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mai 2021 – No 393

Sommaire


 

Article du Maître —

Le Christ et son enseignement [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme,

Beaucoup de gens attendent le Christ et guettent son apparition, mais se fourvoient profondément quant aux conséquences de son émergence pour l’humanité. Nombreux sont ceux qui, voyant en lui une sorte de magicien spirituel, s’attendent à ce qu’il élimine leurs défauts et ceux des autres, et établisse ainsi la paix éternelle. C’est là une conception pour le moins simpliste de son avènement, dont la portée est immense. Pour Maitreya lui-même, c’est une opportunité d’entrer en interaction dynamique avec l’humanité, d’instaurer les principes du Plan divin, et d’inaugurer l’ère des justes relations humaines. Cela implique la mobilisation des hommes et femmes du monde entier, et leur pleine participation, dans un processus de changement continu des structures extérieures comme des perceptions intérieures, à l’échelle de la planète.

Maitreya ne considère pas comme particulièrement prometteuses et ouvertes à son enseignement les régions du monde où les chrétiens sont majoritaires. Les autres grandes religions ne lui inspirent d’ailleurs guère plus d’espoir. Il se trouve assurément dans toutes les religions des hommes et des femmes qui sont prêts à répondre à son message, et à agir pour le bien de tous. De même, dans tous les milieux et tous les pays, beaucoup n’attendent qu’un signal pour passer à l’action en faveur de leurs frères et sœurs, qu’ils les connaissent ou non.

Beaucoup attendent le Christ comme le juge envoyé pour corriger et châtier ceux qui enfreignent la loi. Maitreya le Christ est un Instructeur, et il est vrai qu’il enseignera aux hommes les Lois de la vie ; mais jamais il n’a été un juge, et le mot punition est étranger à son vocabulaire. Il aura à cœur d’inciter les hommes à se connaître eux-mêmes en tant qu’âmes en incarnation, de leur faire comprendre qu’ils voyagent ensemble à la découverte d’eux-mêmes tout en s’entraidant sur le sentier. Il montrera que la concurrence et la compétition sont des entraves qui détournent les hommes de leur chemin, condamnant à la stérilité la moindre impression venant de l’âme.

Les hommes se sont beaucoup écartés du Sentier. La course au profit prend l’humanité à la gorge, tendant à exclure de la vie toute générosité de pensée ou d’action. Les âmes humaines ne pourront endurer encore longtemps pareille oppression : dans leur désespoir, elles appellent au secours. Faut-il alors s’étonner de l’augmentation de la violence et de la criminalité parmi les jeunes ? Maitreya instruira les hommes sur l’origine des guerres et des affrontements qui sévissent dans le monde entier. Il montrera comment le temps et le climat eux-mêmes subissent les conséquences de nos errements. Les hommes ont beaucoup à apprendre sur les effets de leurs actes, sur la nécessité de faire preuve de discipline et d’attention.

Le Christ vient pour enseigner. Les hommes, respectés dans leur libre arbitre, devront accepter cet enseignement pour grandir. Jamais le Christ, Maitreya, n’a recours à la contrainte, même lorsqu’elle pourrait accélérer notre apprentissage. Il sait que seuls les actes nés du libre arbitre humain sont conformes à la Loi, et ont des chances de porter leurs fruits.


Pendant près de quarante ans, le Maître de Benjamin Creme a fourni un article pour chacun des numéros de Partage international. Nous rééditons ci-dessus un article un peu complexe sur un thème toujours d’actualité, publié en mars 2008.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

Mai 2021 [sommaire]

L’un des principaux thèmes qui anime la revue ce mois-ci est celui des relations : dans l’article du Maître, nous découvrons que Maitreya vient « inaugurer l’ère des justes relations humaines. Cela implique la mobilisation des hommes et femmes du monde entier, et leur pleine participation dans un processus de changement continu des structures extérieures comme des perceptions intérieures, à l’échelle de la planète. »

Vandana Shiva explore la même idée lorsqu’elle s’exprime sur les biens communs : « Dans les biens communs, nous partageons et prenons soin de la Terre et des autres. »

La photographe Camille Seaman nous montre à travers son travail et ses observations que « nous sommes connectés à tout et que tout a une force de vie ». Son grand-père lui a appris qu’être un véritable être humain signifie « savoir que nous sommes liés et interconnectés avec tout le monde et avec tout ».

Le compte-rendu de lecture met en lumière les facettes de la vie d’Annie Besant et illustre la relation entre ce qui est apparemment disparate et ce qui est unifié. Elle a constaté que l’esprit de synthèse de la théosophie apportait un soulagement à son âme en perpétuelle recherche : « Tant de cohérence, de subtilité, et d’intelligibilité. J’étais éblouie, aveuglée par la lumière au sein de laquelle des faits isolés étaient présentés comme les parties d’un immense tout. »

Une autre idée essentielle que nous développons sur plusieurs articles est que non seulement tous les aspects de la vie peuvent être considérés comme spirituels, mais qu’ils doivent l’être si nous voulons rendre la santé à la planète et à nous-mêmes. L’économie dans une perspective spirituelle, la compilation de ce mois, illustre la spécificité de cette revue qui tend à synthétiser ce qui semble être des aspects séparés de la vie. Dans le cas présent, nous mettons en lumière combien il est urgent que nos systèmes économiques soient considérés comme intrinsèquement spirituels afin de servir le bien commun.

Comme l’explique Aart Jurriaanse dans son livre Bridges, dont nous reproduisons un extrait dans ce numéro : « une base équitable devra être établie, qui permettra à chacun de recevoir proportionnellement et rationnellement, en accord avec les circonstances et les besoins. C’est un sujet qui ne peut être résolu par la guerre, la politique du pouvoir, ou l’accaparement et l’emprise égoïstes par les plus forts, ou par ceux qui ont l’avantage d’une certaine situation stratégique. Il n’y aura qu’une façon de résoudre ces problèmes épineux, et ce sera par la tolérance, l’entente, le dialogue et la bonne volonté réciproque. » Voici comment Maitreya l’exprime lui-même : « Les forces du marché sont les forces du mal, de la confusion et du chaos, et leurs enfants sont la compétition et la comparaison. »

Enfin, pour tous ceux qui ont besoin de réconfort, nous sommes reconnaissants de pouvoir informer nos lecteurs de l’aide bienveillante de Maitreya grâce à une compilation consacrée à sa « Main ».

 

Point de vue

Reprendre possession des biens communs [sommaire]

par Vandana Shiva,

L’établissement d’une civilisation écologique exige la restauration des biens communs – ceux de l’humanité et de la Terre. Ainsi pourrons-nous envisager un avenir commun et semer les graines de l’abondance. Dans le cadre des biens communs, nous partageons et prenons soin de la Terre et les uns des autres.

Conscients des limites écologiques de la nature, nous lui rendons une part des dons qu’elle nous fait, afin de soutenir la biodiversité et les écosystèmes. Conscients que tous les humains ont droit à l’air, à l’eau et à la nourriture, nous nous sentons responsables des droits des générations futures.

L’appropriation des biens communs est, en revanche, la cause profonde de la crise écologique ainsi que de la pauvreté, de la faim, des spoliations et des migrations. On a marchandisé des ressources communes nécessaires au maintien de toute vie.

L’air est un bien commun. Nous partageons l’air que nous respirons avec toutes les espèces, y compris les plantes. Celles-ci convertissent le dioxyde de carbone en oxygène. L’extraction et la combustion du carbone fossilisé rend l’air irrespirable et constitue une appropriation de ce bien commun.

L’eau est un bien commun. La planète est composée à 70 % d’eau comme notre corps. Privatiser l’eau, la vendre dans des bouteilles en plastique, pollue la terre et les océans.

La nourriture est un bien commun. La faim résulte de la réduction des biens communs alimentaires par une agriculture industrielle chimique basée sur les combustibles fossiles.

 

Photo : Pál Baross, Institute for Housing and Urban Development Studies, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Common
L’eau est un bien commun. Elle est la base de toute vie.

L’appropriation des biens communs a véritablement commencé au XVIsiècle. L’avidité des riches et des puissants propriétaires fonciers, soutenus par les industriels, les commerçants et les banquiers alimentait l’industrialisme en tant que processus d’extraction de valeur de la terre et des paysans. Le colonialisme fut l’annexion des biens communs à l’échelle mondiale.

Lorsque la Compagnie britannique des Indes orientales a commencé son règne de facto sur l’Inde au milieu des années 1700, elle a annexé nos terres et nos forêts, notre nourriture et notre eau, même le sel de la mer. Pendant 200 ans, les Britanniques ont extrait environ 45 000 milliards de dollars de l’Inde grâce à l’annexion coloniale de nos économies agraires, poussant des dizaines de millions de paysans à la famine.

Notre mouvement pour la liberté, du milieu des années

Histoire de l’appropriation des biens communs1800 jusqu’au milieu des années 1900, était en fait un mouvement de reconquête des biens communs. Lorsque les Britanniques ont établi un monopole du sel par le biais des lois sur le sel en 1930, rendant illégale la fabrication du sel pour les Indiens, Gandhi a lancé le Salt Satyagraha – le mouvement de désobéissance civile contre les lois sur le sel. Il a marché jusqu’à la mer avec des milliers de personnes et a récolté le sel de la mer, en disant : « La nature le donne gratuitement ; nous en avons besoin pour notre survie ; nous continuerons à faire du sel ; nous n’obéirons pas à vos lois. »

Alors que l’appropriation a commencé avec la terre, à notre époque elle s’est étendue à certaines formes de vie et à la biodiversité, à nos connaissances partagées et même à nos relations. Les biens communs qui sont aujourd’hui annexés sont nos semences et notre biodiversité, nos données personnelles, notre santé et notre éducation, notre énergie, notre société et notre communauté, et la Terre elle-même.

Dirigée par Monsanto (aujourd’hui Bayer) dans les années 1980, notre biodiversité est qualifiée de « matière première » par l’industrie de la biotechnologie, ce qui lui permet de prétendre à une « propriété intellectuelle » et de posséder nos semences par le biais de brevets, et de collecter des rentes et des redevances auprès des paysans qui entretenaient les semences en tant que biens communs.

Réintroduire les semences parmi les biens communs est le travail de ma vie depuis 1987. Inspirés par Gandhi, nous avons lancé le mouvement Navdanya avec une semence Satyagraha. Nous avons déclaré : « Nos semences, notre biodiversité, nos connaissances autochtones sont notre patrimoine commun. Nous recevons nos graines de la nature et de nos ancêtres. Nous avons le devoir de les sauver, de les partager et de les transmettre aux générations futures dans leur richesse, leur intégrité et leur diversité. Par conséquent, nous avons le devoir de désobéir à toute loi qui nous interdit de conserver et de partager nos semences. »

En 2005, j’ai travaillé avec notre parlement pour introduire l’article 3 (j) dans la loi indienne sur les brevets, qui reconnaît que les plantes, les animaux et les semences ne sont pas des inventions humaines et ne peuvent donc pas être brevetés.

Depuis, Navdanya a créé 150 banques de semences communautaires. Et nos recours juridiques contre la biopiraterie du margousier, du blé et du basmati ont été des contributions importantes à la reconquête des biens communs que sont la biodiversité et les connaissances autochtones.

Il en a été aussi de même avec l’eau. Lorsque Suez, la société française de gestion de l’eau et des déchets, a tenté de privatiser le Gange en 2002, nous avons lancé un mouvement de démocratie de l’eau pour maintenir le Gange parmi nos biens communs. Par le biais d’un Satyagraha contre Coca-Cola en 2001, mes sœurs de Plachimada, au Kerala, ont fermé l’usine de Coca-Cola et récupéré l’eau comme bien commun.

La civilisation écologique est basée sur la conscience que nous faisons partie de la Terre, mais ne sommes pas ses maîtres, conquérants ou propriétaires, et que nous sommes connectés à toute vie et que notre vie dépend des autres – de l’air que nous respirons jusqu’à l’eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons.

Tous les êtres ont le droit de vivre ; c’est pourquoi j’ai participé à la préparation du projet de Déclaration des droits de la Terre Mère. Le droit à la vie de tous les êtres est basé sur l’interdépendance. L’interdépendance de la vie et des droits de la Terre Mère, de tous les êtres, y compris tous les êtres humains, est la base écologique des biens communs et des économies fondées sur la bienveillance et le partage. Restaurer les biens communs et créer une civilisation écologique vont de pair.

[Cet article a été écrit pour YES! Magazine, média américain qui allie idées visionnaires et actions pratiques.]

 

Compte rendu de lecture

Annie Besant (1847-1933) : la lutte et la quête [sommaire]

Un livre de Muriel Pécastaing-Boissière

Une lecture recommandée par Phyllis Creme

Annie Besant fut une femme exceptionnelle, mais elle représente également une forme d’énigme. Une biographie très détaillée lui fut consacrée au début des années 1960 par Arthur Nethercot, divisée en deux volumes : Les cinq premières vies1 et Les quatre dernières vies2 (ouvrages en anglais). Il est vrai que sa vie peut être découpée en périodes bien distinctes : chrétienne, de naissance et par mariage ; militante laïque ; combattante pour l’égalité et les droits des femmes ; socialiste ; enseignante ; théosophe et, en tant que dirigeante du Congrès national indien, combattante pour l’indépendance de l’Inde. Elle fut une écrivaine prolifique tout au long de sa vie et, comme elle le disait elle-même, toujours à la recherche de la vérité, dans l’espoir d’aider les autres.

L’objectif de la biographie assez courte publiée par Muriel Pécastaing-Boissière3 (MPB) est différent : elle cherche à montrer la continuité entre ces différentes phases de la vie de Mme Besant, en s’appuyant sur les deux autobiographies qu’elle a écrites, tout en proposant une analyse pertinente du contexte politique, social et intellectuel de l’époque. Il en résulte un ouvrage accessible et éclairant.

Photo : See page for authorCC BY 4.0, via Wikimedia Commons
Annie Besant
(Gravure de Athur H. Ritchie)

L’époque victorienne durant laquelle naquit Annie Besant (à Londres, en 1847) était caractérisée par des mœurs rigides, en particulier pour les femmes. Les filles étaient destinées au mariage, pour ensuite passer sous l’autorité légale de leur époux. Ayant été élevée par une femme éclairée, qui pensait que les filles devaient bénéficier de la même éducation que les garçons, Mme Besant parvint toutefois à surmonter ces limitations, lesquelles étaient aggravées par la pauvreté qu’elle avait connue dans son enfance et sa jeunesse, et par l’échec de son mariage. Elle traversa alors une époque riche en idées nouvelles. L’Eglise d’Angleterre exerçait un contrôle étroit sur la société britannique, mais il existait une résistance importante à sa domination, tandis qu’émergeaient des conceptions différentes, parfois opposées, comme le darwinisme et l’idée d’évolution ; la révolution industrielle poursuivait son œuvre, et le pouvoir de la classe ouvrière allait croissant ; l’impérialisme se déployait, suscitant une résistance en retour ; le matérialisme côtoyait un vif intérêt pour la parapsychologie et le spiritualisme. En somme, les contradictions étaient nombreuses.

Annie Besant prit part à ces différents mouvements. Dès son jeune âge, elle commença à rejeter certains aspects du christianisme, notamment la divinité de Jésus. En partant de ce rejet des doctrines avec lequel elle a grandi, elle évolua d’abord vers une forme de théisme : l’idée que Dieu est omniprésent et qu’il ne peut se situer dans un individu. Elle commença à étudier et à écrire. Elle embrassa la cause des droits des femmes. Elle « prêcha » une doctrine laïque. Après quelque temps, elle rejoignit la Société laïque nationale, continuant à écrire et à enseigner. Très curieuse des avancées scientifiques de son époque, elle cherchait quelque chose qui transcendât le matériel. Son adhésion ultérieure à la théosophie lui permit de réaliser ce souhait et de réconcilier son intérêt simultané pour la science et pour la transcendance, en synthétisant pensées ancestrale et contemporaine. A chaque période de sa vie, Mme Besant occupa des rôles influents et des postes de direction. Elle fut élue à la tête de la Société théosophique en 1907, fonction qu’elle conserva jusqu’à sa mort en 1933, tandis que durant de nombreuses années elle fut la présidente du Congrès national indien (parti politique indépendantiste).

Son adhésion à la théosophie fut un choc pour ses collègues, et en réalité également pour elle-même. Alors qu’on lui avait demandé d’écrire une critique de la Doctrine secrète, elle réalisa qu’elle y avait trouvé ce qu’elle cherchait. Elle déclara alors : « Tant de cohérence, de subtilité, et d’intelligibilité à la fois. J’étais éblouie, aveuglée par cette lumière au sein de laquelle des faits isolés étaient présentés comme des parties d’un immense tout. Tous mes questionnements, mes énigmes, mes problèmes, semblaient disparaître. » La théosophie combla à la fois son besoin d’une philosophie systématique, scientifique et transcendantale, et son désir de servir. Sa conversion lui valut la désapprobation de ses amis et collègues, qui s’opposaient à tout ce qui se rapprochait de l’irrationalité des religions tels qu’ils le percevaient (bien que la théosophie ait toujours affiché son absolue tolérance vis-à-vis des religions). A nouveau, comme lorsqu’elle avait abandonné le christianisme, elle était ostracisée par ses plus proches relations.

Son adhésion à la théosophie fut affermie par une rencontre avec Helena Blavatsky en 1889. Dès lors, ses idées et ses principes guidèrent sa vie.

En 1895, Annie Besant s’installa en Inde. Elle commença à porter un sari, et continua son combat pour l’indépendance de l’Inde. Elle ne voyait aucune contradiction entre la théosophie et son engagement politique.

Ce travail pour l’indépendance de l’Inde lui permit enfin d’aligner les dimensions politique et spirituelle de ses convictions et de ses activités. Cela fut plus simple à réaliser en Inde qu’en Occident, où il fallait généralement choisir entre engagement politique radical et christianisme traditionnel – ces deux courants l’ayant par ailleurs rejetée lorsqu’elle avait rejoint les théosophes. Les traditions en Inde étaient différentes, plus proches des croyances théosophiques, et un certain nombre de personnalités politiques de premier plan étaient également théosophes. Et elle pouvait enfin exprimer sa foi en la liberté, le potentiel humain et la justice à travers une grande cause. Elle lutta durement pour l’indépendance, évoluant entre une ligne assez radicale et une position de compromis. Elle fonda un établissement d’enseignement ; elle fut placée en résidence surveillée ; elle compta parmi ses amis Jawaharlal Nehru, qui devint premier ministre de l’Inde à l’indépendance. Elle œuvra pour l’unité mais prédit la partition de l’Inde.

Un large éventail d’activités

De nos jours, Annie Besant est surtout connue pour son adoption de Krishnamurti, « découvert » par Charles Leadbeater en 1909 comme étant le véhicule de l’Instructeur mondial à venir, Maitreya. Elle dut ressentir une étrange déception lorsqu’en 1929, Krishnamurti renonça finalement à son rôle et dissout l’Ordre de l’étoile qui avait été établi pour lui. Cependant, il ne rejeta jamais personnellement Mme Besant, qui à ce moment était proche de la fin de sa vie ; elle mourut en 1933 à l’âge de 86 ans, et fut pleurée dans toute l’Inde.

L’énigme demeure. Comment une femme, élevée par sa mère pour mener la vie respectable d’une épouse et d’une mère de l’époque victorienne, a-t-elle pu devenir la dirigeante, en Inde, de la Société théosophique durant plus de trente ans ? Comment a-t-elle pu accomplir autant et néanmoins tomber dans un oubli relatif ?

Muriel Pécastaing-Boissière répond en partie à cette seconde question en invoquant précisément les différentes étapes de la vie d’Annie Besant : par exemple, ceux qui se retrouvaient dans ses orientations politiques et dans sa libre pensée avaient tendance à rejeter la théosophie. Une autre explication tient au fait qu’elle était une femme et ne fut pas prise au sérieux ; Arthur Nethercot part ainsi du principe que chacune des phases de son existence était dominée par son attachement à certaines figures masculines (y compris Helena Blavatsky, catégorisée comme masculine).

Pour comprendre l’éventail des activités de Mme Besant, on peut se référer à sa structure de rayons et à son niveau d’évolution. Selon le Maître de Benjamin Creme, elle était une initiée du 2degré, et travaillait donc de façon très efficace sur le plan mental. Elle était une disciple, et son objectif dans la vie était de servir. Sa personnalité de 1er rayon était forte, volontariste et autoritaire. Son véhicule mental de 4rayon contribuait à son éloquence à l’écrit comme à l’oral. Son âme et son véhicule physique étaient de 7rayon, le rayon pour notre époque, dont la qualité est la synthèse, qui amène le spirituel au niveau du plan physique, et qui rend les idéaux concrets et réels ; cela permet de rendre compte de l’intégration de son action socio-politique avec sa perspective théosophique : la spiritualisation de tous les aspects de la vie.

Ce livre est un compte rendu fascinant de l’ampleur de la vie et des réalisations d’Annie Besant. Il atteint parfaitement son objectif de montrer la cohérence qui traverse la vie extraordinairement riche et variée de cette femme exceptionnelle, qui a consacré son existence à la vérité et au service.

1. Arthur H. Nethercot, The First Five Lives of Annie Besant, Rupert Hart-Davies, Londres, 1960.
2. Arthur H. Nethercot, The Last Four Lives of Annie Besant, Rupert Hart-Davies, Londres, 1963.
3. Muriel Pécastaing-Boissière, Annie Besant : la lutte et la quête, Ed. Adyar, Paris, 2015.

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

L’économie dans une perspective spirituelle [sommaire]

Quand les hommes prendront mieux la mesure, dans leur propre vie, des préjudices que leur a fait subir l’effondrement économique et financier de ces dernières années, ils s’apercevront qu’en dépit des  espoirs de nombre d’entre eux il est impossible de revenir à l’ancien système. La dislocation de l’économie a été provoquée par la cupidité, l’égoïsme et la séparation mais surtout, en profondeur, par les énergies de l’ère nouvelle qui l’ont amenée. Déjà, plus qu’on ne pourrait le supposer, la magie des énergies du Verseau est à l’œuvre. De plus en plus les consciences convergent, rapprochant les hommes : les énergies de synthèse accomplissent leur œuvre bénéfique. Déjà beaucoup réagissent d’une manière nouvelle et, comme libérés d’un étouffant fardeau, envisagent un monde plus simple mais plus uni. [L’essor de la vie humaine (Maître –)]

Mon enseignement, si simple soit-il, vous montrera la nécessité de partager, de créer un fonds commun de ressources où tous les hommes pourront puiser, de substituer la coopération et la confiance à la cupidité, de manifester la divinité intérieure de l’homme. Cette manifestation, mes amis, doit s’accomplir ; si ce n’était le cas, le futur de l’homme serait vraiment sombre. Une crise nécessitant une prise de décision attend l’humanité. Mon Amour provoque une polarité de points de vue ; c’est le glaive que je brandis. [Message n° 64 (Maitreya)]

Le monde ne peut plus se permettre les écarts énormes entre le niveau de vie des pays riches et celui des pays pauvres. Ce déséquilibre est au cœur de nos problèmes politiques et économiques. Fondamentalement, c’est un problème spirituel : un choix entre le matérialisme et la séparation et le partage spirituel, la justice et la fraternité. Notre choix décidera du sort de l’humanité. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Le credo auquel on adhère actuellement au niveau international est celui des forces du marché. « Les forces du marché impliquent la soumission. Le Soi est contraint de s’abandonner aux forces inconnues de la vie, dans un objectif d’optimisation des profits. […] L’avidité et le séparatisme sont l’essence même des forces du marché. Plus on est attaché à ces forces, plus elles créent de prisons, ce qui conduit à la faillite spirituelle et au déséquilibre mental. » […] Maitreya ne permettra pas aux forces débridées du marché de continuer à prévaloir au sein des nations. Le marché continuera d’exister, mais sera contrebalancé par une démocratie sociale. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Photo : Oto Godfrey /Térabass , CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Aujourd’hui, la marchandisation ne connaît aucune limite et ne peut être contenue.

Q. J’ai lu que Maitreya, votre Maître et vous-même êtes d’accord pour penser que la marchandisation est destructrice. Pourquoi ? Le monde a toujours commercé. » ? (octobre 2011)
BC. Il y a une différence entre le « commerce » – les échanges, par exemple – et les effets de la marchandisation. Le commerce constitue une manière légitime d’échanger des marchandises ; comme vous le dites, il est pratiqué depuis des temps immémoriaux. La marchandisation est devenue une véritable mercantilisation qui engendre des situations dans lesquelles la notion de profit touche tous les domaines de l’activité humaine quels qu’ils soient. C’est si vrai que la santé et l’éducation elles-mêmes sont soumises à ce matérialisme grossier. Aujourd’hui, cette mercantilisation n’a plus de limites, elle est devenue impossible à maîtriser. Tous les services sont considérés comme des denrées qui peuvent être achetées et revendues à loisir. C’est cette pratique dégradante qui est au cœur de nos problèmes actuels. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

Le principe directeur [de la durabilité] doit être celui de la suffisance et non du gaspillage. A l’heure actuelle, c’est le gaspillage qui gouverne le système économique mondial. Ce gaspillage à outrance est à l’origine de nos problèmes de pollution et constitue un danger pour le bien-être de la planète. Ceci n’est qu’à moitié compris. Une économie durable est une économie qui satisfait les besoins de chacun, mais dans le respect des possibilités et de la santé de la planète. Aujourd’hui, cela paraît irréalisable. Cependant, la technologie de la lumière transformera la situation de l’humanité et fournira, en quantité illimitée, une énergie écologiquement saine, répondant à tous nos besoins. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Les forces du marché sont les forces du mal, de la confusion et du chaos, et leurs enfants sont la compétition et la comparaison. Les forces du marché sont des forces sataniques. Les forces du marché conduisent à la possession et à l’avidité. C’est un cycle sans fin. Les forces du marché conduiront la civilisation que nous avons connue au bord du désastre. [Les lois de la vie (Maitreya)]

C’est là que le bât blesse pour le monde occidental : c’est en grande partie à l’Histoire qu’il doit sa « réussite », sa richesse et sa position dominante, ainsi qu’à sa capacité à manipuler l’économie mondiale dans son propre intérêt par le jeu agressif des forces du marché. Les pauvres et les déshérités du monde revendiquent désormais la part qui leur revient. Si l’on continue de leur dénier ce simple droit, le monde ne connaîtra pas la paix. [Le choix de l’Amérique (Maître –)]

Nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui admettent la nécessité d’un changement, mais y résistent pourtant. Nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui voient l’effondrement des structures anciennes et obsolètes du passé, mais s’accrochent encore à de telles formes. Mais il y a une voix nouvelle qui se fait entendre parmi les nations, la voix de la Vérité qui contient l’espoir, la promesse d’un temps nouveau. Cette voix fera de plus en plus d’effet sur l’esprit des hommes, car c’est la voix de Dieu parlant à travers eux. [Message n° 12 (Maitreya)]

En différentes occasions, j’ai évoqué la nécessité de promouvoir un esprit de partage, qui amènerait une répartition plus équitable des ressources du monde. Il s’ensuivrait une réduction des tensions, et une diminution considérable de la souffrance humaine. Il en résulterait aussi un nouvel élan donné à la vie et à l’activité économique dans les nations déjà développées. L’énergie vitale de la planète doit circuler. Les économies des pays riches ne pourront sortir de la stagnation que par la reconnaissance du droit des pays pauvres à jouir eux aussi d’un niveau de vie acceptable. Seul le partage le permettra. [L’avenir nous appelle (Maître –)]

 

De nos correspondants

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Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Ovni ou nuage lenticulaire au-dessus de Carcassonne [sommaire]

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 393 de mai 2021, page 11.]

Objet aérien filmé à Orlando [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – La nuit du 13 mars 2021, la caméra extérieure d’une maison d’Orlando (Floride) a filmé un petit objet aérien en forme de disque, volant à basse altitude. Le propriétaire a précisé : « L’objet n’a pas perturbé la biche, ce qui laisse penser qu’il était silencieux malgré sa grande vitesse. »

Source : mufon.com

Bénédictions via Zoom [sommaire]

Y. L., collaboratrice de Share International, photographiée à Chicago (Illinois), pendant une méditation de transmission, via Zoom, le 14 février 2021. (Photo : J. O’N.)

y. L., prise pendant une méditation de transmission via Zoom, le 21 mars 2021 (Photo : E. T.). [Une autre photo d’Y. L. a été publiée dans notre numéro de décembre 2020.]

[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 393 de mai 2021, page 12.]

Ovnis à Pottstown [sommaire]

credit : mufon

Etats-Unis – Dans la nuit du 20 mars 2021, à Pottstown (Pennsylvanie), deux témoins ont photographié plusieurs objets aériens à l’éclat rougeâtre, à basse altitude, qui « changeaient de forme » et de direction.

Source : mufon.com

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
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Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
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Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

De la majesté des icebergs à la sérénité des êtres humains [sommaire]

Interview de Camille Seaman par Ariane Eroy,

Camille Seaman est née en 1969 d’un père amérindien (tribu Shinnecock) et d’une mère afro-américaine. Elle obtient en 1992 un diplôme de photographie à l’université d’Etat de New York. Depuis, elle a reçu plusieurs prix et ses œuvres font partie de la collection permanente du musée de l’Académie nationale des Sciences à Washington. Au cours des décennies, elle a effectué de multiples voyages aux pôles Nord et Sud, pour photographier des icebergs et documenter les changements environnementaux dramatiques qui s’y produisent.
« La photographie doit montrer que les humains ne sont pas séparés de la nature », est-il écrit sur son site Web (camilleseaman.com). Ariane Eroy l’a interviewée pour Partage international.

Partage international : Vous avez déclaré : « On m’a appris dès mon plus jeune âge que nous sommes connectés à tout et que tout possède une force vitale. » Dites-nous en plus.
Camille Seaman : Mon grand-père prenait très au sérieux le fait que tous ses petits-enfants devaient comprendre ce que signifie être un véritable être humain. Pour lui, cela signifiait savoir que nous sommes liés et interconnectés avec tous les autres êtres humains et avec toute chose. Il ne se contentait pas de nous le dire, mais nous le démontrait concrètement. Il savait que la différence entre croire quelque chose et savoir quelque chose, c’est l’expérience personnelle.
La véritable connaissance provient de l’interaction physique avec le monde. Je me souviens qu’il m’emmenait dans les bois et que nous nous arrêtions devant chaque arbre. Il me présentait littéralement à chaque arbre, me demandait de poser mes mains dessus, en disant : « Il appartient à ta famille tout autant que moi et tu dois le respecter. » Depuis, je vois les arbres comme des individus. Nous avons un réel problème avec la langue anglaise. C’est une langue de possession. Elle transforme toutes choses en objets qui peuvent être transformés en ressources. Comment pouvez-vous raser une forêt, si vous considérez les arbres comme vos proches ? C’était vraiment fort d’être ainsi présenté aux arbres. Beaucoup de gens pensent encore que tout doit être géré. Les poissons doivent être gérés. Les océans doivent être gérés, les rivières, etc. Comme des choses, des objets.
Il y a une histoire étonnante chez le peuple Wampanoag, auquel notre tribu Shinnecock est apparentée. Ils racontent que dans les dix premières années après leur arrivée, les colons se sont appropriés au nom du roi d’Angleterre tous les arbres qui faisaient plus de deux mètres de large. Ils les ont abattus et expédiés vers le Royaume-Uni. Tous les grands arbres ont disparu, des arbres très vieux, et cela a bouleversé le climat. Ça a également perturbé les animaux qui vivaient là. Aujourd’hui, nous commençons à ressentir l’interconnexion entre tous les règnes et à prendre conscience du changement climatique. Mais j’en ai toujours été consciente depuis mon plus jeune âge. Un jour, mon grand-père m’a surprise en train d’arracher les feuilles d’un arbre. Tous les enfants arrachent les petites feuilles d’un arbre, sans réfléchir. Il m’a arrêté et m’a dit : « Tu crois que tu peux faire ce que tu veux à cet arbre, sans conséquences ? Si tu penses que tu es séparée de cet arbre, vois combien de temps tu peux retenir ta respiration. » Et il me faisait vraiment retenir ma respiration !
Il nous a fait asseoir dehors, sous le soleil brûlant de Long Island, par une journée sans nuage, et au bout de quelques minutes, on a commencé à transpirer. Il montra un petit nuage dans le ciel et dit : « Ce nuage, c’est votre sueur ; plus tard, il deviendra la pluie, qui arrose les plantes, qui à leur tour nourrissent les animaux qui nous nourrissent. » C’est un cycle. Il n’y a pas de séparation. Au début ces idées m’ont perturbée – il y avait beaucoup de colère en moi. Il y a ces choses que je sais, et puis je vois tous ces gens autour de moi agir d’une manière si différente. C’était difficile à supporter. Parfois, être conscient ne vous rend pas la vie confortable.

PI. Vous avez visité les régions les plus isolées et les plus vierges de la planète. Quelle est la vie d’une femme sur ces navires de recherche, ou sur des navires touristiques en tant qu’artiste ?
CS. Ça vous étonnera peut-être mais il y a beaucoup de femmes dans les régions polaires, à la fois comme scientifiques et comme membres d’équipage. Lorsque vous vous trouvez à côté d’un biologiste marin, d’un géologue ou d’un glaciologue qui vous explique avec enthousiasme ce que vous n’avez jamais vu, ce à quoi vous n’avez jamais pensé, vous vivez une expérience passionnante et excitante.
Mais les données scientifiques ne suffisent pas. Pour certaines personnes, les chiffres, les idées, sont trop abstraits. C’est là que l’art doit intervenir – les arts graphiques, l’écriture ou la musique – pour aider à digérer les données de la science. J’ai donc été très touchée que l’on m’ait demandé d’être la photographe de ces expéditions. C’est une tradition qui remonte à Shackleton [explorateur de l’Antarctique au début du XXsiècle]. Si nous connaissons les aventures de Shackleton, c’est uniquement parce qu’il avait un photographe. Auparavant, les gens faisaient des croquis, peignaient et écrivaient, mais dans une expédition, le rôle de l’artiste reste essentiel, non seulement sur les navires de recherche, mais aussi sur les navires touristiques. Je suis un peu l’interprète de la nature.

PI. Vous témoignez avec le regard de l’artiste. Ça change tout…
CS. Quand je pars, c’est avant tout à cause de cette attraction, cet appel magnétique. Je me sens attirée par un endroit pour une raison intime. Je ressens le besoin d’aller vers ces endroits, une curiosité. Ce n’est parfois que des mois ou des années plus tard que je réalise que c’est une marque dans le temps que j’ai enregistrée, que j’ai documentée.

Le cycle de vie des glaciers et des icebergs

PI. Vous avez déclaré que les icebergs vivent de trois à six ans environ après s’être détachés d’une plateforme de glace, et que les glaciers pourraient avoir été créés il y a 100 000 ans, un flocon de neige après l’autre. Parlez-nous de la vie des glaciers et des icebergs.
CS. Il faut faire la différence entre les glaciers et icebergs de l’Arctique, et ceux de l’Antarctique. Ils portent le même nom, mais ce sont des créatures très différentes. Au Groenland, le paysage est beaucoup plus déchiqueté. Donc les glaciers, au fur et à mesure qu’ils descendent, deviennent plus dentelés, plus fracturés. Lorsqu’ils se fracturent pour se transformer en icebergs, ils peuvent avoir une grande variété de formes ; chaque iceberg est unique. Ils peuvent être comme des gâteaux d’anniversaire, comme des couronnes, comme des points, ils peuvent avoir n’importe quelle forme.
En Antarctique, il y a principalement la plateforme glaciaire de Ross, qui part du pôle Sud et fait environ 800 km de large. Un énorme morceau de glace, formé flocon de neige par flocon de neige. En Antarctique, les glaciers sont modelés par le vent qui balaye la neige dans une atmosphère très sèche. On se retrouve avec des structures qui ressemblent à des gâteaux faits d’innombrables couches compressées, tandis que la gravité les attire lentement vers la mer, au plateau de Ross. Quand un morceau se détache de cette plateforme de glace, il peut faire 3 000 km2. Ils ont tendance à être ce qu’on appelle plus tabulaires, comme une table, plats. Certains ressemblent à un évier renversé le fond vers le haut, ce qui donne un triangle.

PI. Est-ce que vous ressentez leur naissance et leur mort ?
CS. Je ne parlerais pas de naissance ou de mort, car cela fait tellement partie d’un continuum. Je dirais qu’il y a une vie en tant que flocon de neige, puis une vie en tant que partie d’un glacier, puis une autre vie en tant qu’iceberg, et enfin une autre vie en tant qu’eau qui devient le flocon de neige. C’est un cycle sans fin et sans commencement. Dans leur dernier stade, certains sont échoués sur le fond marin, d’autres trop dangereux pour qu’on s’en approche car ils pourraient se briser à tout moment. Ils sont tellement instables, tellement fracturés. J’ai assisté à leur désintégration finale dans la mer, et cela ressemble un peu à une mort. Mais il faudrait utiliser un autre mot. En fait, c’est une métamorphose continuelle.

Silence et immobilité

PI. Vos photographies évoquent la grandeur de la nature, mais aussi la fragilité humaine, la solitude, le caractère éphémère de la vie et l’unité essentielle de tous les êtres. Également le vieillissement et la mort. J’ajouterai la tranquillité et la lumière.
CS. Une photographie parle avant tout du photographe. Vous envoyez dix photographes pour photographier le même sujet et vous obtiendrez dix photographies différentes. Dans toutes mes photographies, transparaissent des aspects de ma perception du monde et de la façon dont j’ai été élevée.
Le silence et la tranquillité sont une dimension importante de mon travail ; ils sont un autre aspect des enseignements de mon grand-père. Entre 5 et 13 ans, chaque jour, qu’il fasse froid, qu’il y ait du soleil, qu’il pleuve ou qu’il neige, je devais m’asseoir dehors et rester immobile pendant une heure. Et j’avais mon endroit préféré : la table sous un grand érable. Au bout d’une heure, mon grand-père m’appelait et me demandait : « Qu’as-tu vu ? » Si j’étais mal lunée, je disais : « Rien ». Et il me disait : « Retourne dehors. »
Ce que j’ai appris avec cette expérience, c’est que lorsque vous êtes immobile, la frontière – la séparation – entre vous et la nature se dissout. C’est nous qui avons construit cette frontière. Pour la nature, cette frontière n’existe pas. Mais quand vous êtes immobile, cette frontière disparaît. Et soudain, vous vivez les expériences les plus incroyables, comme un oiseau qui vient se poser sur vous, ou un papillon. Ou vous remarquez des choses qui semblent magiques. « Comment est-ce arrivé ? » C’est arrivé parce que vous étiez immobile en silence et la nature a dit : « Ah ! Te voilà. Bienvenue. » Et ils envoient ce comité de bienvenue pour vous dire : « On te voit ! » Que ce phénomène se produise avec les nuages, un animal, une araignée, ces moments magiques se produisent lorsque vous êtes immobile, parce qu’alors vous n’êtes pas seulement présent, vous êtes à nouveau connecté.
Dès que j’ai décidé de devenir photographe, à l’âge de 32 ans, j’ai voulu montrer aux gens que la vie est belle, que la planète sur laquelle nous vivons est incroyable. Beaucoup de gens m’ont demandé : « Utilisez-vous Photoshop et des trucs comme ça ? » Le but de mes photos est d’enregistrer ce qui est, et non de créer une image de ce qui pourrait être. Il ne faut pas utiliser Photoshop. Cela signifie que je dois être là, dehors, et bien présente lorsqu’une certaine lumière apparaît, ou lorsqu’un animal surgit. Je dois y être. Je pourrais produire cent mille fois plus de photos si j’utilisais Photoshop pour modifier mes clichés. Mais je ne veux pas. Mes photos doivent aider les gens à créer leur propre connexion, leur relation personnelle avec notre planète et cette vie.

Plus d’informations et galerie de photos sur : camilleseaman.com

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
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Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

Taux record de CO2 dans l’atmosphère [sommaire]

par Kenny Stancil,

« C’est une véritable révolution, a commenté Greta Thunberg au sujet de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Et ce n’est pas une bonne nouvelle. »

Selon des mesures réalisées à l’observatoire de Mauna Loa, à Hawaï, la concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère a dépassé les 420 parties par million, le 3 avril 2021, pour la première fois dans l’histoire.

Lorsque la station de recherche de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (Institut américain de l’océan et de l’atmosphère) « a commencé les relevés du taux de CO2 à la fin des années cinquante, le taux de CO2 dans l’atmosphère restait autour de 315 ppm, a rapporté le Washington Post. Le samedi 3 avril, la moyenne était de 421.21 ppm. »

La militante pour le climat Greta Thunberg a décrit le dépassement du seuil des 420 ppm comme « étant une véritable révolution ». Ce seuil « se situe à peu près à mi-chemin du doublement des taux préindustriels de CO2 », a noté le Post. En effet, 416 ppm représente le point médian entre les niveaux de CO2 de l’ère préindustrielle, c’est-à-dire 278 ppm, et le double de ce chiffre, soit 556 ppm. Le record de 421 ppm atteint le 3 avril n’est qu’un pic isolé atteint à proximité de la période des pics annuels. Mais les taux de ces deux derniers mois, à plus de 417 ppm, indiquent que la moyenne annuelle dépassera probablement les 416 ppm.

Alors que la concentration croissante du CO2 dans l’atmosphère – qui fait augmenter la température moyenne mondiale ainsi que la gravité des phénomènes climatiques extrême – est une tendance à long terme qui correspond à la montée du capitalisme actionné par les combustibles fossiles, cette tendance s’est tout particulièrement intensifiée depuis les années 1970.

Selon les estimations, le doublement du taux de CO2 dans l’atmosphère devrait causer une augmentation de la température de 2,6 à 4,1ºC au-dessus des moyennes de l’ère préindustrielle, un tel niveau de réchauffement « que même si les émissions venaient soudainement à chuter, la planète continuerait à se réchauffer dans les années à venir », a commenté le Post.

Zeke Hausfather, spécialiste du climat au Breakthrough Institute de Californie, explique : « Le réchauffement actuel est le résultat de toutes nos émissions depuis la révolution industrielle – pas seulement de celles de l’année dernière. »

Comme l’a indiqué le Post, le CO2 n’est pas le seul GES à la tendance « inquiétante ». Les émissions de méthane ont connu un pic aussi. Bien que le méthane reste moins longtemps dans l’atmosphère que le CO2, il absorbe beaucoup plus la chaleur, ce qui signifie qu’il aggrave encore plus la crise climatique. Selon le Environmental Defense Fund (Fonds de défense de l’environnement), l’impact du méthane est 84 fois plus fort que celui du CO2 au cours des vingt premières années après son émission. Le Post cite aussi l’hexafluorure de soufre, un GES qui « résulte de la production des isolateurs utilisés dans les réseaux électriques haute tension ». Alors que sa concentration reste de beaucoup inférieure à celle des autres gaz à effet de serre majeurs, la hausse de son taux dans l’atmosphère a doublé depuis 2003. L’hexafluorure de soufre est aussi des milliers de fois plus puissant – une molécule à elle seule peut causer 23 900 plus de réchauffement qu’une molécule de CO2 ; et elle peut se maintenir dans l’atmosphère pendant plus de trois millénaires.

Alors que les accords sur le climat de Paris cherchent à limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale de telle sorte qu’elle ne dépasse pas de plus de 1.5°C les températures moyennes de l’ère préindustrielle, d’ici la fin du XXIe siècle. L’Organisation météorologique mondiale a prévenu en 2020 qu’il y avait 20 % de probabilité pour que ce niveau de réchauffement soit atteint ou dépassé au moins une fois sur une année d’ici 2024. « La science est claire à ce sujet, a déclaré fin décembre le secrétaire général des Nations unies, António Guterres. A moins que la production mondiale de carburants fossiles ne soit réduite de 6 % chaque année entre maintenant et 2030, la situation sera pire. Bien pire encore. »

Source : commondreams.org

Une nouvelle militante écologiste [sommaire]

Alors que le monde prend conscience de la réalité et de l’ampleur de la crise climatique, la voix puissante de la nouvelle génération se fait entendre. Parmi les jeunes qui se lèvent pour indiquer la direction à prendre, et appellent les décideurs à agir de toute urgence, se trouve Ridhima Pandey, treize ans, de Haridwar, dans l’Etat himalayen d’Uttarakhand (Inde).

En 2017, à l’âge de neuf ans, elle déposa sa première pétition, inaugurant son œuvre de militante écologiste. Ridhima a fait l’expérience directe des effets du changement climatique. En 2013, une tempête de pluie dévastatrice a provoqué des inondations et fait de nombreuses victimes dans sa ville, qui a également connu des sécheresses prolongées. En 2019, elle a déposé avec 16 autres jeunes du monde entier une plainte judiciaire auprès des Nations unies, pour dénoncer la violation de leurs droits humains du fait de l’incapacité des nations à combattre sérieusement le changement climatique. En 2020, elle a initié une campagne en ligne exhortant le premier ministre indien à agir face aux niveaux alarmants de pollution atmosphérique en Inde et à déclarer une urgence publique.

Elle a écrit au premier ministre, Narendra Modi, pour lui expliquer que son pire cauchemar est de devoir aller à l’école avec une bouteille d’oxygène, et pour lui demander de tout mettre en œuvre afin qu’« une bouteille d’oxygène ne devienne pas un élément indispensable de la vie d’un enfant, que nous aurions à porter partout sur nos épaules à l’avenir ».

Pour Ridhima, les problèmes de la Covid-19 et du réchauffement climatique sont étroitement liés : « De même que le changement climatique, la pandémie nous a empêchés de jouir de nos droits fondamentaux comme l’air pur et l’eau potable. » Mais elle constate également que le monde entier semble s’unir pour lutter contre la pandémie, ce qui prouve que si l’on fait de l’environnement une priorité, les décideurs politiques peuvent sans aucun doute obtenir un résultat positif. Figurant l’an dernier sur la liste de la BBC des 100 femmes inspirantes et influentes du monde, Ridhima espère que son engagement inspirera d’autres jeunes, notamment des filles en Inde, à s’engager dans le militantisme écologique dans leur propre région : « Cette notoriété m’encouragera encore plus à continuer à travailler et à me battre pour les causes de l’environnement et du changement climatique, qui sont les problèmes mondiaux les plus importants actuellement et pour le proche avenir. »

Source : theelders.org ; firstpost.com ; timesofindia.indiatimes.com

La main de Maitreya, source d’aide et de guérison [sommaire]

Voici une photo de la main de Maitreya apparue sur le miroir d’une salle de bains, à Barcelone. La propriétaire, en pénétrant dans la salle de bains réservée aux invités, vit une empreinte de main sur le miroir. Elle l’essuya et n’y pensa plus.

Quelques jours plus tard, en entrant dans sa propre salle de bains, elle vit la même empreinte de main sur le miroir. Heureusement, cette fois, au lieu d’essuyer l’empreinte, elle en parla à son fils, qui s’occupe de la version espagnole de Share International. Celui-ci prit une photo de l’empreinte et me l’envoya. Mon Maître indiqua qu’il s’agissait de la main de Maitreya.

Cette main a quelque chose de fantastique, elle présente une réalité exceptionnelle, c’est quelque chose comme l’empreinte du corps de Jésus sur le suaire de Turin après la crucifixion. (Benjamin Creme, PI, novembre 2001)

Q. La photographie de l’empreinte de la main de Maitreya possède-t-elle des propriétés de guérison comme l’eau énergétisée à proximité des endroits où Maitreya est apparu lors de rassemblements religieux, et si c’est effectivement le cas, comment procéder pour bénéficier de cette énergie de guérison ? Peut-on, par exemple, poser sa propre main au-dessus de l’image tout en priant ?
R. Cette photographie possède d’extraordinaires propriétés curatives, mais pas de la manière dont vous pourriez le penser. C’est un moyen d’invoquer les énergies de Maitreya. L’eau énergétisée par Maitreya dans le monde entier est magnétisée avec l’énergie du Verseau ; cette énergie se situe dans l’eau. Dans le cas de la main, c’est différent : l’énergie n’est pas dans la main.
Lorsque vous placez votre propre main dessus, ou lorsque vous la regardez tout simplement, en demandant à Maitreya de vous accorder la guérison, ou sa bénédiction ou son aide, l’énergie de Maitreya est invoquée.
Cette main agit comme une source qui vous permet d’invoquer l’aide de Maitreya, dans la mesure de la loi karmique. Si vous demandez une plus grosse voiture ou une plus grande maison, cela ne veut pas dire que vous obtiendrez ce que vous demandez, mais si votre requête est en accord avec la loi du karma, elle peut être satisfaite.

Q. Peut-on utiliser une reproduction ou une photocopie ?
R. Oui, car c’est une source d’invocation. L’énergie ne réside pas dans la photographie, elle vient de Maitreya lorsque vous l’invoquez.
C’est extraordinaire. L’énergie de Maitreya, son aide, est rendue disponible, d’une manière ou d’une autre, à quiconque la demande.
Cependant, si vous lui demandez : « Cher Maitreya, voudriez-vous apparaître soudain devant moi », je ne pense pas que votre requête reçoive une réponse favorable. Chaque fois que Maitreya apparaît cela prend de l’énergie. Il a beaucoup à faire. Il a le monde à sauver et il ne veut pas gaspiller cette énergie. Je dis cela sérieusement car je connais des gens qui racontent que si vous voulez que Maitreya fasse quelque chose il vous suffit de le demander et il le fait. Ce n’est pas vrai. Maitreya apparaît à des milliers de gens dans le monde, mais il le fait au moment qu’il juge opportun et pour ses propres raisons, généralement pour aider les gens.

Q. Je suppose qu’il l’a imprimée sur le miroir par la pensée.
R. Oui.

Q. Tout d’abord, on pense que c’est la main gauche, mais peut-être a-t-il fait passer sa main droite à travers le miroir, dans un geste de bénédiction. Quel est votre avis ?
R. Non c’est sa main gauche.

Q. La photographie de la main semble irradier de l’énergie
R. Oui, dès que cette énergie est invoquée.

Q. Lorsque j’ai vu la main de Maitreya, j’ai été émerveillé que nous ayons la chance de recevoir une telle bénédiction. Cette main a quelque chose de magique. Lorsque vous la regardez attentivement, vous découvrez qu’elle ne ressemble pas du tout à une empreinte sur un miroir ; elle donne l’impression d’être en trois dimensions. Si vous posez votre propre main sur un miroir, le résultat est tout à fait différent. Comment peut-elle paraître aussi réelle ? On a l’impression que l’on peut voir tout autour.
R. Oui, il ne s’agit absolument pas d’une simple empreinte. C’est, comme vous le dites, une image en trois dimensions, spécialement créée par Maitreya de manière à ce que nous puissions invoquer son énergie.

Q. [1] Il s’agit sûrement d’un message important destiné à tous. [2] Est-ce seulement une bénédiction ? Cela semble avoir une signification particulière. [3] Est-ce le signe qu’il est très proche de nous, que nous devons nous attendre à sa venue ? [4] S’agit-il d’une forme générale de réconfort et de soutien ? Cela semble avoir un sens très particulier et spécifique. [5] Des phrases bibliques viennent à l’esprit, par exemple « la main du Seigneur est au-dessus de toi », ou certains passages des écritures orientales : « plus près que la main ou le pied… »
R. [1] Oui. [2] Seulement ? [3] Oui. [4] Oui, un moyen d’invoquer son énergie ou son aide. [5] On peut le voir ainsi.

Q. [1] S’agit-il d’une coïncidence si ce signe est paru dans le même numéro de Share international que l’article du Maître sur l’accueil réservé à Maitreya ? [2] Cela peut signifier également : « Ne vous laissez pas aller. Soyez patients. Tenez bon. » [3] Laquelle de ces interprétations est correcte, si toutefois il en est une qui le soit ? Pour ma part, je n’ai pas l’impression d’avoir saisi la signification de ce signe. La photo du photographe en train de photographier l’empreinte sur le miroir est magnifique, car la main semble flotter dans l’espace.
R. [1] Non, il ne s’agit pas d’une coïncidence. Maitreya partage avec mon Maître, comme avec tous les autres Maîtres, une conscience de groupe. Maitreya est toujours parfaitement au courant de ce que nous publions dans Share International. [2] Oui. [3] Jusqu’à ce que nous puissions contempler son visage, c’est une manière de se rapprocher de nous au maximum.

L’économie et la finance [sommaire]

par Aart Jurriaanse,

Les futures relations économiques entre les nations du monde devront, en fin de compte, être basées sur le principe du partage. Les ressources naturelles et les énergies de la Terre appartiennent à l’humanité toute entière, et non à des nations particulières qui se trouvent exercer un contrôle politique temporaire sur des régions où de telles ressources peuvent être exploitées.

Une base équitable devra être établie, qui permettra à chaque partie de l’humanité de recevoir proportionnellement et rationnellement, en accord avec les circonstances et les besoins. C’est un sujet qui ne peut être résolu par la guerre, par la politique du pouvoir, ou par l’accaparement et l’emprise égoïstes par les plus forts, ou par ceux qui ont l’avantage d’une certaine situation stratégique. Il n’y aura qu’une façon de résoudre ces problèmes épineux, et ce sera par la tolérance, l’entente, le dialogue et la bonne volonté réciproque. Jusqu’à ce que cette attitude soit adoptée, plus de combats, avec les malheurs et les injustices qui s’ensuivent, resteront inévitables.

Le principe du partage

Le principe du partage s’applique non seulement aux richesses minérales du monde, au pétrole, et aux richesses de la mer, mais vaut tout autant pour le produit des champs. Il y a dans le monde des régions productrices qui, grâce à des conditions environnementales favorables, sont en mesure de produire en abondance, souvent bien en excès des besoins locaux. Simultanément, dans d’autres régions, avec les conditions climatiques actuelles, les mauvaises récoltes se répètent fréquemment, aboutissant à de graves pénuries alimentaires. Une base juste pour répartir les denrées alimentaires saisonnières mondiales doit dès lors être trouvée pour garantir que chaque individu ait en tout temps suffisamment à manger pour se maintenir en bonne santé. Quelles que soient les raisons dans le détail, la situation actuelle reste telle que la distribution des denrées essentielles dont l’homme a besoin pour se sustenter et garder un niveau raisonnable de confort est inéquitable et totalement inadéquate. Alors que de la nourriture pourrit et que les surplus sont jetés et détruits dans certaines régions, ailleurs des milliers de gens meurent de faim. Aucun argument ne peut justifier de telles disparités.

Des conditions comparables existent dans toutes les grandes communautés, où la répartition inéquitable des biens de ce monde reste un fait marquant. D’une part, on a ceux qui vivent dans des palais, se vautrant dans toutes les formes de luxe, tandis que de l’autre vivent dans une misère abjecte et dans la privation ceux qui, souvent littéralement, ont faim.

Non ! Un tel état des choses ne peut persister dans le nouvel âge qui débute, et doit être une des premières choses rectifiées pour atteindre de meilleures relations humaines.

Il faut reconnaître que plusieurs pas significatifs dans cette direction ont été entrepris, mais seulement assez pour permettre à la conscience qui s’éveille de réaliser combien davantage doit être fait. Ce ne sont pas des sujets qui peuvent être remis à plus tard indéfiniment, parce qu’ils représentent les motifs qui alimentent directement le mécontentement, la révolution et la guerre, et doivent donc être réglés aussi vite que possible si les humains veulent vivre en paix.

Il est admis qu’il n’y a pas toujours de solution applicable immédiatement, mais ce n’est pas une raison pour rester inactif. Pourvu que l’homme soit motivé par la volonté-de-bien, et que des pas volontaires soient franchis pour parvenir à quelque chose de constructif, alors le travailleur – que ce soit un individu ou une nation – peut être assuré que l’aide et l’inspiration nécessaire viendra pour le guider sur son sentier de service.

« La politique, l’économie, la science, la culture et l’éducation seront bientôt parmi les préoccupations majeures de l’humanité, incarnant enfin tous les aspects de la vie spirituelle. […] Dans le monde, les véritables transformations, les réels changements de conscience ont lieu dans les domaines politique et économique. C’est grâce aux transformations politiques et économiques que les structures seront reconstruites, permettant à la spiritualité inhérente en chacun d’être reflétée. »
Extrait de La spiritualité, article de B. Creme publié dans notre numéro de janvier-février 2021

 

Vers une ère de paix et d’abondance

Des différences de niveaux de vie, parmi les dirigeants, les entrepreneurs et l’intelligentsia sont presque inévitables, comparés à ceux des contremaîtres, des ouvriers et des exécutants. Puis il y a ceux qui, pour une raison ou pour une autre, sont incapable de gagner leur vie, ou qui sont simplement trop fainéant pour travailler. Des différences similaires seront constatées entre les communautés, entre les pays et entre les ethnies. De façon générale, ces conditions déséquilibrées peuvent en grande partie être imputées à ceux qui accaparent et accumulent égoïstement, parce qu’ils ont l’avantage d’être mieux équipés que leurs frères face aux exigences de la vie, et qui ont abusé de ce privilège en retenant une part immodérée de gains mutuels pour leur usage personnel. Cependant, l’humanité ne peut plus tolérer ces extrêmes, si emblématiques du passé.

Des processus d’ajustement ont été mis en marche, mais il sera toujours difficile de trouver une partition juste des gains et des profits d’une entreprise, entre des membres fonctionnant à différents niveaux mentaux, physiques et techniques. Les seuls principes qui fourniront les solutions sont l’équité, la compréhension et la bonne volonté. A mesure que le futur se dessine, il apparaîtra qu’avec le développement spirituel, le sens des valeurs de l’homme se transforme radicalement – qu’il ne voudra pas plus longtemps s’encombrer de possessions matérielles qu’il ne puisse mettre au service de la communauté.

En ce qui concerne les retardataires de la race humaine – encore une fois, cela s’applique aux individus comme aux communautés – il faut toujours se rappeler que la raison de leur abandon doit avant tout être recherchée dans une faiblesse ou maladie physique, psychique ou mentale. Un tel état de maladie est souvent la conséquence directe d’un nourrissement inadéquat ou déséquilibré par le passé, ou de conditions environnementales défavorables. Des tentatives doivent donc être menées pour aider et encourager ces personnes et ces peuples, au lieu de les rejeter et de les laisser à leur sort. L’approvisionnement de la nourriture et des abris nécessaires pour les masses les moins privilégiées de l’humanité conduira à une nouvelle approche constructive de la vie. Celle-ci à son tour inaugurera une nouvelle ère de paix et d’abondance. Toutefois, ces étapes demanderont une préparation attentive et du discernement.

Jusqu’à maintenant, les ressources et les richesses du monde ont, pour la plupart, été usurpées par un nombre limité d’individus et d’institutions cupides, qui s’efforcent encore désespérément de conserver leur emprise, et d’acquérir une part encore plus grande de richesses et de pouvoir. Malgré cela, le temps est venu pour des changements drastiques – qui sont actuellement mis en œuvre dans la structure économique mondiale –, et après que les ajustements nécessaires aient été effectués (avec l’assistance hiérarchique !), un nouvel ordre économique mondial se manifestera. Ce nouvel ordre sera basé sur la bonne volonté, sur le partage mondial des biens fondamentaux et sur une sage mise en commun de toutes les ressources – tant matérielles, scientifiques que techniques – pour le bénéfice de tous, appuyé par un bon système de distribution. Il faudra du temps pour que ce nouvel esprit s’établisse partout dans le monde, mais le futur est écrit et rien ne pourra résister à cette lame de fond qui prend rapidement de l’ampleur !

Se nourrir sans porter atteinte au climat [sommaire]

par Edwina Hughes, Richard Waite et Gerard Pozzi,

Le grand public étant de plus en plus conscient de l’impact de son mode de vie sur le climat, les projecteurs sont braqués sur les aliments que nous consommons. L’agriculture et l’utilisation connexe des terres représentent près d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Les aliments d’origine végétale sont généralement beaucoup moins gourmands en ressources que ceux d’origine animale. Par gramme de protéine, la production de bœuf utilise vingt fois plus de terres et génère vingt fois plus d’émissions de GES que celle des haricots.

On accorde beaucoup d’attention aux innovations surprenantes visant à offrir une plus grande variété d’options alimentaires avec une empreinte climatique plus faible – comme les crackers fabriqués à partir d’insectes ou les barres protéinées aux algues. Mais les grandes structures qui souhaitent offrir à leurs clients des options alimentaires respectueuses du climat constatent que c’est moins difficile qu’on l’imaginerait. On le doit en partie à de récentes recherches en sciences comportementales, qui montrent que de petits changements dans la formulation des menus ou la création de délicieux plats à base de plantes peuvent considérablement augmenter l’adoption des offres durables. En bref, ils ont découvert qu’il est déjà possible d’adopter aujourd’hui une alimentation respectueuse du climat de demain, grâce à des changements faciles qui ne compromettent ni la saveur ni le coût.

Photo  CC0 Public Domain, pxhere.com
L’engagement en faveur d’un menu respectueux du climat a eu pour heureuse conséquence une augmentation de la quantité de légumes, de légumineuses et de céréales achetés et servis par les organisations membres.

De nouvelles données provenant du Cool Food Pledge – un groupe de restaurants, de villes, d’hôpitaux et d’entreprises qui se sont engagés d’ici 2030 à réduire de 25 % les émissions de GES associées aux aliments qu’ils servent, conformément aux objectifs de l’Accord de Paris – montrent que ses membres ont été en mesure de réduire collectivement les émissions de 4,6 % au total et de 12 % par assiette en seulement quatre ans. Certains ont réduit leurs émissions encore plus rapidement, la preuve que de grands changements sont possibles en peu de temps.

Alors que des appels sont lancés en faveur d’une reprise « verte » après la crise sanitaire, ces résultats peuvent être source d’inspiration.

Les leçons tirées par les membres du Cool Food Pledge montrent qu’il est facile de faire des progrès significatifs vers un avenir alimentaire durable. Il s’agit simplement de mettre en avant ce qui est délicieux, rentable et à faible émission de carbone. Voici les trois principales leçons :

1 – Faites que ce soit délicieux

Les aliments respectueux du climat n’ont pas forcément à être insipides. Prenez l’exemple de la société de biotechnologie Genentech, qui emploie 10 000 personnes en Californie et dispose d’une équipe de restauration interne qui élabore les plats du jour. Lorsqu’elle a adhéré à l’initiative Cool Food Pledge, elle a changé les plats du chef avec des variantes riches en végétaux, en proposant encore plus de légumes, de légumineuses et de céréales. Parmi les nouveaux plats, citons le « jambalaya végétalien au jacquier, au gombo et au seitan » avec du riz complet, de la sauce créole et des oignons verts râpés, ainsi que les « légumes mexicains grillés » avec un assortiment de légumes, des haricots noirs à l’étouffée, des oignons rouges marinés au piment et des tortillas de farine. Suite aux réactions positives des employés, la demande pour les nouvelles options riches en végétaux a augmenté tandis que la demande pour les options plus traditionnelles, plus lourdes en viande, a diminué. Rien qu’entre 2018 et 2019, l’entreprise a réduit l’impact climatique de chaque assiette de nourriture qu’elle sert d’un incroyable 33 %.

2 – Restez rentable

Une alimentation respectueuse du climat ne doit pas nécessairement augmenter les coûts – elle peut même les réduire. Pour nourrir les patients et les visiteurs, à l’UCSF Health (Centre médical de l’Université de Californie à San Francisco), des chefs avant-gardistes ont décidé d’allier respect du climat et rentabilité. L’UCSF avait un burger 100 % bœuf qui ne se vendait pas bien. Il fut aisé de passer, en 2017, à un burger 70 % bœuf et 30 % champignons qui se vendait mieux. Le burger mélangé coûtait moins cher, le champignon en maintenait la saveur et la réduction de la part de bœuf contribuait à l’objectif de respect du climat en matière d’alimentation.

Dans le même temps, les menus ont évolué, passant de 20 plats contenant du bœuf en 2017 à seulement trois en 2020. Ces menus plus riches en végétaux se sont avérés à la fois meilleurs pour le climat et plus attrayants pour les clients. Les émissions totales de GES liées à l’alimentation de l’UCSF Health ont chuté de 13 % en trois ans seulement.

3 – Explorez le monde des végétaux

L’engagement en faveur d’un menu respectueux du climat a eu pour heureuse conséquence une augmentation de la quantité de légumes, de légumineuses et de céréales achetés et servis par les organisations membres. En fait, les membres ont acheté 12 % de plus de produits à base de végétaux en 2019 par rapport à l’année de référence. Le service de restauration de l’Université de Cambridge, qui gère 14 cafétérias et cantines et assure la restauration de 1 500 événements par an, a complètement supprimé la viande de ruminants, et les convives peuvent déguster à la place des boulettes de légumes à la suédoise, un ragoût de pois chiches marocains fumés et des burgers de patate douce. Les émissions ont diminué de plus de 30 % alors que l’université a servi 30 % de nourriture en plus, ce qui reflète le changement significatif dans les ingrédients qui composent les repas servis.

Avoir un impact n’est pas sorcier

Cette variété de progrès reflète les environnements spécifiques dans lesquels ces organisations opèrent et les différents types de repas qu’elles servent. Nombre d’entre elles réduisent leurs émissions alors même que le nombre de repas qu’elles servent augmente.

Bien que chaque établissement de restauration ait ses particularités, le Cool Food Pledge propose une structure de base et offre des conseils pour aider l’industrie alimentaire à réduire l’empreinte carbone des aliments en accord avec la science du climat. Les membres sont guidés à travers trois étapes : « S’engager, planifier et promouvoir. » Ils s’engagent à réduire les émissions de GES liées à l’alimentation de 25 % d’ici 2030 ; ils élaborent un plan pour atteindre leurs objectifs en se basant sur les dernières découvertes en science du comportement ; et en promouvant leurs réalisations, ils sont en première ligne d’un mouvement croissant qui réduit l’impact de l’alimentation sur le climat.

Source : Reproduit avec l’aimable permission du World Resources Institute : wri.org

Pour une vraie loi climat [sommaire]

par Jon Queally,

Le 28 mars 2021, à Paris et dans d’autres villes françaises, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour exiger du gouvernement des mesures beaucoup plus ambitieuses en matière de climat. Selon l’agence Reuters : « Les législateurs français devaient commencer à examiner un projet de loi sur le changement climatique le 29 mars, mais les critiques affirment qu’il n’est pas assez ambitieux pour limiter les émissions de carbone du pays et atteindre l’objectif fixé lors de l’Accord de Paris pour limiter la hausse des températures mondiales. » Alors que les partisans de ce projet intitulé Climat et résilience affirment qu’il est conçu pour réduire les émissions de carbone de 40 % d’ici la fin de cette décennie, les critiques ont déclaré que les propositions les plus ambitieuses étaient laissées de côté et que le président Macron trahissait sa promesse de mener une action suffisamment audacieuse pour faire face à la crise planétaire. Les manifestants et leurs supporters en ligne ont utilisé l’expression « Vraie loi climat » et le hashtag : #VraieLoiClimat pour soutenir l’action de la journée. « Nous sommes tous de plus en plus conscients qu’il faut vraiment agir rapidement », a déclaré un manifestant, Antonin André, à CGTN News. « Macron fait marche arrière, une rétroglissade, c’est un artiste qui fait semblant d’avancer mais en fait ne fait que reculer. Rien de ce qu’il propose ne va dans le sens d’un intérêt commun. » Selon  CGTN : « On estime que 110 000 manifestants ont défilé dimanche, dont 4 000 à 10 000 à Lyon et 55 000 à Paris, malgré les restrictions liées à la pandémie. » Tom Baquerre, coprésident de Combat Monsanto, l’une des organisations qui s’est jointe à la manifestation, a déclaré : « Tous les scientifiques et les groupes écologistes affirment que la proposition de projet de loi du gouvernement n’est pas à la hauteur. »

Source : commondreams.org

 

Citation

Message de Maitreya, 27 septembre 2007 [sommaire]

« Mes chers amis, je suis maintenant proche de vous. Nombre d’entre vous attendent ma présence depuis longtemps.

Je suis sur le point de m’avancer ouvertement devant tous les hommes et de commencer ma mission extérieure. Il n’existe aucune distance entre nous. Sachez-le. Comprenez-le. Lorsque vous me demandez de l’aide à travers la « main », ou directement, cette aide, soyez-en sûrs, vous est assurée. Vous ne réaliserez peut-être pas que cette aide vous a été apportée, mais elle le sera. Faites-moi confiance pour vous aider, car c’est pour le faire que je viens.

Je vous exhorterai à travailler avec moi pour le bien de tous. C’est l’opportunité de grandir plus vite, plus rapidement que vous ne l’avez jamais fait auparavant, et d’accéder ainsi aux pieds de celui que nous appelons Dieu.

Ne soyez pas effrayés des nombreux problèmes qui surgissent maintenant presque chaque jour dans le monde. Ces événements sont transitoires et les hommes comprendront bientôt qu’ils ont devant eux un avenir baigné de lumière. »

(Message reçu à la fin d’une interview de B. Creme pour un documentaire télévisé, à Amsterdam (Pays-Bas). (PI, novembre 2007)

 

Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Face à face [sommaire]

Cette photographie, a été prise à Barcelone en 2008. Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait de Maitreya, sous la forme d’un « familier ». Maitreya et les Maîtres choisissent souvent d’apparaître sous la forme d’un « familier » qui peut ne ressembler en rien à Maitreya.

 

Capture d’écran de la nouvelle vignette

En 2008, à Barcelone, je pris deux photos d’un homme assis sur un banc. Par la suite, le Maître de Benjamin Creme avait indiqué qu’il s’agissait d’un familier de Maitreya. Sur l’une d’elle, Maitreya regardait vers le bas, et son visage apparaissait de trois-quarts. J’enregistrai les deux photos sur mon ordinateur et décidai d’afficher une miniature de l’une d’elles sur mon écran. A mon grand étonnement, sur cette miniature, le visage de Maitreya s’était tourné et me faisait face !

Au cours de l’été 2020, j’achetai un nouvel ordinateur et transférai toutes mes photos. Comme je l’avais fait sur l’ancien, je mis une miniature de la même photo de Maitreya sur le bureau du nouvel ordinateur. Cette fois-ci, cependant, la photo ne fut pas modifiée : il était de trois-quarts, comme sur la photo originale.

Ce soir (23 mars 2021), alors que nous travaillions en réunion Zoom avec des amis sur une présentation de Maitreya, je remarquai que le titre de la miniature était simplement « .jpg ». Je renommai donc la vignette : « Maitreya.jpg ». Au moment où j’enregistrai ce nouveau nom, je constatai que son visage s’était de nouveau tourné vers moi et me faisait face ! Pour moi c’est un miracle !

S. Q., Edmonton, Canada

Un exercice joyeux [sommaire]

Un soir d’été 2004, alors que le soleil déclinait, j’étais assis sur un banc dans la partie sud du parc. J’étais de bonne humeur car un livre que j’avais écrit était sur le point d’être publié. Deux hommes étaient assis sur le banc juste à côté et nous entamâmes une conversation. Il s’agissait d’amis londoniens, un homme grand de race blanche et l’autre plus petit au teint « café au lait », qui s’est avéré être né en Zambie. Nous avons évoqué le contenu de mon livre.

J’avais une flûte arménienne que je voulais essayer. Le grand me dit : « C’est la seule façon de se mettre à pratiquer un instrument. » Je répondis que je ne jouerais que lorsque le soleil serait couché et s’il n’y avait pas trop de monde. « C’est dommage », répondit-il. Le plus petit m’encouragea à jouer en imitant les notes d’un air jazzy avec sa bouche et en mettant les doigts sur une flûte imaginaire. Ma flûte a un son mélancolique et on ne l’utilise pas dans ce registre. Mais sans que je ne m’en rende compte, la joie de ces deux gars sympathiques me gagna et je me mis à jouer pendant deux heures, et devant les promeneurs, alors que je suis timide. Le grand gars déposa un chapeau par terre, ce qui me fit rire. Après, notre conversation dura encore un peu. Puis nous nous sommes dit au revoir et tandis qu’ils s’étaient déjà éloignés de quelques pas, le plus petit se retourna et me demanda : « Quel est le titre de votre livre ? » – « The Polar Paradox », ai-je répondu assez fort pour être entendu à cette distance. Il répéta : « The Polar Paradox » avec la bonne prononciation anglaise de « polar ». Etaient-ils « juste » des amis ou des amis et des Maîtres ?

C. R., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait de Maitreya et du Maître Jésus.

Aide sur l’autoroute [sommaire]

[Courrier adressé en 2006.] Plusieurs années après avoir lu le livre La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, Tara Canada nous informa que Benjamin Creme donnait une conférence à Vancouver (en 1992). Mon gendre et moi décidâmes d’y assister. Nous résidons à près de 500 km de Vancouver.

A une heure de route de Vancouver, notre voiture tomba en panne. Nous décidâmes d’attendre au bord de l’autoroute l’aide d’un automobiliste secourable. Au bout d’une vingtaine de minutes, un camion s’arrêta et le conducteur nous proposa son aide. Il s’assit sur le siège du conducteur et apporta une sorte de réglage à la direction. Puis, après l’avoir remercié, nous reprîmes notre route.

Le conducteur du camion, un homme d’une trentaine d’années, vêtu de vêtements de travail propres et soignés, avec des cheveux blonds bien coiffés, était sympathique et courtois. Était-ce un Maître ?

I. H., Armstrong, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

Visite nocturne [sommaire]

[Courrier reçu en septembre 2006.] En août 2006 ma santé se détériorait et j’avais tellement mal aux reins que je ne pouvais même plus marcher. Un soir, je me couchai à minuit mais, comme d’habitude, je n’arrivai pas à dormir et pensai que cette insomnie pouvait être due à un afflux inhabituel d’énergie. J’avais médité et, depuis le matin, je ressentais de l’énergie. Vers 2 ou 3 heures du matin, je reçus une visite surnaturelle. Je perçus une certaine chaleur comme si cet être s’était allongé sur moi ou comme s’il avait posé une couverture sur moi. Puis il m’a purifié la partie droite du corps, et le bruit que cela faisait ressemblait à « glou glou glou » comme s’il lavait et rinçait des tuyaux ou des organes. Puis, il nettoya deux chakras et partit. C’était comme un choc électrique ; j’avais l’impression de flotter au-dessus de mon lit. Cela fut très court mais inoubliable. En plus, je souriais, j’avais l’impression que cette personne était une personne enjouée. Même si la douleur était toujours présente, j’avais l’impression d’avoir subi une opération chirurgicale. Qui était à la source de cette énergie ? Qui était ce visiteur ?

Identité non divulguée, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le visiteur était le Maître Jésus.

Distribution très spéciale [sommaire]

Un membre de notre groupe de Transmission nous a envoyé par courrier postal un article daté du 31 août 2003, tiré d’un journal du Massachusetts, sur un magasin local d’aliments bio. Bien qu’il ait mal orthographié notre nom de famille, qu’il ait mis une mauvaise adresse, un mauvais numéro de bâtiment, et même une mauvaise ville et aucun code postal, la lettre est étonnamment arrivée quelques jours plus tard sans le moindre problème ! S’agissait-il d’une distribution très spéciale ?

B. S., New York, Etats-Unis

Le Maître de B. Creme a indiqué que la lettre était parvenue à destination grâce à l’aide de Maitreya.

Le porteur d’eau [sommaire]

En octobre 2004, dans ce même magasin bio, je rencontrai un homme : grand, noir, bien bâti, la quarantaine. Il portait une imposante coiffe musulmane brune, d’au moins dix centimètres de haut, et une chemise brune par-dessus une chemise blanche qui lui arrivait aux genoux.

Il se tenait juste devant moi avec un sourire approbateur, alors que je me proposai d’aider une cliente à mettre un carton de vingt boîtes de tomates concassées dans son chariot. Il avait dans son chariot un bidon de vingt litres d’eau filtrée par osmose inversée. « C’est Maitreya » me dis-je. J’étais incommensurablement heureux de le rencontrer à nouveau.

Il était très énergique et passa juste devant moi, à la caisse, puis sortit pour rejoindre sa voiture. Il vit que je le dévisageais et, s’il était Maitreya, j’espère qu’il comprenait chaque mot que je lui disais dans ma tête. S’agissait-il de Maitreya ?

B. S., New York, Etats-Unis

Le Maître de B. Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.

Chanson d’amour [sommaire]

[Courrier reçu en août 2006.] Ce fut un jour spécial pour moi, et je ne peux l’oublier. En début d’après-midi, j’entrai dans une petite boutique de souvenirs, d’articles d’Inde et de livres sur la spiritualité. Je me tenais entre les rayons, un livre à la main, quand quelque chose attira mon attention.

Comme d’habitude on diffusait une musique calme. Soudain, j’entendis une voix grave masculine chanter. J’étais sûre de ne l’avoir jamais entendue auparavant. Je ne comprenais pas la langue, mais la profondeur et le son de la voix me touchèrent profondément. Mon cœur tressaillit de bonheur. Quelque chose me disait que l’homme chantait pour moi. Le chant s’arrêta et j’essayai de prêter attention au livre tout en espérant entendre de nouveau la voix. J’entendis quelqu’un dans le magasin demander : « Que feriez-vous avec la personne que vous avez aimée toute votre vie ? » Une dame répondit qu’elle ne savait pas.

Puis un inconnu s’arrêta près de moi. Il prit un livre et le posa sur l’étagère face à moi, en disant en anglais : « C’est le meilleur ! » Il passa la main sur le livre comme s’il voulait le caresser. Du coin de l’œil, je vis que c’était un livre de Castaneda. Je jetai un coup d’œil à l’étranger. Son corps trapu semblait plein de vitalité. Ses cheveux gris étaient attachés en queue de cheval. Il devait avoir 60 ans. « Vraiment, dis-je, eh bien, probablement. » Je repris la lecture du livre que j’avais entre les mains et l’homme s’éloigna. La voix masculine profonde se remit à chanter. Sans doute l’étranger qui m’avait montré le livre. Je fus surprise lorsqu’il s’exprima à la dame en slovène, lentement et prudemment. Personne ne parle ainsi. Puis il lui demanda ce qu’elle ferait avec celui qu’elle a aimé toute sa vie. Il n’y eut pas de réponse. Je souris. Pour moi, la réponse était si simple : J’aimerais encore plus cette personne !

L’homme continua un peu sa visite, puis dit au revoir à la vendeuse et partit. D’une certaine manière, je m’attendais à ce qu’il me dise au revoir à moi aussi. Je déclarai intérieurement : « Au revoir ! Bonne chance ! » Comme j’étais pressée, je payai le petit objet choisi et quittai rapidement le magasin. Dehors, je constatai que l’inconnu n’était ni dans la rue ni sur la place.

Tout l’après-midi, je repensai à lui et à ce qu’il avait suscité en moi. J’avais le sentiment que j’aurais dû lui parler. Je ne parvenais pas à oublier cette rencontre. Deux jours plus tard, je retournai dans ce magasin dans l’espoir de me procurer le livre. Il était toujours à l’endroit où il l’avait mis, mais il était à la verticale pour que je ne le rate pas. Son titre était Le cadeau de l’aigle. Je me demande qui était cet homme ?

M. M., Nova Gorica, Slovénie

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

Article 1 et Article 2 de la Déclaration universelle des droits humains [sommaire]

 

 

L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits humains comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2
Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

 

Source : un.org

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Que sont les anges ? [sommaire]

Les anges existent réellement. Leur évolution est totalement distincte de l’évolution humaine – elle lui est parallèle. En Orient, on parle d’évolution des dévas ou des anges, allant des plus simples élémentaux subhumains sur l’arc involutif, jusqu’à ces grands êtres – bien supérieurs aux humains – que sont les archanges. C’est une évolution incroyablement variée qui pénètre jusqu’au cœur de la matière : ces élémentaux maintiennent en effet la cohésion de la planète.
Sur l’arc évolutif, les bâtisseurs inférieurs, comme on les appelle, créent les arbres, les fleurs, toute la végétation ; ils gèrent également le climat de la planète, prennent soin des sources, des cours d’eau… Tout cela relève de la responsabilité, au sein même de la matière, de ces minuscules vies déviques ou angéliques subhumaines qui, grâce à leur action, se rapprochent peu à peu du stade humain d’évolution.
Toute évolution part du stade subhumain, passe par le stade humain, puis le dépasse. Il existe des vies angéliques bien au-dessus du niveau humain. Tout comme les Maîtres, ces Êtres sont passés par le stade humain avant de le dépasser en entrant dans le royaume des âmes. On ne doit pas les confondre avec les anges.
De nos jours, dans tous les pays, les gens rencontrent des anges. C’est devenu un sujet de discussions passionnées dans les médias, autour des tables familiales, et, en fait, partout.
Tout le monde a fait au moins une fois la rencontre d’un ange.
Ces « anges » ne sont pas des anges ; ce sont des Maîtres. Les Maîtres prennent l’apparence « d’anges » en sauvant des gens de toutes les sortes possibles de tragédies, comme les accidents mortels de voiture, les noyades, les chutes de falaise, etc. Les Maîtres sont capables de changer leur aspect à volonté.
Les gens se représentent les anges avec des ailes ; ils n’en ont pas besoin. C’est une forme-pensée que les humains ont créée. Les Maîtres utilisent cette forme-pensée, se manifestent comme les gens imaginent que sont les anges, et ces gens disent : « J’ai été sauvé par un ange ! » C’est vrai : ils ont été sauvés. Mais par un Maître.
Les anges existent réellement, mais ils n’entrent pas si facilement en contact avec les humains. Cependant, un jour, dans l’avenir, le règne humain sera en contact étroit avec l’évolution angélique. Les anges sont de grands guérisseurs et apporteront beaucoup à l’humanité dans ce domaine.

Chacun de nous a-t-il un ange gardien ? [sommaire]

Nous avons effectivement un ange gardien, mais il ne nous sauve pas des accidents ou des situations tragiques et dangereuses. Pas du tout. Son rôle est de nous maintenir sur le chemin de l’évolution. Si une activité maléfique ou la magie noire risque de nous égarer sur le chemin de l’involution, la tâche de l’ange gardien est de nous maintenir sur le droit chemin de Dieu, c’est-à-dire sur la voie de la Lumière à travers le processus d’évolution dont les Maîtres sont les gardiens.

Pouvons-nous leur parler ? [sommaire]

On ne peut pas parler à son ange gardien. Les gens leur adressent les prières, mais ce sont les Maîtres qui les entendent et y répondent.
[Les questions-réponses ci-dessus sont extraites d’une interview de Benjamin Creme par Dick Larson 1996.]

Je présume que l’idée de réincarnation ne date pas d’hier. Apparemment, la religion existe pour améliorer la vie des gens (même si elle ne réussit pas toujours). Si nous devons revenir, c’est bien agréable de savoir que nous sommes capables d’évoluer. Mais j’aimerais revenir dans un monde sans pollution. Et qui aurait envie de revenir dans un pays où les gens n’ont rien à manger ? [sommaire]

C’est l’un des problèmes que l’humanité doit actuellement affronter, et c’est la priorité absolue de Maitreya. L’une des raisons de sa présence actuelle dans le monde est précisément le fait que 250 millions de personnes meurent littéralement de faim dans un monde où il y a largement de quoi nourrir chaque individu. Nous avons assez de nourriture pour nourrir le monde entier. Maitreya appelle cela un crime. C’est une aberration et un crime que des gens meurent de faim dans un monde d’abondance.
[Interview de Benjamin Creme dans l’émission de Ken Behrens, le 28 juin 1989.]

Dans l’un de ses messages, Maitreya dit : « Je ne veux pas que vous croyiez en moi. Je veux que vous fassiez l’expérience de ma présence.(1) » Pouvez-vous expliquer cela ? [sommaire]

Les groupes religieux pensent qu’ils ont un guide – Jésus ou Krishna ou qui que ce soit –, et qu’ils doivent croire en lui. Les chrétiens disent : « Croyez en Jésus et vous serez sauvés. Affirmez que vous croyez en lui. » Que signifie le fait de croire, est-ce simplement de dire : « Je crois que Jésus est vivant » ?
Personnellement, je crois que Jésus est en incarnation. C’est un grand Maître et on le verra bientôt dans le monde avec Maitreya et tout un groupe de Maîtres. Mais le simple fait de prononcer « Je crois en Jésus » ne change rien. Ce qui transforme vraiment quelqu’un, c’est qu’il s’identifie à ce que Maitreya en tant que Christ, et Jésus, qui a vécu en Palestine, représentent en eux-mêmes : l’amour qui est le principe christique. Vous vous identifiez à cela en vous, en votre propre personne, et vous faites l’expérience de Maitreya. Le simple fait de croire en lui en tant qu’instructeur mondial n’est pas important. Et il n’est pas important que vous croyiez en Jésus ou en Maitreya. Mais il est important que vous reconnaissiez le principe christique en vous et dans la mesure où il est éveillé en vous, Maitreya peut travailler à travers vous. Il peut changer le monde par votre entremise.
(1) – Enseignements de Maitreya, Les Lois de la Vie