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juin 2022 – No 406

Sommaire


 

Article du Maître —

Sauvons notre planète ! [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

Si l’on examine d’un œil attentif la situation mondiale, on constate que deux problèmes revêtent une importance majeure : le risque de guerre, et l’aggravation rapide du déséquilibre de notre écosystème. Il y en a bien sûr beaucoup d’autres : la débâcle économique qui frappe de nombreux pays, surtout en Occident ; l’énorme hausse des prix de l’alimentation, notamment celle des denrées de base indispensables à des milliards d’êtres humains ; et l’immense fossé séparant riches et pauvres, un fossé qui se creuse toujours davantage. Si tous ces problèmes sont importants et exigent une solution rapide, ce sont les deux premiers qui doivent retenir en priorité l’attention de tout gouvernement et de toute personne de bon sens, car ils font peser la plus grave menace sur la sécurité et le bien-être des hommes.

Grandes ou petites, les guerres devraient être désormais inconcevables. Hélas, il n’en est rien. Bien que notre monde ait connu l’aberration de guerres aussi dévastatrices qu’inutiles, il n’a pas encore renoncé complètement à l’abomination qu’elles représentent. Les gouvernements se laissent persuader que, in fine, les méthodes du passé leur permettront de satisfaire leurs ambitions. Les armes de guerre leur sont ainsi devenues indispensables et constituent même un enjeu commercial majeur. Tant que ces armes existeront, il en sera fait usage. Les petites guerres en engendrent de plus grandes, à mesure que de nouveaux pays s’y engagent. Les grandes nations s’affrontent par alliés interposés, transformant de futiles querelles en conflits armés. La guerre est un danger majeur ; elle doit être bannie sans délai par toutes les nations, car elle met en péril l’existence même de l’homme sur la Terre.

La guerre mise à part, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Face à ce constat, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. Chaque jour apporte de nouveaux exemples des ravages provoqués par le changement climatique : la planète est malade, elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux dévastations que subit quotidiennement la Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans ce contexte. Oui, le temps presse. Sauvons notre planète !


Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles sur quantité de sujets. Les Maîtres de Sagesse écrivent de manière intemporelle, et nombre de ces textes semblent aussi actuels que lorsqu’ils ont été publiés Initialement. C’est le cas de l’article ci-dessous, publié il y a presque 10 ans (octobre 2012).

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Juin 2022 [sommaire]

De nombreuses décisions mondiales semblent découler d’une vision à court terme. L’urgence, le manque de temps, d’informations et de clairvoyance sont autant de facteurs qui conduisent à de très mauvaises décisions. Sous la pression d’une menace, on opte pour la solution à court terme et les titres des journaux en montrent, jour après jour, les conséquences manifestes.

Alors que le monde est aux prises avec les conséquences de choix court-termistes, ce numéro privilégie la sagesse de l’approche à long terme. Ce mois-ci, l’article du Maître de B. Creme réclame une action urgente mais réfléchie compte tenu du « risque de guerre, et l’aggravation rapide du déséquilibre de notre écosystème. […] Le temps presse ». Il est impératif que nous choisissions une solution viable à long terme. La science du climat fournit des preuves et des solutions pour assurer l’avenir.

Dans son article, Jeffrey Sachs esquisse une solution envisageable pour des négociations de paix et souligne qu’« il est encore possible d’établir la paix en Ukraine. » Les gouvernants sont prêts à investir dans une guerre d’usure – une guerre qui dure – mais pas à élaborer des solutions. Sur le même thème, Luc Guillory met en évidence un facteur crucial : le fait que la propagande et le conditionnement continus et à long terme d’une nation portent les germes d’un conflit futur, surtout si les préjugés à l’égard des autres nations sont un facteur déterminant.

Un entretien avec Beatrice Fihn, directrice de l’ONG, Ican (Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires), montre que si l’on se préoccupe de l’avenir, les armes nucléaires doivent être abolies.

La dernière partie de la biographie retraçant la vie de Saint-Germain met en évidence la façon dont les Maîtres travaillent sur des millénaires – rendant notre expression « vision à long terme » toute relative. Prenez, par exemple, les informations fournies par l’article de Patricia Pitchon sur Saï Baba : tant de réalisations qui auront un effet durable pour le bien de tous ont été accomplies dans la deuxième de ses incarnations et Benjamin Creme mentionne également qu’il y aura une prochaine incarnation de Saï Baba. C’est un service au monde qui s’étend sur des centaines d’années.

De plus en plus, les peuples du monde entier se sentiront suffisamment forts pour influencer le cours des événements sur notre planète – assurer un avenir viable, provoquer des changements de politiques au profit du bien commun, inciter les militants et les dirigeants à travailler ensemble, en bannissant les décisions à court-terme et le chaos qu’elles provoquent.

« Le temps nous est compté pour mettre fin aux dévastations que subit quotidiennement la Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans ce contexte », tel est l’appel pressant du Maître de Benjamin Creme. Le paradoxe est que les Maîtres ne sont pas liés par le temps, qu’ils voient les événements mondiaux se produire dans un éternel présent, et pourtant ils travaillent pour le Plan qui est très certainement au plus long terme concevable.

Vous trouverez ces idées et bien d’autres dans ce numéro, ainsi que des réponses apportées par Benjamin Creme et des témoignages de rencontres des lecteurs avec Maitreya ou le Maître Jésus.

 

Point de vue

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
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De nos correspondants

Saint-Germain après 1784, le Mahachoan (3) [sommaire]

par Dominique Abdelnour,

Cette série de trois articles a tenté de présenter la vie du comte de Saint-Germain en Europe au XVIIIsiècle. Il est maintenant un Maître de Sagesse ascensionné, le Mahachoan. Les deux premières parties ont retracé quelques faits historiques et illustré certains de ses talents et diverses occupations. Cette dernière partie développe ce que l’on sait de ses activités après sa mort officielle en 1784.

Tout au long de sa vie publique, nombre de commentaires ont été faits sur la longévité de Saint-Germain, sur des élixirs qui prolongeait sa vie ; pendant des dizaines d’années il apparut comme un homme de cinquante ou soixante ans qui ne vieillissait pas. Selon le baron de Gleichen, Rameau et une vieille parente d’un ambassadeur de France à Venise l’auraient connu en 1710 ayant l’air d’un homme de cinquante ans1. Lui-même laissait courir les bruits les plus divers. On dispose de plusieurs témoignages de son activité après son décès officiel de 1784 à Eckernfoerde. Saint-Germain aurait participé à la convention maçonnique de 1785 à Pris et au congrès de 1785 à Wilhelmsbad avec Mesmer et Cagliostro2.

H.P. Blavatsky évoqua aussi l’ésotériste Ragon, cité abondamment dans ses livres, qui aurait connu Saint-Germain dans sa jeunesse (Ragon est né en 1781). Saint-Germain lui aurait remis de nombreux documents desquels il tenait ses connaissances remarquables sur la maçonnerie ancienne3.

La comtesse d’Adhémar, amie intime de la reine Marie-Antoinette (épouse de Louis XVI) écrivit dans ses mémoires que le comte de Saint-Germain lui apparut en 1788 (soit 4 ans après sa mort officielle) sous le nom de M. de Saint-Noël ; il lui demanda à voir la reine Marie-Antoinette qu’il avertit de la chute imminente de la monarchie et du clergé4.*

Le livre de la comtesse d’Adhémar est considéré insuffisamment fiable par les historiens classiques, mais il est cité par Helena Roerich dans sa lettre 11 du 25 mars 1935, comme signalant les nombreux avertissements donnés à la reine.

Dans cette lettre on peut lire : « Les messages soulignaient tous que le pays, la famille royale et plusieurs amis étaient en danger, et chacun de ces messages provenait du comte de Saint-Germain, un envoyé de la Fraternité de l’Himalaya. Mais chacune de ces admonitions salutaires et chacun de ces conseils furent considérés comme injurieux et de mauvaise foi – Saint-Germain fut poursuivi et plus d’une fois risqua la Bastille. Les conséquences tragiques de ces refus sont bien connues. »

Dans la revue The Theosophist de mai 1881, HPB écrivit : « Nous avons la preuve alléguée qu’il vécut plusieurs années après 1784. On dit qu’il eut une conférence privée très importante avec l’impératrice de Russie en 1785 ou 1786, et qu’il apparut à la princesse de Lamballe lorsqu’elle se tenait devant le tribunal, quelques instants avant qu’elle ne soit frappée d’une balle, et qu’un boucher ne lui coupa la tête ; et aussi à Jeanne du Barry, la maîtresse de Louis XV, alors qu’elle attendait le coup de la guillotine sur l’échafaud à Paris pendant les jours de la Terreur, en 1793. »**

Annie Besant cite l’avoir rencontré en 1895. Il l’aurait alors informée qu’un portrait de lui existait à Rome dans la chapelle des Chevaliers de Malte, sous le nom du comte d’Hompesch (1744–1805) qui fut une autre de ses apparitions. (Voir : Annie Besant et les Maîtres, de S. Glachant).

Photo : See page for author, Public domain, via Wikimedia Commons
Ferdinand von Hompesch

La Révolution française

« De grandes idées divines telles que la fraternité, l’égalité, le partage, l’indépendance, la liberté ont galvanisé les peuples depuis qu’elles ont été clairement énoncées par la Révolution française, qui fut un événement inspiré par les Maîtres. » « Si les Maîtres n’étaient pas intervenus, comme ils ont dû faire à maintes reprises, il y aurait eu un bain de sang encore plus grand en France lors de la Révolution. » (Le Grand Retour, B. Creme)

« Ceci rendit possible la Grande Révolution française, par laquelle la France frappa l’un des coups les plus puissants pour libérer l’humanité de l’esclavage. C’est par deux fois que ceci s’est produit pendant l’ère des Poissons : lors de la signature de la Magna Charta à Runnymède et au cours de la Révolution française. La reconnaissance de l’importance des droits de l’humanité en tant que tout a été communiquée au monde par l’intermédiaire de la France5. » La devise « Liberté, Egalité, Fraternité » lancée par Robespierre (A : 1 ; P : 3 ; M : 1 ; As : 4 ; Ph : 3 ; NE : 1,7) en 1790, inscrivit ces idéaux de façon simple dans le mental de l’humanité. La liberté de pensée, indépendamment des dogmes religieux, en fut un acquis.

L’importance de la Révolution française du point de vue de l’évolution de conscience de l’humanité peut expliquer pourquoi un Maître Saint-Germain s’est manifesté au XVIIIsiècle au sein de la noblesse européenne, sans doute pour faciliter la propagation de ces idéaux et une transition plus douce par la mise en œuvre des réformes nécessaires.

Dans le numéro de décembre 1883 de The Theosophist, H.P. Blavatsky a écrit : « Néanmoins, nous sommes fermement convaincus, sur la base de preuves historiques et de déductions directes tirées de nombreux mémoires de l’époque, que la Révolution française est due à un Adepte. [… ] c’est ce personnage mystérieux, […] – à savoir le comte de Saint-Germain – qui a provoqué la juste révolte parmi les indigents, et mis fin à la tyrannie égoïste des rois français. »

Les Lumières en France

Ce mouvement des Lumières fut porté en France par des figures illustres comme Voltaire, Rousseau, Diderot et d’autres, qui furent parfois emprisonnés, exilés, censurés. Un des vecteurs important de propagation de ces idées furent les salons mondains, le royaume des femmes. La noblesse et la haute bourgeoisie s’y retrouvaient. On y écoutait de la musique, on discutait poésie, théâtre, mais ces salons furent bien plus que des lieux d’oisiveté et de frivolité. Toute l’élite du pays s’y retrouvait, et les nouvelles idées y circulaient. Saint-Germain y fut très bien accueilli, il y brillait par sa conversation, ses connaissances, son aura, sa musique, ses bijoux, sa magie, ses dons de guérisseurs. De nombreux participants s’intéressaient à l’alchimie, à l’occultisme, croyaient aux esprits. Il fut bien reçu chez M. de Choiseul (avant que celui-ci ne se brouillât avec lui), par le grand financier de la Pouplinière, la marquise d’Urfé, Louis XV, la marquise de Pompadour, le maréchal de Belle-Isle, la princesse Anhalt mère de la Grande Catherine, le ministre Sir Joseph Yorke, etc. A Saint-Pétersbourg, il fréquenta les familles les plus illustres, les Razoumowsky et les Youssoupoff6.

Participer aux salons fut pour Saint-Germain un moyen de se faire connaitre de l’élite, de propager ses idées et son énergie sous une apparence anodine. A part quelques rares exceptions, les nobles et le haut clergé restèrent réfractaires aux idées progressistes, bloquèrent les réformes nécessaires, conduisant ainsi à la Révolution.

Ses incarnations précédentes et son rôle aujourd’hui

Selon Benjamin Creme, Saint-Germain fut Roger Bacon (1214-1292), (A : 7 ; P : 4(6) ; M : 1(3) ; As : 6(4) ; Ph : 3(7). NE :  2,6 ) et Francis Bacon (1561-1626), (A : 7 ; P : 4(4) ; M : 4(7) ; As : 6(2) ; Ph : 3(7). NE : 3,7.

Roger Bacon fut parfois considéré comme le père de la méthode scientifique expérimentale. Francis Bacon, homme politique, procureur général sous Jacques 1er, philosophe expérimental, orateur remarquable qui commandait par la parole, écrivit Novum Organum traité de méthode scientifique. « Mon domaine est la connaissance universelle. » Il croyait en la science comme outil pouvant amener le bien-être de l’humanité.

Les rayons de Roger et Francis, âme 7 avec quelques 4e rayons, peuvent expliquer l’intérêt de Saint-Germain pour la musique, les couleurs et le besoin constant de concrétiser ses connaissances dans les milieux industriels, notamment par la recherche de procédés de couleurs magnifiques et peu chers.

Sa présence dans l’ashram de rayon 7 explique qu’il ait transmis à l’humanité des découvertes concrètes telles que le gaz, l’électricité, les chemins de fer, découvertes qui ont permis à l’humanité de s’ouvrir en voyageant, de s’instruire en lisant grâce à l’électricité, outils pratiques qui facilitent la vie et permettent une évolution de conscience. Cela explique aussi son implication dans la maçonnerie.

Saint-Germain avec sa monade 3 et son âme 7 est maintenant Mahachoan de l’ère du Verseau, (son ashram fut transféré du 7e au 3e rayon). Il est aussi régent de l’Europe (A : 4, P : 3). Tout cela explique son implication dans la politique européenne du XVIIIsiècle.***

« C’est néanmoins cette énergie de troisième rayon, maniée par l’ashram du Maître Anglais, sous la direction du Mahachohan, Seigneur de la Civilisation, qui imposera une juste attitude vis-à-vis du matérialisme, qui apportera un équilibre entre les valeurs matérielles et spirituelles, et qui finalement rejettera dans l’impuissance les forces du mal qui ont, depuis si longtemps, bouleversé le monde des hommes7. »

En tant que Seigneur de la Civilisation, le Maître Rakoczi est en charge d’introduire la nouvelle civilisation (économie, sciences, organisation). Le 7rayon amenant l’ordre sur la planète, il s’agit de mettre fin au chaos du présent et de promouvoir la beauté ordonnée de l’avenir.


1. Souvenirs, Baron de Gleichen
2. The Comte de Saint-Germain, Isabel Cooper-Oakley
3. Collected Writings, H.P. Blavatsky, éditrice de la revue The Theosophist jusqu’en octobre 1887.
4. Le Comte de Saint-Germain, Pierre Lhermier
5. La Destinée des nations, Alice Bailey
6. Le Comte de Saint-Germain, Paul Chacornac
7. Extériorisation de la Hierarchie, Alice Bailey

* Le roi et la reine furent guillotinés en 1791.
** La princesse de Lamballe mourut le 3 septembre 1792, à Paris.
*** Bien que le Maître Rakoczi soit seulement présenté comme le chef du département du 7rayon dans Initiation Humaine et Solaire, plus tard dans L’état du disciple dans le nouvel-âge Vol. I, D.K. déclare qu’il est maintenant le Mahachoan.

 

Le Maître R., souvent appelé affectueusement et respectueusement « Le Comte », est le Seigneur de la Civilisation. Il dirige plusieurs groupes à travers lesquels il exerce une grande influence sur les affaires du monde. En pratique, il est l’officier exécutif de la Loge des Maîtres pour l’Europe et l’Amérique, Il y réalise les plans conçus par le Conseil exécutif intérieur du Christ.Il est donc également connu comme le Régent d’Europe et d’Amérique, influençant intimement les destinées des gouvernements. Il s’intéresse particulièrement au développement futur des affaires raciales de l’Europe, et au développement mental des peuples américains et australiens.

En incarnation, le comte Rakoczi était hongrois ; à une certaine époque il fut une personnalité bien connue de la cour hongroise citée dans des documents historiques. Dans d’autres incarnations, il fut historiquement connu sous le nom de comte de Saint-Germain et, avant cela, en Angleterre, il a d’abord utilisé la personnalité de Roger Bacon, puis de Francis Bacon.

Bien que le Maître R. soit sur le 7rayon, la plupart des élèves sous sa direction immédiate sont sur le 3rayon.

Il travaille principalement par le biais de rituels et de cérémonies ésotériques, et s’intéresse de près au cérémonial religieux.

Avec le 7rayon de l’Organisation et de l’Ordre cérémoniel arrivant maintenant en incarnation, la fonction du Maître R., qui consiste à synthétiser tous les aspects du Plan sur le plan physique, devient plus claire. Sa responsabilité consiste à concrétiser cette nouvelle civilisation que tous les hommes attendent. Chef du département de l’Intelligence du 3rayon, il a également pour fonction de coordonner les activités des groupes du 5rayon de la Science concrète et du 7rayon de l’Ordre cérémoniel. Tous les efforts sont actuellement déployés pour arrêter le chaos existant dans le monde entier, et pour produire à partir de ce chaos les bases de la beauté ordonnée de l’avenir.

Les forces du mal s’opposent énergiquement à ces efforts en semant des graines de discorde, de déstabilisation, d’insécurité et de violence. Contrecarrer tout cela est la tâche suprêmement difficile du Comte. Cette tâche est cependant maintenant facilitée car le 7rayon devient chaque année plus puissant, et ses effets deviennent définitivement perceptibles pour ceux qui ont les yeux pour voir.

[Source : Individual Masters, par Aart Jurriaanse, SI, nov.1988]

Inspiration et conseils de sagesse de sri Sathya Saï Baba [sommaire]

par Patricia Pitchon,

Sri Sathya Saï Baba, décédé en 2011, a laissé des millions de fidèles dans tous les pays. En Inde, son action caritative a été importante notamment dans les domaines de l’approvisionnement en eau aux populations défavorisées, de l’éducation et de la santé. Il a créé plusieurs écoles, collèges et universités gratuits, ainsi que deux excellents hôpitaux, également gratuits. Il a enseigné que l’humanité est une, et a donné l’exemple dans son ashram, où les gens de toutes castes mangent ensemble ; une façon pratique de remettre en question le système des castes encore profondément ancré dans la société indienne. Selon ses propres mots : « Il n’y a qu’une seule caste, la caste de l’humanité ; il n’y a qu’un seul Dieu, et il est partout. »

Photo : Sri Sathya Sai Media Centre, BY-SA 4.0, via flickr
Sri Sathya Saï Baba à l’ashram de Brindavan

Par son approche inclusive caractéristique, il a mis en avant les grandes vérités que l’on retrouve dans toutes les religions. Elles constituent la base du programme d’éducation aux valeurs humaines qu’il a développé, et qui a été adopté officiellement par le gouvernement indien pour être implanté dans toutes les écoles du pays. D’autres pays ont suivi cet exemple. Saï Baba a insisté pour que les enseignants identifient les hommes et les femmes exemplaires qui, dans tous les domaines, ont contribué de manière importante au progrès de leur pays, et les prennent comme exemples afin de développer chez les jeunes la vision des valeurs et des vertus qu’un être humain doit cultiver pour servir son pays et l’humanité toute entière.

La série Education aux valeurs humaines, livre II pour les classes élémentaires, comprend des prières hindoues, zoroastriennes, hébraïques, jaïnes, bouddhistes, chrétiennes, sikhes et islamiques. Dans le dernier paragraphe, Saï Baba a déclaré : « Puissions-nous oublier nos différences et nous débarrasser de nos travers pour devenir les ambassadeurs du bien et travailler à l’unité de toutes les nations. »

La planète est actuellement en proie à de nombreuses difficultés et, pour certains, à de terribles tragédies dues à la crise climatique et aux inégalités en matière d’accès à l’hygiène, à l’eau potable et aux soins de santé, même si des progrès se font peu à peu.

De nombreux pays ont vu leur économie gravement impactée par les décisions brutales de leur gouvernement pour faire face à la pandémie de Covid-19. Les confinements ont profondément perturbé les chaînes d’approvisionnement, les entreprises de toute taille ont vu leur activité fortement diminuée ou même réduite à néant. Aujourd’hui, la guerre entre l’Ukraine et la Russie et de nouveaux confinements draconiens en Chine prolongent une situation particulièrement difficile pour l’économie mondiale. L’Ukraine et la Russie sont le grenier à blé de la planète, et la guerre fait craindre des famines et des soulèvements de population dans de nombreux pays. Le coût de nos approvisionnements en énergie (pétrole et gaz, mais aussi électricité) augmente, et dans certains pays pauvres, la hausse du coût des denrées alimentaires est d’ores et déjà insupportable pour les plus défavorisés.

On ne peut imaginer de meilleur moment pour reconsidérer les rapports que nous, pays riches, entretenons avec les nations les plus pauvres. Le service désintéressé est la voie royale vers le Divin, comme Saï Baba l’a enseigné tout au long de sa vie : « Aimer tout le monde, servir tout le monde. » Il a donné l’exemple en servant sans relâche : il a guéri des centaines de milliers de personnes souffrant de maladies les plus diverses. D’un geste de la main, il faisait apparaître miraculeusement toutes sortes d’objets, des bonbons pour les enfants, de la cendre sacrée (Vibhuti) qui, selon ses instructions particulières, avait aussi un pouvoir de guérison, ou encore des bijoux, bagues et autres pendentifs pour ses fidèles. Un groupe de swamis l’a un jour réprimandé à ce sujet, mais Baba leur a répondu : « Je donne aux gens ce qu’ils veulent, afin qu’au final, ils puissent vouloir ce que j’ai à donner. » Et ce qu’il a donné en abondance était indubitablement, pour tous ceux qui en ont fait l’expérience, son Amour.

Beaucoup ont été transformés par ces expériences. Elles leur ont inspiré une foi et une joie profondes, ainsi que la détermination à mettre en œuvre des changements significatifs dans leur vie, avec comme exemple, cette autre citation de Baba : « Commencez la journée avec amour, vivez la journée avec amour, terminez la journée avec amour. »

Actuellement, il est compréhensible que l’on puisse se sentir découragé, voire accablé par la situation du monde, les guerres, les crises alimentaire, climatique, sanitaire, par tant de besoins non satisfaits dans le monde, par l’injustice criante qui règne partout, et par-dessus le marché, par des chefs d’Etat et des politiques à tous les niveaux qui choisissent la tension et le conflit plutôt que de favoriser le dialogue.

On se demande : « Que puis-je faire ? Je n’ai aucun pouvoir ».

Ce sentiment profond d’impuissance est un mirage qui nous empêche d’agir pour aider notre prochain et donner un sens à notre vie. Saï Baba a dit : « Les mains qui servent sont plus saintes que les lèvres qui prient. » Cela ne signifie pas que prier serait inutile, mais seulement que la prière ne peut être un substitut à l’action.

L’inhibition peut, elle, être vaincue par l’action. Dans chaque ville et village du monde, il y a des gens qui ont besoin de votre aide. Les possibilités sont infinies : passer simplement un moment avec une personne âgée qui vit seule, partager une tasse de thé et bavarder ; aider une mère débordée en lui proposant de garder son enfant ; nettoyer le jardin de quelqu’un qui ne peut le faire ; appeler au téléphone une personne malade ; faire des courses pour des gens qui ne peuvent se déplacer.

Le sentiment d’impuissance conduit à l’inertie ; il résulte de l’impression que les petites choses n’ont pas d’importance. Pourtant, elles en ont. Rejoindre un groupe de personnes déjà engagées dans une forme de service dans une association par exemple, est également un moyen important de surmonter ce sentiment, d’apprendre des autres et de redonner du sens à sa vie. Poursuivre un but procure de la joie.

Saï Baba soutient que le don de soi dans le service est plus précieux qu’un don d’argent, du point de vue du développement de la personne.

Autres citations de Saï Baba

S’adressant à ses fidèles et au-delà, à toute l’humanité, il a déclaré : « Je suis toujours avec vous ; votre cœur est ma maison. […] Le monde est ma demeure ; même ceux qui me rejettent sont mes enfants ; appelez-moi par n’importe quel nom, je répondrai ; représentez-moi sous n’importe quelle forme, je me présenterai à vous. Je suis autant dans le dernier d’entre vous que le premier. Ne calomniez, ne blessez personne, car c’est moi que vous calomniez, moi qui suis en lui. »

« Offrez-moi toutes vos inquiétudes, vos problèmes, vos peines et vos désirs, et en retour, recevez de moi la joie, la paix, la sagesse et le courage. »

 

Références :
Saï Baba, incarnation de l’amour, par Peggy Mason et Ron Laing, Amrita, 1994.
Sathya Saï Baba – le Saint homme et le psychiatre, par Samuel H. Sandweiss, L’Or du temps, 1993.
Saï Baba, l’homme des miracles, par Howard Murphet, Amrita 1994.

 

Benjamin Creme a dit de Saï Baba : « Je dirais que Saï Baba est… l’être le plus pleinement divin qui ait honoré cette planète de sa présence. Il est un Avatar, un visiteur cosmique pour ainsi dire, qui se situe hors de l’évolution terrestre. Sri Sathya Saï Baba est un Régent spirituel, un représentant de la Divinité sur notre planète. Il incarne l’énergie de l’Amour cosmique, le principe christique, au niveau cosmique. Cette énergie continue à émaner de lui, et à se déverser dans le monde entier. »

Interrogé sur la vie et la mort de Saï Baba, Benjamin Creme a déclaré : « C’est une grande perte, mais Saï Baba n’est pas parti. Il continue son œuvre, même sans son enveloppe physique.

Saï Baba était la deuxième de trois incarnations sur Terre du même avatar : la première incarnation s’est produite sous le nom de Saï Baba de Shirdi, la deuxième vie sous le nom de Sathya Saï Baba, et il a lui-même prédit que la troisième et dernière incarnation aurait lieu au début du XXIe siècle sous le nom de Prema Saï Baba, et qu’il naîtrait à Mysore, dans l’Etat du Karnataka.

La vie de Saï Baba a été une vie de service ; le service est à la base de tous ses enseignements. »

[Partage international, juin 2011]

La tourmente et l’espoir [sommaire]

par Luc Guillory,

Chaque jour qui passe démontre que le monde s’enfonce un peu plus dans des eaux troubles, tandis que notre capacité à apporter des solutions aux problèmes à l’échelle planétaire s’avère encore insuffisante. Les mauvaises nouvelles continuent d’affluer de toutes parts. Les gens sont en proie à la peur et à la souffrance. Ils aspirent à être guidés et sont en quête d’une direction éclairée pour sortir de cette tourmente. Mais, comme le savent les lecteurs de Partage international, Maitreya nous a jadis averti que nous irions jusqu’au bord du précipice. Toutefois, a-t-il dit, nous ne sombrerons pas dans les abysses.

Nous commençons seulement à comprendre que tous nos problèmes sont interdépendants. Nous prenons également conscience de la nécessité de mettre en place des solutions coordonnées afin de résoudre la crise à l’échelle mondiale. Pendant ce temps, des événements sans liens apparents continuent de faire la une des journaux. Citons-en quelques-uns parmi les plus récents, même si bien d’autres pourraient être répertoriés.

Dérèglement climatique

L’Inde et le Pakistan ont connu des vagues de chaleur inhabituelles au cours des mois de mars et avril 2022. Les températures se sont élevées à plus de 40°C et même à 50°C dans certaines régions du Pakistan, battant ainsi des records – des niveaux jamais atteints au cours des cent vingt années écoulées. Il ne fait aucun doute pour la communauté scientifique que cet épisode de chaleur excessive est un effet direct du réchauffement climatique.

Les scientifiques n’ont également aucun doute sur l’origine de la pire sécheresse en quarante ans qui sévit dans la Corne de l’Afrique – une région qui s’étend du nord du Kenya jusqu’à l’Ethiopie et la Somalie – où près de vingt millions de personnes sont menacées de connaître la faim cette année.

La guerre en Ukraine

En dehors du coût direct en vies humaines et du risque inhérent que ce conflit dégénère en une guerre mondiale, la Banque mondiale anticipe une chute potentielle du PIB de l’Ukraine de 75 % à l’horizon de la fin de l’année 2022 si la guerre se poursuit selon la tendance actuelle.

La guerre a généré toute une série d’effets secondaires : instabilité monétaire, arrêts de fournitures de pétrole et de gaz, flambée des prix de ces énergies ou d’autres ressources. Cette guerre n’a pas seulement lieu sur le champ de bataille, c’est également une guerre économique, financière et monétaire qui affecte de nombreux pays en Europe, en Afrique du Nord et ailleurs.

La guerre par procuration que se livrent l’Otan, les Etats-Unis en particulier, et la Russie, constitue une menace majeure. La propagande à caractère nationaliste va bon train dans les deux camps. En premier lieu, le président russe a justifié l’invasion de l’Ukraine auprès de sa population en la qualifiant « d’opération militaire spéciale ». Désormais la propagande officielle se transforme en une « guerre pour la survie de la Russie », une version renouvelée du « nous, contre le reste du monde », qui augure d’une guerre de longue durée.

La fracture sociale mondiale

La fracture sociale du monde semble plus profonde que jamais. La fraction la plus riche de l’humanité a bénéficié de revenus et d’avantages en hausse en 2021. Les dividendes versés ont atteint des records dans plusieurs secteurs, comme l’industrie pétrolière. Par ailleurs, l’inflation dépasse les niveaux qui étaient attendus. Les prix des denrées de base et des biens de consommation augmentent et rendent la vie plus difficile pour les personnes pauvres et pour les classes moyennes de tous les pays, car la hausse de leurs salaires et de leurs rémunérations n’a pas suivi le rythme de l’inflation, loin s’en faut.

Les profits des entreprises se sont accrus et certains cadres dirigeants de très grandes entreprises ont profité de l’aubaine pour s’octroyer des revenus indécents et rafler tout ce qu’ils pouvaient prendre sans le moindre scrupule. Un cas que la presse n’a pas manqué de relater concerne ce dirigeant d’une entreprise américaine bien connue qui s’est gratifié d’un salaire de 274 millions d’euros en 2021 – soit 2 000 fois plus que le salaire moyen au sein de cette entreprise. De tels exemples abondent de par le monde, même s’ils ne sont pas nécessairement aussi extrêmes.

Le niveau de l’inflation qui sévit à travers le monde a amené certaines Banques centrales des pays développés à augmenter leurs taux d’intérêt. Nombreux sont ceux qui voient là un signal de la fin de l’âge de « l’argent facile ». Après des années de politiques accommodantes dites « d’assouplissement quantitatif », le « resserrement quantitatif » qui s’annonce est à même de provoquer un choc sur les marchés financiers et même d’assécher les liquidités en circulation.

Nous avons choisi ces quelques exemples parmi bien d’autres. Ils ne sont que des « symptômes » du dysfonctionnement de notre monde. Mis bout à bout, ils attestent du besoin absolu de paix, d’équilibre, d’équité, de partage et de justes relations, ainsi que d’un mode de vie plus simple et plus sain, où les besoins fondamentaux de tous sont satisfaits, où devenir multimilliardaire n’est tout simplement pas permis.

La cupidité, la soif de pouvoir, la compétition, la complaisance, ou encore un nationalisme étroit, sont autant de signes que l’humanité doit encore comprendre et prendre conscience de sa nature divine afin de créer une civilisation qui reflètera l’amour, la compassion et l’harmonie.

Les forces de l’espoir

Cependant, de plus en plus de gens deviennent conscients de l’unité de la vie, de l’interdépendance des nations et du besoin d’un plan d’action international pour lutter contre les maux et les fléaux que nous, les humains, avons créés. Les crises multiples ont éveillé nombre d’entre nous au fait que seule une coopération coordonnée assurera une réponse qui amènera la métamorphose indispensable. Nous avons tous un rôle à jouer dans cette mutation.

Les Nations unies se sont faites les hérauts d’un tel plan depuis longtemps déjà. La mise en place des Objectifs du Développement durable (ODD) – endossés par la majorité des pays – a ouvert la voie à des actions coordonnées et à un effort collectif auquel des milliers de groupes de la société civile sont associés. Selon le département des Nations unies pour les Affaires économiques et sociales (UNDESA) plus de trois mille événements et six mille initiatives dans cette direction ont déjà été recensés.

Malgré nombre de critiques acerbes et d’obstacles dressés par certains politiciens, gouvernements et groupes dont l’objectif est de détruire le multilatéralisme, l’organisation onusienne se tient encore en première ligne de la bataille pour une transformation positive de notre monde. L’Onu constitue une plateforme politique internationale solide, un pilier sur lequel s’appuyer pour bâtir un effort de coopération internationale afin de mettre un terme à la guerre, afin de lutter contre le réchauffement climatique et de créer la justice sociale à l’échelle planétaire.

La société civile forme le deuxième pilier majeur du nouveau « temple » d’une civilisation régénérée.

La crise en Ukraine a créé un choc de prise de conscience. Par exemple, de nombreux civils ukrainiens peinent à croire que les horreurs dont ils sont actuellement témoins puissent encore avoir lieu en ce XXIsiècle. Mais la réponse empreinte de compassion qu’ont apportée les habitants de pays voisins comme la Pologne et même du monde entier, est l’affirmation de notre unité fondamentale et de notre nature aimante. Elle démontre qu’en notre for intérieur nous savons que nous partageons une même vie. C’est également le signe tangible que l’humanité dans son ensemble ne veut plus de guerre.

La guerre en Ukraine a en outre mis en lumière l’interdépendance des nations. Nombreux sont ceux qui ont découvert que l’Europe est fortement tributaire de la Russie pour ses besoins en pétrole et en gaz. Et plus nombreux encore sont ceux qui ont appris que des pays d’Afrique du Nord dépendent de l’Ukraine pour leur approvisionnement en blé ou en huile végétale. Ainsi une meilleure compréhension de notre interdépendance fondamentale se fait jour d’une manière qui fait du sens pour le plus grand nombre.

Chaque nation a quelque chose à apporter à la communauté internationale. Une coopération saine et intelligente semble de ce fait plus adaptée qu’un champ de bataille économique dans lequel les nations rivalisent sous la férule de la loi du « marché libre ».

Partout, la difficulté à joindre les deux bouts requiert une réévaluation des critères d’une société plus juste ; le partage émerge comme une solution pertinente aux yeux d’une fraction croissante de la société civile. Ainsi, lors du premier tour de l’élection présidentielle française, les jeunes ont voté massivement pour le candidat de gauche qui promeut l’équité et la justice sociale, associées à un engagement fort en faveur de l’écologie.

Aux Etats-Unis, malgré les récriminations de certains cadres supérieurs de grandes entreprises, qui allèguent que les syndicats constituent une menace pour les entreprises et pour les salariés eux-mêmes, de courageux employés ont bravé toutes sortes de dangers pour se syndiquer. Comment est-il possible, demandent-ils, que dans d’autres pays développés jouissant de conditions comparables, les salariés bénéficient de la sécurité sociale, de diverses protections sociales comme la protection contre le chômage, de taux horaires de rémunération plus élevés, et que malgré cela ces pays semblent se porter très bien ?

Ces salariés courageux se sont rendu compte qu’ils peuvent avoir du pouvoir. La légitimité de leurs revendications ne laisse pas de place au doute, et ils comprennent qu’ils peuvent vaincre les résistances, les intimidations, les menaces et les pressions, si leur volonté commune est suffisamment ferme.

A l’écoute de Maitreya

La pression monte. La crise spirituelle que traverse l’humanité semble atteindre un point d’inflexion.

En parallèle, les hommes et femmes de bonne volonté semblent renforcer leurs rangs et affermir leur volonté. Il devient de plus en plus évident que cette crise multipolaire ne peut être résolue que si nous concevons un plan ambitieux qui saisira à bras le corps tous les composants de cette crise simultanément. Il faut pour cela un ensemble de plans interactifs qui touchent les sphères politiques, diplomatiques, économiques, écologiques, sociales, agricoles, culturelles, scientifiques et éducatives.

Ce qui implique un effort commun des partis politiques, des groupes de la société civile, des diplomates, des organisations internationales multilatérales et des gens ordinaires de bonne volonté. Et, bien entendu, il faut une bannière commune pour tous les relier en un réseau interconnecté.

Il n’est pas impossible que le pic actuel de la crise amène un alignement plus prononcé de toutes les « Forces de Lumière », telles que définies par les Maîtres de Sagesse, et ce à tous les niveaux, individuel, national et international. Ce serait sans doute un signe que l’humanité est plus disposée à écouter les conseils de Maitreya qu’on pourrait le penser de prime abord.

 

Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Des miracles vont inonder le monde [sommaire]

credit : mufon.com
Etats-Unis – Le 7 avril 2022, à Big Rapids (Michigan), un témoin a photographié un anneau aérien de lumières sous la couverture nuageuse. (Source : mufon.com)

 

credit : mufon.com
Bulgarie – Prise début avril 2022, à Sopot, une vidéo montre un groupe d’objets aériens brillants à basse altitude qui « ont plané un peu puis se sont évanouis », selon le témoin. (Source : mufon.com)

 

credit : mufon.com
France et Angleterre – Le 21 avril 2022, de multiples témoins dans deux villes françaises, Bressuire et Paris, et un autre à Brighton, en Angleterre, ont filmé un objet rougeoyant ressemblant à un nuage, suivi par une sphère rougeoyante, alors qu’ils volaient en tandem à basse altitude. (Source : mufon.com)

 

credit : mufon.com
Etats-Unis  – Dans la nuit du 15 avril 2022, à Eastwood, dans l’Etat de New York, un témoin a filmé un groupe d’objets lumineux qui ont survolé le ciel à basse altitude. (Source : mufon.com)

 

Allemagne – Dans la nuit du 19 juin 2021, à Cologne, un témoin a filmé un groupe d’objets aériens lumineux qui sont apparus et ont plané à basse altitude juste avant qu’une tornade se forme pendant un violent orage. (YouTube : BigB BloXBerg)

Etats-Unis – En début de soirée du 3 avril 2022, une mère et sa fille roulaient sur une autoroute près de Williams (Californie), lorsque cette dernière a repéré un nuage ressemblant à un ovni qu’elle a pu photographier. (Crédit : Lily Martindale, Brandy Anne Roberts, Facebook).

Bénédiction de l’arc-en-ciel ? [sommaire]

J’ai pris cette photo lors d’une promenade par une journée ensoleillée dans un parc d’Utrecht. Ce jour-là, avant notre promenade, Sandra et moi avions parlé de certains passages dans Les Enseignements de Maitreya – Les Lois de la Vie, en particulier de celui-ci : « Regardez votre jardin. Admirez la beauté des fleurs. Le jardin n’est beau que dans la diversité. Dans la création, il existe sept couleurs. S’il en manque une, il n’y a pas de lumière. Vous n’êtes pas ici pour adopter ou rejeter des croyances. Vous êtes ici pour expérimenter chacune des sept couleurs différentes. C’est ainsi que votre connaissance et votre sagesse se développeront. »
Cet enseignement me faisait penser à un arc-en-ciel et au fait que si on pouvait enlever une des couleurs, tout l’arc-en-ciel disparaîtrait, car les différentes couleurs sont des reflets de la même lumière dans laquelle les démarcations n’existent pas. De retour à la maison, en regardant la photo, nous avons été surpris de voir une bande de lumière incurvée qui nous rappelle un arc-en-ciel. (Photo envoyée par R. et S. B., Utrecht, Pays-Bas)

Bénédiction à Amsterdam ? [sommaire]

Photographie de N. De G., prise à Amsterdam (Pays-Bas), montrant une possible bénédiction.

Un Ovni à Honolulu ? [sommaire]

Credit : mufon
Etats-Unis – Le 3 mars 2022, un témoin à Honolulu, Hawaï, a pris une vidéo d’un objet brillant, ressemblant à une étoile, planant dans le ciel à la mi-journée. « Cet objet était aussi brillant que la lune la nuit mais visible à 12 h 30 », a rapporté cette personne. (Source : mufon.com)

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

Débarrasser le monde du fléau le plus meurtrier [sommaire]

Interview de Beatrice Fihn par Ana Swierstra Bie,

La Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican) est une coalition d’organisations non gouvernementales qui promeut l’adhésion au Traité d’interdiction des armes nucléaires des Nations unies ainsi que sa mise en œuvre. En 2017, l’Ican a reçu le prix Nobel de la paix pour son travail. Beatrice Fihn, directrice exécutive d’Ican, a été interviewée par Ana Swierstra Bie pour Partage international.

Partage international : La guerre en Ukraine a mis en évidence le caractère fallacieux de l’affirmation selon laquelle les armes nucléaires dissuadent la guerre. Elles semblent plutôt fonctionner comme une carte blanche pour le pays agresseur, interdisant aux autres pays et à l’Otan d’intervenir par crainte d’une escalade de la situation.
Beatrice Fihn : En effet, l’hypothèse selon laquelle nous pouvons nous appuyer sur le concept de dissuasion mutuelle est fausse. La dissuasion nucléaire se fait toujours dans un contexte où l’on est prêt à menacer de tuer des civils en masse pour obtenir ce que l’on veut. Beaucoup de ceux qui défendent le système actuel prétendent que cette dissuasion mutuelle apporte la stabilité. Je vois les choses tout à fait différemment. La menace du président Poutine accompagne l’invasion d’un autre pays. C’est du chantage ! Cela montre à quel point nous sommes vulnérables. Les Etats-Unis ne peuvent pas aider l’Ukraine parce qu’ils ont des armes nucléaires. Cette situation montre que les armes nucléaires sont un désavantage.
La théorie de la dissuasion est irrationnelle. Elle repose sur l’idée que vous seriez prêts à commettre un suicide global. Ce n’est jamais justifiable ni rationnel. Et l’autre camp le sait.

PI. La sécurité en Europe a été profondément secouée par l’invasion russe en Ukraine. La Finlande et la Suède prennent maintenant des mesures pour rejoindre l’Otan, et la croyance dominante semble être que les armes nucléaires sont nécessaires pour pouvoir se défendre contre des nations potentiellement agressives qui en possèdent et qui pourraient profiter de la situation. Dans le climat géopolitique actuel, abolir l’arsenal nucléaire semble plutôt naïf pour beaucoup ?
BF. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a montré que l’Europe ne sera jamais en sécurité tant que la Russie disposera d’armes nucléaires. Et compter sur davantage de menaces de guerre nucléaire pour résoudre la guerre nucléaire, c’est un peu comme croire qu’un climatiseur résoudra le réchauffement climatique. Compter sur la dissuasion nucléaire signifie que nous mettons notre sécurité entre les mains de Poutine et que nous lui faisons confiance pour faire ce qu’il faut. C’est naïf et irresponsable.
Une seule détonation nucléaire tuerait probablement des centaines de milliers de civils et en blesserait beaucoup plus ; les retombées radioactives pourraient contaminer de vastes zones dans plusieurs pays. Une panique généralisée entraînerait des déplacements massifs de population et de graves perturbations économiques. Des détonations multiples seraient pires. Les études et analyses menées depuis de nombreuses années par les agences des Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge ont toujours conclu qu’il ne pourrait y avoir de réponse humanitaire efficace après l’utilisation d’une arme nucléaire. Les capacités de soins de santé et d’intervention d’urgence seraient immédiatement dépassées, ce qui aggraverait le nombre déjà considérable de victimes.
Il est clair qu’une attaque nucléaire contre la Suède ou la Finlande serait totalement dévastatrice et que nous ne serions pas en mesure d’en gérer les conséquences. Mais une détonation nucléaire ailleurs en Europe aurait également de graves conséquences pour la Suède et la Finlande. La seule façon d’éviter une telle catastrophe est l’élimination totale des armes nucléaires et le meilleur outil dont nous disposons pour y parvenir est le traité des Nations unies sur l’interdiction des armes nucléaires (Tian) qui interdit toutes les activités liées aux armes nucléaires et établit un plan pour les éliminer.

PI. On parle dans les médias d’« armes nucléaires tactiques ». Qu’entend-on par là et comment fonctionnent-elles ?
BF. 
Les armes nucléaires tactiques sont conçues pour être utilisées sur un champ de bataille et leur puissance explosive est généralement plus faible. Cependant, toute utilisation d’armes nucléaires aurait des conséquences catastrophiques et de grande ampleur, notamment dans des régions densément peuplées comme l’Europe. Même les armes dites « tactiques » ou « du champ de bataille » ont généralement une puissance explosive de l’ordre de 10 à 100 kilotonnes. A titre de comparaison, la bombe atomique qui a détruit Hiroshima en 1945, tuant 140 000 personnes, avait une puissance de seulement 15 kilotonnes. Il est important de replacer cette échelle dans son contexte. Nous ne parlons pas de « petites » bombes. Leur impact reste énorme et elles sont destinées à raser des villes.

PI. Notre époque a jeté une lumière des plus effrayantes sur les perspectives de l’humanité lorsque des dirigeants immatures, irresponsables, impulsifs et avides de pouvoir mettent le doigt sur le bouton nucléaire. Mais ne devrions-nous pas nous demander s’il est sain et responsable pour une nation de conserver de telles armes, quels que soient ses dirigeants ? Et puis il y a aussi, bien sûr, la réalité des cyber-attaques et autres avancées technologiques.
BF. Les armes nucléaires ne seront jamais entre de bonnes mains. Les gens ne prennent pas toujours des décisions rationnelles. Nous savons aussi que des accidents peuvent se produire. Le monde espère que Poutine n’utilisera pas d’armes nucléaires. C’est la stratégie de sécurité de nombreux pays, comme les Etats-Unis. Mais elle est très fragile. En fait, nous vivons dans l’espoir qu’aucun pays n’en utilisera.

PI. Les erreurs techniques, mécaniques et humaines existent. Doit-on mettre sur le compte de la chance qu’une catastrophe majeure ne se soit pas encore produite en rapport avec les énormes stocks d’armes nucléaires dans le monde ?
BF. Oui, nous avons eu beaucoup de chance. Il y a eu beaucoup de quasi-accidents. De nombreux scientifiques ont déclaré que les enfants nés aujourd’hui ont plus de chances de connaître une guerre nucléaire que de ne pas en connaître. C’est terrifiant ! Nous avons aussi vu récemment que l’Inde a accidentellement lancé un missile sur le Pakistan. Si cela s’était produit entre une base américaine et la Russie, nous aurions pu basculer dans une guerre nucléaire aux conséquences catastrophiques. Si nous continuons ainsi, nous sommes sur un chemin très dangereux. Les gens agissent de manière imprévisible. Nous ne pouvons garantir que cela n’arrivera pas, donc nous devrions plutôt éliminer les armes nucléaires.

PI. Lorsque l’on pense à l’utilisation de bombes nucléaires, on pense immédiatement à Hiroshima et Nagasaki. Aussi horrible que cela ait été, quelle est la puissance des bombes nucléaires actuelles, comparée à celles de 1945 ? Que resterait-il pour les survivants ?
BF. Il y a peu d’informations divulguées. La plus grosse bombe jamais testée par les Soviétiques était la Tsar Bomba dont le rendement se comptait en mégatonnes. Tous les Etats dotés d’armes nucléaires continuent à moderniser leurs arsenaux et à y investir des milliards de dollars. Les armes nucléaires actuelles ont des rendements beaucoup plus élevés, ce qui discrédite l’idée qu’il y a eu des efforts de désarmement. En effet, le nombre d’armes a diminué depuis la guerre froide, mais la puissance des ogives existantes est bien supérieure à celle des bombes des années 1980. Ainsi, l’impact de l’utilisation d’une seule arme nucléaire serait beaucoup plus catastrophique que ce qui a été observé à Hiroshima et Nagasaki.
D’autre part, et malgré les horribles effets immédiats et à long terme d’une détonation nucléaire, nous ne devons pas oublier qu’il y aura des survivants. Les gens devront nettoyer les dégâts engendrés…

PI. Le raisonnement qui sous-tend la présomption de dissuasion des armes nucléaires est qu’elles sont trop terribles pour être utilisées. Mais nous ne réalisons pas que cela implique qu’elles sont également trop dangereuses pour être conservées. Au contraire, l’opinion générale dans de nombreux pays semble être qu’elles sont un « mal nécessaire ». Lorsque l’on connaît l’ampleur des destructions que ces armes peuvent causer, il est difficile de comprendre comment on peut plaider en faveur de l’armement nucléaire ou obtenir le soutien du public et de l’électorat pour leur existence et leur développement. Y a-t-il un manque de sensibilisation du public et des médias aux faits réels liés à la menace que ces armes représentent pour nous tous ? Il semble que nous soyons bercés par un faux sentiment de sécurité, en croyant que tant que les armes nucléaires sont entre de bonnes mains, rien ne peut vraiment mal tourner, et que cela n’a d’ailleurs jamais été le cas depuis qu’elles existent. Sommes-nous les victimes de l’ignorance, de la désinformation, du mythe et de la propagande ?
BF. Nous avons fait de la bombe un objet puissant et presque mythique. Mais c’est toujours une bombe fabriquée par l’homme, et nous pouvons décider de ce que nous en faisons.
Nous devons créer une forte pression politique et stigmatiser les armes nucléaires. Nous les considérons comme un symbole de pouvoir. Mais nous devrions les voir comme un symbole de honte. Nous ne pouvons forcer personne à désarmer. Mais nous pouvons faire en sorte qu’il soit plus difficile et plus coûteux de posséder des armes nucléaires, afin qu’ils comprennent qu’il est plus facile de s’en débarrasser. Les têtes nucléaires sont difficilement utilisables tant elles engendrent de chaos. Elles vont à l’encontre des tendances actuelles du développement militaire. Il s’agira d’un processus progressif de diminution de la valeur des armes nucléaires. Moins nous les valoriserons, plus les Etats voudront s’en débarrasser.
J’ai l’espoir que nous y parviendrons. Nous avons fait d’énormes progrès en matière de droits de l’homme et de droit international. Ces systèmes et ces règles ne sont pas sans faille et n’empêcheront pas des événements comme une invasion russe. Cependant, ils fournissent un cadre pour la réponse internationale.

PI. De vastes sommes d’argent sont détournées d’autres usages et versées dans la production, le développement et la maintenance de l’arsenal nucléaire, des armes dont nous sommes tous d’accord pour dire qu’elles ne devraient jamais être utilisées.
BF. Il est certain que l’industrie de l’armement a intérêt à ce que la dissuasion nucléaire reste une politique que les gens ne remettent pas en question. Elle fait des dons aux campagnes électorales et finance des groupes de réflexion et des instituts de recherche pour entretenir l’idée qu’il s’agit d’une bonne stratégie de sécurité. Nous devons absolument remettre en question toute politique ou tout travail de recherche financé par des entreprises d’armement et nous demander si ces travaux servent uniquement à maintenir leurs énormes profits.

PI. Les armes nucléaires sont désormais illégales. Jusqu’à présent, 86 nations ont signé et 60 autres ont ratifié la Tian. Ce résultat est le fruit d’efforts inlassables et incessants. Le mouvement mondial pour le désarmement nucléaire, les Etats responsables et la société civile ont tous joué leur rôle, et l’Ican y a bien sûr joué un rôle majeur. Quels sont vos objectifs pour la première réunion des Etats signataires, qui se tiendra à Vienne du 21 au 23 juin 2022 ?
BF. A Vienne, nous prévoyons de discuter de la manière de poser concrètement les bases de l’élimination totale des armes nucléaires. Alors que le monde observe avec anxiété la guerre en Ukraine et attend de voir si Poutine va effectivement utiliser des armes nucléaires ou non, nous discuterons du plan pour nous en débarrasser. Le Tian est ce plan !
Les Etats qui s’intéressent sérieusement au désarmement et à la fin des armes nucléaires doivent venir à la conférence. La première réunion des Etats signataires était censée être une célébration du Tian, entré en vigueur au début de l’année dernière avec la ratification par le 50Etat. Cette conférence peut développer une nouvelle dynamique, car c’est la première depuis le début de la guerre qui portera sur les armes nucléaires. C’est le moment où des pays très différents, ayant des dépendances diverses, certains vis-à-vis des Etats-Unis, de la Chine ou de la Russie, peuvent condamner la menace de Poutine. Même l’Allemagne et la Suède, qui jusqu’à présent ne veulent pas appliquer le traité d’interdiction, ont annoncé qu’ils participeraient à Vienne. C’est un premier pas important.

PI. Quelle est la prochaine étape à franchir immédiatement sur la voie d’une planète libérée du fléau des armes nucléaires ?
BF. Beaucoup de gens reconnaissent maintenant à quel point nous sommes vulnérables à cause des armes nucléaires. Ils ne se sentent pas en sécurité pour mettre l’avenir de leur famille entre les mains de Poutine ou d’autres dirigeants de pays dotés d’armes nucléaires. Historiquement, les progrès les plus importants en matière de désarmement nucléaire ont été réalisés après des crises. Je pense que c’est le moment où les gens doivent devenir actifs. Nous devons dire aux responsables politiques que nous devons cesser d’être naïfs ; nous devons définir un plan pour nous débarrasser des armes nucléaires.
Les puissants ont toujours perdu leur pouvoir lorsque les masses se sont levées. Le Tian constitue une telle révolution. La minorité des Etats dotés d’armes nucléaires ne peut continuer à dicter les conditions. Pendant trop longtemps, quelques Etats ont décidé du sort des autres pays en raison de leur possession d’armes nucléaires et de leur croyance en la dissuasion nucléaire. Le Tian a pour but de prendre le contrôle de l’avenir de notre planète. Pour être en sécurité, on doit interdire et éliminer les armes nucléaires.

Pour plus d’informations : www.icanw.org

La Bibliothèque humaine pour apprendre à ne plus juger la personne [sommaire]

Interview de Ronni Abergel par Jason Francis,

Fondée au Danemark en 2000 par Ronni Abergel et appelée Menneskebiblioteket en danois, la Biliothèque humaine est une ONG qui cherche à rendre les communautés plus inclusives en aidant les individus à surmonter les images stéréotypées et les idées préconçues qu’ils ont sur d’autres personnes. Les « livres » constituant cette bibliothèque humaine sont des volontaires représentatifs d’un groupe stigmatisé. Un emprunteur peut emprunter un « livre » qui lui parlera de sa vie. La Bibliothèque humaine est désormais active dans plus de 80 pays. Jason Francis a interviewé le fondateur et directeur de la Bibliothèque, Ronni Abergel, pour Partage international.

Partage international : Comment est née l’idée que des personnes se portent volontaires pour devenir des « livres » ?
Ronni Abergel : L’idée m’est venue de créer un espace protégé où explorer nos diversités sans être jugés. Si nous pouvions créer un espace protégé, est-ce qu’une personne pourrait aider à réduire les stéréotypes en exposant son parcours comme source d’information dont les autres pourraient s’inspirer – une personne handicapée, issue d’une minorité ethnique différente, ayant une identité sexuelle particulière, des antécédents en matière de santé mentale, ou exerçant une profession à laquelle sont associés certains stéréotypes négatifs ? Je me suis dit : pourquoi ne pas essayer ?
J’ai réussi à convaincre mes associés. Tout a commencé lorsque nous avons été invités à organiser des activités lors d’un grand festival de musique. Mais cela a dépassé toutes les attentes et j’ai réalisé que cela pouvait fonctionner au sein d’une bibliothèque, d’une école, d’un concert, d’un festival ou dans presque n’importe quel endroit où le « lectorat » était disponible. Je pense que les gens se portent volontaires pour devenir des « livres » parce qu’il existe un désir humain profondément ancré en chacun de nous – celui d’être compris et inclus. Il y a un dicton : « Un étranger est un ami que vous n’avez pas encore rencontré. » C’est littéralement vrai. Vous pouvez croire n’avoir pas grand-chose en commun avec des personnes issues d’une section de la communauté complètement différente de la vôtre ou d’un milieu très différent. Mais à l’issue d’une conversation ouverte et honnête, vous découvrez que vous n’êtes pas si différents. Et vous vous rendez compte que les différences ne devraient pas nous préoccuper et nous diviser.

 

Combattre les préjugés

PI. Combien de « titres », ou groupes de livres volontaires, la bibliothèque offre-t-elle ? Combien de personnes sont actuellement volontaires ?
RA. Des milliers de personnes se portent volontaires pour être « publiées » dans nos séances.
Nous avons une méthodologie basée sur ce que nous appelons nos « 15 piliers de préjugés ». Chacun de nos piliers représente un groupe dans la communauté et la raison principale pour laquelle il est potentiellement stigmatisé – par exemple la religion, le handicap ou la santé mentale. En comprenant mieux ces préjugés, nous pouvons contribuer à éliminer les obstacles qui empêchent d’engager le dialogue avec ces groupes et d’en tirer profit. Le choix des sujets dépend de la disponibilité. A Huntsville, en Alabama, vous trouverez peut-être certains sujets sur l’étagère, mais à Fort Wayne, en Indiana, vous en trouverez d’autres. Et à Copenhague, au Danemark, vous pouvez trouver des groupes qu’il ne serait pas utile de publier à Fort Wayne car les lecteurs là-bas ne se reconnaîtraient pas dans ces questions ou ne comprendraient pas comment ce groupe particulier peut être stéréotypé ou stigmatisé.

PI. Pouvez-vous donner un exemple de quelqu’un qui s’est porté volontaire comme livre ?
RA. Il y a celui d’une femme danoise qui a été victime d’inceste. Son beau-père avait abusé d’elle quand elle était jeune. Elle a déclaré que « tout ce processus d’être un « livre » ouvert de ce qui m’est arrivé, de partager avec d’autres mon point de vue sur la façon dont j’ai réagi et pourquoi » a été facteur de guérison pour elle, une occasion d’autoréflexion ouvrant de nouvelles perspectives en réponse aux questions des lecteurs. C’était aussi une occasion unique pour nous de nous rapprocher d’un problème auquel nous avons rarement le courage social de penser, tant il est tabou et stigmatisé. Cette Danoise a fait une forte impression sur tous les lecteurs.

PI. Comment un lecteur peut-il participer à une réunion de la Bibliothèque humaine ?
RA. On peut nous rejoindre de plusieurs façons. On peut venir à une séance qui a été annoncée. Disons qu’il y a une bibliothèque publique près de chez vous et que nous avons accepté d’y publier des livres. Cela signifie que vous pouvez entrer dans la bibliothèque et vous renseigner sur les règles à la réception. Ensuite, vous choisissez votre « livre » et vous vous asseyez en tête-à-tête ou amenez votre famille pour une réunion en petit groupe. Cela durera environ une demi-heure, avec la possibilité de prolonger la réunion si toutes les parties sont d’accord. Souvent, nos lecteurs passent plusieurs heures à la bibliothèque et « empruntent » divers « livres ».
À Copenhague, nous avons un jardin de rencontre permanent et une bibliothèque. Des institutions nous rendent visite sur rendez-vous : un lycée ou un collège passe en semaine, par exemple. Le week-end, nous organisons des événements pour le public.
Dans des villes comme New York, Chicago, Indianapolis, Los Angeles et la baie de San Francisco, nous avons un dépôt de livres local – un chapitre local de la Bibliothèque humaine où nous avons des « livres » et des bibliothécaires bénévoles et parfois aussi du personnel rémunéré comme le responsable du dépôt de livres. Une bibliothèque ou un lycée peut s’adresser au dépôt de livres de la Bibliothèque humaine locale, qui se rendra dans son établissement.
Ces opportunités existent maintenant au niveau institutionnel et à d’autres niveaux locaux – comme les festivals et les activités communautaires – mais nous nous associons également à des entreprises pour les aider à examiner comment elles peuvent créer des lieux de travail plus inclusifs.
La Covid nous a posé quelques problèmes et nous n’avons pas été en mesure d’organiser le même nombre d’activités en présentiel qu’auparavant. Mais maintenant, nous organisons beaucoup d’événements en ligne.

PI. Comment les gens découvrent-ils la Bibliothèque humaine ? Faites-vous de la sensibilisation ?
RA. Nous faisons de notre mieux mais nous n’avons pas beaucoup d’argent. Nous sommes un service gratuit. Nous dépendons vraiment des médias qui entendent parler de nous et écrivent quelque chose. Ensuite, les lecteurs peuvent aller sur notre site web ou sur les médias sociaux. Ces deux dernières années, nous avons eu la chance de bénéficier d’une grande attention de la part des grands médias internationaux. Nous avons bénéficié d’une plus grande couverture médiatique au cours des 18 derniers mois qu’au cours des cinq années précédentes. Viendra aussi cette année un documentaire, qui sera diffusé en continu par l’un des grands réseaux de distribution.

 

Inspiré au-delà du moment présent

PI. Comment les lecteurs changent-ils après une conversation avec un « livre » bénévole ?
RA. Beaucoup sont inspirés au-delà du moment présent.
Nous avons reçu des lettres détaillées de lecteurs qui nous ont contactés il y a 17 ou 20 ans, disant qu’ils se souviennent encore de leur journée avec nous. Pour certains lecteurs, et aussi pour certains « livres », les conversations ont changé leur vie, car ils ont réalisé des choses sur eux-mêmes qui leur permettent de prendre part à ce monde de manière plus ouverte, en engageant un dialogue avec des personnes qu’ils auraient auparavant hésité à contacter.
Cela permet d’être plus intégré dans la communauté et de sentir que nous faisons partie de quelque chose de beaucoup plus grand.

 

Faire confiance et travailler ensemble

PI. Quel impact pensez-vous que la Bibliothèque humaine a dans le monde ?
RA. Nous sommes là depuis 21 ans, nous sommes présents dans plus de 80 pays, et la demande est plus forte que jamais. Je pense que c’est parce cela a un impact incroyable à la fois sur le plan personnel et sur le plan communautaire et organisationnel. La Bibliothèque humaine œuvre en faveur d’un monde plus ouvert, plus compréhensif et, espérons-le, plus pacifique, où nous n’avons pas à résoudre nos différends par la violence et les conflits.
Le dialogue, le fait d’être ouvert et honnête les uns envers les autres nous incite à la confiance. Comment faire revenir les gens à la table des négociations et commencer à réaliser que seul le dialogue permet de trouver un terrain d’entente et de donner aux autres la possibilité de ne pas être « jugés » ?

Pour plus d’informations : humanlibrary.org

L’économie écologique : vers la durabilité, l’équité et la liberté ? (2) [sommaire]

Interview de Ove D. Jakobsen par Anne Marie Kvernevik,

Dans la première partie de cette interview (voir Partage international, mai 2022), Ove Jakobsen a présenté l’économie écologique comme une alternative à la compétition actuelle et à l’économie basée sur le profit. Les différences entre l’économie écologique et l’économie verte, ou « virage vert », ont été soulignées. O. Jakobsen a insisté sur l’importance du changement face aux problèmes climatiques et à l’injustice qui existe dans le monde contemporain entre pauvres et riches. Il a décrit comment l’économie écologique pourrait contribuer à induire un changement systémique ainsi qu’un changement au niveau individuel, c’est-à-dire une transition de conscience de l’être humain économique vers l’être humain organique. La deuxième partie de l’interview poursuit dans cette direction.

L’accent est mis sur la façon dont l’économie écologique est pratiquée à différents endroits, localement comme globalement. Le système économique actuel, le libéralisme de marché, est analysé, en particulier son manque de justice et ses effets négatifs sur le climat. Le monde se trouve dans une situation où un changement vers la justice et le partage pourrait se produire, et l’économie écologique pourrait jouer un rôle important dans ce mouvement vers la durabilité pour les écosystèmes, et la justice et la liberté pour la population de la planète.

Partage international : Pouvez-vous citer des endroits où l’économie écologique et les principes utopiques ont été mis en pratique ?
Ove Jakobsen : Il existe de nombreuses initiatives. Je pense que les villes en transition¹ pourraient être un exemple d’une initiative ascendante, du bas vers le haut, reposant en bonne partie sur les mêmes idées et valeurs que celles discutées dans l’économie écologique. Aux Etats-Unis, il existe un réseau d’entreprises appelé « Connections durables » (Sustainable Connections²), qui regroupe des entreprises ayant un objectif commun, celui de travailler ensemble pour résoudre les problèmes, sans se limiter à ceux qui nous impactent directement.
Vous avez également les écorégions en Italie, le mouvement pour la restauration lente (Slow food³), et les nombreuses applications de l’économie de la paix, qui est pratiquée à un niveau plus local, peut-être sous l’inspiration du chercheur norvégien sur la paix Johan Galtung. Ce dernier a publié des ouvrages sur l’économie de la paix et s’intéresse à la façon dont les êtres humains se comportent les uns vis-à-vis des autres, ainsi que sur la connexion entre l’économie et la nature. Il existe de nombreuses autres perspectives intéressantes et initiatives positives à travers le monde pour tenter de développer une autre économie. Mais jusqu’à présent il ne s’agit que d’« îlots » au sein du système dominant ; nous n’avons pas observé de changement fondamental à une échelle plus large.

PI. Le budget participatif, tel qu’il a été mis en place au Brésil et en d’autres endroits d’Amérique du Sud et d’Inde, est-il un processus similaire à ce que vous décrivez au sein de l’économie écologique, notamment en ce qui concerne la démocratie locale et les initiatives du bas vers le haut (voir Partage international, juin 2021) ?
OJ. On ne peut pas réellement parler d’économie écologique comme d’un concept unifié, car il existe de nombreuses perspectives différentes au sein de cette façon de penser et d’agir en lien avec l’économie. Mais oui, je suis d’accord, le budget participatif s’inscrit tout à fait dans certaines interprétations de l’économie écologique.

PI. S’agit-il de démocratie locale ?
OJ. La démocratie locale est sans aucun doute un aspect intéressant, lorsqu’elle est combinée avec des règles venues d’en haut. Bien que nous ayons besoin de règles aux niveaux mondial, national et local, nous avons également besoin de plus d’initiatives venues d’en bas. La pensée utopique et les solutions utopiques sont toujours des initiatives venues d’en bas, prises par les gens qui vivent au sein des sociétés.

PI. Un processus de changement évolutif est-il préférable à la révolution ?
OJ. Je pense qu’il s’agit à la fois d’évolution et de révolution. C’est précisément ce qui se passe lors d’un changement de paradigme : il y a d’une part la science normale au sein du paradigme dominant, et d’autre part le paradigme change de temps en temps ; c’est ce que Thomas Kuhn appelle un changement révolutionnaire au sein de la science (voir La structure des révolutions scientifiques, 1962). Ce n’est pas l’un ou l’autre, parce que la plupart du temps nous sommes dans l’évolution, les choses sont liées entre elles et nous faisons de petits pas dans une certaine direction. Mais de temps en temps, c’est le paradigme tout entier qui change.

PI. Par comparaison avec l’économie écologique, l’économie actuelle basée sur la compétition prend-elle en compte les nécessités liées au climat et aux besoins de la société ?
OJ. Non, c’est tout le problème, et j’ai publié de nombreux livres et articles qui traitent de ce défi, qui existe non seulement au sein de l’économie écologique, mais également à l’intérieur de l’économie dominante. La finalité de l’économie néolibérale est de maximiser la somme des conséquences positives et de diminuer les conséquences négatives. Dans l’économie écologique, il est similairement question d’améliorer le bien-être général, mais pas seulement le bien-être ; il est également question de la qualité de la vie. Donc, dans le cas de l’économie écologique, il s’agit plutôt d’une combinaison.
La question de l’équité constitue également une différence importante entre l’économie traditionnelle et l’économie écologique. Dans le cadre du libéralisme de marché, de l’économie dominante, cette question n’est certes pas considérée comme sans importance, mais elle est vue comme extérieure au champ de l’économie ; il reviendrait aux hommes et femmes politiques de résoudre les problèmes d’équité. L’économie devrait maximiser la croissance, et les politiques, le système, devraient ensuite favoriser une répartition équitable. En Scandinavie et dans d’autres parties de l’Europe, cela n’a jusqu’à présent pas si mal été fait. Mais dans l’économie traditionnelle, l’accent n’est pas mis sur l’équité. Il s’agit plutôt d’accroître la « taille du gâteau », et si ce gâteau est plus grand, alors tout le monde peut obtenir plus, ce qu’on appelle généralement le « ruissellement ».

Photo : C Ray Witlin/ World Bank, CC BY-NC-ND 2.0, via flickr
Dans l’économie écologique, il est question d’améliorer le bien-être général et la qualité de la vie.

PI. En ce qui concerne notre système économique actuel, en tant qu’économiste, que pensez-vous de la possibilité d’un effondrement économique mondial à venir ?
OJ. C’est une vaste question. En effet, nous avons des problèmes. Lorsqu’on regarde les 17 objectifs de développement des Nations unies, on s’aperçoit, et personne ne le conteste, que nous avons des problèmes en ce qui concerne l’écart entre riches et pauvres, le climat, l’extinction des espèces, les discriminations entre hommes et femmes. Ces 17 objectifs de développement durable décrivent les problèmes auxquels nous faisons face. Et de nombreuses personnes, pas seulement au sein de l’économie écologique, mais à une plus grande échelle, disent que nous devons résoudre ces problèmes le plus rapidement possible, sans quoi nous pourrions nous retrouver avec des problèmes plus graves encore. Ainsi, même si je suis d’accord pour dire que nous devons faire quelque chose, je m’intéresse davantage à ce que nous pourrions faire pour résoudre ces problèmes plutôt qu’à décrire à quel point la situation pourrait devenir difficile. Il y a bien assez de personnes qui parlent de tous ces problèmes ; au sein de l’économie écologique, nous mettons l’accent sur les possibilités.

PI. Vous avez mentionné Naomi Klein dans votre livre, et elle parle de thérapie du choc. Selon vous, que pense-t-elle d’un effondrement ?
OJ. Elle explique que, pour que les choses s’améliorent, elles doivent d’abord s’aggraver, pour nous permettre de voir les problèmes4. Lorsque nous accepterons et comprendrons la profondeur du problème, alors nous agirons. De même, de nombreux contributeurs à l’économie écologique ou proches de celle-ci disent que lorsque les problèmes seront suffisamment importants, alors nous réagirons. C’est ce qu’elle veut dire lorsqu’elle parle de ce type de thérapie du choc. Mais la question est : devrions-nous réagir avant d’en arriver là ? Ce rôle de la thérapie du choc vient des théories de Milton Friedman, un économiste traditionnel, dont les idées ont été appliquées dans les économies d’Amérique du Sud au cours des années 1970, en particulier au Chili. Mais le changement tel qu’il le conçoit va dans l’autre direction, vers l’économie de marché néolibérale, si bien que le changement peut aller dans les deux sens. Espérons que le changement s’effectuera dans la bonne direction. Dans la mesure où nous vivons dans ce monde, que pouvons-nous faire par rapport à ces problèmes ? La crise est bien assez grave pour que nous fassions maintenant les changements nécessaires. Nous devons agir avant qu’un effondrement se produise, et je pense également que de nombreux signes montrent que les choses sont en train de changer. La question est de savoir si ces changements sont suffisamment rapides. Je ne peux pas y répondre, mais il nous faut faire du mieux que nous pouvons, et nous verrons.

PI. En effet, nous devons faire du mieux que nous pouvons. Une façon de rendre la société plus juste est d’instaurer un revenu de base universel. Cela est-il possible ?
OJ. C’est une bonne question. Le revenu de base est défendu à la fois par des personnes qui s’inscrivent dans l’économie traditionnelle, et par des personnes venues d’autres perspectives. Milton Friedman a dit il y a trente ans que le revenu de base est très important pour accélérer la croissance d’une économie. Lorsqu’on donne plus d’argent aux gens, ils achètent plus et l’économie croît ; c’est un premier argument, émis par un économiste traditionnel. Un autre argument est avancé du point de vue socialiste, selon lequel le revenu de base est un moyen équitable de partager les ressources ; le partage équitable est alors l’argument qui justifie le revenu de base. Dans la tradition anarchiste, on parle de liberté : si on donne un revenu de base aux gens, ils sont alors libres de développer leur propre créativité et de prendre des responsabilités dans la société au niveau local. Il s’agit de trois arguments différents, et tous parlent du revenu de base. Pourquoi est-il si problématique de mettre en œuvre cette solution ? Durant la pandémie, certaines expérimentations du revenu de base ont eu lieu, notamment aux Etats-Unis. C’est donc un sujet de plus en plus discuté aujourd’hui, non seulement dans l’économie écologique, mais également dans d’autres perspectives philosophiques.

PI. Concernant le problème climatique, depuis l’Accord de Paris sur le climat en 2015, jusqu’à maintenant, la COP26 à Glasgow l’année dernière, y a-t-il eu des recherches pour évaluer dans quelle mesure le virage vert a permis de réduire les émissions de carbone, afin de contenir la hausse des températures en deçà de 1,5°C ? Je réalise qu’il s’agit d’une question davantage écologique qu’économique.
OJ. Je ne suis pas un expert du sujet, mais pour autant que je sache, les résultats jusqu’à présent ne sont pas satisfaisants. Nous devons accélérer la cadence pour trouver des solutions plus nombreuses et plus efficaces. Par exemple, le virage vert parle d’utiliser plus d’électricité en remplacement des carburants fossiles. Cela pourrait faire partie d’une solution verte, afin de réduire les symptômes négatifs du système actuel. Mais peut-être notre problème est-il lié plus intimement à notre mode de vie. Nous devrions peut-être réduire notre usage de tous les types de ressources, au lieu de basculer sur d’autres ressources. C’est quelque chose qui a été discuté depuis l’époque d’Aristote jusqu’à nos jours, durant plus de 2 000 ans ; il ne s’agit pas d’une question nouvelle. La philosophie bouddhiste dit que la bonne vie est celle qui consiste à réduire nos besoins plutôt qu’à augmenter notre consommation. Nous devons trouver des solutions pour créer une société qui ne soit pas aussi compliquée. Peut-être sommes-nous dans une période où nous allons vivre un changement de paradigme, changer la façon dont nous comprenons le monde dans lequel nous vivons, et trouver de nouvelles solutions.
La pandémie nous a peut-être aidés à accepter que le monde entier est intégré. Ce n’est pas un problème seulement en Norvège, aux Etats-Unis ou en Angleterre. Il s’agit d’un problème qui concerne toutes les personnes sur Terre, et nous pouvons trouver des solutions ensemble. Nous faisons face à des défis mondiaux, mais il nous faut trouver des solutions au niveau local, et les intégrer. C’est ce à quoi l’économie écologique s’intéresse. Peut-être la pandémie a-t-elle constituée une forme de thérapie du choc.

Pour plus d’informations : www.ovejakobsen.com
Ove Jakobsen, L’économie écologique – Une perspective du futur. Flux Forlag.

1. https://transitionnetworks.org
2. https://sustainableconnections.org/
3. https://slowfood.com
4. NdT : La thérapie du choc telle que présentée par Naomi Klein dans son ouvrage éponyme décrit plutôt une stratégie délibérée mise en œuvre par certains dirigeants, consistant à désorganiser et désorienter une société, afin de lui imposer des réformes néolibérales qu’elle aurait autrement rejetées.

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

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Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Dissiper les nuages noirs [sommaire]

Ces derniers jours [courrier écrit en novembre 2010], une expérience qui s’est produite il y a quelques années m’est revenue à l’esprit. Je ne me souviens pas de la date exacte, mais cela se produisit alors que j’étais assise sur les galets d’une plage un jour d’hiver, à Torre, en Sicile.

A cette époque, mon adhésion à l’existence de la Hiérarchie, à l’unicité de toute forme de vie, et à un plan divin pour l’évolution de notre espèce, était relativement nouvelle et encore fragile. J’avais mené une lutte longue et apparemment vaine avec le passé – essayant de m’en libérer sans y parvenir – et il semblait que je ne serais jamais libérée des conséquences de mes actions passées, ou que ma vie n’aurait jamais de sens et que je ne serai jamais en paix, sans parler de comprendre ce qu’était l’amour ou ce qu’il signifiait.

Alors que j’étais assise là, à regarder la mer et le ciel, je crus entendre une voix intérieure aimable et inspirante qui me disait que le passé ne semblerait plus aussi important et que ses effets se dissiperaient progressivement comme les petits nuages noirs dans ce ciel serein. J’avais l’impression d’être entraînée bien éveillée dans une sorte de transe consciente, atténuée, mais néanmoins concentrée sur ce qui se passait en moi.

Je portais mon attention sur les petits nuages noirs au-dessus de moi. Lorsque j’en fixai un, il se réduisait, puis disparaissait devant mes yeux. Je crus – en clignant des yeux – que c’était dû à mon imagination. Je déplaçais donc mon regard vers un autre nuage et lui aussi disparut, laissant place au bleu du ciel. Peu à peu, alors que je déplaçais mon regard d’un nuage à l’autre, chaque forme sombre se désagrégeait puis disparaissait, pour donner un magnifique ciel bleu.

Après cette expérience, je me sentis rassurée et éprouvai de l’admiration, de la gratitude et de l’espoir. Et, comme prévu, le passé cessa progressivement de me hanter et de me déprimer. Finalement, je trouvai ma juste place dans le temps.

D’une certaine manière, je sais que l’origine de l’expérience importe peu, mais je vous adresse ce courrier car je pense qu’il est nécessaire de partager de telles expériences. Recevoir de l’aide et un tel réconfort fera partie de notre langage commun et de notre conscience, et sera reconnu comme n’étant pas inaccessible, mais faisant partie d’une existence plus grande à laquelle nous appartenons tous. Cependant certains le nient par peur d’être ridiculisés. Je sais que les temps changent, grâce en grande partie à des revues comme la vôtre.

G. B., Catane, Sicile

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette expérience venait du Maître Jésus.

Le rire guérit [sommaire]

Je faisais mes courses au rayon fruits et légumes du supermarché de mon quartier et choisissais des champignons, lorsqu’un homme âgé corpulent se plaça derrière moi. Il se pencha par-dessus mon épaule et déclara très clairement : « Ma vieille mère a trouvé une puce. Elle l’a mise dans une théière et a fait une tasse de thé. » [Chanson enfantine irlandaise.] Je ris et répondis : « Elle était donc très intelligente ! »

En me retournant pour regarder l’homme, je vis qu’il portait une chemise d’un bleu criard et que ses cheveux roux étaient coiffés d’une drôle de façon. Je me mis à rire de son apparence et, alors, il se volatilisa.

Ce jour-là, je me sentais de santé fragile, mais après avoir rencontré ce personnage excentrique, je pus terminer mes courses avec ardeur, et me demandai si ses phrases poétiques ne contenaient pas un message ?

S’agissait-il de quelqu’un de très spécial ?

D. D., Christchurch, Nouvelle-Zélande

Le Maître de B. Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.

Une belle discussion [sommaire]

Il y a quelques années [courrier écrit en octobre 2010], en me garant devant un magasin d’aliments naturels, je remarquai un homme assis sous un arbre devant l’entrée. Il me demanda s’il pouvait avoir de l’argent. Je répondis « Oui » et lui tendis un billet de dix dollars. Nous engageâmes la conversation et il déclara qu’il avait besoin d’argent pour rentrer au Texas. Je lui posai des questions sur certains sites du Texas et même sur un Texan controversé qui voulait se présenter à la présidence des Etats-Unis.

Il conversait brillamment de tous ces sujets. Puis il se leva et me serra la main. Je me rendis alors compte qu’il n’avait pas du tout parlé de sa vie. Je lui demandai donc : « Que faites-vous ? » Il répondit : « J’inspire les gens. »

Dans le magasin, je voulus lui demander s’il avait besoin de plus d’argent, mais en me retournant je vis qu’il avait disparu. Depuis lors, je pense souvent à cette étrange rencontre et me demande s’il pouvait s’agir de Maitreya.

B B., Oklahoma City, Oklahoma, E.-U.

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

Une prière exaucée [sommaire]

Le dernier jour de notre visite à Knock, en Irlande, juste avant de nous rendre à l’aéroport pour rentrer chez nous, ma sœur et moi retournâmes à la chapelle des apparitions de Knock pour les dernières prières et les remerciements. Au déjeuner, nous pensâmes qu’il aurait été merveilleux de revoir Jésus comme ce fut le cas à Lourdes. Soudain, le mot « prêtre » est venu à l’esprit de ma sœur et nous fûmes incitées à retourner à la chapelle.

Alors que nous étions assises en prière, un grand groupe de prêtres en soutane entra pour dire la messe. Comme nous partions, l’un des prêtres assis derrière nous nous adressa la parole, mais nous nous excusâmes alors de ne pas pouvoir rester. Il nous déclara qu’il était prêtre depuis 60 ans – mais il avait l’air d’en avoir que 60 ! Il insista : « Ne partez pas », mais nous n’avions pas le choix car nous devions prendre notre taxi.

Il avait une apparence si agréable et amicale que nous nous demandâmes s’il s’agissait de Jésus.

R. E., Birmingham, Royaume-Uni

Le Maître de B. Creme a confirmé que le prêtre était le Maître Jésus.

Une série de rencontres similaires [sommaire]

[1] En automne 2006 ou 2007, j’achetai du pain avant d’aller travailler et vis un vieil homme à l’allure étrange. Il marchait très bizarrement, comme s’il était ivre ou blessé à la jambe. Il portait une veste froissée et un pantalon trop court pour lui. Il avait les cheveux gris et une moustache grise. Je pensai immédiatement que c’était le Maître Jésus.

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait de Maitreya.]

 

[2] En avril 2007, avec notre groupe je participai à la vente de livres sur un stand de la Semaine des livres à Maribor (Slovénie). Quelque temps auparavant, ma sœur m’avait expliqué qu’elle avait remarqué un homme étrange. Alors que j’étais sur le stand, un homme, ressemblant exactement à celui qu’elle m’avait décrit, passa. C’était un homme âgé, aux cheveux gris et à la moustache grise. Sa démarche était inhabituelle, il boitait du pied gauche. Le lendemain je le revis, et nous nous sommes regardés. Cet homme était-il spécial ?

[Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.]

 

[3] En mai 2008, lors de la pause déjeuner, j’allai prendre un verre en terrasse avec mes collègues. Je revis cet homme et remarquai sa démarche étrange – comme s’il avait une jambe raide. Il portait un costume et avait un sac à la main. Je demandai en moi-même : « Si vous êtes Maitreya, approchez-vous. » Mais l’homme continua à marcher et disparut au coin de la rue. Mais, il revint quelques minutes plus tard. Cette fois-ci il se dirigea directement vers notre table et s’assit à quelques mètres de nous. Il commanda une boisson et alluma une cigarette.

Je revis cet homme plusieurs fois. Une fois, il est passé devant moi alors que j’étais assis sur un banc en attendant le bus. Il attira mon attention en ramassant un objet par terre. Cet homme était-il Maitreya ou le Maître Jésus ?

[Le Maître de B.Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.]

M. K., Maribor, Slovénie

Des impressions différentes [sommaire]

Dans les années 1990, un soir, je marchai dans un couloir de la gare d’Eindhoven et vis un homme à l’air furieux faisant des allers et retour à pas rapides. Il avait les cheveux noirs et bouclés. Il semblait agité et s’écria à plusieurs reprises en français : « Je ne suis PAS fou ! » Une fois sur le quai, je l’entendis encore hurler les mêmes mots. Il semblait perturbé et pourtant, je pensai alors que c’était Maitreya.

K. J., Zeist, Pays-Bas

Le Maître de B. Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.

Un échange délicieux [sommaire]

Le 19 septembre 1995, ma future épouse et moi fîmes un pacte avec Dieu. Nous écrivîmes nos souhaits, assis sur un banc dans un coin tranquille d’un parc. Il n’y avait personne dans les environs. Tout à coup, surgit un garçon de cinq ou six ans à vélo. Il ne dit pas un mot et paraissait timide. Dans sa main, il avait une petite boîte de bonbons. Sans un mot, il nous en offrit, puis il partit. Ensuite, nous regardâmes autour de nous. Pas de mère. Pas de garçon.

K. J., Zeist, Pays-Bas

Le Maître de B. Creme a indiqué que le « garçon » était Maitreya.

Avertissement [sommaire]

Le 12 janvier 2000, je donnai une conférence sur Un cours en miracles à Amsterdam. Après cela, ma femme et moi attendions le tramway et fûmes abordés par un jeune mendiant. Nous lui donnâmes de l’argent. Il était très amical. Il nous conseilla d’être prudents et de faire attention aux pickpockets. Était-il simplement un mendiant amical ?

K. J., Zeist, Pays-Bas

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus.

Un auditeur attentif [sommaire]

Au début de ce millénaire, j’ai donné une conférence en décembre dans l’église wallonne de Breda. Assis au centre de cette église se trouvait un homme plutôt grand, au teint mat et resplendissant. Il semblait assis sur le bord de sa chaise, prêtant une attention totale à la conférence, hochant la tête et bougeant le haut du corps en accord apparent avec chaque phrase. Il avait l’air particulièrement amical, avec en permanence un grand sourire sur le visage. Après la pause, il disparut. Était-il plus qu’un simple auditeur enthousiaste ?

K. J., Zeist, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

La vraie beauté [sommaire]

En 2004, je traversai le hall d’entrée de la gare centrale d’Utrecht, et j’entendis une voix féminine chanter au loin. Elle semblait très pure. Il semblait s’agir du chant provenant d’une belle jeune dame qui portait un costume traditionnel de couleur blanche et rouge vif d’Europe de l’Est.

Tout en chantant, elle avait les mains jointes et un chapeau était posé sur le sol devant elle pour recevoir de l’argent. Sa chanson était belle mais personne ne semblait l’écouter. Lorsqu’elle eut terminé, elle resta silencieuse pendant un moment, immobile, puis elle entonna une nouvelle chanson. Je m’avançai et lui mis de l’argent dans les mains. Elle l’accepta de manière amicale sans arrêter de chanter. Je dus partir. En me retournant, je vis qu’elle me fit un signe amical de la main, sans s’interrompre. Elle semblait être simplement elle-même. Ai-je vu un Maître, peut-être ?

K. J., Zeist, Pays-Bas

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus.

A Paris [sommaire]

Le lundi 11 avril 2022 à Paris, alors que je me rendais en tram à la méditation de transmission, j’aperçus un homme qui marchait sur le quai, portant un pantalon et une chemise de couleur crème. Il tenait sous le bras droit une sacoche de la même couleur. Outre la couleur de ses vêtements et de sa sacoche, quatre aspects de sa personne me frappèrent : 1) ses habits étaient très propres et parfaitement repassés ; 2) il était pieds nus (eux aussi, très propres) ; 3) le bas du pantalon était soigneusement remonté au niveau des chevilles ; 4) il ressemblait physiquement à Benjamin Creme. La rame repartit et il disparut de mon champ de vision. Sur le moment, cette scène me parut étonnante puis je cessai d’y penser. Le lendemain matin, au réveil, en me la remémorant, je ressentis, au niveau du cœur, une puissante énergie d’amour.

C. C., Paris, France

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Déclaration universelle des droits humains (1948) [sommaire]

Photo: UN Women/ Deepak Malik, CC BY-NC-ND 2.0,  via flickr

 

Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Comment peut-on être responsable de la paix dans le monde quand il y a déjà tant de désaccords au sein de nos propres familles, par exemple en ce qui concerne la politique ? (Conférence de Benjamin Creme à Los Angeles, 2003) [sommaire]

Chacun est responsable de la paix dans le monde. Chaque personne, sans exception, et pas seulement ici aux Etats-Unis, mais dans le monde entier. Aujourd’hui, dans les pays qui se veulent des démocraties, chacun est au moins responsable de peser sur les résultats des élections en déposant son bulletin dans une machine, même s’il n’est pas certain qu’elle fonctionnera correctement. C’est déjà une responsabilité plus grande que celle qui incombe aux millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, aux démunis, à ceux qui ne sont reliés à aucun parti politique et n’ont aucun moyen de faire connaître leurs besoins.

Et qu’en est-il du sort des personnes marginalisées ? [sommaire]

Il va sans dire que ce sont elles les plus démunies. Elles ne peuvent se faire entendre, et, précisément, Maitreya leur donnera une voix. Il donnera une voix aux pauvres, aux affamés, aux déplacés et aux prisonniers de ce monde. Des centaines de milliers de personnes sont en prison uniquement parce qu’elles ont une opinion différente de celle de leur gouvernement du moment, et elles ne peuvent pas se faire entendre. Elles se résignent donc à languir de longues années dans leur cellule, et très souvent à être torturées. Maitreya sera le porte-parole de tous ceux qui ne peuvent se faire entendre.
Mais vous, vous pouvez vous faire entendre, parce que vous êtes éduqués et parce que votre système électoral et votre démocratie fonctionnent jusqu’à un certain point. Vous avez donc une responsabilité particulière.

Comment la présence de Maitreya changera-t-elle la politique ? [sommaire]

Il s’agit de parvenir à l’unité à travers l’action politique. Dans le monde entier, les gens éduqués doivent reconnaître ce besoin d’unité à l’échelle internationale et le faire accepter par tous. Il est nécessaire que toutes les nations du monde travaillent ensemble. Rien ne pourra changer sans cela.

Qu’est-ce qui pourra convaincre les gens que la paix est possible ? [sommaire]

Les gens s’imaginent que Maitreya va se présenter au monde et présenter les Maîtres l’un après l’autre. Ils croient que chacun va parler tour à tour, que le monde les écoutera attentivement et se mettra à changer. Ce n’est pas si simple. Le changement doit être opéré par l’humanité elle-même. En d’autres termes, il doit être largement approuvé par la plupart des gens (pas nécessairement par 100 % de la population mondiale), sinon il ne pourra pas être mis en œuvre. Ce serait enfreindre le libre arbitre de l’humanité si des décisions n’étaient prises que sur des conseils de Maitreya ou des Maîtres, sans qu’une grande majorité de l’humanité en ait au préalable éprouvé le bien fondé et les ait approuvées. Contrairement aux partis politiques, nous ne nous contenterons plus d’une simple majorité. Sans un certain degré de consensus, aucun changement ne pourra se produire. Un changement imposé ne saurait durer. Tout changement de cette sorte suscite la controverse, et toute décision fait alors naître une revendication opposée.
Les gens se demanderont : « Après tout, est-ce la meilleure chose à faire ? » Puis ils proposeront autre chose, et ainsi de suite – il s’agit d’un processus créatif vivant, et non de changer les structures de la société par un autre ensemble de structures. Il s’agit de changer les valeurs actuelles par un autre ensemble de valeurs, mais tous les gens n’accorderont pas la même importance à ces valeurs, et ne s’investiront pas de la même manière à leur sujet.
Le psychisme humain est très complexe, avec toutes ses croyances, ses attentes et ses espoirs. Mais d’une façon générale, l’humanité sera invitée à mettre en œuvre ce qui, à un moment donné, rassemblera le plus large consensus – disons que 90 % de l’humanité devra donner son accord à une proposition de changement politique ou économique. Je pense que 90 % sera suffisant, mais s’il ne s’agit que de 50 %, ou d’une majorité de 55 %, ou même de 60 %, le changement proposé ne sera pas mis en œuvre. Il y a toujours eu de puissantes forces d’opposition dans le monde, et l’on a institutionnalisé une manière bien particulière de « vendre » les idées, au point d’en faire une habitude fortement ancrée. Le mirage est devenu si profond qu’il faudra beaucoup de temps et de réflexions à l’humanité dans son ensemble – plus de six milliards de personnes – pour parvenir à un consensus.

Voulez-vous dire que le changement sera lent ? [sommaire]

Ne vous attendez pas à des changements spectaculaires dans un avenir immédiat. Les changements se feront petit à petit, avec un minimum de contraintes, de destructions et de conflits au sein des sociétés du monde. Tout ce qui sera accepté sera réalisé. Ce qui ne sera pas accepté sera mis en attente. Rien ne peut être accepté si un climat de confiance n’est pas créé, et ce sont les changements économiques qui créeront cette confiance. Le système économique doit changer. En réalité, c’est la priorité, c’est la réponse à tous nos problèmes.
Le point de départ et la clé de tous les changements nécessaires est la redistribution des ressources mondiales. Je ne cesse de le répéter, et les Maîtres n’ont cessé de l’écrire : c’est cela qui créera la confiance. Une fois la confiance obtenue, tout devient possible. Ensuite, les changements devront concerner le domaine de la politique. Ces changements politiques et économiques permettront de prendre soin de la planète.

Certains jugent l’Onu peu efficace dans certains domaines – et même presque impuissante – bien qu’elle aide vraiment à lutter contre la faim dans le monde. Quel serait le meilleur moyen de traiter la plupart des problèmes mondiaux ? [sommaire]

A l’avenir, les accords se concluront entre un grand nombre de groupes internationaux, si bien que l’Onu, devenue un facteur clé, pourra montrer ce dont elle est capable. Malheureusement, elle est aujourd’hui fortement critiquée par les groupes d’extrême droite des Etats-Unis.
Il est heureux que le siège de l’Onu soit à New York. S’il se trouvait à Londres, Genève ou Tokyo, une grande partie des Etats-Unis couperait les ponts avec elle, refuserait de participer à son financement et iraient jusqu’à s’opposer à tous ses projets. Pourtant, le monde doit énormément à l’Onu.
C’est l’un des plus grands éducateurs de la planète. C’est aussi l’un des principaux pourvoyeurs de soins médicaux pour des millions et des millions de personnes – dont certaines n’auraient aucun accès aux soins sans son réseau d’agences. L’Onu est l’un des triomphes de notre société moderne. Sans elle, des millions et des millions de personnes seraient encore plus démunies qu’elles ne le sont. Nous devons donc la renforcer autant que possible.