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juillet 2023 – No 419

Sommaire


Article du Maître —

Notre Mère à tous [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, juin 2001

Quoi que l’on puisse en penser, le monde change en mieux. En dépit des nuées menaçantes qui, de temps à autre, traversent la planète, la tendance générale des événements porte à l’optimisme. Pour prendre la mesure de cette évolution positive, dont il ne transparaît que peu de chose pour l’humanité, il faut disposer des diverses méthodes que seule connaît la Hiérarchie.

Il subsiste toutefois de graves sujets de préoccupation, que l’on ne saurait ignorer sans risques. Le principal a trait à l’environnement, que les hommes – ils doivent le savoir – dégradent chaque jour davantage. La destruction de la nature menace maintenant le bien-être de tous, et ne présage rien de bon pour les générations à venir. La pollution de la planète atteint désormais des proportions inquiétantes, au point de représenter une menace pour la vie elle-même. Le système immunitaire de l’homme s’en trouve affaibli, et l’on voit réapparaître des maladies qu’on aurait pu croire à jamais vaincues.

Les hommes doivent prendre conscience de leur responsabilité envers la planète sur laquelle ils vivent. Ils doivent comprendre qu’ils sont les régisseurs d’un organisme fort mais vulnérable, qu’il leur appartient de protéger. Il en est peu qui, aujourd’hui, pourraient prétendre assumer ce rôle. A l’inverse, faisant peu de cas de la munificence de la nature, la plupart se livrent à son pillage, indifférents aux lendemains comme aux besoins de leurs enfants. S’il est vrai que beaucoup en prennent aujourd’hui conscience, on ne peut s’attendre à de véritables progrès, ni à un réel changement de direction, avant que le problème ne devienne la préoccupation de tous et ne fasse l’objet de mesures globales.

Soyez certains que Maitreya n’est pas sans se soucier des dangers auxquels s’expose l’humanité, si elle persiste à ignorer l’urgence de la situation. Il exhortera tous les hommes à œuvrer pour la restauration de la planète, et montrera la voie d’une vie plus simple et plus heureuse. Une fois sa santé rétablie, la planète continuera à prodiguer ses dons en abondance à ceux qui l’aiment et la respectent. Les élémentaux des règnes inférieurs connaissent bien leur tâche ; quand ils ne subiront plus l’influence des pensées chaotiques de l’humanité, ces constructeurs industrieux sauront créer, dans l’harmonie, un monde nouveau et meilleur. Quand l’homme saura voir en la nature la Mère de tous les êtres, il lui rendra hommage et la vénérera. Dès lors, elle lui révélera ses secrets et ses lois. Armés de cette connaissance nouvelle, les hommes se manifesteront en vérité comme des dieux.

L’homme est un creuset à l’intérieur duquel se crée un être nouveau. Dans le feu de l’expérience, il apprend graduellement à connaître Dieu. Ses premiers pas sur cette voie sont peut-être lents et difficiles, mais avec le temps son progrès se fera plus rapide. De révélation en révélation il connaîtra une expansion de conscience, tandis que son savoir et sa créativité transcenderont leurs anciennes limites. Ainsi apparaîtra-t-il au grand jour en tant que fils de Dieu. Il lui faut commencer par se rendre compte des dangers de la situation présente. Ceci est en bonne voie, et nombreux sont ceux qui cherchent à susciter un changement de cap au plan mondial. Comme tant d’autres choses, un tel changement attend une réorientation des grandes nations – principales responsables de la pollution de la planète. Maitreya prendra part au débat à venir ; il y présentera ses vues, étayées par une connaissance séculaire, et se fera le porte-parole de ceux qui n’ont pas voix au chapitre et souffrent en silence.

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Juillet-août 2023 [sommaire]

Dans ce numéro, vous trouverez « six source(s) de vérité » – des articles transmis par un Maître de Sagesse et un article écrit par l’un des plus éminents experts mondiaux – Jeffrey Sachs – dont les idées sur les crises actuelles sont précieuses. Si seulement les dirigeants du monde suivaient ses conseils ! Vous y trouverez également les voix d’un anthropologue économique de premier plan – Jason Hickel – (voir le compte-rendu de Phyllis Creme) ; des peuples autochtones ; d’une Iranienne, Sheida Kourangi, qui décrit le soulèvement héroïque de son pays d’origine ; d’un Français, Luc Guillory, qui analyse la contestation populaire dans son pays ; et de son compatriote, Cyril Dion, dont la vie et l’œuvre sont un plaidoyer pour un monde nouveau.

De plus, Bette Stockbauer dépeint un panorama de la situation du point de vue d’une étudiante des enseignements de la Sagesse éternelle – l’aide et l’inspiration invisibles et souvent pas reconnues procurées par les Maîtres pour stimuler notre évolution. Pauline Welch établit le lien entre la foi et la finance et décrit comment les organisations religieuses du monde entier mènent des actions pratiques pour le bien de la planète. Aart Jurriaanse se tourne vers l’avenir en décrivant la nouvelle religion mondiale, tandis que Cher Gilmore passe en revue les ovnis de Dieu, un récit de contacts avec nos Frères et Sœurs d’autres planètes de notre système solaire. Son article, ainsi que d’autres témoignages et photographies d’ovnis, s’inscrivent parfaitement dans un courant d’informations fascinant en plein essor : l’émergence des preuves de l’existence de la vie sur d’autres planètes. Des millions de personnes ont été témoins de visites bienveillantes, du travail et de la présence des Frères de l’espace ; des millions de personnes croient en l’existence d’une vie intelligente ailleurs dans l’univers. Des « voyageurs » et des contactés, ainsi que d’innombrables témoins, nous font part de leurs observations et parfois de leurs contacts. Des millions de personnes exigent que les gouvernements « avouent » tout sur ce dont ils ont eu connaissance et qu’ils ont gardé secret durant plus de soixante ans. Nombreux sont ceux qui critiquent la manière dont les gouvernements ont traité cette question, et en particulier la désinformation qu’ils diffusent, dans une tentative grossière d’effrayer leurs citoyens et de discréditer les visiteurs venus d’autres planètes, et dont ils nient l’existence de manière irrationnelle. Nous espérons que ce numéro offre à la fois un aperçu du passé, une compréhension du présent et un espoir pour l’avenir.

Point de vue

JFK aurait recherché la paix en Ukraine [sommaire]

par Jeffrey D. Sachs,

lors d’une remise de diplômes

Soixante ans après le discours de JFK à l’université américaine de Washington, Une stratégie de paix, force est de constater qu’il y a encore des leçons à en tirer, afin d’apprendre à mettre fin à de dangereux conflits dans un monde plein d’armes nucléaires.

Le président John F. Kennedy (JFK) a été l’un des grands artisans de la paix dans le monde. Il a recherché une solution pacifique à la crise des missiles de Cuba et a ensuite négocié avec succès le traité d’interdiction partielle des essais nucléaires avec l’Union soviétique, au plus fort de la guerre froide. Au moment de son assassinat, il prenait des mesures pour mettre fin à l’engagement des Etats-Unis au Vietnam. Le 10 juin 1963, dans son éblouissant et incomparable discours sur la paix, prononcé il y a exactement soixante ans, JFK a expliqué sa conception de la paix avec l’Union soviétique.

Ce discours de paix de JFK montre que Joe Biden doit réorienter de manière radicale son approche de la guerre en Ukraine à l’égard de la Russie. Jusqu’à présent, J. Biden n’a pas suivi les préceptes recommandés par JFK pour parvenir à la paix. En suivant ses conseils, J. Biden pourrait lui aussi devenir un artisan de la paix.

Un mathématicien qualifierait le discours de JFK de « démonstration constructive » de la façon de faire la paix, puisque le discours lui-même a contribué directement au traité d’interdiction partielle des essais nucléaires signé par les Etats-Unis et l’Union soviétique en juillet 1963. Dès réception du discours, le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a déclaré à l’envoyé de JFK en Russie, Averell Harriman, qu’il s’agissait du plus grand discours prononcé par un président américain depuis Franklin D. Roosevelt, et qu’il souhaitait poursuivre la paix avec JFK.

Dans son discours, JFK décrit la paix comme « la finalité raisonnable et nécessaire des hommes raisonnables ». Il reconnaît qu’il n’est pas facile de rétablir la paix : « Je sais que la recherche de la paix n’est pas aussi spectaculaire que la recherche de la guerre – et que les paroles de celui qui la recherche tombent souvent dans l’oreille d’un sourd. Mais nous n’avons pas de tâche plus urgente. »

Selon JFK, la clé la plus fondamentale de la paix réside dans le fait que les deux parties la souhaitent. Il est facile de tomber dans le piège, prévient-il, et de rejeter la responsabilité d’un conflit sur l’autre partie. Il est facile de tomber dans le piège qui consiste à affirmer que seul l’adversaire doit changer de comportement. Il est très clair que « nous devons réexaminer notre attitude – en tant qu’individus et en tant que nation – car notre attitude est aussi essentielle que la leur. » JFK s’est attaqué au pessimisme qui prévalait au plus fort de la guerre froide, à savoir que la paix avec l’Union soviétique était impossible, « que la guerre était inéluctable, que l’humanité était condamnée, que nous étions sous l’emprise de forces que nous ne pouvions contrôler. Nous ne devons pas accepter ce point de vue. Nos problèmes sont le fait de l’homme – ils peuvent donc être résolus par l’homme. »

Il est essentiel, a ajouté JFK, de ne pas « avoir une vision déformée et méprisante de l’autre partie ». Nous ne devons pas « considérer le conflit comme inévitable, la conciliation comme impossible et la communication comme rien de plus qu’un échange de menaces ». En fait, a-t-il déclaré, nous devrions « saluer le peuple russe pour ses nombreuses réalisations – dans les domaines de la science et de l’espace, de la croissance économique et industrielle, de la culture et des actes de courage ».

Source : Common Dreams

Compte rendu de lecture

Un livre de Jason Hickel – Moins c’est plus : comment la décroissance sauvera le monde [sommaire]

par Phyllis Creme,

L’idée que la croissance économique est nécessaire et qu’elle est clairement « une bonne chose » est ancrée dans notre façon de penser et de parler au quotidien. Nos hommes politiques insistent sur le fait que la croissance est leur objectif, comme si cela allait de soi.

Nous ne savons pas nécessairement ce que signifie la croissance, mais l’idée que nous pouvons devenir de plus en plus riches – faire mieux que nos parents et que nos enfants feront encore mieux – est profondément ancrée dans le discours populaire : les hommes politiques pensent qu’ils doivent mettre l’accent sur cette idée et que les économies qui connaissent une croissance moindre sont manifestement en mauvaise posture. Et il est vrai que, pour ceux d’entre nous qui vivent dans le monde développé, la vie s’est améliorée, du moins sur le plan matériel, avec cependant l’inégalité flagrante qui, au cours des dernières décennies, s’est considérablement aggravée, où « les riches étalent leur richesse devant les pauvres » ((Maitreya, Message n° 81, 12 septembre 1979).

Mais ces dernières années, un contre-mouvement se fait de plus en plus entendre : si nous voulons survivre en tant qu’espèce, si la planète Terre elle-même doit survivre, la croissance perpétuelle ne peut pas être notre objectif. C’est le sens du livre de Jason Hickel Moins c’est plus : comment la décroissance sauvera le monde (Ed. Marabout). Son argumentation est convaincante, et l’auteur est un excellent défenseur du partage des ressources de la planète.

Cela semble parfaitement logique : notre planète brûle, les gens meurent de la pollution, de l’avidité et du gaspillage. Nous nous tuons nous-mêmes, et tout ce qui semble nous faire tenir, c’est ce nirvana mythique de la « croissance économique », sans laquelle, dit-on, nous stagnerons. J. Hickel s’emploie à démontrer qu’il s’agit bel et bien d’un mythe.

L’ouvrage commence par la disparition des insectes. J. Hickel cite son pays d’origine, l’Afrique du Sud, et l’Allemagne, où une étude a montré qu’en vingt-cinq ans, les trois quarts des insectes volants avaient disparu à cause de la conversion de la forêt en terres agricoles. Partout, les insectes pollinisateurs disparaissent ; un rapport publié par un groupe international de scientifiques se termine par cette déclaration : « La nature est assiégée. » J. Hickel poursuit avec les effets désastreux de l’urgence climatique. Il brosse le tableau d’un énorme changement apocalyptique pour notre planète, à moins que nous-mêmes et nos systèmes ne changions, et nous devons changer très rapidement.

La première moitié du livre s’intitule Plus c’est moins. J. Hickel y dresse un bilan historique accablant de la croissance du capitalisme occidental, de la façon dont tout ce qui a une valeur réelle a été sacrifié à la recherche du profit et de la façon dont l’exploitation, tant de la nature que des personnes, est une partie inhérente et inévitable. Les titres mêmes de chaque chapitre parlent par eux-mêmes : Le capitalisme : histoire d’une invention ; L’avancée du rouleau compresseur ; La technologie nous sauvera-t-elle ? Non l’affirme J. Hickel, la « croissance verte est une chimère » et la décroissance est la seule option viable.

Cependant, le livre de J. Hickel ne traite pas de la peur ou du désespoir, mais de l’espoir, comme il l’explique dans la deuxième partie du livre intitulée Moins pour plus. Celle-ci se compose également de trois chapitres : Les secrets du « Vivre bien », Chemins vers un monde post-capitaliste et Tout est connecté.

« La première mission d’un gouvernement travailliste est d’assurer la plus forte croissance soutenue du G7. Nous créerons de bons emplois et une croissance de la productivité dans toutes les régions de notre pays. » Rachel Reeves, chancelière de l’Échiquier du cabinet fantôme, parti travailliste, (Royaume-Uni)
« Alors que la Grande-Bretagne devrait être le seul grand pays industrialisé à voir son économie se contracter cette année, dans un contexte de hausse des taux d’intérêt et des impôts, le gouvernement s’efforce frénétiquement de trouver des moyens de stimuler la croissance économique. » (The Guardian, mars 2023)

Photo : Mark Seaton, CC BY-NC 2.0, via flickr
En Allemagne, une étude a montré qu’en vingt-cinq ans, 75 % des insectes volants ont disparu.

Les secrets du « Vivre bien »

J. Hickel montre comment, en comparant différents pays, le bonheur, le bien-être et le sens de la vie ne résultent pas comme le veut la pensée conventionnelle – d’une augmentation constante de la croissance (un PIB élevé) mais, comme au Costa Rica, dont le revenu représente un cinquième de celui des Etats-Unis, de « l’organisation de la production autour du bien-être humain, de l’investissement dans les biens publics et d’une distribution plus équitable des revenus et des opportunités ».

L’auteur énumère des pays – et la liste est longue – qui ont une meilleure mesure du bien-être que les Etats-Unis, qui ont pourtant le PIB le plus élevé. Le sentiment de « sens » apparaît lorsque les gens estiment qu’ils ont la possibilité d’exprimer certaines qualités « humaines » : « Nous, les humains, avons évolué pour le partage, la coopération et la communauté.[…] Nous constatons sans cesse que l’excès de PIB qui caractérise les nations les plus riches ne leur apporte rien lorsqu’il s’agit de ce qui compte vraiment. »

Au contraire, la poursuite de la croissance comme seul objectif économique dans les pays à revenus déjà élevés exacerbe les inégalités et contribue à des problèmes tels que le stress et la dépression dus au surmenage. Tout au long du livre, J. Hickel plaide pour une plus grande égalité individuelle et, surtout, mondiale.

En clair, les riches consomment plus qu’ils n’en ont besoin et utilisent plus d’énergie qu’il n’en faut, ce qui a un impact négatif sur la planète (les transports publics, par exemple, consomment moins d’énergie par habitant que les voitures particulières, les avions…). J. Hickel cite Robert Kennedy, qui a déclaré en 1968 : « Le PIB ne mesure ni notre intelligence, ni notre courage, ni notre compassion, ni notre dévouement à notre pays – il mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. »

La réponse ? De bons services publics – santé, transport, éducation – réduisent la pression sur la planète et sur les individus, et diminuent le besoin de « croissance ». Comme le dit J. Hickel : « Nous n’avons pas besoin de plus de croissance pour atteindre nos objectifs sociaux.

C’est une « excellente nouvelle » que des pays déjà prospères puissent assurer le bien-être humain sans avoir besoin de plus de croissance économique. Cela peut également avoir un impact sur le monde vivant : les personnes satisfaites ont moins envie de biens matériels, ce qui a un impact sur le monde naturel et l’écologie de la planète. »

kamiel79, CC0 1.0, via pixabay
La seule croissance durable est la décroissance

Chemins vers un monde post-capitaliste

J. Hickel montre ici que les pays développés sont actuellement obsédés par la menace de la « récession ». Mais il rappelle que la décroissance n’est pas la même chose qu’une récession. Une récession est provoquée lorsque la croissance est visée et qu’elle s’arrête. « La décroissance est complètement différente. Il s’agit de passer à un tout autre type d’économie, une économie qui n’a pas besoin en priorité de croissance. Une économie organisée autour de l’épanouissement humain et de la stabilité écologique, plutôt que de l’accumulation constante de capital. La décroissance représente une libération. Elle représente une opportunité de guérison, de rétablissement et de réparation. »

Tout est connecté

Dans la dernière partie du livre, J. Hickel s’appuie sur les croyances des peuples indigènes pour souligner l’interdépendance fondamentale de toute la nature et l’unité essentielle de toute vie. « Nous devons réapprendre à nous considérer comme faisant partie d’une communauté plus large d’êtres vivants. […] Tout est intimement interconnecté. » Cette conviction sous-tend l’ensemble du livre.

A propos de l’auteur
Jason Hickel est anthropologue économique, boursier Fulbright et membre de la Royal Society of Arts. Il est originaire d’Eswatini (Swaziland) et a passé un certain nombre d’années avec des travailleurs migrants en Afrique du Sud, écrivant sur l’exploitation et la résistance politique dans le sillage de l’apartheid. Il écrit régulièrement pour The Guardian, Al Jazeera et Foreign Policy, est conseiller pour le Pacte vert pour l’Europe et siège à la Commission Lancet pour les réparations et la justice redistributive.

Un livre de Chris Bledsoe : L’ovni de Dieu [sommaire]

par Cher Gilmore,

Des dizaines de livres ont été écrits sur les ovnis – des livres à sensation, d’autres prétendant fournir des preuves, et d’autres encore dressant l’historique du sujet. Mais le livre récemment publié par Chris Bledsoe, un père de famille de la Caroline du Nord rurale, n’est rien de tout cela. UFO of God [L’ovni de Dieu, non traduit en français] décrit des expériences personnelles tout à fait remarquables vécues par Chris, pendant des années, avec ce qu’il appelle « le phénomène ».

Ces expériences ont commencé dans la soirée du 8 janvier 2007. Chris, son fils aîné et trois amis ouvriers du bâtiment avaient décidé de fêter la fin d’un chantier de charpente en allant pêcher sur la rivière Cape Fear. Pendant que les autres pêchaient, Chris est allé se promener et, dans une clairière, il aperçut ce qui ressemblait à deux gigantesques soleils de couleur rouge-orange, à environ 200 mètres de lui. Aucun bruit n’en émanait. Ne comprenant pas il paniqua et décida de rejoindre les autres, mais à ce moment-là un troisième soleil apparut. Et, dans ce qui lui parût être un instant, il s’est retrouvé à cinquante mètres du feu de camp que ses amis et lui avaient allumé.

Chris Bledsoe à la Nasa

Mais à sa grande surprise, on lui annonça qu’il avait disparu depuis plus de quatre heures ! Son fils était parti à sa recherche et il n’était d’ailleurs toujours pas revenu. Chris décida d’aller à sa recherche et il le trouva au fond d’un fourré. Lui aussi avait vu quelque chose d’étonnant : deux lumières rouges de la taille d’une boule de bowling qui le précédaient sur le chemin jusqu’à ce que, soudainement, elles se rapprochent de lui à toute vitesse. Il a sauté dans les broussailles, pensant se cacher, mais il a alors vu qu’il s’agissait de deux petits personnages, aux yeux rouges ardents. Il constata qu’il ne pouvait ni crier ni bouger, comme paralysé. Les petits êtres semblaient le protéger.

De retour au feu de camp, le spectacle continua. Neuf boules de lumière apparurent au-dessus du groupe, rassemblées en un cercle qui est entré en rotation puis s’est disloqué. Trois des boules ont commencé à clignoter et sont descendues sur les arbres de l’autre côté de la rivière. Elles étaient de la même taille que les énormes soleils – une quinzaine de mètres de large – mais elles pulsaient d’une lumière blanche et bleue électrique brillante. Effrayés, les amis ont abandonné leur matériel de pêche et ont couru aussi vite qu’ils le pouvaient vers le véhicule de Chris.

Sur le chemin du retour, ils ont aperçu un énorme objet rectangulaire noir avec ce qui semblait être des fenêtres lumineuses sur le côté, planant au-dessus des lignes électriques. Lorsque Chris et son fils sont arrivés à la maison, les chiens ne cessaient d’aboyer nerveusement. Allant voir ce qui se passait, Chris s’est alors retrouvé dans le jardin face à face avec « un être d’un mètre et demi de haut, qui brillait doucement dans la lueur de la lune. Il avait deux yeux rouges. Un triangle translucide et vitreux était fixé sur sa poitrine. ». Sans autre solution, Chris capitula. Le visiteur commença à parler : « Vous ne comprenez pas. Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal. Nous sommes là pour vous aider… », mais il disparut instantanément lorsqu’un des chiens surgit en aboyant furieusement.

Quelques jours plus tard, Chris se retrouva à nouveau face aux deux visiteurs, qui lui affirmèrent « l’importance suprême de tous les êtres vivants. C’était une pensée, une philosophie, autant qu’une émotion. » Il sentit que c’était le message que ces êtres essayaient de transmettre avec tant de détermination. Il explique : « Cette compréhension est aujourd’hui au cœur de ce que je suis. Je n’écrase jamais un insecte, je ne pêche ni ne chasse. A travers toutes les épreuves que j’ai traversées depuis dans ma vie, cette perception m’a guidé, me donnant espoir et courage. »

Orbe photographié par Chris Bledsoe

Ces premières expériences ont marqué le début d’une longue série de visites d’orbes de lumière, provoquant des guérisons miraculeuses par l’entremise de Chris, dont sa propre guérison d’une maladie chronique invalidante, ainsi que d’autres manifestations étranges comme l’apparition de « la dame », comme il l’appelait, qui a bouleversé sa vie. Mais « la dame » est venue plus tard. Dès qu’il a commencé à raconter ce qu’il avait vu le 8 janvier, comme il pensait devoir le faire, Chris et sa famille ont été ridiculisés et rejetés par leur église pentecôtiste et par leurs voisins, les enfants faisant aussi l’objet de railleries à l’école. Après plusieurs mois, Chris a fini par se sentir coupable d’avoir mis sa famille dans une telle situation et il se jura de ne plus jamais parler de ces phénomènes.

C’est à cette époque que « la dame » est apparue, pour lui rappeler qu’ils avaient conclu un accord et qu’il devait le respecter. Elle lui promit que s’il continuait à parler, elle permettrait que les orbes soient photographiés et le protégerait, lui et sa famille, qu’elle serait toujours à ses côtés. Elle lui expliqua l’importance de telles visites et que des forces étaient à l’œuvre pour donner une image négative de ces expériences, et que si elles arrivaient à leur fin, l’humanité serait sur la voie de la destruction. Son travail consistait à contrecarrer ces mensonges en parlant de la bienveillance des visiteurs extraterrestres, et la première étape consistait simplement à raconter ce qu’il avait vécu. Chris accepta la délicate mission.

A partir de ce jour, la vie de Chris a changé complètement. Lorsqu’il fit connaître son histoire au-delà de son village, il fut gratifié de la visite de personnalités haut placées désireuses d’en savoir plus, venant de la CIA, de la Nasa, du Mufon (réseau national d’enquête sur les ovnis) et de plusieurs universités. Bien qu’elles soient venues pour sonder et éventuellement démystifier son histoire, toutes ont fini par être convaincues de son authenticité. La plupart ont vu les orbes de leurs propres yeux, et certaines sont devenues des amis.

Aujourd’hui, Chris continue de raconter son histoire lors d’interviews, de conférences et de podcasts, chaque fois qu’il en a l’occasion. En résumé, le message est que nous ne sommes pas seuls. Chacun peut un jour être témoin de phénomènes, par exemple en cas de détresse physique ou émotionnelle. Leur but est uniquement d’aider, même si cela peut prendre des formes inhabituelles. Les visiteurs communiquent avec nous par télépathie et par le biais de symboles. Et ils sont « aux commandes », comme Chris le dit lui-même.

Les lecteurs de Partage international et les étudiants de la Sagesse éternelle et de la spiritualité en général ne seront pas surpris par les expériences de Chris. Si, pour les catholiques, la « dame » représente Marie, la mère de Jésus, elle pourrait également être considérée comme la Mère divine ou la Mère du monde par d’autres traditions, comme Nicholas Roerich l’a représentée dans l’une de ses peintures. Elle a dit à Chris qu’ils avaient un accord et il faut comprendre qu’il avait accepté sa mission avant sa naissance, car chacun s’incarne avec un projet, un dessein spécifique pour chacune de ses vies. Cela suggère naturellement que notre âme existe au-delà de la vie et de la mort du corps physique.

L’enseignement selon lequel toutes les créatures vivantes sont sacrées est un principe fondamental de la Sagesse éternelle, car tout dans la création est interconnecté ; chaque vie, aussi infime soit-elle, fait partie de la Vie. Chaque partie est un élément indissociable du tout, qu’il faut chérir et dont il faut prendre soin. Le fait qu’un règne spirituel existe au-dessus du règne humain est un autre élément important des enseignements de la Sagesse éternelle. Et le récit de Chris montre que, dans certaines circonstances, nous pouvons communiquer avec des êtres de ce règne.

Chris ne sait pas qui sont ces êtres ni ce que sont les orbes, mais son expérience l’a convaincu qu’il s’agit de phénomènes spirituels bienveillants. S’agit-il d’extraterrestres ? Les orbes ne ressemblent pas aux véhicules en forme de soucoupe décrits par les premiers contactés comme George Adamski, mais depuis les ovnis ont été observés sous de nombreuses formes différentes, dont certaines ressemblent aux orbes qu’a vus Chris. Les Frères de l’espace ont également été décrits par les contactés comme étant de tailles très variables, certains très petits. Si ce sont des extraterrestres, le fait qu’ils soient ici pour nous aider correspond à ce qu’écrit Benjamin Creme dans son livre Le rassemblement des forces de Lumière : les ovnis et leur mission spirituelle.

B. Creme a également indiqué que les apparitions d’ovnis augmentent à mesure que nous approchons du moment où nous devrons enfin choisir entre les anciennes méthodes – on continue comme si de rien n’était – ou les valeurs du Verseau – la coopération, la fraternité et la justice. Chris assure que les orbes lui apparaissent de plus en plus souvent, ainsi qu’à d’autres personnes qui en entendent parler.

Ou peut-être les phénomènes sont-ils une combinaison d’interventions de la Hiérarchie spirituelle de la Terre et de visiteurs extra-planétaires travaillant avec eux. Le livre de B. Creme révèle que les Hiérarchies spirituelles de toutes les planètes de notre système solaire travaillent ensemble pour le bien commun, et que notre planète est aujourd’hui au centre de leur attention car nous sommes à la croisée des chemins. Nous allons bientôt devoir faire un choix collectif critique concernant notre avenir.

Plusieurs chapitres de UFO of God commencent par des citations bibliques décrivant les anges d’une manière similaire à ce que Chris a vu, ce qui reflète son appartenance religieuse. Par exemple, « Il fait de ses anges des esprits, et de ses serviteurs une flamme de feu » (Hébreux 1:7). Et « L’aspect de ces créatures était comme des charbons de feu ardents, comme des flambeaux allant et venant au milieu des créatures… » (Ezéchiel 1:13)

Les sombres périodes de souffrance de Chris rappellent les expériences de Job dans la Bible. Ces épreuves ont-elles été une épreuve pour le pousser à raconter une histoire qui serait perçue comme effrayante par certains et menaçante par d’autres ? L’expérience de son enfance, au cours de laquelle il a reçu une balle près du cœur lors d’un accident de chasse – il en conserve dans le corps quelques petits morceaux de métal –, faisait-elle partie du plan de son âme pour le rendre plus sensible aux énergies des phénomènes ? Comment a-t-il pu entendre les paroles des entités alors qu’elles ne parlaient pas ? S’agit-il d’une préfiguration de la capacité de l’être humain à communiquer par télépathie à l’avenir, comme le prédisent les enseignements de la Sagesse éternelle ?

UFO of God soulève de nombreuses questions, mais l’intégrité de Chris Bledsoe ne peut être sérieusement mise en doute, vu son dévouement à la vérité, son absence d’ego et d’intérêt personnel, et le courage dont il fait preuve en rapportant des informations qui remettent profondément en cause notre mode de vie cynique. Ces qualités transparaissent en permanence dans ce livre captivant.

C’est une lecture révélatrice qui gagnerait à être largement diffusée.

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Le rassemblement des forces de Lumière [sommaire]

Le rassemblement des forces de Lumière

par le Maître –, par l’entremise de Benjamin Creme

D’importants événements sont en train de se produire dans différentes parties du monde, suivis de témoignages qui partout susciteront l’étonnement. Un nombre sans précédent de personnes verront des vaisseaux spatiaux en provenance des planètes proches de la nôtre, Mars et Vénus en particulier. Ce net accroissement de l’activité extraterrestre, couvrant de vastes zones de la Terre, créera une situation totalement inédite. Ceux qui refusent obstinément de prendre au sérieux le phénomène auront des difficultés à maintenir leur position. Les récits de contacts avec les occupants d’ovnis se feront de plus en plus nombreux, confirmant la réalité de leur existence. Les miracles de toute nature continueront de se produire, augmentant à la fois en quantité et en diversité. Les hommes seront stupéfiés par ces manifestations ; plongés dans la perplexité, ils seront amenés à s’interroger profondément.

C’est dans ce monde de prodiges et d’énigmes que Maitreya fera sans bruit son entrée pour commencer son travail public. Il lui sera demandé de répondre aux doutes et aux craintes, d’expliquer ces phénomènes et de se porter garant de leur authenticité. Les événements extraordinaires continueront au même rythme, amenant dans leur sillage de nombreuses prophéties de fin du monde. Maitreya, toutefois, continuera d’aborder le sujet de la manière la plus simple, pour en proposer une interprétation différente. Ainsi encouragera-t-il les hommes à saisir les formidables dimensions de la vie, son immensité et les nombreux niveaux où elle se déploie, dont jusqu’à présent ils ignoraient à peu près tout. Pas à pas, il leur présentera les vérités fondamentales de notre existence, les lois qui la gouvernent, et les bénéfices que l’on retire à vivre selon ces lois.

Il leur fera découvrir la vastitude de notre galaxie et leur montrera que, le moment venu, les Terriens conquerront l’espace et le temps. Il les incitera à chercher à l’intérieur d’eux-mêmes, autant qu’à l’extérieur, la réponse à leurs problèmes, et attestera qu’ils sont en lien constant entre eux et avec le Cosmos. Il rappellera à l’humanité sa longue histoire et les nombreux périls qu’elle a dû surmonter. Il sèmera les graines de la foi dans l’avenir glorieux qui attend les hommes, et se portera garant de leur éternelle divinité. Il montrera que le sentier de la vie, le voyage évolutif, conduit inévitablement toujours plus haut, toujours plus loin, et que voyager ensemble, en frères et sœurs, est le meilleur moyen de cheminer en sûreté, dans la lumière de la joie. Recherchez donc les signes de l’entrée en scène de Maitreya, faites-la connaître, et fortifiez l’espoir de vos frères. (Partage international, mars 2007)

photo : Benh LIEU SONG (Flickr)CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Contempler la Voie lactée dans le Morvan (France). « Maitreya nous montrera qu’il est possible d’emprunter la Voie des étoiles dans l’odysée de l’illumination. »

Le sentier du Soleil

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme

Souvent on constate que les gens ne croient pas à ce qu’ils voient de leurs propres yeux. Ils rejettent ainsi nombre d’expériences qui leur seraient précieuses pour donner du sens et un but à leur vie. Par exemple alors même que l’allure générale des ovnis est connue du public, il est fréquent que les gens refusent de croire qu’ils en ont vu bien que tout soit là, au contraire, pour le leur confirmer. Ils rechignent à accepter ce qui est inédit et inconnu, peu importe combien cela pourrait leur être profitable. Et ce faisant, ils inhibent le développement de leur conscience.

Depuis de longues années déjà, des engins en provenance de planètes sœurs parcourent nos cieux, nous rendent des services incommensurables et, de temps à autre, nous fournissent des preuves aussi certaines qu’inspirantes de la réalité de leur présence. Voyageant seuls, par groupes de deux ou en grand nombre, ils donnent d’eux-mêmes sans relâche pour atténuer, dans les limites de la loi karmique, les conséquences nocives de notre sottise et de notre ignorance.

Nombreux sont ceux qui, sur Terre, les ont vus, ont été impressionnés et émerveillés par leur formidable maîtrise de l’espace mais, par crainte du ridicule, ont gardé le silence. De sorte que les hommes n’ont pu connaître leur réalité, ni apprendre avec gratitude les raisons de leur présence. Pourquoi donc faut-il qu’il en soit ainsi ? Pourquoi les hommes devraient-ils rejeter ce qu’il leur serait si bénéfique d’accepter et de comprendre ?

Plusieurs facteurs contribuent à ce comportement aberrant de leur part. Le plus important est la peur. Dans les profondeurs du psychisme humain réside la crainte paralysante d’une éventuelle destruction. Cette grande peur, toujours prête à surgir, conditionne toutes les réactions, inhibe tous les élans spontanés d’espoir et d’émerveillement. Il en a hélas toujours été ainsi pour beaucoup d’hommes.

Dans la majorité des pays, le gouvernement et les médias ont manqué à leur obligation d’éduquer et d’éclairer les masses. Dans de nombreuses instances gouvernementales on sait beaucoup de choses que l’on dissimule au public. En premier lieu l’innocuité des ovnis et de leurs occupants, même lorsqu’elle est connue, n’est jamais affirmée. Bien au contraire tout ce qui les concerne, bien qu’enveloppé d’un vague mystère, est présenté sous l’angle de la menace.

Les gens qui détiennent le pouvoir et contrôlent les populations savent que si ces dernières connaissaient la véritable nature du phénomène ovni, si elles comprenaient que les vaisseaux spatiaux viennent de civilisations beaucoup plus avancées que la nôtre, elles cesseraient d’accepter dans un silence passif les conditions qui prévalent sur Terre. Elles exigeraient que leurs leaders invitent les visiteurs de l’espace à se faire connaître pour nous enseigner leur manière de vivre et nous guider vers un accomplissement semblable au leur.

Le moment où cela se produira n’est pas si éloigné. Nous approchons d’une époque où la véritable nature de la vie sur les planètes autres que la Terre sera connue de tous. Où les hommes commenceront à considérer le système solaire comme un tout formé de planètes à divers degrés d’évolution qui établissent entre elles des relations de coopération pour réaliser le plan du Logos solaire, s’entraidant et se soutenant mutuellement sur ce sentier. (PI, mars 2004)

L’heure de la révélation

par le Maître –, par l’entremise de Benjamin Creme

Pendant de longues années, dans la plupart des pays, les peuples se sont soumis plus ou moins docilement aux décrets de leurs législateurs, les hommes politiques. Tel a été le plus souvent le cas, que le système législatif fût ou non démocratique. Aujourd’hui cet état de choses commence à changer. Dans de nombreux pays, loin d’accepter sans broncher des lois impopulaires, les peuples manifestent et réclament le changement. Excepté dans les pays que l’armée dirige d’une main de fer, les gens exigent de plus en plus qu’on les écoute, que leurs besoins soient pris en compte, et que les lois injustes soient modifiées.

A mesure que les énergies bénéfiques du Verseau gagneront en intensité, la voix du peuple se fera entendre toujours plus haut, au point de devenir la plus puissante de la Terre. A telle enseigne que d’ores et déjà, les gouvernements de toute nature sont contraints de prendre en compte les réactions du peuple face aux lois qui ont une incidence directe sur son bien-être : il leur devient de plus en plus difficile de promouvoir les intérêts exclusifs d’un petit groupe.

Une bonne partie de l’activité des gouvernements est de nature secrète, obscure, et se déroule « dans les coulisses », à l’insu du peuple. Mais en général, au moins dans le monde soi-disant « démocratique », ils prennent soin de ne pas susciter la colère ou le mécontentement des populations.

Il existe pourtant un sujet d’envergure sur lequel ils n’ont pris aucune précaution. Pendant plus de soixante ans, les gouvernements du monde entier ont dissimulé à la population la réalité des « ovnis » ou « soucoupes volantes ». Qui plus est, ils ont fait feu de tout bois pour dénigrer les occupants de ces vaisseaux spatiaux, nos visiteurs, et les ont fait passer pour des envahisseurs mal intentionnés et hostiles aux peuples de la Terre. Pour garder le contrôle des populations et éviter les réactions de « panique », ils ont nié l’expérience de centaines de milliers de citoyens intelligents et sans préjugés.

Ils ont ainsi créé un formidable mythe : « Les soucoupes volantes n’existent pas, mais elles représentent une grave menace pour les Terriens » ! De même, ils ont inculqué au public l’idée qu’il était grotesque de vouloir établir un lien entre les agroglyphes et de prétendus vaisseaux spatiaux. Pourtant, tous les gouvernements disposent de preuves irréfutables de l’existence et de la créativité des visiteurs en provenance de planètes-sœurs au sein de notre système solaire ; tous les savent inoffensifs, courageux, et dotés d’une technologie d’un ordre supérieur. Seule notre profonde ignorance des plans subtils de la matière a permis aux principaux gouvernements de la planète d’entretenir si longtemps cette imposture.

L’heure de la révélation est enfin arrivée. Bientôt les officines gouvernementales ne cacheront plus la vérité aux hommes de la Terre : leur fraternité avec les habitants des planètes de notre système solaire, si éloignées soient-elles. Déjà la « source de lumière ressemblant à une étoile », annonciatrice de l’émergence de Maitreya, montre aux hommes du monde entier que depuis des années leurs gouvernements les trompent. Vous pouvez être certains que Maitreya révélera la vérité de notre relation avec les autres planètes, et de la coopération qui nous lie depuis longtemps. Voici venue l’heure de la révélation ! (PI, juillet 2009)

La voie des étoiles

par le Maître –, par l’entremise de Benjamin Creme

L’humanité ne va pas tarder à s’apercevoir qu’elle s’est enfermée dans une impasse, dont l’issue est pour le moins incertaine. L’adhésion aveugle des nations aux lois du marché les a menées à la paralysie dans leur lutte féroce pour les débouchés commerciaux et les profits.

Certaines, voyant leurs économies chanceler, commencent à faire preuve de prudence tandis que d’autres, celles surtout qui jouissent d’une prospérité nouvelle, poursuivent leur course folle aux richesses et à la croissance. Lentement toutefois, les plus expérimentées prennent conscience que tout ne va pas pour le mieux, que l’avenir semble plus sombre qu’il ne devrait, qu’après tout l’effondrement tant redouté n’est peut-être pas si éloigné. L’on pourrait presque dire qu’un nouveau réalisme fait son apparition.

Dans cette situation, il n’y a qu’une voie que les gouvernements du monde puissent emprunter – une voie tellement nouvelle et impondérable, semble-t-il, qu’elle n’a pratiquement pas été envisagée jusqu’ici. […]

Quand Maitreya entrera dans leur vie et leur offrira ses conseils, un nouveau chapitre s’ouvrira dans l’histoire des hommes. Ils sauront qu’ils ne sont pas seuls dans ce vaste univers. Ils sauront qu’il existe bien d’autres mondes où leurs frères travaillent pour eux, pour leur épargner de grandes souffrances. Maitreya inaugurera l’ère du contact avec ces frères lointains, et établira un avenir d’interaction et de service mutuel. Ainsi en sera-t-il.

Mes amis, ce ne sont pas là de vaines rêveries, mais les paroles bien pesées de l’un de Ceux qui savent. Prenez donc courage, et préparez-vous à l’expansion de votre vision et de votre capacité de service.

Maitreya vous montrera qu’il est possible d’emprunter la voie des étoiles dans l’odyssée de l’illumination. Il fera apparaître que les unités de la vie une se manifestent dans toute l’étendue du cosmos ; que si jusqu’à présent les hommes n’avaient pas accès à cette connaissance, elle ouvrira pourtant un sentier sûr aux générations à venir. […] (PI, avril 2007)

De nos correspondants

Les forces du marché contre la voix du peuple : le cas de la France [sommaire]

par Luc Guillory,

Au regard des récents événements sociaux qui ont agité la France en lien avec une nouvelle loi sur l’âge de départ à la retraite, nos voisins européens et, en fait, le monde dans son ensemble, se demandent peut-être pourquoi les Français semblent se battre avec autant de rage pour repousser cette loi qui entend prolonger l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Soixante-quatre ans peuvent déjà sembler un « privilège » aux yeux de nombre d’Européens qui sont tenus de travailler jusqu’à 65 ans, voire au-delà.

Les Français sont-ils si rebelles et si iniques qu’ils ne peuvent consentir au sacrifice de travailler un peu plus longtemps afin de répondre aux contraintes d’une courbe démographique défavorable susceptible d’engendrer un déficit des systèmes de retraite ?

En dernière analyse, les Français ne seraient-ils pas les « Gaulois réfractaires » dépeints par le président Macron à un aréopage de chefs d’État et de hauts fonctionnaires étrangers il y a quelques années ?

Il y a peut-être là une once de vérité, bien entendu. Avec l’accroissement de l’espérance de vie, il n’est pas illogique de consacrer plus de temps à servir sa communauté en prolongeant son temps de travail de quelques années. Mais il y a bien plus dans cette bataille qu’un simple manque d’enthousiasme à agir pour l’intérêt commun. Cela a trait à la « logique » du capitalisme et à ses exigences de profits toujours plus élevés.

Il y a de nombreuses années, Benjamin Creme avait révélé que les Maîtres de Sagesse considèrent comme une règle équitable pour la future économie une répartition de 30 % de capitalisme pour 70 % de socialisme – au sens le plus large que l’on puisse donner à ces « ismes ».

Le Maître de Benjamin Creme avait également informé de l’équilibre actuel, ou du déséquilibre de ces deux systèmes économiques, dans un certain nombre de pays : Etats-Unis 95 % capitaliste – 5 % socialiste ; Royaume-Uni 90 % et 10 % ; France 85 % et 15 %. De ce fait, la balance penche déjà largement plus en faveur des détenteurs de capitaux qu’en direction des avantages sociaux des citoyens.

En 2017, répondant à la question d’un journaliste sur l’éventualité de prolonger la durée du travail, dans une interview officielle qui était filmée (et qui est devenue récemment virale sur les réseaux sociaux en France), le président Macron avait répondu que ce n’était pas à l’ordre du jour parce que la moitié des seniors de plus de 62 ans n’avaient pas de travail. Alors, quel aurait été l’intérêt de cette prolongation ? Le ratio s’est quelque peu amélioré depuis, mais il reste encore très défavorable aux seniors. Ils disposent généralement du savoir-faire et des compétences, mais ils coûtent plus que les jeunes et sont jugés moins productifs (malades plus souvent et pour de plus longues périodes) – deux caractéristiques que le capitalisme déteste particulièrement.

Alors pourquoi le président Macron a-t-il changé d’avis ? Il se peut qu’il n’ait pas changé d’avis, mais que les marchés financiers en aient décidé autrement. En 2022, les entreprises inscrites à l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris ont distribué près de 80 milliards d’euros en dividendes à leurs actionnaires. Alors la vraie question, quoique rarement posée, est : combien veulent-ils en plus ?

photo : Roland GodefroyCC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Dirigeants politiques ou serviteurs de la finance mondiale ?

Parce que la France est capitaliste à 85 %, nos dirigeants politiques agissent plus comme manageurs d’entreprise que comme politiciens dotés d’une vision à long terme pour le bien-être des citoyens qu’ils sont supposés servir.

Depuis le début de son premier mandat à la présidence de la République (il exerce actuellement son second mandat), Emmanuel Macron a déployé d’innombrables efforts pour inciter les investisseurs à placer leur argent dans notre pays.

Le coût de la main d’œuvre est un paramètre significatif en vue d’attirer les investissements étrangers en France. Les détenteurs de capitaux veulent le meilleur retour possible sur leurs investissements, en conséquence une part plus grande de valeur doit aller aux actionnaires. C’est comme si, en dernière analyse, ces détenteurs de capitaux étaient des citoyens de première classe.

A ce titre, certaines des mesures les plus importantes prises par le gouvernement français dans le passé récent, à la demande du président Macron, sont assez révélatrices : une réduction de la durée des allocations chômage ; l’allongement de la durée du travail par le report de l’âge de la retraite ; la chasse à ceux qui bénéficient du revenu de solidarité active (RSA), une modique somme de 400 euros mensuels, mais ne consacrent pas assez de temps à rechercher un travail ou une formation. Bien évidemment, fraudeurs et resquilleurs il y a. Mais c’est un choix politique de voter des lois et de dédier des ressources publiques pour faire la police des pauvres. Tandis que la bataille contre l’optimisation et l’évasion fiscales de haut niveau reste un sujet pratiquement tabou. Harcelons les pauvres !

Il est significatif que des règles strictes, des « réformes » précises et des politiques sociales s’appliquent à ceux qui offrent leur force de travail. La même logique ne s’applique ni aux très riches ni aux détenteurs de capitaux. L’impôt sur la fortune qui existait auparavant a été supprimé ; l’idée d’une taxe sur les transactions financières a cédé la place au projet d’une « taxe unique » plutôt minimaliste, sur les sociétés multinationales.

Le président Macron a récemment déclaré qu’il était choqué par le niveau de rémunération des cadres supérieurs des très grandes entreprises. Cette déclaration a-t-elle été suivie d’une annonce de cibles fiscales ou d’une « réforme » pour réguler les bonus et les salaires extravagants ? Non, juste une vague déclaration sur le caractère injuste de la situation actuelle. Il y a « deux poids, deux mesures », comme on dit en France ; soyons durs avec les gens, mais bienveillants avec les détenteurs de capitaux.

En tant que citoyens vivant dans ce pays, nous tendons à devenir de simples « variables d’ajustement » des exigences du capitalisme. Les gens sont devenus des « ressources », des coûts qui, selon certains, doivent être réduits autant que faire se peut.

Quand la finance mondiale conseille les dirigeants politiques sur la retraite

L’assertion ci-dessus n’est-elle qu’une rhétorique idéologique extrême ? Regardons les faits :

Les Français ont toujours été viscéralement attachés à leur système de retraite par répartition, qui vient récompenser, dans leur grand âge, une vie de travail et de cotisations, repoussant systématiquement toute tentative d’introduire un système hybride fondé sur une composante de retraite par capitalisation. Lors de la phase préparatoire à sa réforme des retraites, le président Macron a tenu des consultations auprès d’un groupe « d’experts ». Les Français ont été estomaqués de découvrir que l’un de ces « experts » les plus éminents en matière de retraite était le directeur de la filiale française du fonds d’investissement Blackrock.

Blackrock, comme nombre de nos lecteurs le savent probablement, est une société multinationale de gestion d’actifs basée aux Etats-Unis. Elle est numéro un au monde et gère près de 10 000 milliards de dollars d’actifs. On serait en droit de s’interroger sur « l’expertise » du directeur d’une gigantesque société financière privée en matière de système de retraite. Le but d’un fonds d’investissement est de rapporter des revenus les plus élevés possibles à ses actionnaires, pas de créer la justice sociale dans le monde.

Alors pourquoi consulter un fonds de gestion d’actifs sur l’âge de la retraite en France ? Quel est l’intérêt de ces immenses fonds d’investissement ? Tout comme les sociétés privées d’assurance, ils lorgnent sur l’épargne de ceux qui ont un emploi et qui, à la trentaine ou la quarantaine, seraient prêts à consacrer une partie de cette épargne pour leurs vieux jours. Une manne d’épargne très substantielle qui attise la cupidité des sociétés financières géantes.

Travailler jusqu’à 62 ou 64 ans, voire 65 ou 66 ans, revient à mener une vie de labeur.

Chacun peut imaginer combien il serait facile à ces grandes sociétés de convaincre des jeunes employés et cadres bien payés d’investir dans des produits financiers « efficaces » qui leur permettraient plus tard de quitter leur vie active plus tôt, tandis que le système par répartition ne sera plus viable.

Que le président Macron ait jugé la contribution du directeur français de Blackrock tellement formidable qu’il lui a remis la Légion d’Honneur, la plus haute distinction honorifique française, généralement dévolue à ceux qui ont rendu des services exceptionnels à la nation, est quelque peu choquant. Mais surtout, ce choix indique clairement les priorités de la direction politique.

La France a longtemps résisté à l’emprise de la finance mondiale. Les avantages sociaux dont jouissent la plupart des citoyens sont encore enviables, mais ils sont grignotés petit à petit, contre le souhait de la majorité de l’opinion publique.

Austérité – des coupes dans les services publics

La période du Covid a mis en lumière combien nos hôpitaux publics sont sous-financés. Le manque de lits était criant et, même durant cette période, des lits ont été supprimés.

Le secteur de l’éducation est un autre exemple. Le journal français Le Figaro a récemment publié un article qui révèle que la France recule de manière régulière dans le classement international PISA des systèmes éducatifs, dans des matières critiques telles que la lecture et les mathématiques. Les causes sont multiples mais elles incluent le faible niveau des rémunérations des enseignants, qui engendre des vagues de démission et des difficultés à recruter de nouveaux enseignants.

La chaîne de radio France Info a récemment annoncé qu’au moins mille postes d’enseignants seront vacants à la prochaine rentrée scolaire de septembre 2023.

Appelons cela l’austérité. Le Thatchérisme – la voie de l’austérité – semble en vogue auprès du gouvernement français en ce moment. A tel point que le président Macron a récemment demandé à tous les ministères de faire des efforts pour réduire leurs dépenses budgétaires de 5% en 2024. Ce n’est donc pas la fin des coupes dans les budgets sociaux au bénéfice des Français.

Austérité contre dividendes en or

Les Français ne sont pas les plus mal lotis, bien évidemment. Après tout, leur situation est simplement en voie de « normalisation » selon les desiderata de la finance et du capitalisme mondialisés. Le reste du monde n’échappe pas à cette tendance.

Le journal Le Monde et l’agence de presse AFP ont récemment publié un article révélant que 1 560 milliards de dollars ont été versés sous forme de dividendes aux investisseurs dans le monde en 2022, établissant un nouveau record et une augmentation de 8,4 % par rapport à 2021. Et on anticipe un nouveau record en 2023 : autour de 1 600 milliards de dollars. Un véritable âge d’or pour le capitalisme !

Étrangement, ce chiffre de 8,4 % est proche du taux d’inflation moyen mondial que le monde a connu en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. En dehors de ressources particulières telles que le pétrole, le gaz ou les céréales, entre autres, nous avons été témoins de l’augmentation des prix de la plupart des biens et services.

Il est de coutume de considérer que l’inflation résulte d’une forte demande et d’une offre insuffisante. Mais, comme l’a souligné le magazine français en ligne Mediapart en mars 2023, la situation actuelle semble assez différente. Les entreprises jouent un rôle majeur en voulant augmenter leurs marges bénéficiaires. Même la Banque centrale européenne (BCE) a admis que la cause principale de la persistance de l’inflation au sein de l’Union européenne trouvait sa source dans une « boucle prix-profits ». En d’autres termes, malgré les conséquences tragiques de la guerre menée par la Russie en Ukraine, et le choc d’inflation sur les matières qui a ensuite frappé les nations ; malgré la récession économique et ses conséquences sociales potentiellement désastreuses, les gouvernements sont priés de faire de leur mieux pour absorber ces chocs mais ne devraient en aucun cas empêcher le capitalisme mondialisé de réclamer ses profits.

L’assaut de la finance mondiale

Revenons au cas de la France. Il est significatif que même l’épargne des classes moyennes et modestes du pays fasse l’objet d’une attaque de la part de la finance mondiale. Quand les ménages ont quelques économies à placer, ils déposent traditionnellement leur modeste épargne dans un produit financier populaire appelé Livret A, qui est collecté par les banques et qui offre une rémunération à taux d’intérêt fixe. L’argent ainsi collecté est utilisé pour financer le logement social notamment, tout en préservant les modestes économies des ménages. Le taux d’intérêt de la rémunération est supposé être identique ou supérieur à l’inflation. Avec la montée de l’inflation en 2022, ce taux de rémunération a été augmenté à 3 % en février 2023. Mais le taux d’inflation reste à un niveau d’environ 6 % (par an), ce qui est donc beaucoup plus élevé.

D’un point de vue légal, le taux d’intérêt devrait être automatiquement rehaussé à un niveau identique, par le biais d’un mécanisme déjà existant. Mais, certains banquiers font valoir que ce ne serait pas « sage » et qu’il faut prendre en compte dès maintenant le recul de l’inflation qui est anticipé pour la fin de l’année. Les banquiers ont une expression commode pour justifier cela, ils parlent de « stabilité dans le temps ».

Donc nous avons d’un côté un appel à la stabilité, avec un taux de rémunération du Livret A de 3 % pour les gens aux revenus modestes, malgré une inflation à 6 % ; et de l’autre, une situation de type « open bar », dans laquelle il est exigé de pouvoir distribuer des centaines de milliards de dollars de dividendes, en augmentation constante d’une année sur l’autre, sans aucune justification sociétale autre que l’intérêt des investisseurs. De fait, nous subissons un assaut de la finance mondiale contre notre démocratie à travers l’influence qu’elle exerce sur notre gouvernement, pour que soient votées des lois qui servent ses intérêts.

L’assaut politique contre notre démocratie

Malheureusement, il semble que nous ayons simultanément une attaque contre nos droits politiques. Dans le monde entier, le public a été choqué par les reportages TV sur les manifestations qui ont eu lieu en France contre la nouvelle loi sur les retraites. Chacun a vu l’extrême violence de la police à l’encontre des manifestants.

Il est certes vrai que certains groupes violents et mal intentionnés, n’ayant rien en commun avec les manifestants pacifiques, ont tenté de semer le chaos et ont délibérément attaqué les forces de police. Mais ces forces de police étaient vêtues et équipées comme les flics robots d’un film de science-fiction, et elles ont eu recours à des tactiques militaires pour contenir et repousser les manifestants. Il régnait un climat de guerre civile qui n’était pas sans rappeler l’épisode des gilets jaunes quelques années plus tôt.

En plus d’infliger des blessures physiques graves à certains manifestants, la police a procédé à un certain nombre d’arrestations arbitraires de personnes qui ont ensuite subi des mauvais traitements, comme l’ont rapporté plusieurs groupes de la société civile ainsi que leurs avocats. Nous avons été témoins d’un niveau de répression rarement vu dans ce pays. Cette répression ressemblait à s’y méprendre à celle qui sévit lors de troubles qui ont lieu dans des pays dirigés par des régimes autocratiques, où l’extrême violence est utilisée comme une arme à l’encontre du peuple.

Certains objecteront que le président Macron a été élu démocratiquement, ce qui est juste. Et qu’un Parlement élu a voté la loi (avec seulement 9 voix sur 577 qui ont fait pencher la balance en sa faveur). Et c’est également vrai. Mais lorsque les deux-tiers d’une population se dressent contre ce qu’ils considèrent comme une loi inique, quelle devrait être la réponse démocratique de nos dirigeants politiques ?

Ajoutons à cela la fameuse « verticalité » de notre président, qui considère le Parlement comme un simple corps chargé d’avaliser ses directives, et nous avons une situation où les institutions démocratiques semblent fournir un vernis de démocratie tandis que les décisions clés sont prises par un homme et un groupe restreint de technocrates qui l’entourent. Certains intellectuels nomment cela la « démophobie » (c’est- à-dire le rejet des vraies règles démocratiques).

Nous approchons donc d’une frontière dangereuse où un système en apparence démocratique et bien enraciné dans la Constitution d’une nation, est quelque peu contourné ; où la ligne qui sépare la règle démocratique et un régime autocratique devient quelque peu floue.

Voix du peuple et chocs à répétition

Ceci ne se produit pas maintenant par hasard. La France a été frappée par plusieurs « chocs » dans un passé récent. Il y a deux ans, nous avons eu le choc du Covid (comme pratiquement tous les pays). On peut conjecturer sur l’origine du virus, mais une chose certaine est que cette période a fourni une opportunité comme jamais auparavant pour priver les Français de leur chère liberté. Une période stricte de confinement a été suivie d’une période de déplacements limités. Tous les citoyens étaient alors tenus de porter sur eux leurs autorisations de déplacement dès qu’ils quittaient leur domicile.

Puis nous avons eu le choc de la guerre en Ukraine, avec la menace ultime et terrifiante d’une guerre nucléaire potentielle. Et le choc d’inflation, dans lequel nous sommes toujours embourbés.

Au cours de l’automne 2022, le gouvernement et les médias ont alerté l’opinion sur le risque d’un manque d’électricité au cours de l’hiver, avisant les citoyens de réduire leurs consommations. Un autre choc. Mais au printemps 2023, des articles de presse ont fièrement arboré que notre société nationale de production d’électricité, EDF, exportait de l’électricité chez nos voisins européens. Alors pourquoi cette campagne alarmiste ?

Une population en état de choc tend à rechercher la sécurité et à accepter des conditions qu’elle rejetterait en d’autres circonstances. En d’autres termes, elle est plus perméable à l’influence d’une direction politique forte.

Le président se vante désormais dans les médias qu’il va « accélérer les réformes ». Des réformes plus alignées avec les désirs de la finance et du business mondialisé ? Cette attitude implacable ouvre la voie à une vague de votes d’extrême droite lors des prochaines élections.

La voix du peuple contre les autocrates

Les Maîtres ont affirmé depuis longtemps que la voix du peuple constitue la voie de l’avenir. Il semble que cette voix soit en proie aux attaques des forces réactionnaires qui tentent de contourner les règles démocratiques. La démocratie est acceptée tant qu’elle n’entrave pas la cupidité sans limite des forces du marché. Le cas de la France n’est certainement pas unique. Le « capitalisme de surveillance », comme il est parfois appelé par des intellectuels et des mouvements alternatifs de la société civile, gagne du terrain partout dans le monde.

Il semble qu’il avance main dans la main avec un dirigisme autocratique plus traditionnel qui sévit dans de nombreux pays et qui paraît se durcir en réaction aux revendications de liberté qui émanent des peuples. Même les récents pourparlers de paix entre l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Syrie et la Turquie, par exemple, rassemblent des hommes de pouvoir qui dirigent leurs pays d’une main de fer. Et pendant ce temps, en Afrique, le groupe paramilitaire russe Wagner offre sa « protection » aux dirigeants autocratiques qui saisissent cette opportunité pour renforcer leur pouvoir.

Dans le monde entier, nous assistons à une recrudescence d’assauts, subtils ou brutaux, à l’encontre de la démocratie et de la voix du peuple. Les totalitarismes politiques et économiques semblent unir leurs efforts pour contrecarrer l’émancipation naissante de populations lassées de la servitude et du manque de contrôle sur leurs vies et leur destinée. Nous avons besoin d’une alliance internationale des bonnes volontés au niveau local, national et international.

A ce titre, le cas de la France est intéressant. Au-delà de certaines motivations égoïstes inévitables qui ont poussé de nombreuses personnes à descendre dans la rue, il existe une préoccupation sincère sur le sens de la vie au sein de la société française. La question de la retraite ne tient pas seulement de la comptabilité, de la dette, de l’équilibre entre les ressources et les dépenses. C’est une question de choix de société et d’aspiration à une vie meilleure et plus épanouie. Mais les forces du marché n’en ont que faire, c’est précisément pourquoi elles doivent être domptées et circonscrites à une expression limitée dans nos sociétés humaines. Comme répété inlassablement par Benjamin Creme, par son Maître et par Maitreya lui-même, le partage est la clé de l’avenir.

L’Iran se soulève au son de Femme, Vie, Liberté (1) [sommaire]

par Sheida Kourangi,

Après quarante ans d’oppression, le peuple iranien s’est uni sous la bannière « Femme, Vie, Liberté » contre le régime despotique de la République islamique. L’appel incessant à la liberté résonne dans tout l’Iran depuis la mort d’une Kurde iranienne de 22 ans, Jina Mahsa Amini, le 16 septembre 2022, pendant sa détention par la police des mœurs du pays. Elle avait été emprisonnée et battue pour ne pas avoir porté correctement le hijab, selon le code vestimentaire rigoureux imposé par le régime. Sa mort a déclenché un mouvement national, avec les manifestations les plus longues, les plus régulières et les plus générales que le pays ait jamais connues.

« Partout où l’on marche pour réclamer justice, paix et bon sens, Maitreya est présent, sous une apparence ou une autre, mêlé à la foule et parlant en son nom. Son énergie d’amour imprègne ces rassemblements de justes, leur insufflant le désir de persévérer. Sa force devient la leur, ils y puisent résolution et assurance. » (Le Maître de B. Creme, extrait de La fin de l’asservissement)

Des jeunes filles sont descendues dans la rue, ont manifesté sur des voitures, des tribunes, ont brandi leur foulard et y ont mis le feu. La mort d’adolescentes participant aux manifestations a déclenché une explosion de fureur et de révolte de la part des femmes et des filles contre le régime, ce qui a mobilisé davantage de personnes, scandant : « A bas le dictateur, à bas la République islamique », et : « Nous ne voulons pas d’un régime tueur d’enfants. »

Le mouvement de révolte a rapidement été rejoint par des hommes et des personnes de tous âges et de toutes les couches de la société. Les manifestations se sont étendues aux 31 provinces de l’Iran et, au-delà des frontières du pays, à plus de 150 villes dans le monde.

Le hijab comme symbole

Selon Dan Edelstein, professeur de sciences politiques et d’histoire à l’université de Stanford, aux Etats-Unis : « Le rôle joué par les femmes iraniennes à l’heure actuelle semble sans précédent »

Malgré certaines croyances occidentales erronées, le hijab n’est pas un choix culturel pour la plupart des femmes en Iran, mais un impératif imposé par la République islamique, qui depuis sa fondation cherche à surveiller et à contrôler le corps des femmes. Faire fi du voile et le brûler est devenu un acte puissant de désobéissance civile et de défiance à l’égard d’un régime totalitaire dont le signe le plus visible et le symbole de la répression des femmes est l’obligation du port du hijab.

Le non-respect de cette obligation est passible de toute une série de sanctions, allant de l’avertissement à l’emprisonnement, en passant par les coups, voire pire. Avec la présidence intransigeante d’Ebrahim Raïssi, dès août 2021, la coercition autour du hijab s’est durcie avec une surveillance accrue et des arrestations plus arbitraires et plus violentes. Alors que les femmes poursuivent la désobéissance civile, celles qui ne respectent pas cette obligation sont privées du droit d’accéder à une série de services sociaux, notamment d’entrer dans les banques et d’utiliser les transports publics. En outre, le parlement prévoit d’autres mesures coercitives et des sanctions, telles que de lourdes amendes et le retrait du permis de conduire et du passeport. Des entreprises ont dû fermer car elles fournissaient des services à des femmes non voilées.

Photo : Matt Hrkac from Geelong / Melbourne, AustraliaCC BY 2.0, via Wikimedia Commons
La mort d’adolescentes participant aux manifestations a déclenché une explosion de fureur et de révolte de la part des femmes et des filles contre le régime.

« Les jours des autocrates sont comptés et, un par un, ils quittent la scène d’un régime sans gloire. » (Le Maître de B. Creme, extrait de Ils ne seront pas déçus)

Le rôle et les droits des femmes

L’une des premières mesures prises par l’ayatollah Khomeini, après son arrivée au pouvoir en 1979, a été de légaliser la discrimination à l’égard des femmes. Le lendemain de l’annonce du décret sur le hijab, des milliers de femmes étaient descendues dans les rues de Téhéran à l’occasion de la Journée internationale de la femme. Les manifestations s’étaient poursuivies plusieurs jours, mais elles ont été largement occultées par le chaos des transitions sociales et politiques de l’époque.

Depuis, les femmes iraniennes sont soumises à une multitude de lois et de pratiques discriminatoires, tant dans la sphère privée que dans la sphère publique, et l’obligation de porter le hijab a toujours été contesté. L’égalité des droits leur est refusée en matière de mariage, de divorce, de garde des enfants, d’héritage, d’emploi et de fonctions politiques. Bien qu’elles soient plus nombreuses que les hommes dans l’enseignement supérieur, elles ne représentent que 10 à 20 % de la main-d’œuvre et gagnent moins de 50 % à travail égal.

Pourtant, malgré les défis et les restrictions, les femmes n’ont cessé de lutter contre la discrimination sexuelle et ont joué un rôle dynamique dans la société. « Dès le début de la révolution en 1979, les femmes étaient au premier plan. Elles marchaient à côté des hommes devant les chars et les fusils, et cherchaient à obtenir un autre type de gouvernement, un gouvernement anti-impérialiste et anticapitaliste », explique Negar Mottahedeh, professeur d’études féministes et de genre à l’université de Duke (Etats-Unis).

A la tête du soulèvement actuel, les femmes ont payé le prix fort pour le droit à l’autodétermination et à l’autonomie de leur propre corps. Mais contrairement à 1979, elles sont désormais soutenues par des hommes qui se battent à leurs côtés.

Cependant, ce soulèvement est un mouvement dont les revendications et les limites vont bien au-delà de l’abolition du hijab. Il s’agit essentiellement d’un mouvement en faveur des droits humains fondamentaux et de la fin de la théocratie despotique de la République islamique. L’un des premiers slogans était : « Hijab ou pas hijab ? Hijab ou pas, en route vers une révolution. »

Au cours des dernières années, des difficultés économiques ou environnementales ont engendré des manifestations : l’augmentation du prix des denrées alimentaires en décembre 2017 et janvier 2018 ; une hausse soudaine du prix du gaz en novembre 2019 ; des pénuries d’eau en 2021 ; et même le Mouvement vert de 2009 à la suite de l’élection présidentielle contestée, principalement par des membres de la classe moyenne dans les grandes villes. Cette fois, ce sont les droits des femmes qui ont été l’étincelle du soulèvement actuel, alimenté par la colère accumulée depuis des décennies en raison de la corruption systématique, de discrimination et l’absence de droits fondamentaux.

Après des mois de protestations quotidiennes, les manifestations de masse se sont récemment calmées. La résistance est entrée dans une nouvelle phase et, comme l’atteste le slogan peint sur les murs, « le soulèvement continue ». La colère trouve de nouvelles formes d’expression à chaque occasion qui se présente. En voici quelques exemples : le jour de l’anniversaire de la République islamique, l’allocution télévisée en direct du président a été piratée et des messages anti-régime ont défilé à l’écran ; la nuit, des chants contre le régime, lancés depuis les balcons et les fenêtres, résonnent dans les immeubles ; un groupe de jeunes femmes a exécuté une danse chorégraphiée sans hijab dans une rue de Téhéran à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Photo : DarafshCC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Le mouvement de révolte a rapidement été rejoint par des hommes et des personnes de tous âges et de toutes les couches de la société. Les manifestations se sont étendues aux 31 provinces de l’Iran et, au-delà des frontières du pays, à plus de 150 villes dans le monde.

La répression par le régime

Dès le début, la réponse du gouvernement a consisté en une répression meurtrière et brutale. Les manifestants pacifiques ont été accueillis avec des balles et des coups de matraques dans les rues, et par la torture et des exécutions dans les prisons. Le guide suprême de l’Iran, Ali Khameini, a qualifié les manifestants d’« émeutiers » et d’agents de puissances étrangères. Les forces de sécurité ont utilisé tous les moyens de coercition pour faire taire les manifestants : arrestations, disparitions, censure en ligne, propagande d’État et coupures d’Internet.Sept manifestants ont été exécutés. Au moins 530 personnes ont été tuées, dont 71 enfants. Selon l’agence de presse Human Rights Activists News Agency, environ 22 000 personnes ont été arrêtées – ce que le régime n’a reconnu que récemment – et plus de 100 détenus risquent la condamnation à mort. Les chiffres sont probablement beaucoup plus élevés, car les familles sont souvent menacées et réduites au silence.

La longue liste des arrestations comprend des étudiants, des artistes, des militants des droits de l’homme, des dizaines d’avocats et de médecins, ainsi que des journalistes comme Niloofar Hamedi et Elaheh Mohammadi, qui ont révélé l’histoire de la mort de Mahsa Amini. Les deux femmes journalistes, ainsi que le journaliste et militant des droits de l’homme Narges Mohammadi, tous actuellement détenus dans la tristement célèbre prison d’Evin, ont reçu le Prix mondial de la liberté de la presse 2023 de l’Unesco.

L’unité et le courage

Un certain nombre de caractéristiques marquantes distinguent cette vague de protestations des cycles précédentes : le courage et la solidarité, ainsi que le jeune âge des manifestants, la moyenne d’âge étant de 15 ans, selon les rapports officiels. Même des enfants de 4 ou 5 ans y participent par des slogans et des chants. On voit des photos de trois écolières marchant à l’unisson dans la cour de leur école primaire, agitant leur foulard tout en chantant fièrement « Zan, Zendegi, Azadi » (Femme, vie, liberté). Une fillette d’environ six ans récite le poème : « Notre génération est une génération d’amour et de sacrifice, […] une génération de pensées éveillées qui déteste l’hypocrisie et le mensonge. C’est une génération joyeuse, anti-guerre et débordante de chansons. C’est la génération de la femme, de la vie, de la liberté […] et de l’amour. »

Le mot « unité » est devenu un signe distinctif de ce soulèvement. La lutte contre la tyrannie et le désir de liberté ont rassemblé des personnes de tous âges, de tous sexes, de toutes ethnies, de toutes religions et de tous les horizons de la société à une échelle jamais vue auparavant.

Les étudiants masculins scandent « Femme, vie, liberté », tandis que les femmes se joignent à eux avec « Homme, patrie, prospérité » sur les campus ; au risque d’être expulsés, les étudiants refusent d’aller en cours tant que leurs camarades n’ont pas été libérés de prison ; des personnes non armées viennent au secours de manifestants arrêtés par des forces de sécurité lourdement armées, au risque d’être battues, arrêtées ou tuées. Ainsi, un jeune homme qui a sauvé une femme plus âgée des griffes des agents de sécurité sera abattu quelques instants plus tard.

Un nouvel esprit d’amour palpable s’est emparé des manifestants. Sur les places ils font des embrassades et donnent des bonbons aux autres manifestants. Le 7 janvier, un éducateur bénévole sans famille, Mohammad Hosseini, a été exécuté et le pays est devenu sa famille, plusieurs mères le considérant comme leur fils. Quelques années plus tôt, il avait questionné sur les réseaux sociaux : « Seule la mort est-elle notre droit ? L’amour n’est-il pas un droit ? La vie n’est-elle pas un droit ? »

Ces manifestations sont également marquées par l’absence de peur. Malgré les coups de matraque, les gaz lacrymogènes, l’emprisonnement ou pire encore, les jeunes ont continué à descendre dans la rue sans se décourager. La peur n’est plus un obstacle pour ceux qui considèrent qu’ils n’ont ni vie ni avenir sous ce régime. Un sentiment exprimé sur les médias sociaux par les jeunes manifestants est celui d’être « sous occupation ». Un chant révolutionnaire parle de la nation comme de « 80 millions d’otages ».

« La peur et le désespoir sont intimement liés », explique Touraj Atabaki, professeur émérite d’histoire sociale à l’université de Leiden, aux Pays-Bas. « Le régime veut non seulement instiller la peur dans la société, mais aussi conduire les gens au désespoir. » Mais « la peur a un plafond, poursuit-il. Vous ne pouvez pas être constamment exposé à la peur sans qu’elle ne perde son pouvoir sur vous. »

« Ne craignez pas la mort, elle est omniprésente dans ce pays », a posté un médecin de 24 ans, qui a ensuite été battu à mort en garde à vue. La politique de menaces et d’intimidation a largement échoué à faire taire cette génération. « Nous nous battrons, nous mourrons, nous nous réapproprierons l’Iran », crient-ils. Les slogans ont changé en conséquence, évoluant de « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble », s’adressant les uns aux autres, à l’actuel « Ayez peur, ayez peur, [car] nous sommes tous ensemble », adressé au régime, pour exprimer non seulement un changement de pouvoir, mais aussi la prise de conscience de là où se trouve le véritable pouvoir.

Parmi les nombreux exemples de la lutte, citons les femmes non voilées qui s’opposent aux forces de sécurité lourdement armées ; un groupe de femmes tout juste libérées de prison qui pose sans hijab devant une caméra tout en scandant des slogans contre le régime ; une militante de 24 ans, Sepideh Gholian, lançant des slogans contre le guide suprême Khamenei, foulard baissé, qui, à peine libérée après plus de quatre ans de prison, est à nouveau arrêtée quelques heures plus tard puis relâchée ; un garçon de 14 ans, Artin Rahmani, qui laisse une lettre à sa mère, pour exprimer ses remords qu’elle ne puisse pas profiter de sa jeunesse, mais confiant dans le fait que c’est le chemin qu’il doit emprunter. Il sera tué dans la rue quelques heures plus tard. [A suivre]

Combattre l’écoblanchiment [sommaire]

par Megan Scherer,

L’expression « écoblanchiment » (greenwashing en anglais) fait référence à la pratique marketing par laquelle le monde des affaires cherche à capitaliser sur le mouvement croissant en faveur des produits respectueux de l’environnement en vendant des biens étiquetés verts qui ne le sont pas. Des expressions telles que : « écologique », « éthique », « durable », « d’origine naturelle », « respectueux de la Terre », « 100 % biologique », « sans cruauté » et « neutre en carbone » sont utilisées pour persuader le consommateur que leur produit est bon pour la planète.

Dans l’Union européenne (UE), une étude publiée en 2020 a montré que plus de la moitié des affirmations vertes concernant des produits ont été jugées vagues, trompeuses ou infondées, tandis que 40 % d’entre elles n’apportaient aucune preuve.

Un exemple d’écoblanchiment au Royaume-Uni est lié aux caisses d’assurance maladie d’entreprises et aux pensions privées auxquelles un peu moins de 50 % des employés du Royaume-Uni cotisent désormais et peuvent choisir la manière dont leur argent est investi. Beaucoup choisissent d’investir dans un fonds qui favorise la durabilité environnementale.

L’industrie financière a réagi en créant des fonds labellisés comme durable, climatique, carbone, ou ESG (acronyme de environnemental, social et gouvernance).

Maeve O’Connor, analyste auprès du Carbon tracker-initiative (Initiative du suivi carbone) et une des auteurs d’une enquête sur ces placements, détaille : « Nous avons trouvé que malgré leur libellé, ces fonds investissent souvent massivement dans les énergies fossiles. Pour les petits investisseurs, cela pourrait être considéré comme trompeur. Si j’investis dans un fonds vert, est-ce-que je veux que mes placements aillent chez ExxonMobil ? Probablement pas. »

Un autre exemple d’écoblanchiment au Royaume-Uni concerne une marque de produits détergents détenue par Unilever. Une publicité télévisée proclamait que ce nouveau produit était plus durable que le précédent. Leur campagne Kinder to our planet (meilleur pour la planète) appelait les téléspectateurs à l’action par le biais d’une voix off disant : « Pour qu’un véritable changement se produise, nous devons retrousser nos manches et nous salir », accompagnée d’images d’enfants plantant des arbres et ramassant le plastique dans les océans. La publicité pour la nouvelle formulation de la marque (avec des détachants à base de plantes et des bouteilles recyclées) s’est retrouvée sous le feu des critiques. L’autorité britannique des normes publicitaires (Asa) a pris des mesures à l’encontre de la marque, expliquant que cette dernière avait échoué à prouver que ce nouveau produit était plus vert que le précédent.

Le commissaire européen chargé de l’environnement, Virginijus Sinkevicius, a déclaré en mai 2023 que « les annonces liées au climat ont été démontrées comme particulièrement peu claires et ambiguës, trompant le consommateur. Les allégations telles que « climatiquement neutre », « neutre en carbone », « 100 % compensé CO2 » et « net zéro » sont très souvent basées sur des mécanismes de compensation carbone. »

Certaines entreprises s’éloignent de ces effets d’annonce. Ainsi la marque de luxe Gucci avait annoncé en 2019 être devenue entièrement « neutre en carbone ». Elle a depuis retiré cette affirmation de son site internet. En septembre 2022, la compagnie aérienne EasyJet a renoncé aux compensations carbone, annonçant à la place une stratégie climatique basée sur l’utilisation d’un kérosène durable, des avions à meilleur rendement en carburant et le captage du carbone.

Dans le monde entier, des organisations publiques et privées s’efforcent de combattre la tromperie environnementale, y compris grâce à des militants qui épluchent les publications des compagnies pour mettre en évidence toutes les annonces erronées qu’ils peuvent trouver. Néanmoins, on est loin d’avoir suffisamment de contrôles pour prétendre avoir des « publicités véridiques ». De nombreux gouvernements travaillent en ce sens, et ont pu introduire de nouvelles réglementations afin de tenir les entreprises pour responsables.

Au Royaume-Uni, la future législation infligera potentiellement aux entreprises des amendes de millions de livres dans le cas d’assertions environnementales infondées ayant pour but de vendre leurs produits. Dans la loi sur la concurrence, la consommation et les marchés numériques qui sera révélée prochainement, les grandes entreprises feront face à des amendes représentant jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires global en cas d’infraction. Les contrevenants particuliers auront à payer jusqu’à 300 000 livres, et d’après les avocats ces sanctions couvriront presque certainement l’écoblanchiment.

L’Union européenne prévoit de nouvelles mesures destinées à prévenir les annonces environnementales infondées des entreprises et avertit les firmes qu’elles pourraient bientôt faire face à des pénalités se montant à au moins 4 % de leurs revenus annuels pour « écoblanchiment ».

La Commission européenne, bras exécutif de l’UE, a proposé une directive sur l’écoblanchiment (directive Green claims) en mars 2023. La proposition de loi cherche à établir une méthode communautaire pour assainir le marché des annonces environnementales. Il est à espérer qu’elle procurera plus de clarté aux consommateurs, de façon à augmenter la confiance dans les produits verts.

Zorka Milin, consultante juridique pour l’ONG Global Witness, s’exprimant au sujet d’une plainte pour écoblanchiment contre Shell aux Etats-Unis a déclaré : « Surévaluer les investissements dans les énergies renouvelables et induire le public en erreur relève de l’écoblanchiment pur et simple. L’action en faveur du climat ne peut être imaginée dans les services de marketing ; elle doit au contraire sous-tendre l’activité concrète de l’entreprise dans son ensemble. »

Avec la demande croissante des consommateurs et des gouvernements pour plus d’honnêteté de la part des entreprises sur le volet environnemental, la pratique de l’écoblanchiment semble devenir moins acceptable dans le monde. A terme l’encadrement de cette pratique devrait permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés qui seront mieux à même de soutenir la santé de la planète.

Source : Euronews ; The Guardian ; New York Times ; CNBC ; eur-lex.europa.eu

Un Monde nouveau (1) [sommaire]

Une série télévisée de Cyril Dion

par Dominique Abdelnour,

revue et commentaire 

Cyril Dion est un écrivain, poète, militant écologiste et réalisateur français, bien connu pour attirer l’attention sur les souffrances du monde naturel. Son documentaire intitulé Animal, a remporté le prix du jeune public 2022 : 3 000 jeunes de toute l’Europe avaient participé en tant que jurés et voté pour Animal. Son dernier documentaire s’intitule Un Monde nouveau, une série télévisée en trois épisodes sur Arte1. C’est l’histoire d’une civilisation mondiale plus juste, qui nous donne de l’espoir.

Cette série française propose un plan en trois étapes pour lutter contre le changement climatique. Pour la réaliser, Cyril Dion a parcouru la planète à la rencontre de ceux qui s’investissent pour changer le monde. Les trois épisodes – « Résister », « S’adapter », « Régénérer » – montrent l’état du monde, le péril qui nous guette si nous ne changeons pas de cap, et surtout le travail des militants du climat pour éviter la catastrophe en œuvrant pour le changement et en proposant de nouvelles solutions. Le cinéaste nous emmène à la rencontre de personnes qui ont révolutionné une région, un pays – ou une mission. Ces femmes et ces hommes ont régénéré la Terre et ses océans, créé les écoles de demain ou inventé la démocratie du futur. Dans ce long voyage à travers les cinq continents, C. Dion nous offre un nouveau monde.

Le présent article aborde l’état actuel du monde et la manière dont certaines personnes résistent ou s’adaptent aux bouleversements climatiques. La deuxième partie décrira comment certaines personnes vont plus loin et travaillent à la régénération de la Terre et de notre société.

« Notre planète est un miracle, avec ses plantes, ses bactéries, ses animaux, et nous, les humains, avons bouleversé cet équilibre en si peu de temps […]. Nous avons déjà dépassé plusieurs limites qui nous mettent en danger : il y a trop de carbone dans l’atmosphère, trop de polluants dans les rivières, trop de plastique dans les océans, les espèces disparaissent beaucoup trop vite, et nous commençons déjà à en subir les conséquences : sécheresses, incendies, inondations, baisse des récoltes », explique Cyril Dion.

Relever le plus grand défi

Aujourd’hui, beaucoup de gens ont entendu parler du réchauffement climatique, même si certains le nient. En un siècle, la planète n’a connu « que » 1,2°C d’augmentation moyenne de la température, mais déjà les ouragans, les sécheresses, les inondations et les incendies de forêt font la une des journaux. A 2°C, de nombreuses villes deviendront inhabitables, car en été, les gens ne pourront plus sortir dans les rues. Cela entraînera beaucoup de souffrances. Avec un réchauffement de 2, 3, 4 ou 5°C, nous devrons nous adapter à un monde beaucoup plus violent, avec des dégâts incommensurables et les guerres qui en résulteront.

Dans le cas d’un tel réchauffement, la Méditerranée, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud connaîtront des problèmes majeurs, entraînant une vulnérabilité et une insécurité alimentaire qui feront vaciller les sociétés. Les Nations unies estiment que dans le pire des cas, d’ici trente ans, un milliard de pauvres n’auront d’autre choix que de fuir ou de se battre. « Si la Terre atteint le point de basculement vers un cataclysme climatique en une génération, la responsabilité de l’éviter incombe désormais à une génération – la nôtre », conclut le réalisateur.

Selon David Wallace Wales, auteur du livre The Uninhabitable Earth (La Terre inhabitable), le changement climatique n’est pas seulement une question de mort des ours polaires, d’élévation du niveau de la mer ou d’incendies géants en Californie ou en Australie. Il s’agit d’un changement de système global qui modifiera radicalement le mode de vie de tous les humains de la planète d’ici la fin du siècle.

C. Dion l’affirme : « Il ne suffit pas que chacun fasse de petits gestes, le problème est avant tout structurel, économique et politique. Dans le monde, 100 entreprises sont responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Alors partout dans le monde, les gens, surtout les jeunes, commencent à se mobiliser pour réveiller les gouvernements.»

Comme l’a déclaré un représentant sioux en 2016 lors des manifestations contre la construction du Dakota Access Pipeline, un oléoduc qui risquait de polluer leurs terres : « La Terre Mère est malade, elle a la fièvre. Nous déclarons qu’elle est une source de vie, pas une ressource. »

La désobéissance civile dans le monde

Le film de C. Dion présente une vue d’ensemble des actions de désobéissance civile dans le monde.

Gail Bradbrook, cofondatrice d’Extinction Rebellion, cite les propos de Gandhi : « En matière de changement social, on commence par vous ignorer, puis on se moque de vous, ensuite on vous combat, et à la fin on gagne. Nous sommes maintenant dans la phase de combat. » L’industrie des combustibles fossiles sait qu’elle tue des gens dans le monde entier, qu’elle crée de la souffrance, mais elle continue parce que son objectif est le profit. Au Royaume-Uni, Extinction Rebellion a organisé un blocage du trafic londonien pendant une semaine entière en avril 2019, ce qui a conduit le gouvernement britannique à adopter un plan ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 78 % d’ici 2035.

En Allemagne, le mouvement Ende Gelände (Stop au charbon) bloque chaque année depuis 2015 des mines de lignite et de charbon, parfois avec 10 000 militants venus de toute l’Europe, dans le but de décourager les investisseurs.

La Sea Shepherd Conservation Society se bat pour préserver les baleines et la vie marine de certains écosystèmes, comme la protection des tortues de mer dans la région française d’outre-mer de Mayotte. « Selon Interpol, le braconnage des animaux et les crimes contre l’environnement sont devenus le quatrième secteur criminel au monde, l’un des plus lucratifs avec le trafic de stupéfiants. […] Tous les êtres vivants sont menacés. »

Les ZAD (Zones à Défendre) fleurissent partout dans le monde : en Bolivie contre une autoroute, en Inde contre un complexe sidérurgique, en France contre l’extension d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

D’autres militants recourent à la justice : 610 actions en justice sont actuellement en cours dans le monde, notamment contre des gouvernements pour inaction climatique aux Pays-Bas et en France.

« Mais toutes ces actions peuvent-elles suffire face au rouleau compresseur du capitalisme qui est en train de détruire la planète ? » se questionne Cyril Dion.

Vers un possible effondrement ?

Avons-nous déjà franchi des limites irréversibles ? Cyril Dion indique : « A terme, certains craignent un effondrement de nos sociétés, le jour où les gouvernements ne seront plus en mesure de fournir les services et les ressources dont leurs populations ont absolument besoin. […] Certains s’y préparent déjà aujourd’hui. »

Dans son documentaire, Cyril Dion interroge John Ramey, ancien conseiller de Barak Obama et fondateur de The Prepared, un forum survivaliste. Selon lui, nous sommes confrontés à des problèmes extrêmement graves et le mode de fonctionnement des gouvernements et des sociétés nous empêche de les résoudre. Alors que les scientifiques dénoncent haut et fort le réchauffement climatique, les hommes politiques nient le problème ou ne font rien pour y remédier. J. Ramey pense que l’humanité survivra en vivant différemment et en s’adaptant.

La croissance exponentielle de la consommation que nous connaissons a des limites. Le chercheur australien Graham Turner a comparé les prévisions du rapport Meadows de 1972, commandé par le Club de Rome, avec ce qui s’est passé au cours des cinquante dernières années. Ce rapport prévoyait un possible effondrement de l’économie et de l’écosystème vers le début de ce siècle si nous continuons à croître. Selon G. Turner, nous suivons la courbe du scénario le plus pessimiste – le laisser faire – qui, d’après le rapport Meadows, conduirait à l’effondrement de l’économie dans les années 2030. Ce constat a amené certaines personnes à opter pour un mode de vie autosuffisant. Pour G. Turner, la survie passera par des communautés locales autosuffisantes, plutôt que par l’accumulation de conserves à la maison. Il rappelle que lors de la Grande Dépression des années 1930, les villes qui s’en sont le mieux sorties étaient celles où les gens partageaient, où régnait une certaine solidarité. La seule condition est de ne pas céder à la panique.

Pablo Servigne est une figure de proue de la « collapsologie ». Lors de son interview par Cyril Dion, P. Servigne décrit comment n’importe quel système peut s’effondrer soudainement dans un effet domino où tout se détraque en même temps (marchés boursiers, écosystèmes, systèmes politiques). Il cite l’exemple du règne animal, où l’on assiste déjà à un effondrement brutal des populations de nombreuses espèces. Selon lui, cet effondrement pourrait affecter d’autres secteurs, comme la biosphère et l’économie, si nous n’agissons pas maintenant. Le changement climatique affecte tous les secteurs du monde (eau, agriculture, alimentation, chaînes d’approvisionnement, économie, social), et il est important de le stabiliser. Pour P. Servigne, regarder en face le risque d’effondrement est le premier pas vers l’action pour l’éviter. La solution est de s’inspirer des systèmes vivants qui existent depuis quatre milliards d’années. Ils ont les clés pour assurer leur survie, pour construire des systèmes résilients. P. Servigne prône la résilience, l’entraide et le retour à la nature pour l’autonomie alimentaire.

S’adapter à une baisse drastique des ressources

En cas de baisse drastique des ressources, les habitants ont déjà démontré leur capacité d’adaptation, ce qui a permis de changer la donne.

En 2018, Le Cap, ville de quatre millions d’habitants en Afrique du Sud, a connu un épisode de sécheresse intense, une forme d’effondrement, alors qu’approchait le jour où l’eau ne coulerait plus des robinets. Ce fut un choc profond, et l’on craignit que des millions de personnes fassent la queue pour un peu d’eau, dans un chaos absolu. La municipalité prit des mesures drastiques, imposant des taxes et un rationnement très strict de l’eau. Depuis, en l’espace de trois ans, la consommation a baissé de 60 %, et cette baisse s’est poursuivie même après la levée des restrictions. La population a changé son rapport à l’eau, ce qui permettra de mieux faire face aux futures sécheresses. Kevin Winter, directeur de recherche au Future Water Institute et maître de conférences en sciences environnementales et géographiques à l’université du Cap, faisait partie de l’équipe qui a travaillé sur l’eau en 2018. Il travaille désormais sur un processus inspiré de la nature pour purifier l’eau très polluée qui sort de la ville, en utilisant des bactéries sans ajout de produits chimiques.

Selon Cyril Dion, la construction d’une autosuffisance énergétique et alimentaire est un facteur clé pour résister aux conditions climatiques extrêmes qui s’annoncent.

A Cuba, au début des années 1990, 90 % des denrées alimentaires étaient importées des pays socialistes. Cuba vendait du sucre et importait des denrées alimentaires du bloc communiste. Après l’effondrement de l’URSS, ces échanges ont cessé et la famine a menacé le pays. Incapable d’importer de la nourriture, des engrais ou de l’énergie, le pays a réagi en créant des fermes urbaines sur les plus petits terrains, cherchant à produire des aliments sans traitement ni engrais. Les Cubains ont produit des aliments biologiques par nécessité. Il existe aujourd’hui 400 000 fermes urbaines sur l’île. La Havane approvisionne 50 % de ses habitants en fruits et légumes. Cuba a résisté à l’ouragan Maria en 2017 bien mieux que l’île voisine Porto Rico, qui importe l’essentiel de sa nourriture et de ses énergies fossiles.

Le Bangladesh, pays de 157 millions d’habitants, est le plus menacé par la montée des eaux, et des dizaines de millions de personnes pourraient être contraintes de migrer. 17 millions de personnes n’ont pas accès au réseau électrique général. Pour l’ONG Friendship, l’électricité est l’un des moyens essentiels du développement social, permettant par exemple aux enfants d’étudier après la tombée de la nuit. L’électricité permet d’éduquer, d’éviter les mariages forcés, de responsabiliser les individus pour qu’ils n’aient pas plus d’enfants qu’ils ne peuvent en nourrir. Elle contribue à résoudre le problème démographique. Dans ces régions pauvres, où les infrastructures sont constamment inondées, la seule solution est d’installer des panneaux solaires sur les toits afin de rendre les habitants autonomes et de permettre aux enfants d’étudier le soir. Friendship a installé 7 500 systèmes de panneaux solaires dans 230 villages.

Cyril Dion conclut : « Dans les grandes villes, le partage et la solidarité seraient sans doute le meilleur moyen d’amortir l’impact du changement climatique. Or c’est tout le contraire que nous vivons aujourd’hui, tout nous pousse à l’individualisme, à produire et à consommer sans fin, à augmenter le profit et la croissance économique sans aucune limite. Construire des sociétés sobres, résilientes, durables, où il fait bon vivre est une véritable révolution copernicienne, mais comment engager la plupart des humains dans cette voie ? […] Pour métamorphoser nos sociétés, nous avons besoin de nouveaux récits capables d’entraîner des centaines de millions de personnes et d’inspirer de nouvelles valeurs et de nouvelles règles qui respectent les limites de notre planète. »

José Alberto Mujica Cordano, surnommé Pepe Mujica, a été le président atypique de l’Uruguay de 2010 à 2015. Agriculteur à ses débuts, révolutionnaire tupamaros, il rêvait de faire évoluer le monde vers plus de justice sociale. Président, il refusait les avantages de la fonction, donnait une grande partie de son salaire et mena des réformes sociétales. Dans une interview donnée dans le champ de sa ferme, il décrit comment, emprisonné pendant sept ans, avec seulement deux ou trois visites par an et sans pouvoir lire un seul livre, il a appris à donner de la valeur aux petites choses, à toutes les formes de vie. Pour lui, nous sommes prisonniers d’une culture subliminale qui a créé le besoin d’accumulation capitaliste. Ce système a besoin que nous soyons des consommateurs dépendants et endettés qui devont travailler, travailler et travailler encore. Il veut nous faire croire que seule cette accumulation de biens peut apporter le bonheur. « Il ne faut pas confondre l’être et l’avoir. […] La sobriété de vie est une garantie de liberté. […] Quand tu achètes de nouvelles choses, tu ne les achètes pas avec ton argent, tu les achètes avec le temps que tu as passé pour obtenir cet argent. Nous consommons trop de choses inutiles et produisons trop de déchets inutiles, ce qui nuit à la nature. […] Une centaine de personnes possèdent autant que la moitié de l’humanité. […] Il y a une crise civilisationnelle, et la crise écologique est une crise politique. Nous ne sommes pas à la hauteur de prendre les décisions qui s’imposent. » En conclusion, Pepe Mujica invite les jeunes à s’organiser et à lutter, à construire collectivement, à se rassembler et à lutter pour un monde meilleur.

Cyril Dion conclut qu’il ne s’agit pas seulement de s’adapter, mais de tout réinventer, de construire une nouvelle civilisation, un nouveau paradigme où nos activités à l’échelle mondiale ne seront plus destructrices, mais régénératrices. « Il ne s’agit pas de polluer moins ou d’éviter les catastrophes, il s’agit de tout réinventer », affirme-t-il.

1 – Arte est une chaîne franco-allemande de service public consacrée à la culture. Elle fut initiée par Helmut Kohl et François Mitterrand en 1988.

Source : Arte.TV

Les religions mondiales et la finance [sommaire]

par Pauline Welch,

Depuis 2001, tous les grands courants religieux ont établi des partenariats qui mènent des actions concrètes visant à relever les défis auxquels le monde est confronté. Depuis 2015, ces projets sont basés sur les nouveaux objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies et décrits dans les Engagements de Bristol : des plans religieux pour un avenir durable.

Aujourd’hui, selon l’émission Earthrise (la Terre se réveille) d’avril 2023, sur la chaîne Al Jazeera, la priorité porte sur les crises environnementales et la reconnaissance active de la responsabilité qui incombe à l’humanité dans la gestion de la Terre. En conséquence, une approche multiconfessionnelle, multisectorielle et multiforme se développe rapidement, motivée par un nouveau sentiment d’urgence, un réexamen des valeurs religieuses et la prise de conscience de leur influence potentielle par le biais de l’éducation, du militantisme et d’une réorientation des finances.

Le potentiel de changement est énorme. Selon les estimations, près de 85 % de la population mondiale se réclame d’une religion, les chrétiens et les musulmans étant de loin les plus nombreux. Leurs actifs financiers et physiques combinés sont énormes et, grâce à la portée mondiale de ces religions et à leur capacité à mobiliser à tous les niveaux de la société, leur influence est inégalée par toute autre institution. Comme l’observe l’évêque Olivia Graham, responsable de l’environnement au sein de l’Église anglicane : « Nos hommes politiques ne sont pas enclins à développer une vision à long terme. Ils sont naturellement très concentrés sur l’intérêt national. Les groupes confessionnels transcendent cela : ils dépassent les frontières. Ils sont capables d’avoir une vision beaucoup plus large et de se mobiliser de manière très efficace. »

Une étape cruciale : renouer avec la nature

« Le temps approche où chaque maison aura son jardin. Les fleurs de toutes les couleurs qui y poussent sont le symbole des enfants de la Terre.

Là où un individu vit, dort et mange, son jardin est pour lui le symbole de Dieu. Consacrez au moins dix à quinze minutes chaque jour à votre jardin, prenez soin de vos plantes et soyez proches de moi. Un mystère émanera de ce jardin, qui purifiera votre esprit et votre mental. » (Maitreya, Les lois de la vie)

Reconnaissant que, pour beaucoup trop de gens, l’industrialisation, la vie urbaine et la technologie ont rompu le lien avec la nature, les religions considèrent que l’un de leurs rôles principaux est d’éduquer : sensibiliser et développer l’empathie en amenant les populations à une relation directe avec l’environnement par le biais de divers projets locaux, grands et petits. Le révérend David Wright, de Wallingford, au Royaume-Uni, explique : « Nous avons une vision particulière de la Création : elle est un don de Dieu pour nous. C’est pourquoi nous voulons encourager les fidèles, les inviter à en prendre soin, à la chérir et à inciter les autres à faire de même. »

C’est ce que propose Kamran Shazad, responsable du développement durable à la mosquée Sultan Bahu de Birmingham, au Royaume-Uni. Il a contribué à la création d’une communauté interconfessionnelle centrée sur la protection de l’environnement local. « Lorsque les enfants et les parents travaillent ensemble, les résultats sont généralement plus positifs. Les enfants demandent des comptes à leurs parents et les parents à leurs enfants. Ils apprennent alors davantage et finissent par en parler. » Voici le commentaire d’une mère : « La sensibilisation est tellement importante […]. Nous devons continuer à transmettre ces connaissances aux gens […]. Nous sommes des êtres humains. Nous oublions tout. Il est donc très important que nous continuions à agir pour nous-mêmes et pour nos enfants. »

A plus grande échelle, un programme éducatif d’inspiration jaïniste – Faith for Earth Empathy Leadership (FEEL) (Foi en la Terre, empathie, responsabilité) – a été lancé en mai 2023, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Décrit comme introduisant « des valeurs et une éducation à l’environnement qui favorisent une culture de la compassion, […] non seulement pour les personnes, mais aussi [pour] les animaux, la nature et les écosystèmes », le programme holistique et pratique demande aux élèves (âgés de 8 à 18 ans) d’explorer les questions qui affectent l’environnement. L’objectif est de leur donner les moyens d’agir et d’inciter les autres à faire de même. Au moment du lancement, il y avait déjà plus de 800 volontaires pour assurer la formation initiale. Dans sa prochaine phase, le programme sera étendu aux organisations affiliées au Pnue et aux universités du monde entier.

Remettre en question les enseignants

L’Institut AlMaghrib explique : « Tout d’abord, en tant que musulmans, nous devons reconnaître que la Terre et tout ce qu’elle contient nous sont confiés. Nous sommes khulafâ – gardiens et vice-régents – de la Terre. Avec notre libre arbitre, nous espérons réussir le test pour lequel nous avons été créés et cela inclut de prendre soin de la Terre et de son environnement. » C’est dans cet esprit que K. Shazad recommande : « Profitez des bienfaits qu’Allah vous a donnés, mais ce que vous prenez d’une main, vous le rendez de l’autre », enseigne-t-il aux 1 500 personnes qui fréquentent la mosquée Sultan Bahu chaque vendredi. Il y dirige également un programme de formation destiné à 30 imams, qu’il questionne ainsi : « Le changement climatique est la plus grande menace à laquelle le monde est confronté. Comment pouvons-nous agir différemment ? »

A une bien plus grande échelle, en 2022, 635 évêques anglicans [épiscopaliens] de 165 pays se sont réunis à Londres lors de la conférence de Lambeth. Organisée une fois par décennie, elle consacra cette fois une journée à l’environnement et au développement durable. L’archevêque Justin Welby a lancé un appel à l’unité : « Il s’agit d’une urgence majeure, pour des milliards de personnes dans le monde. Nombreux sont les évêques ici présents qui vivent au quotidien l’impact de l’urgence climatique. Grâce aux structures de la Communauté anglicane, nous atteignons le cœur même, le niveau le plus concret de ce qui est en train de se passer. Si nous restons unis, nous pouvons transformer le monde. »

L’une des initiatives annoncées par Mgr. Welby à cette occasion est la Communion Forest, un mécanisme de collaboration pour la protection et la restauration des forêts et autres habitats dans le monde entier : « Toutes ces activités sont également des actes spirituels, car planter, c’est espérer, protéger, c’est aimer et restaurer, c’est guérir, participer à l’œuvre de réconciliation de Dieu dans toute la création. » Mais Amanda Burrell, présentatrice de l’émission Earthrise, a indiqué que la conférence ne se limitait pas à cela : « Au-delà de la mobilisation des congrégations sur le terrain, il existe un sentiment croissant que les évêques doivent aussi influencer les dirigeants politiques. »

L’évêque anglican du Panama, Julio Murray, a déclaré : « Ce que nous avons fait, c’est sensibiliser les gens dans nos églises locales, nos provinces et nos diocèses au fait que nous sommes confrontés à un problème de changement climatique. Mais j’ai aussi appris que certaines tâches doivent être traitées simultanément.

Lutte contre le changement climatique

Cependant, en marge de la conférence, les militants du Young Christian Climate Network (réseau climatique des jeunes chrétiens) ont déclaré que ce n’était pas suffisant. Appelant à une action à la hauteur de l’urgence de la situation, Adam Eveleigh a expliqué : « l’Eglise d’Angleterre pense qu’elle peut continuer à investir dans les combustibles fossiles et en même temps influencer les exploitants afin qu’ils répondent aux exigences de la crise climatique. »

Selon A. Burrell, « à l’échelle mondiale, les groupes confessionnels représentent un tiers de tous ceux qui désinvestissent des combustibles fossiles », et l’Église d’Angleterre a aussi réduit son investissement, mais « a toujours plus de 50 millions de dollars placés chez Shell, Total Energies et ExxonMobil ».

L’Église a déclaré qu’« elle désinvestirait totalement si ces entreprises ne s’engageaient pas à atteindre zéro émission nette d’ici 2050 ». Elle fait valoir qu’elle doit avoir suffisamment de fonds investis pour pouvoir s’exprimer quant aux décisions, mais des militants comme Bokani Tshidzu, responsable de campagne pour Bright Now, ne sont pas d’accord : « En tant que chrétiens, nous vous affirmons que c’est une erreur. Et il n’est pas trop tard pour s’éloigner, pour retirer ce « cachet de la foi » que vous octroyez à ces entreprises, ce qui légitime leur travail et les destructions associées. »

Investir de manière cohérente avec la foi
– mettre sa fortune au service de la planète

En 2019, un nouveau type de partenariat d’investissement, FaithInvest (Investir dans la foi), un réseau international à but non lucratif, a été créé à la suite d’une « réunion historique de Faith in Finance (Foi en la finance) réunissant des investisseurs religieux, des philanthropes, les Nations unies, des gouvernements nationaux et des sociétés d’investissement afin de développer l’investissement conforme à la foi dans le monde entier au bénéfice des populations et de la planète ». Il s’agit d’investir pour un « monde beau et juste », plutôt que de prendre des décisions d’investissement qui se contentent d’éviter les dégâts.

Martin Palmer, théologien et écologiste, président fondateur et premier directeur général de FaithInvest, explique : « Vous pouvez consulter la Bible, le Coran, la Bhagavad Gita, le Tao Te King, et vous y trouverez les valeurs et la mission qui devraient guider tout ce que fait la foi. Nous élaborons donc un programme d’investissement guidé par la foi. Il ne s’agit pas de simplement investir et puis d’utiliser l’argent pour faire de « bonnes choses », comme cela a été le cas au cours des cent dernières années. Vous placez cet argent de manière à ce que l’argent que vous gagnez soutienne les choses que vous souhaiteriez voir se produire. C’est ce qu’on appelle l’« investissement conforme à la foi », qui a déclenché un véritable engouement. »

« J’estime que nous sommes en présence d’investissements atteignant 3 à 4 000 milliards de dollars. Si l’on ajoute à cela le pourcentage de « croyants » qui sont des investisseurs, nous approchons les 40 à 50 % du marché des capitaux qui pourraient être directement ou indirectement touchés par ce que les religions considèrent comme le bon usage de l’argent. C’est dire l’ampleur de la tâche. »

En outre, ajoute A. Burrell : « On estime que les institutions religieuses possèdent près d’un dixième des terres habitables du monde et gèrent, ou aident à gérer, près d’un tiers des établissements médicaux et de ses universités, et la moitié des écoles. Le potentiel de changement structurel est stupéfiant, surtout lorsque les chefs spirituels s’impliquent. »

Dave Zellner, président du conseil d’administration de FaithInvest, abonde : « Je pense que le but ultime est de changer le monde, rendre le monde meilleur. Il y a beaucoup de croyants possédant des fonds qui veulent s’aligner sur cet objectif – parvenir à une économie zéro carbone. »

En résumé, Amanda Burrell déclare : « Alors que l’ampleur de la crise du climat et de la nature augmente, il en va de même pour les alliances qui encouragent, inspirent et même forcent à l’action, parce que les gens se rendent compte qu’il n’y a pas de cause commune plus importante que la protection de la vie sur Terre. »

Source : faithinvest.org ; Unep.org ; AlMaghrib Institute

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Une silhouette lumineuse, Caxambu, Minas Gerais, Brésil [sommaire]

Image reproduite avec autorisation
Un court clip vidéo montre ce qui ressemble à une silhouette lumineuse se tenant dans une zone dégagée, probablement dans ou près d’une jungle ou d’une forêt, à Caxambu, dans le Minas Gerais (Brésil). Il a été posté sur YouTube le 19 juin 2023 et a également été présenté dans Coast-to-Coast, une émission de télévision américaine bien connue.
Nous ne prétendons rien quant à son authenticité ni à sa nature. Cependant, elle rappelle d’autres figures lumineuses similaires de forme humaine présentées précédemment dans notre revue et, dans un cas au moins, confirmées par le Maître de B. Creme comme étant Maitreya.

Source : YouTube

Apparition miraculeuse en Irak [sommaire]

Le 6 janvier 2008, une figure miraculeuse de lumière blanche brillante est apparue sur une vidéo filmée à Karbala (Irak), la nuit de l’Achoura. Le Maître de B. Creme a confirmé que la silhouette lumineuse est Maitreya (l’Imam Mahdi pour les musulmans) et que ses mouvements de danse avec une épée nous rappellent sa venue avec l’épée de clivage. (Partage international, avril 2009)

Un ovni dans le Tennessee [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – Le 20 septembre 2022, un habitant du Tennessee a raconté avoir vu un ovni : « Je me tenais devant la maison, et j’ai remarqué une lumière qui semblait se diriger vers moi. Comme elle se rapprochait, cela apparut plus grand et plus rapide. Je pris plusieurs photos cette nuit-là. Ma femme les agrandit et à notre grand étonnement, c’était différent de tout ce j’ai jamais vu. »

Source : mufon.com

Ovnis : une conférence de presse historique [sommaire]

Les témoignages d’observations d’ovnis se sont multipliés ces derniers mois, avec notamment, le 3 juin 2023, l’apparition d’un objet « étrange » dépassant la patrouille acrobatique de la Royal Air Force lors du spectacle aérien de Torbay, au Royaume-Uni. Parallèlement à ces manifestations, le 12 juin, une conférence de presse historique s’est tenue au National Press Club de Washington, sur la divulgation du phénomène ovni. Organisée par le Disclosure Project et dirigée par son fondateur, Steven Greer, cet événement de trois heures a porté sur le fait indéniable de la présence de visiteurs extraterrestres sur notre planète, ainsi que sur l’existence d’opérations humaines, illégales et clandestines qui utilisent la technologie extraterrestre à des fins malveillantes.

Depuis trente-trois ans, S. Greer rassemble de vastes quantités de documents gouvernementaux et de témoignages de lanceurs d’alerte qui étayent ses affirmations – plus de 700 informateurs issus de l’armée, des services de renseignement et d’entreprises privées. L’un d’entre eux, qui a pris la parole lors de la conférence de presse, est un marine américain qui a été témoin du déchargement d’armes et de drogues illégales par un ovni fabriqué par l’homme en Indonésie, en 2009. L’ensemble des archives a été remis à des autorités gouvernementales américaines de haut niveau, et 16 sénateurs ont signé une lettre exhortant le gouvernement à accélérer ses enquêtes sur les ovnis. Plus de 1 000 personnes et organisations ont reçu directement ces archives, qui sont également publiées sur le site web siriusdisclosure.com. Pourtant, aucun média grand public n’a parlé de cette conférence de presse.

S. Greer a déjà publié des informations sur des « investigations » antérieures du gouvernement américain sur les ovnis qui ont, en fait, servi de couverture (projet Bluebook, etc.). Sa principale préoccupation à l’heure actuelle est donc l’existence d’une vaste opération clandestine, inconnue même du gouvernement, qui détournerait depuis des années des fonds publics pour les utiliser illégalement dans des projets relatifs aux ovnis. Ces projets comprendraient la fabrication de vaisseaux extraterrestres par rétro-ingénierie et des copies fonctionnelles de ceux-ci – y compris des « aliens » robotisés – en mesure de leurrer les gens. Un autre projet consisterait à développer des armes utilisant des technologies avancées d’énergie et de propulsion illégalement confisquées.

Le moment choisi pour la conférence de presse était délibéré, car S. Greer pense qu’une opération « sous faux drapeaux » est en cours de préparation, qui viserait à effrayer les populations pour qu’elles renoncent à leur liberté en échange d’une « protection » contre les supposés « envahisseurs extraterrestres ». L’un des objectifs de la conférence de presse était de mettre en garde le public contre cet événement potentiel, et S. Greer a souligné n’avoir jamais reçu aucune preuve que les extraterrestres soient hostiles à notre égard. Un autre objectif était de transmettre ces informations aux autorités gouvernementales concernées afin qu’elles puissent :

– être informées de ces opérations illégales ;

– brider ces opérateurs malhonnêtes et les empêcher d’utiliser ces technologies de pointe à des fins d’armement ;

– assurer la protection de ceux qui sont prêts à révéler ce qu’ils savent.

Une équipe juridique de 90 avocats et autres professionnels du droit – tous bénévoles et apolitiques – a été constituée pour engager une action en justice en vertu de la loi sur les organisations motivées par le racket et la corruption, à l’initiative de civils contre ces projets militaires et privés illégaux. Il ne préconise pas la vengeance ou la punition des individus malavisés qui dirigent ces opérations, mais l’amnistie et le pardon pour tous ceux qui sont prêts à témoigner et à confirmer les accusations qui seront portées.

Les technologies déployées illégalement pourraient remplacer tous les combustibles fossiles, l’énergie nucléaire et les systèmes de transmission électrique (et donc mettre fin à la crise climatique) et créer une nouvelle économie exempte de pauvreté et de pollution en l’espace d’une génération – si elles étaient utilisées pour le bien commun plutôt que pour la guerre.

Un nouveau film publié le 6 juin par le Disclosure Project, intitulé The Lost Century and How to Reclaim It (Le siècle perdu – Comment le reconquérir), explique comment « nous, le peuple » pouvons nous réapproprier ces technologies pour le bien de tous.

« Il s’agit en fait du renouveau de la démocratie, explique S. Greer, car tout le monde affirme que nous vivons dans un pays libre, en démocratie, mais est-on libre en démocratie lorsque les technologies et les découvertes les plus importantes sont cachées aux médias, au public et à nos décideurs politiques ? »

Source : siriusdisclosure.com ; devonlive.com

Patrouille acrobatique de la Royal Air Force [sommaire]

Un vidéaste filmant la patrouille acrobatique de la Royal Air Force les Red Arrows (les Flèches rouges) survolant la célébration du couronnement du roi Charles à Londres le 5 mai, a repéré un objet rougeâtre inhabituel qui semblait planer lentement au-dessus des avions de la RAF.

Une autre démonstration des Red Arrows fut également accompagnée par un semblable « vaisseau alien » pendant la démonstration aérienne à Torbay (dans le Devon, en Angleterre) le 3 juin. Un ovni apparut soudainement au milieu de la démonstration de leur patrouille. Le vidéaste pense qu’il volait « au moins à 1 600 km/h quand il fonça en plein milieu de leur formation ».

John Mooner, présent au meeting aérien, a pu photographier ce phénomène aérien non identifié (UAP). Il a déclaré au journal Devon Live : « Finalement je les entendis approcher par derrière. […] Je commençai immédiatement à prendre des photos tout en profitant de leur démonstration aérienne colorée. […] Ils étaient en formation quand soudain, sans avertissement, un objet noir anormal fonça droit vers le milieu de leur formation à une vitesse vertigineuse. »

J. Mooner a ajouté qu’il avait filmé des objets semblables quelques années auparavant près des Red Arrows. « Ces vaisseaux aliens sont toujours présents dans nos cieux. Quand est-ce que le gouvernement britannique admettra cette présence aliens ? »

Emma Smith a également filmé l’ovni : « Je visionnai mes photos des Red Arrows et remarquai un point noir très proche du vaisseau. Je zoomai et ne pus croire ce que je voyais. Cela avait la forme d’une toupie et assurément ce n’était pas une tâche sur mon objectif. Je n’ai qu’un iPhone, mais le zoom est tout à fait correct. »

En mai, J. Mooner prit la photo d’un ovni derrière un hélicoptère de la RAF. « J’ai maintenant prouvé de nombreuses fois leur existence en photographiant avec succès ces objets près de différents types d’engins tout au long des années, et quels que soient ces objets anormaux, ils restent toujours très fréquents et continuent de surveiller cette zone. »

Source : msn.com

Des ovnis au-dessus de nos têtes [sommaire]

Dans un article datant du 6 juin 2023 sur le site internet du journal The Guardian rédigé pat Adam Gabbatt, et intitulé Les Etats-Unis exhortés à dévoiler la vérité sur les ovnis après une affirmation selon laquelle ils détiendraient des vaisseaux extraterrestres intacts, David Grusch, ancien responsable du renseignement, a déclaré : « Le gouvernement des Etats-Unis détient des vaisseaux intacts et partiellement intacts d’origine non humaine. »

En s’adressant à The Debrief, un site d’information couvrant la science, la technologie et des actualités liées à la défense, avec un regard tourné vers les technologies de demain, Jonathan Grey, un responsable du renseignement américain au Centre du Renseignement national de l’Air et de l’Espace, a confirmé l’existence de « matériaux exotiques » ajoutant que « nous ne sommes pas seuls. Les récupérations de matériel ovni ne se limitent pas aux Etats-Unis. C’est un phénomène mondial, et pourtant une solution mondiale continue à faire défaut. »

L’article poursuit : « Nick Pope, qui au début des années 1990 a enquêté sur le phénomène ovni pour le compte du ministère britannique de la Défense, a commenté les récits de MM. Grusch et Grey au sujet de matériaux extraterrestres comme étant très importants. C’est une chose d’avoir des histoires sur les blogs complotistes, mais là nous avons autre chose, avec des déclarations publiques émanant de sénateurs. »

D. Grusch affirma aussi que des opérations de récupération d’ovnis sont en cours et qu’il connaît les personnes impliquées dans ces projets, et celles qui l’ont été.

Alors que les lecteurs de notre revue ne trouveront pas ces dires étranges ou incroyables, pour le grand public, qui a été soumis à une campagne organisée de désinformation et de déni par les divers gouvernements niant l’existence des ovnis, de telles informations seront une révélation.

Photo : Dagfinn Rapp
Énorme spirale de lumière avec son centre incandescent, observée au-dessus du nord de la Norvège, le 9 décembre 2009, pendant près de 15 mn. Les médias du monde entier ont rapporté ce phénomène. Le Maître de B. Creme a indiqué que cette spirale était l’Etoile de Maitreya (l’un des quatre énormes vaisseaux spatiaux apparaissant dans différentes parties du monde).

Dans son livre, Le rassemblement des forces de Lumière, Benjamin Creme a révélé la réalité incontestable des ovnis ainsi que les tentatives des gouvernements du monde entier pour discréditer toute information qui pourrait prouver l’existence des « Frères de l’espace », de leur technologie ainsi que de leur travail bénéfique aux côtés de notre hiérarchie spirituelle. Dans ce livre, B. Creme a aussi évoqué le fait de travailler directement avec les occupants de ces vaisseaux et a expliqué ce qui s’est véritablement passé à Roswell (Nouveau Mexique), où un vaisseau en provenance de Mars s’est délibérément écrasé afin que les scientifiques américains puissent à la fois examiner leur technologie et la physiologie des occupants du vaisseau. Depuis cet événement en 1947, le voile du secret a complètement recouvert le sujet des ovnis.

Dès 2004, le Maître de B. Creme a déclaré : « Dans de nombreuses instances gouvernementales on sait beaucoup de choses que l’on dissimule au public. En premier lieu l’innocuité des ovnis et de leurs occupants, même lorsqu’elle est connue, n’est jamais affirmée. Bien au contraire tout ce qui les concerne, bien qu’enveloppé d’un vague mystère, est présenté sous l’angle de la menace.

Les gens qui détiennent le pouvoir et contrôlent les populations savent que si ces dernières connaissaient la véritable nature du phénomène ovni, si elles comprenaient que les vaisseaux spatiaux viennent de civilisations beaucoup plus avancées que la nôtre, elles cesseraient d’accepter dans un silence passif les conditions qui prévalent sur Terre. Elles exigeraient que leurs leaders invitent les visiteurs de l’espace à se faire connaître pour nous enseigner leur manière de vivre et nous guider vers un accomplissement semblable au leur.

Le moment où cela se produira n’est pas si éloigné. Nous approchons d’une époque où la véritable nature de la vie sur les planètes autres que la Terre sera connue de tous. Où les hommes commenceront à considérer le système solaire comme un tout formé de planètes à divers degrés d’évolution qui établissent entre elles des relations de coopération pour réaliser le plan du Logos solaire, s’entraidant et se soutenant mutuellement sur ce sentier. » (Extrait de Le sentier du Soleil, PI, mai 2004)

Alors que les gouvernements cachent la vérité et cherchent à confondre le public, comme l’avait prédit le Maître de Benjamin Creme, allant même jusqu’à remplacer le mot ovni par « phénomène aérospatial non identifié (PAN) », il ne faudra pas longtemps avant qu’un nombre suffisant de personnes partagent leurs expériences authentiques, et qu’une grande quantité de rapports irrécusables soient connus de tous. Cela aura comme conséquence pour les gouvernements l’impossibilité de cacher la réalité des ovnis au-dessus de nos têtes.

Source : The Guardian

La nébuleuse de « l’œil de Chat » [sommaire]

credit : J.P. Harrington and K.J. Borkowski (University of Maryland), and NASA, Public domain, via Wikimedia Commons
La nébuleuse de « l’œil de Chat » révélée par le téléscope spatial Hubble.  « Nous approchons d’une époque où la véritable nature de la vie sur les planètes autres que la Terre sera connue de tous. »

Source : Credit : Nasa

La nébuleuse de l’Hélice, surnommée « l’œil de Dieu » [sommaire]

Credit : NASA, ESA, and C.R. O’Dell… , Public domain, via Wikimedia Commons
La nébuleuse de l’Hélice, surnommée « l’œil de Dieu », dans la constellation du Verseau.  Maitreya « fera découvrir [aux hommes] la vastitude de notre galaxie et leur montrera que, le moment venu, les Terriens conquerront l’espace et le temps. »

Source : Credit : Nasa

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

La fusion nucléaire franchit une nouvelle étape [sommaire]

Un grand pas vers la production d’énergie par fusion nucléaire a été franchi. Dans un réacteur de fusion compact d’à peine un mètre de diamètre, des ions ont été chauffés à 100 millions de degrés Celsius – plusieurs fois la température du cœur du soleil. Le réacteur – un tokamak sphérique, confine le plasma dans un tourbillon en forme de « cœur de pomme » destiné à améliorer la stabilité du processus et la récupération de l’énergie. L’exploit a été réalisé par des chercheurs de Tokamak Energy Ltd au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Allemagne. Jusqu’à présent, des températures aussi élevées n’étaient obtenues qu’avec des dispositifs beaucoup plus grands et plus gourmands en énergie. En comparaison, les dispositifs compacts sont moins chers à construire, plus efficaces et plus stables – autant d’avantages pour rendre la technologie commercialement viable. Il reste encore de nombreux obstacles à surmonter avant que la fusion nucléaire puisse être considérée comme une source d’énergie disponible, mais chaque développement nous rapproche de l’objectif : disposer d’une source inépuisable d’énergie propre sans émissions nocives.

Source : Nuclear Fusion Journal de l’AIEA

Déchets électroniques : le droit à la réparation [sommaire]

Chaque année en Europe, les appareils technologiques mis au rebut au lieu d’être réparés représentent 35 millions de tonnes de déchets et 261 millions de tonnes d’émissions de CO2. Mais cela pourrait changer grâce à une loi sur le « droit à la réparation » actuellement en cours d’élaboration par l’Union européenne.

Si elle est adoptée, la proposition obligera les entreprises à offrir aux consommateurs le droit de réparer leurs appareils et machines électroniques, par l’intermédiaire du fabricant ou d’un tiers. Le fait de donner aux consommateurs le choix entre la réparation et le remplacement permettrait de réduire les déchets, car les réparations deviendraient plus faciles et plus rentables.

Photo : Domaine public, via pxfuel
Chaque année en Europe, les appareils technologiques mis au rebut au lieu d’être réparés représentent 35 millions de tonnes de déchets et 261 millions de tonnes d’émissions de CO2.

Le système découragerait également l’obsolescence programmée, car les fabricants seraient incités à développer des produits plus durables. En outre, ils seraient contraints de fournir des informations sur la manière de réparer les produits, ce qui mettrait fin à leur monopole sur les réparations et permettrait aux petites entreprises de participer au processus de réparation.

L’Autriche a mis en place un tel programme il y a un an. Il permet aux consommateurs d’apporter les appareils défectueux (smartphones, ordinateurs portables, cafetières et lave-vaisselle) dans l’un des 3 500 points de réparation répartis dans tout le pays. Le gouvernement prend en charge la moitié du coût des réparations et, jusqu’à présent, le succès du programme a dépassé toutes les attentes. Les monopoles et l’obsolescence programmée profitent aux grandes entreprises, mais pas à l’environnement ni au portefeuille des consommateurs, et les gouvernements commencent enfin à s’en rendre compte et à les limiter.

Source : Euronews Green

Comment réduire la pollution plastique de 80 % [sommaire]

Un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) révèle que la pollution mondiale due aux plastiques pourrait être réduite de 80 % d’ici à 2040, grâce au plan Réduire, réutiliser et recycler. Le premier volet (réduire) consiste à éliminer les plastiques inutiles, comme les emballages superflus, et à remplacer les produits en plastique, comme les contenants pour les plats à emporter, par des alternatives telles que le papier ou les matériaux compostables.

Le second volet, la réutilisation peut à elle seule réduire la pollution plastique de 30 %. Elle pourrait faire appel à des systèmes de consigne pour les contenants, la promotion des bouteilles réutilisables, la mise en place généralisée de dispositifs de distribution en vrac dans les magasins et l’incitation des commerçants à organiser des plans de reprise des emballages. Les politiques gouvernementales visant à rendre ces approches plus attrayantes pour les entreprises pourraient en fin de compte faire des magasins de vrac la norme.

L’augmentation du recyclage permettrait de réduire la pollution de 20 à 50 % supplémentaires et cela pourrait être réalisé en taxant le plastique vierge (non recyclé), en supprimant les subventions aux combustibles fossiles afin de rendre le recyclage plus rentable et en appliquant des directives sur les emballages afin d’accroître la recyclabilité des produits permettrait aux consommateurs de recycler chez eux plus facilement les emballages et les récipients en plastique.

Le rapport indique que ces changements mondiaux seraient coûteux – environ 60 milliards d’euros par an – mais bien moins que les 104 milliards par an investis dans l’industrie du plastique. Pour compenser largement ce coût, une réduction de 80 % de la pollution plastique au cours des vingt prochaines années permettrait d’éviter des dommages évalués à près de 3 000 milliards d’euros, notamment des effets sur la santé, le climat, la pollution atmosphérique et l’environnement océanique. En outre, l’abandon du plastique pourrait également entraîner la création de 700 000 emplois nets d’ici 2040, principalement dans les pays à faible revenu.

En 2022, 193 pays se sont engagés à mettre fin à la pollution plastique, et des négociations sur un accord juridiquement contraignant sont actuellement en cours, sous l’égide du Pnue. Inger Anderson, sa directrice générale, a déclaré que le rapport avait pour but d’informer des options disponibles les pays qui négocient un traité sur le plastique. Elle est optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord mondial en 2024.

« Le plastique sera toujours nécessaire, a-t-elle déclaré. Mais nous devons repenser les lieux où nous l’utilisons et la manière dont nous l’utilisons, afin qu’une plus grande partie soit réutilisée et recyclée, et qu’il y ait beaucoup moins d’objets à usage unique. »

Des scientifiques ont récemment découvert des micro-organismes capables de digérer certains plastiques à basse température. Cette découverte révolutionnaire ouvre la perspective d’un recyclage qui devrait à terme être neutre en carbone et beaucoup moins coûteux, puisqu’il ne nécessiterait pas de chauffage. En outre, la digestion du plastique par les bactéries pourrait aider avec les plastiques déjà présents dans la nature.

Source : The Guardian ; Euronews.com/green

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

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Environnement

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Esotérisme

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Bernie Sanders : la classe ouvrière doit s’unir contre l’oligarchie [sommaire]

par Jon Queally,

Alors que le président Joe Biden signait le 3 juin 2023 un accord qui protégera les riches fraudeurs fiscaux d’un contrôle plus strict de l’IRS (l’administration fiscale américaine) tout en réduisant les principaux programmes de lutte contre la pauvreté, le sénateur Bernie Sanders et d’autres alliés progressistes s’employaient à dénoncer le système économique immoral et les faibles salaires des Etats-Unis, dans lequel une petite poignée de milliardaires a accumulé plus de richesses que des dizaines de millions de travailleurs faiblement rémunérés et leurs familles.

Lors d’un rassemblement pour l’augmentation des salaires organisé à Charleston, en Caroline du Sud, le samedi 3 juin, l’homme politique indépendant et deux fois candidat à l’élection présidentielle s’est insurgé contre les inégalités si répandues dans le pays et contre les forces politiques qui cherchent à diviser la classe ouvrière.

« La raison pour laquelle nous sommes ici aujourd’hui n’est pas compliquée, a déclaré B. Sanders. Dans le pays le plus riche du monde, nous exigeons une économie qui fonctionne pour tous, et pas seulement pour quelques-uns. Il n’est pas moral que trois personnes au sommet possèdent plus de richesses que la moitié inférieure de la société américaine, soit 165 millions d’Américains. Ce n’est pas moral. Ce n’est pas juste. Cela ne devrait pas exister dans une société démocratique. »

Le pasteur William J. Barber II, directeur du Centre de théologie et de politiques publiques à la Yale Divinity School, s’est joint à B. Sanders lors de sa tournée dans le sud des Etats-Unis, qui l’a également conduit à Durham (Caroline du Nord) et à Nashville (Tennessee). Il a déclaré que B. Sanders lui avait demandé d’être présent pour discuter des arguments moraux en faveur de la lutte contre la pauvreté et de l’augmentation des salaires.

« Lorsque Jésus a commencé son ministère, a déclaré W. Barber, entouré des membres du public qu’il avait appelé à se rassembler autour de lui, il a dit : « Je viens prêcher la bonne nouvelle aux pauvres », c’est-à-dire à ceux qui avaient été rendus pauvres par l’exploitation économique de Rome. »

Le révérend Barber a expliqué à la foule que « la Bible contient plus de 2 000 passages détaillant la valeur des pauvres et des travailleurs. La Bible ne parle pas de priver une femme du droit de disposer de son corps. La Bible ne parle pas de haïr les gens à cause de leur sexualité. La Bible ne parle pas de la prière à l’école. La Bible ne parle pas d’afficher les dix commandements. Mais plus de 2 000 fois – plus que tout autre sujet, sauf l’idolâtrie du culte de soi – la Bible dit que la façon de plaire à Dieu tient à la façon dont nous traitons les plus petits et ceux qui sont aux marges. A toutes les époques, des personnes animées moralement ont dû se lever et plaider en faveur du changement et contre l’injustice. »

Par opposition au salaire minimum vital de 17 dollars de l’heure1, le pasteur Barber a déclaré que l’actuel salaire minimum fédéral de 7,25 dollars de l’heure doit être considéré comme un « salaire de mort », compte tenu du rythme auquel la pauvreté tue dans le pays.

Le révérend a déclaré au public varié de Caroline du Sud présent que leur unité et leur solidarité face à l’inégalité économique et à l’injustice sociale restaient leurs plus grands atouts. D’après lui, les personnes au pouvoir « ont peur de cette salle ».

Invoquant le révérend Martin Luther King, W. Barber a expliqué qu’en 1965, M. L. King s’était tenu sur les marches du Capitole de l’Alabama « et avait déclaré que la plus grande crainte de l’aristocratie et de l’oligarchie du Sud était de voir les masses de Noirs et de Blancs pauvres s’unir et former un nouveau bloc électoral puissant qui modifierait l’architecture économique de la nation. Si cela leur fait peur, alors construisons-le ! Construisons ce bloc et peut-être qu’au cours du processus, certains d’entre eux seront même sauvés et cesseront de faire du mal aux gens. Qui se lève le matin en pensant à la façon de priver de soins de santé d’autres personnes ? Qui se lève le matin en se demandant comment utiliser son pouvoir pour faire du mal à quelqu’un ? »

Enfin, il a évoqué ceux qui détiennent le pouvoir et le fait que les forces qui refusent la liberté et la dignité à certaines personnes sont également celles qui s’attaquent à la démocratie et à l’égalité économique.

« Les personnes qui s’en prennent aux homosexuels s’en prennent à notre droit de vote », a dénoncé W. Barber. « Les personnes qui s’en prennent aux personnes transgenres s’en prennent à nos soins de santé. Les personnes qui tentent de priver les femmes de leurs droits s’opposent également à l’instauration d’un salaire décent. S’ils sont assez cyniques pour s’unir, nous devrions être assez intelligents pour nous unir autour d’un programme moral. »

Le pasteur Barber a déclaré que les États du Sud sont essentiels et ne doivent pas être ignorés par les politiciens fédéraux, arguant que la Caroline du Sud et du Nord, le Tennessee et d’autres ne sont pas nécessairement des États rouges [NdT : acquis aux Républicains], mais simplement des États qui ont été « intentionnellement divisés » [NdT : par la manipulation partisane de la carte électorale], où les travailleurs ont été privés de leur pouvoir.

« Nous avons besoin d’un salaire décent et nous en avons besoin maintenant », a affirmé le révérend. « Il est temps de changer, et la justice doit agir. Vous devez faire en sorte qu’ils vous entendent. Il faut qu’ils vous voient. Vous devez leur faire sentir votre pouvoir. Il s’agit d’un combat moral. Nous ne pouvons pas permettre à la cupidité des entreprises de vendre, de déchirer l’âme et de vider la substance de cette nation. Il s’agit d’un combat pour sauver la nation. »

Au cours du rassemblement, le député d’État Wendell Gilliard, démocrate représentant le comté de Charleston, a également pris la parole, soulignant la nécessité d’un véritable salaire de subsistance dans l’État, qui ne devrait pas être inférieur à 17 dollars de l’heure. « Nous avons parcouru un long chemin, a déclaré W. Gilliard, en luttant pour les droits du peuple. Il ne s’agit pas d’une question de parti, mais d’une question de peuple. Les habitants de Charleston travaillent dur et méritent plus pour ce qu’ils font pour cette région. Ils méritent plus qu’un salaire minimum, ils méritent un salaire de subsistance ! Avec l’augmentation du coût de la vie, davantage de voisins, d’amis et de membres de nos familles sombreront dans la pauvreté s’ils ne bénéficient pas d’une augmentation… 17 dollars de l’heure, c’est un salaire décent. Il empêchera la pauvreté d’engloutir davantage de victimes et contribuera à améliorer le niveau de vie ici à Charleston. »

En conclusion de son discours, W. Gilliard a déclaré que l’événement avec MM. Sanders et Barber ne devait pas être un simple épisode passager, mais devait montrer l’existence d’un mouvement prêt à se battre sur le long terme : « Il ne faut pas que ce soit un épisode isolé. […] Il faut que ce soit un mouvement qui vivra jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause. »

Dans son allocution, Bernie Sanders a repris les propos du révérend Barber, selon lesquels l’élite dirigeante et l’oligarchie fortunée gagnent lorsqu’elles divisent la classe ouvrière et les personnes vivant dans la pauvreté.

« De toutes les façons possibles, a déclaré B. Sanders, il y a des gens très intelligents qui font des sondages aujourd’hui et qui se demandent : « Comment les faire voter contre leur propre intérêt ? Comment faire en sorte que les Noirs, les Blancs, les Latinos, les Amérindiens, les Asiatiques, les homosexuels et les hétérosexuels se dressent les uns contre les autres pour que les grands intérêts financiers puissent rire de la situation ? » »

« Notre mouvement va précisément à l’encontre de ce que veulent les grands intérêts financiers, a-t-il poursuivi. Ils veulent nous diviser et nous sommes déterminés à rassembler les travailleurs – noirs, blancs et latinos – autour d’un programme qui fonctionne pour nous et pas seulement pour la classe des milliardaires. »

1 – Il s’agit d’une proposition progressiste pour augmenter le salaire minimum fédéral à 17 dollars de l’heure, garantissant une vie décente.

Pérou : les populations autochtones défendent leur forêt [sommaire]

par Olivia Rosane,

Alors que le gouvernement et des ONG prennent des mesures de protection et de développement en Amazonie péruvienne, le peuple Shipibo-Konibo-Xetebo s’organise. Ses membres contestent l’efficacité de la démarche : selon eux elle est au mieux inefficace, au pire activement préjudiciable aux modes de vie autochtones.

Plus de 300 membres de la communauté participent à la Garde indigène qui, depuis environ 25 bases dans la région d’Ucayali, s’efforce de protéger environ huit millions d’hectares.

« Nous avons résisté, et nous continuons de résister génération après génération, parce que cette terre est notre vie », a déclaré Lizardo Cauper Pezo, président du conseil Shipibo-Konibo-Xetebo, aux journalistes lors du Forum virtuel de la presse paysanne et indigène en avril 2023.

L’Amazonie péruvienne est l’une des régions les plus riches en biodiversité sur Terre, mais, comme une grande partie du reste de la forêt tropicale, elle est menacée. Au-delà du déboisement pur et simple, elle est mise en danger par la culture illégale de la coca qui entraîne à la fois la déforestation pour la culture et la pollution de l’air lorsqu’elle est brûlée pendant la transformation.

Une autre menace provient de la pêche illégale dans des plans d’eau comme le lac Imiría. Sur les 20 000 ha de forêt dans la communauté de Flor de Ucayali, 15 % ont été coupés ou incendiés. Pour contrer cette menace, les membres de la Garde indigène patrouillent dans la zone en portant leurs armes ancestrales.

« C’est ce qui représente notre force, notre esprit, et cela représente aussi nos ancêtres », a expliqué à la presse le président de la Garde indigène, Marco Tulio.

Cependant, la Garde ne menace pas et ne cherche pas à nuire aux pêcheurs, aux bûcherons ou aux trafiquants de drogue. Ils tentent au contraire de dialoguer et d’expliquer que ces terres appartiennent au peuple Shipibo-Konibo-Xetebo. Si les pêcheurs reviennent, la garde peut détruire leur équipement. Au total, elle a affronté 45 fois des pêcheurs. Parfois, les pêcheurs ou les bûcherons sont eux-mêmes armés et menacent la Garde indigène. Celle-ci est prête à agir en légitime défense et expliquera également aux autorités son droit de le faire.

« Nous ne menaçons pas, nous devons seulement prendre soin de la forêt, car la forêt est pour tout le monde, a déclaré Marco Tulio. Sans la forêt, le monde serait chaotique. »

Ce travail – comme partout la défense des terres – comporte des risques importants. Le dernier rapport annuel de l’ONG Global Witness a révélé qu’un défenseur de l’environnement a été tué tous les deux jours au cours des dix dernières années. En 2021, 40 % des meurtres ont visé des militants autochtones, alors qu’ils ne représentent que 5 % de la population mondiale. M. Tulio a déclaré aux journalistes qu’une semaine avant de s’exprimer au forum, il avait reçu une menace de mort lui annonçant qu’il ne lui restait que quelques jours à vivre. La violence survient malgré le fait que la zone est officiellement protégée depuis 2010 en tant que zone de conservation régionale du lac Imiría, ou ACR. Mais dans les faits, de nombreux peuples autochtones s’opposent à l’ACR qui a été créé, selon ces derniers, sans le plein consentement de la communauté, selon une enquête publiée en avril par le média indépendant Grist.

LíquenCC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Alors que les dirigeants mondiaux se sont engagés à Montréal en décembre dernier à protéger 30 % des terres et des eaux d’ici 2030, la communauté scientifique et internationale reconnaît de plus en plus que les peuples autochtones sont les meilleurs protecteurs de leurs terres.

Les Shipibo-Konibo-Xetebo affirment que le gouvernement permet aux braconniers, aux producteurs de coca et aux bûcherons d’entrer dans la zone tout en concentrant ses actions de répression sur les peuples autochtones qui capturent et vendent du poisson pour survivre.

« De quel type de protection et de conservation parlons-nous ? », a ironiquement demandé L. Pezo au forum de presse. Ainsi par exemple, une femme Shipibo-Konibo-Xetebo nommée Sorayda Cruz Vesada, a été arrêtée en 2016 et condamnée à une amende équivalente à 400 dollars pour avoir tenté de vendre un gros poisson amazonien appelé paiche afin de payer les fournitures scolaires de sa fille, a rapporté Grist.

La situation a atteint son paroxysme en 2020, lorsque la communauté Shipibo-Konibo-Xetebo a eu connaissance de plans conjoints entre l’ACR, le Département des pêches d’Ucayali et l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) visant à ouvrir le lac Imiría à la pêche commerciale. C’est cette nouvelle qui a incité les Shipibo-Konibo-Xetebo à réformer leur Garde indigène, ainsi qu’à occuper un poste de garde du parc à Junín Pablo en juillet 2022.

Cette occupation a été officialisée en août alors que la communauté attendait des nouvelles du gouvernement péruvien au sujet d’une proposition visant à exclure leurs terres du parc pour qu’ils puissent les gérer eux-mêmes.

M. Tulio a déclaré que les gens voulaient vivre et travailler librement sans que le gouvernement ne nuise à leur forêt ou ne s’immisce dans leur mode de vie. « Les forêts, les rivières, les eaux, ce sont notre marché », a-t-il déclaré au forum.

L’occupation en juillet a réussi à évincer de la région la société Pro Bosques soutenue par l’Usaid, mais la menace du projet persiste et le statut de la zone protégée reste incertain.

Marco Tulio pense que le gouvernement régional – ou ses partisans – est à l’origine des menaces de mort à son encontre. Le président du gouvernement autonome du peuple Shipibo-Konibo-Xetebo a partagé les préoccupations de la communauté avec l’Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones à New York.

La lutte des Shipibo-Konibo-Xetebo arrive à un moment crucial pour la conservation et les droits autochtones. Alors que les dirigeants mondiaux se sont engagés à Montréal en décembre dernier à protéger 30 % des terres et des eaux d’ici 2030, la communauté scientifique et internationale reconnaît de plus en plus que les peuples autochtones sont les meilleurs protecteurs de leurs terres. Les peuples autochtones du monde, soit 5 % de la population mondiale, protègent 80 % de la biodiversité restante de la Terre, et une étude de 2022 a révélé que la protection des terres autochtones pourrait aider quatre pays d’Amérique latine, dont le Pérou, à atteindre leurs objectifs climatiques.

Pourtant, l’activité croissante de compensation carbone soulève de nouvelles inquiétudes concernant les stratégies de préservation, qui fonctionnent en excluant ces mêmes communautés de leurs forêts, comme dans le cas d’Alto Mayo, au Pérou, décrit par une enquête d’investigation en janvier 2023, portant sur la principale norme de crédit carbone, Verra.

Il reste à voir si l’objectif de 30 % de protection sera atteint en reconnaissant les droits et le rôle des communautés autochtones ou en répétant la mentalité coloniale de « conservation-forteresse1 » du passé.

Bien que l’accord stipule que les droits autochtones doivent être pris en compte dans sa mise en œuvre, il ne permet pas aux territoires autochtones d’être inclus dans l’objectif, comme l’a souligné Survival International à l’époque.

« Ce que nous avons vu à Montréal est la preuve que nous ne pouvons pas faire confiance à l’industrie de compensation, aux entreprises et aux pays puissants pour faire ce qu’il faut, a déclaré Fiore Longo, responsable de recherche et de plaidoyer à Survival, dans un communiqué. Nous continuerons à nous battre pour le respect et la reconnaissance des droits fonciers autochtones. Quiconque se soucie de la biodiversité devrait faire la même chose. »

En tout cas, le peuple Shipibo-Konibo-Xetebo adresse un message aux Américains et aux organisations à but non lucratif américaines.

« Vous devez cesser de soutenir ceux qui abusent de nos droits, ou qui soutiennent ces différentes activités et projets qui bafouent nos droits et nos modes de vie autochtones », a déclaré L. Pezo.

1 – Le modèle de « conservation-forteresse » consiste à préserver des petites zones de biodiversité en cherchant à les isoler de l’influence humaine.

Source : Commondreams.org

Les éclaireurs de l’humanité [sommaire]

par Bette Stockbauer,

Dans le Traité sur la magie blanche, p. 402, le Maître Djwal Khul (DK) décrit une phase préliminaire du travail de la Hiérarchie, consistant à préparer l’humanité à l’ère du Verseau : « Vers l’an 1500, les Frères aînés de la race des hommes réunirent un conclave de tous les départements. Leur but était de déterminer comment renforcer l’impulsion à l’intégration, note dominante de notre ordre universel, de la hâter, et de prendre les mesures qui pourraient produire la synthèse et l’unification dans le monde de la pensée, qui seules rendent possible la manifestation du dessein de la Vie divine dont toute chose provient. »

La Hiérarchie détermina que deux conditions étaient nécessaires à l’humanité pour qu’elle puisse bénéficier des énergies de l’ère à venir : (1) l’élévation de la conscience de l’humanité au plan mental, et (2) la destruction des barrières que constituent la séparativité, l’isolement, et les préjugés existant entre nations, races et individus. Pour atteindre ces objectifs, ils stimulèrent la formation de groupes chargés d’agir dans quatre secteurs : la culture, la politique, la religion et la science.

Photo : The original uploader was Galilea at German Wikipedia.CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Pythagore (582-500 av. J.-C.)

L’impact sur le monde des années 1500 des esprits avancés de l’époque et leur environnement politique et culturel semblent rappeler une autre période, celle des années 500 av. J.-C. A cette époque plus reculée, les formes de l’ère du Bélier commençaient à se désagréger sous l’influence des énergies des Poissons dont la puissance allait croissant. De même, vers l’an 1500, les formes des Poissons commençaient à s’effriter sous la poussée de plus en plus perceptible des énergies du Verseau.

Ces deux époques furent gratifiées d’intelligences très en avance sur leur temps. Elles virent se produire de grands changements sociaux, aboutissant à la dissémination et au brassage des peuples et des idées. Elles furent témoins de l’épanouissement de la science, de la rationalité et de nouvelles idées spirituelles.

Le progrès de la science et de la pensée

« L’Ashram d’un Maître du 5rayon a un rôle important à jouer dans le travail de préparation, car c’est par l’utilisation scientifique de l’énergie que le monde sera reconstruit, et la nature réelle de la Hiérarchie prouvée » (Maître DK, Extériorisation de la Hiérarchie).

500 ans av. J.-C.

Dans l’Athènes du Vsiècle av. J.-C. vint un groupe d’hommes qui exprima le génie créatif de l’esprit grec, et leurs œuvres ont inspiré les esprits intelligents jusqu’à nos jours.

L’esprit de Pythagore (~582-500 av. J.-C) – initié de degré 2,2 – devait habiter les cieux, car il proposa des théories en mathématiques, en musique et en astronomie qui défient toujours notre compréhension. Socrate (469-399 av. J.-C.) (2,4) était un philosophe cynique et bourru, ne vouant fidélité qu’à la vertu et à la connaissance. L’un comme l’autre, Pythagore et Socrate, furent persécutés à cause de leurs idées. Pourtant, 25 siècles plus tard, ces mêmes idées ont toujours leur place dans les bibliothèques et les universités du monde entier.

Homme de lettres et visionnaire utopiste, Platon (427-347 av. J.-C.) (2,4) croyait profondément en la capacité de l’homme à bâtir une société juste et équitable. Lors d’une expédition financée par Alexandre le Grand, Aristote (384-322 av. J.-C.) (2,4), philosophe et scientifique, dépêcha 1 000 agents dans les campagnes d’Europe et d’Asie pour récolter des spécimens destinés à son livre sur l’histoire naturelle.

Le travail de ce groupe d’hommes éclairés était aussi bien spirituel que scientifique, car pour eux cette séparation n’existait pas. Ils furent les premiers à s’attaquer aux grands problèmes auxquels l’humanité doit faire face : les questions touchant l’harmonie sociale et l’unité humaine. Dans leur quête, ils inventèrent les outils de la pensée : la rationalité, la discipline et l’analyse, prélude nécessaire à une réelle objectivité et à de véritables solutions.

Ils contestèrent l’idée couramment répandue que les hommes sont impuissants, gouvernés par les caprices de leurs dirigeants et de leurs dieux. Ils croyaient en une responsabilité et en une créativité personnelles, capables de mener le monde et de créer une humanité reflétant le bon, le vrai et le beau.

1500 ans ap. J.-C.

Dans les jours sombres du XIIIsiècle, Roger Bacon lança cet avertissement : « Cessez d’être gouvernés par les dogmes et l’autorité ; regardez le monde. » Trois siècles plus tard, son appel prophétique trouve écho dans l’œuvre du groupe de scientifiques le plus remarquable depuis les jours de gloire de la ville d’Athènes. Ils défièrent les prétentions de l’Église catholique dans le domaine de la vérité, ils donnèrent naissance à des idées et à des inventions propres à soulager la dure vie des classes laborieuses, et ils connurent des succès incomparables.

Léonard de Vinci (1452-1519) (4,4) était naturaliste, anatomiste, ingénieur et artiste. Ses cahiers de notes préfiguraient des inventions qui ont dû attendre notre époque pour voir le jour. Copernic (1473-1543) (2,3), Galilée (1564-1642) (2,2) et Kepler (1571-1630) (1,7) scrutèrent l’espace, et remirent en question la croyance populaire qui faisait de la Terre le centre de l’univers. Leurs travaux furent condamnés par une Église convaincue de sa propre importance dans cet univers.

Suivirent Newton (1640-1727) (2,2) et Leibniz (1646-1716) (1,7), avec les lois fondamentales des mathématiques, du mouvement et de la gravitation. Dans le domaine de la science médicale, Harvey (1578-1657) (1,6) démontra l’existence de la circulation sanguine et Leeuwenhoek (1632-1723) (1,7) inventa le microscope.

Tout aussi important fut le développement de l’imprimerie dans les années 1400. La connaissance fut dès lors accessible à tous, au lieu d’être enfermée dans les monastères et les écoles des nantis. Lorsque des exemplaires de la Bible furent mis à la disposition des pauvres aussi bien que des riches, son interprétation cessa d’être du domaine exclusif de l’Église.

Les grandes migrations et les mouvements politiques

« Les migrations des peuples de toutes les nations […] indiquent un effondrement à l’échelle mondiale de toutes les frontières extérieures et l’institution d’un processus de mélange et de fusion sans précédent dans le monde. Le changement extérieur produit une synthèse intérieure, et les clivages se résolvent intérieurement par des relations plus étroites et un esprit de compréhension plus tolérant. » (Maître DK, Extériorisation de la Hiérarchie)

500 ans av. J.-C.

Avant l’ère chrétienne, les communications demeuraient primitives. Les moyens de transport étaient si limités que seul un petit nombre d’aventuriers et de visionnaires pouvait concevoir le monde au-delà de l’horizon. Pourtant, à l’intérieur même de chaque région, apparaissaient les signes d’une unité croissante.

Les groupes amérindiens d’Amérique du Nord et du Sud étaient reliés par des routes commerciales, aussi bien maritimes que terrestres. En Chine, Confucius (551-479 av. J.-C.) (5,0) faisait passer son pays d’un amalgame d’États belliqueux à une société unifiée. Un courant continu de nomades provenant de l’Est et du Nord vint grossir les rangs des populations établies en Europe.

Le roi Philippe de Macédoine (382-336 av. J.-C.) (1,7) était un ami proche d’Aristote, qui rêvait d’un État mondial, d’une union de tous les peuples connus. Lorsque son fils Alexandre (356-323 av. J.-C.) (1,5) fit la conquête du vaste royaume de Perse, le rêve devint réalité : les portes étaient ouvertes entre l’Orient et l’Occident, permettant les échanges qui transformèrent irrévocablement les deux mondes.

1500 ans ap. J.-C.

Point n’est besoin de beaucoup d’imagination pour appliquer les paroles du Maître D. K. au monde des années 1500. De la Chine à la Hongrie, les Turcs et les Mongols régnaient sur l’Eurasie. Ils apportèrent aux Occidentaux la boussole et de vagues connaissances sur des terres inconnues. Motivés par le pouvoir, l’avidité, ou la simple curiosité, Colomb (1451-1508) (2,0), Magellan (1480-1521) (2,0) et Vasco de Gama (1469-1524) (1,6) ouvrirent une ère de migrations inégalée dans l’histoire telle que nous la connaissons. Cortez (1485-1547) (1,7) conquit la nation aztèque en Amérique centrale ; Pizarre (1476-1541) (1,5) s’empara du Pérou. L’esclavage dispersa les peuples d’Afrique autour du globe.

Bien que la plupart de ces opérations s’accompagnèrent d’excès, et notamment d’effusions de sang et de vols, elles suscitèrent un désir d’exploration, à l’origine d’une nouvelle expansion de l’esprit chez les populations d’Europe et d’Asie. Partout, les gens se mirent à rêver d’une vie meilleure, libérés des forces conjointes les empêchant de réaliser ce rêve : jamais plus les Églises et les monarques du monde ne domineraient leurs sujets comme auparavant. Si la future unité prévue par les Maîtres n’était pas encore une réalité, le terrain la rendant possible se préparait certainement.

L’épanouissement de la religion et de la culture

« Les groupes religieux ont eu leur raison d’être et ont conduit à la révolte et au refus de l’autorité. Par la seule force de leur exemple, ils poussèrent l’homme à réfléchir par lui-même. Ils se sont fait les défenseurs de la liberté et du droit de chacun à la connaissance. » (Le Maître DK, Traité sur la magie blanche, p. 409-410.)

500 ans av. J.-C.

C’est à cette époque que naquirent les grandes religions du monde. En Inde, Gautama Bouddha (563-483 av. J.-C.) enseigna les vérités simples de la voie du milieu, éloignant son peuple de sa tendance à l’ascétisme. Deux cents ans plus tard, l’empereur Ashoka (269-232 av. J.-C.) (3,0) renonça à la guerre et modela l’Inde d’après les préceptes du Bouddha.

En Chine, les enseignements mystiques de Lao-tseu (604-? av. J.-C.) (4,2) s’unirent à l’esprit pratique de Confucius et aux tendances primitives de l’ancien taoïsme. Le prophète et enseignant religieux perse Zoroastre (628-551 av. J.-C.) (4,5) inspira une religion qui se répandit finalement vers l’ouest à travers l’Europe sous le nom de culte de Mithra, et la chrétienté gnostique contient des enseignements et des rituels d’adoration similaires à ceux des mystères mithriaques.

Les constructeurs de tumulus d’Amérique du Nord et les bâtisseurs de pyramides de régions situées plus au sud élaborèrent des enseignements et des rituels intimement liés à la vie de la nature. Dans le Bassin méditerranéen, la fusion des valeurs spirituelles et culturelles se concentra dans la ville d’Alexandrie, où convergèrent l’esprit rationnel des Grecs, la vie ordonnée des Romains, le monothéisme des Juifs et les pratiques occultes des Égyptiens. Durant des siècles, les pratiques mystiques des cultures orientales s’y infiltrèrent et, tant de dieux étaient représentés à Alexandrie, que ses habitants ne pouvaient que reconnaître l’unité sous-jacente de leurs différents enseignements. C’est là que s’est développée une forme de dévotion à Sérapis, un dieu en trois personnes, devançant de 200 ans les idées chrétiennes.

Photo : Justus Sustermans, Public domain, via Wikimedia Commons 
Galilée (1554-1642)

1500 ans ap. J.-C.

Les peuples d’Europe venaient juste d’affronter la peste noire, et partout aspiraient à la liberté et au changement. Les paysans en avaient assez de leur vie misérable, et les premiers appels à la révolution se répercutaient faiblement dans diverses régions. La décadence de l’Église catholique romaine minait son autorité. Les pressions internes et externes visant à la transformer secouèrent ses fondations durant des décennies. Trois siècles plus tôt, Saint-François d’Assise (3,5) avait supplié le pape de l’époque de revenir à la bonté originelle de Jésus. C’était maintenant au tour de Luther (1483-1546) (2,3) et de Calvin (1509-1566) (1,8) de rappeler à la caste des prêtres l’existence de leur divin fondateur. Ils dénièrent à l’Église le droit exclusif d’interpréter la Bible, et incitèrent leurs disciples à assumer eux-mêmes la responsabilité de leur salut.

Durant ces mêmes années naquit la révolution littéraire et artistique appelée Renaissance. En littérature, Shakespeare (1564-1616) (3,5), Milton (1608-1674) (1,8), Montaigne (1533-1592) (1,7) et Cervantes (1547-1616) (1,7) imprégnèrent leurs œuvres d’une profonde recherche spirituelle et philosophique. Michel-Ange (1475-1564) (3,3), le Titien (1490-1576) (3,0), Rubens (1577-1640) (3,0) et Rembrandt (1606-1669) (3,0) sortirent véritablement la peinture de l’âge des ténèbres. De manière strictement scientifique, ils entreprirent une recherche de la précision dans la représentation qui conféra à leur art mouvement et réalisme.

Par les écrits de Johan Valentin Andreas (1586-1654) (2,3), les Rosicruciens ranimèrent les sciences ésotériques et occultes de l’ancienne Égypte. Sir Francis Bacon (1561-1626) (3,7), Paracelse (1493-1541) (2,3), Jakob Boehme (1575-1624) (1,8) et le comte de Saint-Germain furent, semble-t-il, associés à cette fraternité secrète.

Une nouvelle direction des affaires mondiales

Dans les Grandes Lignes de l’Histoire (1920), H. G. Wells (1,7) décrit « trois des grandes idées qui gouvernent et structurent l’esprit de l’humanité contemporaine » : l’idée de la science, l’idée d’un Dieu juste et universel, et l’idée d’une politique mondiale. Vers la fin de l’ère du Bélier, ces idées encore faiblement exprimées commencèrent à prendre racine, et l’ère chrétienne fut témoin de leur croissance. Notre ère, celle de Maitreya, verra leur épanouissement planétaire, par la grâce de ces êtres sacrés qui influencent l’évolution à partir des mondes intérieurs et qui, de temps à autre, viennent vivre parmi nous, nous gratifiant ainsi de leur présence.

Voilà donc comment nous évoluons : par la prolifération de ces grandes idées, « émergeant de l’esprit des quelques rares personnes ou peuples exceptionnels chez lesquels elles ont d’abord vu le jour, se répandant dans la conscience générale du genre humain, et apportant d’abord une nouvelle couleur, puis un nouvel esprit, et enfin une nouvelle direction aux affaires humaines. » (H. G. Wells)

[Pour plus d’information, se référer à la Mission de Maitreya, tomes I & II, de B. Creme]

La nouvelle religion mondiale (2) [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

Le vent a tourné, le changement vers un monde meilleur et plus heureux est amorcé, et aucun pouvoir du mal ne peut empêcher plus longtemps l’avènement du Nouveau Monde ! Ouvrez les yeux et vous verrez ! Ouvrez les oreilles aux sons harmonieux de la bonne volonté qui s’immisce systématiquement dans les relations humaines et entre les nations, dérobant aux dures voix de la haine leur efficacité et leur domination d’autrefois ! Ne sentez-vous pas intuitivement la beauté de ce qui est en cours de manifestation et d’établissement, et qui, étape par étape, mène à de meilleures relations humaines et qui mènera, au final, au royaume de Dieu sur Terre ?

Toutes ces choses sont déjà ici, et il ne reste aux humains qu’à devenir conscients de celles-ci, à les accepter, les mettre en valeur et à les révéler en les démontrant dans leur propres vies, et enfin en aidant à calmer et à faire taire le tumulte extérieur, les querelles et les disputes, en éradiquant les désirs et les tendances égoïstes, mais également en faisant chacun sa part avec une véritable bonne volonté.

Ces visions et présages d’une vie nouvelle et belle pour l’humanité doivent inévitablement être reconnues, cependant, rien dans la vie ne s’acquiert sans mérite, même quand c’est prédestiné. En temps voulu, les perspectives à peine énoncées se réaliseront, mais les hommes doivent néanmoins gagner tout ce qu’ils recevront. Par conséquent, le rythme auquel le Nouveau Monde se mettra en place et deviendra une pratique vivante repose entièrement dans les mains de l’homme lui-même. C’est à lui de s’employer au maximum pour parvenir aux idéaux conçus par l’âme ; s’il devait plutôt s’asseoir et se détendre, rien de constructif n’en sortirait et sa situation pourrait même se détériorer temporairement, jusqu’à ce qu’il se réveille à nouveau, et recommence à s’efforcer et à lutter pour aller de l’avant, inspiré par une nouvelle force vers le but qu’il s’est fixé. Cela vaut pour l’individu, le groupe et la race humaine. De fait, en ce moment même, chaque individu est entouré de ces énergies prêtes à le porter en avant dans la direction choisie, à la seule condition d’être ouvert et réceptif à ces forces.

Alors comment peuvent être acquises ces qualités de sensibilité et de réceptivité ? En exprimant de la bonne volonté aimante envers tous, et en promouvant le bien commun au mieux de ses capacités en fonction des circonstances.

La manière dont ce service à ses semblables est rendu n’est pas de la première importance, ni que ce service semble insignifiant, ni qu’il puisse attirer quelque attention publique. La nature du service dépendra de bien des facteurs et sera déterminée par les capacités et les caractéristiques de la personne, par son environnement et les circonstances. Ce qui compte, en revanche, c’est le motif inspirant l’action et si le service est accompli avec un cœur aimant. De plus, le service est quelque chose de différent d’un acte pécuniaire. Et accomplir un acte de service, puis s’asseoir pour contempler d’un air suffisant le geste de sacrifice, sera probablement tout à fait inefficace. Non, la beauté du service constructif réside dans le fait qu’il fournira un stimulant, et ne sera donc qu’une étape vers un service soutenu encore plus efficace, demandant en fin de compte tous les pouvoirs et capacités dont dispose le serviteur. Ce que d’autres regarderont comme un sacrifice sera à ses yeux un cadeau offert dans la joie, parce qu’il donne et sert avec un cœur débordant d’amour.

Bien des gens, partout dans le monde et issus de toutes les confessions, commencent à reconnaître que les religions émanent d’une seule grande source spirituelle. Ils deviennent conscients que toute la haine et toutes les hostilités entre les hommes, entre les groupes, entre les nations, et pire que tout, entre les religions, proviennent dans une certaine mesure d’une vision et d’une compréhension limitées, mais surtout d’attributs égotiques tels que la suffisance, le désir de pouvoir, l’envie, et le désir sous toutes ses formes. Ils parviennent à la réalisation que nous appartenons tous à l’Humanité unique et que nous adorons tous le Dieu unique.

Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Un atterrissage en douceur [sommaire]

La semaine dernière [lettre reçue le 1er juin 2023], mon père, âgé de 85 ans et atteint de la maladie de Parkinson, tomba à la renverse dans la montée d’escalier de notre maison. Mon mari et moi entendîmes un grand fracas, comme si une lourde étagère s’était détachée du mur, puis un cri de terreur. Nous nous précipitâmes dans l’entrée et trouvâmes mon père allongé en position quasi fœtale, le côté droit sur le sol carrelé. Cependant, tous les objets qui se trouvaient sur le côté de l’escalier, y compris un carton contenant des clés et des bidons de vernis à bois que nous venions de recevoir, étaient toujours au même endroit, même si l’un des bidons de vernis était manifestement cabossé. Nous ne comprimes donc pas ce qui causa le bruit que nous avions entendu. Mon père était tombé de la cinquième marche et on ne sut pas non plus comment il put tomber de cette hauteur avec relativement peu de blessures et atterrir de cette façon. En fin de compte, il se fractura la jambe, mais nous pensâmes qu’il avait dû recevoir l’aide d’une source divine, car il ne se cogna même pas la tête sur le carrelage et ne perdit pas connaissance. Une fois le choc passé, mon père m’affirma qu’il avait senti « la présence de Dieu » en tombant et savait qu’il avait reçu de l’aide. Il précisa également ; que le temps s’était arrêté à ce moment-là.

E. G., Steyerberg, Allemagne

[Cette expérience rappelle d’autres incidents, confirmés par le Maître de B. Creme, où de l’aide a été dispensée par un Maître ou par Maitreya lui-même.]

Un conducteur attentionné [sommaire]

En novembre 2022, suite à une chute, Jos se trouvait en fauteuil roulant à l’hôpital d’Amsterdam poussé par un bénévole, à l’entrée latérale pour attendre un taxi réservé. Après un certain temps, on informa le bénévole que notre taxi était dans le parking souterrain. Nous retournâmes donc dans le hall principal, où un chauffeur de grande taille nous attendait. Il salua Jos et poussa tranquillement le fauteuil roulant vers l’ascenseur menant au parking souterrain. J’étais un peu en retrait, et ne les rejoignis que lorsqu’ils attendirent l’ascenseur, expliquant que j’étais avec Jos, il répondit : « Je sais. »

Dans le taxi, nous lui demandâmes de franchir très doucement les dos d’âne. Il se mit immédiatement à rouler avec tant de précaution que nous ne sentîmes aucun des dos d’âne sur le trajet. Il choisit également un itinéraire sans aucune secousse. Et nous pûmes même écouter les nouvelles à la radio. En sortant, nous le remerciâmes pour la douceur de sa conduite.

Plus tard, Jos et moi comparâmes nos impressions : l’homme était très différent d’un chauffeur de taxi normal ; en plus d’être très grand, d’avoir des traits marqués et un nez proéminent, il portait des chaussures noires qui se terminaient par le bout le plus pointu possible ; il était également empreint d’une forte autorité naturelle et d’une grande sérénité.

Ce ne fut que le soir, lorsque j’évoquai cette rencontre à l’occasion d’un appel téléphonique, que je fus soudain émue et que je sentis qu’il s’agissait peut-être d’un chauffeur très spécial. Il y a quelques années, Jos avait eu un accident et avait été miraculeusement transporté par un chauffeur de taxi qui, à cette occasion, était arrivé venant de nulle part. Il avait reconduit Jos chez lui et lui avait indiqué que les frais avaient déjà été réglés. (voir notre numéro de mai 2017).

J. K., Amsterdam et M. L., Driebergen, Pays-Bas

« Je serai avec lui dans la détresse » (Psaume 91) [sommaire]

Le mardi 2 mai 2023, une dame se présenta au centre d’information d’Amsterdam. Petite, les cheveux noirs et raides, un peu courbée en raison des années, elle semblait d’origine indienne. Elle était très sympathique et de contact facile. Je reconnaissais en moi une grande partie de ce qu’elle disait. Elle était difficile à comprendre car elle parlait alternativement le néerlandais et l’anglais, aucune de ces deux langues n’étant sa langue maternelle.

A un moment donné, je lui demandai si elle vivait à Amsterdam, mais elle ne répondit pas. Je ne me souviens pas de l’ordre dans lequel nous avons abordé les sujets. Pour elle, il était très difficile de méditer à cause de tous les problèmes qui se bousculaient dans sa tête. Elle fit remarquer que le Bouddha recommandait de ne pas prêter attention à ses pensées. Nous étions toutes les deux d’accord pour dire que cela restait difficile et qu’il s’agissait de continuer à essayer.

Elle m’indiqua qu’elle pratiquait le yoga respiratoire et que cela l’aidait à se calmer. Elle me montra un exercice. Puis soudain, le nombre 91 surgit. Elle me demanda alors si je connaissais la Bible et il devint clair qu’elle parlait du Psaume 91.

Elle me posa des questions sur les séances de méditation de transmission au centre d’information. Je lui indiquai le jour et l’heure, précisant que si elle désirait venir, il était préférable que, la première fois, elle vienne plus tôt pour que l’on puisse lui expliquer comment cela se passe. Elle eut l’air d’hésiter, car le lundi, elle regarde un programme télévisé qu’elle ne veut pas manquer. Je pensai « oui, je sais », car lorsque je médite « en distanciel », il m’arrive aussi de regarder un programme jusqu’à la fin avant de commencer la méditation de transmission.

Nous évoquâmes ensuite le partage et Maitreya, et je lui montrai les livres L’Instructeur mondial pour toute l’humanité et L’Éveil de l’humanité. Elle ne put choisir lequel prendre et fut finalement enchantée de prendre les deux. Elle me demanda la signification du mot « éveil » et après avoir proposé « devenir conscient » comme synonyme, elle trouva « alerte ». Puis elle s’en alla. J’épinglai le Psaume 91 sur le mur près de mon ordinateur. Il est magnifique ; je trouve les mots réconfortants, très rassurants et encourageants. Puisqu’elle m’avait délivré si clairement des conseils et un message fait sur mesure pour moi, je crois qu’il s’agissait de quelqu’un de spécial. Je lui suis très reconnaissante de sa visite.

M. L., Driebergen, Pays-Bas

PS : Chaque fois que j’ai besoin de pratiquer l’exercice qu’elle m’a montré, il fonctionne « comme dans un rêve » !

Trois expériences au festival de Yoga [sommaire]

[1] Lors du festival du Yoga de mai 2023, une grande dame habillée en blanc se présenta à notre stand. Elle était très motivée pour acheter le livre de Benjamin Creme, La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, mais comme elle n’avait pas de compte bancaire elle ne pouvait pas faire de chèque, et elle n’avait que sept euros. Elle déclara : « C’est extraordinaire. » Elle me tendit sa paume de main pour que je prenne l’argent. C’était le seul livre qui l’intéressait. Je donnai cinq euros pour le complément. Curieusement, le samedi 20 mai, un homme fit un don spontané de cinq euros. Ceci n’était jamais arrivé. Les seuls dons lors de salons passés étaient des arrondis sur l’achat de cartes postales, etc. J’ai été surpris les deux fois.

P. B. Paris, France

[2] Le 21 mai 2023, alors que j’avais une conversation intéressante avec un nomade sur le partage, je vis mon collègue parler avec une femme d’environ 1 m 85. Mentalement, je me disais que je devrais être plus concentrée dans l’échange que j’avais avec ce jeune nomade, mais je ne pouvais pas m’empêcher de regarder cette femme que je voyais de côté. Elle avait une coupe à la garçonne, et les cheveux orange. Elle était habillée en blanc. Elle avait un pantalon, et un sac en toile de jute bleu turquoise. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la paume de sa main. Elle tendit la main droite pour que mon collègue lui prenne l’argent dans la paume de la main.

Identité non communiquée, Paris, France

[3] Le 21 mai vers 17 heures, surtout du côté de l’exposition de photographies de la quatrième de couverture de la revue Partage international, une énergie est arrivée avec une grande force et grande puissance – l’émotion était forte et le corps physique réagissaient sur le cœur, le plexus solaire, dans les jambes et le ventre. Cela a duré environ 15 minutes. Une sensation d’avoir le cœur agrandi et la tête vidée. Une collègue m’a confié que le 20 mai à 15 h 30, une douche d’énergie sortait de l’expo-photos jusqu’à la fin de la journée. Cela avait commencé à la même heure que celle du 21 mai.

C. P. Fontainebleau, France

La langue des signes [sommaire]

Le samedi 27 mai 2023, trois d’entre nous tenions un stand au salon Mental Corps Esprit à Londres. Lors d’un moment plus calme dans la matinée, nous eûmes une conversation quelque peu animée. Nous avions réalisé à quel point nous utilisions automatiquement nos mains pour communiquer et, de manière ludique, nous commençâmes à exagérer nos gestes imitant des mimes. Un geste particulier que Caroline fit pour ouvrir et lire une revue nous fit tous rire.

Environ 15 minutes plus tard, un couple d’âge moyen se présenta à notre stand ; l’homme était de race blanche et semblait avoir environ 60 ans. La dame, de type indien, se tenait quelques pas en retrait. Gill s’avança vers l’homme, pensant qu’elle pourrait lui donner des informations, mais elle s’est vite rendu compte qu’il était sourd, et ils se mirent donc à communiquer par gestes.

Il pointa le mot « Maitreya » sur un DVD de notre stand et fit le même geste que nous avions fait pour évoquer la lecture d’une revue. Cependant, il indiquait qu’il voulait lire un livre et il choisit deux livres de Benjamin Creme avec le mot Maitreya sur la couverture : Les Enseignements de Maitreya – Les Lois de la Vie et Maitreya, l’Instructeur mondial. Il paya les livres et sembla très heureux, faisant avec les mains un signe de cœur sur le cœur, et la dame fit également un geste de remerciement.

Nous étions stupéfaits que notre conversation précédente et nos gestes aient été si étrangement reproduits par ces deux joyeux visiteurs.

C. et D. G., G. F., Londres, G.-B.

Ils sont là pour nous aider [sommaire]

Dans l’après-midi, après avoir échangé avec plusieurs visiteurs très intéressants, nous évoquions le fait que nous apprenions toujours beaucoup de choses lors de ces salons, lorsque soudain un visage apparut à notre gauche, contournant la cloison de notre stand. Nous ne pouvions voir que son visage, pas son corps ! Il avait l’air d’avoir une soixantaine d’années, il était indien, avec un bindi rouge entre les sourcils et un foulard noir et blanc autour de la tête – il avait l’air vraiment comique.

Il déclara avec beaucoup de conviction : « Nous devons sauver le monde. Certaines personnes s’en moquent, mais nous devons sauver le monde. Ce que nous faisons à notre planète, nous nous le faisons à nous-mêmes ; et ce que nous nous faisons à nous-mêmes, nous le faisons à notre planète. Nous avons des armes nucléaires et c’est dangereux, mais il y a aussi des ovnis qui sont là pour nous aider, et ils ne permettront pas que cela se produise ici. Mais nous devons aussi faire des choix pour nous-mêmes. »

Puis il disparut soudain. Nous avons tous pensé qu’il s’agissait d’un message de quelqu’un de spécial. Cela nous rappela ce que Benjamin Creme avait précédemment affirmé à propos des Frères de l’espace qui protégeaient l’humanité du danger des armes nucléaires.

Quelques secondes plus tard, nous regardâmes au-delà de notre stand, mais il n’y avait aucune trace de lui nulle part.

C. et D. G., G. F., Londres, G.-B.

L’amour grandit encore et encore [sommaire]

Il y a quelques années, mon fils alla m’acheter un cadeau d’anniversaire. Malgré son manque apparent de capacités mentales, il sait très bien ce qu’il veut. Cette fois-ci, il fit rapidement son choix et ne voulut pas en changer, malgré les efforts déployés par la personne qui s’occupe de lui pour le persuader du contraire. Je fus ravie lorsqu’il m’offrit une minuscule plante de kalanchoé, en pleine santé, dans un pot en céramique rose avec l’image d’un cygne et son cygnon en relief ; rien de spécial pour personne, sauf pour moi et mon mari, et, semble-t-il, pour lui. C’était comme s’il nous ramenait à l’époque où les médecins nous avaient informés qu’il n’avait pas de cancer et où nous avions fêté cela en allant nourrir les cygnes à Windsor. C’était une journée très spéciale, pleine d’amour, de plaisir et d’espoir.

L’an dernier, cette plante commença à flétrir. J’avais peu d’espoir de la sauver, mais en avril, je découvris que la seule bouture qui s’était bien enracinée avait deux feuilles en forme parfaite de cœur ! Les premières paires de feuilles étaient crénelées – ce qui est normal pour un kalanchoé. Mais la paire suivante avait des bords lisses et la paire qui la suivit était ronde, comme si un jardinier extraordinairement sage, attentionné et patient avait doucement préparé la plante à produire ces feuilles en forme de cœur. La paire suivante était minuscule, comme si elle avait été tenue à l’écart jusqu’à ce que l’on puisse remarquer les cœurs. Les feuilles ultérieures furent tout à fait normales.

Je suis persuadée qu’il s’agit à la fois d’un signe et d’une bénédiction de Maitreya – certainement le plus sage des jardiniers « veillant attentivement sur chaque bourgeon et chaque pousse ». L’amour grandit et mon cœur se réjouit chaque fois que je regarde cette plante.

P. W, Milton Keynes, Royaume-Uni

[« Cultivez l’unité comme un sage jardinier cultive son jardin, veillant attentivement sur chaque bourgeon et chaque pousse. » Le Maître de B. Creme dans Le besoin d’unité]

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

La réponse au besoin d’aide, par le Maître de B. Creme, [sommaire]

photo : HegisiregarFood Equity in Society, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Pour nous, tous les hommes sont uns, frères et sœurs au sein d’une grande famille. Les hommes ont besoin, eux aussi, de bannir de leur cœur le sentiment de séparation, et de redécouvrir la réalité de la fraternité qui repose au cœur de la condition humaine. Les hommes, tous les hommes, sont des dieux en puissance et doivent absolument créer des conditions permettant à tous de s’épanouir et de prospérer. C’est avec joie que nous vous y aiderons, quand vous ferez simplement le premier pas dans cette direction. Il ne comporte ni risques, ni difficultés. Vous n’avez rien à y perdre, et votre divinité à gagner : ce premier pas se nomme Partage.

Partage international, septembre 2006

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

LES FRERES DE L’ESPACE ET LEURS VAISSEAUX. De quelle façon les habitants des autres planètes nous aident-ils ? [sommaire]

La première chose à comprendre est que même si les ovnis  restent non identifiés pour les agences gouvernementales, ils sont néanmoins bien réels, et ont une mission. Sans leur aide, cette planète serait déjà inhabitable. Il y a des habitants sur toutes les planètes de notre système solaire. Les Maîtres de notre planète sont en contact avec les Maîtres des différentes planètes. Le système solaire fonctionne en tant qu’unité. Les planètes ne sont pas isolées, elles sont en contact permanent et évoluent ensemble. Si une planète traîne, comme l’a fait la nôtre, cela cause des soucis aux autres.
Les passagers des ovnis, d’où qu’ils viennent – il s’agit le plus souvent de Mars et de Vénus, mais parfois d’autres planètes – accomplissent une tâche immense en s’efforçant d’éliminer, ou tout au moins de réduire la pollution. La pollution est la pire des menaces pour l’humanité. C’est la plus importante cause de décès à l’heure actuelle. Elle provoque l’effondrement de notre système immunitaire, ce qui ouvre la porte à toutes sortes de maladies contre lesquelles nous serions autrement immunisés. (Partage international, juillet-août 2009)
Les Frères de l’espace s’emploient à rendre cette planète habitable. Ils parcourent notre ciel, neutralisant une grande partie des déchets nucléaires et des produits toxiques que nous rejetons dans notre atmosphère. Le karma ne leur permettant pas de nettoyer complètement la planète, ils ne le font que dans les limites permises par la Loi. Sans eux, la vie sur Terre serait très difficile : il y aurait encore beaucoup plus de morts qu’il n’y en a, le nombre de personnes touchées par la maladie d’Alzheimer augmenterait et, au quotidien, nous serions de plus en plus asphyxiés. Nous avons donc une dette considérable à leur égard. (Le rassemblement des forces de Lumière)

Si les Frères de l’espace vivent sur le plan éthérique, comment se manifestent-ils sur le plan physique afin que nous puissions les voir ? [sommaire]

C’est un phénomène temporaire. Quand un Frère de l’espace vient sur Terre et veut être vu, il doit abaisser les vibrations de son corps éthérique pour être dans notre champ de vision. Il en va de même pour les vaisseaux spatiaux.
Ces véhicules sont constitués de matière physique éthérique et si l’on ne possède pas la vision éthérique ils sont invisibles. Mais ils peuvent être vus par des centaines de milliers de gens de par le monde lorsque leurs occupants abaissent le taux de vibration du véhicule. (PI, mars 2010)

[1] La vie dans la matière éthérique supérieure peut-elle être détectée par le son au moyen d’appareils conventionnels ? [2] La capacité à entendre le son des énergies est-elle considérée comme « l’audition éthérique » ? [3] D’autres règnes de la nature, comme le règne animal et le règne végétal, existent-ils dans la matière éthérique supérieure sur d’autres planètes, par exemple sur Mars ? [sommaire]

[1] Oui. [2] Non. [3] Oui. (PI, mars 2004)

Que font les extraterrestres sur notre planète ? (Interview radio de B. Creme sur Kzum-fm, Lincoln, Nebraska, 19 juin 1993). [sommaire]

Nous avons envers les Frères de l’espace une dette que nous ne pourrons probablement jamais honorer. Ils n’ont pas besoin de procéder à des expériences pour savoir ce qu’est l’humanité. Ils vivent parmi nous. Ils savent qui ils peuvent contacter et qui ils ne peuvent pas contacter.
Lors de l’incident de Roswell, les pilotes martiens se sont sacrifiés. Ils ont délibérément atterri sur notre planète, ce qui a entraîné la destruction de leur véhicule et d’eux-mêmes dans un incident désormais célèbre dans le monde entier.
Les véhicules sont éthériques, comme les corps des Frères de l’espace, mais ils peuvent abaisser le taux vibratoire de leurs véhicules et de leurs propres corps jusqu’à ce qu’ils entrent dans notre champ de vision. C’est temporaire et, comme vous le savez probablement si vous avez lu l’incident de Roswell, les corps se sont désintégrés si rapidement que les enquêteurs ne pouvaient pas croire qu’il s’agissait de corps humains. Ils étaient humains mais martiens et la vitesse de désintégration était due au fait qu’ils sont essentiellement éthériques ; il en va de même pour leurs véhicules. Ils abaissent leur taux vibratoire pour qu’on les voie – mais ils étaient peut-être déjà là avant qu’on les voie. S’ils le souhaitent, ils peuvent donner l’impression de disparaître. Ils augmentent simplement leur taux vibratoire, mais ils sont probablement toujours là. Ils sont peut-être partis, mais il est plus que probable qu’à un moment donné, ils soient toujours là, mais qu’ils aient simplement augmenté le taux vibratoire de leur structure atomique et qu’ils sont retournés à un état physique-éthérique.

Que sont les agroglyphes ? (Interview radio de B. Creme sur Kzum-fm, Lincoln, Nebraska, 19 juin 1993.) [sommaire]

Chaque agroglyphe est un vortex, un point de notre champ magnétique. Ce que font les Frères de l’espace en relation avec cette nouvelle science, la nouvelle technologie de la lumière, c’est recréer sur le plan physique une contrepartie de notre champ magnétique. Chaque planète et entourée par un champ magnétique où les lignes de force du champ magnétique se chevauchent et un vortex se forme, un chakra en quelque sorte, tout comme dans notre propre système éthérique. Il y a sept chakras le long de la colonne vertébrale qui se trouvent en réalité le long de la colonne éthérique.
Les agroglyphes ne se trouvent pas seulement dans les cultures. Ils sont aussi dans les montagnes, les océans. Partout où les tourbillons se trouvent sur le plan éthérique, ils les reproduisent sur le plan physique. Le fait qu’ils soient dans les céréales nous permet de les voir. C’est pour cela qu’ils le font ; ils « dessinent » dans les céréales de la manière la plus merveilleuse qui soit pour nous faire comprendre que c’est fait par des êtres intelligents, et non par des vents violents, des tornades ou tout autre phénomène naturel de ce genre. Les formes actuelles sont arbitraires. Beaucoup pensent qu’il s’agit d’une ancienne langue de l’Atlantide. Ce n’est pas le cas. Elles ne sont pas complètement désordonnées, mais elles ne signifient rien. Elles sont belles et cela devrait suffire. Il est évident qu’elles ont été créées par des êtres intelligents.
Pendant plus de soixante ans, les gouvernements du monde entier ont dissimulé à la population la réalité des « ovnis » ou « soucoupes volantes ». Qui plus est, ils ont fait feu de tout bois pour dénigrer les occupants de ces vaisseaux spatiaux, nos visiteurs, et les ont fait passer pour des envahisseurs mal intentionnés et hostiles aux peuples de la Terre. Pour garder le contrôle des populations et éviter les réactions de « panique », ils ont nié l’expérience de centaines de milliers de citoyens intelligents et sans préjugés.
Ils ont ainsi créé un formidable mythe : « Les soucoupes volantes n’existent pas, mais elles représentent une grave menace pour les Terriens ! » De même, ils ont inculqué au public l’idée qu’il était grotesque de vouloir établir un lien entre les agroglyphes et de prétendus vaisseaux spatiaux. Pourtant, tous les gouvernements disposent de preuves irréfutables de l’existence et de la créativité des visiteurs en provenance de planètes-sœurs au sein de notre système solaire ; tous les savent inoffensifs, courageux, et dotés d’une technologie d’un ordre supérieur. Seule notre profonde ignorance des plans subtils de la matière a permis aux principaux gouvernements de la planète d’entretenir si longtemps cette imposture. (L’heure de la révélation, par le Maître de B. Creme, juillet-août 2009)

Vous avez indiqué que différents individus travaillent en collaboration avec les ovnis sur différents projets. Il existe aux Etats-Unis un projet intéressant dirigé par le Dr Steven Greer, le Disclosure Project (Projet divulgation) Pourriez-vous nous en parler ? [sommaire]

Le Dr Steven Greer accomplit une tâche utile. A ma connaissance, il ne travaille pas avec les Frères de l’espace, mais il s’impatiente de voir qu’il existe une foule de preuves de l’existence des ovnis dont il n’est pas fait état. Il ne s’agit pas de preuves sur leur origine et leur but, mais sur le fait qu’ils sont réels, qu’ils existent bel et bien. Ces dernières années, des centaines de milliers de personnes ont vu des ovnis, mais les gouvernements, qui ont pour la plupart toutes les preuves nécessaires, refusent de reconnaître publiquement leur existence.
Il existe une vaste entreprise d’occultation au plus haut niveau, aux Etats-Unis, en Russie, en Grande-Bretagne, en Europe et dans différents autres pays qui, pendant des années, ont collecté des données, des témoignages émanant de pilotes, de policiers, de soldats et du public en général. Tout cela constitue un énorme ensemble de preuves qui n’ont jamais été publiées, jamais révélées, mais qui sont au contraire occultées. […] Il arrive également parfois que les médias présentent les faits de façon à jeter le discrédit sur les ovnis. Ainsi, les gouvernements décident de ce que le public doit savoir – ou plutôt ne pas savoir – au sujet des Frères de l’espace et du phénomène des ovnis. Ils verrouillent l’information.
Cela exaspère S. Greer, qui a une expérience personnelle des ovnis et souhaite la faire connaître. Il a créé une association où d’anciens militaires, anciens pilotes de la RAF ou de la US Air Force viennent apporter leur témoignage. En s’exprimant ainsi au grand jour, ces hommes de haut niveau et de grande expérience tentent d’améliorer l’information et la compréhension du public et espèrent que leur intervention mènera un jour à une déclaration des pouvoirs publics sur la question.
Les gouvernements savent pertinemment que pareille déclaration serait de leur part un suicide politique. Ils savent également que si nous avions connaissance de la technologie des Frères de l’espace (qui est bien plus avancée que la nôtre), nous nous tournerions vers leurs idées et leur sagesse et abandonnerions nos dirigeants. Ces derniers, en effet, passent leur temps à se faire la guerre les uns les autres, à détruire l’économie de leurs pays respectifs par la compétition, et à rendre la vie impossible à des centaines de millions d’individus de par le monde. Si la vérité nous était révélée, il ne fait aucun doute que nous exprimerions notre désir de voir les Frères de l’espace venir nous enseigner leur savoir-faire, et ferions savoir à nos dirigeants que nous n’avons plus besoin d’eux. Ce serait pour nos gouvernements la fin de leur pouvoir. C’est la raison pour laquelle ils préfèrent que la question des ovnis reste dans l’ombre. (PI, janvier-février 2009)

L’une des activités principales des Frères de l’espace est de neutraliser la pollution par laquelle nous sommes en train de détruire la Terre, pollution engendrée principalement par les radiations émanant des centrales nucléaires du monde entier. De plus, chaque explosion nucléaire souterraine envoie dans l’atmosphère des poussières contaminées ayant une demi-vie radioactive de milliers et de milliers d’années. Dans les limites permises par le karma, les Frères de l’espace épongent une grande partie de la radioactivité et de la pollution. Ils interviennent également dans les océans et neutralisent les déchets que nous y avons plongés et qui, autrement, détruiraient toute vie marine et empoisonneraient encore davantage la planète.
Le niveau de pollution sur notre Terre a déjà atteint un niveau alarmant. L’humanité doit à la pollution – dont une grande partie est d’origine nucléaire – une mortalité maintenant supérieure à celle due aux grandes maladies. Le conseil de Maitreya et des Maîtres est de fermer immédiatement toutes les centrales nucléaires à fission de la planète, qui, à titre temporaire, pourraient être remplacées par des centrales à fusion dans l’attente de la Technologie de la Lumière.
Nos frères de l’espace jouent un rôle majeur dans la sauvegarde de notre écosystème : notre dette à leur égard est immense. (Benjamin Creme, Le Grand Retour)