Partage international


Les articles en lien sont consultables gratuitement. Les autres articles et le numéro en cours sont réservés à nos abonnés (connectés à leur compte). Nos abonnés ont également accès à une version feuilletable (visionneuse) des numéros les plus récents de la version papier.
Diffusion de l’information et droits de reproduction © Share International/Partage international. Tous droits réservés. Nos contenus ne peuvent être reproduits ou postés en ligne, sous quelle que forme que ce soit, sauf autorisation formelle de notre part. Nous encourageons bien sûr nos lecteurs à faire connaître nos contenus, et à les commenter avec leurs propres mots. Idéalement, il sera fait mention d’un titre, suivi de quelques phrases de l’article suivies d’un lien « lire la suite » pointant vers le site PartageInternational.org ou indiquant un numéro de la revue.

juin 2023 – No 418

Sommaire


 

Article du Maître —

L’Epée de clivage [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme, PI, octobre 2014.

Beaucoup de gens ont le sentiment que malgré la présence de Maitreya, le monde devient plus menaçant et plus instable que jamais. Ils se demandent ce que fait la Hiérarchie pour favoriser la résolution des nombreux problèmes qui les plongent dans la peur et le désarroi, en cette époque de tensions exacerbées. À vrai dire, la Hiérarchie est bel et bien à l’œuvre pour préparer le monde. Dans les périodes de fortes tensions et de changements importants, les gens ont, c’est inévitable, une compréhension limitée de l’état réel de la société. Ils s’imaginent que tous les événements ont le même impact sur l’avenir, alors qu’en vérité il en va tout autrement – mais cela, seuls les Maîtres peuvent le voir.

Les Maîtres voient les événements comme se déroulant sur un même plan, leur survenue n’étant que potentielle. Ils savent que certaines de ces potentialités vont se concrétiser et produire des changements dans le monde, tandis que d’autres vont simplement s’évanouir sans laisser de trace. De son point de vue limité, l’humanité voit tous les événements comme ayant une incidence sur son futur, alors qu’en fait il n’en est rien. Du point de vue des Maîtres, jamais l’humanité n’a été aussi prête à faire son entrée dans le monde nouveau qui l’attend. Elle n’a jamais été aussi proche d’une ère où les hommes aspireront à travailler pour le bien commun et s’y consacreront de tout leur cœur.

En Palestine, le Christ a dit que quand il reviendrait – au moment où nous nous y attendons le moins –, il apporterait non des paroles de paix lénifiantes mais le glaive, l’Épée de clivage, qui dresserait père contre fils, et frère contre frère. C’est précisément cette Épée de clivage que nous voyons aujourd’hui en action. L’énergie d’Amour de Maitreya stimule aussi bien celui qui est mu par l’amour et œuvre pour la justice et le partage, que celui qui engendre la discorde et la division, ou attise la cupidité. En exacerbant ces tendances opposées, l’Epée de clivage poussera les hommes à faire un vrai choix pour l’avenir – l’avenir de ceux qui manquent de tout et meurent de faim, aussi bien que celui des hommes d’argent et des adeptes de la guerre. Chacun de nous devra choisir de quel côté de cette opposition il trouve sa vérité.

 

Editorial

Aucun article pour cette rubrique

 

Ce mois-ci dans Partage international

Jamais l’humanité n’a été aussi prête [sommaire]

« Nombreuses sont les difficultés qui nous attendent, mais rien n’est plus certain que notre victoire totale. » C’est une promesse de Maitreya (datant de fin 1976 ou début 1977). En 2014, le Maître de Benjamin Creme commentait : « Du point de vue des Maîtres, jamais l’humanité n’a été aussi prête à faire son entrée dans le monde nouveau qui l’attend. Elle n’a jamais été aussi proche d’une ère où les hommes aspireront à travailler pour le bien commun et s’y consacreront de tout leur cœur. »

Ce numéro est riche d’articles inspirants sur des personnes œuvrant pour le « bien commun ». Les lauréats du prix Goldman pour l’environnement illustrent précisément cet esprit de détermination obstinée à assurer la survie de leur territoire. Cher Gilmore constate que « les citoyens et les communautés se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour obtenir des réponses judiciaires en matière de responsabilité liée à la crise climatique ».

Le sénateur Bernie Sanders est de toute évidence indigné par l’injustice inhérente à nos systèmes politiques, économiques et sociaux actuels. Il s’est récemment adressé à l’université d’Oxford pour présenter son dernier livre intitulé It’s Ok to be angry about Capitalism (La colère contre le capitalisme est justifiée). De larges extraits de son discours font état de ses préoccupations. Amnesty International réclame une protection sociale universelle et lance un appel « aux gouvernements pour qu’ils mettent en place des protections sociales universelles ».

Phyllis Creme se livre à une réflexion lucide sur l’état actuel de la Grande-Bretagne, où s’opposent un faste anachronique à une pauvreté aiguë. Pourquoi les changements urgents mettent-ils si longtemps à être mis en œuvre ? demande-t-elle. Nous répondons à cette question, en partie, grâce à la compilation de ce mois-ci sur le thème de la corruption, sujet traité par B. Creme dans la rubrique Questions et réponses.

Pour les personnes sensibles et idéalistes, en ce moment, les temps sont peut-être durs ; nous sommes quotidiennement confrontés à des choix que chacun doit assumer dans tous les domaines mais, heureusement, le Maître de Benjamin Creme énonce cette réalité implacable mais rassurante : « C’est précisément cette Épée de clivage que nous voyons aujourd’hui en action. L’énergie d’Amour de Maitreya stimule aussi bien celui qui est mû par l’amour et œuvre pour la justice et le partage, que celui qui engendre la discorde et la division, ou attise la cupidité. En exacerbant ces tendances opposées, l’Epée de clivage poussera les hommes à faire un vrai choix pour l’avenir – l’avenir de ceux qui manquent de tout et meurent de faim, aussi bien que celui des hommes d’argent et des adeptes de la guerre. Chacun de nous devra choisir de quel côté de cette opposition il trouve sa vérité. »

 

Point de vue

Amnesty International réclame une protection sociale universelle [sommaire]

par Jake Johnson,

Face à l’augmentation de la pauvreté et de la faim dans le monde et à l’imbrication des crises de la guerre, des urgences de santé publique et du changement climatique, Amnesty International a lancé le 10 mai un appel urgent aux gouvernements du monde entier pour qu’ils mettent en place des protections sociales universelles afin que tous ceux qui en ont besoin puissent bénéficier de soins de santé, de services de garde d’enfants, de pensions, d’allocations d’invalidité et d’autres avantages sociaux.

Notant que de nombreux soulèvements populaires et manifestations de masse à travers le monde ces dernières années ont été alimentés par des préoccupations économiques et sociales, Amnesty a déploré que les gouvernements se soient tournés vers « la répression et l’usage inutile et excessif de la force » contre les manifestants en difficulté, au lieu de répondre à leurs principales préoccupations, telles que les prix élevés des denrées alimentaires et les salaires dérisoires.

Photo : Shannon Badiee , CC BY-SA 2.0 , via Wikimedia Commons
Plus de quatre milliards de personnes – soit environ 55 % de la population mondiale – n’ont pas accès à la protection sociale la plus élémentaire.

« L’insécurité économique à l’origine de nombreuses manifestations s’explique par le fait que la grande majorité des gens ne jouissent tout simplement pas de leur droit à la sécurité sociale, concrétisé par la mise en œuvre de mesures de protection sociale, d’une manière qui les protégerait des crises et de la précarité et les aiderait à se rétablir », indique un nouveau rapport d’Amnesty intitulé Hausse des prix, montée de la contestation – Argumentaire en faveur d’une protection sociale universelle.

Amnesty estime que plus de la moitié de la population mondiale n’est couverte par aucune mesure de protection sociale autre que les soins de santé, et que cette proportion atteint plus de 80 % en Afrique.

« Il est choquant que plus de quatre milliards de personnes, soit environ 55 % de la population mondiale, n’aient pas accès à la protection sociale la plus élémentaire, alors que le droit à la sécurité sociale est inscrit depuis 1948 dans la Déclaration universelle des droits de l’homme », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Dans son rapport, Amnesty demande à tous les gouvernements « d’investir dans des mesures de protection sociale qui garantissent le droit à la sécurité sociale, en veillant à ce que chacun ait accès à : des niveaux adéquats de soins de santé, de soins et d’allocations parentales, d’allocations familiales, un filet de sécurité pour garantir un revenu de base pour les personnes en âge d’être actives qui ne sont pas en mesure de gagner un revenu suffisant, en cas de maladie, de chômage et d’invalidité, et la sécurité d’une pension de base pour les personnes âgées. »

De manière plus générale, le rapport du groupe humanitaire encourage les pays à s’éloigner des approches politiques basées sur les moyens en faveur d’une « protection sociale universelle » qui couvre tout le monde, quel que soit le revenu.

« Protéger les personnes contre les pertes dues aux chocs causés par des catastrophes ou des revers économiques, serait un facteur de transformation, tant pour la société que pour l’État qui fournit le soutien, en réduisant les tensions sociales et les conflits et en favorisant le rétablissement, a déclaré A. Callamard. Cela permet aux enfants de poursuivre leurs études, améliore les soins de santé, réduit la pauvreté et les inégalités de revenus et, en fin de compte, profite à la société sur le plan économique. »

Pour aider les pays à mettre en place des systèmes de protection universels, Amnesty a exprimé son soutien à un fonds mondial qui « offrirait aux États un soutien technique et financier pour offrir une sécurité sociale » – une idée qui a été approuvée par le secrétaire général des Nations unies et l’Organisation internationale du travail : « Bien que les détails de la création et de la mise en œuvre d’un tel fonds devront faire l’objet d’un accord, la situation actuelle déclenchée par la pandémie, la crise climatique et les retombées de l’invasion de l’Ukraine a clairement montré qu’il y a un besoin urgent d’un mécanisme mondial qui facilitera une couverture complète de la protection sociale contre les chocs actuels et futurs.

En plus d’investissements solides dans les protections sociales, Amnesty demande aux créanciers internationaux de « rééchelonner ou d’annuler les dettes » afin de permettre aux pays de privilégier les investissements dans les soins de santé, les programmes alimentaires et d’autres priorités par rapport aux coûteux remboursements de la dette. En outre, Amnesty a exhorté les gouvernements à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour réprimer l’évasion fiscale des riches et mettre en œuvre des réformes fiscales progressives, dont les recettes pourraient être utilisées pour financer des programmes sociaux. »

« Nous ne pouvons pas continuer à détourner le regard alors que les inégalités s’accroissent et que ceux qui luttent sont laissés pour compte, a déclaré A. Callamard. La fraude fiscale et l’évasion fiscale agressive pratiquée par les particuliers et les entreprises privent les États, et en particulier les pays à faible revenu, des ressources dont ils ont besoin. »

Le rapport d’Amnesty est publié alors que les organisations humanitaires et les experts continuent d’évaluer les conséquences de la pandémie mondiale de coronavirus, de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de l’aggravation de la situation d’urgence climatique sur les populations les plus vulnérables de la planète.

Selon un rapport publié au début du mois par le Réseau d’information sur la sécurité alimentaire, près de 260 millions de personnes dans 58 pays souffrent actuellement de faim aiguë, soit 65 millions de plus que l’année dernière.

« L’augmentation de la faim dans le monde pour la cinquième année consécutive dans un monde d’abondance salit l’humanité, a déclaré Emily Farr, responsable de la sécurité alimentaire et économique mondiale à Oxfam International, en réponse au rapport.

« Nous avons besoin d’un changement urgent et fondamental dans notre système humanitaire si nous voulons freiner l’accélération de la crise de la faim, a-t-elle déclaré. Des fonds doivent être utilisés pour équiper les pays pauvres afin qu’ils puissent se préparer et faire face aux chocs économiques et climatiques récurrents avant qu’ils ne se produisent, et les riches donateurs doivent immédiatement injecter de l’argent pour répondre à l’appel de l’Onu. Mais un financement uniquement dans l’urgence ne fera que retarder temporairement le problème. Nous devons faire plus pour résoudre les conflits, les inégalités et le changement climatique. Les belligérants doivent baisser les armes. Les pays riches et pollueurs doivent réduire leurs émissions. Les gouvernements doivent taxer les riches et les pollueurs afin de libérer des fonds pour la protection sociale et l’atténuation des effets du changement climatique, afin d’aider les populations vulnérables à faire face aux chocs. »

Source : Commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

Aucun article pour cette rubrique

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

La fin de la corruption [sommaire]

La fin de la corruption
par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme
De plus en plus, les nations parviennent à identifier et à prendre au sérieux un problème ancestral, celui de la corruption. Dans certaines régions du monde la corruption est un véritable mode de vie depuis des siècles. Bien sûr cet état de choses a profité à une petite minorité, au détriment de la majorité. Depuis des temps extrêmement reculés, des dirigeants corrompus et de puissants hommes politiques s’enrichissent grâce aux impôts dont sont redevables leurs sujets ou leurs concitoyens. Dans l’histoire récente, les grandes sociétés occidentales ont été reconnues coupables de falsifications de grande envergure dans leur comptabilité, tandis qu’en Orient on considère comme allant de soi qu’il faille « graisser la patte » à quelqu’un pour n’importe quelle transaction. La corruption est endémique et, dans certains pays, s’étend au champ social tout entier, du président ou du premier ministre au policier et au sportif. La corruption électorale règne en maître, comme l’ont montré de récentes élections, même dans des pays que l’on croît acquis à la liberté et à la démocratie. Les gouvernements qui se livrent à ce genre de fraude manquent à leurs engagements et trahissent leur peuple, perdant ainsi leur légitimité.
Face à cette corruption omniprésente est-il possible de faire naître la confiance, sans laquelle l’avenir de l’homme serait particulièrement sombre ? Sans la confiance, un partage plus équitable des ressources serait un vain espoir. Sans la confiance, les décisions globales nécessaires à la survie de notre habitat planétaire ne seraient jamais prises. Sans cette confiance bénie et bénéfique, les hommes perdraient le droit de régir la planète Terre, et se priveraient de toute possibilité de poursuivre leur évolution pour un temps incommensurable.
Ainsi en serait-il et c’est pourquoi les hommes doivent s’attaquer sérieusement, et sans délai, à l’impact destructeur de la corruption sur toutes les couches de la société, et dans tous les coins et recoins de notre vie planétaire.
Pour aider les hommes à y parvenir, l’on peut être certain que Maitreya prendra grand soin de mettre en évidence l’effet corrosif de la corruption dans toutes ses nombreuses manifestations. Il fera valoir que si les hommes veulent devenir les dieux qu’ils sont essentiellement, il leur faut abandonner leurs vieilles habitudes de tromperie et de falsification ; que pour faire face aux graves problèmes écologiques qui se posent aujourd’hui, il leur faudra travailler ensemble dans la confiance ; que lorsque la confiance fait défaut, l’on ne peut pratiquement rien faire. Les dirigeants des nations eux-mêmes baignent à tel point dans la corruption qu’ils ne font confiance à personne.
Maitreya montrera qu’il n’y a qu’un seul moyen de créer la confiance nécessaire : partager plus équitablement dans le monde entier les fruits de cette Terre généreuse, et mettre ainsi fin à jamais à la condition des millions d’hommes qui vivent dans le dénuement et meurent la faim au ventre au beau milieu de l’abondance.
Les gouvernants prêteront-ils attention aux paroles de Maitreya ? Peut-être bien que non, initialement, pour la plupart d’entre eux. Mais bientôt le peuple, partout, entendra aussi sa voix, et comprendra le bien-fondé de ses conseils. Il approuvera sans réserve les sages propos de Maitreya, et soutiendra sa cause. Quand l’opinion publique mondiale trouvera en lui son porte-parole et son mentor, ni les dictateurs cupides ni les politiciens corrompus ne pourront faire obstacle à la puissance de cette opinion. Ainsi en sera-t-il, et ainsi commencera la purification et la transformation de ce monde.

 

Politique et économie
Partout sur le globe, en particulier dans la jeunesse, s’exprime un puissant désir de changement. Les jeunes veulent un monde d’un genre nouveau, dont les structures permettront la prise en compte de leurs aspirations. Ils aspirent à la justice et au partage, à un travail qui ait un sens, et à la possibilité de fonder une famille dans la sécurité et la paix. Trop longtemps ils ont langui dans la pauvreté et l’indifférence, se voyant refuser toute possibilité de choisir leurs conditions de vie.
Dorénavant les gouvernements du monde vont devoir prendre au sérieux les aspirations d’une majorité jusqu’à présent silencieuse, et reconsidérer leurs politiques en conséquence. […] L’ordre ancien, corrompu et décadent, est en train de s’effondrer sous l’effet des nouvelles énergies du Verseau qui gagnent en puissance, et aucun gouvernement ne pourra enrayer ce processus. Les jeunes, par l’âge ou par le cœur, sont les premiers à manifester cette nouvelle aspiration à la justice. [L’aspiration de la jeunesse (Maître –)]

Sommes-nous prêts à être de véritables êtres humains, à partager et à créer les conditions dans lesquelles chacun aura le droit de développer son potentiel spirituel dans le sens le plus profond du terme : améliorer sa vie sur les plans physique, émotionnel, mental et spirituel, c’est-à-dire vivre et manifester ce pour quoi il est venu en incarnation. C’est principalement la corruption des structures politiques, économiques et sociales qui nous empêche de la faire. Ce qui est nécessaire, c’est un changement au niveau du cœur – qui, à mon avis, est en train de se produire, sinon Maitreya ne pourrait pas être ici. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

La corruption et le chaos ont été engendrés par les hommes politiques et les Maîtres sont venus pour y mettre un terme et faire comprendre aux dirigeants qu’ils ne sont pas les maîtres mais les serviteurs du peuple. [Les lois de la vie (Maitreya)]

 

Le contact avec le peuple
Les hommes politiques ne peuvent continuer à bombarder le peuple avec des lois, sans rien faire d’autre. Une meilleure façon de diriger inclut un réel contact avec les gens. On doit tenir compte de leurs besoins. Ce n’est qu’ensuite qu’on peut leur enseigner le respect de soi, qui conduit à la conscience de soi. Les valeurs de l’individu doivent être sauvegardées. Il existe actuellement peu de moyens de communication entre les dirigeants et le peuple. Néanmoins un contact « sur le terrain » est nécessaire. Si les vrais besoins sont satisfaits, la corruption diminuera, et la population carcérale sera beaucoup moins nombreuse. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Maitreya ne forcera personne à partager, mais il parlera de la nécessité de partager, seul moyen de mettre en place un système économique rationnel, générateur de justice. C’est l’injustice du système actuel qui le mettra à genoux. Il touche à sa fin parce que l’ère qui l’a engendré est révolue. C’est une forme délabrée, corrompue, cristallisée qui profite à une minorité tout en lésant considérablement le plus grand nombre.
Ce système nuit également, bien sûr, à ceux qu’il semble favoriser. C’est un poison qui divise et menace le monde : c’est pourquoi il doit disparaître. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

Dans le monde entier aujourd’hui, les individus exigent, bien souvent pour la première fois, le droit de donner leur avis sur la façon dont leur pays sera gouverné et dont il sera décidé de leur destin. Les vieilles pratiques sont remises en question et, on assiste partout à un rejet de la corruption ancestrale qui est de moins en moins tolérée.
Naturellement, cette saine réaction des masses n’est dans aucun pays perçue favorablement par les centres de pouvoirs, car c’est leur monopole des privilèges et du prestige qui s’en trouve menacé. Cependant, un monde nouveau se construit sur les injustices du passé et rien ne pourra résister à cette marée montante de changement. [L’Ère de la Justice (Maître –)]

 

Les systèmes judiciaires
Les jours sont comptés pour les médias qui cachent la vérité et dissimulent la corruption et les scandales politiques. Bientôt, les médias seront ouverts et étaleront au grand jour la corruption et le chaos qui règnent dans les sphères politiques et judiciaires. Le pouvoir judiciaire ne peut être indépendant de la constitution. Il doit être régi par elle et répondre de ses décisions. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Aujourd’hui, les systèmes judiciaires sont corrompus, comme le sont tous nos systèmes. Ils devront changer. Il en résultera un plus grand équilibre. Aujourd’hui, il existe une loi pour les riches et une pour les pauvres. Dans chaque pays, il existe un système de castes inhérent à la société qui fait que la loi n’est pas la même pour ceux qui détiennent pouvoir, influence et argent que pour ceux qui en sont dépourvus. L’influence de Maitreya et des Maîtres apportera un nouveau sens de l’équité, de la justice. A mesure que la justice se développera dans les domaines économique et politique, elle finira par imprégner tous les aspects de la société, y compris le système judiciaire. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Lorsque l’on se meut dans cette atmosphère mentale d’autosatisfaction, on est fondamentalement coupé de son moi réel, et l’on tombe dans une routine monotone, « toujours la bonne vieille et même chose », jour après jour. La vie est mouvement, mais les personnes ancrées dans l’autosatisfaction se trouvent en fait figées dans un état d’immobilisme. Le mental cherche alors de nouvelles expériences, ce qui peut mener à différentes formes de corruptions et de perversions. L’autosatisfaction engendre donc en définitive un processus autodestructeur, et elle peut détruire des sociétés entières. [Les lois de la vie (Maitreya)]

En nombre croissant, des pays qui ont longtemps croupi dans la boue de la corruption et des abus de pouvoir sont soumis au feu purificateur des nouvelles énergies qui déferlent sur le monde. Rien ne peut échapper à ce processus de transformation et de renouveau. Rien ne saurait résister au feu de la Vie nouvelle qui surgit de toutes parts.
Pour préparer ce changement, les tensions intérieures doivent d’abord s’amplifier. Partout sur la planète ces tensions s’accumulent, tandis que les anciennes énergies cèdent la place aux nouvelles. Les événements récents ne sont qu’un prélude au processus mondial par lequel les vrais besoins du peuple auront raison du despotisme et de la corruption du passé. Voitures piégées et terrorisme ne peuvent l’emporter. Les hommes ont senti le vent de la justice et de la liberté, et rien ne peut faire obstacle à leur volonté. [La vie nouvelle (Maître –)]

 

La religion
Le Maître Djwal Khul a indiqué que la plus grande victoire des forces du mal sur cette planète est que nous ayons laissé les Églises et les différentes religions monopoliser le concept de spiritualité : tout ce qui est religieux est spirituel, tout le reste ne l’est pas et peut donc être aussi corrompu que nous le souhaitons. C’est pourquoi nous avons des structures politiques, économiques, sociales et même religieuses corrompues (les Églises sont peut-être moins corrompues que les autres structures).
Nous devons élargir notre concept de spiritualité et comprendre que nos structures politiques et économiques doivent avoir une assise spirituelle. Qu’elles doivent être fondées sur le partage et la justice, qui sont des notions spirituelles. Maitreya a dit : « Le partage est divin. Quand vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. » [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

 

La nouvelle civilisation
La nouvelle civilisation sera édifiée sur les fondations du passé. Cependant, une bonne partie des acquis de ce passé, corrompus et inutiles, doit inévitablement être balayée. À ceux qui ont des yeux pour voir, les signes de l’époque nouvelle sont déjà évidents.
Quelle que soit la direction où les hommes tournent leur regard aujourd’hui, une nouvelle perspective s’offre à leurs yeux, de nouvelles idées retiennent l’attention du mental, de nouvelles structures tentent de prendre forme. Un monde en perpétuelle mutation se transforme. Les douleurs croissantes du changement sont ressenties par tous. [Le réordonnancement des priorités (Maître –)]

Où que vous puissiez regarder dans le monde, vous trouverez du changement. La structure de l’ordre ancien et décadent se trouve bouleversée de fond en comble. Nous pouvons nous en réjouir, car, en dépit de la souffrance que ce processus entraîne, un monde nouveau et meilleur est en train de voir le jour. Aussi, mes amis, trouvez du réconfort à cette idée, et envisagez l’avenir avec confiance. [Message n° 130 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

Couronnement de Charles III : la grande fracture [sommaire]

par Phyllis Creme,

Le couronnement du roi Charles le 6 mai 2023 a permis d’observer un curieux décalage, une discordance choquante. Préparée et répétée pendant des mois, la cérémonie à Westminster a été somptueuse. S’appuyant sur des siècles de tradition, elle a coûté des millions de livres sterling et a constitué un spectacle saisissant et mémorable.

La longue traîne de velours derrière le roi lorsqu’il est entré dans l’abbaye, la musique, le globe et le sceptre qui lui ont été présentés, une simple chemise blanche recouverte d’un lourd manteau de fils d’or et d’une cape de fourrure, et la lourde couronne ornée de pierres précieuses qui a été dessinée sur papier par les enfants des écoles primaires de tout le pays. C’était comme regarder un film, une fiction. De temps en temps, ce qui semblait être un gros plan inapproprié sur Charles montrait un homme de 74 ans à l’expression impossible à lire, un contraste avec sa mère, la jeune reine couronnée il y a soixante-dix ans.

Comme prévu, les gens ont fait la queue pendant des jours pour voir le carrosse doré se rendre à l’abbaye et en revenir. Des millions de personnes ont regardé ce spectacle à la télévision dans le monde entier. La cérémonie fut impressionnante et, invoquant des siècles de rituels et de traditions, étrangement émouvante. Le couronnement a été suivi le lendemain d’un long concert et d’une fête des plus extravagantes au château de Windsor, l’une des nombreuses résidences officielles appartenant à la famille royale, ainsi que dans d’autres lieux.

Mais dans les coulisses de ce spectacle aussi grandiose qu’anachronique, il y avait autre chose à voir. En fait, malgré l’importance de la foule présente, la population britannique est aujourd’hui bien moins nombreuse à approuver la monarchie – ou du moins une monarchie dont tant de membres sont soutenus par l’État et disposent d’une fortune privée démesurée.

L’invitation qui avait été faite à l’ensemble de la population britannique de se joindre au serment d’allégeance prêté au roi par l’assemblée [présente à Westminster] a été discrètement oubliée. Des manifestants potentiels ont été arrêtés à titre préventif pour éviter tout trouble à l’ordre public. Tout le monde était censé accepter le statu quo séculaire et le mythe d’une « Grande » Bretagne qui n’est plus aussi grande mais plutôt bêtement isolée après le Brexit. Le fait d’avoir un monarque signifie que nous sommes toujours implicitement invités à nous considérer comme des sujets de la couronne plutôt que comme des citoyens libres.

Photo : Katie ChanCC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Ce couronnement, c’était comme regarder un film, une fiction.

Une monarchie beaucoup moins populaire

Pendant ce temps, la réalité en Grande-Bretagne est en total décalage avec une monarchie qui est devenue beaucoup moins populaire et que la plupart des gens aimeraient réduire à un minimum suffisant pour assurer la stabilité, mais en supprimant les privilèges financiers exorbitants de cette famille élargie qui, contrairement à tout le monde, ne paie pas d’impôt sur les successions.

Aujourd’hui, beaucoup de citoyens de Sa Majesté vivent dans le dénuement. Bien qu’elle soit encore riche, la Grande-Bretagne est récemment devenue honteusement inégalitaire. Le faste du couronnement, les invités richement vêtus et la fête extravagante qui a suivi pourraient rappeler les paroles de Maitreya : « Les riches font étalage de leur fortune devant les pauvres. »

La crise du pouvoir d’achat empêche beaucoup de familles de satisfaire leurs besoins les plus élémentaires. Les coûts de l’alimentation et de l’énergie ont augmenté jusqu’à 30 %. Les personnes âgées se voient proposer des « points chauds », par exemple dans les églises locales, alors qu’elles n’ont pas les moyens de se chauffer dans leur propre domicile. Les enfants ne peuvent pas apprendre correctement à l’école parce qu’ils ont faim. On voit des enseignants leur acheter de la nourriture.

Et les gens commencent à protester. De nombreux travailleurs du secteur public se sont mis en grève : les travailleurs des transports, ce qui empêche les gens de se déplacer ; les médecins et, pour la première fois, les infirmières, qui refusent de travailler, non seulement pour protester contre leur faible rémunération, mais aussi pour s’indigner de la faillite du service national de santé, qui faisait autrefois la fierté de la nation.

En contraste avec tout ce faste, Maitreya émerge, comme un « homme simple », pour révéler ce qu’il y a de meilleur en chacun : « Mon enseignement est le suivant : apprenez à partager, à prendre la main de votre frère et à vous reconnaître en lui. » (Maitreya, message n° 91)

 

Dossier

Aucun article pour cette rubrique

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Bénédictions de lumière et formations lumineuses [sommaire]

Miracles à travers le monde

À ce jour, Partage international doit avoir publié des milliers de photos qu’on aurait pu juger « ratées » mais, dont nous savons, grâce aux informations de Benjamin Creme et de son Maître, que les marques lumineuses qui y figurent, parfois en forme de spirale, de vortex d’énergie, parfois de lumière rose, dorée ou blanche, sont en fait la manifestation physique ou l’effet d’une bénédiction reçue de l’un des Maîtres ou de Maitreya lui-même. Nos abonnés plus récents nous ont demandé la signification des formations lumineuses observées sur des bâtiments, des trottoirs et des chaussées.

Benjamin Creme a expliqué : « Elles n’apparaissent que lorsque le soleil brille, et le reflet est projeté sur des bâtiments proches sous diverses formes : croix ou cercles. Les formes sont très variées et on peut les voir dans le monde entier. Elles sont produites par les Frères de l’espace en association avec Maitreya. Ce dernier conseille les Frères de l’espace sur l’endroit où les manifester et elles peuvent recouvrir tout un côté de grands bâtiments ou présenter parfois seulement deux ou trois motifs sur une petite maison. ».

Q. 1] Les cercles de lumière font-ils partie de la technologie de la lumière ? [2] Sont-ils similaires à la technologie du laser ? [3] Pouvez-vous nous dire comment ils sont créés, et ont-ils des vertus guérisseuses pour ceux qui vivent dans la maison ou ceux qui les regardent ?
R. [1] Non. [2] Non. [3] Non. Ils ont en effet une dimension guérisseuse mais sur le monde en général plutôt que sur un individu en particulier. Ils sont créés par les Frères de l’espace associés à Maitreya. (Benjamin Creme, PI, juillet-août 2004)

Nous présentons une sélection de photos à votre considération.

Cette photo de S. A. avec son chien présente une bénédiction de lumière manifestée par le Maître Jésus.

 

Cette photo du fils d’E. G. montre une bénédiction de lumière confirmée par le Maître de B. Creme comme ayant été manifestée par Maitreya.

 

Photo du neveu d’E. G. en 2004 montrant une bénédiction de lumière confirmée par le Maître de Benjamin Creme comme ayant été manifestée par Maitreya.

Bénédictions de Saï Baba [sommaire]

Des miracles qui déménagent
Les manifestations miraculeuses suivent une fidèle de Saï Baba à sa nouvelle adresse. Cela montre que ce n’est pas forcément le lieu qui est béni, mais la personne. Lorsque L. R., dont la maison était aussi un lieu de rencontre pour les fidèles de Saï Baba, annonça son intention de déménager, ses compagnons protestèrent, craignant que les miracles ne s’arrêtent si elle déménageait. Elle les a rassurés en argumentant que Saï Baba ne peut pas être limité à une adresse – il est partout. Sa nouvelle maison est également bénie par les miracles manifestés par Sai Baba.

  • Le trident de Shiva s’est manifesté sur un tas de vibhuti, l’année dernière durant la pandémie. L. R. le plaça dans une boîte qu’elle mit dans la pièce où elle fait des pujas.
  • Vibhuti qui se manifeste depuis deux ans sur une photo de Shirdi Saï, l’incarnation précédente de Saï Baba.

Cerisiers en fleurs [sommaire]

Le 29 mars, je suis allée marcher avec mon mari le long de la rivière Ohkawa. C’était une magnifique journée, parfaite pour admirer les cerisiers en fleurs et de nombreuses personnes observaient leur floraison. J’ai repéré un arbre aux branches pendantes pleines de fleurs, prodigieusement beau. Je me suis sentie très heureuse en le regardant et je l’ai photographié.

En voyant la photo plus tard, j’ai vu qu’il y figurait un arc-en-ciel comme un flux de lumière, sous le côté droit de l’arbre. Je me suis demandée s’il s’agissait d’une bénédiction, ce qui me rendis encore plus heureuse.

E.  T., Osaka, Japon

Formations lumineuses à Levallois-Perret [février 2023] [sommaire]

Photo envoyée par M.-A. A., Paris, France.

Un ovni à Phoenix [sommaire]

Crédit : mufon.com
Etats-Unis, Arizona – Le 16 avril 2023, un témoin a photographié une montgolfière dans le ciel de Phoenix. En regardant la photo, il remarqua un objet en forme d’ovni parmi les montgolfières.

Source : mufon.com

Formations lumineuses à Findhorn [sommaire]

Photo envoyée par T. R., Findhorn, Ecosse.

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Climat : les actions en justice se multiplient [sommaire]

par Cher Gilmore,

Les citoyens et les communautés se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour obtenir des réponses judiciaires en matière de responsabilité liée à la crise climatique, car d’autres moyens d’action sont bloqués, limités ou inadéquats.

Il est prévu que des affaires judiciaires retentissantes soient entendues ou jugées cette année dans l’Union européenne, aux Etats-Unis et en Australie ainsi que de nombreuses autres affaires moins importantes en relation avec le climat partout dans le monde. Ceci indique que le nombre des affaires judiciaires concernant le climat est en augmentation, de même que leur importance.

En Europe, arguant que l’inaction des États viole leurs droits d’êtres humains, des citoyens traduisent en justice devant la Cour européenne des droits de l’Homme les gouvernements de plus de trente pays dans le cadre de trois procès différents. Cette cour, qui se saisit chaque année seulement des quelques affaires liées aux droits de l’homme les plus sérieuses, n’a jamais officiellement examiné de question liée au changement climatique. Le fait qu’elle se saisisse en 2023 de plusieurs affaires concernant le climat est déjà un précédent.

Une de ces affaires, initiée contre le gouvernement suisse par des milliers de femmes suisses âgées, se focalise sur les impacts sur la santé de vagues de chaleur induites par le changement climatique. La deuxième, portée par un membre du parti des Verts français au Parlement européen, soutient que les mesures pour le climat prises par la France ne sont pas assez ambitieuses. La troisième concerne six jeunes Portugais qui traduisent en justice 33 pays – tous les 27 États membres de l’UE, plus le Royaume-Uni, la Norvège, la Russie, la Suisse, la Turquie et l’Ukraine – pour avoir violé leur droit à la vie en raison de leur incapacité à prendre des mesures suffisantes contre le changement climatique. Un panel de 17 juges statuera sur ces affaires dont les jugements seront irrévocables.

En parallèle, la militante pour le climat Greta Thunberg et plus de 650 autres jeunes gens ont intenté une action collective en justice contre le gouvernement suédois. Leur argument est que les dirigeants de droite, en continuant à permettre l’extraction des carburants fossiles qui contribuent au réchauffement de la planète, ne tiennent pas compte de la loi suédoise qui requiert que le gouvernement réduise à zéro l’extraction des carburants fossiles d’ici 2045. Dans le système judiciaire suédois, cette action en justice est la première affaire à grande échelle qui traite du climat.

Viendront également cette année des procédures judiciaires dans le cadre d’une action collective menée par deux habitants aborigènes des Iles du détroit de Torres contre le gouvernement australien. Ces Australiens aborigènes argumentent qu’ils risquent de perdre leur terre natale à cause de la montée du niveau de la mer, et le gouvernement est responsable de ne pas avoir réussi à protéger les communautés ainsi que la culture de leur île contre des dégâts liés au climat.

 

Les 16 jeunes plaignants du Montana

Aux Etats-Unis, le tout premier procès constitutionnel lié au climat, qui est aussi le tout premier sur le climat dans l’histoire des Etats-Unis impliquant des enfants, est programmé pour commencer le 12 juin à Helena dans le Montana, et il est prévu qu’il se termine le 23 juin. Les 16 jeunes plaignants du Montana affirment qu’en encourageant un système énergétique basé sur les carburants fossiles, l’État du Montana viole leur droit garanti par la Constitution de l’État à vivre dans un environnement propre et sain, leur droit à la dignité individuelle et à être protégés par la loi. Des actions légales pour le climat initiées par des jeunes sont aussi en cours dans quatre autres États américains : Hawaï, l’Utah, la Virginie et la Floride.

Finalement, et cela va peut-être changer la donne, la Cour suprême fédérale des Etats-Unis a, au cours de ce printemps, pris une décision marquante en refusant d’entendre cinq appels venant de sociétés pétrolières dont le but était d’arriver à ce que les affaires judiciaires liées au climat ne soient plus jugées par des tribunaux de chaque État mais par la justice fédérale. Les sociétés pétrolières et gazières préfèrent les tribunaux fédéraux où l’accent est moins mis sur les dégâts locaux causés par les conditions climatiques extrêmes que sur les besoins nationaux en énergie. Fort de cette jurisprudence, il est très probable que de nombreux États et gouvernements locaux intentent d’autres actions en justice contre les sociétés pétrolières dans le but de les rendre responsables des dégâts causés par leurs produits ainsi que de leur publicité trompeuse.

Source : Common Dreams ; Inside Climate News

Du concret pour le béton et l’acier [sommaire]

Le béton et l’acier représentent une part si essentielle de la vie moderne depuis la Seconde Guerre mondiale que nous n’y pensons même plus. Ils assurent notre sécurité et rendent possible la vie en communauté à une échelle sans précédent, nous donnent accès à la production hydro-électrique, et sont essentiels à nos moyens de transports.

Ils sont omniprésents et symbolisent le pouvoir des entreprises, la richesse matérielle et notre domination sur la nature. Mais les faits suggèrent que nous devons sérieusement nous mettre à la recherche de matériaux de construction alternatifs.

En second derrière l’eau, le béton est la matière la plus consommée sur la Terre. On en utilise 30 milliards de tonnes par an. Sa fabrication et ses composants clés – ciment (calcaire et argile), sable et gravier – ont de graves effets sur la biodiversité, les paysages, le lit des rivières, les plages et consomment au moins deux pour cent de l’eau mondiale.

Le béton commence à se dégrader dès qu’il est coulé, en raison du CO2 de l’air (carbonatation). Ce phénomène est particulièrement important pour le béton armé, essentiel à la plupart des structures modernes, car les barres d’acier se corrodent en réaction, ce qui provoque des fissures et des défaillances dans le béton. Lucia Allais, professeure associée à l’université de Colombia, explique que la durée moyenne d’une structure standard en béton est de cent ans. « Le béton armé ayant été inventé il y a à peu près cent ans, les bâtiments commencent à s’effriter partout dans monde ! »

S’ils étaient des pays, le béton et l’acier seraient classés troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre sur Terre, derrière la Chine et les Etats-Unis, qui sont chacun responsable de 8 % des émissions mondiales de CO2.

Photo : Pxfuel, CC0 1.0
Une usine sidérurgique. La production d’acier est très polluante car elle nécessite de grands apports de charbon, et les fourneaux émettent des produits toxiques et cancérigènes.

La production d’acier est également une des activités industrielles les plus consommatrices d’électricité dans le monde, et environ 1,8 milliard de tonnes d’acier sont fabriquées chaque année. En plus, la production d’acier est aussi l’une des plus polluantes, puisqu’elle nécessite de grands apports de coke (charbon), et que les fourneaux émettent des polluants comme le naphtalène, qui est très toxique et cancérigène. L’eau polluée lors du processus est hautement toxique, contenant un certain nombre de composés cancérigènes ainsi que du cyanure, des sulfures, de l’ammonium et de l’ammoniaque.

Néanmoins, le béton et l’acier sont trop importants, tant pour les pays développés que ceux en développement, pour que nous puissions leur tourner le dos dès maintenant. Par chance, des alternatives soutenables existent, et sont testées avec succès à petite échelle.

Parmi les alternatives au béton, le béton de chanvre se distingue. Le chanvre est une ressource renouvelable à faible impact, qui pousse très vite, emmagasine une grande quantité de dioxyde de carbone, et ses fibres légères requièrent moins d’énergie pour le transport que le béton. Il a une longue durée de vie et procure une excellente protection contre le feu. Il présente donc un grand potentiel dans le domaine de la construction. En 2024, le béton de chanvre sera ajouté au Code de la construction résidentielle aux Etats-Unis, ce qui facilitera l’obtention de permis pour l’utilisation de cette option régénératrice et de stockage du carbone.

A Boden (Suède), la première aciérie verte commerciale au monde devrait produire ses premiers lots d’acier d’ici 2025 et, grâce à sa technologie à l’hydrogène, permettre de réduire les émissions de 95 %. L’électricité utilisée pour fabriquer l’hydrogène et alimenter l’usine provient de sources d’énergie renouvelables locales, notamment l’hydroélectricité et l’énergie éolienne. Des entreprises sidérurgiques en France, en Allemagne, au Chili et en Espagne travaillent sur des projets d’acier vert, et plusieurs initiatives internationales ont été lancées pour collaborer à la « décarbonation » de l’acier, notamment le Breakthrough Agenda, signé par 43 pays lors de la COP26, et le Partenariat pour un acier propre de l’UE.

Plus surprenant est une nouvelle startup de la construction, Plantd, qui produit des panneaux d’OSB à partir de grandes graminées à croissance rapide. Ces herbes peuvent croître de 6 à 9 m par an, les cultures restent en place et capturent plus de CO2 que les arbres. Le conditionnement des fibres crée un matériau de construction plus solide, plus léger et moins cher que le bois. Les panneaux permettent de réaliser des économies et d’améliorer l’efficacité énergétique des nouvelles habitations : ils enveloppent les bâtiments en réduisant les fuites thermiques dues aux interstices entre les murs. Une large utilisation de ces herbes dans la construction nous aiderait aussi à prévenir une plus grande destruction des puits de carbone que sont nos forêts.

Dans son livre The New Carbon Architecture (la nouvelle architecture du carbone), Bruce King explique : « Toutes ces technologies émergentes arrivent simultanément alors que la compréhension se répand de l’importance du « carbone incorporé » des matériaux de construction dans le combat climatique. Le milieu de la construction pourrait devenir une solution à la crise climatique. »

Source : Euronews Green Noema ; IET

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Aucun article pour cette rubrique

 

Vers un meilleur avenir pour tous

Aucun article pour cette rubrique

 

Entretien

Aucun article pour cette rubrique

 

Environnement

Aucun article pour cette rubrique

 

Esotérisme

Aucun article pour cette rubrique

 

Faire le lien

Aucun article pour cette rubrique

 

Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Aucun article pour cette rubrique

 

Fenêtre sur le monde

Aucun article pour cette rubrique

 

La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
Aucun article pour cette rubrique

 

La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Casserolades en France [sommaire]

En 2018, lors de grandes manifestations qui ont duré plusieurs mois en France, le gilet jaune, objet de sécurité, s’est transformé en symbole de contestation. « Nous existons, nous demandons que nos revendications soient prises en compte », scandaient les manifestants, exaspérés par une nouvelle taxe carbone qui allait les frapper alors qu’ils avaient déjà du mal à joindre les deux bouts. Les « invisibles », les « inexistants » devenaient soudain le centre de l’attention en occupant les ronds-points avec leurs gilets jaunes fluorescents

Cette année 2023, les Français se sont mobilisés contre la réforme des retraites, dans de grandes manifestations réunissant plus d’un million de personnes dans toute la France, dans une unité sans précédent entre les syndicats et un mouvement populaire spontané. Pour eux, cette réforme est injuste car elle touche d’abord les personnes qui commencent à travailler plus tôt dans leur vie et qui ont déjà une espérance de vie inférieure de dix ans à celles qui ont fait des études. Elle ne modifie pas l’âge de la retraite des personnes qui ont étudié, qui ont un travail plus intéressant, moins fatigant et mieux rémunéré, et elle allonge les années de travail de personnes physiquement fatiguées et épuisées. Ces manifestations remettent en question la place du travail rémunéré dans nos vies.

Pour attirer l’attention de la population, les manifestants ont fait des « casserolades », également appelées « cacerolazo » en Amérique latine, avec l’utilisation imaginative et bruyante de casseroles et de poêles dans les manifestations. Malgré l’opposition populaire, syndicale et de l’Assemblée nationale, le gouvernement a imposé sa réforme par des artifices constitutionnels. Alors, les Français ont remis au goût du jour l’usage des casseroles pour se faire entendre. Partout en France, le vacarme des casseroles retentit lors des déplacements publics des ministres ou du président. Ce vacarme assourdissant exaspère le gouvernement, qui aurait voulu passer à autre chose, après avoir imposé sa réforme.

Les « concerts » de casseroles sont un mode de manifestation international : en Argentine lors de la crise financière et de la fermeture des banques, au Québec, en Espagne, au Liban. Les peuples utilisent les casserolades comme une arme de dérision, dans un mouvement festif, bruyant, créatif. Il attaque le pouvoir dans son aspect symbolique, il souligne le discrédit du discours officiel.

Interrogée par Médiapart, Danielle Tartakowsky, historienne des mouvements sociaux explique : « Ce mouvement a deux caractéristiques originales : l’unité sans faille des syndicats, mais aussi l’ancrage dans les villes petites et moyennes comme ce fut le cas lors des mouvements des gilets jaunes. La crise sociale est devenue une crise démocratique, une crise de régime, une crise politique. […] Quand un mouvement aussi puissant est vaincu, que fait-on ? »

Les salaires et les pensions ne suivent pas l’inflation, alors que les revenus du capital explosent ; alors le mépris de classe, les discours creux soutenant une politique néolibérale injuste deviennent insupportables.

En même temps, des agriculteurs manifestaient contre les méga-bassines de Sainte-Soline, exigeant une véritable politique écologique, la reconnaissance de l’eau comme bien commun, et refusant l’accaparement de cette précieuse ressource par les grandes exploitations. D’autres manifestaient contre le projet d’autoroute A69 Castres-Marseille, érigeant symboliquement un mur de parpaings sur le tracé prévu.

Dans ces mouvements de base et d’auto-organisation, une forme de démocratie sociale se développe, fondée sur des valeurs qui témoignent d’une nouvelle conscience croissante de valeurs supérieures existant en dehors et au-delà de la démocratie élective et représentative des partis politiques et des syndicats. D’une certaine manière, ils montrent comment nous pourrions vivre différemment ensemble.

Source : Mediapart

 

Le point de vue de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les enseignements de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
Aucun article pour cette rubrique

 

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
Aucun article pour cette rubrique

 

L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Aucun article pour cette rubrique

 

Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Aucun article pour cette rubrique

 

Autres

La nouvelle religion mondiale (1) [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

Toutes les nations, avec leurs multiples religions, ont un lien en commun : leur croyance en un être suprême. Cette déité est désignée par bien des noms et vénérée par bien des cérémonies et des rituels, sans que les masses soient conscientes du fait que dans toutes ces instances, elles en appellent aux pouvoirs de la même entité.

Quand les peuples de la Terre arriveront à la reconnaissance qu’ils ont un Père en commun, cela sera indicatif de la réalisation naissante de la fraternité humaine, que l’humanité ne forme qu’une seule grande famille. Découlant de cette reconnaissance, l’Unique Église et la nouvelle religion mondiale seront formées, et émergeront graduellement comme un lien mutuel pour unir les hommes par des liens rapprochés.

Ce grand objectif de finalement réunir tous les peuples du monde en une seule grande église universelle est la tâche des Maîtres Koot Hoomi et Morya, assistés de Maître Jésus.

Le monde est actuellement sous l’influence de plus en plus forte des énergies du Septième Rayon de la Loi cérémonielle et de l’Ordre, et du chaos actuel naît le nouvel âge. Un rythme nouveau sera graduellement imposé à l’actuelle condition désordonnée de l’humanité, et cela mènera pas à pas à un nouvel ordre social et à de nouvelles relations. Ces changements sont désormais en manifestation active et sont exprimés sur tous les fronts de l’activité humaine, qu’elle soit sociale, économique, scientifique, politique ou religieuse. C’est la présente turbulence religieuse qui porte l’évolution vers la Nouvelle Église mondiale. Inévitablement, ces grands changements prennent du temps, mais ils arriveront plus tôt que ce qui est généralement admis.

L’approche dévotionnelle de la Nouvelle Église sera orientée mentalement, et reposera largement sur la reconnaissance scientifique des mondes subjectifs et l’appréciation de certains aspects cérémoniels scientifiques. Bien des membres de la communauté scientifique s’avéreront être des disciples et même des initiés sur le chemin de lumière, et le scepticisme actuel s’estompera progressivement. Le danger qui se présentera alors sera celui d’une approche intellectuelle si dominante que les aspects dévotionnels et mystiques en seraient relégués loin en arrière-plan, donnant un point d’appui temporaire aux forces obscures. Cependant, il est possible de se prémunir de cette difficulté quand elle est anticipée.

Les conceptions de la vérité sont en évolution permanente et peuvent ne jamais arriver à une conclusion. À cause de l’éveil intellectuel et mental des deux siècles passés, une adaptation spirituelle correspondante suit son cours naturellement, les hommes cherchant sans cesse de nouvelles interprétations des principes spirituels anciens. Ils ne se satisfont plus de se voir prescrire quoi croire et quoi rejeter. L’homme cherche la nouvelle lumière sur son chemin, et inévitablement il trouvera cette lumière. Il devient peu à peu conscient de son contact personnel avec son Père, lequel peut être atteint sans la médiation et l’autorité d’une église, sans les croyances dogmatiques d’un ministre du culte, ou sans le rituel approuvé. Une fois devenu conscient de sa propre âme, aucune religion imposée ne saurait par la suite contraindre son déploiement spirituel. Avec la découverte de vérités anciennes qui sont restées jusqu’à présent relativement cachées, l’homme ordinaire peut désormais se faire sa propre interprétation du savoir disponible, formuler ses propres idées concernant la nature des mondes subjectifs de la Déité, et parvenir à ses propres conclusions envers l’attitude à tenir et les procédures à suivre sur son chemin de développement spirituel. Dans le futur, les personnes orientées spirituellement seront en grande partie guidées par ces dispositions envers la religion, et elles commencent d’ores et déjà à poser les fondations de la nouvelle religion mondiale et de l’Église universelle. Cette religion du nouvel âge ne sera pas fondée sur des doctrines dogmatiques mais sur quelques principes simples, que l’on peut résumer ainsi :

a) La liberté individuelle, et par conséquent la liberté de pensée, chaque personne devant travailler à son propre salut, à sa manière, sous la direction de sa propre âme.

b) L’amour spirituel envers son prochain, amenant à la bonne volonté universelle, à la fraternité humaine et aux justes relations humaines, exprimées et démontrées par le partage altruiste et le service mutuel.

Toute religion sera alors regardée comme émanant d’une seule source spirituelle, et cela rassemblera graduellement l’humanité, afin d’être unie par l’unique religion mondiale. Une telle humanité n’implique pas qu’elle formera un groupe unique et homogène dans lequel toutes les races seraient physiquement, socialement et politiquement amalgamées. Au contraire, la beauté d’une telle synthèse de l’humanité tiendra à sa variété et aux différenciations en plusieurs races, couleurs, langues et cultures, avec des coutumes variées, unies par des principes religieux communs et une entente mutuelle.

Cette nouvelle religion mondiale n’est ni une fiction imaginaire ni un vague rêve, mais c’est un processus prenant forme actuellement. Il a été prophétisé que, aussitôt que l’homme aura fini de préparer la voie et sera prêt à la parcourir, une autre grande révélation l’attendra. La nature de cette future révélation est inconnue, et les hommes ne peuvent que chercher à développer leurs perceptions intuitives et vivre dans l’attente que soit révélée cette nouvelle lumière. Qu’ils essaient de faire montre d’une prise de conscience spirituelle croissante et deviennent conscients du « nuage de pluie des choses connaissables1 » planant perpétuellement au-dessus de l’humanité.

Un aspect qui prendra de l’importance dans le nouvel âge est le développement de la fraternité des hommes, en tant que fait réel et accepté. Par le passé, ce sujet a été beaucoup commenté mais très peu a été accompli dans la pratique. En fait, il semblerait que les relations entre les nations et entre les races se soient même détériorées et aillent de mal en pis. Superficiellement, il en est ainsi, mais l’homme ne devrait pas se laisser accabler par tout le bruit et les vaines paroles, ni être aveuglé par la poussière soulevée par ces combats à la surface. Il faut reconnaître que les conditions extérieures sont assez mauvaises et fort dérangeantes, et il faut tout tenter pour apaiser les tempéraments troublés et ainsi aider ces tempêtes à se calmer, permettant ainsi à un toujours plus grand nombre d’entrevoir ce qui se passe sous cette surface agitée, d’entendre ces voix calmes mais insistantes et perspicaces qui appellent à l’attention, et intuitivement ressentir les vibrations des nouvelles énergies s’écoulant des éthers à travers chaque sphère de la vie humaine. Le pouvoir immanent et transcendant de Dieu, de l’esprit du Christ qui a été invoqué de façon si incessante et avec tant d’insistance par les personnes spirituelles et les groupes du monde entier, a maintenant un effet prononcé. Les énergies évoquées – l’amour, la tolérance et la bonne volonté – sont déversées dans le monde humain, où deviennent apparentes jour après jour des réactions plus puissantes et permanentes.

1 – NdT : Patanjali, dans Yoga Sutras, livre IV, v.29

Six éminents défenseurs de la Terre primés [sommaire]

Prix Goldman pour l’environnement 2023

Décerné chaque année aux héros de l’environnement des six continents habités, le prix Goldman honore les réalisations de militants de terrain du monde entier, tout en inspirant les gens à agir pour protéger la planète. Depuis sa création en 1989, le prix a récompensé 219 écologistes de 95 pays. Les lauréats de cette année viennent du Brésil, de Turquie, d’Indonésie, de Finlande, des Etats-Unis et de Zambie, et reçoivent chacun un soutien financier pour poursuivre leur action environnementale.

 

Amazonie brésilienne : arrêt de l’exploitation minière

Alessandra Korap Munduruku a fédéré des communautés indigènes afin de stopper l’expansion minière de la société britannique Anglo American dans la forêt amazonienne brésilienne. Elle est membre de la communauté indigène Munduruku du territoire Sawré Muybu, qui s’étend sur plus de 1 600 km2 de forêt tropicale. En mai 2021, après des mois de pression intense de la part d’Alessandra et de sa coalition de communautés autochtones et d’ONG, la société s’est formellement engagée à retirer 27 demandes de prospection approuvées pour exploiter l’intérieur des territoires autochtones, dont le territoire autochtone Sawré Muybu. La décision protège une zone gravement menacée de l’Amazonie – la plus grande forêt tropicale du monde et un puits de carbone d’importance mondiale – contre la poursuite de l’exploitation minière et de la déforestation.

Après avoir reçu le prix, Alessandra a déclaré : « Je suis une femme autochtone et je me tiens devant vous ce soir pour rappeler au monde que nous, les peuples autochtones du monde entier, protégeons les forêts et la vie pour vous tous, vos enfants et votre avenir.

Nous sommes honorés par cette reconnaissance de notre lutte collective pour protéger notre territoire ancestral de la compagnie minière Anglo American. Il existe de nombreux projets funestes qui vont affecter nos vies. Je tiens à préciser que nous n’arrêterons pas de nous battre pour défendre notre foyer.

En tant que porte-parole de mon territoire, je suis l’une des nombreuses femmes, enfants, sages-femmes, jeunes, guérisseurs et chefs qui consacrent leur vie à la protection de l’environnement qui fait partie de nous et vit en nous. Pour le peuple Munduruku, nos forêts, nos rivières, nos animaux et nos lieux sacrés sont tous vivants et font partie de nous. Au Brésil, nous existons depuis 523 ans, luttant pour notre droit de vivre. Nous sommes plus de 305 peuples reconnus, sans compter ceux qui vivent dans l’isolement. Nous parlons plus de 274 langues. Nous sommes nombreux et nous sommes variés[…]

Nous luttons pour les droits des peuples autochtones et résistons aux entreprises avides parce que nous sommes connectés à la Terre. Si ceux qui ont de l’argent et du pouvoir réussissent, nous perdrons tous. […] Nous devons continuer à nous battre pour notre survie, pour la survie de notre territoire, et de notre Mère la Terre qui souffre énormément. Chacun de nous a la responsabilité de demander des comptes aux gouvernements et aux entreprises. La rivière est notre cœur ! »

 

Turquie : extension des aires marines protégées

En collaboration avec des coopératives de pêche locales et les autorités turques, Zafer Kizilkaya a étendu le réseau turc d’aires marines protégées le long de 500 km de la côte méditerranéenne du pays. Les zones nouvellement désignées ont été approuvées par le gouvernement turc en août 2020 et comprennent une extension de 350 km2 des « zones hautement protégées » et 70 km2 supplémentaires de zones interdites à la pêche. L’écosystème marin de la Turquie a été gravement dégradé par la surpêche, la pêche illégale, le développement du tourisme et les effets du changement climatique. Ces aires protégées contribueront à atténuer ces problèmes.

Zafer a déclaré : « La situation est désastreuse. Mais j’ai eu la chance de rejoindre une poignée d’écologistes de la région qui tentent de résister à cette menace en documentant ce qui est en jeu et en éduquant les autres sur les raisons pour lesquelles nous devons sauver nos environnements marins. […] Alors que les aires marines protégées couvrent actuellement 8,3 % de la mer Méditerranée, les zones entièrement protégées représentent moins de un pour cent. Nous sommes encore loin de l’objectif de protection d’au moins 30 % des océans d’ici 2030 fixé [lors de la Cop15] dans l’engagement « 30 X 30 ».

Il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que les dégâts ne deviennent irréversibles. Sous les vagues, dans les océans et la mer avec lesquels nous partageons cette maison, il y a un appel à l’aide. Nous avons besoin que le public comprenne l’importance et l’urgence de créer davantage d’aires marines protégées et de soutenir les efforts de conservation. La protection des océans est aujourd’hui essentielle pour l’avenir de la planète. »

 

Indonésie : sauver la forêt tropicale du nord de Sumatra

Delima Silalahi a mené une campagne pour garantir la gestion légale de 72 km2 de terres forestières tropicales pour six communautés autochtones Tano Batak du nord de l’île de Sumatra. L’activisme de sa communauté a permis de récupérer ce territoire auprès d’une entreprise de pâte à papier qui l’avait partiellement transformé en plantation industrielle d’eucalyptus, une monoculture non indigène. Les six communautés ont commencé à restaurer les forêts, créant ainsi de précieux puits de carbone au sein de la forêt tropicale indonésienne riche en biodiversité.

Delima a déclaré : « Pour nous, la communauté batak, la terre est notre identité sacrée. Ce combat vise à protéger notre Terre Mère et à préserver notre identité en tant que peuple batak. L’exploitation de cette industrie de pâte à papier pendant plus de trente ans a apporté la misère aux autochtones et causé une dégradation massive de l’environnement. En plus de détruire les forêts, dont l’arbre à benjoin d’une grande valeur matérielle et culturelle, la déforestation a asséché les rivières et chassé les animaux de leurs habitats, les forçant entrer en compétition avec les communautés locales pour l’espace vital.

Les communautés autochtones Tano Batak demeurent sous la menace constante d’être éliminées par un développement destructeur de l’environnement, mené par ceux qui ne se soucient que des profits. Nous devons nous unir, collaborer et faire de notre mieux pour prévenir cette effrayante détérioration de l’environnement et protéger les pauvres et ceux qui sont vulnérables à ses effets destructeurs.

Nous continuerons à nous battre pour nos droits, pour préserver nos coutumes et pour protéger nos forêts. Ensemble, nous pouvons garder le benjoin au cœur de la vie de nos générations futures. »

 

Finlande : restauration des tourbières

Depuis avril 2018, Tero Mustonen a dirigé la restauration de 62 anciens sites industriels d’extraction de tourbe et de foresterie gravement dégradés dans toute la Finlande – couvrant 348 km– et les a transformés en zones humides et habitats productifs et riches en biodiversité. Riches en matière organique, les tourbières sont des puits de carbone très efficaces. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, les tourbières sont les plus grands réservoirs de carbone naturel sur Terre. Environ un tiers de la superficie de la Finlande est constitué de tourbières.

Tero a déclaré : « Au centre de ce travail se trouve la préservation et la restauration – parfois appelées réensauvagement  des tourbières. Les tourbières sont des écosystèmes critiques et trop peu compris. Ce sont les parties interconnectées des bassins versants qui stockent l’eau lors des crues, maintiennent la biodiversité et maintiennent le carbone dans le sol pour nous tous. Après les forêts tropicales, les tourbières sont les deuxièmes poumons du monde. En fait, un tiers du carbone mondial présent dans le sol est encore stocké dans les tourbières du Nord et de l’Arctique. Ceci est d’une importance cruciale pour la résilience climatique. Cela fait de notre partie du monde une sorte de « deuxième Amazone », et lui confère une place centrale dans la lutte contre le changement climatique. »

 

Etats-Unis : victoire contre un géant du plastique

En décembre 2019, Diane Wilson a remporté un procès historique contre Formosa Plastics, l’une des plus grandes entreprises pétrochimiques au monde, pour le déversement illégal de granulés plastiques toxiques dans le golfe du Texas. Le règlement d’une amende de 50 millions de dollars est la plus grosse condamnation obtenue dans l’histoire du Clean Water Act [loi fédérale sur l’eau] des Etats-Unis lors d’un procès de citoyens contre un pollueur industriel. Dans le cadre du règlement, Formosa Plastics a accepté d’atteindre le « zéro rejet » de déchets plastiques de son usine texane de Lavaca Bay, de payer des pénalités jusqu’à ce que les rejets cessent et de financer la dépollution des zones humides, des plages et des voies navigables locales affectées.

Diane a déclaré : « Je combats depuis trente-quatre ans, un géant du plastique situé sur la côte du golfe du Texas. Il s’agit de Formosa Plastics, un pollueur international basé à Taïwan. J’avais 40 ans, j’avais cinq enfants et je travaillais dans une poissonnerie quand j’ai commencé. Maintenant, j’ai 74 ans. Cela montre qu’on n’est jamais trop vieux pour faire ça.

Quand j’ai commencé, je n’avais aucune expérience, aucun soutien, pas d’argent. Les gens disaient surtout que j’étais folle. Ils disaient que j’étais une hystérique.

[…] Puis, comme je continuais, ils ont essayé de me soudoyer. Lorsque cela n’a pas fonctionné, un hélicoptère a atterri dans ma cour. Des coups de feu ont été tirés et mon chien a été tué. Puis mon bateau a été saboté et il a failli couler avec moi dedans. Lorsque j’ai organisé une manifestation, l’entreprise a embauché 300 travailleurs et leur a payé des heures supplémentaires pour constituer un piquet de grève. »

« Mais j’ai persisté. Et la raison pour laquelle j’ai persisté c’est que la baie était vivante pour moi. Elle faisait partie de la famille. Quand j’étais enfant, nous vivions près de l’eau. J’ai marché sur ses rives et j’ai pataugé dans ses eaux. Et quand j’avais environ cinq ans, je pouvais littéralement voir l’eau et elle était comme ma grand-mère. Et j’ai juré que cette compagnie n’aurait pas la baie. Ils obtenaient tout de l’État du Texas, des autorités locales, mais ils n’allaient pas obtenir la baie.

[…] J’ai fait de la désobéissance civile alors que je ne savais pas ce qu’était la désobéissance civile. J’ai fait des grèves de la faim alors que je n’avais aucune idée de ce qu’était une grève de la faim. J’ai 13 grèves de la faim au compteur. Parce que le plus drôle, c’est que j’ai découvert que la désobéissance civile fonctionne. Lorsque vous exprimez votre intention et que vous vous déplacez physiquement, des choses se produisent.

Un homme célèbre a dit un jour : « Un homme raisonnable s’adapte au monde, mais un homme déraisonnable fait en sorte que le monde s’adapte à lui ». Dans ce cas, nous nous comportons trop bien. Nous devons devenir déraisonnables pour cette planète.

Tout au long de ce voyage, j’ai perdu beaucoup de choses. J’ai perdu un mariage. J’ai perdu mon bateau. J’ai perdu mon travail. J’ai perdu beaucoup d’amis. Mais le plus drôle, c’est qu’en perdant tout, vous gagnez votre âme. »

 

Zambie : une société minière britannique tenue pour responsable de ses opérations

Alarmé par la pollution produite par l’exploitation de Konkola Copper Mines dans la province de Copperbelt en Zambie, Chilekwa Mumba a organisé une action en justice pour tenir responsable la société mère de la mine, Vedanta Resources, basée au Royaume-Uni. La victoire de Chilekwa à la Cour suprême du Royaume-Uni a fait jurisprudence. C’était la première fois qu’un tribunal anglais décidait qu’une entreprise britannique pouvait être tenue responsable des dommages environnementaux causés par des opérations gérées par une filiale dans un autre pays. Ce précédent a depuis été appliqué pour tenir Shell Global, l’une des dix plus grandes sociétés au monde en termes de chiffre d’affaires, pour responsable de sa pollution au Nigeria.

Chilekwa a déclaré : « Je salue le cabinet d’avocats Leigh Day qui a fourni tant de conseils tout au long de ce qui s’est avéré être un processus fastidieux [de six ans] pour faire porter la responsabilité et la réforme des opérations minières réalisées dans des communautés qui étaient impuissantes à lutter contre la dégradation de leur environnement. J’accorde également un grand crédit aux membres de l’équipe zambienne locale, dont certains que je ne peux pas citer nommément car ils étaient des lanceurs d’alerte anonymes. Et je tiens à remercier les communautés impliquées de s’être défendues et de le faire non seulement pour elles-mêmes, mais pour l’avenir de notre planète. »

Source : goldmanprize.org

La colère contre le capitalisme est justifiée [sommaire]

Discours de Bernie Sanders à l’université d’Oxford

Dans ces extraits du discours prononcé à l’université d’Oxford (Royaume-Uni), le 25 février 2023, le sénateur américain Bernie Sanders dénonce avec virulence la cupidité des entreprises et leur rôle dans la désintégration de la société, et nous demande de réfléchir à ses causes. Il exhorte les jeunes à utiliser leur extraordinaire potentiel et à travailler ensemble pour créer une démocratie économique et préserver la planète. Tous ces thèmes sont au cœur de son dernier livre It’s OK to be Angry about Capitalism (La colère contre le capitalisme est justifiée, non traduit).

 

Quel est notre objectif en tant qu’humains ?

Aujourd’hui, plus de 60 % des Américains vivent au jour le jour. Au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis, c’est extrêmement stressant et cela réduit l’espérance de vie. De plus la pandémie a fait des ravages dans le monde entier, plus d’un million d’Américains en sont morts. Avant la covid, l’espérance de vie aux Etats-Unis était inférieure à celle de la plupart des autres pays industrialisés [NdlR : elle a encore régressé]. Comment cela se fait-il ? Les médecins nous expliquent que les gens meurent de maladies liées au désespoir.

Vous aviez un bon emploi dans une usine, et gagniez bien votre vie, mais cette usine a fermé, peut-être pour être délocalisée en Chine. Vous retrouvez un emploi à moitié ou aux deux tiers du salaire précédent. Si vous n’avez pas les moyens de payer les frais de santé, ni d’envoyer vos enfants à l’université, si vous vous inquiétez pour vos enfants vous regardez autour de vous et vous pensez : « Ma vie est sans avenir. Celle de mes enfants pourrait être pire que la mienne. » Et vous vous mettez à boire. Ainsi beaucoup de gens deviennent dépendants de l’alcool et de la drogue. L’an dernier, plus de 100 000 Américains sont morts par overdose. La toxicomanie y est un problème très grave que nous nous efforçons de résoudre. En outre nous constatons une augmentation des suicides.

 

photo : Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of AmericaCC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons 
Bernie Sanders

Inégalités

Aux Etats-Unis, les riches n’ont jamais été aussi riches.  Le dirigeant d’une grande entreprise gagne scandaleusement 400 fois plus que l’employé moyen.  Au cours des 50 dernières années, il y a eu un transfert de richesses de l’ordre de 50 000 milliards de dollars, des 90 % les plus pauvres vers les 1 % les plus riches. De grandes entreprises en ont racheté d’autres, puis se sont regroupées avec d’autres et ont fusionné encore avec d’autres. Pratiquement tous les secteurs de la société américaine sont dominés par une poignée de grandes entreprises, ce qui leur permet de fixer les prix comme elles l’entendent, en l’absence d’une véritable concurrence.

Ainsi, l’essence à la pompe est à un prix très, très élevé. Or, il se trouve qu’ExxonMobil a réalisé 200 milliards de dollars de bénéfices l’année dernière. Les prix des denrées alimentaires augmentent. Il s’avère que les grandes sociétés agroalimentaires ont réalisé d’énormes bénéfices ainsi que les grandes sociétés immobilières. Alors, sous couvert de problèmes de chaîne d’approvisionnement ou de guerre, dans cette confusion, ils ont augmenté les prix de manière substantielle, réalisé des profits records et mis la population en difficulté.

 

Ils décident. Vous perdez

Vous devez réaliser que premièrement, il ne s’agit pas d’argent mais d’une question de pouvoir. Il s’agit de faire comprendre aux travailleurs syndiqués : « Vous pensez que si vous vous opposez à moi, vous obtiendrez quelque chose. J’ai une mauvaise nouvelle pour vous, c’est moi qui ai le pouvoir. Et je me moque de la justesse de votre cause, que je gagne trop d’argent, et que vous en avez besoin pour vivre. Je ne vous en donnerai pas car j’ai le pouvoir. » C’est la première leçon que je retiens.

La deuxième leçon que nous avons apprise est que lorsque nous traitons avec la société X, il s’avère qu’elle appartient à quelqu’un d’autre et qu’elle ne prend pas les décisions. On s’est aperçu qu’aux Etats-Unis, il y a trois sociétés cotées à Wall Street : Black Rock, Vanguard et State Street qui détiennent des actifs cumulés de 20 000 milliards de dollars. Elles sont présentes dans le monde entier. Et il s’avère qu’elles sont les principaux actionnaires de 95 % de l’indice S&P 500 des grandes entreprises américaines. Quelques milliers de personnes prennent des décisions économiques incroyables. Il s’agit donc d’une concentration de la richesse.

Ma troisième préoccupation concernant le rôle joué par les grandes fortunes aux Etats-Unis a trait à notre système politique. Il y a quelques années, les membres de l’organisation Citizens United (Citoyens unis) se sont réunis et ont déclaré : « Nous voulons injecter de l’argent dans le processus politique. Nous sommes des citoyens américains. Nous croyons en la liberté d’expression et nous voulons exprimer notre opinion lors des élections. Or, à l’heure actuelle, il existe des lois qui limitent les sommes que nous pouvons investir. Par conséquent, ces lois nous privent, nous les Américains, de notre liberté d’expression, qui est protégée par la Constitution. Et la Cour suprême a décidé : « Vous avez raison. Vous pouvez acheter la démocratie. Vous pouvez acheter les élections. C’est votre droit constitutionnel. »

Cette décision a donné naissance à ce que l’on appelle les Super PAC. Les PAC sont des comités d’action politique et les Super PAC sont des comités indépendants. Aux Etats-Unis, les milliardaires peuvent verser autant d’argent dans ces structures qu’ils le souhaitent, souvent de façon tout à fait opaque. Ce comité financera des publicités et effectuera toutes sortes d’actions politiques pour faire échouer les candidats que les milliardaires n’aiment pas et soutenir les candidats qu’ils apprécient. Nous avons donc la meilleure démocratie que l’argent puisse acheter, et c’est un problème très grave.

Par exemple, j’ai travaillé très dur pour essayer de faire élire de jeunes progressistes à la Chambre des Représentants, et nous avons eu un certain succès. Ce que les très riches font maintenant, tout le monde le sait, c’est qu’ils ont formé un Super PAC pour faire échouer ces candidats. Souvent, ces candidats, fréquemment les personnes que nous avons élues, sont des jeunes de couleur, souvent des femmes de couleur. Mais ils représentent les travailleurs au Congrès. Cela met les grands intérêts financiers mal à l’aise, et ils veulent montrer que les jeunes, issus de la classe ouvrière, qui se battent pour les travailleurs, ne peuvent pas réussir […]. Ils vont dépenser des millions et des millions de dollars pour tenter de les battre. Voilà donc ce à quoi nous avons été confrontés en termes de politique. Les très riches ont un impact énorme sur le processus politique.

 

Les médias

Aux Etats-Unis, huit grands conglomérats médiatiques, appartenant à des personnes manifestement très très riches, contrôlent environ 90 % de ce que les Américains voient, entendent et lisent. Les vraies questions ne sont presque jamais abordées parce que les gens qui possèdent l’organisation ne veulent vraiment pas que cette discussion ait lieu. Pensez-vous que la classe des milliardaires, la classe dirigeante américaine, souhaite une discussion sur le niveau révoltant d’inégalité des revenus et des richesses ? Veut-elle que l’on discute des raisons pour lesquelles tant de nos concitoyens vivent au jour le jour ?

Pourquoi, nous dépensons deux fois plus par habitant pour les soins de santé que vous et que n’importe quel autre grand pays, et pourtant nous avons 85 millions de personnes non couvertes ou insuffisamment assurées ? Non, elle n’en veut pas. La politique devient alors comme une émission de téléréalité. Il y a des ragots, de l’humour, de la stupidité, beaucoup de choses, mais il ne s’agit pas d’une discussion de fond sur les problèmes auxquels est confronté le peuple américain.

 

Repenser la liberté

Mon livre ne se contente pas d’aborder ces questions, il interroge : « Alors, où voulons-nous aller ? » Car la politique, ce n’est pas seulement comprendre où nous en sommes. Il est tout aussi important d’avoir une vision de l’avenir qui va au-delà de demain. Ainsi, dans les grandes nations comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni, nous disposons de richesses extraordinaires et d’une technologie qui, grâce à l’intelligence artificielle, à la robotique et à tout le reste, crée de plus en plus de richesses. Des percées extraordinaires. Nous devrions nous poser cette question : pourquoi ne vivons-nous pas dans une société où tous nos concitoyens ont un niveau de vie décent ? Est-ce une vision utopique ? Ce n’est vraiment pas le cas.

Ne pensez-vous pas que nos deux pays et d’autres dans le monde sont en mesure de former les médecins et les infirmières pour offrir gratuitement des soins de qualité à tous ? Est-ce vraiment utopique ? Je ne le crois pas. Est-il utopique de dire que l’éducation – et vous êtes assis ici dans l’une des plus grandes universités du monde – est un droit inhérent à toute personne ? Que chacun a le droit de recevoir gratuitement une éducation de qualité, quel que soit le revenu de sa famille, est-ce vraiment une idée révolutionnaire ? Aux Etats-Unis, si vous voulez devenir médecin, il n’est pas rare que vous quittiez l’université avec une dette de quatre ou cinq cent mille dollars. Si vous appartenez à une minorité et que vous venez d’une famille peu fortunée, il n’est pas rare que vous ayez une dette de quarante à cinquante mille dollars que vous devrez rembourser au fil des ans. Pensez-vous qu’il soit vraiment révolutionnaire de dire que l’éducation devrait être un droit pour tous et pas seulement un privilège ?

En 1944, le président Franklin Delano Roosevelt a prononcé un discours très important, alors que l’attention de tous était focalisée sur la guerre, et qui n’a jamais vraiment retenu l’attention, mais il s’agissait d’un discours très novateur et très profond. Je le paraphrase évidemment : « Nous sommes très fiers de notre pays et de notre système politique. Nous avons une Déclaration des droits qui garantit aux citoyens des droits politiques, le droit de vote, la liberté d’expression, la liberté de religion, la liberté de réunion, toute une série de libertés politiques que nous avons protégées par notre Constitution. » En 1944, il a expliqué que les gens ne peuvent pas vraiment être libres s’ils n’ont pas des droits économiques fondamentaux. Si vous travaillez 50 ou 60 heures par semaine pour faire vivre votre famille, êtes-vous vraiment libre ? Est-ce là le sens de la liberté ? Si vous n’avez pas les moyens d’aller chez le médecin lorsque vous êtes malade ou que votre enfant est malade, est-ce cela la liberté ? Si vous avez un emploi, mais que vous n’avez aucun contrôle sur ce travail : vous allez travailler dans une entreprise, dans une usine, et l’on vous dit : « Désolé, tu dégages. Je ne t’aime pas. Dehors ! » Vous faites du bon boulot, vous n’avez rien fait de mal ? « Tu n’auras pas d’augmentation de salaire. Et tu feras exactement ce que je te dis, et si tu ne le fais pas, tu es viré. Tu es un rouage de la machine. Si ça ne te plaît pas, la porte est là. » Des dizaines de millions de travailleurs vivent dans ces conditions. Êtes-vous libre, au sens profond du terme, lorsque vous faites un travail que vous détestez, et que vous le faites pour une seule raison : vous avez besoin d’un revenu pour rester en vie ?

Nous sommes en 2023, dotés de toutes sortes de technologies et de richesses, et il est temps pour nous de repenser bon nombre de ces questions. Nous devons comprendre que dans le monde actuel, si nous utilisions la technologie de manière appropriée, nous pourrions assurer un niveau de vie décent à tous, et c’est le défi auquel nous sommes confrontés. Vous êtes tous conscients de l’explosion de l’intelligence artificielle et de la robotique et de l’augmentation de leur utilisation. Qui prendra la décision de savoir qui bénéficiera de cette explosion technologique ? Mon livre traite en fin de compte de la création d’une démocratie dynamique où les travailleurs ont leur mot à dire sur l’avenir de ce pays, ce qui n’est certainement pas le cas à l’heure actuelle.

Les étudiants d’Oxford rapportent que lors de la séance des questions-réponses, B. Sanders a exhorté les participants à créer un « mouvement politique multigénérationnel et multiracial qui va au-delà du besoin de changement progressif et un gouvernement, une société et une planète qui fonctionnent pour le plus grand nombre et non pour quelques-uns. » Il a terminé son intervention en déclarant que la génération actuelle d’étudiants était « la génération la plus progressiste de l’histoire moderne de ce pays », demandant aux participants d’avoir « le courage de s’unir et de dépasser la race, la nationalité et l’orientation sexuelle et d’utiliser leur potentiel extraordinaire pour sauver la planète. »

Source : YouTube ; cherwell.org ; oxfordstudent.com

 

Citation

L’aîné d’une grande famille [sommaire]

A propos de la fête de la pleine lune de juin, le Maître Djwal Khul énonce dans Le retour du Christ que : « Ce sera la fête de l’Esprit de l’humanité qui aspire à Dieu, cherche à se conformer à sa volonté et se consacre à l’établissement de justes rapports humains. […]. Ce sera le jour où la nature spirituelle et divine de l’homme sera reconnue. Depuis deux mille ans, le jour de cette fête, le Christ a représenté l’humanité, se tenant devant la Hiérarchie et près de Shamballa, comme l’homme-Dieu, chef de son peuple et « l’aîné d’une grande famille » (Rom., VIII, 29). Chaque année, à cette occasion, il a prêché le dernier sermon de Bouddha devant la Hiérarchie assemblée. Cette fête sera donc un jour d’intense invocation exprimant l’aspiration fondamentale à la fraternité et à l’unité spirituelle et humaine ; elle représentera l’effet produit dans la conscience des hommes par les efforts conjugués du Bouddha et du Christ. » (Alice Bailey, Le retour du Christ)

 

Message de Maitreya

Exhortation de Maitreya [sommaire]

Le premier texte ci-dessous est un bref message de Maitreya dont la date précise n’est pas connue. Il remonte à la période antérieure à sa descente de l’Himalaya vers les plaines du Pakistan, au début du voyage qui devait l’amener par avion à Londres pour accomplir ainsi la prophétie de son retour par la voie des airs. Vient ensuite un message et une bénédiction du Maître de Benjamin Creme, qui appuie la brève exhortation de Maitreya.

L’un des premiers messages de Maitreya
transmis par Benjamin Creme, inédit

Nombreuses sont les difficultés qui nous attendent, mais rien n’est plus certain que notre victoire totale. Brandissez haut la bannière de l’Esprit, que sa lumière brille dans vos yeux, et préparez-vous à servir vos frères de tout votre cœur et de toute votre âme. Je serai bientôt, très bientôt parmi vous.

 

Message du Maître —,
transmis par Benjamin Creme

Le Maître dit qu’il espère que tous ceux qui ont connaissance de ce message lui donneront foi, car il exprime la simple vérité.

Notre Maître, le Christ, le seigneur Maitreya, prince de la Paix, vient maintenant et sera bientôt parmi nous. En vérité, il en est ainsi. Oui, mes amis, prêtez l’oreille à ce qu’il dira. Il ne reste que peu de temps.

 

Le Maître a également transmis sa bénédiction :

Que l’esprit de l’Amour descende en vous. Que cet Amour divin pénètre votre cœur et votre esprit, qu’il atteigne les profondeurs de votre être et vous élève dans la Lumière. Dans cette Lumière, puissiez-vous voir Dieu.

Bonne nuit, mes chers amis.

 

Message de Maitreya (19 janvier 1977)

Mes chers amis, je serai bientôt pleinement présent parmi vous, porteur des bénédictions que je vous ai promises. Elles vous amèneront dans les bras de Dieu et vous apporteront cette joie que connaissent tous les libres fils de Dieu. Cette joie puisse-t-elle être bientôt la vôtre, mes bien-aimés.

Je reviens maintenant dans le monde, comme vous le savez, pour préparer mon peuple à se tenir devant le Roi, celui dont l’éclat, le rayonnement est indescriptible, inimaginable. Je vous conduirai à ses pieds bénis et ensemble nous nous agenouillerons devant lui et l’adorerons.

Avant que cela n’advienne, il y a beaucoup à faire dans le monde. Moi et mes Frères qui descendent avec moi, sommes préparés à notre tâche, la longue tâche qui nous attend, intimement liée à la joie d’amener l’humanité dans les bras de Dieu. Peut-être pensez-vous que ma venue est impossible à l’époque actuelle, mais ma décision est prise. Je serai bientôt avec vous. Vous me verrez et informerez ceux qui ne me reconnaissent pas. Telle est votre tâche sacrée, et je sais que vous l’accomplirez avec joie.

Je dois maintenant retourner dans mes montagnes pour une courte période. Soyez attentifs, prêtez l’oreille au bruit de mes pas, et sachez que mon avènement est proche.

Bonsoir mes chers amis. Mes bénédictions vous accompagnent toujours.

 

Brève

Aucun article pour cette rubrique

 

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

« Réveillez-vous ! » [sommaire]

Cher Monsieur,

Samedi dernier, le 15  février 2003, nous sommes allés au rassemblement contre la guerre à Hyde Park, à Londres. Lorsque le révérend Jesse Jackson commença à parler, son discours n’était pas tellement persuasif, mais soudain il sembla changer d’énergie et se mit à s’exprimer différemment. C’est à ce moment-là que nous avons remarqué un Noir antillais, debout près de nous, les yeux fixés sur l’orateur.

Un peu plus tard, une jeune chanteuse, Melle Dynamite, commença à nous parler « d’amour » et de « paix ». « Et aussi la justice ! » s’exclama l’homme qui se trouvait près de nous, le bras levé. Il continua à faire des commentaires sur ce que disait la chanteuse : « Tu as raison, ma sœur… Vas-y, dis-leur », etc.

Il y avait dans l’attitude de cet homme quelque chose qui nous faisait supposer qu’il s’agissait peut-être de Maitreya ou d’un Maître. Il manifestait une très grande jovialité. Il roulait une cigarette, sans jamais la fumer, et tenait à la main une petite bouteille de whisky, mais il ne sentait pas l’alcool. Nous remarquâmes une équipe de télévision à qui nous suggérâmes de l’interviewer. S’agissait-il de Maitreya ?

D. P.  et D. J., Londres G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme était Maitreya. La vidéo montre également un jeune Noir marchant à ses côtés à la fin de l’interview, et on les voit se toucher le poing de manière exubérante. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune Noir était un disciple de l’un des Maîtres.

Lors de cette manifestation contre la guerre qui eut lieu à Londres, une fois les discours terminés, la foule commença à se disperser. Une équipe de télévision interviewa les gens qui se trouvaient encore là et, parmi eux, l’Antillais décrit dans la lettre de Danny Parashchak et David Johnstone. Voici la transcription de cette interview qui dura deux minutes et demie :
L’Antillais : Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Le monde appartient à la race humaine, mon frère.
L’interviewer : Bien d’accord.
L’Antillais : Quel tableau ! Je suis si heureux ! Il y a des années que je milite, j’ai participé à la campagne pour le désarmement nucléaire et à d’autres manifs. Mais c’est si beau à voir, ce réveil, notamment pour ceux de ma génération qui ont lancé tout cela ! Je suis aussi très heureux de voir les jeunes se lever à leur tour – mon fils et mes petits-enfants. Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! Toute la jeune génération, les Noirs, les Blancs, tous sont là, et j’aime voir cela. Ah, mes amis, je n’aurais voulu manquer ce spectacle pour rien au monde ! Tous mes jeunes frères, mes jeunes frères et mes jeunes sœurs, qui ont parcouru tout ce chemin ! Je suis heureux. Je suis réellement heureux ! On se réveille ! Ils pensaient qu’on dormait !
L’interviewer : On se frotte encore les yeux…
L’Antillais : Ouais ! [en riant] Réveille-toi, frère, garde la foi ! Ne quitte pas l’enjeu des yeux ! L’enjeu, c’est l’humanité ! Car la race humaine appartient à nous tous ! Comme l’a dit Bertrand Russel [mathématicien et philosophe britannique] : « Souvenez-vous de votre humanité et oubliez le reste. » Sinon, c’est l’obscurité qui nous attend. Mais vous, la jeune génération, vous avez vu se lever l’aube d’un ordre nouveau et cet ordre appartient à la race humaine – pas à George Bush, ni à Tony Blair, ou à l’un de ces soi-disant dieux – vous savez ces « nouveaux dieux » – maintenant il appartient à vous tous. J’ai plus de soixante-dix ans et je vous le dis, gardez la foi, mes frères !
[Interview : M. R. McK. Prise de vue : A. McC., Partage international, avril 2003]

Un réconfort moral [sommaire]

Le 22  mars 2003, je me rendis à la manifestation contre la guerre en Irak à Hyde Park, à Londres, avec une certaine hésitation, pensant que cela n’avait plus tellement de raison d’être maintenant que la guerre était commencée, mais consciente des exhortations du Maître de Benjamin Creme et de Maitreya à nous réunir pour protester. J’étais cependant heureuse de me mêler à une foule chaleureuse et de rencontrer mes amis et les nombreuses personnes intéressées par Maitreya et ses enseignements.

Le lendemain, je me trouvais dans une épicerie à Notting Hill lorsqu’un Noir excentrique, portant un chapeau haut de forme et des lunettes noires, entra. Il commença à parler de la guerre avec la même voix et le même accent antillais que le personnage apparu à Hyde Park le 15 février et qui s’est avéré être Maitreya (voir Partage international, avril 2003). Désignant les journaux qui montraient la photographie d’un enfant en pleurs avec un bandage sur la tête, il déclara à voix haute qu’ils étaient « en train de tuer des enfants » et que c’était de « l’impérialisme », sa voix résonnait comme à Hyde Park. À ce moment-là les détails horribles concernant les nombreux enfants blessés ou tués n’avaient pas encore atteint les journaux.

Pendant tout ce temps il me regardait droit dans les yeux. J’écoutais le son de sa voix plutôt que ses paroles, et je me demandais s’il pouvait s’agir de Maitreya, même s’il ne ressemblait pas à l’homme d’Hyde Park. Je dois avouer que j’étais quelque peu interloquée par sa véhémence et que j’hésitais à lui répondre. Il s’en alla soudain. Je réglai ma note et je me hâtai de sortir de la boutique mais il avait disparu.

J’ai alors pensé que c’était sans doute Maitreya et qu’il était venu répondre à mes doutes concernant la manifestation. (PI, mai 2003)

I. L. G., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’Antillais était Maitreya

Les mots justes [sommaire]

Le 20 décembre 2002, avec un collègue, je me rendis au bureau d’une revue locale pour demander au rédacteur en chef si nous pouvions écrire des articles pour leur parution mensuelle – qui traite des difficultés des sans-abri – dans lesquels nous aimerions parler des problèmes mondiaux et de la façon de les aborder, et étape par étape, nous écririons sur l’Instructeur mondial.

Quelques mois auparavant, il avait publié une interview sur Maitreya, nous pensions donc que ce rédacteur serait ouvert d’esprit. Mais ce jour-là, je n’avais aucune idée de la façon de lui parler – j’étais découragé et peu confiante, et notre conversation ne fut pas très facile.

Soudain, la situation changea : une dame âgée assise derrière nous et qui discutait avec d’autres personnes se retourna vers nous. Elle avait fait un don de soutien aux sans-abri. D’une voix forte, elle déclara que le monde devait changer et que tout irait bien, que le Seigneur était vraiment « là » et qu’il suffisait d’ouvrir les yeux pour voir son amour et sa gloire. Elle a également parlé de tous les signes et miracles que Dieu nous envoie. Elle était enthousiasmante et c’est avec un grand sourire qu’elle termina ainsi son propos : « J’aimerais parler de ces choses toute la journée ! » Elle ajouta par deux fois, pour moi et ma collègue : « Vous comprenez ce que je veux dire ! » Elle me confia également : « L’année prochaine, les choses vont changer pour le mieux pour vous […]. »

Dans sa conversation, elle exprima toutes les choses pour lesquelles nous n’avions pas trouvé les mots justes. Nous nous demandons s’il ne s’agit pas de Maitreya ? (Partage international, mars 2003)

D. M., Regensburg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « dame âgée » était bien Maitreya.

À contre-courant [sommaire]

À Barcelone le 15 mars 2003, lors de la manifestation contre la guerre en Irak, de nombreuses personnes sont descendues dans la rue en dépit de la pluie. Il régnait une atmosphère de fraternité et de liesse.

Personne ne se souciait d’être mouillé. L’important était d’être là et de scander des slogans contre la guerre et en faveur de la paix. Au milieu de cette atmosphère festive, est apparu soudain un curieux personnage, marchant au milieu des manifestants, mais en sens opposé ! La chose amusante, c’est qu’il portait un parapluie dont la structure métallique était en parfait état, mais il n’y avait pas de tissu autour pour abriter de la pluie ! Tout le monde regardait avec étonnement cet accessoire inutile.

En le voyant, je pensai : « C’est Maitreya » et j’essayai de le suivre des yeux. Mais il portait une capuche le protégeant de la pluie et marchait avec rapidité et détermination à travers la foule, si bien que je le perdis de vue. Il était très soigné et semblait se diriger vers une direction et un but précis. Je demandai à mon mari quel pourrait être l’usage d’un tel parapluie et il me répondit : « C’est comme la politique, avec des structures parfaites et rien d’autre, aucune couverture, aucune protection pour les gens, si bien que l’on doive descendre dans la rue pour être pris en considération, pour être entendu. »

J’ai bien aimé cette réponse car elle était en parfait accord avec ce que nous vivions. J’étais émue et touchée par cette atmosphère d’unité et d’harmonie qui nous entourait. Pouvez-vous nous dire qui était ce drôle de personnage ? (Partage international, mai 2003)

P. G., Barcelone, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme au « parapluie » était Maitreya.

Notes de conférence [sommaire]

Le 3 mars 2015, je me rendis en train à Zurich (Suisse) pour donner des conférences sur Maitreya et la méditation de transmission. Pendant le voyage, je répétais intérieurement certains détails du contenu des conférences. Surtout, dans les semaines qui précédaient, j’essayais de stocker les informations directement dans ma mémoire et de ne pas écrire trop de choses sur le papier. Je réfléchissais également à la manière dont je devais m’adresser au public pour créer une atmosphère agréable, car je n’avais jamais pris la parole en Suisse auparavant.

A Bregenz, une ville située à une heure et demie de Zurich, un passager monta et me demanda s’il pouvait s’asseoir en face de moi, puis s’il pouvait jeter un coup d’œil au dépliant de l’horaire de train sur le siège à côté de moi. Au bout d’un moment, il me le rendit et me dit qu’il n’en avait plus besoin, car il avait stocké l’information directement dans sa mémoire ! Il me raconta ensuite qu’il avait assisté à une merveilleuse conférence en Suisse sur des sujets théologiques et que l’orateur avait été très authentique et désireux d’entrer en contact. Il avait parlé de manière vivante et expliqué clairement des récits symboliques anciens, en les appliquant à notre époque. Il est important de rendre les thèmes anciens plus compréhensibles et de les appliquer à la vie quotidienne, déclara-t-il. Par exemple, le fait que Moïse ait traversé la mer. Il s’agit d’une métaphore qui signifie que si l’on fait confiance à Dieu, on ne se mouillera pas les pieds. Mais lorsque vous racontez une telle histoire à des enfants, vous ne devez pas leur expliquer la signification symbolique, mais les laisser l’imaginer eux-mêmes et dépeindre la situation, par exemple, poursuivit-il. Après avoir dit cela, il se mit à parler de peinture.

Il était déjà à la retraite et était lui-même peintre. Ses couleurs préférées étaient l’or, le noir et le bleu foncé. Aujourd’hui, il faisait des petits dessins et des peintures pour sa famille et ses amis. Je fus surpris, car c’était ce que je faisais aussi, et j’eus peu à peu l’impression que cette personne lisait dans mes pensées ! Il parla ensuite des couleurs : le rouge représenterait la matière et le bleu l’immatériel, et le lien entre les deux était important. Il évoqua de grands peintres comme Rembrandt qui utilisent des objets symboliques et me demanda si je connaissais et si j’avais peut-être vu Le retour du fils prodigue, qui fait partie de la collection du musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Il souligna qu’il s’agissait d’un tableau important et me conseilla de regarder de plus près l’expression des mains, l’une féminine, l’autre masculine.

Après avoir disserté sur le tableau pendant un certain temps, il aborda des sujets tels que l’injustice et la nécessité d’une nouvelle éducation. Lorsque le train arriva à Saint-Gall, un arrêt avant Zurich, il descendit. Après cette conversation, j’étais très étonné car tout ce dont il avait parlé avait un rapport avec moi. Et surtout, il m’avait donné une idée de la façon de présenter les conférences !

Lorsque je quittai Zurich deux jours plus tard et que je passai par Saint-Gall, depuis le train, je vis le même homme assis sur un banc dans le hall de la gare. J’eus l’impression qu’il m’avait également reconnu, mais cette fois-ci, il ne monta pas dans le train. Pouvez-vous me dire qui était cet homme ?

A. D. B., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était un porte-parole du Maître Jésus.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Aucun article pour cette rubrique

 

Dernière de couverture

Citation de Martin Luther King [sommaire]

« Nous avons besoin de dirigeants qui n’aiment pas l’argent mais la justice. Non pas amoureux de la publicité, mais amoureux de l’humanité. Des dirigeants capables de soumettre leur ego à l’urgence de la grande cause de la liberté : […] une époque comme celle-ci exige de grands dirigeants. »

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Aucun article pour cette rubrique

 

Questions-réponses de Benjamin Creme

Aucun article pour cette rubrique

Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Quels sont les principaux problèmes spirituels aux Etats-Unis aujourd’hui ? [Conférence, Dallas (Texas), non datée] [sommaire]

Le principal problème spirituel partout dans le monde, pas seulement aux Etats-Unis, est ce que Maitreya appelle « la racine du mal ». Vous pensez que je parle de l’argent, mais ce n’est pas l’argent bien que ce soit lié : c’est l’autosatisfaction [ou « suffisance » (NdT)], que Maitreya qualifie de péché cardinal. C’est à cause de cette autosatisfaction que des nations riches comme la vôtre et la mienne peuvent regarder des millions de personnes mourir de faim, et des millions de personnes vivre dans des conditions sordides, infestées de maladies et de toutes sortes de maux, et dire : « Bah, qu’est-ce qu’on peut y faire ? Il faut bien qu’ils continuent à payer les intérêts sur ce que nous leur avons prêté ! »
Cette complaisance envers soi-même génère ce type de considération : « Peu importe ce qui se passe là-bas. Ils sont noirs ou jaunes ou bruns ; ils ne sont pas comme nous. Ils ne méritent pas une vie meilleure. De toute façon, les forces du marché se chargeront de tout réguler. »
C’est la rationalisation la plus extraordinaire de notre propre cupidité, de notre propre égoïsme, de prétendre que les forces du marché sont la base fondamentale de l’économie. Ce n’est pas le cas. Ça le serait si nous partions tous du même point, mais il n’en est rien. Comment les forces du marché pourraient-elles être le moins du monde rationnelles, réalistes ou justes, alors que certaines nations sont colossales et d’autres minuscules ; que certaines ont d’énormes ressources, et d’autres presque aucune ? Comment alors le jeu des forces du marché pourrait-il s’exercer de quelque façon que ce soit sur une base juste ? Seule notre complaisance envers nous-mêmes permet cette injustice absolue.
Ce qui assaille l’humanité aujourd’hui est un grand problème spirituel concernant exclusivement les domaines politique et économique, et il ne peut être résolu en dehors de ces domaines. Les groupes religieux nous disent depuis deux mille ans que la religion est tout ce qui compte. Si vous voulez connaître Dieu, vous devez rejoindre une religion, être une personne religieuse. Vous devez croire en Christ ou en Bouddha, ou Krishna ou Mohammed – ou qui que ce soit. Vous devez croire qu’il vous suffit de croire pour être sauvé. C’est une absurdité. Vous n’êtes sauvé que si vous êtes sauvé. Vous ne pouvez pas l’être simplement en croyant.

Y a-t-il un lien entre l’autosatisfaction et la corruption ? [Conférence, Dallas (Texas), non datée] [sommaire]

Le principal problème de ce pays est la complaisance envers soi-même – c’est la corruption même. La corruption économique, qui ronge ce pays de haut en bas, et la criminalité et la drogue qui en résultent, mettent ce pays à genoux. Que pouvez-vous y faire ? Vous pouvez vous lever et parler comme je le fais ; parler de la réalité. A l’approche des élections, vous pouvez dire que vous voterez pour tel ou tel candidat s’il est prêt à affirmer et à démontrer son manque d’égoïsme, à démontrer sa sollicitude pour les masses exploitées, surtout celles qui peuplent les pays en développement.

La religion peut-elle aider à restreindre l’autosatisfaction ? [Conférence, Dallas (Texas), non datée] [sommaire]

A l’heure actuelle [avant 2008], ce pays, le plus religieux de la planète, compte environ 33 millions de personnes vivant officiellement sous le seuil de pauvreté. [Le taux de pauvreté officiel en 2021 était de 11,6 %, représentant 37,9 millions de personnes en situation de pauvreté (census.gov)]. Ils vivent dans vos rues, comme chez nous à Londres. Toutes ces riches nations du G-7 ont des sans-abri. Après l’inévitable krach boursier, chaque gouvernement devra faire face à la nouvelle réalité, c’est-à-dire aux besoins humains. Tout le monde a besoin de manger. C’est l’un des besoins fondamentaux de tout être vivant. Personne ne peut vivre sans nourriture ; or, des millions de gens meurent faute de nourriture, qui pourrit dans les entrepôts du monde développé. C’est de la corruption. Demandez à votre député ce qu’il compte faire pour le monde en développement, et non s’il va baisser les impôts, ou s’il est pour l’augmentation des impôts ou leur réduction, ou si vous allez ou non vous enrichir. Si je vais m’enrichir, je voterai pour vous quoi que vous fassiez : ça, c’est de la complaisance. De l’avidité. De l’égoïsme à l’état le plus extrême, et qui corrompt la société. Voilà pourquoi vous avez le taux de criminalité le plus élevé au monde. Et le plus grand problème de drogue au monde. Une proportion incroyable de la population de ce pays consomme de la drogue [soit en prenant des médicaments sur ordonnance, soit en utilisant des substances illégales].

Pensez-vous que cela puisse durer beaucoup plus longtemps ? [Conférence, Dallas (Texas), non datée] [sommaire]

Combien de temps pouvez-vous soutenir cela sans effondrement ? Je ne sais pas. C’est à vous de voir. Mais vous devez faire quelque chose à ce sujet. Vous devez changer vos propres conditions de vie et bien sûr, nous devons tous le faire. Je ne m’adresse pas seulement à vous. Le monde développé doit grandir et faire face à la réalité, et le krach économique qui s’annonce les y forcera. Alors nous réaliserons que ce qui sous-tend tout est notre interdépendance. Même la plus grande ou la plus riche des nations ne peut être autosuffisante. Le monde est un et cette transformation économique qui est en cours nous prouvera que nous sommes un et que chacun a besoin de l’autre ; et alors vous verrez que les priorités des gouvernements changeront.

Quelles devraient être les priorités des gouvernements ? [Conférence, Dallas (Texas), non datée] [sommaire]

La priorité numéro un sera de fournir une nourriture suffisante à toutes les personnes ; ensuite, de procurer à tous un logement et un abri ; troisièmement, de dispenser à tous des soins de santé et une éducation adéquats – comme le stipule la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ces choses ne semblent pas particulièrement révolutionnaires. Rien n’est plus simple : nourriture et abris en suffisance, assez de soins de santé et d’éducation – des demandes élémentaires. Pourtant, il n’y a pas un seul pays au monde où tous ces éléments sont considérés comme un droit universel ; pas un seul pays, pas même le pays le plus riche du monde. Lorsque les gouvernements accepteront cela, ils transformeront la vie de l’humanité.