épée jouet géante qu’il maniait joyeusement, en s’amusant, et faisant beaucoup de bruit. Tandis que je l’observais, je pensai à Maitreya et au fait que l’amour qu’il incarne se nomme l’épée de clivage.
Ils s’approchèrent de notre stand sur l’Emergence et se montrèrent très intéressés. Honnêtement, je me sentais un peu crispé, incapable de m’adapter à leur nature joviale. Nous parlâmes un peu des miracles, je crois, et je fis remarquer à ces hommes qu’ils avaient quelque chose d’unique. Je voulus savoir d’où ils venaient. Le barbu me répondit de Perse. Je trouvai cela étrange, car je pensais qu’un tel pays n’existait plus. Je lui demandai s’il avait un passé spirituel et il me répondit qu’il était zoroastrien. Il posa des questions sur le poster de « la main de Maitreya » qui était exposé : je lui expliquai la situation, pensant qu’il s’agissait d’un symbole, que l’impression apparaissait sur un miroir et qu’elle suggérait que l’on pouvait regarder en soi pour ressentir la bénédiction de Maitreya. Il répondit en posant sa main sur mon chakra du cœur et la laissa ainsi pendant un certain temps. Pensant dans mon esprit qu’il pouvait s’agir de Maitreya et de Jésus, je m’attendais à une sorte d’interaction énergétique, mais je ne ressentis rien. Ils partirent peu après. L’homme barbu était-il Maitreya et le plus jeune le Maître Jésus ?
Z. C., Boulder, Colorado (États-Unis)
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme barbu était Maitreya et l’autre le Maître Jésus.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Discours du président John F. Kennedy et de Martin Luther King – [sommaire]
« Par l’histoire de la guerre – et l’histoire de l’humanité a malheureusement été beaucoup plus marquée par la guerre que par la paix –, avec des armes nucléaires réparties dans le monde entier et disponibles, et par la forte réticence de tout peuple à accepter la défaite, j’entrevois la possibilité, dans les années 1970, que le président des États-Unis soit confronté à un monde dans lequel 15, 20 ou 25 nations seraient en mesure de posséder ces armes. »
Conférence de presse du président, 21 mars 1963, issue du fonds des documents publics des présidents américains – John F. Kennedy, 1963.
« Chers compatriotes américains, accomplissons ce premier pas. […] Éloignons-nous des ombres de la guerre et cherchons le chemin de la paix. Et si ce voyage s’étend sur des milliers de kilomètres, que l’Histoire retienne que nous, dans ce pays, à cette époque, avons fait le premier pas. »
Allocution radio-télévisée au peuple américain sur le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires, 26 juillet 1963, issue du fonds des documents publics des présidents américains – John F. Kennedy, 1963.
« Le contrôle des armements est une mission que nous entreprenons en particulier pour nos enfants et nos petits-enfants, eux qui n’ont pas de lobby à Washington. »
Déclaration du président aux femmes américaines concernant leur rôle dans la garantie de la paix mondiale, 1er novembre 1963, issue du fonds des documents publics des présidents américains – John F. Kennedy, 1963.
« Grâce à notre génie scientifique et technologique, nous avons fait de ce monde un village. Maintenant, par notre engagement moral et éthique, nous devons en faire une fraternité. Nous devons tous apprendre à vivre ensemble comme des frères ou nous périrons tous ensemble comme des imbéciles. Tel est le grand défi auquel l’humanité est confrontée. Aucun individu ne peut vivre seul, aucune nation ne peut vivre seule. Nous sommes liés les uns aux autres. »
Discours prononcé par Martin Luther King en février 1965, devant le Conseil des affaires mondiales à Los Angeles.
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeComment, à votre avis, peut-on améliorer le climat politique du Moyen-Orient et limiter le risque de guerre ? – [sommaire]
Je pense qu’il faut commencer par organiser une conférence internationale dédiée aux problèmes de la région. La question israélo-palestinienne y joue un rôle primordial : tant que les Palestiniens ne disposeront pas d’un territoire, la possibilité d’une paix durable sera très compromise. Je crois que les Israéliens n’en finiront pas de temporiser sur ce sujet, et il se pourrait bien que seule l’émergence de Maitreya amène ces peuples à se réconcilier. La récente prise de position de l’OLP en faveur de Saddam Hussein dans la guerre du Golfe n’a pas joué en faveur de la cause palestinienne, si juste soit-elle. Il semblerait que la direction de l’OLP ne rate pas une occasion de laisser passer sa chance ! Il reste que les Palestiniens ont le droit de leur côté et que la plupart des nations concernées, y compris les États-Unis, ont fini par reconnaître ce droit. Les Emirats autocratiques et les dictatures militaires de la région doivent céder la place à des régimes démocratiques et à une politique consensuelle. La Syrie, par exemple, est soumise à une dictature militaire particulièrement répressive et abjecte, remplie d’ambitions, qui n’a rien à envier en cela au régime de Saddam Hussein – mais on préfère l’ignorer parce qu’elle a fait le « bon choix » en se rangeant aux côtés des alliés contre l’Irak, son principal rival. Parallèlement, les familles gouvernantes du Koweït et d’Arabie Saoudite se sont fait une solide réputation de rapacité et de domination autocratique. C’est pourquoi la redistribution des richesses entre les habitants de la région doit être considérée comme une priorité. Si une transformation de cette importance risque de prendre des années, il y a au moins une chose qu’on peut faire immédiatement : mettre fin à la vente insensée d’armes de haute technologie et de destruction massive, à travers un embargo total dans la région. Il est de plus en plus clair que ce commerce cynique qui s’appuie sur les « forces du marché » ne fait qu’alimenter la guerre. (PI, avril 1991)
Comment la brute déchaînée – les États-Unis – peut-elle être vaincue ? – [sommaire]
Par les autres membres des Nations unies se dressant contre eux et leur demandant des comptes. Par l’usage de toute forme de pression diplomatique possible, et avant tout par une pression économique et financière : boycott mondial des produits américains, retrait des prêts accordés aux États-Unis (par les obligations du Trésor), vente des réserves en dollars à grande échelle, et réorientation du commerce au profit des autres nations.
Quel est l’État le plus dangereux au Moyen Orient ? – [sommaire]
Israël.
Est-il nécessaire de modifier certains aspects de l’Onu, par exemple : établir un système permanent de prévention qui indiquerait, analyserait et proposerait des solutions aux sujets qui sont cause de tension et de friction avant qu’ils ne dégénèrent en violence ? Ne pourrait-il y avoir à l’Onu un groupe de sages, composé d’anciens dirigeants expérimentés, de diplomates, de négociateurs, d’experts de telle ou telle région du monde, de gens ayant des connaissances juridiques, etc. : un groupe de médiateurs, en fait, plutôt qu’un groupe de fauteurs de troubles. – [sommaire]
Oui.
J’espère que les initiés, que vous avez décrits dans vos ouvrages et qui sauront comment résoudre les problèmes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés, commencent à se mettre en place et à dévoiler leurs plans. Nous avons besoin d’eux dès maintenant. – [sommaire]
Le monde est-il prêt à les accepter ? Je ne le pense pas.
[1] La soi-disant « feuille de route » pour la paix est-elle réalisable ? [2] Pensez-vous qu’elle soit équitable ? – [sommaire]
[1] Oui, elle est réalisable, dans la mesure où tout se déroulerait comme prévu. Elle comporte cependant des sacrifices et des compromis considérables des deux côtés, et plus particulièrement pour les Palestiniens. [2] Non, je ne pense pas qu’elle prenne équitablement en compte les exigences et les besoins des Palestiniens et elle ne peut donc être considérée comme juste ou équitable. Il ne faudrait pas oublier que la création d’Israël sur le sol palestinien fut une atteinte aux droits des Palestiniens et qu’il y a encore 4,5 millions de réfugiés au Liban. (PI, juillet 2003)
Maitreya et les Maîtres sont favorables au pouvoir du peuple mais excusent-ils la violence et la destruction aveugles telles qu’on les a vues à l’œuvre récemment en Angleterre ? – [sommaire]
La violence et la destruction aveugles ne sont pas une manifestation du pouvoir du peuple, mais du pouvoir de destruction. La Hiérarchie n’encouragerait jamais la violence et la destruction. (PI, octobre 2011)
Les anges – Y a-t-il sur la Terre des anges qui vivent comme des hommes ? – [sommaire]
Il y a des millions, des milliards d’anges, mais ils ne vivent pas comme des êtres humains. Leur évolution est parallèle à l’évolution humaine. Il existe des anges à tous les niveaux, depuis les élémentaux sous-humains jusqu’aux géants spirituels surhumains.
Savent-ils qu’ils sont des anges ? – [sommaire]
Au-dessus du règne humain, bien sûr. Mais au niveau des élémentaux, ils effectuent leur tâche sous les ordres des anges supérieurs ou des Maîtres. Les Maîtres travaillent avec les anges en permanence.
Quelle différence existe-t-il entre eux et des personnes normales ? – [sommaire]
Nombre de personnes voient des anges. Ceux-ci les sauvent de quelque terrible désastre, un accident de voiture ou de train, par exemple, ou se présentent chez eux pour les guérir. Les témoignages sont de plus en plus nombreux. L’ange apparaît sous les traits d’un homme ou d’un Etre rayonnant de lumière. « Il était magnifique, il avait de longs cheveux qui lui tombaient sur les épaules, il rayonnait, il avait de grandes ailes comme un ange de la Bible. » Mais les anges n’ont pas d’ailes, ne ressemblent pas à la description qui en est faite dans la Bible, ni à des êtres humains. Dans chaque récit de la Bible, et à chaque fois que les gens voient quelqu’un qu’ils prennent pour un ange, ils voient un Maître. Les Maîtres prennent souvent une forme que les gens reconnaissent comme celle d’un ange. Les véritables anges possèdent de grands pouvoirs de guérison et eux aussi travailleront un jour avec l’humanité. (PI, mars 2003)
Pourriez-vous parler des catastrophes naturelles : existe-t-il une raison sous-jacente ou s’agit-il seulement de l’action des forces de la nature ? – [sommaire]
Cela peut être l’un ou l’autre. Mais bon nombre d’inondations, de séismes, d’éruptions volcaniques, de nombreuses catastrophes en tous genres, sont le résultat des formes-pensées destructrices de l’humanité. Nous pensons de manière destructrice, nous créons des guerres et des famines. Nous créons des conditions telles qu’une partie de l’humanité vit dans le luxe tandis que l’autre meurt dans la misère et le besoin. C’est destructeur et ce caractère destructeur perturbe l’équilibre de l’humanité. Cela perturbe l’équilibre des forces élémentales dont la tâche est de réguler le climat dans le monde. Ces forces sont des élémentaux déviques ou angéliques. Leur taille varie de gigantesque à minuscule, les plus petits élémentaux travaillant sous l’impulsion d’un grand être angélique.
Les Maîtres peuvent utiliser ces forces. Lorsqu’ils veulent faire certaines choses, ils font appel aux élémentaux déviques et aux anges et ils travaillent tous ensemble. Les gens parlent des anges, mais ils ne savent pas ce que sont les anges. Les anges sont une évolution séparée de l’humanité, mais ils ont une relation avec nous. Il existe des milliards et des milliards d’anges et ils couvrent toute la gamme depuis le simple élémental aveugle jusqu’aux forces gigantesques, aux grands anges qui, par exemple, contrôlent la manière dont les rayons du Soleil agissent sur la Terre. Tout est sous contrôle. L’humanité ignore totalement combien ses formes-pensées sont destructrices. (PI, avril 2005)
Pourquoi les anges suscitent-ils actuellement un tel intérêt ? S’agit-il seulement d’un engouement passager ? – [sommaire]
Ce n’est nullement un engouement passager. C’est le résultat du nombre croissant d’apparitions des Maîtres à diverses personnes, sous la forme ou l’apparence « d’anges ». Chacun de ces anges est un Maître, ou, plus souvent, une forme-pensée créée par un Maître. Cela va dans le sens de l’énorme expansion des miracles, promise par Maitreya. Les anges (dévas) existent : ce sont des membres, à des niveaux variés, sub-humains ou surhumains, d’une évolution séparée, parallèle à l’évolution humaine. Mais, en dépit des affirmations de différents individus ou groupes, ils n’ont pas de contact direct avec l’humanité à notre époque. (PI, juin 2001)
De plus en plus de personnes parlent de leur rencontre avec des « anges », certains d’entre eux reconnaissant que ces « anges » sont des Maîtres prenant des apparences variées. Pourriez-vous donner un pourcentage approximatif des personnes, à travers le monde entier, qui ont eu la chance de faire une telle expérience (physiquement ou en rêve) ? – [sommaire]
Environ 80 %. (PI, mars 1996)
Un livre écrit par Gitta Mallasz Dialogue avec l’ange, raconte l’histoire réelle de quatre jeunes Hongrois qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont eu des discussions régulières avec des forces spirituelles connues sous le nom d’anges. S’agit-il d’un exemple de contact direct de la Hiérarchie spirituelle avec l’humanité et, si oui, les Maîtres étaient-ils impliqués dans ces contacts ? – [sommaire]
Les « anges » étaient les Maîtres Jésus, Morya et Koot Hoomi. (PI, janvier 2003)
