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juillet 2022 – No 407

Sommaire


 

Article du Maître —

La nouvelle civilisation [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

A l’aube de ce nouvel âge, il peut sembler difficile d’imaginer le type de civilisation et de culture qui fleuriront dans les siècles à venir. Ceux qui s’y essayent restent trop souvent prisonniers de conceptions matérialistes ; ils comprennent rarement que l’âge qui s’amorce doit voir se réaliser l’aspiration de l’humanité à une vie qui ait une dimension spirituelle, et lui permettre d’exprimer cette spiritualité.

Essayons d’envisager l’avenir du point de vue de cette civilisation et de cette culture nouvelles. Bientôt seront prises les premières mesures annonciatrices de la nouvelle donne. Bientôt de nouveaux marqueurs seront présentés à l’humanité pour la guider et lui montrer la voie. Initialement les changements se feront pas à pas mais avec le temps, leur rythme s’accélérera et tout sera refaçonné.

Examinons la nature des éléments constitutifs de la nouvelle civilisation. Au cours de l’ère nouvelle, l’attention des hommes se portera d’abord sur la création de relations justes, et sur l’expression de la bonne volonté. Un important changement de perspective se produira : de plus en plus, l’accent sera mis sur le groupe plutôt que sur l’individu. Il en résultera une réorientation de l’humanité vers des activités plus fécondes, et la mise en place de structures plus conformes au Plan divin.

Une autre caractéristique de l’humanité future sera son désir de mieux connaître la nature de Dieu et d’établir des relations plus étroites avec la divinité. Cet objectif ne revêtira plus un caractère accessoire pour les hommes comme c’est le cas aujourd’hui, mais jouera un rôle capital dans la vie de nombre d’entre eux. La nouvelle approche de Dieu s’accompagnera d’une vénération sans précédent pour la vie sous toutes ses formes, ce qui conduira à un meilleur alignement des hommes avec les règnes subhumains. Un tel sens des responsabilités à l’égard des règnes inférieurs accélérera leur évolution et servira le Plan.

D’ici peu, une nouvelle approche de la science ouvrira la voie à un réexamen complet de la disposition des hommes envers la Réalité dans laquelle ils vivent. La nouvelle science montrera à l’humanité que tout est Un, que chaque fragment de la réalité dont nous ayons conscience est intimement relié à tous les autres, que cette relation est gouvernée par certaines lois mathématiquement établies, et qu’en chaque partie réside le potentiel du Tout. Cette connaissance nouvelle transformera l’expérience que les hommes ont du monde et de leurs semblables, et leur confirmera la vérité que Dieu et les hommes sont uns. Ainsi, la nouvelle science mettra en évidence la divinité de l’homme et mènera à l’instauration de la nouvelle religion mondiale. Le vieux schisme entre religion et science disparaîtra et un nouvel élan sera donné au développement spirituel de l’humanité.

Dans ce climat fécond, les pouvoirs psychiques cachés de l’homme s’épanouiront naturellement et l’immense potentiel de l’esprit humain conquerra l’espace et le temps, maîtrisant les énergies de l’univers lui-même. Les ressources de l’esprit humain sont illimitées. Dans un crescendo de révélations, la gloire des mondes invisibles sera dévoilée au regard étonné des hommes qui réaliseront toute la magnificence de la création divine. C’est tout cela qui attend l’homme alors qu’il se tient au seuil de l’expérience du Verseau. Canalisées par le Christ, les eaux de vie de cette constellation réveilleront la conscience divine qui sommeille en lui, et lui révéleront sa nature divine.

Grâce aux sages conseils du Christ et de ses Frères, l’homme développera dans sa plénitude la divinité qui, même s’il l’ignore, est son droit de naissance. Pas à pas, siècle après siècle, l’homme construira une civilisation à travers laquelle il manifestera toujours plus sa divinité ; une culture au sein de laquelle la beauté de la création divine s’exprimera sous tous ses aspects, reflétant l’Idée divine dans tout son éclat. Ainsi l’homme prendra-t-il sa véritable place dans l’ordre des choses, en accord avec le Plan divin. Ainsi, sous l’inspiration du Christ, transformera-t-il ce monde où la peur, le dogmatisme et la haine ont engendré la séparation en un monde où règne la Loi d’amour, où tous les hommes sont frères, où ce qui relève de la nature divine reçoit la plus grande attention et règle la vie de tous. Ainsi le rêve de divinité de l’homme sera-t-il accompli, son potentiel réalisé, son destin consommé.


Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles sur quantité de sujets. Les Maîtres de Sagesse écrivent de manière intemporelle, et nombre de ces textes semblent aussi actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement. C’est le cas de l’article ci-dessous qui date d’août 1982.

Le besoin de synthèse [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

Il est étrange qu’en dépit de l’intérêt affiché pour les idées d’unité et d’amour fraternel, les groupes se réclamant des concepts du nouvel âge soient en fait si peu nombreux à manifester une attitude inclusive. Bien au contraire, ils ont plutôt tendance à aller dans la direction opposée et comptent parmi les plus séparatifs et les plus exclusifs de tous les groupes engagés dans l’éducation de l’humanité.

Leur rôle est de présenter aux hommes la vision d’un monde meilleur où le séparatisme n’a pas sa place et où l’on considère que chacun apporte au Tout quelque chose d’essentiel – et d’égale valeur. Cependant, presque partout, l’accent est mis sur la supériorité de tel ou tel enseignement ou point de vue particulier. Bien rares, en vérité, sont les manifestations de coopération et de compréhension mutuelle qui occupent pourtant une place si importante dans leur vocabulaire.

Un rythme ancien domine encore la pensée de ces groupes. Il leur reste beaucoup à apprendre et à changer s’ils veulent véritablement représenter les idéaux des temps à venir. Il est inévitable que de tels changements se produisent, mais pour beaucoup, le processus sera long et difficile. Nombreux sont ceux qui en voient la nécessité mais se trouvent incapables d’établir avec les autres des relations d’égalité, tant est profondément enracinée l’habitude de la compétition et de l’exclusivité. De plus, pour certains, le besoin d’être considérés comme des maîtres à penser est un facteur dominant ; chez eux, le mirage de l’ambition personnelle exerce une emprise puissante.

Telle est aujourd’hui la situation. Cependant, il est nécessaire que ces groupes se reconnaissent progressivement les uns les autres comme identiques et qu’ils prennent conscience de la synthèse sous-jacente qui unit leurs efforts. De plus, ce ne sera qu’une fois cette synthèse comprise et présentée au public que le rôle éducatif de ces groupes pourra être rempli. A l’heure actuelle, déconcerté par cette concurrence entre les groupes qui sollicitent son attention et son allégeance, l’homme en quête de vérité s’interroge.

Bientôt, le monde saura que les nombreux enseignements et les diverses formulations de la vérité proviennent d’une source unique, que la même stimulation divine les anime tous, que les interprétations variées résultent du fait que les hommes ont des besoins divers et se situent à tous les niveaux sur l’échelle de l’évolution. Ce n’est pas sans raison que la Hiérarchie a présenté les enseignements et les idées nécessaires sous des formes, à des niveaux, et selon des techniques aussi variés que possible.

Sous-jacente à cette présentation variée, la synthèse des idées provient du sens que nous avons de l’unité de toutes choses, de notre conscience permanente du Tout et de l’indivisibilité de cette Réalité. Lorsque les hommes partageront cette expérience, tout deviendra possible.

Le jour où les hommes verront le Christ et ses disciples, les Maîtres de Sagesse, ils en viendront à comprendre cette nécessité d’une présentation multiple de la vérité, car ils réaliseront alors à quel point l’homme est ancien, combien variées ont été ses expériences et ses espérances au cours des siècles et combien diverses sont les manières dont il peut assimiler des idées. Les hommes en viendront également à se faire une idée de l’unité inhérente qui sous-tend la diversité apparente.

Les hommes se rendront compte que derrière les idées et les enseignements existe un Plan, que chaque enseignement est la formulation d’un fragment de ce Plan, que le Plan est l’expression de la Volonté créatrice de Dieu et que, en tant que tel, il est en perpétuel renouvellement. Comment, dans ces conditions, serait-il possible à un groupe, une société, ou une institution d’être en mesure d’incarner la Vérité pour toujours ?

Nombreux sont ceux, naturellement, qui croient déjà travailler pour la synthèse et l’unité, ce qui n’est, dans une large mesure, qu’une illusion. Il n’y a pas grand mérite à créer des liens avec des personnes dont on partage la façon de penser ; c’est utile, mais relativement simple. Il est plus difficile, et de beaucoup, de tendre les bras au-dessus d’un océan de différences et d’étreindre ceux avec qui on est en désaccord en les considérant comme ses égaux.

Cherchez ce qui unit dans la manière dont votre frère présente les choses. Sachez que derrière ces formulations diverses se tiennent le Christ et ses disciples. Souvenez-vous que la Vérité une sous-tend toutes ces approches et que rien ne divise, si ce n’est le mental des hommes. (Un Maître parle, juillet 1983)

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

juillet-août 2022 [sommaire]

A la question : « Qu’est-ce qui est au cœur des problèmes de l’humanité ? » Benjamin Creme et son Maître ont invariablement répondu : « Le séparatisme, et aussi l’idée erronée que la spiritualité est une notion qui relève d’un contexte religieux et qui doit être évitée par ailleurs. » On en déduit donc logiquement que seuls des fragments de nos vies sont perçus comme spirituels et cette attitude favorise l’égoïsme, l’avidité et la compétition.

Selon B. Creme, tout est intrinsèquement spirituel et sera progressivement reconnu comme tel – d’où ses efforts pour encourager la coopération avec d’autres groupes.

Dans un extrait d’une correspondance fascinante avec un membre du Groupe parlementaire pour un gouvernement mondial, B. Creme évoque la nécessité de stimuler les alliances dans tous les domaines de la vie. Tout devrait relever du domaine spirituel – la politique, le climat, l’économie, l’éducation, notre système de santé – et vécu comme tel. Cette correspondance, et sa lettre ouverte aux groupes à vocation spirituelle, pourraient fournir une nouvelle approche pour les groupes du monde entier.

Le Maître Benjamin Creme donne un aperçu de l’avenir dans son article La nouvelle civilisation : « Examinons la nature des éléments constitutifs de la nouvelle civilisation. Au cours de l’ère nouvelle, l’attention des hommes se portera d’abord sur la création de relations justes, et sur l’expression de la bonne volonté. Un important changement de perspective se produira : de plus en plus, l’accent sera mis sur le groupe plutôt que sur l’individu. Il en résultera une réorientation de l’humanité vers des activités plus fécondes, et la mise en place de structures plus conformes au Plan divin. »

Benjamin Creme insiste sur le besoin d’unité et de fusion, des qualités qui caractériseront nos futures relations. Il lance un défi et propose une solution pratique et une nouvelle approche : « Alors que nous nous préparons à entrer dans le nouvel âge, il deviendra évident pour beaucoup que de grandes forces de synthèse sont à l’œuvre sur notre planète, amenant une plus grande unité et une plus grande fusion.

C’est un moment où tous les groupes pourraient réexaminer leurs méthodes de travail et leurs modes d’approche du public et des autres groupes. Se pourrait-il que nous ne répondions pas de manière adéquate aux besoins de l’époque en continuant à travailler selon des habitudes de séparation et d’exclusivité établies de longue date ? Quelles mesures les groupes à orientation spirituelle, dans tous les domaines, peuvent-ils prendre pour manifester les qualités inhérentes à ces grandes forces de fusion et de synthèse, et ainsi s’avérer plus efficaces pour influencer la direction que la société devrait prendre ? Nous pensons que le manque de coordination des activités est actuellement le principal défaut. Le mouvement spirituel dans ce pays est important mais fragmenté. »

Compte tenu de cette volonté de synthèse, les articles de ce mois-ci se complètent efficacement avec une campagne en faveur d’un « salaire équitable pour tous », les appels à sauver les personnes menacées de famine, et par les inondations et la sécheresse. Le lecteur pourra s’intéresser à l’histoire et à la psychologie d’un point de vue ésotérique, ou consulter le récit d’une brillante jeune femme autiste qui nous appelle à reconnaître que nous sommes là pour servir.

Également dans ce numéro, un « père de famille » devient un champion du climat, une jeune fille réclame la justice sociale et climatique.

Partout dans le monde, des militants et des journalistes sont arrêtés, mais aussi assassinés comme le relate l’article sur la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh. Ailleurs, de nouvelles recherches sur l’âge du suaire de Turin ont apporté de nouvelles preuves sur la vie de Jésus.

Le flot constant de « signes », de miracles et de courriers de lecteurs décrivant des expériences extraordinaires ajoute une saveur particulière à l’offre de ce numéro.

 

Point de vue

La crise alimentaire s’aggrave en raison de la guerre en Ukraine [sommaire]

par Kenny Stancil,

Le 16 juin, le responsable de l’alimentation des Nations unies a averti que l’augmentation du prix des denrées et de la faim dans le monde entier, conduit des centaines de millions de personnes vers la famine, ce qui accroît la probabilité de morts, de troubles civils et de violence politique dans les mois à venir.

S’exprimant depuis Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie, le directeur du Programme alimentaire mondial (Pam), David Beasley, a déclaré que les pénuries « alarmantes » de denrées alimentaires de base mettaient des dizaines de millions de vies en danger et risquaient de déstabiliser les pays qui dépendent fortement des importations.

Photo : WFP/Marco Frattini-DFID, CC BY 2.0, via flickr
Distribution de colis alimentaires par le Programme alimentaire mondial. Dans le monde, la faim et la famine connaissent une aggravation alarmante.

« Même avant la crise ukrainienne, nous étions confrontés à une crise alimentaire sans précédent en raison de la Covid et de la hausse des prix du carburant, a déclaré D. Beasley. Nous pensions que cela ne pouvait pas être pire, mais cette guerre a été dévastatrice. »

Depuis le blocage des ports de la mer Noire, les exportations agricoles de l’Ukraine – qui produit 9 % du blé, 16 % du maïs et 42 % de l’huile de tournesol dans le monde – ont considérablement diminué, laissant des millions de tonnes de céréales stockées sur le point de pourrir.

La guerre a perturbé la saison des semailles, ce qui fait craindre que la récolte de cet été, à supposer que l’on puisse trouver suffisamment de main-d’œuvre et d’espace de stockage, soit inférieure d’un tiers à celle de 2021. En conséquence, les prix des denrées alimentaires ont atteint des niveaux record – dépassant ceux de 2007-2008 quand la flambée du prix du pain contribuait aux soulèvements du Printemps arabe – et exposent des dizaines de millions de personnes à un risque accru de famine extrême.

Evoquant l’augmentation des coûts de transport, des engrais et du carburant associés à la pandémie, à la crise climatique et à la guerre en Ukraine, D. Beasley a déclaré que le nombre de personnes souffrant de « faim chronique » est passé de 650 à 810 millions au cours des cinq dernières années.

Parallèlement, le nombre de personnes souffrant de « famine sévère », que D. Beasley définit comme le fait de ne pas savoir « d’où proviendra son prochain repas », est passé de 80 à 325 millions au cours de la même période.

Un rapport publié par le Pam et la FAO indique que les conflits armés, les conditions météorologiques et les impacts économiques persistants de la Covid exacerbent l’insécurité alimentaire. Alors que la famine s’aggrave dans le monde, la capacité des Nations unies à faire face à cette catastrophe humanitaire diminue d’autant. Le Pam se fournit en Russie et en Ukraine pour 70 % du blé destiné à ses programmes d’aide d’urgence. En raison de la guerre, les coûts de fonctionnement du Pam ont augmenté de 70 millions de dollars par mois, ce qui l’a contraint à réduire les rations de moitié dans plusieurs pays. Selon le récent rapport de l’Onu, sur les quelque 50 millions de personnes menacées de famine dans le monde, 750 000 sont déjà en situation de « catastrophe » – l’échelon le plus élevé de l’échelle de l’insécurité alimentaire. Les habitants de l’Ethiopie, du Nigeria, de la Somalie, du Sud-Soudan et du Yémen – pays déchirés par la guerre et frappés par la sécheresse qui importent de grandes quantités de blé de Russie et d’Ukraine – sont parmi ceux qui souffrent le plus de la faim. Un autre point chaud est l’Afghanistan, dont les réserves de la Banque centrale ont été saisies par l’administration Biden.

Faisant référence au krach qui a débuté en 2007 et qui a conduit aux révoltes du pain dans des dizaines de pays, D. Beasley a déclaré : « Les facteurs économiques actuels sont pires que ceux d’il y a 15 ans. Ne pas gérer la crise actuelle conduirait à la famine, la déstabilisation des nations et à des migrations massives. Il y a déjà des émeutes au Sri Lanka et des protestations en Tunisie, au Pakistan et au Pérou, la situation se détériore au Burkina Faso, au Mali et au Tchad. C’est une période effrayante, nous serons confrontés à l’enfer sur Terre si nous ne réagissons pas immédiatement. La meilleure chose est de mettre fin à la guerre en Russie et en Ukraine et de rouvrir le port d’Odessa. » 

Source : Commondreams.org

 

Compte rendu de lecture

Un livre de Vanessa Nakate (2021) : A Bigger Picture [sommaire]

Une nouvelle voix africaine sur la crise climatique

par Sabina Qureshi,

Voici un livre étonnant de Vanessa Nakate, Ougandaise de 26 ans ; une voix relativement nouvelle dans le monde du militantisme climatique. L’histoire commence au printemps 2018, alors qu’elle était sur le point d’obtenir un diplôme en administration des affaires à l’école de commerce de l’université Makerere, à Kampala. Elle prévoyait de combler les quelques mois entre la fin de ses cours et la cérémonie de remise des diplômes par un travail bénévole, mais n’avait pas encore décidé de quoi il s’agirait.

En mars 2018, après une année de sécheresse sévère, des pluies excessives ont commencé à tomber en Afrique de l’Est. Cela a provoqué des inondations massives dans sept pays – Kenya, Ethiopie, Ouganda, Rwanda, Somalie, Djibouti et Burundi – affectant des millions de personnes et faisant perdre à des centaines de milliers d’entre elles leur maison, leur ferme et leurs moyens de subsistance. Des maisons, des routes et des ponts ont été emportés par les eaux entraînant la perte de centaines de vie. Plusieurs barrages ont débordé ou ont cédé. Des glissements de terrain ont causé davantage de morts et de déplacements. Selon les Nations unies, les inondations en Somalie, qui ont touché près d’un demi-million de personnes, sont les pires que la région ait jamais connues.

Photo : send by her publishers : Pan Macmillan
Vanessa Nakate

L’Accord de Paris

Ces événements se distinguaient des inondations et des glissements de terrain des années précédentes. Ils se produisaient plus fréquemment, plus brutalement et duraient plus longtemps ; en outre, les saisons des pluies et les saisons sèches étaient plus intenses qu’auparavant, avec des variations plus soudaines entre les deux.

Tout cela a fait prendre conscience à Vanessa que le changement climatique – une chose qu’on lui avait enseignée à l’école secondaire et qui arriverait dans le futur et à d’autres personnes dans d’autres endroits – se produisait maintenant, en Afrique, en Ouganda, dans sa ville natale de Kampala.

Elle a commencé à faire des recherches en ligne et a découvert l’Accord de Paris de 2015, un traité international juridiquement contraignant sur le changement climatique. Les 197 signataires de ce traité, soit presque tous les pays de la planète, ont accepté de maintenir la hausse des températures mondiales bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et de poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation des températures à 1,5°C.

Elle a appris que, malgré cet accord, les émissions avaient continué à augmenter et que la température de la Terre dépassait déjà de 1,2°C le niveau préindustriel. Elle a appris que, selon les scientifiques, nous n’avions qu’une décennie pour limiter l’augmentation de la température de la Terre à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels – après il serait trop tard – l’augmentation de la température serait irréversible. Elle a appris que nous étions sur la voie d’une augmentation potentielle de la température de 3°C d’ici 2050, et de 7°C d’ici 2100 – ce qui signifierait la fin de la civilisation humaine.

Cela l’a remplie d’inquiétude, de tristesse, de peur, de colère, de perplexité et de frustration. Elle était stupéfaite par l’inaction des dirigeants mondiaux face à cette urgence climatique. Et elle a découvert Greta Thunberg, qui semblait être l’une des seules personnes à reconnaître qu’il s’agissait bien d’une urgence.

Elle a appris ce qu’est un militant pour le climat, et son indignation face à l’inaction des dirigeants mondiaux l’a incitée à se lancer dans le militantisme. Lors de ses premières manifestations pour le climat, elle s’est tenue à des carrefours très fréquentés de Kampala avec ses frères, ses cousins et ses amis, tenant des pancartes qu’ils avaient fabriquées avec des slogans en anglais : « Les arbres sont importants pour nous » ; « La nature, c’est la vie » ; « Quand on plante un arbre, on plante une forêt » ; « Climate Strike Now » (En grève pour le climat) et un slogan sarcastique : « Merci pour le réchauffement climatique ».

Elle a publié des photos de ces manifestations sur les médias sociaux. Avec le temps, ses photos ont été remarquées par d’autres militants pour le climat, dont Greta Thunberg, et lui ont valu d’être invitée, par l’Onu, Greenpeace et d’autres organisations, à participer à des conférences internationales sur le climat.

Au fil du temps, elle a surmonté sa réticence naturelle, sa peur du ridicule et le conditionnement culturel qui veut qu’une femme célibataire se tenant seule sur le bord d’une route ne prépare rien de bon et pourrait même être une prostituée. Elle a appris à parler et à demander de l’aide. Elle a appris que tout militant doit éviter de s’épuiser en prenant soin de lui-même. Elle est devenue membre d’un réseau mondial de militants pour le climat.

Dix-huit mois à peine après sa première action pour le climat, elle se trouvait à Davos, faisant partie d’un groupe de jeunes militants invités par Arctic Basecamp (une équipe de spécialistes de l’Arctique qui mettent en lumière le réchauffement rapide de l’Arctique) à s’engager dans des activités de plaidoyer et de sensibilisation du public à mener parallèlement aux réunions du Forum économique mondial qui se tenaient cette année-là.

En plus de son militantisme à l’Arctic Basecamp, elle a participé à une conférence de presse de Fridays for Future avec quatre militants climatiques européens, dont Greta Thunberg. Associated Press (AP) a pris une photo d’eux cinq debout en rang, mais la photo publiée qu’elle a vue à l’heure du déjeuner le même jour ne l’incluait pas. Elle avait été coupée. Elle a immédiatement posé une question à l’AP sur Twitter, demandant pourquoi elle avait été enlevée.

Bien que le personnel d’Arctic Basecamp se soit dit désolé de ce qui s’était passé, il n’a pas publié de déclaration officielle ni déposé de plainte auprès de l’AP. Et c’est là que l’histoire devient intéressante : Vanessa Nakate n’a pas reculé devant le défi, ni cédé à sa peur. Elle a agi, et son action vient du cœur. Elle s’est exprimée en direct sur Internet, exposant son ressenti et son interprétation de ce qui s’était passé1. Cette situation l’a bouleversée, et cela se voit clairement.

Voici ce qu’elle dit : « J’ai vu des gens être affectés par la crise climatique, dans mon pays et en Afrique, et dans diverses parties du monde. J’ai vu des gens mourir et perdre leur famille, leurs enfants, leur maison et tout ce dont ils avaient rêvé et espéré. J’ai vu toutes ces choses. Et qui va pouvoir parler pour toutes ces personnes ? C’est la première fois de ma vie que je comprends la définition du mot « racisme ». Et ils ont le cran de modifier la photo sans même donner une explication ou présenter des excuses. Cela signifie-t-il que je n’ai aucune valeur en tant que militante africaine ou que les Africains n’ont aucune valeur ? C’est injuste. L’Afrique est le continent qui émet le moins de carbone, mais nous sommes les plus touchés par la crise climatique. Effacer nos voix et nos histoires ne changera rien. »

Cette nuit-là, elle a tweeté à AP : « Vous n’avez pas seulement effacé une photo. Vous avez effacé un continent. »

La vidéo est devenue virale. Ses mots puissants ont coïncidé avec la montée en popularité mondiale du mouvement Black Lives Matter, catapultant son histoire sous les projecteurs de la presse internationale. Les principaux organes de presse ont publié l’histoire de la photo recadrée et elle a été interviewée de manière approfondie. Des militants du climat du monde entier lui ont apporté leur soutien.

L’écrivain scientifique Ketan Joshi a tweeté : « Je vous garantis que toutes les personnes non blanches que vous connaissez et qui ont un rôle public ont vécu cette expérience, où ils ont été intentionnellement effacés de quelque chose, purement à cause de leur apparence. C’est un sentiment déchirant. »

Le Dr Robert Bullard, connu comme le « père de la justice environnementale », l’un des principaux militants contre le racisme environnemental et le plus grand spécialiste du problème, a déclaré que l’incident de recadrage était « le symptôme d’une pathologie plus vaste qui n’est pas propre aux domaines du climat ou de l’environnement ». Le militantisme climatique chez les jeunes est perçu par la société dans son ensemble comme une « affaire de Blancs ». « La photo non recadrée ne correspondait pas à ce modèle. Le racisme a pour objectif de rendre les personnes de couleur invisibles », a-t-il ajouté.

Une autre militante pour le climat, Jamie Margolin, fondatrice du groupe d’action climatique Zero Hero, a déclaré qu’elle n’était pas surprise par cette exclusion d’une militante de couleur. Elle a déclaré que cela faisait partie d’une culture de silence vis-à-vis des communautés marginalisées qui sont touchées de manière disproportionnée par la crise climatique. Elle a réalisé qu’elle aurait dû s’exprimer lorsque des photos d’événements climatiques passés ne montraient pas les militants à la peau foncée qui se tenaient à ses côtés.

Sa capacité de prendre la parole est l’une des nombreuses forces de Vanessa Nakate. Ses tweets et sa vidéo en direct étaient l’expression spontanée de son chagrin et de son sentiment d’injustice face à la photo tronquée. Elle ne cherchait pas à tirer parti de ce qui s’était passé pour attirer l’attention des médias ou susciter l’intérêt des agences de presse internationales. Mais le résultat de sa prise de parole a été que la question du racisme et de l’injustice environnementale a été portée à l’attention de l’ensemble du mouvement militant pour le climat, ce qui l’a renforcé et a attiré l’attention sur des voix qui avaient été précédemment ignorées ou marginalisées.

« Les militantes climatiques de couleur sont effacées. Des militants m’ont envoyé des messages pour me dire que la même chose leur était déjà arrivée, mais qu’ils n’avaient pas eu le courage de dire quoi que ce soit. »

Depuis lors, Vanessa a élargi son champ d’action pour englober non seulement le changement climatique et ses effets au niveau local en Ouganda et plus largement en Afrique, mais aussi les droits des femmes, les 17 objectifs de développement durable des Nations unies et la nécessité de faire entendre des voix africaines au sein du mouvement pour la justice climatique.

Son livre est un appel aux armes. Il est rempli d’informations, de statistiques et comprend un guide bien conçu pour quiconque souhaite se joindre à la lutte pour apporter la justice climatique au monde2.

1.  Voir : https://youtube/y6ksiL-02q42.
2.  Pour une inspiration maximale, écouter le livre audio de A Bigger Picture (en anglais). La voix de Vanessa transmet magnifiquement sa conviction et son cœur.

https://news.un.org/en/story/2018/05/1008612
Informations complémentaires : The Guardian (https://www.theguardian.com/world/2020/jan/29/vanessa-nakate-interview-climate-activism-cropped-photo-davos)

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Un nouvel état de conscience [sommaire]

Quotidiennement, de nouveaux concepts pénètrent dans la sphère mentale ; partout, ils s’impriment dans l’esprit des hommes réceptifs. De jour en jour se développe une nouvelle perception des besoins fondamentaux de l’espèce humaine au seuil du nouveau cycle cosmique.
Par-dessus tout, l’humanité prend conscience de son unité, de son interdépendance, du besoin qu’a chacun de tous les autres. Pas à pas, et non sans peine, elle tend vers la manifestation de cette unité. S’il demeure de nombreux désaccords, dissensions et conflits, on voit aussi fleurir une perception nouvelle de l’identité de chacun avec les autres.  [Le feu qui couve (Maître –)]

Derrière toute l’agitation incessante de l’homme, se fait jour la conscience que tous doivent prendre part à la résolution des multiples et considérables problèmes auxquels le monde est confronté ; que la responsabilité – comme les problèmes eux-mêmes – est globale et indivisible, et que ce n’est que par la coopération et l’abnégation que les difficultés pourront être correctement assumées et surmontées. [L’autorité de la Loi (Maître –)]

Beaucoup voient, autour d’eux, un monde chaotique et dangereux, non sans raison. Néanmoins, au cœur du tourbillon de cette apparente confusion, demeure un lieu calme et silencieux, générateur d’espoir et de changement. Mes amis, si comme moi vous pouviez voir les transformations qui, maintenant, surviennent, votre cœur tressaillirait de joie comme le mien car, à travers le monde aujourd’hui, l’homme s’éveille au changement, proclamant des pensées nouvelles et des idéaux qui, à présent, saisissent le cœur des hommes. [Message n° 129 (Maitreya)]

La conscience est primordiale, non seulement dans le service, mais dans tous les gestes de la vie. En fait, à tout moment, l’éveil de la conscience est la raison d’être et le but de notre présence ici-bas. Nous sommes en incarnation pour progresser dans l’éveil de notre conscience. C’est le but de l’évolution. On ne peut pas dissocier la conscience dans le service de la conscience en général. Si notre raison d’être en incarnation est de croître en conscience, alors la conscience est forcément ce qui régit tout ce que nous faisons. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

L’avenir réserve à l’homme une immense expansion de conscience par le développement de l’intuition : il s’éveillera à des états de conscience qui jusqu’à présent lui étaient inconnus mais qui n’attendent que d’être perçus par son esprit éveillé.
Toute expansion de conscience est précédée d’une période de tension, et l’époque de conflits et de difficultés que traverse actuellement l’humanité sera suivie d’une époque de tranquillité et d’équilibre, ce qui préparera le terrain pour l’épanouissement progressif de l’intuition. L’homme connaîtra alors de façon directe, et sans aucun doute possible, sa véritable nature en tant qu’âme créée à l’image de Dieu. [Raison et intuition (Maître –)]

Tout comme l’unité ne se fait pas toute seule, mais a besoin d’être nourrie et préservée, cultivée de manière consciente, les liens qui unissent les groupes et les nations doivent eux aussi être renforcés, nourris et cultivés afin de faire naître le règne de la loi, de la liberté, de la justice et du partage qui seul rendra l’unité possible. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

Le Christ montrera que le sentier de la vie spirituelle est large et suffisamment varié pour répondre à l’attente de tous. Dans chaque domaine, dans tous les départements de la vie humaine, la conscience et la connaissance de Dieu peuvent être ressenties et exprimées. Tous peuvent mettre leur conscience dans cette aventure de chaque instant qui, de cette expérience partagée, aboutira à un patchwork aux couleurs variées. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Les hommes sont sur le point de faire l’expérience d’une vérité profonde, par la prise de conscience de leur être essentiel. Pour la plupart, cette expérience prendra la forme d’une renaissance à un état dont le souvenir se perd dans le lointain passé. Chacun, à sa manière, sera comme régénéré, racheté, lavé et purifié, et sentira résonner dans tout son être la joie et la beauté de la fraternité. Chacun se percevra comme une partie intégrante de cette beauté, et de cet amour. [La fraternité (Maître –)]

Lorsque je me ferai connaître, j’exprimerai l’espoir de toute l’humanité pour une vie nouvelle, un nouveau départ, son empressement à changer de direction, à voir se construire un monde nouveau dans lequel les hommes pourront vivre en paix, vivre libérés de la peur d’eux-mêmes ou de leurs frères, libres de créer en puisant à la source même de la joie en leur cœur, libres d’être eux-mêmes, en toute honnêteté.
Ma tâche ne fait que commencer, mais dès à présent, existe dans le cœur des hommes une lumière nouvelle, un nouvel espoir, le sentiment d’un nouveau départ, une prise de conscience que l’homme n’est pas seul, que le Protecteur universel a envoyé son messager. [Message n° 8 (Maitreya)]

Mes chers amis, regardez autour de vous les événements du monde et demandez-vous : « N’est-ce pas étrange ? D’où nous vient cette nouvelle lumière ? » Si vous êtes fidèles à votre lumière intérieure, vous verrez que ma présence suscite ce changement. Ainsi reconnaîtrez-vous que je suis ici. [Message n° 87 (Maitreya) ]

Ma présence provoque de tels changements dans le monde que d’ici peu, le fait de mon existence sera avéré. Les hommes se demanderont : comment cela est-il possible ? D’où cette nouvelle lumière brille-t-elle ? Les anciennes divisions s’estomperont et laisseront place à un sentiment d’unité croissant ; les fils des hommes feront l’expérience d’une Lumière plus élevée et, tournant leur visage vers cette Lumière, ils me trouveront, prêt à les guider. Il en sera ainsi. Ainsi, la vérité dans le cœur des hommes répondra-t-elle à la Vérité que je suis. [Message n° 44 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

Une approche ésotérique de l’histoire et de la psychologie (1) [sommaire]

par Alexander Douwes Dekker,

A la base des enseignements de la Sagesse éternelle sur la vie en général, et sur le développement humain en particulier, se trouvent quatre postulats fondamentaux, présentés à tous les vrais chercheurs pour qu’ils les considèrent et les évaluent sérieusement avec un esprit ouvert. Le premier postulat est que « dans notre univers manifesté existe l’expression d’une Energie ou Vie, cause originelle des diverses formes et de la vaste hiérarchie des êtres capables de sentir, composant la totalité de tout ce qui est».

Cela indique déjà clairement que toute vie est une unité dans la diversité. Ce postulat est à rapprocher de l’une des hypothèses de base de la science moderne, à savoir que tous les phénomènes de l’univers sont des formes d’énergie interconnectées, interagissant les unes avec les autres, conformément aux lois de la nature – la distinction étant que la science ésotérique qualifie l’énergie de vie, alors que la science moderne considère l’énergie comme « une quantité conservée, ce qui signifie qu’elle ne peut être ni créée ni détruite, mais seulement convertie d’une forme à une autre2 ».

Du point de vue de la Sagesse éternelle : « Dieu est « un » exprime la vérité. La vie unique pénètre toutes les formes qui sont les expressions, dans le temps et l’espace, de l’énergie centrale universelle. La vie en manifestation produit l’existence et l’être. Elle est donc la cause originelle de la dualité. Cette dualité existe du point de vue objectif mais disparaît si l’aspect forme s’évanouit. De nombreux termes la désignent, dont les plus courants sont énumérés ici pour plus de clarté :

Esprit/Matière
Vie/Forme
Père/Mère
Positif/Négatif
Obscurité/Lumière1. »

Photo : geralt, CC0 1.0, via pixabay.com
La conscience est sous-jacente à toute forme, celle de l’unité d’énergie appelée atome, comme celle d’un être humain, d’une planète ou d’un système solaire.

Ce qui est particulièrement intéressant ici, c’est que l’esprit correspond à l’obscurité et la matière à la lumière, ce qui contredit de nombreuses écoles de pensée et philosophies traditionnelles, comme l’ancienne tradition chinoise du taoïsme, qui désignait le yin (le féminin) comme l’obscurité et le yang (le masculin) comme la lumière.

Traditionnellement et religieusement parlant, la lumière est généralement associée à la spiritualité et à l’esprit.

La correspondance entre la matière (en tant qu’aspect maternel de la vie) et la lumière est plus conforme aux découvertes récentes, basées sur la théorie de la relativité et la mécanique quantique, qui sont toutes deux au cœur de la science moderne et des recherches en cours sur l’origine et l’expansion de l’univers physique. Les physiciens et les astronomes sont actuellement aux prises avec les concepts de matière noire, d’énergie noire et les lois de la gravité, déterminés à fournir une théorie unifiée et intégrée sur la nature de la matière et de la lumière. Selon les enseignements transmis par A. Bailey, ils y parviendront lorsque l’humanité deviendra plus consciente de la lumière sur les quatre niveaux éthériques de la matière.

Le deuxième postulat est que « la Vie unique, en se manifestant dans la matière, produit un troisième facteur : la conscience, résultat de l’union des deux pôles esprit et matière, l’âme de toute chose. Elle imprègne toute substance ou énergie objective, elle est sous-jacente à toute forme, celle de l’unité d’énergie appelée atome, comme celle d’un être humain, d’une planète ou d’un système solaire. »

Ce postulat renforce l’idée que toute vie est imprégnée de conscience, sous-jacente et qualifiant l’unité dans toute sa diversité. Toutes les myriades de formes sont déterminées par la qualité unique de leur conscience et deviennent conscientes d’elles-mêmes au sein de l’unité partagée de la Vie.

Ainsi, « l’unité centrale est connue, dans le temps et l’espace, comme composite et différenciée. Pourtant, lorsque le temps et l’espace ne seront plus (car ils sont seulement états de conscience) l’unité seule demeurera. L’esprit persistera avec une action vibratoire accrue et la capacité d’intensification de la lumière dans des cycles ultérieurs de la manifestation1. »

Ce passage nous rappelle le tout premier article du Maître de B. Creme intitulé Le concept de temps dans le nouvel âge, publié dans la revue Share International de janvier 1982. Dans cet article, le Maître déclare : « A l’heure actuelle, la plupart des gens considèrent le temps comme un processus continu qui relie les évènements, alors qu’en vérité le temps n’est pas un processus, mais un état de conscience. […] Quand l’humanité sera une, en vérité et dans les faits, le temps disparaîtra. Quand l’homme abordera la vie d’un point de vue intérieur et créateur, le temps perdra de son emprise sur notre esprit et nous libérera ainsi de sa tyrannie. Tout cela nécessite une réévaluation de la place de l’homme dans l’univers et l’établissement d’un rapport plus authentique avec la source de notre être. »

L’article explique en outre comment notre vie quotidienne est actuellement limitée et confinée par les conditions économiques, sociales et politiques auxquelles la plupart d’entre nous sont soumis. Cela changera fondamentalement lorsque nous nous alignerons sur notre Soi supérieur, que nous parviendrons à une meilleure compréhension du temps en tant que vagues d’activité et de non-activité cycliques, et que nous commencerons à établir des « relations justes avec nos semblables, car c’est seulement quand tout sens de séparation aura disparu, qu’une compréhension véritable de l’activité cyclique pourra survenir. L’instauration d’un nouvel ordre mondial dans les domaines politique et économique est une condition sine qua non de cette vision plus juste, car nous ne pourrons parvenir au sentiment d’unité nécessaire que lorsque régneront l’harmonie et la justice1. »

L’article fournit non seulement de nouvelles perspectives sur la prochaine étape de l’évolution de l’humanité, mais aussi une définition plus vraie et plus intégrée de la spiritualité en rapport avec la crise mondiale actuelle et les choix existentiels auxquels l’humanité est confrontée.

« Le troisième postulat est que le but de la vie qui prend forme, ou le but de l’être manifesté, est le développement de la conscience ou la révélation de l’âme. Ce postulat pourrait s’appeler la théorie de l’Evolution de la Lumière. Comme le savant moderne lui-même déclare que lumière et matière sont termes synonymes, faisant ainsi écho à l’enseignement de l’Orient, il est évident que, de l’interaction de ces pôles et de la friction des couples d’opposés, la lumière jaillit. Le but de l’évolution s’avère être une série graduelle de manifestations de lumière. »

Ce postulat précise comment la conscience ou l’âme sont au cœur de l’évolution par la lumière. Il fait également clairement référence à l’évolution de la science moderne au cours du XXsiècle, qui a jeté une nouvelle lumière sur la nature de la matière et de l’espace-temps.

La théorie de l’évolution de la lumière est complétée par le quatrième postulat : « Toutes les vies se manifestent cycliquement. C’est la théorie de la Renaissance ou Réincarnation, démontrant la loi de Périodicité. »

Photo : Domaine public, via pixhere.com
L’une des hypothèses de base de la science moderne est que tous les phénomènes de l’univers sont des formes d’énergie interconnectées, interragissant les unes avec les autres, en accord avec les lois de la nature.

Cette section conclut : « Telles sont les grandes vérités fondamentales, bases de la Sagesse éternelle – l’existence de la vie et le développement de la conscience par la prise cyclique de la forme. » Les implications des quatre postulats ésotériques sont à la fois colossales et infimes. La vie ou l’énergie est considérée comme l’Unité essentielle, au sein de la diversité objective de l’univers manifesté, transcendant ainsi les notions traditionnelles de vie et de mort, d’esprit et de matière comme forces opposées au sein de la nature, et qualifiant les dimensions de l’espace-temps comme des états de conscience. La Sagesse éternelle affirme qu’il n’y a rien d’autre que la vie, qui « entre » et « sort » de la forme (ou « incarnation ») à travers des cycles sans fin de naissance et de mort.

Cette unité de la Vie dote toutes les formes de conscience et démontre la lumière de l’âme au sein de toutes les formes par le biais de l’évolution, qu’il s’agisse de la vie aux niveaux subatomiques, des niveaux subhumains, humains ou surhumains, des niveaux systémiques planétaires ou solaires, ou au-delà. La vie est décrite comme une synthèse divine ordonnée dans laquelle toutes les myriades de formes de conscience existent et évoluent dans divers niveaux de lumière – toutes fondamentalement interconnectées au sein de sa nature ou âme, qui, dans notre système solaire, se trouve sur le rayon du Soleil, le deuxième rayon d’Amour-Sagesse.

Dans un autre article intitulé Que la lumière soit, le Maître de B. Creme aborde la fonction de la lumière dans l’évolution humaine : « Chaque incarnation marque une nouvelle étape dans son ascension vers les sommets. A chacune de ces expériences dans la manifestation, l’homme ajoute à ses véhicules une petite quantité de lumière, si infime soit-elle, provoquant ainsi un changement subtil dans la vibration de ses corps. Lorsque tous ses corps vibrent ainsi à la fréquence de la lumière, la tâche est achevée, le voyage terminé. Du moins du point de vue de l’homme ; car du point de vue de ceux qui ont atteint l’accomplissement, le voyage ne fait que commencer. Ainsi chaque homme et chaque femme réalisent-ils la métamorphose de l’homme en Dieu. De la chrysalide de la matière, avec toutes ses limitations, sort le Maître libéré, qui irradie la lumière de Dieu. »

« Au plus profond de chacun de nous demeure pareille lumière, qui n’attend que l’occasion de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités du Cosmos tout entier. En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. Cette lumière et cette volonté sont du domaine de l’âme ; elles entrent en activité une fois l’alignement réalisé. Recherchez donc l’alignement avec l’âme, et manifestez ainsi le dessein de Dieu. Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. Révélez au monde la lumière de l’âme, et entrez dans les rangs de ceux qui servent.

Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les peuples ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. Pour répondre à leur attente, les Maîtres se sont préparés à inaugurer une nouvelle ère de lumière. De prodigieuses opportunités de progrès s’offriront à l’humanité : l’homme s’émerveillera devant les découvertes qui lui ouvriront la porte de la maîtrise des forces de la nature ; il sera saisi par la prodigieuse beauté ainsi révélée ; le fait de Dieu et la relation entre l’homme et la divinité ne feront plus pour lui aucun doute ; il entrera, de son plein gré, en coopération avec le Plan divin. »

Les deux articles du Maître de B. Creme que nous avons cités soulignent que l’évolution humaine au niveau individuel et l’évolution de l’humanité dans son ensemble, sont essentiellement une et même chose. Tous les différents niveaux de lumière ou de conscience sont interdépendants et interconnectés, démontrant non seulement la qualité spirituelle de la Fraternité mais aussi la nature divine de la Synthèse. Au fur et à mesure que nous prenons conscience de la dispensation du Verseau et que nous sortons de l’illusion de la séparation – par le partage et la coopération et l’établissement de relations justes – nous devenons plus conscients, non seulement de notre véritable Soi et de la véritable nature des liens familiaux, mais aussi de la nouvelle réalité des âmes de groupe, du but des âmes des nations et de la sur-âme de l’humanité. Les deux articles parlent du potentiel et des exigences de l’évolution humaine, et recommandent que nous utilisions notre libre arbitre, renforcés par la lumière croissante de l’amour et de la connaissance que nous partageons en tant qu’humanité.

Pour cette prochaine étape de notre évolution, l’Instructeur mondial, Maitreya, et ses Frères les Maîtres de Sagesse, préparent depuis longtemps des disciples sur toute la planète. A cette fin (ceci étant aussi nécessaire pour résoudre la crise mondiale actuelle), Maitreya est adombré par l’Esprit de Paix ou d’Equilibre et l’Avatar de Synthèse.

Alors que le monde est submergé par une polarisation intense, par la souffrance et la dévastation continues de notre planète et avec la résurgence d’un nationalisme rétrograde et diviseur, Maitreya, le Seigneur de l’Amour, aidé par le Bouddha, le Seigneur de la Sagesse (qui fut l’Instructeur mondial avant Maitreya) et par les énergies qui s’écoulent de Shamballa, le centre où la Volonté de Dieu est connue, stimule notre bonne volonté dans une tension croissante.

Comme l’indique le Maître de B. Creme : « Bientôt, en vérité, Maitreya entrera en pleine lumière dans la vie des hommes. Parfaitement préparé et impatient de relever le défi qui l’attend, il fortifiera par son courage ceux qui sont capables de répondre. De son cœur immense s’écoulera l’amour qu’il est dans sa nature de donner, et, quand les hommes seront prêts, il se déclarera publiquement, faisant connaître son nom et sa fonction. Ainsi le Grand Seigneur manifestera-t-il son lien étroit avec les hommes et les femmes du monde entier. Ainsi répondra-t-il à la confiance que les hommes, depuis toujours, ont placée en lui. » (Extrait de Le peuple se fera entendre, Un Maître parle, Partage Publication).

  1. Alice Bailey, Traité sur la magie blanche
  2. www.sciencedaily.com

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Phénomènes lumineux à travers le monde [sommaire]

Credit : mufon
Canada – Le matin du 29 mars 2022, un témoin se rendant en voiture à son travail à Fox Creek (Alberta) a pris une vidéo d’un objet aérien rougeoyant entouré d’une spirale, se déplaçant lentement à basse altitude. Après un court instant, l’objet s’est arrêté puis a disparu. (Source : mufon.com)

 

 

 

Credit : mufon
Etats-Unis – Le 15 mars 2019, un ingénieur aérospatial de West Palm Beach (Floride), a photographié un objet aérien rectangulaire volant à basse altitude parallèlement à une autoroute. (Source : mufon.com)

Station spatiale internationale [sommaire]

– Le 21 novembre 2019, un internaute surveillant la caméra en direct de l’ISS a repéré un objet ressemblant à un engin doté de plusieurs lumières qui a dépassé l’ISS alors qu’elle se trouvait au-dessus de la mer des Philippines. (Crédit : https://eol.jsc.nasa.gov/ESRS/HDEV/ ; YouTube : Scott Dillon)

 

– Le 2 mai 2022, une caméra de l’ISS a capturé un énorme objet cylindrique incandescent passant au loin alors qu’elle se trouvait au-dessus de l’Egypte. (Crédit : https://eol.jsc.nasa.gov/ESRS/HDEV/ ; YouTube : UFOvi2012)

 

– Le 5 mai 2022, un internaute surveillant la caméra en direct de la station a enregistré les images d’un groupe d’objets aériens incandescents survolant l’Atlantique Sud. (Crédit : https://eol.jsc.nasa.gov/ESRS/HDEV/ ; YouTube : Mary Hall)

Un objet brillant à Amarillo (Texas) [sommaire]

Credit : mufon
Etats-Unis – Dans la nuit du 15 mai 2022, un habitant d’Amarillo (Texas) était en train de photographier la lune rouge, pendant une éclipse lunaire lorsqu’un objet brillant, ressemblant à une étoile, est apparu dans son champ de vision et s’est mis à planer quelques instants. « Juste au moment où j’allais prendre une vidéo, il s’est éloigné en direction du sud », a rapporté le témoin.

Source : mufon.com

Bénédictions [sommaire]

Cette photographie de S. O., prise en 2001, à Akita (Japon), présente une tache de lumière identique aux phénomènes de bénédiction des Maîtres. Envoyée par N. O., son oncle.

 

 

« Cette photo m’a été envoyée par ma nièce. Le petit garçon est un membre de la famille. Sur la photo, il avait trois ans. Il en a maintenant cinq ». N. de G., Amsterdam (Pays-Bas).

Bénédiction lors d’un concert gospel [sommaire]

Cette photo, prise lors d’un concert de gospel à la gare centrale de New York présente une traînée de lumière typique d’une bénédiction. Envoyée par K. G., Larchmont, NY.

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Un salaire équitable pour tous les travailleurs [sommaire]

Interview de Saru Jayaraman par Jason Francis,

Saru Jayaraman est présidente de One Fair Wage (un salaire équitable), organisation américaine à but non lucratif qui milite pour des salaires équitables dans le secteur des services où les travailleurs recevant des pourboires des clients sont payés par un salaire subminimum (inférieur au salaire minimum). One Fair Wage coordonne travailleurs et employeurs, mène des recherches, publie des livres et réalise des films sur cette question. Ses membres rencontrent les parlementaires afin de faire adopter une législation qui garantirait que chacun ne soit pas payé moins que le salaire minimum. Les livres de S. Jayaraman comprennent le best-seller national Behind the Kitchen Door (Derrière les portes de la cuisine, 2013) et One Fair Wage : Ending Subminimum Pay in America (Un salaire équitable : mettre fin au salaire subminimum aux Etats-Unis, 2021). S. Jayaraman est avocate et directrice du Centre de recherche sur le travail alimentaire de l’université de Californie, à Berkeley. CNN l’a désignée comme l’une des « dix femmes les plus visionnaires ». Jason Francis a interviewé Saru Jayaraman pour Partage international.

Un héritage de l’esclavage

Partage international : Le gouvernement américain autorise les entreprises à payer leurs employés à partir de 2,13 dollars de l’heure s’ils reçoivent des pourboires des clients, au lieu du salaire minimum fédéral de 7,25 dollars. D’où est venue l’idée de payer les travailleurs qui reçoivent des pourboires un salaire subminimum au lieu d’un salaire complet avec les pourboires en plus ?
Saru Jayaraman : Elle vient de l’esclavage, mais elle est née dans l’Europe féodale. Les pourboires étaient toujours un supplément ou une prime en plus d’un salaire. Il est arrivé aux Etats-Unis juste avant l’Emancipation (l’abolition de l’esclavage dans les années 1860). L’industrie de la restauration voulait embaucher des Noirs américains mais ne voulait pas les payer ; en fait, elle voulait maintenir l’esclavage et les faire vivre uniquement de pourboires. En 1938, dans le cadre du New Deal (une série de programmes créés par l’Administration Roosevelt pour combattre les effets de la Grande Dépression), tous les employés ont reçu un salaire minimum pour la première fois, à l’exception des travailleurs payés au pourboire, à qui on a dit qu’ils recevaient un salaire de zéro dollar tant que les pourboires leur rapportaient le plein salaire minimum. Au cours des 150 dernières années, c’est le lobbying de l’Association nationale des restaurants qui a maintenu cette pratique.

PI. Comment les personnes de couleur sont-elles affectées par le salaire minimum aujourd’hui ?
SJ. Il y a 14 millions de travailleurs dans la restauration aux Etats-Unis – environ 60 % d’entre eux ont des pourboires. Et parmi les travailleurs à pourboire, environ deux tiers sont des femmes, en grande partie des femmes de couleur qui ont tendance à travailler dans des restaurants plus populaires où elles gagnent beaucoup moins en pourboires. Mais même si elles travaillent dans un restaurant gastronomique, où il y a davantage de serveurs masculins, elles gagneront moins que les hommes, les hommes blancs en particulier, en raison des préjugés implicites des clients. Ainsi, obliger les travailleurs à pourboire (les femmes et les femmes de couleur) à compter sur les pourboires pour leur fournir la majorité de leurs revenus les soumet aux préjugés des clients qui donnent de meilleurs pourboires aux Blancs, même si le serveur de couleur a fourni un meilleur service.

PI. Pourriez-vous nous parler de l’utilisation des prisonniers comme main-d’œuvre bon marché ?
SJ. Les travailleurs incarcérés dans les prisons d’Etat et fédérales sont souvent obligés de travailler. Parfois, ils travaillent pour les services internes de la prison, comme le nettoyage des cellules, mais très souvent, on leur demande de travailler pour des entreprises privées ou d’autres organismes publics. Par exemple, en Californie, nous avons connu une augmentation des incendies de forêt. Un tiers de nos effectifs de pompiers est constitué de personnes incarcérées payées 11 centimes de l’heure pour lutter contre les feux de forêt, et c’est un travail très risqué.
Il existe également des situations où les détenus des prisons fédérales et d’Etat sont contraints de travailler pour des entreprises privées, qu’il s’agisse de Victoria’s Secret (société de vente au détail de sous-vêtements féminins), de compagnies de téléphone ou d’entreprises qui produisent des poubelles pour les parcs. On leur demande de faire un travail qui serait autrement effectué par des travailleurs payés au salaire minimum et on leur demande de le faire pour moins d’un dollar par heure.
C’est un héritage direct de l’esclavage. Il provient de l’exception contenue dans le 13eamendement de la Constitution américaine, ratifié en 1865, interdisant l’esclavage, mais qui l’autorise en cas d’incarcération. Cela a permis à de nombreuses entreprises privées et organismes d’Etat de profiter d’une main-d’œuvre bon marché. Mais lorsque vous payez 11 centimes de l’heure, c’est quasiment du travail gratuit.

PI. Environ combien de millions de travailleurs du secteur des services aux Etats-Unis dépendent des pourboires ? Et combien de types différents d’emplois de service donnent des pourboires ?
SJ. Environ six ou sept millions de travailleurs aux Etats-Unis. La grande majorité d’entre eux, environ 75 %, travaillent dans le secteur de la restauration en tant que serveurs, barmans, et toutes sortes d’autres travailleurs. Les 25 % restants travaillent dans des salons de manucure, des stations de lavage de voitures, des parkings, des aéroports, des salons de coiffure – ce que l’on appelle les travailleurs des services à la personne.

PI. Le salaire subminimum s’étend-il à d’autres secteurs d’emploi ?
SJ. Apple Pay (une application qui permet d’effectuer des paiements numériques) a étendu le pourboire à de nombreux nouveaux secteurs où il n’y en avait pas auparavant.Aujourd’hui, si vous entrez dans un magasin ou une compagnie aérienne, on vous demande souvent de payer avec Apple Pay et on vous demande automatiquement combien vous voulez donner de pourboire. Cette introduction du pourboire dans de nouveaux secteurs a fait que les employeurs de certains de ces nouveaux secteurs ont voulu imiter l’industrie de la restauration. Ils se disent : « Tant que mes employés reçoivent des pourboires, je devrais pouvoir leur verser un salaire subminimum. » Vous voyez donc des cafés qui n’ont jamais été autorisés à payer un salaire subminimum auparavant essayer de le faire. Même les compagnies aériennes essaient de payer un salaire submini-mum aux hôtesses de l’air parce qu’elles reçoivent maintenant des pourboires pour commander de la nourriture sur un iPad.

PI. Qu’en  est-il des « travailleurs isolés » ou ceux considérés comme entrepreneurs indépendants ou des travailleurs non salariés ?
SJ. Des entreprises de prestations ont imité le secteur de la restauration. Nous l’avons vu avec DoorDash et Instacart (entreprises de livraison de nourriture).
Elles ont mis en place une politique au cours des dernières années, et déduiraient des salaires les pourboires qu’ils reçoivent. Je pense qu’Uber et Lyft (sociétés de transport) se livrent probablement aussi à certaines de ces pratiques.

PI. Les employeurs sont-ils tenus de dédommager les employés si leurs pourboires, ajoutés à leur salaire, n’atteignent pas le salaire minimum ?
SJ. C’est une obligation légale. L’Administration Obama s’est engagée au plus haut niveau sur l’application des règles relatives au salaire subminimum pour les travailleurs au pourboire. Elle a constaté un taux de violation de 84 % en ce qui concerne le respect de ces règles par les employeurs de restaurants. Après ce constat, le secrétaire général du ministère américain du Travail a déclaré que le système était inapplicable et a prôné officiellement un salaire équitable (un salaire minimum complet avec les pourboires en plus) comme seul système viable.

Exploitation

PI. Pouvez-vous parler de l’exploitation et des abus que subissent les travailleurs des services avec pourboire et de leur fréquence ?
SJ. Catharine MacKinnon, professeure de droit, est la plus grande experte en matière de harcèlement sexuel dans le pays et a contribué à rendre le harcèlement sexuel illégal aux Etats-Unis. Elle a déclaré que les travailleurs à pourboire ont le taux de harcèlement sexuel le plus élevé de tous les secteurs d’activité parce qu’ils doivent tolérer beaucoup de choses pour obtenir un pourboire. C’est plus élevé que dans tous les autres secteurs qu’elle a étudiés, y compris l’armée.
Nos recherches montrent que les sept Etats qui exigent un salaire minimum complet avec des pourboires en plus enregistrent non seulement un chiffre d’affaires, une croissance de l’emploi et des petites entreprises plus élevés dans ce secteur, mais aussi un taux de harcèlement sexuel deux fois moins élevé.
Catharine MacKinnon a déclaré qu’elle n’avait jamais vu une politique aussi efficace pour lutter contre le harcèlement sexuel que One Fair Wage y compris pour déclarer le harcèlement sexuel illégal, l’œuvre de sa vie. Le harcèlement sexuel a empiré avec la pandémie. Les travailleurs ont connu des niveaux élevés d’abus, d’hostilité des clients et de harcèlement sexuel. On a demandé à des femmes d’enlever leur masque pour que le client puisse voir à quoi elles ressemblaient et décider du pourboire qu’on leur donnait. A mon avis, les travailleurs ont essayé d’appliquer les protocoles Covid à ces mêmes clients qui les maltraitaient et cela ne fonctionnait pas, ce qui explique pourquoi un million de travailleurs ont quitté le secteur. Parmi ceux qui restent, 54 % ont déclaré qu’ils partiront, et la grande majorité a dit que c’était à cause du salaire subminimum. Ils ne peuvent plus le supporter. Il a fallu 150 ans et une pandémie pour que les travailleurs disent enfin qu’ils refusent de travailler pour un salaire subminimum.

PI. Avec une semaine de travail de 40 h à 7,25 dollars de l’heure (le salaire minimum fédéral actuel), un travailleur gagnerait 15 080 dollars par an avant impôts. C’est plutôt maigre si l’on considère que le niveau de pauvreté fédéral de 2022 aux Etats-Unis est de 13 570 dollars par an pour une personne seule et de 18 310 dollars pour une famille de deux personnes. Cependant certains Etats et villes ont augmenté le salaire minimum. Quels devraient être les critères de détermination du salaire minimum et quel devrait être son niveau actuel ?
SJ. La vérité est qu’à l’heure actuelle, le salaire minimum fédéral n’est pas déterminé par les besoins des gens mais par la volonté politique. Il faut un minimum de 15 dollars de l’heure pour vivre et faire vivre une famille partout dans ce pays, c’est le strict minimum dont vous avez besoin pour vivre. La seule raison pour laquelle il est si bas dans certains endroits est le manque de volonté politique et une forte opposition. Nombre de Républicains considèrent qu’il ne devrait pas y avoir de salaire minimum. S’il avait suivi l’inflation, nous dépasserions les 20 dollars de l’heure. Quinze dollars de l’heure, ce n’est pas suffisant pour vivre dans de nombreux endroits, mais c’est le strict minimum dont on a besoin partout dans le pays.

La grande démission

PI. La pandémie a provoqué « la grande démission » : un grand nombre de travailleurs ont quitté leur emploi en réévaluant leur vie et leur travail. Quel effet cette tendance économique a-t-elle eu sur les travailleurs à pourboires et les employeurs ?
SJ. Nous avons vu des milliers de restaurants à travers le pays augmenter les salaires pour atteindre un salaire minimum complet avec les pourboires. Nous en avons recensé 3 000 à notre connaissance, mais il y en a beaucoup plus.

PI. Les efforts visant à augmenter le salaire minimum fédéral sont au point mort au Congrès américain. Que se passe-t-il au niveau des Etats et des collectivités locales ?
SJ. La « grande démission » a fait évoluer la situation. On a annoncé qu’on allait consacrer 25 millions de dollars à l’instauration d’un salaire équitable dans 25 Etats d’ici au 250anniversaire des Etats-Unis, c’est-à-dire en 2026. Nous pensons qu’en raison de la « grande démission », cela va se réaliser. En outre, One Fair Wage sera soumis au vote à Washington en novembre 2022, où il sera adopté, et il sera probablement soumis au vote à Portland, dans le Maine, en novembre également.

Pour plus d’informations : www.onefairwage.site

Se rebeller pour la planète et la démocratie [sommaire]

Interview de Pontus Bergendahl par Adriane Trottner et Håkan Ekvall,

Ariane Trottner et Håkan Ekvall ont interviewé Pontus Bergendahl, militant suédois pour le climat, pour Partage international.

Partage international : Pourriez-vous nous donner votre avis sur la crise climatique et écologique ?
Pontus Bergendahl : Comme dans toutes les périodes sombres de l’histoire, deux vertus se révèlent plus importantes que jamais : la détermination et le courage. La détermination, c’est assumer sa responsabilité d’être humain, comprendre que cette crise est très pertinente pour nous-mêmes et prendre les décisions nécessaires en fonction de la situation à laquelle nous sommes confrontés. Le courage est quelque chose que vous pouvez pratiquer. Ainsi, pour les prochaines élections en Suède, je suis l’un des porte-parole de Klimatalliansen (l’Alliance pour le climat) qui est un mouvement non idéologique en lice pour des sièges à la législature nationale, et je suis également l’un des candidats. Nous nous concentrons uniquement sur une question, le changement climatique, et sur la création d’alliances entre les partis.
Je suis également impliqué dans le mouvement des Vendredi pour l’Avenir (Fridays For Future) et j’essaie d’être à la grève du vendredi aussi souvent que possible. Lors de ma première manifestation climatique, j’avais trop peur même pour tenir une pancarte, effrayé d’être exclu par mes amis et ma famille. Maintenant, j’ai appris à gérer les situations, donc même si j’ai toujours une grosse boule au ventre avant chaque action, je suis capable de faire ce qu’il faut.

Pontus Bergendahl explique ce qui l’a poussé à changer radicalement de vie et à passer à l’action : « Je suis juste un père normal de trois filles merveilleuses qui travaillait jusqu’à récemment comme gestionnaire de logiciels depuis vingt ans. J’ai vécu une vie tranquille sans ambitions plus élevées que de profiter de la vie et d’être un être humain décent jusqu’à il y a trois ans, lorsque j’ai démissionné de mon travail afin de travailler comme bénévole pour Extinction Rebellion (XR) en tant que « rebelle à vie ». Ma femme subvient désormais aux besoins de la famille. Ayant travaillé dans l’industrie tout au long de ma vie professionnelle et ayant parlé à de nombreux politiciens à tous les niveaux, je suis absolument certain que ce dont nous avons besoin en ce moment, c’est d’une prise de conscience et de passer à l’action.

Plus j’en apprends sur le changement climatique et la lutte pour prévenir une catastrophe, plus je me rends compte qu’une démocratie renforcée et profonde est la clé du changement. Nous devons briser les structures racistes et le post-colonialisme actuel avec l’inclusion, la justice et l’égalité. C’est cela la démocratie, bien qu’on ait pu l’oublier. On doit démocratiser nos organisations et nos réunions avec de nouvelles méthodes d’inclusion et nous devons inclure les gens dans le processus politique. »

 

PI. Quand avez-vous réalisé que vous deviez faire quelque chose face à la crise climatique ?
PB. En 2018, nous avons eu de gros incendies de forêt en Suède. Au même moment, Greta Thunberg a commencé ses grèves et ses discours pour le climat. La combinaison des incendies et des discours simples de Greta m’a fait comprendre qu’il se passait quelque chose de très effrayant et qu’il ne dépendait que de moi d’y faire quelque chose. Elle a parlé directement à mon cœur. Je pense que c’est beau qu’une jeune fille de 16 ans puisse complètement changer la vie d’un homme de 52 ans qu’elle n’a jamais rencontré.
J’ai toujours été conscient de la crise climatique. Mais ce n’est qu’en 2018 que j’ai réalisé que cela me concernait directement. C’est une question existentielle personnelle et c’est à la fois ma responsabilité et mon droit d’agir. Avant l’été 2018, je considérais le changement climatique comme l’un des nombreux problèmes dans le monde et j’avais choisi de me concentrer sur d’autres problèmes. Après ma prise de conscience, j’ai fait des choses auxquelles je n’avais jamais rêvé auparavant. C’était comme si mon subconscient prenait des décisions à ma place, par exemple m’attacher à une canalisation sur la route. D’un chagrin pour tous les êtres vivants a également grandi un fort sentiment de pourquoi je fais cela. C’est par amour pour toutes les personnes, les animaux et les autres êtres vivants.

PI. Au sein d’Extinction Rebellion, pourquoi préférez-vous vous appeler rebelles plutôt que militants ?
PB. En tant que militant pour le climat, vous prenez surtout conscience de la crise. Être conscient ne suffit pas. Nous devons agir maintenant. Extinction Rebellion est un soulèvement contre les partis politiques au pouvoir et la société destructrice dans laquelle nous vivons en Suède. Notre méthode est la désobéissance civile pacifique pour forcer le gouvernement à prendre des mesures et pour parvenir à la table des négociations. Nous ne voulons pas changer le système parlementaire, juste le renforcer.

PI. Quelles sont les demandes de XR ?
PB. Nos revendications sont : « Dire la vérité. » Nous avons besoin que les médias et les politiciens disent à quel point la situation écologique est extrêmement mauvaise et à quel point le changement devra être important. « Agir maintenant. » Nous devons réduire les émissions dès maintenant. « Sois le changement. » Nous, le mouvement rebelle (XR), visons à être le changement en ne jouant pas avec le statu quo, par exemple en fermant les aéroports et les banques. C’est ça l’action directe. Le plus important, c’est de renforcer la démocratie. Nous avons besoin d’assemblées de citoyens. Une assemblée citoyenne est un petit groupe, largement représentatif de l’ensemble de la population, qui, avec des scientifiques et des experts, délibère sur un sujet et fait des recommandations aux politiciens.

PI. Qu’est-ce que la désobéissance civile et pourquoi est-elle importante ?
PB. La désobéissance civile consiste à refuser d’obéir à certaines lois, exigences, ordres ou commandements du gouvernement. Nous avons l’obligation morale d’empêcher une catastrophe humaine. Nous enfreignons les lois pour empêcher quelque chose de bien pire.
Depuis plus de trente ans, nous assistons à l’échec du système politique et de la société. L’échec, c’est l’incapacité des politiciens à gérer la crise. En Suède, nous devons réduire les émissions de l’ordre de 20 % cette année et toutes les années suivantes. Il ne s’agit pas seulement d’une crise climatique et écologique, mais aussi d’une crise politique tout aussi importante. Nos politiciens sont devenus impuissants à cause des blocages tactiques et les progrès sont beaucoup trop lents dans l’industrie.
XR utilise la désobéissance civile qui est non violente autant physiquement que verbalement.
Les recherches montrent que le moyen le plus efficace d’apporter des changements est d’éveiller l’opinion publique par la désobéissance civile massive des citoyens actifs.
La désobéissance civile pacifique et non violente a fonctionné à de nombreuses reprises par le passé, du mouvement des suffragettes à Gandhi et à la libération du colonialisme, Martin Luther King et le mouvement des droits civiques, le mouvement ouvrier et le mouvement des droits LGBTQ, pour ne citer que quelques exemples. La désobéissance civile a toujours fait partie intégrante de la démocratie occidentale.

PI. Nous, en Suède, semblons avoir oublié la désobéissance civile. Pourquoi pensez-vous que les gens s’opposent à certaines des méthodes de XR ?
PB. En Suède, nous avons une très grande confiance dans le gouvernement. Le gouvernement est vu comme un bon père qui prend soin de nous. Les Suédois pensent également que nous avons une société et une démocratie optimales où nous avons des méthodes au sein de la société pour faire avancer le changement. Mais il est maintenant évident que le gouvernement ne peut pas gérer la crise climatique.
Il existe également une idée commune selon laquelle si nous l’expliquons simplement aux politiciens, ils agiront. Mais ils ne peuvent pas reconnaître à quel point c’est grave et à quel point peu a été fait, car ils s’accuseraient alors eux-mêmes. Au lieu de cela, ils proposent des objectifs lointains dans le futur dont ils n’ont pas besoin d’assumer la responsabilité pour le moment.
La plupart des gens en Suède disent qu’ils sont d’accord avec notre cause mais pas avec nos méthodes. Martin Luther King a décrit, dans sa Lettre de la prison de Birmingham, le défi présenté par cette réponse à l’action directe parmi ceux « plus dévoués à l’ordre qu’à la justice », qui préfèrent une « paix négative qu’est l’absence de tension à une paix positive qu’est la présence de la justice ». Beaucoup de gens pensent qu’on a pas besoin de s’organiser et de faire entendre notre voix, que les politiciens savent ce qui est le mieux pour nous. Nous avons connu une stabilité politique et pas de guerres pendant si longtemps, nous avons oublié que notre société a en fait été façonnée par des actes de désobéissance civile.

PI. Pouvez-vous donner quelques exemples de ce que XR a accompli ?
PB. A Oslo 2021, nous étions un groupe de 300 rebelles et nous avons changé le débat électoral et probablement aussi le résultat de l’élection. Le débat est passé de la possibilité de plaider pour le pétrole norvégien ET un avenir vert à la prise de conscience que les politiciens devaient choisir entre l’un ou l’autre : le pétrole OU un avenir vert. Nous avons eu plus de 400 articles et sept jours de télévision nationale. Le débat a changé au cours de la semaine et de nombreux médias ont reconnu que c’était notre contribution.
En 2020, nous avons arrêté l’expansion de la raffinerie de Preem, la plus grande de Suède. Nous avons arrêté l’extension du terminal gazier de Göteborg en 2019. Avec seulement quelques rebelles, nous avons empêché les grandes sociétés forestières suédoises de surexploiter la forêt. Nous avons remporté victoire après victoire grâce à une désobéissance civile qui enfreint la loi. La prochaine étape consiste à obtenir un changement de système.

PI. Que voulez-vous dire lorsque vous parlez d’un changement de système ? Dans quels domaines est-ce nécessaire et pourquoi serait-ce important ?
PB. Il n’est pas possible de continuer de croître dans les limites de la planète. Le temps des new deals écologiques est révolu. Nous devons réduire nos économies en consommant moins et en ne considérant pas la Terre comme une ressource inépuisable. Nous devons changer la façon dont nous mesurons le succès. Les changements nécessaires nécessitent une transformation des fondements de notre économie et de nos modes de vie. Nous devons faire passer la survie avant le profit. La façon dont nous le faisons dépend de nous tous. La démocratie est d’une grande importance dans la transition. Nous devons faire entendre la voix de chacun et nous avons besoin d’experts et de scientifiques pour nous montrer la voie.
Dans le processus de transformation de la société, la justice climatique est absolument centrale. Elle consiste à partager les charges, à créer une transformation équitable et à aider ceux qui sont les plus touchés à la fois par le changement climatique et la transition elle-même. Dans la partie riche du monde, nous avons la plus grande dette climatique, tandis que la plupart, ceux qui ont le moins de dette climatique, ont été les premiers à subir les effets du changement climatique. Il y a là une grande injustice dont nous devons assumer la responsabilité. Nous devrons tous faire des sacrifices économiques pour survivre, mais dans ce processus, nous pourrions redécouvrir la valeur de la vie.

PI. Comment XR planifie et exécute ses actions ?
PB. Nous sommes une organisation décentralisée. Souvent, un rebelle a une idée et les gens s’en saisissent. Lorsque vous êtes un petit groupe, vous obtenez l’aide de groupes de travail plus importants dans XR, à la fois locaux et nationaux.
Dans XR, on peut faire ce qu’on veut en tant que petit groupe d’affinité. Un groupe d’affinité est une unité autonome et auto-organisée, généralement de cinq à huit personnes, qui a pour mandat de faire ce qu’elle veut dans le cadre des valeurs et des objectifs de XR.
Être décentralisé et inclusif est absolument crucial pour XR. Cela nous rend beaucoup plus efficaces, rapides et agiles. Nous ne survivrions pas avec des structures hiérarchiques.
De plus, nous ne nous arrêtons pas à montrer les problèmes et les causes ; nous essayons de faire en sorte que l’action elle-même fasse partie de la solution, une action théâtrale. Un bon exemple a eu lieu dans la ville de Lund. Pour faire face aux embouteillages, il a été suggéré d’élargir l’autoroute. Au lieu de simplement manifester contre l’idée, nous avons changé les panneaux de limitation de vitesse de 110 km/h à 90 km/h : des études scientifiques montrent que des limitations de vitesse plus basses réduisent les embouteillages. Il était facile pour les habitants de Lund de comprendre qu’en changeant les panneaux, nous avions résolu le problème.

PI. Comment travaillez-vous avec la non-violence ? Comment enseignez-vous cette approche aux gens ?
PB. Nous avons des cours d’action directe non-violente et des cours stratégiques sur comment changer la société avec la désobéissance civile. Nous nous entraînons constamment à la non-violence tant physique que verbale et à la désescalade d’une situation. Nous discutons également avec la police avant, pendant et après l’action pour assurer des actions pacifiques.
Chez XR, nous encourageons la désobéissance civile dans tous les secteurs de la société. Cela n’a pas à être illégal. Par exemple, dans votre travail, refusez de faire des travaux qui nuisent à notre environnement. Si vous devez faire des choses que vous n’aimez pas, faites-les lentement et mal. Exprimez-vous et protestez si vous n’êtes pas d’accord. Refusez de coopérer avec des autorités avec lesquelles vous n’êtes pas d’accord.

PI. Quelles sont les dix valeurs de XR ?
PB. 1. Nous partageons une vision du changement, celle de créer un monde adapté aux générations à venir.
2. Nous établissons notre mission en fonction de ce qui est nécessaire. La recherche a montré que la mobilisation de 3,5 % de la population est suffisante pour parvenir à un changement de système1.
3. Nous avons besoin d’une culture interne régénératrice, saine, résiliente et adaptable. On dépasse nos limites personnelles et on met au défi notre système toxique, quittant nos zones de confort pour agir en faveur du changement.
5. Nous valorisons la réflexion et l’apprentissage, en suivant un cycle d’action, de réflexion, d’apprentissage et de planification pour plus d’action. Nous apprenons d’autres mouvements et contextes ainsi que de nos propres expériences. Nous faisons également une veille scientifique et technique sur le site web des scientifiques pour Extinction Rebellion.
6. Nous accueillons tout le monde et chaque partie de chacun et travaillons activement pour créer des espaces ouverts et sûrs.
7. Nous atténuons activement le pouvoir, brisant les hiérarchies de pouvoir pour une participation plus équitable.
8. Nous évitons de blâmer et de faire honte. Nous vivons dans un système toxique, mais personne n’est à blâmer.
9. Nous sommes un réseau non violent, utilisant une stratégie et des tactiques non violentes comme le moyen le plus efficace d’apporter des changements.
10. Nous sommes basés sur l’autonomie et la décentralisation. Nous créons collectivement les structures dont nous avons besoin pour défier le pouvoir.
Quiconque suit ces principes et valeurs fondamentaux peut agir au nom d’Extinction Rebellion.

PI. Vous dites qu’il est très important de se concentrer sur la démocratie dans tous les processus et toutes les actions. Comment faites-vous cela ?
PB. Nous suivons les principes organisationnels des systèmes auto-organisés (SAO)2. Par exemple, nous ne votons pas. Le vote est la tyrannie de la majorité, et la minorité sera perdante. Au lieu de cela, nous ancrons la décision dans l’organisation. Nous présentons des suggestions et des « tours de table » pour améliorer la suggestion jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait. Ce processus nécessite une culture de respect et de confiance. S’il y a une décision avec laquelle vous n’êtes pas entièrement d’accord, vous devriez vous demander : « Est-ce assez bien pour l’instant ? Suffisamment sûr pour essayer ? »
La démocratie est surtout visible dans les détails, par exemple dans nos réunions. Nous utilisons des méthodes de rencontre féministes pour établir une culture d’écoute inclusive. Nous nous appuyons sur d’autres techniques pour briser les structures de pouvoir et inclure tout le monde dans nos réunions. Parfois, pour être efficace, nous donnons à un petit groupe de rebelles le mandat de prendre des décisions pour le reste d’entre nous. Il existe de nombreuses techniques pratiques qui aident à maintenir une organisation SAO saine et une culture solide.

PI. Quelle est la gravité de la crise climatique ?
PB. En 2019, plusieurs climatologues ont publié un article sous le titre L’issue la plus probable est la fin de la civilisation. Et cela a déjà commencé. Presque tous les mois, des catastrophes climatiques se produisent partout dans le monde. Au cours de la prochaine décennie, nous assisterons à des famines, des inondations, des ouragans et des vagues de chaleur qui se traduiront par des troubles sociaux, l’effondrement de l’ordre public et la guerre.
Nous verrons des flux de morts et de réfugiés comme jamais auparavant. C’est pourquoi le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, déclare qu’il s’agit d’un avertissement « code rouge » pour l’humanité.
Même si nous réduisons les émissions à l’échelle mondiale maintenant, la crise continuera de s’aggraver en raison des boucles de rétroaction climatique qui deviennent des points de déclenchement pour de nouvelles perturbations. On peut oublier l’objectif de 1,5°C et les budgets carbone. C’est un combat pour chaque dixième de degré. Nous ne pouvons pas arrêter une catastrophe, mais nous pouvons l’atténuer.
Les effets du changement climatique sont de l’ampleur d’une guerre nucléaire mondiale. Ça se passe maintenant, nous sommes dans la phase finale du changement climatique. C’est une menace existentielle directe pour tout le monde.

PI. Qu’est-ce qui vous donne de l’espoir ?
PB. Ce qui m’inspire et me donne de la force, c’est d’agir, d’essayer de lutter pour ce qui est juste, quelles que soient les chances. Bien sûr, chaque dixième de degré vaut la peine de se battre. Il y aura une catastrophe mondiale, mais nous pouvons influer sur sa gravité.
La lutte porte sur la moralité et la justice, pas sur l’espoir. Il n’y a aucun espoir pour les personnes qui meurent en Inde en ce moment, avec des températures à 50°. Il n’y a aucun espoir pour les enfants de Madagascar qui meurent de faim. La seule chose que nous savons, c’est que ce sera bien pire dans les décennies à venir.
Dans mon travail quotidien, je reçois aussi beaucoup de force, de l’amour et de la compassion de mes camarades rebelles et je sais qu’il existe une autre façon de vivre qui n’est pas liée à la consommation et à la cupidité.
Je terminerai par quelques suggestions aux personnes qui liront ceci : Impliquez-vous dans une organisation climatique ou environnementale, assistez à une réunion d’introduction ou commencez à lire par vous-même. Faites du bénévolat un jour par semaine ou un jour par mois. Réservez une petite partie de vos vacances pour participer à l’une des grandes manifestations ou actions de masse. Commencez par de petites étapes, écrivez-les et placez-les sur votre réfrigérateur. Cela pourrait être l’une des décisions les plus importantes de votre vie.

Pour plus d’informations : https://www.climatealliance.org (anglais et autres langues)

1 – Voir Ceci n’est pas un exercice : un manuel de rébellion d’extinction (Extinction Rebellion, 2019)
2 – https://extinctionrebellion.fr/ressources. Guide du système d’auto-organisation https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/rwC2QmJxbApY5jQ

L’acoustique sacrée [sommaire]

Interview de Karen Newell par Michael Tayles,

Karen Newell est auteure et spécialiste du développement personnel, son œuvre diversifiée repose sur la conscience centrée sur le cœur. En tant qu’innovatrice dans le domaine de la synchronisation des ondes cérébrales (audio-méditation), elle donne les moyens de se découvrir en montrant comment se connecter à la guidance intérieure, trouver inspiration, bien-être et développer l’intuition. Elle est cofondatrice de Sacred Acoustics et co-auteure avec le neurochirurgien Eben Alexander III de Living in a Mindful Universe. (Vivre dans un univers conscient, non traduit). Michael Tayles l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Pouvez-vous présenter Sacred Acoustics ?
Karen Newell : C’est une entreprise qui produit des enregistrements audio de synchronisation des ondes cérébrales et tous ces enregistrements contiennent ce que l’on appelle des battements binauraux. Nous avons combiné des battements monauraux avec nos battements binauraux, et nous avons fini par créer une technologie que nous avons décidé d’appeler NeuralHelix, ce qui la distingue des autres producteurs qui peuvent utiliser des techniques légèrement différentes. Sacred Acoustics crée ces enregistrements audio pour que les utilisateurs entrent dans des états de méditation profonds et stables. Certaines personnes les utilisent pour lutter contre l’insomnie afin de mieux dormir. D’autres les utilisent pour susciter l’inspiration créative, voire améliorer leur intuition. Il existe de très nombreuses façons d’utiliser ces enregistrements.

PI. Pouvez-vous expliquer comment cela fonctionne sur le cerveau ?
KN. L’entraînement des ondes cérébrales avec les battements binauraux est spécifiquement conçu pour affecter les différents états d’ondes cérébrales que les êtres humains atteignent naturellement, de sorte que nous pouvons mesurer ces états cérébraux avec une électroencéphalographie et nous les mesurons en cycles par seconde, ou Hertz.
Par exemple, de zéro à quatre Hertz c’est l’état delta dans lequel nous nous trouvons tous lorsque nous sommes endormis. L’état alpha se situe entre 8 et 12 Hertz et est associé à un état général de concentration, peut-être en dehors de votre routine quotidienne, lorsque vous lisez ou étudiez un sujet particulier. Ou peut-être lorsque vous créez une œuvre d’art, ce serait l’état alpha. Puis, l’état bêta se situe entre 12 et 30 Hertz. C’est l’état dans lequel nous nous trouvons lorsque nous marchons ou lorsque nous parlons.
Les battements binauraux sont conçus pour faire passer l’auditeur de l’état de conscience bêta (état de veille ordinaire) à un état de conscience plus subtil, l’état alpha, thêta ou delta. L’un de ces petits « états agréables » est la frontière entre les rythmes delta et bêta, qui est la limite entre le sommeil et l’éveil. On l’appelle l’état hypnagogique. Nous entrons dans cet état chaque nuit, au moment où nous nous endormons. Une fois que vous êtes dans un état hypnagogique, vous arrivez à un état beaucoup plus calme, où vous n’avez pas les nombreuses pensées qui s’enchaînent et que beaucoup d’entre nous rencontrons régulièrement. Les enregistrements sont donc vraiment conçus pour aider à calmer le mental et à l’amener à un état où il est plus à même de gérer les pensées et les émotions.

PI. Y a-t-il eu des études sur les bienfaits de l’acoustique sacrée que vous pouvez citer ?
KN. Nous avons réalisé une étude pilote avec la docteure Anna Yusim, psychiatre, dans un cabinet de New York, où de nombreuses personnes sont confrontées à différents problèmes. Elle a utilisé un questionnaire de diagnostic – le STAI, en usage dans la recherche psychiatrique ou psychologique. Elle a constaté une réduction de 26 % de l’anxiété après seulement deux semaines d’écoute régulière des enregistrements. Il s’agit donc d’une différence assez importante, pour un psychiatre qui prescrit régulièrement des médicaments contre l’anxiété. Tout n’est pas quantifiable, mais elle a recueilli des témoignages de personnes qui étaient dans des relations toxiques depuis des années et qui ont pu mettre fin à ces relations. Sur notre site Web, les gens partagent toutes les façons dont ils utilisent ces enregistrements.

PI. Quelles sont les affections courantes traitées avec succès grâce à l’acoustique sacrée ?
KN. Une étude pilote montre une nette réduction de l’anxiété, mais beaucoup de personnes ont témoigné que cela les a aidées pour d’autres problèmes mentaux comme la dépression. D’autres ont mentionné qu’elles avaient vaincu leurs maux de tête et autres douleurs corporelles. Il existe nombre de recherches sur la méditation en général. Une pratique régulière de la méditation permet de renforcer le système immunitaire et d’être en meilleure santé. Mais pour ceux qui ont des difficultés avec la méditation, comme moi, les battements binauraux peuvent vraiment nous aider à atteindre ces états sans beaucoup de pratique. J’aime les appeler des roues de secours parce qu’elles nous aident à atteindre des états que nous pouvons atteindre naturellement, mais elles nous y amènent un peu plus rapidement. Et une fois que nous reconnaissons ces états, il devient plus facile d’y accéder plus naturellement.

PI. Y a-t-il eu des expériences combinant l’acoustique sacrée avec la thérapie par la couleur ou d’autres thérapies, par exemple ? On dirait que cela repose sur un processus de guérison par la fréquence.
KN. Je vois beaucoup de potentiel dans la combinaison de nos enregistrements avec la thérapie par la couleur. Cependant, je ne suis pas au courant que quelqu’un l’ait fait. Je sais que l’on utilise nos enregistrements lors de séances d’acupuncture, par exemple, ou de massothérapie ou d’EMDR (intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires) et de régression hypnotique. Ce genre de thérapeutes les ont trouvés utiles.

PI. Comment recommandez-vous d’utiliser vos enregistrements ?
KN. Pour commencer, nous recommandons aux gens de réserver au moins 20 minutes par jour, de télécharger notre enregistrement gratuit et de l’écouter au moins une fois par jour avec des écouteurs. Vous pouvez choisir n’importe quel moment de la journée pour écouter. Mais si vous pouvez écouter encore plus longtemps, c’est génial. Nous vous recommandons d’écouter aussi souvent que vous le pouvez, si possible tous les jours. Utilisez des écouteurs ou des haut-parleurs stéréo.
Il est également conseillé de commencer un journal. Il suffit d’écrire toutes les pensées que vous avez et cela permet de se vider l’esprit, mais aussi de fixer des intentions pour votre séance – vous pouvez donc écrire les choses qui vous viennent à l’esprit et dont vous voulez vous débarrasser à ce moment-là. Vous pouvez également noter vos intentions, qui peuvent être aussi simples que « je veux me détendre » ou « je veux lâcher prise ». Le fait d’avoir une sorte d’intention aide à ancrer l’expérience et, lorsque vous sortez de l’expérience, utilisez ce journal pour noter ce qui vient de se passer. Avec le temps, vous verrez que des schémas commencent à se former et que cela peut être une façon très utile de commencer votre pratique.
On recommande de s’allonger pour vraiment parvenir à cette relaxation profonde, mais beaucoup aiment aussi être assis, simplement pour ne pas s’endormir. Trouvez donc la position corporelle qui vous convient le mieux. Les enregistrements sont conçus pour être utilisés dans le cadre de pratiques méditatives existantes, pour en commencer une nouvelle, et tout ce qui se trouve entre les deux. Ils sont donc très, très flexibles et nous espérons que les gens les utiliseront de la manière qui leur convient le mieux.
Allez-y doucement si vous essayez de traiter un problème particulier. Commencez doucement et contactez-nous par le biais du formulaire de contact de Sacred Acoustics, car toutes les demandes me parviennent directement et je peux répondre à toutes vos questions. Nous offrons la possibilité d’accéder aux enregistrements gratuitement ou à un coût réduit pour les personnes qui en ont besoin mais ne peuvent pas se le permettre. Je pense que l’option gratuite est essentielle. C’est juste notre façon de contribuer à la conscience du monde.

PI. Y a-t-il des groupes de personnes pour lesquels il est déconseillé d’utiliser l’acoustique sacrée ? Par exemple, peut-être des personnes souffrant de certaines affections, de lésions cérébrales, ou n’ayant pas un âge minimum, etc. ?
KN. Nous n’avons pas trouvé de contre-indications dans des populations particulières, mais nous conseillons aux personnes épileptiques ou souffrant de crises d’épilepsie d’éviter ce type d’enregistrements. En outre, les personnes souffrant de lésions cérébrales peuvent être aidées par l’écoute des enregistrements de battements binauraux. Si vous souffrez d’un problème médical grave, nous vous conseillons toujours de consulter votre médecin. Sinon, essayez le téléchargement gratuit. Voyez comment vous réagissez.
Nous avons constaté que les enfants en bénéficient, mais il n’y a pas d’étude. Et nous avons en fait un outil que nous appelons le Baby Bundle, qui a été créé pour aider les bébés à s’endormir et Cosmic Womb pour aider les mères en travail. Mais cela dépend de l’enfant, et de sa volonté d’utiliser des écouteurs. Il est parfois efficace d’utiliser les enregistrements avec des haut-parleurs, mais il faut s’assurer d’avoir une différenciation gauche-droite et pas seulement un système à un seul haut-parleur. Il existe une exception : l’enregistrement de la Berceuse sacrée, qui peut être écouté même sur un iPhone. Nous voulions que ce soit très pratique pour les mères.

PI. Si les gens sont hypersensibles et s’inquiètent d’une éventuelle « interférence » avec leurs ondes cérébrales ou leur rythme de sommeil. Comment apaiser leurs craintes ?
KN. Pour les personnes hypersensibles, nous recommandons d’écouter les courts extraits inclus dans chaque enregistrement, ainsi que le téléchargement MP3 gratuit de 20 minutes, afin de se faire une idée des réactions indésirables éventuelles avant de s’engager dans des sessions d’écoute plus longues. Gardez à l’esprit qu’une légère inquiétude sur ce qui vous attend est normale et qu’il est utile de vous détendre et de laisser votre expérience se dérouler naturellement. La plupart des utilisateurs constatent que leur sommeil s’améliore, mais chaque personne est unique et si ce n’est pas le cas, il peut être nécessaire de se livrer à plusieurs tentatives pour trouver le volume, l’endroit et le moment de la journée idéaux pour l’écoute.

PI. Quel est l’avenir de Sacred Acoustics ?
KN. Nous aimerions faire plus d’études en coopération avec le monde médical et notamment dans le domaine des soins palliatifs où les gens sont en transition vers la mort. Nous avons quelques rapports isolés selon lesquels ces enregistrements aident les personnes agitées en phase terminale. Ils les aident à rester plus calmes pendant cette transition. Ils soulagent les proches qui, à leur côté, leur tiennent la main et s’occupent de ces êtres chers en fin de vie.
Nous aimerions également que ces enregistrements soient utilisés dans les prisons. Nous pensons que les prisonniers ont toute la journée pour s’asseoir et réfléchir à leur vie. Et ne serait-il pas formidable qu’ils bénéficient d’une certaine stimulation spirituelle en même temps ? Il y a donc beaucoup de possibilités pour que ces enregistrements soient diffusés dans le monde et aident toutes sortes de populations différentes.
Les personnes qui sortent de prison peuvent souffrir du syndrome de stress post-traumatique, et c’est un autre domaine où nos enregistrements peuvent vraiment aider. En fait, de nombreux médecins nous ont dit qu’ils utilisaient ces enregistrements pour leurs patients souffrant de stress post-traumatique et aussi pour les aider dans leur dépendance.

PI. Y a-t-il autre chose que vous aimeriez ajouter ?
KN. J’aimerais exprimer ma gratitude envers tous ceux qui prennent le temps de calmer leur esprit et d’aller à l’intérieur d’eux-mêmes pour apaiser toute émotion non traitée, car nous faisons tous partie d’un seul esprit. Et lorsque chacun d’entre nous fait cela, nous contribuons non seulement à notre bien-être, mais aussi à celui de toutes les âmes sur Terre. Cela nous aidera à avoir de la compassion pour les autres et pour nous-mêmes et – une personne à la fois – c’est ainsi que nous pouvons contribuer à changer ce monde.

Pour plus d’information : www.sacredacoustics.com

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Tenir tête aux grandes compagnies pétrolières [sommaire]

Il est encore rare qu’une grande entreprise soit tenue de rendre compte pour ses méfaits sur l’environnement et les populations. Toutefois en janvier 2021, un tribunal de La Haye a rendu un verdict historique attendu de longue date, déclarant une filiale de Shell responsable des dommages causés par une marée noire dévastatrice survenue en octobre 2004, qui a détruit la terre, l’eau et les moyens de subsistance de milliers de résidents du delta du Niger.

En Afrique, pendant des décennies, le delta du Niger – région riche en réserves pétrolières – a subi des pollutions dévastatrices et des violations de droits humains. Depuis 1956, date à laquelle Shell y a découvert du pétrole, les grands groupes pétroliers internationaux n’ont cessé de le pomper à leur profit, faisant du Nigeria le plus grand pays producteur de pétrole d’Afrique, avec plus de 36 milliards de barils de réserves avérées. Chaque jour, environ 1,5 million de barils de pétrole sont pompés dans le sol de cette région. En raison d’une réglementation notoirement laxiste et d’une corruption endémique dans le secteur, les infrastructures telles que les oléoducs n’ont pas été correctement entretenues. Cela a entraîné des milliers de déversements de pétrole dans le delta du Niger, détruisant les riches écosystèmes de cette zone fertile et dévastant des dizaines de communautés. Depuis 2011, on a reconnu officiellement que les activités de Shell sont responsables de déversements dans les terres et les cours d’eau de 17,5 millions de litres de pétrole, provoquant parfois des incendies dévastateurs.

Photo : Milieudefensie, CC BY-NC-SA 2.0, via flickr
Cette partie du monde est-elle un dépotoir ? Ne sommes-nous pas des êtres humains ? » Eric Dooh

Le défi de se battre contre une multinationale

Les communautés locales de cette région dépendent, depuis des générations, de l’agriculture et de la pêche comme seuls moyens de subsistance. Depuis le début des déversements, des centaines de milliers de résidents de la région ont été déplacés et privés de leurs droits, tandis que la pauvreté, la violence et la criminalité ont fortement augmenté.

En octobre 2004, une fuite de pipeline a été découverte juste à l’extérieur du village de Goi. Plutôt que d’accepter la responsabilité de ses infrastructures vieillissantes, Shell, l’exploitant de l’oléoduc, a suggéré que le vandalisme en était la cause. Deux ans plus tard, lorsque les agences gouvernementales ont commencé les opérations de nettoyage, Eric Dooh, un habitant du village, a déclaré dans un article du Guardian : « Nous mangions, buvions et respirions le pétrole. » En 2010, le gouvernement nigérian a ordonné aux habitants de Goi d’abandonner définitivement leur village, car il était trop pollué pour être récupéré. A cette date, la plupart de ses habitants étaient déjà partis. La catastrophe avait tout fait perdre à la famille E. Dooh : leur maison, leur élevage de poulets prospère, leurs étangs à poissons et leur boulangerie.

En peu de temps, d’autres villages de la région ont subi le même sort. Pour Chima Williams, avocat spécialiste de l’environnement et des droits humains, et directeur de l’ONG Les Amis de la Terre Nigeria, le schéma semblait évident. Pour enquêter, il s’est rendu dans plus de 20 villages de la région et a contacté les agriculteurs et les pêcheurs dont la vie a été bouleversée par les déversements toxiques et l’absence de responsabilité de Shell. Après avoir rencontré Eric Dooh et son père, Barizaa Dooh, il a estimé avoir un argument juridique solide et, avec une poignée d’autres récits de la population locale, il a monté quatre dossiers distincts contre Shell.

Le 9 mai 2008, des avocats engagés par Les Amis de la Terre Nigeria et son organisation sœur néerlandaise, Milieudefensie, ont lancé une action en justice sans précédent contre Royal Dutch Shell et SPDC aux Pays-Bas. L’affaire a été largement médiatisée car il n’y avait jamais eu de cas où un tribunal européen avait été invité à se prononcer sur la responsabilité d’une entreprise, alors que les plaignants étaient étrangers et que les incidents en question avaient eu lieu à l’étranger.

Eric Dooh, qui est devenu le principal plaignant après que son père soit tombé malade, a expliqué qu’avant de livrer son témoignage, il était submergé par la peur. Il n’avait jamais voyagé en avion, « et encore moins parlé au milieu de personnes blanches, blanches, blanches, qui vont vous interroger. »

Se battre contre une multinationale disposant de ressources financières et juridiques illimitées n’était qu’une partie du défi pour ces plaignants ; plus effrayant encore était le risque d’arrestation et de représailles dans leur propre pays. Le gouvernement nigérian et ses forces de sécurité ont longtemps pris le parti des compagnies pétrolières et ont répondu aux protestations et aux soulèvements par la violence. Plus de dix ans auparavant, le Nigeria avait pendu neuf militants écologistes, surnommés les neuf Ogoni, qui s’étaient élevés contre l’héritage toxique de Shell.

Alors que le procès s’est éternisé pendant près de treize ans, les groupes de défense de l’environnement et des droits de l’homme ont célébré le verdict, affirmant que ce jugement historique ouvre la voie aux victimes de la pollution pétrolière du monde entier pour qu’elles obtiennent justice et réparation auprès de ces sociétés.

Après l’annonce du jugement, l’avocat C. Williams a déclaré à la presse : « Une norme mondiale a été établie, selon laquelle les compagnies pétrolières ne seront pas seulement tenues responsables de la destruction qu’elles causent à l’une ou l’autre de leurs communautés d’accueil, mais seront également sanctionnées et tenues de prendre des mesures pour ne pas continuer à détruire l’environnement et la source de revenus des citoyens. »

Plus d’un an plus tard, en février 2021, la Cour suprême du Royaume-Uni a donné son autorisation à l’audition de deux autres communautés du delta du Niger, Ogale et Bille, qui poursuivent également Royal Dutch Shell et sa filiale pour les impacts environnementaux généralisés de leurs activités. Mais la justice est lente. Après plus de dix ans d’attente depuis qu’une cour suprême nigériane a rendu sa décision, Shell a finalement accepté de verser aux communautés d’Ejama-Ebubu des dommages et intérêts d’un montant de 111 millions de dollars pour compenser la pollution créée par ses activités pétrolières dans les années 1970. Même après leur victoire, les équipes juridiques d’Eric Dooh sont toujours, un an plus tard, en train de négocier une compensation pour les plaignants. Le Guardian rapporte que Channa Samkalden, l’un des avocats de E. Dooh, a déclaré : « Il est très inapproprié de revendiquer une telle victoire, sachant que nous avons laissé nos clients sans aucune compensation jusqu’à ce jour. La vraie différence doit être que le soulagement pour les victimes d’abus environnementaux, de violations des droits de l’homme à l’étranger, peut être obtenu, sinon en quelques semaines ou mois, du moins en quelques années, mais pas comme ici : 15 ans ou plus. C’est un peu ridicule. »

Dans le même temps, l’industrie pétrolière et ses partisans au Nigeria font toujours pression pour préserver sa rentabilité avec l’adoption d’une nouvelle loi qui tente de minimiser les risques du marché pétrolier nigérian. Selon E. Dooh : « C’est la communauté mondiale qui plaide en faveur de l’énergie verte. Maintenant, vous invitez à nouveau le monde dans cet environnement pour accroître la production de pétrole. Cette partie du monde est-elle un dépotoir ? Ne sommes-nous pas des êtres humains ? »

Source : The Guardian, Royaume-Uni

Appel à la coopération [sommaire]

Au début de son travail, et sur les conseils de son Maître, Benjamin Creme a contacté divers groupes en les appelant à coopérer afin de présenter au public une nouvelle vision de l’avenir de l’humanité, de manière unifiée. Son appel faisait écho à celui de son Maître pour que tous les domaines d’activité soient considérés comme spirituels.

Les paragraphes suivants, écrits par Benjamin Creme dans les années 1970, s’inscrivent dans cette tentative de se rapprocher et de coopérer avec d’autres. Pour ceux qui connaissent ses écrits, ils seront familiers, mais leur formulation sera nouvelle.

« L’humanité est aujourd’hui confrontée à un choix primordial : nous détruire nous-mêmes ou prendre les mesures qui nous feront sortir de l’impasse matérialiste dans laquelle nous sommes bloqués, et parvenir à un état d’interdépendance, de coopération et de partage pour le bien de tous.

Beaucoup pensent que cela n’est possible que par un effort concerté sur le plan politique et économique.

D’autres estiment que nous ne pouvons pas faire grand-chose seuls ; que seule une intervention directe de la divine Providence peut sauver l’humanité.

Se pourrait-il qu’il y ait du vrai dans ces deux approches ?

Croire à l’existence de la Hiérarchie spirituelle des Maîtres implique la croyance que l’homme n’est pas seul : que si nous devons désirer et mettre en œuvre, pour nous-mêmes, les changements politiques, économiques et sociaux qui mèneront à une communauté mondiale, l’aide et les conseils sont disponibles et offerts, lorsque nous faisons les premiers pas. » (Extrait des archives de B. Creme)

Lettre ouverte aux groupes à orientation spirituelle

par Benjamin Creme, Londres, 1975

Alors que nous nous préparons à entrer dans le nouvel âge, il deviendra évident pour beaucoup que de grandes forces de synthèse sont à l’œuvre sur notre planète, amenant une plus grande unité et une plus grande fusion.

C’est un moment où tous les groupes pourraient réexaminer leurs méthodes de travail et leurs modes d’approche du public et des autres groupes. Se pourrait-il que nous ne répondions pas de manière adéquate aux besoins de l’époque en continuant à travailler selon des habitudes de séparation et d’exclusivité établies de longue date ? Quelles mesures les groupes à orientation spirituelle, dans tous les domaines, peuvent-ils prendre pour manifester les qualités inhérentes à ces grandes forces de fusion et de synthèse, et ainsi s’avérer plus efficaces pour influencer la direction que la société devrait prendre ?

Nous pensons que le manque de coordination des activités est actuellement le principal défaut. Le mouvement spirituel dans ce pays est important mais fragmenté. Une efficacité bien plus grande et un rythme plus élevé pourraient résulter de la mise en œuvre de mesures simples. Nous suggérons de prendre en considération les points suivants :

1.  Une volonté de mettre de côté les différences de points de vue, de traditions et de méthodes, et un effort pour atteindre la vision de la fusion est, à notre avis, le premier élément essentiel. Un sentiment partagé d’avancer parallèlement vers un même objectif, avec un minimum de gaspillage d’énergie dû aux divergences, devrait, selon nous, être le but à atteindre.

2.  L’instauration d’un sentiment d’urgence à la mesure de l’époque exceptionnelle dans laquelle nous vivons ; nous croyons qu’il existe un facteur temps indéniable (et ce temps est très court) dans le travail de contribution aux immenses changements sociaux et à la réorientation de la pensée humaine qui doivent précéder l’établissement d’un nouvel âge spirituel.

3.  Une volonté de coopérer les uns avec les autres et la mise en place de points de contacts entre les membres des groupes conduiraient à un sain et utile échange d’idées et de connaissances. On éviterait le travail en double et on produirait un effort éducatif plus coordonné.

4.  Des plates-formes communes pour les conférences, les réunions et les séminaires, permettraient d’atteindre un public plus large et d’inculquer un point de vue plus vaste.

5.  L’échange postal des notes d’information, des documents produits par les uns et les autres serait une preuve de coopération. Une atmosphère entièrement nouvelle d’harmonie et d’unité d’intention pourrait ainsi être créée.

6.  L’établissement d’une liaison plus étroite avec les groupes travaillant dans des domaines différents : les groupes politiques, économiques et écologiques qui partagent le même espoir d’établir un monde plus sain, plus simple et plus heureux.

7.  La volonté de soutenir, publiquement, les opinions et les enseignements des uns et des autres et de constituer ainsi un front uni face à la doctrine et aux attaques matérialistes.

8.  De nombreux groupes travaillent dans un isolement total, loin des centres de pensée et d’inspiration. Beaucoup pourrait être fait pour donner à ces groupes le sentiment d’appartenir à un grand mouvement qui change le climat spirituel. Si l’on était prêt à envoyer des représentants pour nous entretenir avec les groupes plus isolés, leur donner encouragements et inspiration, cela contribuerait grandement à renforcer les lignes de lumière invisibles qui relient ces groupes.

9.  Plus important encore, un effort coordonné pour influencer l’action gouvernementale dans une direction spirituelle, lorsque l’occasion se présente, devrait être déployé, par un soutien uni de tous les points de vue exprimant la synthèse, dans la presse, la radio, ou par des individus. Un effort concerté de tous les groupes pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il prenne des mesures en faveur des millions d’affamés dans le monde serait plus efficace qu’une lettre isolée à la presse ou les brochures circulant parmi les convertis.

Nous considérons qu’il s’agit là d’une des fonctions les plus importantes que les groupes peuvent avoir. Une telle orientation pourrait apporter une nouvelle perspective et un sens du but recherché dans le travail de nombreux groupes, et une influence croissante dans la société. A notre avis, il faut saisir toutes les occasions d’une telle action directe pour tenter de guider notre société vers des perspectives plus spirituelles : pour être efficace, il faut que tout le poids du mouvement spirituel soit mis à contribution. Si cela était fait, de manière coordonnée et unifiée, de grands changements pour le plus grand bien pourraient être réalisés dans un temps relativement court.

De nombreuses autres mesures de ce type vous viendront sans doute à l’esprit. Certains efforts dans ce sens sont en cours, mais il reste encore beaucoup à faire, à notre avis, si l’on veut utiliser le plus efficacement possible les énergies qui sont maintenant tout spécialement à notre disposition.

Le travail varié d’un disciple moderne [sommaire]

La correspondance suivante, entre un membre du « Groupe parlementaire pour un gouvernement mondial » et Benjamin Creme, fournit un aperçu fascinant sur la façon dont ce dernier a approché divers groupes et des organisations alors qu’il commençait son travail public – œuvrant à construire des ponts avec eux et à faire connaître les priorités de Maitreya, pour un nouveau monde juste.

Londres, juin 1975

Cher Monsieur A.,

Je lis avec intérêt le dépliant Plaidoyer pour un gouvernement mondial. J’estime que les principaux problèmes dont souffre le monde aujourd’hui sont économiques : la distribution des denrées alimentaires, les matières premières, et les sources d’énergie pour répondre aux besoins de tous.

Aucun gouvernement mondial, aucune fédération n’est possible sans que ces difficultés aient été résolues, et la paix ne peut être garantie tant que les besoins économiques de tous les peuples ne sont pas atteints, sur une base équitable. Il n’y a pas d’autre voie et nous avons très peu de temps avant que les millions de personnes dans les pays du Sud soient menacés par la famine et la maladie, à une échelle sans précédent. L’éducation du peuple vers un sentiment de responsabilité mondiale est la première des priorités.

Il me semble que l’écrasante nécessité à notre époque, tient à présenter aux nations et aux gouvernements du monde, non pas un plan complet pour établir la structure d’un gouvernement mondial, mais quelques principes de base qui formeraient les prérequis indispensables à un nouvel ordre mondial. Ceux-ci peuvent être résumés comme suit :

1.  La réalisation qu’il y a une humanité.

2.  La réalisation que le principe de partage dans les affaires économiques est la seule issue aux problèmes actuels, et qu’il doit être mis en œuvre à l’échelle mondiale par quelque organisation économique des Nations unies, représentant toutes les nations, développées ou non.

3.  La nécessité d’un état de paix afin de permettre à toutes les nations de développer le bien-être de leurs peuples.

4.  La nécessité pour toutes les nations de reconnaître leur dépendance mutuelle dans les champs de la finance, de l’économie, et des découvertes scientifiques et techniques.

Si ces quelques principes de base étaient présentés avec l’effort nécessaire et avec conviction, partout dans le monde, cela permettrait aux peuples du monde de percevoir leur pragmatisme et leur bon sens, et il ne faudrait pas longtemps avant que les structures nécessaires soient érigées afin de les mettre en œuvre, réalisant ainsi automatiquement une fédération mondiale des nations basée sur la dépendance mutuelle et la justice économique.

Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

(Signé) Benjamin Creme

Benjamin Creme

 

Groupe parlementaire pour une gouvernance mondiale
Chambre des communes

Londres, 9 septembre 1975

Cher M. Creme,

Je vous remercie pour votre lettre. Nous semblons être fondamentalement d’accord. La difficulté réside dans le fait que les porte-parole de la race humaine – les gouvernements – ne peuvent exprimer qu’un point de vue réduit de l’humanité. Ils signent donc presque n’importe quoi et ne font rien. Malheureusement, hors du gouvernement et à l’exception des syndicats de travailleurs, les gens ont peu d’influence jusqu’à présent. La tâche principale, telle que nous l’entendons, est de créer un porte-parole pour l’intérêt général – quelque chose de bien plus efficace que le secrétariat général des Nations unies. On espère que ce porte-parole prononcerait le genre de principes dont vous avez dessiné les contours, et qu’ils seraient mis en œuvre.

Certains d’entre nous pensent que selon toute probabilité un tel porte-parole ne serait pas issu du gouvernement. Historiquement, de telles personnes ont émergé de la prêtrise. Il est certain que les porte-parole de l’humanité ne doivent pas être des représentants de certains territoires.

Concernant cette question de la représentation, je vous saurai gré de me faire parvenir vos idées si vous en avez.

Soyez encore remercié pour votre intérêt et vos suggestions constructives.

Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués

(Signé) P.A.

 

Londres, 12 septembre 1975

Cher Monsieur A.,

Je vous remercie pour votre lettre des plus intéressantes. Je suis entièrement d’accord sur le fait que ce n’est pas vers les gouvernements qu’il faut se tourner pour trouver le genre de représentant que nous envisageons tous deux, avec une large vision inclusive transcendant les frontières et les intérêts nationaux. De tels porte-parole existent. Ils ne sont pas encore dans la capacité de se manifester sur la scène internationale, mais nous pouvons attendre leur émergence dans un futur proche. Pour rendre cette émergence possible, et leur action féconde, il faut en premier lieu que tous les hommes de bonne volonté, et tous les hommes ayant à cœur les intérêts de l’humanité une, construisent une plate-forme de laquelle ces porte-parole puissent travailler et inspirer les peuples du monde. Cette plate-forme sera fondée sur les principes de la coopération et du partage pour le bien de tous – que j’ai esquissés dans ma précédente lettre, et sur lesquels nous semblons être d’accord.

Comment construire cette plate-forme ? Il est nécessaire qu’au cours des prochaines une à deux années (il existe un facteur temps déterminant) autant de groupes et d’organisations que possible soient mobilisés partout dans le monde, qu’ils se prononcent et fassent savoir leur acceptation de ces principes de base. Ils devront axer toute leur propagande sur ces quelques buts désirables et rapidement démontrer que ces derniers sont pragmatiques, et en fait, la seule solution à nos problèmes. C’est une tâche très difficile mais pas impossible, je pense, si elle est entreprise avec énergie et conviction. Dans chaque pays, il y a assez d’hommes et de femmes en position d’influence et de pouvoir relatif qui acceptent ces principes et souhaitent les voir mis en œuvre. Ils doivent désormais se contacter les uns les autres, par le moyen des groupes et des organisations auxquels ils appartiennent, et s’assister et se soutenir mutuellement dans une déclaration mondiale exprimant leur conviction que là se trouve la solution.

La grande majorité de l’humanité répondrait rapidement à un tel exemple, et contribuerait de sa voix et de son aspiration à une vie meilleure et plus juste. Aucun gouvernement ne pourrait résister longtemps à la voix unie d’une opinion publique informée. Alors, ceux qui attendent exactement ce moment pourront émerger et coordonner et guider les efforts vers la fusion et la justice.

Le problème du pouvoir et de l’influence pour réaliser ces principes est moins réel qu’apparent. Selon moi, il existe, précisément dans le mouvement syndicaliste, des hommes de vision et plein d’humanité, qui sont idéalement placés pour propager ces idées et ces buts, si correctement approchés, non dans leur capacité de dirigeant d’un groupe, mais parce qu’ils représentent les gens ordinaires de plus en plus éduqués, partout dans le monde. Ils manient également un vrai pouvoir, même s’il n’est pas toujours constructif. Guidés par des groupes tels que le vôtre, ils pourraient accomplir beaucoup.

J’ai été fort intéressé par votre réflexion : « Selon toute probabilité un tel porte-parole ne serait pas issu du gouvernement. Historiquement, de telles personnes ont émergé de la prêtrise. Il est certain que les porte-parole de l’humanité ne doivent pas être des représentants de certains territoires. » Je suis entièrement d’accord.

Les événements ont une manière de prouver la continuité du dessein dans l’histoire.

Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

(Signé) Benjamin Creme

 

Note : Le Groupe (parlementaire) inter-parti pour une gouvernance mondiale a été fondé par Henry Usborne en 1947 ce qui en fait l’un des plus anciens groupes du Parlement du Royaume-Uni. A son apogée, il comptait plus de deux cents membres issus tant de la Chambre des communes que de la Chambre des lords.

Ce groupe a fondé le One World Trust en 1951, organisation caritative qui promeut l’éducation et la recherche sur les changements nécessaires dans la gouvernance mondiale pour parvenir à l’éradication de la pauvreté, de l’injustice, de la dégradation environnementale et de la guerre. Elle formule des recommandations pratiques pour rendre les puissantes institutions plus responsables devant les personnes qu’elles affectent, maintenant et dans le futur, ainsi que sur la façon dont la loi peut effectivement être appliquée à tous.

Cette organisation est une ONG qui dispose d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies.

Source : Wikipedia.org ; oneworldtrust.org

Dieu vous a donné la parole, utilisez-la [sommaire]

Elizabeth Bonker atteinte d’autisme et étudiante au College Rollins de Floride, vient d’obtenir une licence en innovation sociale. Incapable de parler depuis l’âge de 15 mois, elle fait partie des 31 millions d’autistes privés de parole à travers le monde.

Cette condition ne l’a cependant pas empêché d’être tête de classe et même major de sa promotion. A l’aide d’un logiciel de synthèse vocale et tapant d’un seul doigt sur un clavier tenu par un assistant, Elizabeth a pu dire à sa promotion : « Je suis parmi les quelques autistes muets chanceux à qui l’on a appris la dactylographie. Grâce à cela, mon esprit a été libéré de sa cage de silence, me permettant de communiquer et d’être éduquée comme mon héroïne Helen Keller. Dieu vous a donné la parole, utilisez-la. Et non, l’ironie d’une autiste muette vous encourageant à utiliser votre voix ne m’échappe pas. Car si vous m’accordez quelque mérite, vous pouvez en faire autant à l’égard de tous ceux que vous rencontrez. »

Fred Rogers (1928-2003), est le plus célèbre diplômé du College Rollins et Elizabeth a mentionné son travail dans son discours. F. Rogers était auteur, pasteur presbytérien et présentateur à la télévision. Connu par des générations d’enfants comme Mister Rogers, il a présenté un célèbre programme télévisé pour enfants qui a duré de 1968 à 2001 et est encore rediffusé aujourd’hui par la chaîne publique aux Etats-Unis.

Elizabeth a raconté à sa classe qu’à la mort de Fred Rogers, on trouva une note manuscrite dans son portefeuille qui disait : « La vie est faite pour servir. » Puis elle a vivement conseillé à ses collègues diplômés d’arracher un morceau de papier de leur programme, et d’écrire ces mots avec les stylos fournis lors de la cérémonie, puis de ranger le papier dans leur portefeuille ou en tout endroit sûr.

« Nous sommes tous appelés à servir, comme un acte quotidien empreint d’humilité, comme une habitude, dit-elle. Pour voir le meilleur en chaque personne que nous aidons […]. Quels que soient nos choix de vie, chacun d’entre nous peut vivre une vie de service – envers nos familles, notre communauté, et envers le monde entier. Et le monde a hâte de voir briller notre lumière. »

Elizabeth a dédié sa vie au service. Elle a fondé Communication 4 All (Communication pour tous), une organisation à but non lucratif qu’elle dirige et qui fournit des ressources en communication, particulièrement aux écoles, afin d’aider les autistes incapables de parler. Dans son livre poétique récemment publié, I Am in Here (Je suis dans l’instant présent), elle demande au lecteur d’ignorer les conduites étranges de l’autisme et de voir la personne intelligente au-delà de cette condition. Son but est d’aider les parents, les médecins et les éducateurs à comprendre que les enfants atteints d’autisme ne sont pas des problèmes à surmonter, mais des trésors attendant d’être découverts.

Elizabeth a terminé son discours ainsi : « Mes camarades de classe, je vous quitte avec une citation d’Alan Turing, qui décoda le cryptage nazi et contribua ainsi à la victoire des Alliés : « Parfois, ce sont les personnes que l’on n’imagine pas qui font les choses que nul ne peut imaginer. Soyez ces personnes. Soyez lumière ! Que la lumière soit. »

Source : npr.org ; usatoday.com ; rollins.edu

Suaire de Turin : une nouvelle analyse des tissus confirme son ancienneté [sommaire]

Photo : Dianelos GeorgoudisCC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Positif et négatif du Suaire de Turin présentant des indications des couleurs originales.

Une équipe de scientifiques de l’Institut de cristallographie du Conseil national de la recherche de Bari (Italie) a déclaré qu’une nouvelle technique de datation des tissus a montré que le suaire de Turin datait effectivement du 1er siècle, contredisant ainsi la datation au carbone réalisée dans les années 1980 qui lui donnait environ 700 ans d’âge.

Dirigée par Liberato De Caro, qui étudie le linceul depuis des décennies, l’équipe a utilisé une méthode appelée Wide-Angle-Xray-Scattering (WAXS), qu’il a mise au point et qui permet d’analyser les fibres de lin à l’échelle atomique.

Grâce à cette méthode, la cellulose des microfibres peut être datée en calculant la rupture due aux effets de l’environnement et des agents chimiques. Selon L. De Caro, ces données peuvent être converties en temps écoulé depuis la fabrication du linceul, que le calcul situe à 2 000 ans.

L. de Caro a souligné que la datation au carbone 14 n’est pas toujours fiable pour les tissus en raison de la présence de contaminants microscopiques qui ne peuvent être complètement éliminés et qui faussent les résultats.

De plus, les échantillons de tissu sont détruits dans le processus, alors que la méthode WAXS de De Caro n’est pas destructive et peut être répétée sur le même échantillon, permettant ainsi une vérification par de multiples tests.

Les résultats de l’équipe ont été examinés par des pairs et publiés dans la revue internationale Heritage. Si les résultats sont acceptés par la communauté scientifique, ils pourront être ajoutés aux preuves déjà existantes montrant la présence de pollen de l’ancienne Palestine trouvé par une étude antérieure d’échantillons du linceul, ce qui permettra à la science de faire un pas de plus vers l’authentification du linceul de Jésus.

[Source : National Catholic Register, ncregister.com]

 Benjamin Creme à propos du Suaire de Turin

Je crois pour ma part qu’il est absolument authentique, qu’il s’agit bien du suaire dans lequel le corps de Jésus fut enveloppé après la crucifixion. […]

Ce que fit le Christ ne fut pas seulement de ramener le corps à la vie, mais également de le ressusciter. Provoquant l’afflux d’une formidable énergie spirituelle dans le corps alors sans vie de Jésus, il libéra les particules atomiques de matière, les reconstitua et injecta dans ce corps de la matière de niveau vibratoire subatomique, c’est-à-dire littéralement de la lumière. Cela eut sur le corps l’effet d’une intense radiation, et c’est cette radiation qui produisit l’empreinte sur le suaire. (La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse)

Prix Goldman 2022 : l’incroyable capacité de la nature à se régénérer [sommaire]

par Julia Conley,

Parmi les lauréats du Prix Goldman 2022, décerné le 25 mai, figurent des militants qui ont mis fin à l’extraction illégale de l’or en Equateur, qui ont réussi à faire fermer un site toxique de forage pétrolier à Los Angeles, qui ont forcé les plus grandes banques australiennes à arrêter de financer des projets liés au charbon, et qui ont réussi à forcer une société pétrolière à rendre des comptes pour avoir causé des fuites d’hydrocarbures au Nigéria.

La cérémonie de remise des prix s’est déroulée virtuellement et a récompensé sept militants écologistes issus des six continents, en leur accordant un prix de 200 000 dollars. « Alors que les nombreux défis à relever peuvent nous décourager et parfois entamer notre confiance, ces sept leaders sont une source d’espoir et nous rappellent ce qui peut être accompli face à l’adversité », a déclaré Jennifer Goldman Wallis, vice-présidente de la fondation Goldman pour l’Environnement.

Alex Lucitante et Alexandra Narvaez ont été récompensés pour leur travail en Equateur, où ils ont commencé à patrouiller la forêt en 2017 pour protéger les terres ancestrales du peuple Cofán contre des activités illégales.
Ils ont découvert que le gouvernement équatorien avait attribué des dizaines de concessions minières à des chercheurs d’or sur le territoire des Cofán sans le consentement du peuple indigène. Ils ont entrepris une action en justice dont l’issue fut victorieuse : la Cour provinciale a annulé les concessions. « Les indigènes concernés ont gagné, a déclaré A. Narvaez, C’est un moment historique pour tous. »

Cette année, le prix pour l’Afrique a été décerné à Chima Williams, du Nigéria, pour son travail en tant que représentant de deux communautés pour tenir la major pétrolière Royal Dutch Shell responsable de nombreuses fuites d’hydrocarbures et de dégâts causés à l’environnement.
« C’est la première fois qu’une société multinationale néerlandaise est jugée responsable de violations causées par une de ses filiales à l’étranger, ce qui expose Shell à des poursuites judiciaires de la part des communautés nigérianes dévastées par les négligences de cette société vis-à-vis de la sécurité environnementale », a indiqué la Fondation.

Niwat Roykaew, de Thaïlande, a été récompensé pour son combat pour stopper un projet chinois de destruction de rapides dans les hauts du fleuve Mékong, ce qui aurait détruit 400 km du fleuve dans le but de le transformer en « autoroute géante » pour les cargos chinois, endommageant ainsi l’écosystème.
N. Roykaew, qui est aussi connu sous le nom de Kru Thi, est un ancien enseignant qui a organisé des manifestations et des pétitions contre le projet, s’associant à des pêcheurs et à des villageois locaux pour finalement envoyer une pétition à l’ambassade de Chine à Bangkok. « En février 2020, leur action constante a engendré tellement de résistance de la part de la société civile, des scientifiques et des universitaires que le gouvernement fut contraint d’officiellement abandonner le projet de destruction des rapides du Mékong, a indiqué la Fondation. Cela marque une victoire rare et significative dans une région qui subit des pressions importantes par des projets de développement, et représente un témoignage de la force collective de la campagne de Kru Thi. »

Aux Etats-Unis, Nalleli Cobo, de Los Angeles, a été récompensée pour son « infatigable travail d’organisation » qui aura duré une décennie et finalement permis la fermeture définitive d’un site de forage géré par AllenCo Energy et le lancement de poursuites pénales contre une dizaine de dirigeants pour violations de la sécurité et de la santé environnementales.
N. Cobo, qui a maintenant 20 ans, a commencé à faire du porte-à-porte dans son quartier en 2011 pour alerter la communauté sur les dangers de l’extraction du pétrole et à documenter les problèmes de santé de ses voisins. Elle-même a enduré des maux de tête, des saignements du nez ainsi que des palpitations cardiaques alors qu’elle grandissait de l’autre côté de la rue, juste en face du site d’AllenCo. Diagnostiquée d’un cancer à l’âge de 19 ans, elle ne peut pas avoir d’enfants.
En plus d’avoir réussi à faire fermer le site en 2020, N. Cobo a cofondé un groupe qui a traduit avec succès la ville de Los Angeles en justice pour racisme environnemental, ce qui a ouvert la voie au niveau de la ville – et du comté – à un changement de politique en ce qui concerne l’extraction du pétrole. « Lorsque le site d’AllenCo a définitivement été fermé, je me suis sentie en paix : plus personne dans ma communauté n’aura plus à respirer ces émanations toxiques. C’est historique », a-t-elle expliqué à la Fondation.

En Australie, Julien Vincent a été récompensé pour sa campagne qui a forcé les quatre plus grandes banques du pays à s’engager à arrêter, d’ici 2030, le financement de projets liés au charbon, et ses principales compagnies d’assurances à ne plus couvrir de tels projets.
J. Vincent fonda Market Forces en 2013 « pour combattre le changement climatique en ciblant les financements permettant l’extraction, le raffinage et l’exportation du charbon et d’autres carburants fossiles. Le groupe a organisé des journées de désinvestissement » à travers le pays, où les clients des banques pro-charbon fermaient leurs comptes en masse.
« Julien et ses collègues ont transformé le paysage de l’investissement dans le charbon en Australie – quatre banques majeures et trois assureurs stoppant tous nouveaux investissements dans le charbon – créant ainsi une pénurie de capitaux pour les nouveaux projets, a indiqué la Fondation. En coupant les financements dans le charbon accordés par les principales banques et la couverture des assureurs, son militantisme a fait vaciller l’industrie du charbon en Australie. »

Marjan Minnesma, des Pays Bas, a également reçu le prix pour avoir inventé une stratégie légale innovante pour forcer le gouvernement de son pays à mettre en place des mesures pour atténuer la crise climatique.
Avec son organisation, Urgenda, M. Minnesma a plaidé, dans le cadre d’une action en justice, le fait que le gouvernement avait un « devoir de protection » vis-à-vis de la population et que son incapacité à s’engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre allait à l’encontre de cette obligation légale. Urgenda avait obtenu une victoire majeure en 2015 lorsque la Cour de justice de La Haye avait statué que le gouvernement avait manqué à ses obligations de protection. Il y eut un appel à cette décision de justice mais en 2019, la Cour suprême du pays confirma la première décision et ordonna aux responsables gouvernementaux de réduire les émissions de 25 % en dessous des niveaux de 1990 d’ici la fin 2020.
Il s’agit de « la plus significative des décisions de justice sur le changement climatique jamais prises dans le monde par quelque Cour que ce soit, et la seule qui ait en fait ordonné la réduction des émissions de gaz à effet de serre sur la base de raisons constitutionnelles », a déclaré Michael Gerrard, directeur du Centre Sabin pour la loi sur le Changement climatique à l’Université de Colombia.

« Les lauréats du prix nous montrent que la nature a l’incroyable capacité de se régénérer si on lui en donne la possibilité, a déclaré J. G Wallis. Que cela nous inspire, que leurs victoires nous guident pour régénérer notre propre esprit et dans les actions de protection de notre planète pour les générations futures. »

Les meurtres de journalistes palestiniens et le silence de l’apartheid israélien [sommaire]

par Graham Peebles,

Dans la cacophonie du Moyen-Orient et de la guerre en Ukraine, l’occupation brutale de la Cisjordanie et de la bande de Gaza par Israël a été reléguée au second plan. Cependant, l’assassinat de Shireen Abu Akleh, journaliste d’Al Jazeera, est venu cruellement rappeler le comportement criminel d’Israël.

Shireen Abu Akleh a été tuée le 11 mai 2022 à Jénine en Cisjordanie, alors qu’elle se trouvait aux côtés de ses collègues, revêtue d’un gilet « presse », en train de couvrir les attaques de l’armée israélienne. Ses funérailles se sont tenues deux jours plus tard à Jérusalem-Est, en présence de milliers de Palestiniens. Au cours de scènes de chaos injustifiables, la police israélienne, qui affirme que les participants « perturbaient l’ordre public », a attaqué le cortège funéraire, frappant de façon indiscriminée avec des matraques, au point que les porteurs ont fait tomber le cercueil.

Dans une tentative grossière de rejeter la faute, l’armée israélienne a affirmé que S. Abu Akleh a été tuée par des tirs palestiniens au cours d’affrontements avec les soldats israéliens. Ceci est totalement faux : les autres journalistes présents sur la scène confirment qu’il n’y a pas eu de tirs palestiniens. Plusieurs syndicats à travers le monde ont conjointement réclamé une enquête indépendante sur sa mort, « et que les fautifs soient traduits en justice ». Sans surprise, CNN a repris le récit israélien fallacieux, tandis que la couverture de la BBC a été ambiguë, soi-disant neutre, c’est-à-dire moralement lâche.

Photo : Montecruz Foto, CC BY-SA 4.0, euractiv.com via flickr
Le mur de démarcation entre la Palestine et Israël.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, a déclaré que Tel Aviv proposerait une « enquête conjointe sur les circonstances », et, ne s’apercevant pas du caractère bassement hypocrite de ses propos, a ajouté que « les journalistes doivent être protégés dans les zones de conflit ». Human Rights Watch, qui mène ses propres investigations, a critiqué les enquêtes israéliennes sur de tels incidents, lesquelles ne seraient que « des tentatives de dissimulation… en réalité, l’armée israélienne ne rend jamais de comptes lorsque de tels abus se produisent ».

Les journalistes et les travailleurs de l’information sont ciblés par Israël depuis des années : tués et intimidés par des brutes en uniforme, afin de les faire taire, de les empêcher de dire la vérité et de témoigner des crimes et de la violence du régime israélien en Palestine.

Apartheid à grande échelle

Le meurtre de S. Abu Akleh n’est que le plus récent d’une longue série. Au moins 46 journalistes ont été tués dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) depuis 2000, et personne n’a encore été inculpé. La Fédération internationale des journalistes a récemment saisi la Cour pénale internationale au motif qu’Israël « cible les journalistes qui travaillent en Palestine et n’enquête pas convenablement sur les meurtres de travailleurs de l’information, ce qui s’apparente à des crimes de guerre ». Les avocats en charge du dossier ont déclaré que les cas présentés « sont emblématiques des attaques continues et systématiques ainsi que de l’usage de la force létale contre les journalistes et les médias en Palestine par les services de sécurité israéliens ».

Ce ne sont pas seulement les journalistes et les travailleurs de l’information qui sont ciblés par Israël, ce sont quasiment tous les Palestiniens vivant dans les TPO, enfants compris. Depuis 2000, « au moins 10 349 Palestiniens » ont été tués par Israël, dont 2 349 enfants (tandis que 1 304 Israéliens ont été tués), et plus de 100 000 Palestiniens ont été blessés (décompte arrêté en 2018), selon des informations compilées par le site Israeli-PalestineTimeline.

La machine israélienne de brutalité et de contrôle est implacable et sans merci. Les Palestiniens des territoires occupés subissent une violence oppressante, qui se manifeste de multiples façons : meurtres et mutilations ciblées ou indiscriminées ; destructions de fermes et de champs d’oliviers, et vols de terres ; épreuve déshumanisante d’avoir à franchir des points de contrôle israéliens, ce qui rend les déplacements au sein du pays interminables et stressants ; droits de pêche restreints au large de la bande de Gaza ; construction de colonies israéliennes illégales (ce qui est un crime de guerre) à l’intérieur de la Cisjordanie ; interdiction d’organisations de la société civile palestinienne, qui sont déclarés organisations terroristes (en octobre 2021, Israël a dissous trois organisations palestiniennes de défense des droits humains et a emprisonné et inculpé leurs employés, en invoquant des accusations de terrorisme complètement fausses) ; expulsion de Palestiniens et destruction de leurs maisons. Durant les huit premiers mois de 2021, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, Israël a démoli « 666 maisons et autres structures palestiniennes en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, déplaçant ainsi 958 personnes, ce qui correspond à une augmentation de 38 % par rapport à la même période de 2020 ».

Tout ceci, que Michael Lynk, rapporteur spécial des Nations unies pour les TPO, décrit comme un « système juridique et politique profondément discriminatoire, qui accorde des privilèges aux 700 000 colons juifs israéliens vivant dans les 300 colonies israéliennes illégales de Jérusalem-Est et de Cisjordanie », constitue le quotidien des Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, et correspond à un apartheid, c’est-à-dire une ségrégation et une discrimination politique, sociale et économique.

Les conditions de vie dans la bande de Gaza, où résident environ 2,4 millions de Palestiniens, sont encore pires que celles qui prévalent en Cisjordanie. La population y a un accès inadéquat à l’électricité, à l’eau et aux services de santé, et, selon les Nations unies, vit sous la menace « d’un effondrement économique, tout en étant privée de la liberté de circulation vers le reste de la Palestine [la Cisjordanie] ou le monde extérieur ». Largement considérée comme la plus grande prison du monde, le sentiment d’emprisonnement y a été intensifié durant la Covid, lorsqu’Israël a prétexté de la pandémie pour renforcer des restrictions qui étaient déjà oppressantes.

Au sein de ces deux territoires, Gaza et Cisjordanie, Israël impose ce qu’Amnesty International décrit comme « un système d’oppression et de domination à l’encontre des Palestiniens, au bénéfice des juifs israéliens. Cela équivaut à un apartheid, contraire au droit international. » Bénéficiant de l’appui militaire et politique des Etats-Unis, la machine étatique israélienne ignore ces faits et agit comme bon lui semble. Le soutien aveugle des Administrations états-uniennes successives et de leurs alliés hypocrites alimente l’impunité et l’insupportable arrogance d’Israël.

Israël opprime les Palestiniens depuis sa création en 1948 : les Palestiniens ont toujours été perçus comme une menace par l’Etat juif et ont par conséquent été exclus, discriminés, contrôlés, bannis de leurs terres et privés de leurs droits économiques, sociaux et humains. L’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens et la destruction de centaines de villages palestiniens après 1948 s’apparente à un nettoyage ethnique, qui s’est mué en une forme hautement organisée d’apartheid. Comme l’explique Michael Lynk, « le contrôle militaire des TPO a été délibérément institué […] afin de créer démographiquement une revendication permanente et illégale d’Israël sur ces territoires occupés, tout en parquant les Palestiniens dans des réserves de plus en plus petites, restreintes et territorialement discontinues ». Dans le cadre de cette stratégie d’endiguement, les réfugiés palestiniens qui vivent en dehors d’Israël et des TPO se voient juridiquement refuser le droit au retour, ce qui constitue une autre violation flagrante du droit international.

Les Nations unies, Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International caractérisent le traitement des Palestiniens par l’Etat israélien comme de l’apartheid. Dans son rapport de 2021, HRW a confirmé ce qu’on savait depuis des décennies, à savoir que « la répression à l’encontre des Palestiniens vivant dans les TPO (Cisjordanie et bande de Gaza) s’apparente à des crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution ». Dans son rapport intitulé L’apartheid d’Israël envers les Palestiniens, Amnesty confirme qu’Israël a mis en place un système de « répression et d’oppression » qui viole les droits des Palestiniens et « cherche à établir et à maintenir l’hégémonie juive partout où Israël exerce un contrôle effectif ».

Amnesty décrit les pratiques répressives d’Israël comme étant systématisées et hautement organisées. Les lois, les politiques et les pratiques sont conçues et appliquées de façon à empêcher les Palestiniens de réclamer les mêmes droits que les juifs israéliens au sein d’Israël et des TPO, et sont donc « destinées à opprimer et dominer le peuple palestinien ».

Photo : שי קנדלרCC BY-SA 4.0, via Wikimedia Common
Manifestants arborant le portrait de Shireen Abu Akleh.

L’apartheid ne se caractérise pas seulement par une répression systématique et un contrôle à grande échelle ; il s’agit également d’un état d’esprit fondé sur des préjugés extrêmes, qui engendrent et permettent des actes de violence inhumaine, d’exploitation et d’humiliation. Il conduit au meurtre de civils, à l’assassinat d’une journaliste de premier plan, à la destruction de maisons familiales et à la litanie d’horreurs auxquelles Israël se livre à l’encontre des Palestiniens – des horreurs qui sautent aux yeux de quiconque daigne regarder.

Les Palestiniens alertent depuis des décennies sur leur situation, dénonçant le régime d’apartheid imposé par Israël, mais les nations occidentales, soumises aux Etats-Unis, les ont ignorés, détournant le regard face à la violence et les crimes d’Israël. Amnesty estime que « presque toutes les autorités civiles et militaires d’Israël, tout comme les institutions gouvernementales et quasi gouvernementales, sont impliquées dans la mise en œuvre du système d’apartheid contre les Palestiniens au sein d’Israël et des TPO, et contre les réfugiés palestiniens et leurs descendants hors du territoire ».

Israël n’a pas l’intention de permettre que l’hypothétique solution à deux Etats devienne réalité. Sa volonté est clairement d’imposer une domination totale. Comme l’explique Michael Lynk, le contrôle militaire d’Israël parque « les Palestiniens dans des réserves de plus en plus petites et restreintes ». Cela est rendu possible par le soutien des Etats-Unis et du pouvoir du lobby israélien aux Etats-Unis ; un groupe sioniste hautement organisé, l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) est comparable au lobby des armes (la National Rifle Association, NRA) en termes d’influence et d’impact destructeur.

Au cours des quarante dernières années, des centaines de résolutions ont été votées par les Nations unies pour rappeler le caractère illégal de l’annexion des TPO par Israël, de la construction de colonies juives et du refus de l’auto-détermination des Palestiniens. Ces résolutions sont systématiquement ignorées ; ainsi, l’apartheid se poursuit, les meurtres, les destructions et les injustices continuent. Il est temps que l’Occident, avec ou sans les Etats-Unis, se réveille, fasse preuve de courage et agisse collectivement contre Israël et en faveur du peuple palestinien opprimé et persécuté.

La science du contact et de la communication [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

Le précèdent volet de ce vaste chapitre de Bridges, livre d’Aart Jurriaanse, a été publié dans notre numéro de mars 2022. A. Jurriaanse présente de manière éclairante des thèmes traités par le Maître tibétain – le Maître Djwhal Kuhl – par l’entremise d’Alice Bailey. Ici, il présente les idées : ce qu’elles sont, d’où elles proviennent et pourquoi il est déraisonnable de revendiquer une idée comme étant uniquement la sienne.

Les idées

Les idées sont les briques uniques à partir desquelles le Plan divin est construit. Occasionnellement, et dans un but spécifique, un Maître peut, par télépathie mentale, attirer l’attention d’un disciple sur une idée particulière, mais en général, il est laissé à l’initiative du penseur de pénétrer dans les niveaux intuitifs au moyen du mental focalisé et d’y reconnaître, par ses propres moyens, les idées spécifiques qui sont requises pour les buts de sa vie.

Le plan de l’intuition contient ce trésor inépuisable d’idées, comprenant tous les sujets imaginables dans toutes les sphères de l’activité humaine, qui peuvent être nécessaires soit pour le présent, soit pour le développement ultime de l’homme. Ces idées ont été rassemblées là par les entités spirituelles pour servir les besoins de l’humanité, et dans leur totalité elles constituent le Plan divin. Dans la littérature ésotérique, ce monde d’idées est également connu sous le nom descriptif de « nuage de pluie de choses connaissables » — une expression dérivée des écrits d’un ancien sage, Patanjali. C’est ce « nuage de pluie » qui sert de réservoir de révélations et de source d’inspiration pour tout développement humain.

Sans en avoir conscience, ce nuage de pluie est la source d’où les philosophes, les scientifiques, les inventeurs, les visionnaires et les penseurs du monde entier tirent leurs idées, leurs impressions, leurs ondes cérébrales ou leurs impulsions, souvent dans l’illusion que ces idées sont les enfants de leur propre cerveau et le produit direct de leur propre intelligence. En réalité, grâce à leur formation ou à leur intelligence naturelle, ils ont simplement été qualifiés pour agir en tant qu’instruments appropriés pour enregistrer des idées existantes sur le plan de l’intuition et pour les ramener sur Terre.

Les ésotéristes, quant à eux, sont formés pour entrer en contact avec le nuage de pluie par le biais de la méditation consciente, et ainsi exploiter ces sources intuitives d’idées, qui sont ensuite ramenées aux niveaux mentaux pour être incorporées dans leurs plans de service pour l’humanité. Tous les thèmes ésotériques sont susceptibles d’être nuancés en fonction du point d’approche, et parce qu’il est rarement possible de couvrir un sujet de manière complète en raison des nombreuses facettes que chaque sujet contient, dont beaucoup ne seront révélées qu’avec une lumière croissante et une expansion de la conscience. Ceci s’applique également aux affirmations faites plus haut à propos de la manifestation des idées.

Il existe par exemple des idées qui n’ont pas besoin d’être laborieusement extraites du « nuage de pluie » par les penseurs, mais que la Hiérarchie bon gré, mal gré impose au mental. En dépit du libre arbitre de l’homme, il ne peut échapper à l’influence de ces idées imposées et, à cet égard, il n’est certainement pas un agent libre. Cependant, une fois que ces idées ont été comprises et traduites en idéaux, il est à nouveau libre de les accepter ou de les rejeter. Le rythme du progrès de l’homme sera largement déterminé par l’utilisation effective de ces présentations divines.

Les idées communiquées dans les premiers stades seront faibles et nébuleuses, et difficiles à ramener au niveau mental, mais avec des efforts soutenus, les résultats s’amélioreront, et les idées deviendront plus clairement définies pour s’inscrire dans le mental concret. Ce n’est qu’après avoir atteint le mental que ces idées sont formulées en pensées identifiables. Il s’ensuit une période de gestation pendant laquelle la forme-pensée nouvellement née commence lentement à prendre une forme plus définie. Au fur et à mesure que l’enfant de l’esprit se développe, on ressent le besoin d’amener cette pensée sur terre et de la matérialiser, afin qu’elle puisse servir son objectif et être partagée par d’autres. Le penseur commence alors à la vitaliser au moyen de la puissance de sa volonté et, lentement, la forme-pensée s’habille de matière mentale et astrale.

Toute création ou manifestation doit être considérée comme la matérialisation ou le reflet d’une idée

A partir de ce stade, la matérialisation finale de la vision sur le plan physique reste rarement l’œuvre d’un seul homme. La pensée est communiquée à plusieurs, et ce n’est qu’après que plusieurs travailleurs aient contribué à sa vivification que leurs efforts conjugués peuvent amener la forme à se manifester physiquement. Dans de telles circonstances, le fait de cultiver avec succès l’opinion publique peut s’avérer d’une grande utilité pour obtenir suffisamment d’aides pour que la forme se manifeste réellement.

Toute création ou manifestation dans les trois mondes d’expression humaine doit être considérée comme la matérialisation ou le reflet d’une idée subjective ou d’un ensemble d’idées. Cependant, l’idée doit d’abord exister sur des niveaux spirituels avant de pouvoir prendre les qualités d’une pensée et être ensuite traduite sous une forme matérielle.

Le rythme de révélation tel qu’il se reflète dans le développement humain dépendra du nombre et de la qualité des penseurs disponibles, de la rapidité avec laquelle les idées peuvent être reconnues et extraites du « nuage de pluie », et de l’efficacité avec laquelle ces idées sont nourries et finalement matérialisées et mises à la disposition de l’humanité.

Il est évidemment de la plus haute importance que cette traduction de l’idée soit effectuée avec un minimum de distorsion. Si l’idée est trop mutilée elle peut devenir sans valeur, ou ses effets peuvent même devenir déséquilibrés et s’avérer nuisibles, au détriment de l’homme. Il faut toujours se rappeler que toute idée a son pôle positif et son pôle négatif, et que son influence finale dépendra de l’approche de l’homme et de la façon dont il manipule les forces qui sont mises à sa disposition.

L’histoire du monde n’est que l’enregistrement des résultats obtenus à partir des idées qui, au cours des âges, ont été progressivement révélées à l’homme par divers canaux. Elle reflète la mesure dans laquelle ces idées ont été appliquées soit de manière bénéfique au profit de tous, soit utilisées de manière abusive pour satisfaire des désirs égoïstes sous l’une de leurs nombreuses facettes.

L’illusion peut être considérée comme la réaction de l’esprit indiscipliné au monde des idées nouvellement contacté. Une idée fondamentalement excellente ou saine peut facilement être déformée en une illusion inutile ou néfaste. L’un des principaux objectifs du disciple devrait donc être de se qualifier et de s’entraîner à élever son esprit jusqu’au plan de l’intuition, et là, de travailler et de vivre dans le monde des idées ; d’apprendre à les reconnaître et à les distinguer clairement, puis de les ramener sur terre avec un minimum de distorsion pour le service de l’humanité. Aucune idée que l’on peut contacter n’est jamais complète ou parfaite en soi. Chaque idée n’est qu’un fragment d’un tout plus grand, et l’effort du disciple doit donc être de faire descendre sur terre la plus grande partie du Plan qui est dans sa capacité.

Au cours des premiers stades de son développement, l’aspirant, le scientifique ou le penseur peut être enclin à s’approprier des idées et à les considérer comme le produit de son propre cerveau fertile, sans se rendre compte qu’il n’a fait que servir de canal à leur manifestation et qu’aucune idée ne peut ou ne doit jamais être conservée par un individu à des fins égoïstes. Les idées doivent être considérées comme un don universel à l’humanité dans son ensemble, et le canal ou l’instrument doit reconnaître qu’il a eu l’honneur d’être choisi pour servir ce but. Il n’existe donc pas d’idées créées par l’homme, car toutes les idées fondamentales et vraies sont d’origine divine. Les idées que l’on considère comme créées par l’homme ne sont que des formes-pensées qui sont des perversions plus ou moins grandes d’une idée originale dérivée du plan de l’intuition.

D’ailleurs, aucun être humain ordinaire ne peut espérer embrasser toute l’étendue d’une idée, qui est toujours tellement plus grande que l’idéaliste qui peut avoir la chance de la contacter. Une telle reconnaissance doit inévitablement conduire à une attitude d’humilité, et aucun grand esprit ne peut jamais être autre chose qu’humble, étant ainsi protégé contre l’étroitesse de vue et d’interprétation.

Source : Bridges, ISBN 3-929345-11-0, Bridges Publishing, Freiburg, Allemagne, 2001, 2007 - www.bridges-publishing.de

 

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Le moment est venu [sommaire]

Le samedi 20 juin 2022, je travaillai au musée Benjamin Creme à Los Angeles (Californie), et juste avant l’ouverture des portes, quatre moines tibétains se trouvaient sur notre trottoir, juste devant la porte d’entrée. Je sortis pour leur demander s’ils voulaient entrer pour voir la peinture originale de Benjamin Creme, le Thangka pour la venue du Bouddha Maitreya. Ils répondirent : « Non. » Je ris un peu et pensai au fait de trouver des esprits fermés partout et n’importe où.

Une heure plus tard, une dame entra et déclara qu’elle était théosophe et avait lu plusieurs livres d’Helena Blavatsky (HPB). Nous parlâmes un peu d’HPB, puis des œuvres d’Alice Bailey, d’Helena Roerich et, bien sûr, des livres de Benjamin Creme. Elle mentionna à plusieurs reprises combien elle était ravie de trouver ce musée d’art ésotérique et qu’elle avait du mal à y croire. Et elle affirma que c’était l’endroit idéal pour le musée. Elle passa un certain temps à regarder chaque tableau et à lire les descriptifs. Finalement, elle arriva à Thankga pour la venue du Bouddha Maitreya et déclara que c’était son préféré et qu’elle l’adorait. Elle ne cessa de répéter qu’elle n’arrivait pas à croire que ce musée existait et qu’il était parfaitement adapté au quartier.

Après avoir eu une bonne expérience avec le Thankga, elle annonça très calmement : « Le moment est venu. » Je répondis : « J’espère que vous avez raison. » Elle répliqua « Tout à fait », encore une fois très calmement. Curieusement, alors que j’ai l’habitude de parler aux visiteurs des décennies de travail de B. Creme qui faisait des conférences dans le monde entier pour annoncer l’avènement de Maitreya, l’Instructeur mondial, dans ce cas, je n’eus pas à le faire car elle avait expliqué qu’elle était théosophe et avait consulté le site web du musée avant de venir.

Cela a une signification pour moi, car j’ai souvent observé Benjamin Creme, lors des conférences américaines sur la méditation de transmission, dire certaines des choses les plus importantes, très calmement, et avec une absence totale de force. Il fallait vraiment être attentif pour les entendre. J’ai longtemps pensé que ces types de commentaires étaient exceptionnellement importants, et comme ils étaient exprimés sans aucune force, sans aucun effort pour convaincre, il devait y avoir en eux quelque chose en rapport avec le fait que notre libre arbitre ne soit pas enfreint.

Cette femme parla également ainsi, sans aucun effort pour me convaincre que c’était le moment. Elle posa des questions sur les événements que nous organisons, les conférences et autres, et je mentionnai que nous avions l’habitude d’organiser des conférences trimestrielles, mais que la pandémie les avait temporairement suspendues. J’indiquai que nous pourrions les relancer au début de l’automne si la pandémie le permettrait. Elle nous remercia de notre présence et je l’invitai à revenir à tout moment.

S. C., Los Angeles, Californie, Etats-Unis

Faites connaître sa présence ! [sommaire]

Je tiens à vous remercier pour le merveilleux travail que vous avez accompli en diffusant le « message ». Je vous serais reconnaissant de bien vouloir répondre à certaines questions que je me pose.

Dans ma salle de séjour, chez moi, il me semble qu’il y ait un cercle et un « X » sur le mur. S’agit-il d’une bénédiction de Maitreya ? Et, si c’est le cas, pouvez-vous m’expliquer pourquoi elles sont là ?

R. U., Rhode Island, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le cercle et la croix étaient une bénédiction de Maitreya et a ajouté : « Acceptez-les simplement comme une bénédiction pour vous et votre famille – et faites connaître sa présence ! »

Franchir les barrières [sommaire]

Lorsque le Musée Benjamin Creme est fermé, une chaîne en travers de l’allée en barre l’entrée. Le samedi matin du 26 mars 2022, le cadenas de cette chaîne s’est coincé et je ne pus le déverrouiller avec la clé. J’avais beau essayer, je n’arrivais pas à le décoincer. Il est devenu évident que je devais appeler un serrurier pour couper le cadenas, ce qui retarderait également l’ouverture du musée.

J’entrai dans le musée et, avant de passer un appel, je demandai l’aide de Maitreya. Juste après, je ressentis l’impulsion de retourner au cadenas. Et, juste au moment où je fis une nouvelle tentative, deux hommes « apparurent » à ma gauche, et l’un d’eux déclara : « On dirait que vous avez besoin d’aide. »

Ils portaient l’uniforme du Service de l’eau et de l’électricité (ils avaient un écusson DWP sur leur short, alors que les employés du DWP portent un autre type d’uniforme avec un autre emblème). L’un des hommes avait la trentaine et le second environ 50 ans. Le plus âgé alla chercher un coupe-boulons dans son camion ; il revint et coupa le cadenas. Je lui proposai de l’argent, mais désignant son collègue qui fumait une cigarette à côté de moi, (je n’aime pas que l’on fume près de moi) il indiqua : « C’est mon chef ! » Il refusa l’argent et ma proposition de leur offrir le déjeuner.

Je les remerciai et leur demandai s’ils voulaient entrer dans le musée. Ils acquiescèrent, et l’homme le plus âgé montra du doigt le nom du musée et déclara à son compagnon « Regarde ! » et il sourit.

Ils entrèrent et le plus jeune se mit à prendre des photos. Ils examinèrent toutes les peintures. Nous parlâmes un peu plus d’art. Puis ils durent retourner au travail. En partant, l’un d’eux déclara : « Ce fut un plaisir de vous aider. » Dès le tout début, j’eus le sentiment qu’ils étaient le Maître Jésus (le plus âgé) et Maitreya (le plus jeune), d’après la façon dont ils apparurent dès que je demandai de l’aide et la rapidité avec laquelle (en une minute) le problème fut résolu. Et comme dans de nombreuses rencontres avec le Maître, je fus remplie de bonheur et de joie pour commencer ma journée au musée !

O. C., Palm Springs, Californie, Etats-Unis

Une touche de magie [sommaire]

En octobre 2004, lors d’un week-end chez des amis à la montagne, nous partîmes en excursion, tandis que nos six enfants étaient restés seuls chez nos amis. L’un d’eux coinça les doigts de la petite fille de nos amis dans la porte et celle-ci s’évanouit.

Plusieurs mois auparavant, trois de nos enfants plus âgés avaient vécu une expérience extrêmement traumatisante avec le décès d’une jeune amie, tout près d’eux, lors d’une randonnée. Les enfants étaient encore traumatisés et avaient mauvaise conscience, car ils craignaient de ne pas avoir fait le nécessaire pour sauver la fillette. Ils pensaient qu’ils auraient pu empêcher sa mort. Ainsi, lorsque cette petite fille s’évanouit, l’incident précédent leur revint en mémoire et leur parut de mauvais augure. Paniqués, ils coururent dehors sur le trottoir devant la maison, appelant les passants à l’aide.

Ils demandèrent à un homme et une femme âgés qui passaient devant la maison d’entrer. Ils étaient habillés de façon assez particulière. Les enfants nous expliquèrent qu’ils portaient des chapeaux traditionnels assez bizarres et qu’ils furent surpris par l’accoutrement étrange du couple. Ce qui était très important pour les enfants, et ils n’ont cessé de le rappeler par la suite, c’est que la femme leur confirma à plusieurs reprises qu’ils avaient tout fait correctement. Elle les félicita pour avoir surélevé les pieds de la fillette. Elle leur demanda de faire un mélange d’eau vinaigrée, de tapoter le front de la fillette avec, et de lui donner des gouttes homéopathiques. Les enfants connaissent bien les remèdes de fleurs de Bach qu’ils utilisent à la maison. Elle resta un moment et fit quelques mouvements sur les doigts de la fillette. Les enfants virent les doigts aller de mieux en mieux à chaque fois.

Lorsque nous revînmes, le couple âgé était parti et les enfants étaient très calmes et détendus. Les doigts de la fillette avaient l’air d’aller bien.

Il ne fait aucun doute que la récurrence de cet incident douloureux aida les enfants à se remettre du traumatisme de la première fois ; ils ne souffrent plus de mauvaise conscience et ne se reprochent plus la mort de la fillette.

Aucun des voisins ne connaissait le couple, ni personne d’autre. Nous sommes si reconnaissants pour cette aide fantastique que je voudrais demander si le couple n’était pas Maitreya ou le Maître Jésus.

B. S., Kissing, Allemagne 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « vieil homme » était Maitreya et la « vieille femme » le Maître Jésus.

Au cœur du sujet [sommaire]

Fin avril 2011, je ressentis une oppression sur le côté gauche de la poitrine, ce qui m’inquiéta car dix ans auparavant, j’avais eu une crise cardiaque suivie d’un double pontage. Pendant une semaine, l’oppression apparaissait puis disparaissait avant que je n’aille finalement chez le médecin, qui me fit hospitaliser pour des examens.

J’avais fait appel à Maitreya en utilisant la photo de sa main. Au vu des résultats de l’angiographie cardiaque, le cardiologue fut stupéfait de constater que toutes les artères étaient totalement dégagées. Je ne ressentais plus d’oppression dans la poitrine. Maitreya m’a-t-il guéri ? Merci pour votre aide.

J. W. MD, Dallas, Texas, Etats-Unis 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que Maitreya avait produit cette guérison.

Libéré par un Maître [sommaire]

Je pense avoir eu une rencontre avec Maitreya alors que j’étais à Pondichéry, en Inde. Ma femme et moi étions les hôtes de deux personnes qui furent très désagréables et nous étions presque prisonniers chez eux. Un matin, je rencontrai un étranger dans la rue qui m’affirma que je ressemblais à un soufi (j’avais un tissu blanc sur ma tête chauve pour me protéger du soleil) ! Il m’indiqua le bon prix pour un petit déjeuner et me raccompagna chez mes hôtes, où il leur déclara : « Vous pouvez prendre son argent, mais c’est tout ! » J’eus alors la certitude que nous sortirions vivants de cette maison.

En chemin, je lui demandai comment je pourrais le contacter, mais il répondit qu’il pouvait me contacter à tout moment ! Ensuite, il me demanda qui était assis à côté de moi sur une photo que j’avais dans mon sac. Je compris immédiatement qu’il s’agissait d’un Maître et probablement de Maitreya car je ne lui avais pas parlé de cette photo.

A. C., Totnes, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme qui a aidé notre correspondant était le Maître Jésus.

La lumière est plus importante que ce que l’on croit [sommaire]

Un Noir, vêtu d’un t-shirt vert, d’un imperméable beige et d’épais gants de laine noirs, entra dans le magasin/bureau où je travaille. Je pensai tout de suite qu’il s’agissait de Maitreya mais je chassai vite cette idée de mon esprit car ce qui se passa ensuite fut assez étrange.

L’homme se mit à parler de la lumière pendant environ cinq minutes. La conversation était assez unilatérale car il semblait avoir beaucoup de choses à dire ! Après avoir essayé de poser une question et n’avoir reçu aucune réponse, j’estimai qu’il valait mieux garder le silence et écouter. Mais ce ne fut pas une tâche facile, car ses déclarations ne suivaient pas vraiment de direction particulière, avec des références apparemment aléatoires à la psychologie jungienne, aux films contemporains, à la Bible et même au vaudou (!) – sauf qu’elles avaient toutes une chose en commun – elles étaient toutes en rapport avec la lumière. Il semblait dire que nous ne comprenions pas vraiment la nature de la lumière, mais que des découvertes importantes seraient faites lorsque nous y parviendrions. Je me demande si ce n’était pas Maitreya ?

C. P., Edimbourg, Royaume-Uni

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

Inspiration [sommaire]

Il y a huit à dix ans [courrier écrit en 2005], j’étais déprimé. Je me promenais, lorsqu’un jeune homme avec un chien apparut et se dirigea vers moi. Il me salua avec un sourire et, par la suite, je ressentis de l’amour et de la joie. Je pensai alors que si tous les gens étaient comme lui, nous vivrions dans un monde meilleur.

De retour chez moi, je trouvai le dernier numéro de Partage international et lus que quelqu’un avait eu la même expérience.

Pouvez-vous me dire qui était cet homme ?

N. S., Opmeer, Pays-Bas

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Déclaration universelle des droits humains (1948) [sommaire]

Photo : Zach DischnerCC BY 2.0, via Wikimedia Commons

 

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

 

 

 

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Peut-on considérer le travail des groupes de méditation de transmission comme une version New Age du laya yoga atlante ? [Le laya yoga est un yoga des chakras (ou centres) dans la contrepartie éthérique du corps physique : c’est le yoga de la transmission des énergies par l’entremise des chakras.] [sommaire]

Non. Le travail de la méditation de transmission est une forme plus consciente et organisée de distribution d’énergie, qui existe sans discontinuer depuis des temps très anciens.

Quelle est la fonction du centre ou chakra situé à la base de la nuque ? De quel centre inférieur est-il la correspondance ? [sommaire]

Il correspond dans la tête au centre situé à la base de la colonne vertébrale.

Vous dites que le Bouddha réside à Shamballa. Mais s’agit-il du Bouddha ou du prince Gautama (dont j’ai compris qu’il avait été adombré par le Bouddha, tout comme Jésus l’avait été par Maitreya). Alors, qui réside à Shamballa, le Bouddha ou Gautama, le véhicule adombré par le Bouddha ? Et où se trouve l’autre ? [sommaire]

Le Bouddha réside à Shamballa. Celui qui fut le prince Gautama n’est pas en incarnation sur notre planète. Il se trouve actuellement sur Sirius.

Est-il vrai que [1] le prince Gautama se trouve actuellement sur Sirius, et que [2] le Bouddha réside à Shamballa parce qu’il a fait la promesse d’accompagner l’humanité jusqu’à ce que chaque être humain soit devenu un Maître – c’est-à-dire ait passé la 5e initiation ? Et si être Bouddha est une fonction tout comme la fonction de Christ, encore assumée par Maitreya pendant toute l’ère du Verseau, qui dans ce cas assume actuellement la fonction de Bouddha ? [sommaire]

[1] Oui. [2] Le Bouddha n’est pas une fonction. Maitreya n’est pas une fonction. Toutefois, la position de Christ est une fonction au sein de la Hiérarchie. Maitreya, le Christ ou Instructeur mondial, est une individualité, ainsi que le Bouddha. Tous deux incarnent les énergies divines correspondant au niveau de leur conscience – le Bouddha incarnant l’aspect Sagesse, et le Christ l’aspect Amour. C’est Maitreya qui occupe actuellement la fonction de Christ, et qui l’occupera jusqu’à la fin de l’âge du Verseau.

Le fonctionnement du karma paraît tellement compliqué. Pouvez-vous nous expliquer, par exemple, comment le karma fonctionne dans le processus de guérison ? [sommaire]

Le processus de guérison karmique est le suivant : dans certaines situations, la Loi permet aux Maîtres d’utiliser une quantité définie d’énergie. Pour certains patients – le plus souvent des enfants – cela suffit à provoquer une guérison totale ou partielle. Pour d’autres, plus âgés ou plus gravement atteints, cela empêchera seulement l’aggravation de la maladie. Par la suite, si la situation karmique change de nouveau, davantage d’énergie devient disponible et se trouve administrée, avec des résultats plus ou moins importants selon les cas. Ce processus est reproduit jusqu’à ce que le patient soit guéri ou soulagé autant que son karma l’autorise.

Y a-t-il une progression ordonnée d’un signe du zodiaque à l’autre au fil des incarnations de chacun ? [sommaire]

Oui, c’est le cas sur le plan de l’âme. L’âme parcourt successivement les signes du zodiaque. Toutefois, il n’en est pas de même sur le plan de la personnalité, qui ne parcourt pas le zodiaque de façon ordonnée.

Doit-on naître dans un signe zodiacal particulier pour pouvoir prendre une initiation ? Le signe zodiacal est-il important en ce qui concerne l’initiation ? [sommaire]

Pas en ce qui concerne la personnalité. Le signe zodiacal de la personnalité ne joue aucun rôle. Mais du point de vue de l’âme, il faut que le signe astrologique soit gouverné par le Capricorne pour être capable de prendre une initiation – à condition que toutes les autres conditions soient remplies. Si la personnalité est gouvernée par le Capricorne, cela n’implique pas la capacité de prendre une initiation.

Qu’est-ce qui détermine le signe ascendant ? Est-ce important ? [sommaire]

Pour toute incarnation, le point d’évolution de l’âme qui s’incarne détermine le signe ascendant de la personne.

A quel moment l’âme choisit-elle le genre de son prochain véhicule ? Qu’est-ce qui détermine ce choix ? [sommaire]

Cette décision est prise au cours du processus de formulation du but ou des objectifs de la prochaine incarnation. L’âme a besoin de vivre toutes les expériences.

Dans quelle mesure ces choix dépendent-ils de l’âme, et quelle est la part du hasard ? [sommaire]

Ces processus ne doivent rien au hasard. Tous les choix sont faits par l’âme.

Une femme dotée de caractéristiques très viriles sera-t-elle un homme dans son incarnation suivante ? Ou bien était-elle un homme dans la précédente ? [sommaire]

Ce n’est pas nécessairement le cas, ni dans un sens, ni dans l’autre. Les origines de ces processus sont bien plus complexes : la culture ; le conditionnement (autant familial que sociétal) ; l’influence générationnelle ; et également celle des rayons et de leurs interactions au sein de la même personne.

Les membres d’une même famille sont-ils tous plus ou moins reliés par des liens karmiques ? Peut-il y avoir parmi eux un membre n’ayant jamais fait partie de cette famille ? [sommaire]

Il arrive qu’un ou plusieurs membres d’un groupe familial ne se soient jamais incarnés auparavant au sein de ce groupe.

Est-ce le hasard ou la « manipulation » de l’âme qui nous conduit à rencontrer des gens avec lesquels nous avons des relations karmiques ? [sommaire]

L’âme rend possible certaines rencontres. Mais ce peut aussi être une question karmique.

Avons-nous tendance à nous réincarner dans les pays ayant le même rayon d’âme que nous ? [sommaire]

Oui. On trouve, par exemple, davantage d’âmes du 2rayon dans des pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, qui ont aussi une âme du 2rayon.

[1] Qu’est-ce que l’énergie de guérison ? Vient-elle des sept rayons, ou bien s’agit-il d’une énergie distincte, éthérique ? [2] Agit-elle essentiellement sur le corps éthérique ? [sommaire]

[1] L’énergie de guérison est une énergie éthérique qui provient de l’âme. [2] Oui.

Qu’est-ce qui détermine les guérisons de groupe ? Est-ce l’évolution similaire des membres du groupe, ou la similitude de leur rayon principal, ou encore l’influence du Maître de ce groupe ? [sommaire]

Les guérisons de groupe sont reliées à la fois à l’influence du Maître de ce groupe et à celle du rayon dominant.

L’éveil des chakras peut-il causer des maladies ? [sommaire]

Oui, cela peut perturber la santé des personnes.