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septembre 2023 – No 421

Sommaire


 

Article du Maître —

La continuité de conscience [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, SI, novembre 1987

Aujourd’hui, au sein de l’humanité, de plus en plus nombreux sont ceux qui parviennent à la continuité de conscience et retiennent ainsi les expériences vécues pendant leur sommeil. Cela permet une évolution plus rapide, car il n’y a plus de temps perdu à attendre que ce qui est transmis au cours du sommeil soit filtré par le cerveau. Cela assure également la réception d’une connaissance plus précise, aboutissant à des actions et des résultats plus justes. Telle est la voie de l’avenir pour l’humanité. Jusqu’à présent, la rupture de conscience entre états de veille et de sommeil a constitué un obstacle à tout progrès de grande envergure. Plus que toute autre chose, elle a maintenu l’humanité dans l’ignorance de la véritable nature de la réalité et, en conséquence, dans la superstition et la peur.

Près d’un tiers de la vie est consacré à dormir, et beaucoup d’informations sont communiquées pendant le sommeil. Nombreuses sont les expériences qui peuvent y être vécues et les connaissances qui peuvent y être reçues, venant ainsi enrichir la vie de chacun. Jamais auparavant n’a existé pareille opportunité d’un changement progressif de conscience à grande échelle. Déjà une part importante de l’humanité est prête à accéder à cette continuité ; il ne lui manque que les techniques pratiques nécessaires pour y parvenir. Bientôt, des mesures seront prises pour faire mieux connaître et rendre plus accessible l’information déjà disponible sur le sujet. Beaucoup de choses ont été communiquées, qui attendent d’être étudiées et mises en pratique. Peu de gens aujourd’hui ont conscience de la richesse des enseignements déjà transmis et publiés.

La clé de ce progrès décisif est la polarisation mentale, qui se construit progressivement sur la base d’un alignement correct des corps astral et physique. Une fois ce stade atteint, la continuité de conscience se développe tout naturellement. Il existe bien sûr différents degrés de polarisation mentale, et le processus qui y conduit couvre une période de temps considérable.

On a beaucoup écrit sur la nécessité du détachement spirituel. Cette qualité crée rapidement un terrain favorable à l’interprétation correcte des phénomènes et connaissances rapportés du sommeil. Faute de quoi, malgré la continuité de conscience, beaucoup de déformations peuvent s’ensuivre. Le détachement spirituel résulte d’un décentrage : grâce au service et à une méditation correcte, la focalisation du disciple passe progressivement du moi limité au non-moi. Cela engendre un état de divine indifférence dans lequel le désir diminue et l’homme intérieur véritable peut apparaître. La voie est alors ouverte à un début de continuité de conscience. Ce qui est vécu au cours de l’expérience extra-corporelle peut ainsi être reconnu et enregistré en toute sécurité, et un nouveau chapitre peut s’ouvrir dans la vie du disciple. Selon son niveau sur le sentier, les Salles de l’Enseignement ou de la Sagesse deviennent des champs de connaissance dans lesquels il évolue consciemment.

La continuité de conscience dont nous avons parlé jusqu’ici touche seulement aux états de veille et de sommeil. Une autre expansion de conscience attend le disciple capable de jeter un pont sur le fossé qui sépare les deux vastes champs d’expérience que nous appelons la vie et la mort. Seule la vie existe. La mort n’est que le nom donné à un autre niveau d’expérience de la Vie, laquelle continue sans interruption si ce n’est dans la conscience limitée de l’homme. Le temps est proche où l’homme se souviendra en pleine conscience de l’expérience que nous appelons la mort, de la période intermédiaire entre deux vies, et de son retour à la manifestation extérieure. Il perdra alors toute crainte de la mort et récoltera la moisson de connaissance et de félicité effectuée sur les plans intérieurs, en parfaite conscience de sa véritable identité de Fils de Dieu.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

La vie seule existe [sommaire]

Ce mois-ci, le sommaire de Partage international offre une sélection variée d’articles forts différents : la rubrique Point de vue met en avant les solutions défendues par 140 experts au sujet du climat et des inégalités, ainsi qu’une explication fascinante du Maître de B. Creme sur la manière peu connue dont les Maîtres travaillent pendant notre sommeil pour stimuler la croissance de la conscience de l’humanité. La première partie de l’interview de McNair Ezzard intitulée Les suites des expériences de mort imminente ouvre un nouveau champ d’investigation, tandis que les réponses de B. Creme sur l’éducation et la compilation sur le thème de L’éducation pour les temps nouveaux soulignent la façon dont l’humanité évolue vers l’acceptation de nouvelles définitions de sa propre nature et de sa réalité.

Nous faisons le point sur la crise climatique et révélons comment les gouvernements s’attaquent – ou non – à ce problème mondial urgent. Compte tenu de l’injustice et de la violence dans les territoires palestiniens et en Iran, nous proposons deux articles mettant en lumière les luttes en cours dans ces deux pays. L’article de Raymond Shaw intitulé Survie mutuellement assurée, mêle les voix de Maitreya, Benjamin Creme, JFK et Jeffrey Sachs.

En France, en Belgique et au Japon les expositions des dos de couvertures de la revue ont pour but de permettre au public d’aborder facilement l’idée de partage, créer des conditions de confiance entre les nations et favoriser les négociations, la coopération et la paix.

Nous, l’humanité, et notre planète sommes arrivés à un point crucial où beaucoup doit être fait, peut être fait et sera fait pour assurer un avenir brillant. Comme l’écrit le Maître de B. Creme dans La continuité de conscience, avec le concours des Maîtres nous apprendrons progressivement à faire moins d’erreurs et de meilleurs choix, en toute connaissance de cause : « Cela permet une évolution plus rapide, car il n’y a plus de temps perdu à attendre que ce qui est transmis au cours du sommeil soit filtré par le cerveau. Cela assure également la réception d’une connaissance plus précise, aboutissant à des actions et des résultats plus justes. Telle est la voie de l’avenir pour l’humanité. » Nous finirons par comprendre que « seule la vie existe ». Et, en conséquence, l’humanité commencera lentement à « récolter la moisson de connaissance et de félicité effectuée sur les plans intérieurs, en parfaite conscience de sa véritable identité de Fils de Dieu. »

 

Point de vue

Appel à investir pour le climat et contre l’inégalité [sommaire]

par Kenny Stancil,

Plus de 150 économistes et experts politiques ont publié le 19 juin 2023 une lettre ouverte appelant les dirigeants des pays riches à lutter contre le changement climatique et les inégalités en réformant la redistribution des milliards de dollars de l’argent public.

« Arrêter la dégradation du climat n’est pas sorcier », a déclaré dans un communiqué l’anthropologue économique Jason Hickel1, un des signataires de la lettre. « Les gouvernements doivent cesser de subventionner les entreprises de combustibles fossiles ; les banques internationales doivent annuler les dettes extérieures des pays du Sud ; et nous devons taxer l’extrême richesse. »

« Ces mesures libéreraient des milliers de milliards de dollars pour des investissements publics afin d’atteindre des objectifs sociaux et écologiques démocratiquement ratifiés, poursuit-il. Des études récentes montrent que les millionnaires à eux seuls vont consommer 72 % des quotas carbone calculés pour respecter la limite de réchauffement à 1,5° C. C’est une agression flagrante contre l’humanité et le monde vivant, et aucun d’entre nous ne devrait le tolérer. Nous devons comprendre qu’il est dangereux de continuer à soutenir une élite surconsommatrice en pleine urgence climatique. »

La lettre est arrivée quelques jours avant le début du Sommet pour un nouveau pacte de financement mondial. L’objectif affiché de la rencontre, organisée à Paris par le président français Emmanuel Macron et le premier ministre indien Narendra Modi, était de « construire un système financier international plus réactif, plus juste et plus inclusif pour lutter contre les inégalités, financer la transition climatique et nous rapprocher des objectifs de développement durable » ; mais des rapports récents ont suggéré que les participants n’étaient pas sur la bonne voie pour y parvenir.

Dans ce contexte, des dizaines de spécialistes des sciences sociales et de militants pour la justice ont exhorté les délégués des pays du Nord, qui ont joué un rôle démesuré dans l’élaboration de l’architecture financière mondiale et dans la pollution de l’atmosphère par les gaz piégeant la chaleur, à veiller à ce qu’une réforme de fond soit mise à l’ordre du jour du sommet.

Le temps pour les gouvernements riches de limiter leur contribution à la sauvegarde du climat et à la réduction de la pauvreté est révolu, ont fait valoir les universitaires et les militants, soutenant qu’il fallait commencer par mettre fin aux subventions aux sociétés de combustibles fossiles, annuler les dettes des nations anciennement colonisées et augmenter les impôts sur les super-riches – tout cela libérerait des fonds pour réduire les émissions à effet de serre et rectifier la mauvaise répartition des ressources.

« Débloquer et redistribuer des milliards de dollars d’argent public n’est bien sûr qu’une partie de ce qui est nécessaire – nos règles monétaires, commerciales, fiscales et de dette internationale sont systématiquement biaisées en faveur du Nord, permettant aux pays riches de capter 2 000 milliards de dollars nets par an des pays à faible revenu, indique la lettre. Nous avons besoin d’une transformation radicale de ce système en un système fondé sur les droits, centré sur les personnes, démocratique et transparent. »

« Mais, sous-tendant presque toutes les excuses pour maintenir les législations actuelles, il y a l’idée que les gouvernements riches ne peuvent tout simplement pas se permettre de payer leur juste part. Si nous ne faisons pas éclater cette bulle, il sera difficile de cultiver la solidarité mondiale nécessaire pour progresser dans les négociations multilatérales urgentes sur le climat et l’humanitaireLa réalité est que les financements publics ne sont pas rares, en particulier par les gouvernements du Nord global. Nous les avons vus prélever des milliards de dollars dans les budgets publics pour le renflouement des banques en 2008, pour répondre au Covid-19 depuis 2020, et pour les militaires et les forces de police, année après année. Ils ne manquent pas de leviers pour payer leur juste contribution à l’action climatique et les solutions au coût de la vie qui sont absolument nécessaires – tant à l’intérieur de leurs frontières qu’à l’étranger. »

Les signataires ont averti que « les propositions les plus importantes des dirigeants des pays du Nord à l’approche du sommet montrent qu’il existe un risque qu’ils s’efforcent simplement de renommer les approches existantes. Jusqu’à présent, la feuille de route de la Banque mondiale, des partenariats pour une transition énergétique juste et les positions de négociation des pays du Nord sur le fonds pour les « pertes et dommages » liés au climat reposent tous fortement sur l’idée que les gouvernements peuvent inciter les banques et les entreprises privées à élaborer des solutions climatiques et stimuler le développement avec seulement de petites contributions publiques et des ajustements aux règlements », note la lettre.

Du programme Des milliards aux billions de la Banque mondiale à la promesse de financement climatique de 100 milliards de dollars par an encore non tenue, nous avons vu que cette approche échoue encore et encore, avec beaucoup moins d’argent privé mobilisé que ce qui est promis et de profits qui restent prioritaires sur la lutte contre le changement climatique et les inégalités – et souvent même sur les garanties fondamentales des droits de l’homme. »

Les signataires implorent donc les dirigeants du Nord de « montrer qu’ils veulent vraiment tracer une nouvelle voie en utilisant le sommet pour commencer à retirer des fonds des secteurs de nos économies qui alimentent le plus nos crises actuelles. »

À cette fin, la lettre implore les gouvernements riches de :

1 – Arrêter de financer les énergies fossiles et de faire plutôt payer les entreprises pour les dommages causés.
Alors que les ménages à faible revenu du monde entier se sont encore plus enfoncés dans la pauvreté au cours des dernières années, les sociétés pétrolières et gazières ont réalisé des bénéfices record et les pays riches ont continué de les subventionner fortement. Cela va à l’encontre non seulement de la justice économique mais aussi de la science du climat : le scénario de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui maintient une probabilité de 50 % de limiter le réchauffement climatique à 1,5° C, est basé sur une élimination rapide des combustibles fossiles et la fin de tout investissement dans de nouvelles infrastructures de production de combustibles fossiles ou de gaz naturel liquéfié. Mettre fin à l’aide aux combustibles fossiles dans les seuls pays du G20 à revenu élevé rapporterait environ 500 milliards de dollars par an. Il est estimé qu’une fiscalité permanente des superprofits des majors pétrolières, au lieu de taxations exceptionnelles, rapporterait entre 200 et 300 milliards de dollars par an.
Il existe déjà un élan pour mettre fin à une forme particulièrement importante de soutien aux combustibles fossiles – le financement public international. Jusqu’à présent, les promesses mettraient fin à 38 milliards de dollars par an qui jouent un rôle démesuré pour permettre le verrouillage des grandes infrastructures fossiles dans les pays riches et les déplacer vers des solutions renouvelables. Si quelques pays retardataires clés, dont le Japon, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis, tiennent leurs promesses de le faire lors du sommet, cela aiderait grandement des finances publiques sans énergie fossile à s’imposer en tant que norme mondiale.

2 – Annuler les dettes illégitimes des pays du Sud.
Les dernières années de crises mondiales ont aggravé les dettes déjà insoutenables de nombreux pays en développement, épuisant les fonds publics qui sont indispensables pour fournir à la fois des services sociaux vitaux et l’action climatique. Ces dettes sont également injustes, ayant été contractées par le biais de notre système financier mondial néocolonial ou, dans de nombreux cas, pendant la colonisation.
Les deux premières mesures que les dirigeants du Nord peuvent prendre lors du sommet de Paris consistent à annuler sans condition la dette extérieure publique pour au moins les quatre prochaines années pour tous les pays à faible revenu (estimée à 300 milliards de dollars par an) et à soutenir plutôt qu’à bloquer le développement d’un nouveau mécanisme multilatéral d’annulation de la dette souveraine dans le cadre des Nations unies.

 

Photo : Fibonacci Blue from Minnesota, USACC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Les 1 % les plus riches ont capté les deux tiers de la richesse mondiale créée au cours des deux dernières années.

 

3 – Taxer les riches.
Les 1 % les plus riches ont capté les deux tiers de la richesse mondiale créée au cours des deux dernières années, alors que nous assistons probablement à la plus forte augmentation des inégalités et de la pauvreté dans le monde depuis la Seconde Guerre mondiale. Des taxes progressives sur l’extrême richesse à partir de 2 % rapporteraient de 2 500 à 3 600 milliards de dollars par an, et les propositions connexes visant à lutter contre l’évasion fiscale augmenteraient considérablement ce montant.
Les dirigeants du Nord peuvent montrer qu’ils sont sérieux à ce sujet en commençant par une taxe initiale « 1,5 % pour 1,5° C » sur l’extrême richesse et en la consacrant au nouveau fonds « pertes et dommages » ; et en acceptant de faire avancer une convention fiscale universelle et intergouvernementale des Nations unies.
Selon les signataires : « Ensemble, ces propositions modestes totalisent 3 300 milliards de dollars par an – un article dans la revue Nature estime que les dettes climatiques équitables des pays riches représentent le double, soit 7 000 milliards de dollars par an jusqu’en 2050. »
« Cette redirection initiale des flux économiques nuisibles aurait des impacts stupéfiants,
indique la lettre. Ce serait suffisant pour combler le déficit d’accès universel à l’énergie (34 milliards de dollars), atteindre le « montant-plancher » du fonds « pertes et dommages » (400 milliards de dollars par an), atteindre pleinement l’objectif de financement climatique en retard avec des subventions (100 milliards de dollars par an), et couvrir les appels humanitaires d’urgence de l’Onu (52 milliards de dollars par an), laissant encore plein de fonds disponibles.
Ces engagements contribueraient également grandement à ouvrir l’espace politique nécessaire pour réorganiser notre architecture financière mondiale afin qu’elle puisse canaliser efficacement et équitablement l’argent public nécessaire pour nous sortir de la polycrise. » La lettre conclut : « Nous ne pouvons rien nous permettre en deçà. »

1 – Voir Partage international juillet-août 2023

Source : commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

L’éducation pour les temps nouveaux [sommaire]

L’apparition de Maitreya devant le monde marquera le début d’une ère nouvelle où l’humanité atteindra des sommets insoupçonnés des hommes actuellement en incarnation. Des enseignements nouveaux apporteront successivement de nouvelles connaissances, une nouvelle inspiration et une illumination nouvelle. L’espoir cèdera la place à la certitude, la peur à la foi et l’ignorance à la sagesse. [L’ère à venir (Maître –)]

Lorsque le grossier matérialisme qui règne aujourd’hui disparaîtra et sera remplacé par une vision plus juste de notre vie sur cette planète et de nos besoins véritables, en d’autres termes lorsque nous vivrons plus simplement sur le plan matériel, alors l’éducation sera considérée comme cruciale pour le développement d’une humanité saine, aimante et animée de bonne volonté. La bonne volonté sera une condition sine qua non. Tout le monde « fera » dans la bonne volonté, jusqu’au jour où nous l’aurons si bien intégrée que nous la manifesterons.
Lorsque cela se produira, nous comprendrons que le système éducatif actuel est relativement inadéquat. Il ne prend pas en compte l’Être véritable […]. C’est précisément du développement de la conscience intérieure que la nouvelle éducation se préoccupera, ce qui implique le développement du contact avec la source de la conscience : l’âme. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Mes Maîtres vous apprendront les règles de la vie. Moi-même, je vous montrerai cette lumière plus élevée qui appelle l’humanité. Mon enseignement est à deux niveaux : il concerne la nature physique de l’homme, les nécessités de la vie ; il traite également de la nature des relations de l’homme avec cet Être divin que nous appelons Dieu. Dans mon langage, ils ne font qu’un, car ce n’est que lorsque l’homme établit une relation correcte avec l’homme qu’il peut alors s’apparenter à Dieu. Mon but est de vous montrer ceci, de vous enseigner que lorsque l’homme découvre en lui-même la capacité de partager, d’aimer, de faire confiance, à partir de ce moment, il commence son ascension vers Dieu. [Message n° 29 (Maitreya)]

Consciemment ou non, les hommes se sont surpassés et, contrairement à toute attente, ils sont maintenant prêts pour une nouvelle révélation, prêts à recevoir une lumière et une connaissance nouvelles, à trouver un sens et un but nouveaux à leurs vies et à manifester cette prise de conscience grandissante dans des technologies, des sciences et des relations entièrement nouvelles.
Ce n’est pas sans raison que l’on a dit : « Lorsque l’élève est prêt, le Maître apparaît. » Ceci est vrai tant au niveau collectif qu’au niveau individuel. Aujourd’hui, l’humanité, en tant qu’élève, en tant que disciple mondial testé et mis à l’épreuve, est prête à entrer dans une nouvelle vie, une vie consacrée au service de la race des hommes. [Nouvelle lumière, nouvelle compréhension (Maître –)]

Ceux qui aiment leurs frères forment mon peuple. Ceux qui se tiennent sur le seuil de l’avenir sont mes élus.
Ceux qui connaissent le chemin sont mes élèves. Montrez au monde, vous qui m’êtes chers, comme l’on vous instruit bien. Montrez au monde, mes amis, que vous prônez la Justice et l’Amour, le Partage et la Liberté, et manifestez ma Loi. Je vous demande d’agir ainsi, sachant que vous êtes ici dans ce but. [Message n° 124 (Maitreya)]

La compétition doit céder la place à la coopération. […] Lorsque ce changement aura eu lieu, les hommes comprendront, et les Maîtres par leur exemple le démontreront, que l’âme est un fait. Chacun se rendra compte qu’il est une âme, et se tournera vers elle.
L’éducation centrée sur la vie de l’âme et la psychologie de l’âme constitueront alors de plus en plus la norme dans notre système éducatif. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

Mes frères, les Maîtres de Sagesse, vous conduiront vers la lumière de cette Sagesse qui est la leur.
Ils dérouleront pour vous le panorama du passé de l’homme, vous enseigneront les anciennes lois et guideront vos pas vers le futur.  Considérez-les comme des Frères aînés et, en toute confiance, permettez-leur de vous montrer la voie illuminée. [Message n° 49 (Maitreya)]

Ceux, relativement peu nombreux, qui ont ouvert la voie pour préparer cette époque se verront alors présenter un nouveau champ de service : il s’agira d’une œuvre éducative de vaste envergure. De toutes parts surgiront les interrogations ; une soif de connaissance restée longtemps inassouvie débordera comme une rivière que ses digues ne parviennent plus à contenir. […)
Dans le monde entier, des groupes auront leur rôle à jouer pour assurer la plus large dissémination des enseignements nécessaires. Si certains sont encore du domaine de l’avenir, il en est beaucoup qui déjà reposent entre les mains des hommes mais n’ont jamais été diffusés. Efforcez-vous, c’est notre conseil, d’acquérir l’habitude de lire abondamment, afin de pouvoir informer et guider ceux qui cherchent sur le sentier. L’étude systématique des enseignements, et les efforts sincères que vous ferez pour vivre selon les préceptes de Maitreya, vous donneront l’équilibre et l’autorité nécessaires pour enseigner. [Servir d’une manière nouvelle (Maître –)]

Enseigner, c’est donner à un mental ouvert mais encore limité les préceptes, les principes, la connaissance de ce que c’est qu’être un homme et vivre avec d’autres hommes dans la paix, la justice et la liberté pour tous. C’est une tâche colossale qui n’a rien de facile. Mais c’est une tâche créatrice. L’essence de tout art, de toute science, de toute philosophie, de toute religion est la créativité. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

J’ai l’intention de manifester en vous ce que vous êtes réellement, de vous montrer que vous êtes issu de la Divinité même, et que vous devez retourner à cette Source divine. Ma mission vous facilitera ce passage, ce long voyage de retour vers votre héritage légitime. Lorsque nous nous rencontrerons comme des frères, mes amis, vous trouverez en moi un instructeur et un guide qui connaît bien le chemin, qui en connaît par cœur les étapes, pour l’avoir lui-même parcouru depuis longtemps. [Message n° 66 (Maitreya)]

La technologie de demain libérera les multitudes du fardeau éreintant des tâches répétitives ; l’exigence de connaissance en tous domaines ouvrira grandes les portes des universités comme des usines et des fermes, et une nouvelle soif d’apprendre se manifestera dans le monde entier. Ainsi comprendra-t-on mieux la finalité sous-jacente à nos expériences en incarnation ; il en résultera une maîtrise accrue de notre équipement physique, astral et mental, qui conduira les hommes à la porte de l’initiation et donc à l’accomplissement. [Une Terre transformée (Maître –)]

Mon nom, bientôt, sera connu mais, pour le moment, vous me verrez tel un frère parmi ses frères, comme l’un d’entre vous. Lorsque viendra le Jour de la Déclaration, vous saurez que ce Frère vous a instruits plus d’une fois, qu’il vous a montré la voie menant à Dieu, et qu’il vous a transmis les enseignements de la Vérité de Dieu.
Mes amis, le temps est venu d’approfondir cette Vérité, de vous montrer que connaître Dieu est un acte créateur ; connaître Dieu, c’est entrer dans la divinité elle-même. C’est la seule manière de connaître la vérité de notre existence. En ces temps qui commencent, cette connaissance sera vôtre. [Message n° 112 (Maitreya)]

Nombre des initiés de la Hiérarchie travailleront au grand jour, extérieurement, sur le plan physique, et seront connus de tous. Les Écoles des Mystères seront réouvertes et les hommes s’y rendront comme ils vont actuellement à l’université, pour étudier et recevoir les enseignements qui les prépareront à l’initiation et, ainsi, à l’entrée dans la Hiérarchie. Cela deviendra le but de l’humanité avancée dans l’âge à venir. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Si l’on vous demande : « Que nous réserve l’avenir ? », répondez qu’une étoile brillante a renoncé à sa place légitime dans les cieux pour marcher parmi les hommes, et apporter sur Terre des dons surpassant tout ce qu’ils peuvent concevoir. Cette étoile bénie a pour nom Maitreya. Il montrera aux hommes la voie du devenir. Il leur indiquera la porte secrète qui mène au cœur de Dieu, et les aidera à en franchir le seuil. Il marchera aux côtés des hommes et des anges, et tissera entre eux des liens étroits. Par son exemple et son enseignement, il éclairera le chemin par lequel on assure son propre salut. Il régénérera le monde, et le rajeunira. Prêtez l’oreille, et vous l’entendrez qui frappe à la porte. [Celui qui frappe à la porte (Maître)

Ma présence éveille en l’homme un sens nouveau de l’émerveillement. Regardant en lui et autour de lui, l’homme entrevoit des perspectives de connaissance dont il ne peut que rêver, de sagesse auxquelles il ne peut qu’aspirer, et l’expression de l’amour qu’il sait être sienne. Sachez qu’il en est ainsi et n’ayez nulle crainte. [Message n° 103 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

Survie mutuellement assurée [sommaire]

par Raymond Shaw,

Dans la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, Benjamin Creme déclare : « Nous entrons dans une période d’apogée qui débouchera sur des événements qui modifieront fondamentalement la vie telle que nous la connaissons. »

Alors que nous vivons cette « période d’apogée », le besoin de paix est devenu primordial. L’Instructeur mondial, le Christ, Maitreya, déclare : « Sans partage, il n’y aura pas de justice ; sans justice, il n’y aura pas de paix ; sans paix, il n’y aura pas d’avenir. »

Des millions de personnes observent avec effroi la guerre en Ukraine – une guerre par procuration entre les Etats-Unis et la Russie – qui nous place au bord de la guerre nucléaire. Il ne s’agit pas d’une hyperbole. De nombreuses voix, dont celle de Jeffrey Sachs, économiste américain, soutiennent ce point de vue. Tous les efforts doivent être déployés pour éviter une guerre nucléaire. C’est la responsabilité de chacun.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, toutes les nations n’avaient pas connu le même niveau de destruction. C’est pourquoi certaines nations sont retournées à leurs habitudes nationalistes, avides et séparatives. C’est ainsi qu’est née la fameuse guerre froide entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, aujourd’hui la Russie.

Les deux nations se sont lancées dans une course aux armements et ont accumulé un arsenal nucléaire d’un niveau extraordinaire : elles possédaient la capacité de détruire toute vie, plusieurs fois. Elles se trouvaient dans une impasse, chaque partie s’étant engagée dans une stratégie de destruction mutuelle. Si une nation utilisait des armes nucléaires, l’autre ferait de même, et cet échange aboutirait non seulement à la destruction de l’autre nation, mais aussi de toute vie sur Terre.

En octobre 1962, l’URSS déplaça des missiles nucléaires à Cuba dans le but audacieux d’intimider et de harceler les Etats-Unis. Ce pays se retrouva alors dans une position défensive, avec la menace d’une guerre nucléaire. Les dirigeants John F. Kennedy (JFK) et Nikita Khrouchtchev se sont rendu compte qu’ils étaient entourés d’un appareil de renseignement et de gradés militaires qui considéraient la guerre à la fois comme inévitable et souhaitable. Et que s’ils voulaient maintenir la paix, ils devaient se parler. Ils ne pouvaient pas faire confiance aux gens qui les entouraient pour leur donner des conseils véritablement avisés. C’est ainsi qu’a commencé une série d’échanges clandestins entre les dirigeants. En se parlant, la crise a été évitée. La Russie a retiré ses missiles et les Etats-Unis ont accepté de ne pas envahir Cuba, tout en retirant quelques missiles nucléaires de Turquie. Toutefois, les deux pays se considéraient toujours comme des adversaires méfiants.

Si les dirigeants actuels des Etats-Unis et de la Russie voulaient se parler, la crise ukrainienne pourrait se transformer en une opportunité d’espoir, mais il faut d’abord qu’il y ait un changement dans les attitudes et les relations internationales.

Maitreya dit : « Lorsque je me ferai connaître, j’exprimerai l’espoir de toute l’humanité pour une nouvelle vie, un nouveau départ, une volonté de changer de direction ; de voir la construction d’un nouveau monde dans lequel les hommes peuvent vivre en paix ; peuvent vivre libres de la peur d’eux-mêmes ou de leurs frères ; libres de créer à partir de la joie de leur cœur ; libres d’être eux-mêmes, en toute honnêteté. »

Il y a soixante ans, JFK prononçait son Discours sur la paix, annonçant des pourparlers à Genève sur « les premières mesures de contrôle des armements destinées à limiter l’intensité de la course aux armements et à réduire les risques de guerre accidentelle » et que « des discussions de haut niveau commenceront bientôt à Moscou en vue d’un accord rapide sur un traité d’interdiction complète des essais ». « Je déclare maintenant que les Etats-Unis n’ont pas l’intention de procéder à des essais nucléaires dans l’atmosphère tant que d’autres Etats ne le feront pas. Nous ne serons pas les premiers à les reprendre. » Plus important encore, il a appelé son pays à changer son regard sur ses ennemis – un changement d’attitude ; un changement dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie.

« Je parle donc de la paix comme de la finalité rationnelle nécessaire d’hommes rationnels. Je sais que la recherche de la paix n’est pas aussi spectaculaire que la recherche de la guerre – et que les paroles de celui qui la recherche tombent souvent dans l’oreille d’un sourd. Mais nous n’avons pas de tâche plus urgente.

Certains disent qu’il est inutile de parler de paix mondiale, de droit mondial ou de désarmement mondial – et que cela restera inutile jusqu’à ce que les dirigeants de l’Union soviétique adoptent une attitude plus éclairée. J’espère qu’ils le feront. Je crois que nous pouvons les aider à le faire. Mais je crois aussi que nous devons réexaminer notre propre attitude – en tant qu’individus et en tant que nation – car notre attitude est aussi essentielle que la leur.

[…] Parmi les nombreux traits communs aux peuples de nos deux pays, aucun n’est plus fort que notre aversion mutuelle pour la guerre. Fait presque unique parmi les grandes puissances mondiales, nous n’avons jamais été en guerre l’un contre l’autre. Et aucune nation dans l’histoire de la guerre n’a jamais autant souffert que l’Union soviétique au cours de la Seconde Guerre mondiale. Au moins 20 millions de personnes ont perdu la vie. D’innombrables millions de maisons et de fermes ont été brûlées ou saccagées. Un tiers du territoire de la nation, dont près des deux tiers de sa base industrielle, a été transformé en terrain vague – une perte équivalente à la dévastation pour notre pays de tout ce qui se situe à l’est de Chicago.

[…] Lorsque les voies d’un homme plaisent au Seigneur, nous disent les Écritures, il fait en sorte que même ses ennemis soient en paix avec lui. Et la paix, en dernière analyse, n’est-elle pas essentiellement une question de droits humains – le droit de vivre notre vie sans craindre l’anéantissement – le droit de respirer l’air tel que la nature l’a fourni – le droit des générations futures à une existence saine ?

[…] Avant tout, tout en défendant leurs propres intérêts vitaux, les puissances nucléaires doivent éviter les confrontations qui placent l’adversaire devant le choix d’une retraite humiliante ou d’une guerre nucléaire. Adopter une telle attitude à l’ère nucléaire ne serait que la preuve de la faillite de notre politique – ou d’un désir collectif de mort pour le monde. »

Bien que ces sages paroles soient encourageantes, les Etats-Unis ne semblent pas vouloir participer à la désescalade ou à la fin de la crise ukrainienne. JFK se battait en effet pour la dignité humaine, le respect mutuel et l’inclusion, mais les administrations américaines actuelle et récente nous ont rapprochées de plus en plus de la destruction mondiale.

Heureusement, nous avons une aide extraordinaire : l’Instructeur mondial, le Christ, Maitreya. Ses sages conseils sont disponibles dans les livres de B. Creme, et nous avons été assurés que Maitreya travaille dans le monde en aidant et en soutenant ceux qui cherchent à rendre le monde meilleur. Son conseil rassurant de ne pas craindre, « Tout ira bien. Toutes les choses iront bien », permet à tous ceux qui connaissent la présence de Maitreya de voir les événements mondiaux sous un jour différent, et de comprendre les événements de l’époque.

Nous pouvons sortir de ces temps sombres, mais seulement si nous ajoutons notre voix à l’appel à la paix et si nous reconnaissons que la Russie a des besoins légitimes en matière de sécurité, comme toutes les nations – des besoins qui doivent être respectés et soutenus. Les Etats-Unis doivent comprendre les préoccupations de la Russie, un pays qui a tant souffert des oppresseurs du passé.

L’idée de destruction mutuelle assurée doit se transformer en une attitude de survie mutuelle assurée si l’humanité veut continuer à exister. Les mots de JFK s’appliquent aussi bien aujourd’hui qu’il y a 60 ans : nous devons changer d’attitude.

Maitreya a expliqué : « Vous m’avez souvent entendu dire que ma venue était synonyme de changement. Plus précisément, le plus grand changement se produira dans le cœur et l’esprit des hommes. » C’est un tel changement de pensée qui réorientera l’attitude des gens envers les autres êtres humains et les nations, et les aidera à réaliser que, bien que les autres puissent être différents de ce qu’ils connaissent, ils ont tout autant le droit qu’eux de suivre leur propre mode de vie.

Maitreya l’affirme : « C’est pourquoi je suis venu sans tarder parmi vous, une fois de plus, pour vous montrer la voie, vous indiquer le chemin. Mais le succès de ma mission dépend de vous : vous devez faire le choix – soit de partager et d’apprendre à vivre en paix comme des hommes dignes de ce nom soit de connaître l’anéantissement. Mon cœur m’indique votre réponse, votre choix, et s’en réjouit. »

Grâce à ces paroles, nous savons qu’un jour, nous vivrons non seulement en paix, mais que notre attitude aura été transmutée de l’idée de guerre et de destruction mutuellement assurée en celle de paix et de survie mutuellement assurée.

L’art de la protestation (2) [sommaire]

L'Iran se soulève au son de Femme, Vie, Liberté

par Sheida Kourangi,

Publiée dans le numéro de juillet/août de notre revue, la première partie de cet article portait sur le soulèvement des jeunes en Iran, en septembre 2022, qui a donné lieu au mouvement Femme, Vie, Liberté et à des manifestations dans le monde entier. Il abordait le rôle historique des femmes, leurs droits et l’importance du hijab au sein de la République islamique, ainsi que l’unité et l’intrépidité sans pareilles des manifestants face à la répression impitoyable du régime.

Cette seconde partie souligne l’importance de cette période de turbulences et de transformations pour le pays, la crise aux multiples facettes qu’il traverse laissant présager la fin prochaine du régime religieux autoritaire.

En Iran, après une absence prolongée, la police des mœurs a repris ses patrouilles dans les rues pour faire respecter le port obligatoire du voile, craignant de nouveaux troubles à l’approche de l’anniversaire de la mort de Mahsa Amini, en septembre 2022. Cependant, de nombreuses jeunes filles et femmes, dans un esprit de défi pacifique mais résolu, apparaissent dans les espaces publics sans foulard, faisant preuve d’une détermination inébranlable à lutter pour leur liberté et leurs droits par des actes quotidiens de désobéissance civile, sans se laisser décourager par les conséquences éventuelles.

On peut retracer le cheminement de ce soulèvement à travers ses slogans et ses chants révolutionnaires. Le peuple dont on a gravement bafoué la liberté de parole et d’expression manifeste de manière innovante et créative sa résistance et son désir d’être entendu. Les murs des ruelles et des rues sont devenus un lieu d’expression graphique des actions de lutte, comme s’ils étaient faits pour témoigner et exprimer la voix d’un peuple qui n’a pas été entendu et qui est resté sans voix pendant trop longtemps. Chaque jour, les slogans inscrits sur les murs sont effacés, pour réapparaître le lendemain. « Notre silence est un esclavage, la résistance est la vie », y voit-on inscrit. « La vraie mort est le désespoir. Ceci est notre dernier message : l’objectif c’est le régime lui-même. Pour chaque personne tuée, il y en a mille qui la soutiennent. » Les slogans scandés dans les rues et peints sur les murs servent de plate-forme de communication alors que le discours public a été muselé.

La chanson Baraye, qui signifie « Pour ou A cause de », est devenue l’hymne de ce soulèvement. Son compositeur, Shervin Hajipour, a été arrêté peu après l’avoir mise en ligne (il a ensuite été libéré sous caution), mais la chanson était déjà devenue virale sur les médias sociaux. On l’a chantée lors de rassemblements dans les rues et sur les campus universitaires, et des chanteurs d’autres nationalités l’ont reprise. En janvier 2023 elle a reçu le premier Grammy de la nouvelle catégorie « Meilleure chanson pour le changement social ». En annonçant et en acceptant le prix en son nom, la première dame des Etats-Unis, Jill Biden, a souligné qu’une chanson « peut unir, inspirer et, en fin de compte, changer le monde ».

Si la beauté rythmique et poétique de cette chanson ne se reflète pas dans sa traduction, son message, lui, est clair. La chanson commence par : « Pour danser dans les rues » (ce qui est interdit en Iran) et poursuit ainsi : « Pour ma sœur, ta sœur, nos sœurs ; pour changer les esprits corrodés ; pour le déshonneur de la pauvreté ; pour l’aspiration à une vie ordinaire ; pour les enfants qui fouillent dans les ordures et leurs rêves ; pour cet air pollué ; pour les cris qui ne s’arrêtent jamais ; pour les étudiants doués en prison ; pour les enfants afghans ; pour le sentiment de paix ; pour le soleil après de longues nuits ; pour l’homme, la patrie, la prospérité ; pour une fille qui voudrait être un garçon ; pour Femme, Vie, Liberté ; et se termine par cette rythmique exaltante « Pour la liberté, pour la liberté, pour la liberté ».

 

Photo : Tamaz Valley, CC BY 2.0, via flickr
Démonstration de soutien au soulèvement iranien.

Un appel à la solidarité mondiale

Le courage et la résistance dont tant d’Iraniens ont fait preuve face aux déferlements de violence qui se sont abattus sur eux ont incité d’autres personnes à travers le monde à amplifier leur voix en organisant simultanément de nombreux rassemblements dans diverses villes du monde.

Le 1er février 2023, le groupe de défense des droits de l’homme Freedom House (maison de liberté) et d’autres organismes de soutien ont publié une déclaration commune intitulée La lutte iranienne pour la liberté : Un appel à la solidarité mondiale, signée par 480 personnalités. Il exhorte la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour renforcer son engagement en faveur des manifestants en Iran. La liste des signataires comprend d’anciens chefs d’État, des lauréats du prix Nobel, des défenseurs des droits de l’homme, des chefs d’entreprise, des écrivains, des acteurs et d’autres personnalités. Ce document évoque le « courage stupéfiant » des manifestants et la façon dont « la fin du système de misogynie de la République islamique constituerait un jalon mondial dans la longue marche vers un monde où les femmes seraient traitées sur un pied d’égalité », et propose une liste d’actions concrètes à entreprendre.

Point de non-retour

Quelle que soit l’évolution de ce mouvement, le point de non-retour a été franchi de part et d’autre. Ce régime a perdu toute légitimité aux yeux de son peuple et du monde entier et n’a aucune base solide pour se maintenir durablement.

L’incapacité de l’État à résoudre les défis auxquels le pays est confronté, notamment la pénurie d’eau, la mauvaise gestion des ressources naturelles, la restriction croissante des libertés civiles et l’absence de primauté du droit, a entraîné une perte de confiance de la population dans les institutions socio-politiques existantes et une crise de la gestion des affaires publiques. D’autres variables s’ajoutent à la liste croissante des mécontentements, poussant le pays vers plus de turbulences et d’instabilité : la disparition de la classe moyenne, la marginalisation de millions de personnes, l’augmentation de la pauvreté et de la disparité des richesses, l’effritement des infrastructures et, enfin, l’incapacité du gouvernement à proposer des solutions viables, ce dernier recourant à la force brute pour étouffer les dissensions et minimiser la gravité des problèmes. Chacun de ces éléments peut potentiellement servir de catalyseur à de futurs troubles et devenir un point de ralliement pour les indécis qui n’ont pas encore rejoint les manifestations.

Face à l’impasse actuelle et alors que le soulèvement a été étouffé pour un temps, il couve comme un feu prêt à se rallumer à tout moment. Compte tenu du mécontentement croissant face à l’aggravation des crises, le spectre d’une nouvelle révolte de masse ne semble pas très éloigné.

Le début de la fin

Le politologue Ali Fathollah-Nejad observe que ce cycle de manifestations se caractérise par la participation de nombreuses couches sociales. C’est ce que « les spécialistes des sciences sociales appellent un épisode révolutionnaire ». Nombreux sont ceux qui, en Iran, ont dépassé le discours réformiste conservateur. Ils se rendent compte que la réforme n’est pas possible dans le système et le cadre politique actuels, et que la seule voie à suivre est « l’abolition de la République islamique et la création d’une démocratie laïque en Iran », affirme A. Fathollah-Nejad. Il ajoute qu’il s’agit d’un « mouvement révolutionnaire visant également à se réapproprier la vie en Iran ».

L’ancien prisonnier politique Iqan Shahidi affirme que l’enchaînement des crises a provoqué l’émergence d’une conscience de groupe. Au-delà de la remise en question de la légitimité du gouvernement actuel, les gens expriment leur exigence d’un changement fondamental dans le concept même et la compréhension des relations et des structures de pouvoir dans la société, ce qui nécessite de repenser et de reformuler les valeurs et les institutions. « Nous avons besoin d’une nouvelle vision et d’un nouveau débat sur le pouvoir, car les relations entre le gouvernement et la population et les autres institutions de la société sont en train de se transformer », déclare-t-il.

Le professeur Asef Bayat, de l’université de l’Illinois, souligne la « prise en compte des femmes en tant qu’actrices de la transformation, et déclare qu’il est peu probable que la situation redevienne ce qu’elle était avant le mouvement de révolte. Il ajoute : Après des années d’angoisse et de désespoir, une sorte d’espoir incertain a émergé. »

Il s’agit d’un moment décisif et tumultueux dans l’histoire de l’Iran. Les experts soulignent qu’un changement fondamental de pensée et de comportement a ébranlé les fondations du régime plus que jamais au cours de ses quarante quatre ans d’histoire. Ce qui est particulièrement remarquable, c’est la prise de conscience, la perte de la peur et l’émergence d’une unité au sein de la population.

Grâce à l’épée de clivage (l’énergie d’amour, brandie par Maitreya), le contraste n’a jamais été aussi clairement établi entre ceux qui risquent tout pour la liberté et un avenir meilleur pour tous, et les imposteurs « religieux » sans scrupules qui s’opposent aux droits humains fondamentaux, à la justice et à la vérité au nom de leurs propres intérêts et d’une idéologie fallacieuse.

Tant qu’il y aura des personnes prêtes à affronter la tyrannie pure et dure avec un courage inébranlable et un amour profond, l’espoir pourra jaillir n’importe où, n’importe quand, contre la longue nuit de l’injustice. Même si cette longue nuit dure depuis quarante-quatre ans, une étincelle d’espoir dans la noirceur du désespoir peut inciter toute une nation à se lever pour la liberté et la justice, dans l’unité et la solidarité.

Les peuples se lèvent pour incarner l’appel du poète soufi Maulana Jalalu-’d-din Rumi, qui exhorte : « Ne vous demandez pas : « A quoi sert mon appel à la paix dans le combat ? » car, vous n’êtes pas un, mais un millier. Allumez votre lumière ».

Le partage sauvera le monde [sommaire]

Expo-photos

par l’équipe expo-photos franco-belge

Depuis plus de 25 ans, l’équipe expo photo franco-belge organise et expose des photographies de la quatrième de couverture de la revue Partage international. Nous gérons l’exposition de photographies intitulée le Partage sauvera le monde qui attire de plus en plus de curieux et de personnes intéressées. Comme vous avez pu le lire, depuis un an, l’énergie qui s’écoule de l’exposition s’est largement accrue. À travers l’exposition, notre but est de focaliser concrètement la nécessité du partage et de sensibiliser les visiteurs afin qu’ils deviennent davantage conscients de la perspective d’un partage équitable des ressources mondiales. Notre objectif est d’encourager une action concrète visant à reconstruire la société, les structures et les organisations selon les principes du partage et de la justice, un moyen juste et humain de résoudre, selon nous, la crise que la planète connaît actuellement.

Maitreya a affirmé que si de nombreuses personnes de par le monde pouvaient voir ces photos, cela les orienterait rapidement dans le sens de la justice. Il est certain que l’un des espoirs de Maitreya est d’ouvrir notre cœur à la souffrance des autres. C’est ainsi que nous changerons le monde. Il a dit : « Faites que votre action soit à la mesure des besoins de votre frère et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre voie. » Cette exposition de photos sert à cet effet. D’ailleurs, ces photos ont été bénies par Maitreya.

Nous trouvons de plus en plus d’endroits pour exposer : des hypermarchés, des restaurants, des salons de thé, des salles de yoga, des studios photos, etc. Cela multiplie la diversité du public que l’on touche et entraîne des discussions autour de thèmes comme le partage, la paix, l’amour et le bonheur. Les enfants sont très attirés par l’énergie de l’exposition. Nombre de personnes aspirent à la paix sans se rendre compte que cela reste un idéal.

Ces échanges nous ont permis d’expliquer la nécessité des justes relations qui sont le résultat du partage des ressources mondiales. C’est un travail pédagogique. Beaucoup prennent des photos de l’exposition. Depuis peu, nous mettons à disposition des outils, tel qu’un sapin avec des rubans, des papiers de différentes couleurs et des feutres pour écrire des mots. Parfois, nous mettons des affiches avec un arbre à mots ou des notes autocollantes de type post-it à coller sur un mur. Les mots « amour », « paix » et « bonheur » ressortent le plus souvent.

Les photographies en noir et blanc montrent pour la plupart des visages et des scènes de la vie quotidienne des pays en voie de développement. Elles sont présentées par thèmes : la faim, l’avidité, la pauvreté, le partage, le service. Chaque photo est accompagnée d’une citation brève – en relation avec la notion de partage – d’hommes et de femmes (exemples : Mahatma Gandhi, Épicure, Mère Teresa, Léon Tolstoï, Jimmy Carter, Mikhaïl Gorbatchev, Nelson Mandela) qui ont œuvré ou œuvrent actuellement en faveur de l’humanité et d’une réorientation des priorités dans les domaines politique, économique, social, culturel, spirituel, etc. Leur engagement est le reflet et la mise en œuvre de l’article 25a de la Déclaration des Droits de l’Homme qui stipule que « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant lui assurant, ainsi qu’à sa famille, la santé et le bien-être incluant l’alimentation, le logement, l’habillement, les soins médicaux, les services sociaux nécessaires et le droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans tout autre cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté ». Cet outil est formidable pour parler du partage. N’hésitez pas à partager vos expériences.

A Tokyo : une exposition consacrée à la revue Share International [sommaire]

par Nobuko Ito et Tomomi Kobayashi,

Avec la pandémie du coronavirus, l’invasion russe de l’Ukraine et le conflit entre les Etats-Unis et la Chine qui s’intensifie, le monde va vers la division, et l’état de conscience des gens est aussi en train de changer. Dans ces circonstances, nous avons examiné nos programmes d’information au public ainsi que nos activités et avons décidé de présenter en mars et juillet 2023 l’exposition de la revue Share International à Musashino, préfecture de Tokyo (Japon).

L’exposition était centrée sur la revue Share International elle-même. C’est une initiative récente qui n’avait jamais été menée avec autant de moyens.

Le lieu de l’exposition était une structure complexe dotée d’une librairie. Des gens de tous les âges, s’en servent comme un lieu pour étudier, lire et communiquer entre eux. Entre 30 et 40 personnes sont venues nous voir en un seul jour et beaucoup ont pris d’anciens numéros de la revue disposés devant le panneau d’information électronique qui était placé à l’entrée.

A plusieurs reprises, nous avons vu des jeunes gens qui regardaient divers panneaux d’information, qui lisaient des articles de Share International ou les affiches et s’informaient.

Une femme âgée qui est restée assise à recopier des informations pendant un long moment, a commenté : « J’ai entendu que nous ne pouvions pas emmener ces documents, alors je les recopie. Le cœur, c’est quelque chose d’important. Pourquoi ne montrez-vous pas un motif en forme de cœur ? »

Nous pensons que cette personne âgée est une porte-parole ; il se peut que nous recevions encore un témoignage écrit au sujet de cette vieille dame. Certaines personnes ont consulté attentivement les exemplaires de la revue pendant plusieurs heures et ont finalement décidé de s’abonner.

Pour l’évènement de juillet, les tous premiers numéros de 1982 (quand la revue fut lancée par Benjamin Creme) ont été traduits en japonais et ainsi introduits pour la première fois au Japon. Dans les premiers numéros figurent plusieurs articles qui décrivent les objectifs de cette publication vieille maintenant de 40 ans.

Nous espérons enrichir et développer l’exposition avec des photos attrayantes figurant au dos des différents numéros de la revue et envisageons de permettre à plus de gens d’avoir l’occasion de réfléchir à « ce nouvel âge spirituel » dont parle Share International.

Deux abonnés de longue date qui ont visité l’exposition ont dit qu’ils avaient aimé.
M. N. K : « Après que Share International ait présenté sous de nombreux angles ce que cela signifie pour les gouvernements, les économies et la société d’être intrinsèquement spirituels, je pense qu’en fin de compte le monde est maintenant en train de capter cette information. »

Le second abonné s’est exprimé ainsi : « Je pense que cela vaut la peine de relayer cette information vu la situation mondiale actuelle qui requiert une action urgente. Je crois que les gens recherchent maintenant des réponses et qu’au fond de leurs cœurs, ils attendent l’avènement d’une ère spirituelle fondée sur l’harmonie et la paix. »

Les suites des expériences de mort imminente (1) [sommaire]

Interview de Janice Holden par McNair Ezzard,

Janice Holden est présidente de l’Association internationale pour les études sur les expériences de mort imminente (EMI) l’IANDS, et éditrice-en-chef du journal de l’association, revu par des pairs : le Journal of Near-Death Studies (le journal d’études sur la mort imminente). Elle détient le titre de docteur en science de l’éducation de l’université du nord de l’Illinois, portant sur la formation des éducateurs. Elle a passé 31 ans à l’université du Nord Texas, à la faculté des programmes d’éducation. Ses recherches se sont focalisées sur les implications éducatives des expériences de mort imminente, de communication post-mortem, et d’autres expériences trans-personnelles. L’IANDS est une organisation à but non-lucratif ayant pour objectif de faire progresser la compréhension autour des expériences de mort imminente et autres expériences connexes, par le biais de la recherche, de l’éducation, du public et de programmes de soutien. McNair Ezzard a interviewée J. Holden pour Partage international.

Partage international : le site web de l’IANDS rend accessible plein de ressources.
Janice Holden : Oui. Nous publions le Journal d’études sur la mort imminente (en anglais) trois fois par an. Nous disposons de toute sorte de ressources pour les personnes qui soit ont eu ce genre d’expérience, soit qui ont un intérêt personnel ou professionnel pour le sujet. Il y a une page sur les EMI en milieu médical, afin que les médecins, les infirmières, les aumôniers et les ambulanciers sachent comment réagir face aux confidences d’une EMI, de manière aidante pour ceux qui en parlent. Les personnes qui ont eu une EMI sont souvent blessées par la réaction de la personne avec qui elles partagent leur expérience. En outre, nous organisons une conférence tous les ans. La première s’est tenue il y a trois ans, sur le thème des EMI en milieu médical. La seconde explorait ce que les EMI et les expériences connexes révèlent de la relation entre l’esprit et le cerveau. Notre conférence la plus récente portait sur le rôle des EMI et des expériences connexes dans le deuil et la psychothérapie du deuil. Nous avons des groupes locaux afin que les membres se réunissent, aux Etats-Unis et ailleurs, généralement une fois par mois. L’association IANDS dispose d’une section groupes et événements, en ligne, pour tous ceux qui ne vivent pas à proximité de l’un de nos groupes.

 

Définir la mort imminente

Une expérience de mort imminente (EMI) est une expérience intérieure vécue par certaines personnes qui frôlent la mort. Cela peut survenir également quand une personne pense qu’elle va mourir mais n’est en fin de compte même pas blessée. Lors d’une EMI, l’individu fait l’expérience unique où sa propre conscience fonctionne de façon autonome par rapport au corps physique. Une personne est en mesure d’observer le monde d’un autre point de vue que depuis son corps. Il se peut qu’elle interagisse avec un environnement et des êtres immatériels. Des lieux tels qu’un tunnel, le vide, un enclos ou un environnement ouvert sont souvent rapportés lors de ces expériences, où les sujets se déplacent fréquemment vers la lumière. Alors qu’ils approchent de celle-ci, ils réalisent que la lumière est en fait un être, qui communique alors avec eux. Cet être irradie l’amour absolu et la compassion, et fait preuve d’omniscience. En sa présence, la personne voit parfois sa vie défiler. Il arrive que la personne rencontre des êtres chers décédés, des humains mais aussi des animaux de compagnie. Le sujet rencontre parfois une sorte de frontière, dont il sait que s’il la franchit, il ne pourra pas revenir à la vie physique. Certains enfin, retournent dans leur corps sans aucun avertissement.

 


PI.
D’où vient votre intérêt pour les expériences de mort imminente ?
JH. La raison principale pour laquelle j’ai été fascinée par les EMI est probablement que les personnes ayant vécu cette expérience reviennent avec des connaissances et des attitudes qui feraient de notre monde un endroit très différent, bien meilleur, si l’ensemble de l’humanité les adoptait. Le message des personnes ayant vécu une expérience de mort imminente est que l’amour est la chose la plus importante et que le but de notre existence physique sur Terre est de progresser dans notre capacité à aimer et à acquérir des connaissances. Cependant, pour que le grand public y croie, il faut qu’il croie que les expériences de mort imminente sont plus qu’une simple production de l’esprit. C’est pourquoi je m’intéresse particulièrement à un phénomène appelé « perception véridique ». Au cours de leur expérience de mort imminente, les personnes perçoivent des choses, tant dans le monde matériel que dans le monde trans-matériel, qu’elles n’auraient pas dû connaître compte tenu de l’état et de l’emplacement de leur corps. Une fois qu’elles ont été ramenées à la vie et qu’elles ont rapporté ce qu’elles ont perçu, elles obtiennent confirmation de l’exactitude de leurs perceptions.
En voici un exemple, parmi mes histoires favorites : un homme subissait une intervention chirurgicale avec anesthésie générale pendant toute la durée de l’opération. Son cœur s’est arrêté, ce qui n’était pas prévu. L’équipe médicale s’est empressée de le réanimer. Lorsqu’il a été stabilisé, l’opération a été menée à bien. Il a ensuite été emmené en post-opératoire, où il a repris conscience. Il déclara à l’infirmière qui s’occupait de lui : « Je sais que je suis mort pendant l’opération. » Elle s’étonna. Elle ne savait pas vraiment ce qui s’était passé lors de l’opération. Il continua : « J’étais hors de mon corps. J’étais au plafond et je regardais. Le chirurgien battait des bras comme s’il essayait de voler. » L’infirmière ne savait pas quoi dire.
Cela s’est passé à l’université de Virginie, où exerce le psychiatre Bruce Grayson, que je considère comme le meilleur chercheur en matière d’EMI. L’infirmière a appelé immédiatement le Dr Grayson : « J’ai un patient qui pourrait avoir vécu une expérience qui vous intéresse. » Bruce s’est rendu directement dans la chambre du patient qui n’eut pas le temps de réinterpréter les événements et a raconté son histoire au psychiatre. Bruce a ensuite organisé des entretiens avec chaque personne qui était présente dans la salle d’opération. Tout le monde a rapporté la même histoire : « Oui, le chirurgien fait ça. » Lorsque Bruce a rencontré le chirurgien, il lui apprit qu’on lui avait enseigné qu’une fois que l’on s’était préparé, il fallait poser ses mains stériles sur sa blouse stérile, sur sa poitrine. Les mains ne quittent la poitrine que lorsqu’on commence à opérer. Pendant ce temps, l’équipe s’affaire, ouvre le patient, prépare tout. C’est alors que le patient fit un arrêt cardiaque. Le chirurgien avait les mains sur la poitrine et pointait avec ses coudes, qu’il fallait enlever ce chariot, prendre ce scalpel, faire ceci, faire cela. On aurait dit qu’il battait des bras, qu’il essayait de voler.
Ce qui rend ce cas si flagrant, c’est qu’il n’y avait aucun indice sonore. Le patient n’a rien entendu. Si vous pointez vos coudes, vous ne faites pas de bruit. Il s’agissait d’un cas particulier, unique. Personne n’avait parlé de cela, car il s’agissait d’une bizarrerie du chirurgien que tout le monde connaissait, mais sans y prêter attention. Il n’y a d’autre explication, si ce n’est que la conscience de cet homme était vraiment hors de son corps, observant le monde matériel.

PI. En effectuant des recherches, j’ai découvert qu’il existait un certain nombre d’effets secondaires auxquels les gens pourraient être confrontés après avoir vécu une telle expérience. Pouvez-vous en parler ?
JH. Certaines EMI sont relativement superficielles : il ne s’agit pas d’un jugement ; elles n’ont simplement pas beaucoup de caractéristiques. D’autres sont profondes, avec de nombreuses caractéristiques. Ces dernières ont un impact considérable.
L’une des choses que nous savons, c’est que plus l’EMI est profonde, plus la personne est susceptible d’en être transformée. Cela ne signifie pas qu’une personne ayant vécu une expérience superficielle ne peut pas être transformée, car cela arrive. Et une personne ayant une expérience profonde peut résister à la transformation, cela arrive aussi. Mais en règle générale, plus l’EMI est profonde, plus la transformation est importante. Cette transformation est holistique. Les valeurs fondamentales des gens changent. Par exemple, après une EMI, les gens se désintéressent de l’accumulation de richesse et de biens matériels. Ce n’est pas qu’ils n’apprécient plus le monde matériel, mais ce n’est plus leur priorité. Leur priorité est l’amour. Ils ne craignent plus la mort. Ils perçoivent qu’ils étaient morts temporairement, ils savent ce que c’est et qu’il n’y a rien à craindre. J’ai entendu plus d’une personne dire que c’est comme passer d’une pièce à l’autre, que la transition est aussi facile que ça. Ils deviennent non-violents et compatissants. Les opinions politiques changent. Cette expérience les amènent à adopter une position modérément libérale. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de personnes conservatrices, il y en a, mais la majorité a fini par devenir modérément libérale. Ce sont là quelques-uns des changements psychologiques.
Il y a ensuite des changements spirituels. Les gens ont un sentiment permanent de connexion avec cet autre domaine, qu’ils n’avaient pas avant leur EMI. Certaines personnes rencontrent Jésus ou d’autres figures religieuses reconnaissables au cours de leur EMI. Elles développent souvent ce que l’on appelle des dons spirituels : voir l’avenir, télépathie, savoir ce que vit quelqu’un d’autre, etc. Elles s’intéressent aux choses spirituelles. Beaucoup de personnes ayant vécu une EMI quittent la religion organisée. Elles se décrivent comme plus spirituelles, mais pas nécessairement religieuses. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des personnes qui restent très liées à leur religion, car il y en a. Il s’agit de tendances.
Il y a aussi des changements physiques. Les gens ont parfois besoin de moins de sommeil. Ils ont des préférences alimentaires différentes. Ils sont plus sensibles aux stimuli environnementaux, aux médicaments, aux sons, etc. Il y a aussi ces phénomènes électromagnétiques où, après une EMI, la personne affecte le matériel électronique qui l’entoure. Ainsi, beaucoup de personnes ne portent pas de montre, parce que la pile se décharge toujours. Beaucoup de gens perturbent les ampoules électriques. Avec ces changements psychologiques, spirituels et physiques, ces personnes sont une version différente d’elles-mêmes. Cela a des répercussions sur leur environnement social. Nous savons que les personnes mariées au moment de leur EMI sont plus enclines à divorcer. Nous connaissons un peu la dynamique de ce phénomène. Les gens changent leurs rapports avec leurs amis mais aussi avec des organisations. Cela peut engendrer des ruptures familiales. Par exemple, un père qui avait l’habitude de regarder la télévision en famille tous les soirs ne le supporte plus, à cause de toute la violence à la télé. Que peut faire la famille ?

PI. Y a-t-il eu des études sur des personnes qui ont vécu une EMI après avoir tenté de se suicider ? Si c’est le cas, l’EMI a-t-elle eu un effet sur ces personnes ?
JH. Oui. Nous disposons d’un répertoire d’expériences de mort imminente associées à des tentatives de suicide. Les données dans la population générale indiquent qu’une personne qui a fait une tentative de suicide est plus susceptible de recommencer. A l’inverse, si elle a vécu une EMI au cours de sa tentative, elle sera moins susceptible de recommencer. Ce n’est pas parce qu’elles ont été punies, ou qu’elles se sont senties coupables, ou quoi que ce soit de ce genre. C’est plutôt qu’au cours de leur expérience de mort imminente, elles ont appris que leur vie avait un sens et un but. Mettre fin à sa vie après ça, c’est un peu comme abandonner l’école. De nombreuses personnes ayant vécu une EMI affirment avoir eu le sentiment que si elles avaient réussi à se suicider, elles se seraient réincarnées. Lors de cette réincarnation, elles auraient dû recommencer à zéro et revivre les circonstances difficiles de cette vie en espérant qu’elles réagiraient d’une meilleure manière.
Les gens sortent de cette expérience avec le sentiment que la vie a un but et que l’on est censés faire face aux défis de la vie et les surmonter afin d’en tirer tout le développement spirituel possible. Cela ne signifie pas qu’une personne ayant vécu une EMI n’a jamais tenté de se suicider à nouveau. Cela arrive, mais beaucoup moins fréquemment que dans la population générale. Si elle le fait, c’est généralement à cause de l’un des effets secondaires [de l’EMI]. En effet, pour la plupart des personnes ayant vécu une expérience de mort imminente, l’expérience est profondément agréable. Elles se sentent totalement baignées d’amour et ne font qu’un avec lui. Le retour à l’existence terrestre est vraiment une expérience fracassante.
L’amour et la paix ressentis pendant l’EMI leur manquent. Parfois, ce manque est si profond qu’elles tentent de se suicider à nouveau, mais c’est extrêmement rare. Nous n’avons connaissance que d’une poignée de cas où la personne a déclaré que c’était ce qui les motivait. La plupart des gens ayant vécu une EMI se débrouillent avec la réalité de la vie terrestre. Ils sont là pour une raison et cherchent à en tirer parti.

Un Monde nouveau (2) [sommaire]

Une série télévisée de Cyril Dion

par Dominique Abdelnour,

Dans cette série télévisée en trois parties, Cyril Dion parcourt le monde à la rencontre de personnes qui travaillent à changer le monde. Ces trois émissions – Résister, S’adapter, Régénérer – montrent l’état du monde, l’issue inévitable qui nous attend si nous ne le changeons pas, et surtout les personnes qui se battent pour le changer en proposant des solutions nouvelles et originales.

La première partie de cet article décrivait l’état du monde et la manière dont certaines personnes résistent ou s’adaptent aux bouleversements climatiques. Cette deuxième partie se concentre sur le thème Régénérer et décrit comment certains vont plus loin pour régénérer la Terre et notre société.

Une grande partie de la planète pourrait devenir inhabitable d’ici la fin du siècle. Selon C. Dion, l’espèce humaine a bouleversé l’équilibre de la planète en très peu de temps et il nous appartient de mettre en place un plan de restauration. Il s’agit de régénérer et de revitaliser les trois écosystèmes fondamentaux qui sont à l’origine de la vie sur terre : la vie marine, les sols et les forêts. Il s’agit aussi de régénérer l’économie, les relations sociales et la démocratie.

 

Régénérer : placer la vie au centre des décisions

L’écologiste et économiste Paul Hawken déclare : « Nous [l’humanité] faisons partie d’un vaste mouvement, sans nom, non violent, populaire, sans idéologie, sans armée, sans chef… » Il tente de donner un visage et un plan à ce mouvement dans son livre Drawdown. Écrit avec 70 chercheurs issus d’un large éventail de disciplines, il énumère 80 solutions pour l’habitat, l’énergie et les transports parmi les milliers d’études scientifiques existantes, dans un plan ambitieux pour une économie régénératrice. Les changements doivent intervenir aux niveaux local et régional, ainsi que dans nos relations avec les autres. Au-delà de ce plan, P. Hawken esquisse un monde radicalement nouveau : « La pensée régénératrice est très simple : la vie doit être au centre de toutes les actions et de toutes les décisions. Une action est-elle en faveur de la vie ou contre elle ? » En conclusion, il affirme : « Les solutions climatiques améliorent la qualité de vie de tous, sauf peut-être celle des dirigeants de certaines grandes entreprises … » L’une des actions les plus efficaces énumérées dans Drawdown est la restauration des forêts tropicales, le réensauvagement d’une partie du globe, en laissant la nature reprendre sa place.

 

Régénérer les forêts, les mangroves et les coraux

C. Dion évoque la plus formidable leçon de régénération donnée par un enfant de 12 ans lors de la COP16 en 2010. Felix Finkbeiner apostrophait les adultes : « Un moustique ne peut rien contre un rhinocéros, mais mille moustiques peuvent le faire changer de direction.» Aujourd’hui âgé de 21 ans, Felix est responsable de l’ONG Plant-for-the-Planet (Planter pour la Planète), qui gère la Campagne pour un milliard d’arbres de l’Onu, grâce à laquelle 14 milliards d’arbres ont été plantés dans 130 pays dans le cadre de programmes menés avec l’Onu. Felix considère que sa mission est double : planter des milliards d’arbres et convaincre le monde de restaurer les forêts.

Au Brésil, Eduardo Malta Campos a piloté l’un des plus grands projets de reforestation en Amazonie. Il utilise une technique indigène pour faire repousser les forêts tropicales, une technique qui décuple les possibilités de plantation, en semant dans chaque trou des graines de plusieurs (jusqu’à 80) espèces d’arbres et de plantes primitives, chacune jouant son rôle en synergie avec les autres pour faire repousser une forêt primitive. C’est aussi l’occasion pour les anciens de transmettre leur savoir en récoltant les graines.

En Australie, l’équipe d’écologistes marins du professeur Katherine Lovelock travaille à la régénération des mangroves en réinondant les plantations dévastées.

Les récifs coralliens sont essentiels à la survie d’un million d’espèces différentes, et plus de 25 % de la vie marine se concentre autour d’eux. Des centaines de millions de personnes dépendent de la nourriture qu’ils fournissent. Mais les coraux sont très sensibles aux changements de température de l’eau et ne peuvent s’adapter à une augmentation rapide de 1 ou 2° des changements de température qui entraînent le blanchiment et la mort du récif. En Australie, le professeur Peter Harrison a trouvé un moyen de restaurer les récifs coralliens à grande échelle, en utilisant des robots sous-marins. Son équipe a découvert que certains coraux se reproduisent pendant la nuit qui suit la pleine lune, à la fin du printemps, dans une explosion de vitalité, produisant des milliers de milliards d’œufs et de spermatozoïdes. L’équipe capture alors les larves de coraux, qu’elle élève pendant quelques jours avant de les relâcher sur des massifs de coraux dégradés et blanchis, qui se régénèrent ensuite avec des espèces plus résistantes au réchauffement climatique. Cela permet aux poissons de revenir au bout de deux ou trois ans. Cette action permet de restaurer à la fois le corail et les espèces de poissons qui y vivent.

 

Régénérer le sol

C. Dion explique : « Les sols assurent une partie de l’équilibre climatique, sur eux poussent les plantes qui vont absorber le carbone par photosynthèse et les milliards de micro-organismes qui y vivent, et quelqu’un a trouvé un moyen de les régénérer à grande échelle. »

Comment régénérer les sols à grande échelle ? En Australie, Colin Seis a développé l’agro-pastoralisme, technique peu coûteuse. En alternant élevage et culture, on reproduit le cycle naturel. En 15 ans, tous les nutriments ont augmenté de 160 %, la diversité animale a été multipliée par six et les insectes nuisibles ont pratiquement disparu, car leurs prédateurs naturels se sont également développés. Cette méthode est utilisée dans 2 000 exploitations agricoles en Australie. L’étendre au reste du monde serait une avancée majeure, car l’agriculture est l’un des facteurs les plus destructeurs des écosystèmes et est responsable de 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Transformer nos modèles agricoles est devenu un enjeu majeur.

 

Régénérer l’économie

Certains pensent que le changement climatique ne peut être résolu sous la férule du capitalisme et tentent d’inventer de nouveaux rapports sociaux.

Selon David Holmgren, coauteur du concept de permaculture, la permaculture, souvent perçue comme une forme de jardinage biologique, est bien plus que cela. C’est un modèle d’agriculture durable qui a un impact sur l’organisation économique. Le système actuel est basé sur des principes erronés, tels que « Tout doit être grand et tout doit être organisé séparément pour éviter les conflits ». La permaculture dit le contraire : elle privilégie les solutions lentes, à petite échelle et l’intégration de différents éléments. C’est ainsi que fonctionne la nature, en intégrant différents éléments dans un écosystème. D. Holmgren propose d’introduire ces principes en transformant, par exemple, des zones résidentielles jugées inefficaces en termes de transport en zones de production alimentaire, tout en maintenant une densité de population permettant une interaction économique et sociale. Il propose une organisation sociale, résiliente, locale et collective, au service d’une vie de modération heureuse. Mais pour transformer le monde, il faut transformer le modèle économique. Isabelle Delannoy, écologiste française, préconise de passer d’une économie prédatrice à une économie régénératrice grâce à l’économie symbiotique. On pourrait ainsi continuer à construire des maisons, des voitures, etc. sans tout détruire. Selon elle, toutes les espèces contribuent à régénérer les milieux dans lesquels elles vivent. Mais comment créer une industrie automobile qui régénère les sols ? Il faut concevoir une diversité de pièces qui peuvent être assemblées, réassemblées et réutilisées au moins 15 fois dans les voitures et autres équipements. En concevant des objets liés, on peut créer des synergies incroyables. On peut réaliser des synergies en louant et en mettant en commun plutôt qu’en achetant, en utilisant des pièces qui peuvent être réparées et recyclées, et en alimentant nos usines avec de l’énergie renouvelable. Si l’on peut penser de manière connectée, nous pourrions réduire l’extraction de matériaux de 90 % et permettre à la nature de se régénérer. En produisant localement, nous pourrions régénérer l’emploi et réduire les inégalités.

Depuis les années 1970, la ville de Portland, aux Etats-Unis, tente de mettre en place un tel système symbiotique. Des transports écologiques ont été développés : tramways, métros, vélos, scooters, voitures électriques en libre-service et autopartage. Entre 1990 et 2014, la consommation de carburant a diminué d’un tiers par personne. Cela a permis d’économiser chaque année un milliard de dollars en frais de transport, qui ont été réinvestis dans la consommation locale. Ils ont planté sur les toits, ce qui ralentit les eaux de pluie, prévient les inondations, rafraîchit les maisons et attire les oiseaux. Cette végétalisation des toits est associée à des panneaux solaires. La production locale est revitalisée, tout comme la réutilisation d’objets de seconde main. L’objectif est de créer une économie alternative basée sur le partage et les biens communs plutôt que sur l’extraction et l’exploitation.

Au Bénin, Songhaï est une école pour agriculteurs entrepreneurs, où l’on apprend l’agriculture intégrée. Créée en 1985 par le prêtre dominicain Godfrey Nzamujo, l’école est une ferme universitaire totalement autosuffisante qui dépasse de loin les rendements habituels au Bénin. Pour G. Nzamujo, Songhaï est un projet de nouvelle société africaine. « Lorsque nous dansons avec la nature, la nature se joint à nous […]. Tout est lié, le monde est radicalement relationnel. Le sol est vivant, nous cherchons la synergie avec les bactéries. Nous sommes fiers parce que nous avons produit nous-mêmes, nous avons « cadavré » la pauvreté […], arrêté la tendance suicidaire de l’Afrique qui exporte ses richesses et importe la pauvreté. » Une vingtaine de fermes Songhaï ont été créées en Afrique. Il s’agit de régénérer la société avec une autre vision du monde.

 

Régénérer la démocratie

Hélène Landemore, politologue et maître de conférences à l’université de Yale, milite pour une démocratie ouverte et délibérative. Elle a étudié l’expérience française de la Convention citoyenne sur le climat, où 150 citoyens tirés au sort ont élaboré un plan plus ambitieux que ce que les gouvernements du pays avaient fait en trente ans.

Selon H. Landemore, si les questions environnementales ne sont pas abordées, c’est que nous ne sommes pas dans une véritable démocratie. Il n’y a pas de corrélation entre ce que veut la majorité des gens et ce qu’ils obtiennent, sauf lorsqu’ils ont les mêmes préférences que les 10 % les plus riches de la population. Ceux qui nous gouvernent ne s’intéressent qu’à ce que veulent les entreprises, c’est-à-dire les gens qui les financent. L’obstacle, c’est la ploutocratie, l’oligarchie, le capitalisme. Ce système ne fonctionne pas et nous courons à la catastrophe.

H. Landemore plaide pour une démocratie ouverte, des élections avec tirage au sort, où le centre du pouvoir, le pouvoir législatif, serait accessible à tous, de manière égalitaire.

À titre d’exemple, suite à la crise économique de 2009, le gouvernement irlandais a mis en place une Convention citoyenne (Constitutional Convention) pour changer la loi sur un sujet très sensible dans ce pays très catholique : le mariage homosexuel. La Convention était présidée par l’économiste Tom Arnold. Elle était composée de deux tiers de citoyens et d’un tiers de représentants élus. Ils ont débattu pendant dix week-ends sur une période de 14 mois, d’un sujet qu’ils ne maîtrisaient pas au départ. Le médiateur veillait à ce que chacun puisse s’exprimer et des experts étaient recrutés pour répondre aux questions. La qualité des débats a été élevée par rapport aux débats politiques habituels ; les participants ont essayé de comprendre les enjeux plutôt que d’affirmer des positions figées où les points de vue s’affrontaient de manière stérile.

Sur recommandation de la Convention, un référendum a été organisé et, malgré l’opposition de l’Église catholique, la proposition a été acceptée par 62 % des électeurs dans un climat social serein. Une autre convention a ensuite été organisée pour étudier la légalisation de l’avortement, suivie d’un référendum qui a également approuvé le changement.

Cyril Dion conclut : « […] des citoyens éclairés peuvent prendre des décisions publiques complexes et régénérer nos démocraties. Partout sur la planète, des hommes et des femmes construisent ce monde nouveau, car si la crise climatique est une menace, elle est aussi une extraordinaire opportunité de nous réinventer, de redonner du sens à nos vies et à nos civilisations […]. Ce monde nouveau, c’est à nous de le créer, et c’est maintenant que cela se passe. »

Source : Un Monde nouveau, Cyril Dion, Arte TV

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Un ovni à Castle Stalker ? [sommaire]

Des signes en abondance

Credit : mufon

Ecosse – Le 12 avril 2012, une photo prise par un touriste visitant Castle Stalker, et récemment envoyée au site Mufon, montre ce qui semble être un objet métallique de forme oblongue dans le ciel.

Source : mufon.com

Un triangle parfait à Stonehenge [sommaire]

Credit : mufon

Angleterre – Le 20 juin 2023, un touriste en route pour Stonehenge (Wiltshire) pour célébrer le solstice d’été a vu des lumières apparaître dans le ciel. « Les lumières formaient un triangle parfait dans le ciel, a-t-il raconté. A un moment, il y eut cinq lumières. Elles sont apparues comme si elles étaient tombées des nuages puis elles disparurent simplement, je ne sais pas comment. »

Source : mufon.com

Bénédiction du nouveau Centre Krishnamurti [sommaire]

Voici deux photos prises le 15 juillet 2023, lors de l’ouverture du nouveau Centre Krishnamurti à Occidental, en Californie, dans la région de la Baie. Il me semble qu’il s’agit de bénédictions lumineuses d’un Maître. D’autres photos prises à cet endroit ne présentent pas ces stries, il ne s’agit donc pas d’une salissure de l’objectif.

Une maison donnée à la Fondation américaine Krishnamurti est en cours de transformation en un nouveau centre d’étude, et quelques volontaires potentiels s’y étaient réunis pour discuter de l’avenir du centre, qui ouvrira au public dans le courant de l’année.

J. K., Californie, Etats-Unis (krishnamurticenter.org/sonoma-center)

Formations de lumière à Las Vegas [sommaire]

Formations de lumière prises par D. L. à Las Vegas (Nevada), le 1er janvier 2022.

Une mystérieuse boule lumineuse [sommaire]

Credit : mufon

Alabama (E.-U.) – Le 30 juillet 2023, un témoin a rapporté avoir vu une « boule lumineuse se déplaçant du nord au sud. Elle a changé de couleur, passant du blanc au rouge-orangé. Aucun son. Puis elle a pris de l’altitude et a disparu. »

Source : mufon.com

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

G20 : aucun accord sur les questions climatiques [sommaire]

Le 28 juillet 2023, la réunion des ministres du climat et de l’environnement des plus grandes économies mondiales, le G20, s’est achevé sans accord ni déclaration commune – malgré les appels lancés par des personnalités de premier plan pour que les nations présentent un front uni face au changement climatique, et alors que, dans le monde entier, les records météorologiques et de température marine sont pulvérisés.

Ensemble, ces pays sont responsables d’environ 80 % des gaz à effet de serre, mais ils ne se sont pas mis d’accord sur l’objectif d’atteindre un pic d’émissions d’ici 2025, ni sur le passage à des énergies propres, ni sur une taxe carbone comme moyen de réduire les émissions.

Le ministre français de la Transition écologique, Christophe Béchu, s’est déclaré « très déçu. […] Nous ne sommes pas en mesure de parvenir à un accord [sur l’augmentation drastique] des énergies renouvelables, […] sur l’élimination progressive ou la réduction des combustibles fossiles, en particulier du charbon, et il est très étrange de constater l’état de la planète d’un côté et de l’autre combien il est difficile de trouver une simple formulation diplomatique quant à ces questions environnementales. »

Cette réunion s’est tenue en Inde, pays particulièrement vulnérable aux effets du réchauffement climatique, où plus de 100 personnes sont décédées lors d’une vague de chaleur dans le centre du pays fin juillet, et où au moins 27 personnes ont trouvé la mort dans l’ouest du pays suite à des glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles.

Les décisions des ministres seront transmises aux dirigeants des pays concernés avant le Sommet qui se tiendra à New Delhi en septembre. Ce sera la dernière occasion pour le G20 de publier une déclaration commune sur le climat cette année.

Source : euronews.com

Sommet sur le financement de la lutte contre le changement climatique [sommaire]

Organisé conjointement par le président français Emmanuel Macron et la première ministre de la Barbade Mia Mottley, le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial s’est déroulé les 22 et 23 juin à Paris et a rassemblé des hauts dirigeants d’environ 32 pays. Il devait se focaliser sur le soutien financier nécessaire aux pays en développement et aux pays à faible revenu confrontés aux défis simultanés du surendettement, des effets dévastateurs du changement climatique et de la pauvreté. Comme l’a déclaré António Guterres, secrétaire général des Nations unies : « Il est clair que les institutions financières internationales ont échoué dans leur mission de fournir un filet de sécurité aux pays en développement. » Le montant des fonds nécessaires à la dépollution et au développement vert est estimé à 2 300 milliards d’euros.

Le rassemblement a été riche en bonnes idées, dont beaucoup ont été présentées par la première ministre Mia Mottley dans un ensemble de mesures baptisé « programme de Bridgetown » (capitale de la Barbade), qui comprenait l’allègement de la dette, le triplement des financements de la Banque mondiale, la suppression des obstacles à l’accès des pays pauvres aux financements, ainsi que la recherche de nouvelles sources de financement, telles que de nouvelles taxes sur les pollueurs. Les engagements concrets ont toutefois été peu nombreux – mais pas totalement absents – et des solutions telles que l’annulation de la dette n’ont pas été sérieusement envisagées.

Le point le plus important est peut-être que les négociations ont eu lieu, ce qui a permis d’inscrire la question de l’aide financière aux pays les plus pauvres parmi les priorités des négociations mondiales. Plus précisément, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a présenté une « boîte à outils » qui permet de suspendre les remboursements de la dette en cas d’événements climatiques extrêmes (uniquement pour les nouveaux prêts), de fournir de nouveaux types d’assurance contre les catastrophes pour les projets de développement afin de les rendre plus attrayants pour les investisseurs du secteur privé, et de financer des systèmes d’alerte précoce en cas de situation d’urgence. La Banque mondiale a également lancé un laboratoire d’investissement du secteur privé afin de réduire les obstacles à l’investissement privé dans les marchés émergents.

Par sa directrice générale, Kristalina Georgieva, le FMI a annoncé qu’il avait atteint l’objectif de mettre 100 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux à la disposition des pays vulnérables en cas d’urgence, sans alourdir le fardeau de leur dette.

En outre, on a conclu un accord pour restructurer 6,3 milliards de dollars de la dette de la Zambie (sur 18 milliards de dollars), ce qui est insuffisant mais utile. Enfin, une coalition de pays a promis de fournir 2,7 milliards de dollars au Sénégal pour l’aider à atteindre son objectif de 40 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030. Il s’agit du quatrième partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) depuis 2021, après les accords conclus avec l’Indonésie, le Vietnam et l’Afrique du Sud.

On a également élaboré une feuille de route soulignant les réunions et événements à venir qui devraient faire avancer certains des objectifs climatiques discutés lors de ce Sommet.

Source : The Atlantic Council, Bloomberg ; Reuters ; The Guardian

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

L’éducation dans le nouvel âge [sommaire]

Interview de Benjamin Creme par George Catlin,

Les questions et réponses ci-dessous ont été extraites d’une interview de Benjamin Creme par George Catlin en novembre 1996.

George Catlin Notre entretien porte sur le thème de l’éducation dans le nouvel âge. La meilleure manière de l’aborder serait peut-être de préciser le sens de ce mot ? Qu’entendez-vous par éducation ?
Benjamin Creme Pour moi, l’éducation inclut toute activité permettant à un homme, une femme ou un enfant d’exprimer totalement le potentiel qui est le sien. En venant en incarnation, avec un certain niveau de développement et dans le but de poursuivre les objectifs d’une vie précédente, nous avons un potentiel donné en ce qui concerne l’expression de l’âme, l’intelligence et l’équipement physique : tout un acquis. L’éducation prépare un homme, une femme ou un enfant à mettre en valeur, pour une vie donnée, son potentiel sur le plan physique, émotionnel, mental et spirituel.

GC. Vous considérez donc l’éducation dans un sens très large. Pensez-vous que les parents sont des éducateurs ?
BC. Dans la mesure où tout enfant écoute et imite ses parents, tous les parents jouent bien sûr un rôle d’éducateurs, en bien ou en mal. S’ils se comportent de manière restrictive, autoritaire, l’éducation est mauvaise. Si, au contraire, ils entourent l’enfant d’amour et de patience et cherchent à mettre en valeur ses dons dans quelque domaine que ce soit, ils jouent un rôle essentiel dans l’éducation de l’enfant. Mais la plupart d’entre nous transmettons à nos enfants ce que nous avons reçu de nos propres parents, ainsi que toutes les carences éventuelles de notre propre éducation. La plupart d’entre nous recevons et inculquons à nos enfants tout un fatras de notions stupides et dangereuses. Je n’appelle pas cela de l’éducation, mais du conditionnement.

GC. En dehors de la maison et de l’école, pensez-vous que les lieux de travail puissent apporter quelque chose dans le domaine éducatif ?
BC. Oui, tout à fait. En vérité, je verrais dans la future éducation une relation plus étroite entre l’école, le monde du travail et la communauté en général. Je verrais également, comme faisant partie de l’éducation, la nécessité croissante d’impliquer les enfants, dès leur plus jeune âge, dans des activités enrichissantes de la communauté, de manière à ce qu’ils se considèrent très tôt comme faisant partie d’une communauté plus large que la famille et différente de l’école, non pas dans le but de remplacer celle-ci, mais de mettre en valeur ce qu’elle peut apporter. […]
Malheureusement, jusqu’à présent, dans la plupart des pays, l’éducation a été très nationaliste. On a enseigné aux gens l’histoire de leur nation d’une manière le plus souvent très partiale : tout ce qu’a fait cette nation était bien, et tout ce que les autres ont fait était mal. Cela a donné à l’enfant, au fur et à mesure qu’il grandissait, une vision très sombre et plutôt inexacte du monde.
A mon avis, l’éducation devrait tout d’abord montrer à l’enfant qu’il est un membre de la famille mondiale. L’énergie synthétique du Verseau doit être utilisée pour créer cette conscience mondiale. Nous ne vivons pas seuls dans un pays grand ou petit, mais dans un monde partagé par 5,7 milliards d’individus. On devrait, en priorité, enseigner à l’enfant sa place fondamentale sur la Terre : son appartenance à un groupe, à une famille. Et de même qu’une famille partage les ressources qui arrivent à la maison, la famille humaine devrait partager les ressources qui sont données à cet effet par la divine Providence. […]

GC. Comment la venue de Maitreya, l’Instructeur mondial, influencera-t-elle l’éducation ?
BC. Le but fondamental de l’éducation est, à mon avis, de préparer les hommes à manifester leur potentiel divin d’âmes en incarnation. L’extériorisation du travail des Maîtres aura sur l’humanité un énorme impact physique, émotionnel, mental et psychologique. Nous finirons par réaliser que l’âme existe réellement. Les Maîtres, quant à eux, représentent le royaume des âmes. Des êtres comme Jésus parleront aux gens de manière quotidienne. Il est lui-même bel et bien vivant et, si vous pouvez le croire, il vit à Rome depuis sept ans. Le Maître de tous les Maîtres, le Seigneur Maitreya, vit à Londres depuis 1977 (tout en se déplaçant à volonté dans le monde entier). Si ces faits sont exacts, alors l’existence de la Hiérarchie montrera également la réalité de l’âme. Les gens diront : « Voici saint Jean » ou « Voici saint Pierre. » Mais aujourd’hui ils sont le Maître Koot Houmi et le Maître Morya.
Il deviendra clair que la réincarnation est un fait. La réincarnation est un moyen fondamental par lequel nous évoluons ; en nous incarnant encore et encore, nous évoluons progressivement jusqu’au moment où cette planète, en tant qu’école, n’a plus rien à nous apprendre, et nous devenons alors un Maître.
Nous pouvons alors aller sur des planètes ou des systèmes plus élevés, comme l’ont fait de nombreux Maîtres, ou bien rester sur Terre pour enseigner à l’humanité comment devenir comme eux, comment acquérir la maîtrise de tous les plans, du plan physique au plan spirituel le plus élevé.
Cela transformera notre manière de penser en ce qui concerne les raisons de notre existence sur Terre.

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Les écoliers britanniques favorables à l’accueil des enfants réfugiés [sommaire]

Le 4 juillet 2023, dans le Kent, des peintures murales de personnages de dessins animés très colorées ont été recouvertes dans deux centres destinés à accueillir des enfants réfugiés non accompagnés, sur ordre du ministre de l’immigration, Robert Jenrick, et contre l’avis et la volonté du personnel. Le ministre leur aurait déclaré que des images telles que Mickey Mouse et Baloo n’étaient pas « adaptées à l’âge », qu’elles étaient trop « accueillantes » pour les demandeurs d’asile qui traversent la Manche à bord de petites embarcations et qu’elles donnaient une mauvaise image de l’établissement.

En avril 2023, la chaîne inews a rapporté pour la première fois les directives de R. Jenrick, provoquant de vives réactions, y compris au sein de son propre parti. Les sondages montrent que 69 % des électeurs sont opposés à cette décision. Même l’ancien leader anti-immigration de l’Ukip (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni), Nigel Farage, a déclaré que cette décision était « mesquine ». Néanmoins, les peintures murales ont bien été effacées.

Aujourd’hui, des élèves de l’école primaire catholique St Gerard de Birmingham ont pris les choses en main et envoient leurs propres dessins aux enfants réfugiés du centre d’accueil du Kent, en disant qu’ils ont « honte de leur propre pays », qu’ils sont « déçus, tristes et en colère ». D’autres ont écrit des histoires pour les enfants.

Ophelia (huit ans) a déclaré qu’elle s’était sentie inspirée à faire ses propres dessins pour les envoyer aux enfants hébergés dans le centre. « Je me suis sentie vraiment triste et en colère, parce que certaines personnes dans le monde ne sont pas très gentilles avec eux, et je pense que tout le monde devrait les accueillir […]. Nous avons donc fait ces dessins pour les envoyer au gouvernement afin qu’il puisse les afficher et que les enfants se sentent bien accueillis. Je pense qu’ils devraient nous écouter, changer d’avis et se montrer aimables avec les réfugiés et être généreux avec eux. »

Darcey (huit ans) a déclaré : « Dès que j’ai appris que ces peintures allaient être recouvertes, j’ai failli pleurer, parce que je ne pense pas que l’on devrait traiter ces gens de la sorte, car nous ne savons pas ce qu’ils ont vécu. »

Dans le cadre de travaux menés par leur école en vue de l’obtention du prix École sanctuaire, les enfants avaient entendu des témoignages d’adultes réfugiés du Soudan, du Cameroun, de Syrie et du Nigeria. Une école sanctuaire est une école ayant reçu le prix de City of Sanctuary UK, ou d’une organisation partenaire, en reconnaissance de ses bonnes pratiques pour favoriser une culture d’accueil, d’appartenance et de solidarité pour les personnes en quête de sécurité. Il existe plus de 400 écoles de ce type au Royaume-Uni.

Après avoir entendu leurs histoires, Anointing-Shalom (9 ans) a déclaré : « J’ai honte parce que j’ai l’impression que le pays dans lequel je vis n’est pas accueillant si l’on n’en est pas originaire. »

Darcey a ajouté : « Je me sens très déprimée et honteuse, parce que je pense que le gouvernement fait le mauvais choix et qu’il ne veut pas se mettre à leur place. »

Les élèves âgés de huit et neuf ans prévoient d’envoyer certains de leurs dessins au ministre de l’Immigration. Les enfants des classes plus âgées ont également écrit à leur députée, Paulette Hamilton (travailliste), qui leur a répondu qu’elle était d’accord avec eux sur les changements qu’ils souhaitaient.

Source : inews ; Cityofsanctuary.org

 

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Exposition de la revue avec le cœur ? [sommaire]

Une exposition de la revue Share International s’est tenue à Tokyo du 1er au 3 juillet 2023. Le deuxième jour en arrivant sur place, je vis une dame âgée assise sur une chaise discuter avec un collègue. Je fus surpris de voir une visiteuse dès l’ouverture, car nous n’avions pas fait de publicité à grande échelle pour cette exposition.

Je faisais le tour de la salle pour regarder les panneaux, lorsque la dame m’interpella, me proposa de m’asseoir près d’elle, et déclara : « J’ai une idée ! J’ai une idée ! Pourquoi ne pas mettre une forme de cœur ici ? » Je me sentis un peu gêné, me demandant si elle voulait dire que l’atmosphère de la pièce n’était pas chaleureuse.

Plus tard, j’abordai à nouveau cette dame. Elle m’expliqua : « Je recopie ces documents car vous avez dit qu’on ne pouvait pas les distribuer. » En regardant l’épaisse pile de papier qu’elle utilisait pour écrire, je vis que les pages étaient couvertes de notes gribouillées.

Un mois plus tard, lorsqu’on nous demanda de rédiger un rapport sur cette exposition, je me suis souvenu de cet étrange échange avec cette dame âgée.

T. K., Tokyo (Japon)

Se concentrer sur l’essentiel [sommaire]

Les deux courriers qui suivent sont de la même personne :

(1) Il y a environ huit ans (vers 2015), je participai à un salon en région parisienne. C’était la première année que le groupe avait un stand dans ce salon, et c’était ma deuxième participation à un salon. Nous étions dans un hall assez grand avec de nombreux stands sur le thème du « bien-être ». Nous étions très mal placés, au fond de la salle, dans un coin, et la table était très petite. Nous étions deux et en installant la documentation, j’eus l’impression qu’il y avait trop de choses pour un si petit espace. L’adage dit : « Trop d’information tue l’information. » Il y avait, en plus des brochures sur l’émergence de l’instructeur mondial, des photos de crop circles, des photos de miracles, des informations sur l’action climatique, Sauvons notre planète. Je fis savoir à ma collègue ce que je pensais de la disposition, mais elle me répondit que c’était comme ça, et comme j’étais novice dans cette activité, je n’insistai pas.

Il n’y avait pas foule, mais les gens entraient dans le hall sans nous voir et sans venir vers nous. Ils allaient vers des stands plus grands et plus attractifs.

Soudain, je vis une femme d’une soixantaine d’années entrer dans le hall et se diriger directement vers notre stand d’un pas décidé. Elle se plaça devant la table et me demanda : « Que faites-vous ici, de quoi parlez-vous ? » Je lui répondis qu’on présentait l’émergence de Maitreya et des Maîtres de Sagesse.

Puis, d’un ton sévère, elle déclara : « Si vous parlez de l’émergence de Maitreya et des Maîtres de Sagesse, il y a un problème : c’est cette information qu’il faut mettre en avant ; là, c’est confus ; nous ne comprenons pas bien de quoi vous parlez. » J’étais stupéfaite, elle disait exactement ce que j’avais pensé mais que je n’avais pas osé dire avec autant de véhémence. Puis, avec un grand sourire, elle me confia : « Eh bien, je vous souhaite bonne chance, ce que vous faites est très bien. » Et elle partit, sans avoir jeté un coup d’œil à d’autres stands.

J’avais déjà eu une rencontre (confirmée par le Maître de Benjamin Creme) avec le Maître Jésus et j’ai ressenti la même énergie en présence de cette dame. Sa façon de parler était très ferme, j’ai donc pensé qu’il s’agissait soit de Maître Jésus, soit d’un de ses porte-parole.

 

(2) Le 16 avril 2023, avec le groupe de Paris, nous avons organisé une conférence intitulée La clé de l’avenir, portant sur la notion de partage. L’événement commença par la diffusion d’extraits d’une vidéo-conférence de 2009 de Benjamin Creme à Paris sur le partage, fut suivi d’une séance de questions-réponses avec le public présent sur place et par Internet et d’une collation pour terminer.

Pendant la pause, je conversai longuement avec une femme d’âge moyen. Nous parlâmes de beaucoup de choses, mais je me souviens surtout qu’elle me parla de Krishnamurti. Elle me demanda également de lui expliquer la différence entre Jésus et Maitreya, ce qui n’avait pas été très clair lors de la conférence ; elle a également insisté sur l’importance des événements gratuits.

J’aime beaucoup les activités culturelles, mais avec l’augmentation des prix, je ne peux plus sortir autant qu’il y a quelques années. Je n’ai pas confié cela à cette dame, mais, à plusieurs reprises, elle insista pour que je cherche sur Internet des sites proposant des activités culturelles gratuites et elle me donna même l’adresse d’un lieu où l’on peut assister gratuitement à des conférences, des concerts et des films à Paris.

Au cours de la discussion, je me souvins que j’avais déjà vu cette dame, mais je ne savais où. Elle avait une énergie très magnétique et était très sympathique.

Le soir, chez moi, je n’arrêtais pas de penser à elle et d’essayer de retrouver l’endroit où je l’avais vue. Je m’endormis avec cette pensée. Le lendemain matin, au réveil, j’entendis cette phrase dans ma tête : « C’est le Maître Jésus ! » Et soudain, je me souvins que c’était la même dame qui, quelques années auparavant, nous avait suggéré de disposer la documentation de façon plus attractive.

J.J., Paris, France

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Appel à la raison [sommaire]

 

par le Maître —,  par l’entremise de Benjamin Creme, 8 novembre 2014

L’heure est proche où l’on se rendra compte que la principale difficulté à laquelle est confrontée la génération actuelle a trait au déséquilibre écologique qui met en péril de vastes régions de la Terre. Comme vous le savez, les avis sont partagés quant à la gravité du problème mais, à moins que les hommes ne lui consacrent tous leurs efforts, beaucoup parmi eux verront leur avenir menacé.

Bientôt de nombreux groupes prendront toute la mesure du danger, voyant d’année en année se rapprocher la catastrophe. Le réchauffement global déchaîne des forces sur lesquelles l’homme ne peut aujourd’hui exercer aucun contrôle.

Saisissez donc le peu de temps qu’il reste pour agir. Car les eaux montent inexorablement, et l’inconscience des hommes fait peser de lourdes incertitudes sur leur avenir.

S.O.P. Save Our Planet — Sauvons notre planète !

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Quel est le degré d’exactitude du Livre des Morts tibétain ? [sommaire]

Si l’on tient compte de l’évolution de la langue et de la manière de s’exprimer depuis la rédaction de ce livre, son exactitude est remarquable : 85 à 90 %.

Les images décrites dans ce livre sont-elles symboliques ou faut-il les prendre à la lettre ? [sommaire]

Certaines sont décrites de façon symbolique alors que d’autres peuvent tout à fait être prises à la lettre.

Comment doit-on comprendre les étapes décrites dans le Livre des Morts tibétain ? [sommaire]

Ce sont des descriptions, symboliques ou littérales, des expériences se rapportant à chacun des sept sous-plans du plan astral. Au moment de la mort, l’individu passe un « temps » plus ou moins long (selon son niveau d’évolution et son karma) dans le Bardo, ou plan astral.

(1) Tout le monde traverse-t-il ces étapes au cours du processus de la mort, ou bien (2) certains « sautent-ils certaines étapes ? » [sommaire]

(1) Non. (2) Oui. (PI, septembre 1992)

Dans la Mission de Maitreya, tome I, au chapitre VII, vous soulignez l’importance de mourir en toute lucidité, afin d’être capable d’élever sa conscience à un niveau aussi élevé que possible à travers le plan astral et le plan mental. Comment se préparer aujourd’hui (et dans le futur) à une mort consciente ? Quelles possibilités sont offertes dans ce domaine : cours, séminaires, livres ? Que préconisez-vous ? [sommaire]

Les écrits du Maître D. K., transmis par l’intermédiaire d’Alice Bailey (Lucis Trust), le Livre des Morts tibétain, les écrits d’Elisabeth Kübler-Ross. (PI, avril 1997)

Que devient l’âme quand nous mourons ? [sommaire]

Quand le corps physique meurt (nous disons « meurt », mais la mort n’existe pas), il se dégrade – et est enterré, ou mieux, incinéré.
Il y a dans ce corps trois atomes qui restent intacts et ne sont jamais détruits : les trois atomes permanents, un atome pour chaque véhicule – l’atome permanent du corps physique, l’atome permanent du corps astral et l’atome permanent mental. Ces trois atomes permanents assurent la continuité de vie en vie.
C’est l’âme qui fait le voyage : les parents ne sont pas les seuls impliqués dans la création d’un nouveau corps, car c’est l’âme qui crée le bébé dans le ventre de la mère et qui, par l’intermédiaire des atomes permanents, construit l’équipement physique, astral et mental de son nouveau véhicule. Celui-ci, même s’il est relié à l’ancien véhicule via les atomes permanents, est un véhicule totalement nouveau. Votre ancienne personnalité a disparu ; ce n’est plus la même personne qui s’est incarnée, car c’est l’âme qui s’incarne encore et encore. (PI, juillet/août 1994)