Partage international
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mai 2020 – No 381
Sommaire
- Article du Maître —
- Plaidoyer pour le partage par Le Maître –
- Editorial Aucun article pour cette rubrique
- Ce mois-ci dans Partage international
- Point de vue
- Rassemblons-nous en ces temps de distanciation par David Suzuki
- Compte rendu de lecture Aucun article pour cette rubrique
- Compilation
- De nos correspondants
- Le moment est venu de mettre en place le revenu de base universel par Elisa Graf
- La bonté née d’une crise par Wanja Amling
- Résilience par Dominique Abdelnour
- La prochaine vague du tsunami par Luc Guillory
- Dossier Aucun article pour cette rubrique
- Signes des temps
- S.O.P. — Sauvons notre planète Aucun article pour cette rubrique
- Tendances Aucun article pour cette rubrique
- Vers un meilleur avenir pour tous Aucun article pour cette rubrique
- Entretien
- Fifty sandwiches : rendre aux sans-abri leur qualité d’être humain – Interview de Justin Wilder Doering par Jason Francis
- Environnement Aucun article pour cette rubrique
- Esotérisme Aucun article pour cette rubrique
- Faire le lien Aucun article pour cette rubrique
- Faits et prévisions Aucun article pour cette rubrique
- Fenêtre sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- La voix de la raison Aucun article pour cette rubrique
- La voix des peuples Aucun article pour cette rubrique
- Le point de vue de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Le respect de la loi Aucun article pour cette rubrique
- Les enseignements de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Les mensonges dévoilés Aucun article pour cette rubrique
- Les priorités de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- L’humanité une Aucun article pour cette rubrique
- L’Unité dans la diversité Aucun article pour cette rubrique
- Regard sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- Autres
- Le changement, l’amour, et le besoin d’unité par Graham Peebles
- « Notre force se mesure à l’aune des plus précaires. » par António Guterres
- Citation Aucun article pour cette rubrique
- Message de Maitreya
- Message n° 101 du 26 mars 1980 par Maitreya
- Brève Aucun article pour cette rubrique
- Courrier des lecteurs
- Rayons Aucun article pour cette rubrique
- Dernière de couverture
- Le Héraut du renouveau par Le Maître –
- Cahier anniversaire Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses de Benjamin Creme Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses
Article du Maître —
Plaidoyer pour le partage – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, mars 1987
Le moment viendra bientôt où l’humanité devra prendre une décision majeure. Déchirée comme elle l’est par les divisions et clivages qui l’assaillent de toutes parts, il lui faudra trouver une manière nouvelle d’aborder ses nombreux problèmes. Faute de quoi son avenir s’annoncerait sous de sombres auspices.
D’un point de vue historique, la situation actuelle sur la Terre est sans précédent. Jamais auparavant autant d’âmes n’ont cohabité sur la planète. Rarement les divisions entre les groupes ont été si cruelles et si profondes. Jamais auparavant l’homme n’a disposé de forces de destruction si considérables, au point de pouvoir anéantir la vie dans tous les règnes. Face à une menace de cette ampleur, l’homme doit faire le point de la situation et concevoir de nouvelles façons d’agir.
De toutes les voies possibles, il est une qu’il n’a encore jamais empruntée ‒ une voie simple qui au fil de son histoire lui a toujours échappé. Le principe du partage est le seul susceptible de répondre aux besoins de l’homme et de résoudre ses nombreux problèmes, car il est au cœur même du Plan de Dieu. Par l’absence de partage, l’homme renie sa divinité et se prépare un avenir chargé de tous les maux. Sans le partage règne un chaos contre nature qui interdit à l’homme la justice qui lui revient de droit. Seul le partage fournit à l’homme l’opportunité de mettre en œuvre le Plan divin de fraternité, et d’extirper à jamais du monde le péché de la séparation. Comment, sans partage, l’homme pourrait-il poursuivre sa route ? Comment, sans partage, pourrait-il espérer survivre ?
Si grands sont les dangers inhérents au déséquilibre actuel entre les nations qu’il ne peut s’en remettre à la chance pour se tirer d’affaire. Une maladie mortelle – la séparativité et la cupidité – fait rage sur la terre et nécessite des mesures draconiennes pour en assurer la guérison. Malgré le chaos ambiant, un traitement simple est à portée de main. Les épreuves endurées de longue date par l’humanité touchent à leur fin.
Mobilisée contre les forces qui tiennent encore l’homme en esclavage, la Hiérarchie de Lumière, réunie sous la bannière de la Vérité, revient sur ses pas. Maitreya commence sa mission en lançant un appel au partage. Il connaît le cœur des hommes et il est certain de leur choix, certain qu’ils sont prêts à réaliser les changements nécessaires.
« L’homme doit partager ou mourir », a-t-il déclaré, sachant bien que les hommes choisiront de partager et de vivre pour créer avec lui un avenir meilleur. Jusqu’à présent, tous les efforts visant à résoudre les problèmes du monde ont été consacrés à la préservation des structures existantes, si injustes qu’elles se soient révélées. Les clivages qu’on observe de toutes parts exigent d’être résolus par l’application de la Loi de justice.
Nombreux sont ceux qui aujourd’hui sont saisis par la peur face aux querelles de leurs dirigeants ; nous sommes pourtant proches du moment où ils laisseront ces dirigeants loin derrière eux. L’homme s’éveille à l’appel de la liberté et a seulement besoin d’un vrai leadership pour résoudre les problèmes du monde.
Maitreya est venu pour montrer la voie et conduire les hommes vers la fraternité et la justice. Une ère nouvelle s’ouvre sous sa sage direction, dans laquelle la vraie divinité de l’homme se manifestera par la mise en œuvre du partage et de la coopération, réalisant ainsi le Plan de Dieu.
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles sur quantité de sujets. Les Maîtres de Sagesse écrivent de manière toujours pertinente et intemporelle, et nombre de ces articles semblent aussi actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement. L’article ci-dessus, bien qu’écrit en 1987, nous touche au cœur compte tenu de la crise mondiale actuelle, tout comme le message n°101. Leurs conseils sont simples et sans complaisance.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Mai 2020 – [sommaire]
Et dans son message n° 101, Maitreya pointait l’origine du problème et sa solution : « Le monde implore la justice. La véritable raison des problèmes de l’homme est l’absence de justice et d’amour. Si ces aspects divins étaient en vigueur demain, une nouvelle douceur colorerait vos vies […]. C’est simplement le manque d’amour qui est la racine des souffrances de l’homme aujourd’hui. Rien d’autre ne l’empêche de manifester son divin potentiel. »
Beaucoup considèrent cette crise comme une opportunité. Des voix respectées et familières, dont nous aurions aimé qu’elles soient incluses dans ce numéro, appellent à « un changement radical ». Pour citer l’auteur Jeremy Lent, nous devrions « voir plus grand : Quoi que vous pensiez des impacts à long terme de l’épidémie de coronavirus, vous ne pensez probablement pas assez grand. » Le pape François a parlé de la « contagion de l’espoir » : « Maintenant plus que jamais, les personnes, les communautés et les peuples doivent être mis au centre, unis pour guérir, pour prendre soin et pour partager […]. Notre civilisation si compétitive, si individualiste, avec ses rythmes frénétiques de production et de consommation, ses luxes extravagants, ses profits disproportionnés pour quelques-uns seulement a besoin de ralentir, de faire le point et de se renouveler. »
Nos correspondants ce mois-ci soulignent les opportunités que la crise du coronavirus apporte avec elle, en observant la résilience et la gentillesse innée qui fleurissent dans la morosité. Dans la compilation de ce mois-ci, le Maître de Benjamin Creme nous met tous au défi, mais nous donne la réponse, lorsqu’il pose la question : « Comment peut-il exister deux mondes alors que le monde est Un ? Comment la division peut-elle régner alors que la loi est la même pour tous ? Bientôt, les hommes comprendront que la souffrance du grand nombre est la maladie de tous, et que seule la justice apportera la guérison. »
Point de vue
Rassemblons-nous en ces temps de distanciation – [sommaire]
Ce sont des moments difficiles, en particulier pour les personnes privées d’un logement sûr, de nourriture et d’autres produits de première nécessité – et pour ceux qui sont en première ligne. Même si nous devons maintenir une distance physique, nous devons nous unir plus que jamais.
Aussi mauvaise que puisse être la situation, ou qu’elle puisse le devenir, la compassion et la sagesse garantiront que du bien en émerge. Au cours des dernières années, une tendance encourageante est la reconnaissance croissante de la nécessité d’associer la science et les connaissances autochtones traditionnelles pour mieux comprendre notre place dans la nature et trouver de meilleures façons de vivre au sein de ses limites.
Les peuples qui ont été liés à un lieu pendant des millénaires ont souvent une compréhension claire du fonctionnement des écosystèmes, de l’importance de chaque composant des réseaux interconnectés dont nous sommes tous partie. La science occidentale a tendance à être réductionniste, se concentrant sur les choses de manière isolée, souvent dans des conditions contrôlées ou artificielles telles que des flacons et des chambres de croissance.
Cela peut entraîner des conséquences imprévues. Par exemple, Paul Mueller a remporté le prix Nobel de physiologie en 1948 pour avoir développé le puissant pesticide DDT. Bien que le composé ait efficacement endigué le paludisme et d’autres maladies transmises par les insectes, la vision d’ensemble a manqué aux scientifiques jusqu’en 1962, lorsque Rachel Carson a sonné l’alarme avec son livre Le printemps silencieux. La pulvérisation aveugle de DDT a exterminé les « nuisibles », mais le produit chimique s’est également bioaccumulé dans la chaîne alimentaire, tuant les oiseaux et s’infiltrant dans d’autres animaux, y compris les hommes.

Photo : Fionashek22 , CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons
Un nombre croissant d’études montre qu’il est important d’apprendre et de travailler avec les peuples autochtones qui ont des connaissances locales issues de milliers d’années d’observation et d’expérience.
Cet état d’esprit réductionniste vaut également pour une grande partie de l’économie occidentale. Les forêts ne sont considérées que pour leur valeur en tant que bois d’œuvre, et non comme des communautés d’organismes qui fournissent également des services et des bienfaits irremplaçables aux gens, de l’air et de l’eau purs à la régulation du climat, voire à la prévention des maladies. La destruction des forêts et des habitats est en partie responsable du fait que 60 % des maladies infectieuses émergentes depuis 1940 (notamment le VIH, Ebola, Zika et un certain nombre de coronavirus) sont d’origine animale – pour les deux tiers issus de la faune sauvage, le reste provenant des animaux de compagnie et du bétail.
Un nombre croissant d’études montre qu’il est important d’adopter une approche holistique ou systémique de la science et de l’économie, d’apprendre et de travailler avec les peuples autochtones qui ont des connaissances locales issues de milliers d’années d’observation et d’expérience.
Pouvons-nous appliquer cette réflexion pour trouver une meilleure voie pour sortir de cette crise que celle sur laquelle nous sommes engagés ? Je le pense. En regardant tout le bien qui nous entoure déjà, nous voyons que la plupart des gens se soucient les uns des autres et veulent faire ce qu’il faut. L’altruisme se propage plus rapidement que ne le peut n’importe quelle maladie – or qu’est-ce que l’altruisme sinon la reconnaissance innée que nous sommes tous interconnectés les uns aux autres et interdépendants de toute la nature ?
Nous voyons des gens en première ligne dans des postes qui ne sont pas faciles même dans les meilleures conditions –soins de santé, services d’urgence, épiceries et industries alimentaires, santé mentale et plus – repoussant leurs limites pour s’assurer que la plupart d’entre nous soient en sécurité et nourris. Au Canada, on a la chance d’avoir des leaders, à tous les échelons politiques et dans le système de santé, qui nous tiennent informés et font de leur mieux pour nous aider à traverser cette épreuve.
La plupart des gens sont prêts à accepter les restrictions imposées afin que nous puissions surmonter cette urgence. Beaucoup redoublent d’efforts pour aider des voisins dans le besoin. Les gens sortent sur leurs balcons ou dans les cours pour chanter ou encourager ceux qui font des efforts extraordinaires pour maintenir le fonctionnement des systèmes de santé et d’alimentation. Les gens dans l’ensemble sont plus bons que mauvais, et cela devrait nous donner de l’espoir.
Oui, il y a ceux qui agiront par égoïsme, ou dont l’ignorance les oblige à ignorer tout ce qui n’est pas dans leur intérêt immédiat. Malheureusement, certains détiennent le pouvoir et feront tout leur possible pour nous maintenir sur la même voie étroite et dangereuse. Il semble que des plans soient déjà en préparation pour renflouer des industries qui auraient dû décliner depuis longtemps.
Nous sommes confrontés à une crise triple : Covid-19, perturbations climatiques et chute des prix du pétrole provoquée par une querelle entre la Russie et l’Arabie saoudite. Cela révèle les failles de systèmes sur lesquels nous nous sommes appuyés bien au-delà de leurs dates de péremption.
Maintenant, plus que jamais, nous devons prendre soin de nous et les uns des autres, afin de pouvoir aider l’humanité à s’engager sur une meilleure voie. Nous montrons que nous pouvons le faire.
Source : Avec l’autorisation de CommonDreams.org pour la reproduction
Compte rendu de lecture
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).Justice et unité – [sommaire]
Comment peut-il exister deux mondes alors que le monde est un ? Comment la division peut-elle régner alors que la loi est la même pour tous ? Bientôt, les hommes comprendront que la souffrance du grand nombre est la maladie de tous, et que seule la justice apportera la guérison. [La justice est divine (Maître –)]
Beaucoup attendent ma venue avec émoi, craignant de perdre tout ce qu’ils ont aimé, tout ce qu’ils ont amassé et acquis. Ne craignez rien, mes amis, car la seule perte sera la perte de la séparation, de la division et de la peur, de l’envie et de la haine. Pour libérer le monde de tout cela, tout doit être reconstruit. Sachez-le, mes amis, et soyez prêts à partager, à voir votre frère comme vous-même, à le serrer dans vos bras et à l’appeler votre ami. De cette manière, mes frères, vous manifestez le Plan de Dieu. Je travaille à l’accomplissement de ce Plan et je vous appelle à mes côtés. Travaillez avec moi, mes amis : ensemble nous ferons toutes choses nouvelles. [Message n° 125 (Maitreya)]
Nous devons élargir notre concept de spiritualité et comprendre que nos structures politiques et économiques doivent avoir une assise spirituelle. Qu’elles doivent être fondées sur le partage et la justice, qui sont des notions spirituelles. Maitreya a dit : « Le partage est divin. […] Quand vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. » Ce n’est pas simplement de la gentillesse, c’est une idée divine. C’est la nature même de la divinité. La justice est divine, la liberté est divine, et Maitreya vient nous montrer comment instaurer la justice et la liberté grâce au partage. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Photo : Godot13, Andrew Shiva, CC BY-SA 4, via Wikipédia
La paix sera établie lorsque la justice régnera et que les pauvres n’auront plus à demander miséricorde.
Si l’humanité veut connaître la paix, elle doit se considérer comme une. Rien d’autre ne pourra la conduire à cet état béni. La paix sera établie lorsque la justice régnera et que les pauvres n’auront plus à demander miséricorde. Sans justice, l’unité est impensable et demeurera pour toujours inaccessible à l’homme. Aussi, faites régner la justice et apportez l’unité et la paix dans ce monde angoissé. [Le besoin d’unité (Maître –)]
La réalité de l’interdépendance mondiale deviendra un fait établi dans notre conscience, et, dans le processus, le fait que « tous les hommes sont frères » se traduira de plus en plus dans des structures et dans des programmes d’action pratiques reflétant cette réalité. Les nations connaîtront la fraternité, les buts communs et les aspirations communes. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
L’aspiration à l’unité, le fait de se joindre à des groupes, en nombre grandissant, l’effort accompli en groupe auront une importance primordiale au cours de l’ère du Verseau. Rien de très important ne sera entrepris individuellement. C’est l’ère du groupe et l’activité s’élargira jusqu’à ce que le monde entier travaille ensemble, exprimant ainsi l’unité fondamentale de la planète Terre. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
Avec le temps, de pays en pays, la voix du peuple se fait sans cesse plus assurée et plus claire. Les multitudes savent désormais identifier et formuler leurs besoins : paix, travail et espoir en l’avenir.
Un sentiment grandissant d’unité commence également à sous-tendre leurs revendications et leurs attentes. Les hommes savent qu’ils ne sont pas seuls au monde, qu’ils ont partout des millions de frères et sœurs avec qui ils partagent les mêmes problèmes et les mêmes besoins.
De cette manière, même s’ils ne sont pas conscients de la présence et des enseignements de Maitreya, ils répondent à son énergie et à l’influence qu’il exerce, et posent ainsi les fondations de l’avenir. [Vers l’unité (Maître –)]
Dieu peut être connu sous de nombreux noms : je l’appelle Amour, je l’appelle aussi Justice. Tous deux, Amour et Justice, sont les fondements de notre vie. Cherchez-moi et connaissez votre Frère de longue date. Soyez attentifs à mon message, mes amis, et, ensemble, dans la joie nous transformerons ce monde. [Message n° 38 (Maitreya)]
Nous allons vivre des transformations profondes dans toutes nos institutions et nos structures – politiques, économiques, religieuses, sociales, scientifiques et dans le domaine éducatif et culturel. Ces transformations auront lieu lorsque, peu à peu, l’humanité saisira son unité essentielle et adoptera les mesures nécessaires pour mettre en œuvre cette Unité. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
La synthèse, qualité essentielle du Verseau, ne se rencontre que rarement dans la vie sur Terre aujourd’hui. Pourtant elle montera en puissance et remplacera progressivement en tous domaines la fragmentation et la discorde actuelles. Les hommes seront amenés à comprendre la signification de l’unité, et à reconnaître qu’ils sont frères et sœurs au sein d’une même famille et progressent ensemble dans leur voyage d’exploration.
Lorsque les hommes de l’avenir se tourneront vers notre époque, ils verront en elle un tremplin vers la grâce. Le chaos et la confusion actuels ne sont pas autre chose. De ce chaos émergeront les formes qui béniront la nouvelle civilisation – les formes nouvelles et meilleures qui répondront partout aux besoins des hommes, et combleront chacun d’entre eux.
L’homme lui-même est soumis à de telles stimulations qu’il tend à appréhender l’avenir. Ne voyant ni ne comprenant guère les énormes changements déjà en cours, il se cramponne vainement au passé. Bientôt, sa fébrilité et sa peur se changeront en courage et en sentiment de responsabilité pour l’œuvre de transformation.
Sous la conduite de Maitreya et son groupe, les hommes poseront les pierres angulaires de cette vie nouvelle et meilleure dont ils rêvent tous, chacun à sa manière. [L’émergence de la divinité de l’homme (Maître –)]
Je soutiendrai tous ceux qui appellent à la paix, à la justice et à l’amour fraternel. J’appellerai à mes côtés tous ceux qui aiment leurs frères. De tous les partis et de toutes les nations, ils viendront, se rassemblant autour de moi. J’emplirai leur cœur d’espoir et d’amour et, en nombre croissant, ils conquerront le monde.
Ce processus a débuté. On peut déjà entendre la voix des peuples. De plus en plus fort, ils réclament la justice, la paix pour toujours. [Message n° 131 (Maitreya)]
Tout le monde cherche à s’identifier à quelque chose qui le dépasse. Ce sens de l’unité est essentiel. Chacun recherche l’unité, qu’il en soit conscient ou non. L’unité est la conscience, inhérente à l’âme, de l’unité du cosmos. Rien de moins. Et lorsque vous parvenez à l’unité dans votre travail, au sein de votre groupe, de votre nation, ou de la communauté des nations, vous agissez pour le bien de l’humanité. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
Enfin, la voix des peuples commence à être entendue. Enfin, les énergies bénéfiques de Maitreya suscitent une réaction dans le cœur d’un grand nombre d’hommes qui ignorent encore sa présence. Enfin, les gouvernements des pays riches répondent à l’aspiration de leur peuple à la justice et à la paix. Ils pressentent que leur propre avenir dépend de l’attention qu’ils prêteront à la voix du peuple, qui se fait entendre chaque jour plus clairement et plus puissamment.
Que les gouvernements le comprennent : la voix du peuple est celle de la sagesse. Il s’agit d’un appel au réalisme et à la vérité, aux seules décisions susceptibles d’amener un monde meilleur et plus sensé. [Les ténèbres se dissipent (Maître –)]
Je parle des effets politiques d’atteindre l’unité à travers l’action politique. C’est de cela que traitait la dernière partie de l’article du Maître sur « l’Unité » : des dangers pour le monde et de la nécessité pour tous les individus, particulièrement ceux qui sont instruits, influents, qui savent s’exprimer, de comprendre qu’ils doivent faire connaître, voir, comprendre la nécessité de l’unité à l’échelle internationale. D’où la nécessité pour toutes les nations d’œuvrer ensemble. Faute de quoi rien ne changera. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]
Quand vous nous verrez, vous saurez que le moment est venu de travailler ensemble pour sauvegarder la race humaine : les « forces du marché » ne doivent plus barrer la voie à l’homme dans son ascension. La cruauté et l’ambition ne doivent plus tenir la vie des gens sous leur emprise.
Jamais plus des millions d’hommes ne doivent mourir de faim dans un monde d’abondance. Jamais plus l’avenir des jeunes ne doit être bradé par-dessus leur tête. Un futur de liberté et de justice point à l’horizon. Acceptez-le, acceptez-le. [Un avenir de liberté et de justice (Maître –)]
On ne peut donner le choix à l’humanité et dire : « Si vous votez pour moi, je vous donnerai la liberté, mais sans justice, » ou « si vous votez pour nous, nous vous donnerons la justice, mais sans liberté. » Elles sont toutes les deux essentielles, car toutes deux font partie de la nature humaine et donc de la nature divine. Elles viennent de l’âme. Si l’âme se manifeste à travers un individu, celui-ci voudra à la fois liberté et justice pour tous. En essence, elles sont une seule et même chose. Elles ne peuvent être séparées, parce que l’esprit n’est pas séparable. La divinité est un tout et a besoin de s’exprimer dans sa totalité. C’est une question d’unité, et l’unité résulte de la fusion de la justice et de la liberté. [Le Grand Retour (B. Creme)]
Nombreux sont ceux qui me verront prochainement et, de prime abord, seront peut-être surpris par mon apparence, car je ne suis pas le prédicateur d’antan, je suis simplement venu pour indiquer la voie, montrer le chemin à suivre pour retourner à la source au sein de l’harmonie, de la beauté et de la justice. Ma tâche est simple : vous montrer la voie. A vous, me amis, incombe la tâche ardue de bâtir un nouveau monde, une nouvelle contrée, une nouvelle vérité mais, ensemble, nous triompherons. [Message n° 15 (Maitreya)]
Aidez-moi dans ma tâche, mes frères et sœurs, et informez tous ceux que vous connaissez que le besoin de justice est d’une importance suprême dans notre vie. Seul le manque de justice sépare l’homme de l’homme et menace l’humanité elle-même. Sachez-le, mes amis et frères, et sachez que la Lumière triomphera. [Message n° 126 (Maitreya)]
Notre époque actuelle de tumulte, de division et de séparation cèdera peu à peu la place à une ère où les énergies sans cesse grandissantes du Verseau accompliront leur œuvre prodigieuse, rassemblant et fusionnant les parties disparates et anarchiques. Ainsi les hommes connaîtront-ils une extraordinaire transformation, la plus considérable et la plus rapide de leur longue histoire. [Le Verseau, dispensateur d’unité (Maître –)]
Tout comme l’unité ne se fait pas toute seule, mais a besoin d’être nourrie et préservée, cultivée de manière consciente, les liens qui unissent les groupes et les nations doivent eux aussi être renforcés, nourris et cultivés afin de faire naître le règne de la loi, de la liberté, de la justice et du partage qui seul rendra l’unité possible. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
N’oubliez pas, mes frères, que vous êtes uns, que le Père de tous vous a créés à son image divine, et qu’à travers vous brille la même lumière bénie d’Amour et de Vérité. L’heure vient, mes amis, où la lumière de la Vérité brillera tout autour de vous, où l’homme prendra son frère dans son cœur et le reconnaîtra comme lui-même. [Message n° 51 (Maitreya)]
De nos correspondants
Le moment est venu de mettre en place le revenu de base universel – [sommaire]
Qui aurait pu prédire en janvier que, d’ici mars, ce serait la fin du monde tel que nous le connaissions ? Avec l’arrivée de la pandémie de coronavirus, la vie quotidienne s’est arrêtée dans presque tous les coins du monde. Sur tous les continents, les gens restent chez eux, potentiellement pendant de longues périodes, car la moitié de la population mondiale se conforme aux exigences de quarantaine et d’auto-isolement nécessaires pour stopper la propagation du virus, ce qui entraîne des conséquences financières désastreuses pour les salariés, ainsi que pour les millions de travailleurs indépendants. Tous les aspects de la vie moderne reflètent l’incertitude et les experts financiers ont suggéré que le ralentissement économique mondial pourrait être profond et long.

Photo : Paulrudd , CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Commons
« Un revenu de base universel d’urgence semble être le meilleur stimulus économique. »
En décrivant le problème actuel dans un article du Guardian, Karl Widerquist, professeur associé de philosophie à l’université de Georgetown, au Qatar, déclare : « La récession induit un effet multiplicateur ; lorsque les gens perdent leur emploi et que les entreprises se contractent, ils dépensent moins. D’autres personnes perdent alors leur emploi ou voient l’activité de leur entreprise se réduire, et cet effet multiplicateur se poursuit. L’économie se contracte, les revenus diminuent et l’argent disparaît de la circulation. »
Avec la hausse du chômage, les fluctuations des marchés boursiers et des industries entières au bord de l’effondrement, les gouvernements sont rapidement intervenus pour arrêter l’hémorragie, mais les stratégies habituelles employées pour stimuler les dépenses de consommation et l’économie ne fonctionneront pas cette fois-ci. Daniel Susskind, auteur de A World Without Work (Le monde sans travail), explique dans le Financial Times : « Les diminutions des taux d’intérêt n’aident pas les travailleurs indépendants qui sont confrontés à la disparition de leurs revenus et à l’absence d’indemnité de maladie. Les mesures de stabilité financière ne renflouent pas le grand nombre de restaurants, théâtres, cafés, pubs et magasins qui continueront à voir leur fréquentation s’effondrer dans les semaines à venir. Les gros investissements dans les infrastructures ne soutiennent pas les petites entreprises – qui représentent 99 % de toutes les entreprises du Royaume-Uni – parce que leurs réserves de trésorerie ne sont pas assez grandes pour survivre aux perturbations des prochains mois. »
A la mi-mars, la Réserve fédérale américaine a annoncé qu’elle augmenterait considérablement les liquidités en injectant jusqu’à 1 500 milliards de dollars dans l’économie grâce à une série d’achats d’actifs sans précédent. Dans ce cas, les gouvernements créent des milliards de dollars de monnaie à partir de rien, pour mettre plus d’argent en circulation, souvent en rachetant leur propre dette, dans l’espoir de stimuler la demande. Mais, selon K. Widerquist, cet argent « …va surtout aux personnes qui sont déjà riches, et elles ont très peu d’intérêt à investir alors que tous les autres perdent leurs revenus. »
Le temps est venu d’adopter une nouvelle stratégie. Le Pr Widerquist explique : « Un revenu de base universel (RBU) d’urgence semble être le meilleur stimulus économique à l’heure actuelle, car il permet de mettre de l’argent entre les mains de chacun. Le revenu de personne ne tomberait à zéro en raison des licenciements liés à la chute des bourses ou des précautions à prendre face au coronavirus. Ce revenu aiderait les gens à maintenir une partie de leurs dépenses, ce qui permettrait d’éviter que d’autres ne perdent leur emploi à cause de l’effet multiplicateur. »
Suite aux études qu’il a effectuées ces vingt dernières années sur le RBU, K. Widerquist explique qu’il y a généralement deux arguments principaux qui s’opposent au concept : d’abord, il y a l’idée que tout le monde devrait travailler, et ensuite que ce serait trop cher à mettre en œuvre. Cependant, il soutient que ces arguments, débattus depuis des décennies, s’appliquent en temps normal mais dans la situation d’urgence actuelle, « la plupart des économistes s’accorderont à dire que l’économie a besoin d’injections de liquidités dès maintenant ».
Daniel Susskind note que le revenu de base universel « émerge comme l’une des rares propositions qui peut faire l’unanimité au niveau politique, avec des gens aux antipodes qui se retrouvent d’accord ». Selon lui, ses partisans l’ont souvent considéré comme une réponse nécessaire à la menace imminente de l’automatisation, un moyen de soutenir les travailleurs qui pourraient un jour se retrouver sans emploi et sans revenu. Mais, explique-t-il, dans ses propres travaux sur l’impact de la technologie sur le marché du travail, « j’ai eu tendance à considérer le RBU comme une réponse imparfaite à un défi auquel nous ne sommes pas encore confrontés. […] L’arrivée des coronavirus a changé mon attitude. Les robots n’ont peut-être pas encore pris tous les emplois, mais la pandémie décime la demande sur laquelle reposent ces emplois. » Il cite Andrew Yang, le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, dont le programme de campagne était basé sur la promesse d’un RBU : « J’aurais dû parler de pandémie au lieu d’automatisation. »
Il est en effet ironique qu’un mois juste après la fin de la campagne de A. Yang, le gouvernement américain approuve l’envoi d’un paiement unique de 1 200 dollars à chaque Américain (sous condition de ressources), dans le cadre d’un plan de relance de 2 000 milliards de dollars. A. Yang fait remarquer que, bien qu’il n’aurait jamais souhaité que le revenu de base soit catalysé par ce genre de crise, il pense que cette vaste expérience assimilable au RBU va « complètement démentir l’idée que l’argent peut tout faire sauf nous rendre plus forts, en meilleure santé, plus sains mentalement, plus productifs et plus confiants envers nos concitoyens et notre gouvernement ».
A ce jour, aucun gouvernement n’a encore officiellement lancé le RBU, même si certaines des mesures adoptées prévoient des paiements directs en espèces aux citoyens concernés. Aux Etats-Unis, le sénateur Bernie Sanders fait pression pour que chaque citoyen reçoive un paiement mensuel de 2 000 dollars le temps de la crise épidémique, affirmant que payer les travailleurs sera finalement moins coûteux que l’effondrement économique. L’Espagne, durement touchée par le coronavirus, vient d’annoncer qu’elle travaille à la mise en place d’un système de primes à la consommation dès que possible. La ministre espagnole de l’économie, Nadia Calviño, a déclaré que cette initiative visait à aider les familles pendant la pandémie, mais que l’objectif du gouvernement était que le RBU « reste pour toujours et devienne un instrument structurel, un instrument permanent ». Si le plan était mis en œuvre, l’Espagne deviendrait le premier pays au monde à lancer le RBU à l’échelle nationale sur le long terme.
Guy Standing, professeur à la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres, et co-fondateur du Basic Income Earth Network, espère qu’avec le RBU qui libère les gens de l’insécurité économique, plus de temps pourra être consacré au travail communautaire, aux arts et aux loisirs productifs. Il suggère que si de nombreux gouvernements peuvent adopter le RBU comme une mesure d’urgence temporaire, cette politique perdurera une fois que les citoyens en verront les nombreux avantages, en prédisant que « le RBU deviendra très rapidement un pilier de notre société ».
Source : www.ft.com ; www.theguardian.com
La bonté née d’une crise – [sommaire]
De nombreux gouvernements à travers le monde ont déclaré la « guerre » à l’épidémie de Covid-19, chacun appelant à un effort national collectif sans précédent. Alors que le virus met à l’arrêt une grande partie de la vie publique, la Seconde Guerre mondiale est devenue la comparaison de la lutte actuelle contre un microbe mortel. Ce sont deux crises qui touchent l’ensemble de l’humanité ; elles nous montrent toutes deux qu’il n’y a qu’une seule humanité et donc qu’une seule solution.
Faire la différence
Une crise fait ressortir le meilleur et le pire chez les gens. Si les atrocités impensables commises par le régime nazi témoignent de l’horrible tréfonds des hommes, nous avons également vu les preuves du meilleur de l’humanité à cette époque. De même, les réactions au nouveau virus vont de l’individualisme pernicieux à de véritables actes de compassion qui contribuent à l’amélioration de conditions intolérables et ouvrent la voie à une transformation radicale.
Face à la crise sanitaire, associée à une récession financière imminente qui risque de mettre des millions de personnes au chômage, le Covid-19 catalyse à travers le monde une vague croissante d’actions locales, en dépit de la distanciation sociale. De telles actions gagnent rapidement en portée et en ampleur, nombre d’entre elles étant mises en place spontanément par des individus et des groupes qui choisissent d’agir à la fois sur internet et sur le terrain. Outre les médecins, les infirmières et le personnel médical, qui mettent en danger leur propre santé pour soigner les malades, d’innombrables héros méconnus s’engagent à défier la crise en se montrant à la hauteur des besoins urgents du moment et en allant au-delà de ceux-ci – à une heure où l’aide mutuelle et la réponse communautaire deviennent vitales non seulement pour les plus vulnérables, mais pour des communautés entières.
« L’expérience du désert » de l’humanité
Les réponses citoyennes ont insufflé un nouveau sentiment d’unité et de solidarité sociale, mais la pandémie du Covid-19 met également à nu la fragilité de nos structures sociales, économiques et politiques actuelles. Elle met en lumière les inégalités existantes et en crée même de nouvelles malgré, ou peut-être à cause des gouvernements qui inondent sans compter l’économie de liquidités destinées à éviter une faillite massive.
Le coronavirus est un événement sans précédent, mais c’est le révélateur des clivages de classe, des déchirures de notre filet de sécurité sociale et de la mentalité d’individualisme égoïste cultivée depuis des décennies qui ont fait de cette pandémie une menace existentielle et globale. Alors qu’on voit des ménages qui ont du mal à joindre les deux bouts et des pans entiers de l’industrie au bord du précipice, on se rend compte qu’on a franchi un seuil critique, rendant inévitables des bouleversements plus profonds.
Ces crises et ces situations d’urgence déchirent également le tissu de la normalité. Au fur et à mesure que les événements se déroulent, on se trouve dans une situation où nous avons du mal à accepter une nouvelle normalité qui donne le vertige : un état de confusion, de choc et d’incrédulité en pleine expérience du désert. L’actualité quotidienne présente des événements gravissimes, que l’on croyait impossibles la veille. Les croyances et les certitudes de toujours semblent soudainement s’effondrer, alors que peu de gens croient réellement qu’un retour à la normale est possible, et encore moins souhaitable.
C’est quand un grand nombre de personnes réalisent que les structures obsolètes d’aujourd’hui ne sont plus adaptées à la majeure partie de l’humanité et quand aucune alternative inspirante n’apparaît à l’horizon que la tension monte jusqu’à un point d’explosion. S’il n’est pas convenablement canalisé aujourd’hui, ce point de tension conduira demain à des conditions durables de désespoir et de peur. Cela se reflète à la fois au niveau personnel et collectif.
Une vision du nouveau
Un regard sur le passé nous montre qu’il faut une période de crise aiguë pour préparer le terrain pour une transformation radicale et systémique, souvent pour le mieux. L’épidémie mondiale de grippe de 1918, par exemple, a contribué à la création de services de santé publics dans de nombreux pays européens. Les crises jumelées de la Grande Dépression et de la Seconde Guerre mondiale ont conduit à l’Etat-providence moderne. Mais les crises peuvent également engager les sociétés sur des chemins plus sombres, comme nous l’avons douloureusement appris de la réaction aux attaques terroristes du 11 Septembre et au krach financier de 2008.
L’ampleur de la crise est également si profonde que nous avons l’occasion de réinventer notre société pour le plus grand bien et de tirer les leçons des erreurs du passé qui nous ont laissés si mal équipés pour ce qui était à venir et pour ce qui sera. Ce n’est que lorsque le monde s’unira à nouveau et considérera ses problèmes comme partagés et la société comme plus qu’un agglomérat d’individus se disputant la richesse et la notoriété, que nous serons capables de résoudre cette tâche monumentale. D’autres pistes ont été essayées, et ont échoué.
De plus en plus de personnes sont en mesure d’en tirer les conclusions et sont prêtes à agir. Elles sont les moteurs des mouvements populaires mondiaux. Elles forgent avec vigueur une vision d’une nouvelle civilisation qu’elles croient possible. Elles sont l’antidote à toutes sortes de problèmes sociaux et l’architecte d’un avenir plus humain qui est à notre portée.
Résilience – [sommaire]
Depuis maintenant plusieurs mois, la pandémie de Covid-19 ébranle le monde entier. Près de trois milliards de personnes sont confinées chez elles. La moitié de l’économie mondiale s’est arrêtée. Le monde entier lutte pour gérer l’épidémie, étonné et choqué qu’un tel bouleversement puisse se produire si brutalement. Où cette crise peut-t-elle nous conduire ?
Les plus pauvres et vulnérables
Cette désorganisation de l’économie frappe les plus pauvres et vulnérables de plein fouet. Ceux qui vivent dans la promiscuité des petits logements, des prisons, des camps de migrants, les sans-abris, ceux qui livrent de la nourriture sans équipement de protection, les travailleurs hospitaliers épuisés, les pensionnaires des maisons de retraite, les personnes sans assurance maladie, les chômeurs. Des millions de personnes sans contrat de travail pérenne sont licenciées brutalement : les travailleurs en Afrique, en Inde, les travailleurs sous-payés du textile au Bangladesh, les immigrants clandestins qui travaillent dans les champs, nombreux sont ceux qui se retrouvent sans ressource. Nos pensées et notre compassion se tournent en premier lieu vers ceux qui souffrent le plus de cette crise.
Solidarité
Face aux faiblesses des systèmes de santé et au manque de soutien des gouvernements, les citoyens se mobilisent pour résoudre les problèmes. En Algérie et en Tunisie, des volontaires font du porte à porte pour amener de la nourriture aux personnes âgées et leur transmettre les consignes de sécurité vis-à-vis du virus. Comme de nombreux artistes, la danseuse tunisienne Nermine Sfar diffuse en direct tous les soirs des vidéos d’elle dansant dans son salon. Elle souhaite ainsi remonter le moral des spectateurs et les encourager à rester chez eux.
En Italie, les gens chantent des opéras et jouent des instruments de musique sur leur balcon. « Nous le faisons car nous sentons que nous sommes tous un. » « La musique est notre souffle. » Dans la ville bavaroise de Bamberg (Allemagne), les gens ont chanté Bella Ciao, le chant de résistance italien, sur les toits. Chaque soir à 20 heures dans de nombreuses villes du monde, des personnes encouragent les équipes soignantes depuis leurs balcons.
Les responsables locaux, les maires, les gouverneurs de région, s’emploient activement à résoudre les problèmes immédiats des hôpitaux et des plus vulnérables. Ils organisent le volontariat pour aider les hôpitaux, se procurer les équipements de base, les masques, les produits désinfectants, les respirateurs, les médicaments et prévenir les évictions de ceux qui ne peuvent plus payer leur loyer.
Sur le plan international, une certaine solidarité voit le jour : l’Albanie envoie des médecins en Italie ; l’Allemagne et la Suisse hospitalisent des patients français pour pallier la saturation de certains hôpitaux français : la Chine partage son expérience avec l’Italie, la France, l’Iran.
L’activité s’est arrêtée
Depuis décembre 2019, lorsque la Chine a décidé de confiner la population de la ville de Wuhan, le confinement s’est étendu à près de trois milliards de personnes dans le monde. Les activités commerciales et industrielles se sont arrêtées. L’agitation frénétique engendrée par la cupidité aveugle des forces du marché s’est figée. Ce moment d’inactivité forcée arrive tel un choc incompréhensible, dans un monde dominé par une activité sans dessein et sans limite, la surproduction, la marchandisation et l’accumulation d’argent.
Les moteurs de notre société sont l’activité, la production pour nourrir l’économie. Et que décident nos gouvernements lorsqu’ils sont confrontés à la pandémie ? Ils décident d’arrêter la plupart des activités qui dynamisent l’économie. Ils bloquent le moteur même qui active leur credo, en décidant parfois à contrecœur que sauver des vies est plus important que de sauver l’économie. On peut simplement se souvenir du conseil donné à l’aspirant du 3e rayon par Alice Bailey : « Comment peut-il atteindre son but alors qu’il n’arrête pas de courir de-ci de-là, tissant, manipulant, planifiant et arrangeant ? Il ne parvient pas à arriver à quoi que ce soit. […] Il tisse pour le futur, oubliant que son petit morceau de tissu est une partie intrinsèque d’un grand Tout […]. Cesse ce que tu fais. Ne marche pas sur le Sentier tant que tu n’auras pas appris l’art de demeurer immobile1. » L’humanité se tient maintenant immobile.
La marchandisation et les forces du marché
« Les forces du marché, nous dit Maitreya, sont les forces du mal, de la confusion et du chaos ; ses enfants s’appellent compétition et comparaison. […] Les forces du marché conduiront cette civilisation, telle que nous l’avons connue, au bord de l’abîme. Les forces du marché ont causé des ravages dans le tissu social et dans la nature. Des êtres humains ont été littéralement condamnés à mort au nom des « pertes et profits » ; des hôpitaux ont été fermés parce qu’ils n’étaient pas rentables ; des écoles ont du mal à rester ouvertes. Ces institutions sont pourtant essentielles à la santé et au bien-être de la société.
Le nouveau credo des superpuissances est devenu l’économie, qui est l’âme de la marchandisation. C’est une nouvelle menace pour le monde, avertit Maitreya, une menace si grave qu’elle pourrait aller jusqu’à mettre en péril l’existence même de l’homme. La marchandisation est plus destructrice qu’une bombe atomique. L’essence de la marchandisation est la cupidité. Pour Maitreya, c’est faire de l’argent quand les autres meurent de faim. La marchandisation touchera toutes les nations, nous dit-il. Cette énergie négative, qui s’est retirée des champs de bataille, créera un monde d’hostilité. C’est le mental humain qui a créé cette force, laquelle peut donc évoluer par une prise de conscience humaine. Mais seul Maitreya a le pouvoir de transformer cette énergie destructrice en force créatrice.
La marchandisation mondialisée est l’un des aspects du schéma qui mènera à un effondrement majeur des marchés boursiers mondiaux, le krach prenant naissance au Japon. Après ce krach, le premier devoir des gouvernements sera de fournir une nourriture adéquate à la population. Leur second devoir sera d’assurer à tous un logement décent. Les priorités suivantes seront la santé et l’éducation, la défense venant en dernier lieu. Bref, ce krach conduira à une réorientation des priorités. »
[B. Creme, La Mission de Maitreya, tome II, p. 147-148]
La crise financière
Dans un mouvement désespéré pour sauver l’économie et la bourse (le Dow Jones s’est effondré de 37 % au premier trimestre 2020), la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne ont toutes les deux injecté des quantités phénoménales d’argent dans le système financier (750 milliards de dollars chacune). Le gouvernement américain a mis en place un plan de relance de 2 000 milliards de dollars, tandis que les Etats-Unis font face à un chômage massif de 22 millions de personnes supplémentaires à la mi-avril, un nombre alarmant.
Le surendettement des ménages, du secteur privé et des Etats (riches ou pauvres) est devenu incontrôlable ; pour pallier cela, à chaque crise les banques centrales créent encore plus de dette dans un jeu de passe-passe interminable. La prochaine étape pourrait être la perte de confiance en la monnaie.
Ces chiffres peuvent être comparés aux montants dérisoires attribués aux hôpitaux, aux services publics, et à tous les secteurs qui aident la population. Par exemple, les dépenses annuelles mondiales de l’éducation s’élèvent à 3 740 milliards de dollars (4,4 % du PIB mondial). Ainsi en quelques mois les Etats-Unis et l’Europe ont dépensé autant d’argent pour sauver le système financier que le monde n’en dépense en un an pour éduquer ses enfants.
Résilience
L’humanité est confrontée à un ennemi microscopique invisible qui déstabilise tout. Il révèle en nous le pire et le meilleur, la peur et la solidarité. La course folle s’est arrêtée brutalement. Le démantèlement des services sociaux commencé dans les années 1980, la marchandisation de tout, la privatisation des actifs des Etats, la globalisation absurde de la plupart des moyens de production et le manque d’humanité des décisions importantes sont maintenant soumis à l’examen des peuples.
Boris Cyrulnik, éthologue, neurologue et psychiatre français analyse la crise du Covid-19 et constate : « Après chaque catastrophe, le monde change drastiquement de culture. Les gens peuvent se tourner vers le mysticisme : à Haïti après le tremblement de terre de 2010, la population est allée manifester dans la rue pour remercier Dieu de lui avoir ouvert les yeux à la foi. En Europe, après l’épidémie de peste de 1348 qui a tué la moitié de la population européenne, les gens se sont tournés vers des valeurs familiales, remplaçant les peintures religieuses par des peintures de la vie quotidienne. La conséquence historique majeure a été la fin du servage. La main d’œuvre étant rare, il a fallu payer les paysans pour leur travail, et ils n’ont plus été vendus avec la terre. En 1945, l’Europe était écrasée par des montagnes de dettes, la seule solidarité était celle du couple. A la suite de cela, les Etats ont créé des systèmes de protection sociale, assurance maladie, retraite, indemnité de chômage. Après un traumatisme, on est hébétés ; pour le dépasser et vivre, on lutte. Alors le changement arrive : c’est la résilience2. »
Les millions de personnes qui étaient dans la rue pour réclamer justice et liberté sont maintenant enfermées chez elles dans une réflexion introspective. Les gens sont maintenant « mis à nus » et seuls face à un danger invisible. L’humanité est confrontée aux conséquences de ses choix, et devant une grande opportunité de transformation vers le meilleur.
1 – Alice A. Bailey, Psychologie ésotérique, Volume II, Lucis Press. p. 336
2 – YouTube : Boris Cylrulnik, Après chaque catastrophe, il y a un changement de culture.
La prochaine vague du tsunami – [sommaire]
« Quoi qu’il en coûte ». Tel est le nouveau mantram claironné par les principales banques centrales du monde dans leur tentative de sauver les marchés financiers. La paternité de cette expression revient à Mario Draghi, en 2012, alors qu’il était le président de la Banque centrale européenne (BCE). A la suite du krach financier de 2008, l’euro a connu une crise sans précédent. M. Draghi a alors lancé un train de mesures ad hoc, dont un programme d’achats illimités de dettes souveraines au sein de la zone euro, car il était bien déterminé à sauver l’euro « quoi qu’il en coûte ».
Le Covid-19 et les banques centrales
Au début de la crise du Covid-19, nombre de gouvernements ont annoncé que cette crise allait coûter « quelques points de PIB » à l’économie mondiale. Mais il est rapidement devenu évident que le monde allait connaître une récession économique sévère. Les marchés financiers ont commencé à chuter. Par exemple, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris avait perdu 37 % au 22 mars 2020 par rapport à son pic atteint le 19 février 2020. L’indice Dow Jones à Wall Street a connu une dégringolade similaire. Une même vague de panique s’est emparée de toutes les places financières du monde.
Jusqu’alors, les grandes banques centrales étaient restées plutôt silencieuses. Mais la BCE, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque du Japon et d’autres encore ont soudain cédé à l’affolement et ont annoncé des mesures fortes, comportant notamment leur arme monétaire favorite, quoique non orthodoxe, dite de « l’assouplissement quantitatif ».
La BCE a annoncé un programme d’achats de dettes souveraines et autres obligations pour un montant de 750 milliards d’euros. Tandis que la Fed décrétait de son côté un « programme illimité d’assouplissement quantitatif », et se disait prête à racheter des bons du Trésor, des prêts hypothécaires, des obligations municipales, des prêts à court terme – quasiment tout, en quelque sorte. Fournir aux banques un accès illimité aux liquidités est devenu la priorité absolue des banques centrales d’Amérique du Nord, d’Europe, du Royaume-Uni, du Japon, de l’Australie, et qui sait de quels autres pays encore…

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L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris avait perdu 37 % au 22 mars 2020 par rapport à son pic atteint le 19 février 2020. L’indice Dow Jones à Wall Street a connu une dégringolade similaire.
Au même moment, les hôpitaux et le personnel médical des pays aux économies dites « avancées » en étaient réduits à quémander des équipements de protection et des respirateurs dont ils avaient désespérément besoin. La pénurie de ces équipements a exposé ces personnels médicaux à un danger extrême et s’est traduite par la mort tragique de médecins et d’infirmières. De surcroît, l’engorgement dans les services de soins intensifs des hôpitaux a littéralement contraint certains médecins à devoir choisir parmi les patients sévèrement atteints du Covid-19 qui survivrait et qui ne survivrait pas.
Vingt cinq années d’austérité des budgets sociaux ont ainsi révélé le déficit de capacité des hôpitaux, le manque de personnels qualifiés, d’équipements et même de nourriture, de tout ce qui devient une nécessité absolue dans le cas d’une telle pandémie. Plusieurs épidémies, comme celle de la fièvre Ebola, le SRAS, le H1N1 ou d’autres, avaient sévi à une échelle moindre, mais elles n’avaient pas semblé justifier des investissements adéquats dans les systèmes de santé.
La réalité brute est que les forces du marché, et les marchés financiers en particulier, ont imposé aux gouvernements des restrictions dans les budgets de la Santé car ils considèrent ces dépenses comme des « coûts sociaux » et non des « actifs sociaux ». La perception qu’en ont les gens ordinaires est certainement très différente et la crise actuelle du Covid-19 va éveiller nombre de nos concitoyens du monde à leur droit à un système de santé décent et correctement équipé. Si une banque centrale peut créer des milliards d’euros ou de dollars à partir de rien afin de racheter des obligations, des actions ou des dettes, dans le seul but de maintenir à flot des marchés financiers qui périclitent, elle peut sans aucun doute créer de l’argent pour la santé ainsi que d’autres besoins vitaux des populations.
Le monde financier ne représente pas une sorte de « pouvoir feutré », il constitue la force dominatrice qui recourt au système économique néolibéral pour imposer aux populations du monde un système féodal prédateur. Citant le Wall Street Journal dans son tout dernier livre, la célèbre activiste indienne Vandana Shiva affirme que « les 1 % les plus riches ont accaparé depuis 2008 95 % de la croissance économique mondiale ».
En 2019, la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement, organisme de l’Onu) a publié un rapport intitulé Un nouveau multilatéralisme pour une prospérité partagée, dans lequel elle fournit des chiffres comparatifs sur l’évolution du PIB mondial et de l’industrie de la finance. Entre 1980 et 2016, le PIB mondial a augmenté de 11 200 milliards de dollars à 76 000 milliards de dollars. Dans le même temps, les actifs financiers sont passés de 12 000 milliards de dollars à 300 000 milliards de dollars – une hyperinflation déconnectée de la réalité économique. L’inégalité économique est devenue comme une cellule cancéreuse dans le corps de l’humanité. A cet égard, il est remarquable de noter que le Maître Djwhal Khul (DK) a écrit dans le livre Education dans le nouvel âge, transmis par l’entremise d’Alice Bailey, que la Seconde Guerre mondiale pouvait être comparée à une opération chirurgicale, entreprise dans le but de sauver la « vie » de l’humanité, au détriment de la « forme ». Mais, a-t-il prévenu, le « germe » n’a pas été totalement extirpé à l’époque et une nouvelle intervention pourrait s’avérer indispensable pour dissiper l’infection et se « débarrasser de la fièvre ». Les marchés financiers, dans leur forme actuelle, pourraient effectivement être comparés à un « streptocoque » (le terme exact employé par le Maître DK pour décrire « l’infection ») qu’il faille éradiquer avant toute possibilité de régénération de notre vie.
Les marchés financiers sont devenus pour l’essentiel le lieu d’une spéculation effroyable qui a en fait peu de considération pour les questions d’investissements à long terme. Les spéculateurs ont contraint les entreprises cotées à publier des bilans trimestriels, ce qui met en lumière leur intérêt unique pour les gains à court terme et démontre leur total manque de préoccupation pour tout ce qui a trait à « l’investissement » véritable. Comme nous le savons, les marchés financiers sont par excellence un champ d’expression de pure cupidité.

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D’après la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) environ 820 millions de personnes ont souffert de la faim en 2018, et plus de deux milliards sont sujettes à une insécurité alimentaire modérée ou forte.
La prochaine vague
Une récession économique est quasi certaine et des marchés financiers en berne risquent de ne pas s’en remettre. Il n’y aura probablement pas de retour au « business as usual » (les affaires habituelles). Malgré les immenses efforts entrepris par les banques centrales, la crise ne disparaitra pas. La Cnuced a récemment publié des prévisions qui indiquent que la crise du coronavirus pourrait réduire les investissements (réels) dans le monde de 40 %. L’étude menée sur un panel composé des 5 000 plus grandes sociétés multinationales montre que les perspectives d’investissements directs à l’étranger (IDE) sont bien pires que les pronostics avancés au début de la crise. De larges secteurs de l’industrie et des services se retrouvent déjà piégés dans une situation critique. L’industrie aéronautique par exemple a récemment réclamé un « Plan Marshall » car elle est en détresse.
En mars dernier, Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, faisait part de ses craintes d’une montée du taux de chômage à 20 % aux Etats-Unis pour les mois à venir. La célèbre banque étatsunienne Goldman Sachs anticipait quant à elle une chute de l’économie américaine d’environ 24 %. L’un des pires cauchemars des financiers a trait aux sociétés et banques potentiellement « zombies » : la masse des transactions et les acquisitions de titres « hors bilan » effectuées par les banques, les fonds d’investissement et autres institutions financières pourraient déclencher des réactions en chaîne dans tout le système. De même, nombreuses sont les grandes entreprises qui ont profité des taux d’intérêt extrêmement bas pour racheter leurs propres actions sur les marchés, non seulement dans le but d’accroître le contrôle de ces entreprises, mais également pour soutenir leur valeur en bourse. A tout moment un acteur majeur du système pourrait s’effondrer, provoquant des faillites en cascade et une réaction en chaîne, comme ce fut le cas avec la banque Lehman Brothers en 2008. Si une telle situation se produit, elle deviendra hors de contrôle. Lorsque tous les mécanismes financiers et monétaires à disposition des banques centrales auront été utilisés et épuisés, il n’y aura plus de porte de sortie, plus de sauvetages possibles.
Les lecteurs de Partage international savent de longue date que des changements majeurs à l’échelle mondiale ne seront possibles que lorsque le système économique international sera à genoux. Ce moment n’est, à l’évidence, pas éloigné. La tentative des banques centrales d’allonger artificiellement l’espérance de vie du système pourrait retarder de quelques mois l’échéance inéluctable, mais cette tentative même de prolonger le temps de vie du « virus financier » aura pour inévitable conséquence l’éclatement du furoncle – la source de l’infection.
Pour les peuples du monde entier, viendra alors le temps de demander des comptes à leurs gouvernements et de faire entendre leurs voix en faveur de la justice, du partage et de l’équité. Et après des mois de confinement strict, nous pouvons anticiper que la grande majorité de l’humanité aura eu le temps de méditer sur les valeurs essentielles de la vie pour un avenir plus sain.
Pour l’heure, les médias sont totalement focalisés sur le Covid-19. Mais nous ne devons pas oublier que sur le front de la lutte contre la faim et l’extrême pauvreté, chaque jour ressemble à un tsunami. D’après la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) environ 820 millions de personnes ont souffert de la faim en 2018, et plus de deux milliards sont sujettes à une insécurité alimentaire modérée ou forte.
En tant que lecteurs de Partage international, nous avons conscience que la « voix des peuples », que stimulent les Maîtres, constituera le pouvoir principal dans le monde pour amener les profondes et nécessaires transformations dans nos vies, dans notre système économique, financier et monétaire en particulier. Il ne fait aucun doute que nombreuses seront les voix à se faire entendre pour exiger les changements indispensables. Il ne fait aucun doute que Maitreya lui-même se tiendra au premier rang de ce mouvement. Ce sera le temps de prendre toutes les mesures possibles pour sauver l’humanité et la planète, « quoi qu’il en coûte ». Qu’on le nomme « Green New Deal » ou bien « Plan Marshall et écologique mondial », il ne faudra rien de moins qu’un effort colossal et coordonné à l’échelle internationale pour transformer l’économie mondiale.
Source : Le Monde ; Mediapart, France ; UNCTAD News
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Une bénédiction de lumière en Ecosse – [sommaire]
La photo de la mère de T. R. pour ses 60 ans montre une bénédiction lumineuse confirmée par le Maître de Benjamin Creme comme étant de Maitreya. Envoyée par T. R., Forres (Ecosse).
Une bénédiction en Floride – [sommaire]
Envoyé par T. R., St Augustine, Floride (Etat-Unis). Cette vieille photo montrant un phénomène lumineux fut découverte plus de 30 ans après avoir été prise ; elle fut envoyée à Benjamin Creme dont le Maître a confirmé qu’il s’agissait d’une bénédiction de lumière.
Formations de lumière à Glasgow – [sommaire]

Formations de lumière à Glasgow (Ecosse), confirmées par le Maître de B. Creme comme authentiques. Envoyée par T. R., Forres (Ecosse).
Une statue de Saï Baba de Shirdi semble « boire » le lait – [sommaire]
En mars 2020, on a rapporté qu’une statue de Saï Baba de Shirdi semblait « boire » le lait qu’on lui offrait, dans un temple de Tenali, Andhara Pradesh, (Inde).
En 1995, des rapports similaires de statues buvant du lait ont été signalés par les médias du monde entier. Le Maître de Benjamin Creme avait confirmé le phénomène, précisant que les statues ne « boivent » pas le lait, mais que Maitreya et un groupe de Maîtres le font disparaître. Benjamin Creme a expliqué (Partage international, 1997) : « Les Maîtres ont simplement transformé le lait physique en sa contrepartie éthérique : ils ont fait disparaître le lait, voilà le miracle. Des statues de pierre ou de métal ne peuvent pas absorber de lait comme les « experts » sceptiques voulaient nous en convaincre ; ni naturellement des statues inanimées, la plupart en cuivre, laiton et bronze, ne peuvent-elles réellement boire. »
Dans le cas de Tenali, nous ne sommes pas en mesure de confirmer que Maitreya ou Saï Baba ont fait disparaître le lait. Ces photos, séparées de quelques secondes, proviennent de la caméra de surveillance du temple.
[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international]
Source : YouTube : Sai Bandhan Foundation Trust
Bénédiction à l’ashram de Saï Baba – [sommaire]
Cette photo fut prise en février 2020 à l’ashram de Saï Baba de Muddenhalli (Inde). On y voit des rayons de lumière inhabituels. Certains prétendent voir Saï Baba dans le cœur de la statue de Shiva. Envoyé par M. G., Ljubljana (Slovénie).
Une statue de la Vierge pleure au Mexique – [sommaire]
Les paroissiens d’une église mexicaine ont été témoins des larmes d’une statue de la Vierge. Celle-ci se trouve dans la Chapelle San Antonino Obispo dans la ville de Cerro Armadillo Grande, Etat d’Oaxaca. Elle est conservée derrière une vitre dans une boîte fermée, et elle a commencé à pleurer quand elle a été exposée pendant les cérémonies de la nouvelle année 2020. Les visiteurs expliquent que les yeux de la statue étaient rouges tandis que des larmes coulaient sur ses joues.
Selon le journal local, les résidents considèrent le phénomène comme étant un miracle divin. Un résident, A. T., raconte que la statue qui pleure est le signe certain « qu’une chose importante est sur le point de se produire ».
Source : coasttocoastam.com ; dailystar.co.uk
Observations d’ovnis dans le monde entier – [sommaire]
Les médias se focalisant sur la crise du Covid-19, il est particulièrement remarquable que des phénomènes de nature étrange aient fait les gros titres récemment. De curieux phénomènes lumineux ont été observés dans le ciel, en Espagne, au Royaume-Uni, au Mexique, en Argentine, en Equateur et aux Pays-Bas. Les observations ont été si nombreuses et concordantes, entre fin mars et début avril, qu’elles atteignirent les médias.
Espagne – Des récits de témoins oculaires ont été rapportés et des clips vidéo ont été largement partagés. Certains ont mentionnés un objet qui rougeoyait et scintillait de différentes couleurs, faisant des mouvements imprévisibles dans le ciel et restant parfois visible pendant 30 à 40 minutes.
Cet ovni a été observé à travers toute l’Espagne et ses mouvements ont été décrits en détail. « Il émettait de l’intérieur une petite lumière brillante qui clignait à toute vitesse en tournant avant de s’éteindre. Puis une autre petite lumière se mettait à cligner dans le même mouvement et la même trajectoire que la première […] Avec le téléobjectif de mon appareil photo on voit comment elle change de couleur par intermittence, rouge, vert et or. Avec le zoom à 200 mm apparaît un noyau… Il était environ 20 h et l’ovni resta là pendant une heure avant de disparaître, devenant plus petit. »
Argentine – « J’ai observé 22 objets alignés du nord au sud se déplaçant à presque même distance l’un de l’autre, ressemblant à des étoiles mais de couleur jaune. J’ai pensé que c’était des satellites comme j’en vois toujours, mais jamais plus de deux… » (La Vanguardia, Espagne)

Vers 22 h, entre le 8 et le 24 mars 2020, des membres des groupes de méditation de transmission du Brabant ont observé une lumière brillante inhabituelle.
Pays-Bas – Vers 22 h, entre le 8 et le 24 mars 2020, des membres des groupes de méditation de transmission ont observé une lumière brillante inhabituelle dans le ciel à l’ouest ou ouest-sud-ouest, dans la région centrale et est du Brabant-Septentrional (Pays-Bas).
« Elle se positionnait très bas au-dessus des maisons, entre 25 et 40° d’altitude ; elle semblait si proche et d’une lumière blanche lumineuse. Elle changeait de forme et de couleur. Elle planait au même endroit. Des photos ont été prises de différents endroits de la région. En agrandissant une photo prise le 17 mars au village de Rijen, on voit un fin rayon lumineux brillant et descendant de l’objet. On ne voyait aucun mouvement dans l’objet à l’œil nu, mais avec le zoom (réalisé le 8 mars au village de Waalre) on distingue à l’intérieur quelque chose ressemblant à des anneaux et semblant tourner.
Selon les cartes du ciel, cela ne pouvait pas être une planète. » [Source : Membres des groupes de méditation de transmission du Brabant]
Amsterdam – Un co-worker de Share International raconte que « Le Maître de Benjamin Creme lui a confirmé que les objets qu’il avait filmés à maintes occasions étaient l’Etoile de Maitreya. Elle est toujours au même endroit – sud-ouest. Ces photos ont été prises entre le 4 et le 9 avril 2020, vers 22 h. Ces objets semblent être de forme triangulaire ; à d’autres moments j’ai vu ce qui semblait avoir plutôt la forme d’un vaisseau spatial. » (C. Q., groupe de méditation de transmission d’Amsterdam)
Ces objets « en forme d’étoile » ont été filmés au-dessus d’Amsterdam (Pays-Bas), et semblent changer rapidement de couleur. Photos envoyées par C. Q.
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Fifty sandwiches : rendre aux sans-abri leur qualité d’être humain – [sommaire]
Fifty Sandwiches est un projet à but non lucratif qui cherche à créer un pont de compréhension entre les sans-abri et les personnes qui passant à côté d’eux, choisissent de les ignorer ou, peut-être, ne remarquent même pas qu’ils sont là. Justin Wilder Doering est le fondateur de Fifty Sandwiches. Il a traversé les Etats-Unis pour rencontrer les sans-abri. Il a découvert un monde bouleversant, en total contraste avec les idées préconçues de la société. Il est également l’auteur du livre Fifty Sandwiches : Humanize the Homeless (Cinquante sandwiches : rendre aux sans-abri leur humanité, non traduit). Jason Francis l’a interviewé pour Partage international.
Partage international : Qu’est-ce qui vous a amené à parcourir le pays et interviewer tous ces sans-abri ?
Justin Wilder Doering : L’idée m’est venue à l’âge de 15 ans. J’avais l’habitude de voir des sans-abri dans la rue. Ma réaction instinctive, et celle de toute ma famille, était juste de rester à l’écart. On a l’impression que ces gens constituent une menace et on n’a juste pas envie de s’en approcher. Et puis j’ai pensé que personne ne naît sans-abri, que ces gens doivent avoir une histoire. Quand j’ai obtenu mon diplôme universitaire, j’ai décidé d’aller les écouter. Grâce à un financement participatif, je me suis acheté un fourgon et je suis parti à travers le pays pendant 3 mois et demi pour parler avec les sans-abri.
Rompre les stéréotypes
PI. Vous dites que votre travail consiste à « réconcilier la perception et la réalité ». Notre perception des sans-abri est-elle si éloignée de la réalité ?
JWD. Cette perception varie beaucoup d’une personne à l’autre, mais elle est toujours basée sur des stéréotypes selon lesquels un sans-abri payerait le prix d’une addiction, d’une maladie mentale ou d’un choix. Même si c’est souvent le cas, je voulais montrer que la réalité est souvent beaucoup plus complexe. Au fur et à mesure que le projet avançait, je me suis rendu compte que chaque personne est différente, et que je devais capturer cette diversité, tous ces bouts de réalité.
PI. Pouvez-vous nous raconter quelques-unes de ces histoires ?
JWD. Un jour, j’ai parlé à un professeur d’université. Il avait été expulsé de son logement parce que le propriétaire y avait trouvé des moisissures. J’ai parlé à une femme dont la mère était décédée et elle s’était retrouvée à la rue simplement parce qu’elle n’avait pas pu payer la note d’hôpital. Beaucoup de gens sont sans abri parce qu’à un moment donné ils ont dû faire face à une situation financièrement insoluble. J’ai fait mes entrevues dans des refuges qui offrent des programmes de réhabilitation. Si vous vivez dans la rue, vous êtes vulnérable. Vous vivez constamment dans la hantise que les quelques biens qui vous restent soient volés. J’ai été surpris que tant de gens aient envie de me raconter leur histoire, de s’ouvrir à moi devant ma caméra.
PI. Avez-vous trouvé beaucoup de familles sans abri avec enfants ?
JWD. Beaucoup. Je ne parle que de quelques-unes dans mon livre. En fait j’ai eu du mal à les rencontrer car la plupart d’entre elles sont déjà dans des refuges ou dorment dans leur voiture sur des parkings de supermarché. C’est pourquoi je ne pense pas avoir pu rendre justice à l’ampleur de ce problème de ces cas particuliers.
PI. Quels ont été vos moyens de subsistance pendant votre tour du pays ?
JWD. J’étais membre du réseau Planet Fitness, ce qui m’a permis d’aller prendre des douches dans leurs établissements, mais mon hygiène a souffert quelque peu. J’ai quand même apprécié ce style de vie minimaliste. J’ai presque toujours dormi dans le fourgon sur des parkings. J’ai mangé du riz et des saucisses et vécu avec très peu d’argent. Certains ont pensé que je voulais émuler les sans-abri, ce qui n’est pas vrai ; j’étais bien organisé et j’avais toujours un endroit où aller. Je ne voulais en aucun cas vivre comme les sans-abri. Je voulais juste en savoir plus sur eux.
PI. Vous avez parcouru combien d’Etats et visité combien de villes ?
JWD. J’ai fait 23 000 kilomètres et parcouru 34 Etats et autant de villes.
PI. Comment faites-vous pour aborder un sans-abri pour une entrevue ? J’imagine qu’il faut beaucoup de sensibilité, de la compassion et du respect.
JWD. J’étais un peu intimidé au début et peu à peu c’est devenu plus facile. Pour les encourager à s’ouvrir, j’ai senti qu’il fallait que je partage aussi mes propres luttes personnelles et le peu d’adversité que j’ai pu rencontrer dans ma vie. Ça ressemblait à une conversation informelle entre deux personnes qui ne se connaissent pas.
PI. D’où vient le nom Fifty Sandwiches?
JWD. Mon idée au départ était d’offrir aux sans-abri un déjeuner en échange d’un entretien. Comme deux inconnus discutant au cours d’un déjeuner. J’ai très vite compris que quand une personne vit dans un refuge ou est engagée dans un programme à long terme, elle ne peut tout simplement pas partir pour aller faire une entrevue. Et s’ils vivent dans la rue, ils ne peuvent pas non plus aller déjeuner dans un restaurant et laisser leurs affaires seules. Pour ces raisons, le nom du projet n’est plus très pertinent si je compte les rares fois où j’ai pu emmener quelqu’un déjeuner.
PI.Combien avez-vous pu faire d’entrevues jusqu’ici ?
JWD. Entre 150 et 200.
Ça peut vous arriver aussi
PI. Quel est votre souvenir le plus fort ?
JWD. A la fin de chaque entretien je posais la question : « Si vous en aviez la possibilité, que direz-vous à la société sur le fait d’être sans-abri ? » L’écrasante majorité des réponses a été : ça peut arriver à tout le monde. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé la ligne si fine qui sépare une personne qui traverse la rue pour éviter un sans-abri et le sans-abri lui-même. Lorsque nous sommes confrontés à l’inattendu, la plupart des gens ne savent pas comment se comporter. Au final, j’ai fini par comprendre que chaque sans-abri que l’on peut croiser dans la rue a derrière lui toute une vie d’expériences, d’histoires et de luttes aussi complexes que la nôtre.
PI.Ce voyage vous a changé ?
JWD. Beaucoup. Avec chacune des personnes que j’ai rencontrées, je ne savais jamais à quoi m’attendre jusqu’à ce que j’apprenne à les connaître par cette immersion dans leur vie. La première chose que j’ai apprise c’est la diversité de chaque histoire. Auparavant, je pensais que le phénomène des sans-abri était la conséquence de structures sociales défaillantes – la santé mentale, les services aux anciens combattants, les soins de santé en général.
Cette expérience m’a aidé à évoluer. Elle m’a donné un nouveau sentiment d’empathie pour les gens que je vois dans la rue tous les jours, qu’ils soient sans-abri ou non. Je pense que cela m’a beaucoup aidé à grandir personnellement ; j’ai plus de facilité à parler à des étrangers, à partager mes expériences et accueillir celles des autres pour m’enrichir et me développer sur le plan personnel.
PI. Que pensez-vous de ces programmes de logement avec services d’assistance personnalisés pour les personnes atteintes de maladie mentale, d’addictions, du sida ou d’autres problèmes de santé graves ? Peuvent-ils être une des solutions au problème des sans-abri ?
JWD. Les options de logement permanent garantissent l’efficacité des programmes qui visent à remettre les sans-abri sur pied. Un repas rapide ou quelques dollars ne résoudront pas le problème ; ce sont des solutions à court terme qui n’offrent aucune stabilité.
Par contre, les programmes plus immersifs avec ce https://fiftysandwiches.com/type de logement ont l’avantage d’exiger de la constance et de l’engagement de la part des personnes qu’ils aident. Ils offrent une approche globale qui ne se limite pas à l’hébergement. En cela ils s’attaquent aux causes du problème. Les sans-abri ont besoin de beaucoup plus qu’un logement.
Plus d’information : fiftysandwiches.com
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Autres
Le changement, l’amour, et le besoin d’unité – [sommaire]
Beaucoup de choses doivent changer dans notre monde, et même si cette nécessité apparaissait déjà clairement avant le Covid-19, la pandémie met crûment en lumière des problèmes qui couvaient depuis longtemps, et ouvre un espace permettant de réévaluer nos modes de vie. De nouveaux systèmes socio-économiques et politiques, fondés sur la justice, sont requis, tout comme des valeurs positives qui encouragent la vertu. L’humanité doit apprendre à partager, à vivre plus simplement, à coopérer et à créer un monde libéré du conflit, tout en permettant à la planète de guérir ; tout est lié.
A l’arrière-plan des diverses crises auxquelles l’humanité est confrontée, se trouve une crise d’identité. Puisque nous nous identifions presque exclusivement avec la forme (le corps physique, les pensées et les émotions), nous pensons que nous sommes séparés des autres, du monde naturel, mais aussi de cette force vitale à laquelle nous donnons le nom symboliquement chargé de « Dieu », sans bien savoir ce dont il s’agit. La croyance en la séparation est fermement implantée, et se trouve entretenue par les structures actuelles, qu’elles soient sociales, économiques ou politiques ; elle conditionne nos relations, elle est source de conflits et de peurs profondément ancrés dans notre psychologie, et elle nous voile la vérité.
L’unité et la fragmentation
La réalité est Une ; la vie est toute entière interconnectée. La première étape, fondamentale, du processus de renouveau, pour nous comme pour la planète, consiste à prendre conscience de notre unité, et, sur la base de cette réalisation, à concevoir des systèmes et des modes de vie qui développent et renforcent l’expérience de l’unité. L’humanité est une famille, un groupe, large et divers, formé d’individus uniques aux talents et qualités variés, partageant tous la même constitution et la même nature fondamentale, et faisant tous l’expérience des mêmes peurs et des mêmes désirs.
La croyance en la séparation a conduit à la création de systèmes séparatifs et injustes, à une mentalité du chacun pour soi, à la croyance répandue selon laquelle hommes et femmes seraient intrinsèquement égoïstes et avares, recherchant leur seul plaisir. Tandis que nous effectuons la transition de l’ordre ancien et agonisant vers le nouveau, de nombreuses personnes remettent en question cette idée fausse et appellent à un changement, non seulement dans les modes de vie, mais également dans les modes de pensée.
Une des caractéristiques les plus marquantes de notre époque est la polarisation1 entre de larges segments de la population. D’un côté se trouve un mouvement en faveur de plus de solidarité, de tolérance et de coopération, et de l’autre, ancrée dans le passé, une réaction qui célèbre le nationalisme tribal et expansionniste ainsi que le succès de l’individu au détriment de celui du groupe. Autrement dit, l’unité et l’harmonie s’opposent à la fragmentation et la séparation. En apparence du moins, la fragmentation semble prendre le dessus. L’unité quant à elle, bien que souvent mentionnée en termes chaleureux – un peu comme on parlerait d’un proche aimé mais excentrique – se trouve en pratique reléguée dans la marginalité, regardée avec condescendance comme une utopie irréaliste.
La fragmentation constitue l’état habituel des choses, bien qu’elle n’ait rien de naturel ; elle imprègne quasiment tous les aspects de l’existence, et caractérise l’état d’esprit de la plupart d’entre nous, si ce n’est de tous. Là où la compétition est présente – et il est difficile de trouver des espaces où elle ne l’est pas –, là où l’idéologie dicte sa loi et où le nationalisme triomphe, la fragmentation s’infiltre partout dans les esprits et dans la société, créant comme un gigantesque puzzle et engendrant un chaos qui nous est maintenant familier.
Le mobile qui réside derrière l’action est également un facteur important dans la création de la fragmentation et derrière la croyance en la séparation. Tout mobile, qu’il soit noble ou vil, engendre de la fragmentation. Or, existe-t-il une action exempte de mobile ? Le désir, qui va de pair avec le mobile, semble conditionner toutes les activités, et ainsi polluer et corrompre les esprits les uns après les autres, les rendant agités et insatisfaits.
Des générations entières ont été systématiquement conditionnées à penser que la vie est ainsi ; que nous sommes séparés et que nous devons entrer en concurrence avec les autres pour survivre ; que l’avarice, l’égoïsme, les clivages sociaux et le tribalisme font partie de notre nature humaine, et qu’il n’existe pas d’alternative. Selon la doctrine de la division, il est vertueux « d’aimer son pays » plus que les autres ; ainsi, les drapeaux sont salués, on chante des hymnes à l’obéissance et à la loyauté, et on conditionne les esprits des plus jeunes comme des plus âgés. En tant qu’êtres humains séparés, notre destin serait de chercher à devenir le meilleur et à vaincre nos ennemis, condition nécessaire pour survivre, prospérer et exprimer notre potentiel.
Cette approche fondamentalement erronée a produit un monde profondément divisé, structuré par des systèmes de gouvernance et de contrôle instables et cruels qui répandent peur, violence et injustice sociale. La communauté mondiale se retrouve ainsi en décalage avec elle-même et avec le monde naturel, sans même parler de « Dieu ». La fragmentation participe de la division, et la division engendre le conflit, aussi bien interne (psychologique et physiologique), qu’externe.
C’est dans ces conditions de fragmentation mentale que sont prises diverses décisions, personnelles et collectives, politiques comme économiques. Nous en voyons les résultats négatifs dans nos vies et dans nos sociétés : des guerres interminables, une pauvreté largement évitable dans un contexte de vives inégalités économiques, des clivages sociaux, des ruptures relationnelles, des maladies mentales, le changement climatique et l’effondrement général des écosystèmes… La fragmentation et la croyance profonde en la séparation nient l’ordre naturel des choses, lequel engendre pourtant ordre et harmonie dès lors qu’il n’est pas contrarié. La fraternité est piétinée, les graines de la discorde et du soupçon sont semées, ce qui nous ferme totalement à l’expérience et à la réalisation de notre être inné, cette réalité fondamentale qui existe au-delà des constructions éphémères de la pensée. Il s’agit de notre être véritable, et lorsque nos actions sont initiées à partir de ce point d’unité et de non-fragmentation, l’harmonie en découle.
Si nous voulons quitter le vieux monde chaotique qui s’écroule et créer une civilisation nouvelle, fondée sur la justice, dans laquelle l’humanité pourra vivre en paix pour la première fois de notre longue et douloureuse histoire, il nous faut avant tout prendre conscience de notre unité. Nous devons également réaliser que la vie est toute entière interconnectée, ce que nous savons en théorie mais ignorons en pratique.
Les formes et modes de vie futurs doivent être basés sur l’expression de la fraternité et de la compassion, en même temps qu’ils doivent les encourager. Cela mettra en mouvement un cycle vivant d’amour ; en effet, comme cela n’est guère surprenant, il s’agit avant tout d’amour, et d’absence de celui-ci. L’unité est une expression de l’amour.
La création d’un terreau fertile sur lequel l’harmonie pourra fleurir est bien plus accessible qu’on ne l’imagine. Ainsi que l’humanité (à l’exception d’une minorité) l’a déjà démontré durant les périodes difficiles, sous les apparences de cruauté et d’égoïsme, la nature humaine est bonne. Une fois retirés les obstacles à la compassion (la peur, le désir, la compétition), cette force unificatrice qu’est l’amour, et qui est notre véritable nature, s’exprimera spontanément. Comme le démontrent les bancs de poissons qui nagent maintenant dans le grand canal de Venise, auparavant pollué, il suffit d’enlever le bruit et la pollution et de laisser les impuretés se déposer au fond pour que les eaux redeviennent d’elles-mêmes claires.
- Processus par lequel un groupe se divise en pôles.
« Notre force se mesure à l’aune des plus précaires. » – [sommaire]
Le 31 mars 2020, lors d’une conférence de presse organisée pour la sortie du rapport Responsabilité partagée, solidarité mondiale, sur les conséquences socio-économiques du Covid-19, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a lancé un appel ambitieux, dont nous présentons des extraits.
« Le monde est confronté à une épreuve sans précédent. C’est le moment de vérité. Des centaines de milliers de personnes tombent gravement malades du Covid-19 et la maladie se répand exponentiellement en maints endroits. Les sociétés sont dans la tourmente et les économies sont en chute libre. […]
La réponse doit être à la mesure de la crise : il faut intervenir à grande échelle, de manière coordonnée et globale, les ripostes nationales et internationales devant être guidées par l’OMS. Elle doit être multilatérale, les pays devant faire preuve de solidarité envers les communautés et les nations les plus vulnérables. Le message que transmet le rapport que nous publions aujourd’hui est sans équivoque : responsabilité partagée et solidarité mondiale sont les mots d’ordre face à l’impact du Covid-19. C’est un appel à l’action. Premièrement, à l’action sanitaire immédiate et coordonnée, afin d’empêcher la transmission et de mettre fin à la pandémie. […] Une action qui offre un accès universel au traitement et au vaccin, lorsqu’ils seront prêts. Il faut absolument que les pays développés aident immédiatement les pays moins développés à renforcer leurs systèmes de santé et leur capacité de riposter pour arrêter la transmission. […] Dans le monde interconnecté qui est le nôtre, notre force se mesure à l’aune de notre aptitude à soutenir les systèmes sanitaires les plus précaires. Deuxièmement, nous devons nous attaquer aux dimensions sociales et économiques dévastatrices de cette crise, en nous concentrant sur les plus touchés : les femmes, les personnes âgées, les jeunes, les travailleurs peu rémunérés, les petites et moyennes entreprises, le secteur informel et les groupes vulnérables, en particulier ceux qui font face à une crise humanitaire ou à un conflit. Il faut que les pays s’unissent non seulement pour combattre le virus, mais aussi pour s’attaquer à ses répercussions profondes. […] Il faut une réponse multilatérale à grande échelle, qui soit coordonnée et globale et qui représente au moins 10 % du PIB mondial. Les pays développés peuvent le faire seuls et certains le font déjà d’ailleurs. L’allégement de la dette doit être une priorité – y compris l’exonération immédiate du paiement des intérêts pour 2020. Le système des Nations unies est pleinement mobilisé : il donne des orientations pour l’action mondiale, soutient les interventions des pays et met ses chaînes d’approvisionnement à la disposition du monde entier.
Enfin, lorsque nous aurons surmonté cette crise nous devrons choisir. Nous pourrons revenir au statu quo ou nous pourrons nous attaquer résolument aux problèmes qui nous rendent tous inutilement vulnérables face aux crises. Après la crise, la reprise doit ouvrir la voie à une économie différente. Dans tout ce que nous faisons pendant et après cette crise, nous devons mettre l’accent sur l’édification d’économies et de sociétés plus égales, plus inclusives et plus durables, qui soient plus résistantes face aux pandémies, aux changements climatiques et aux nombreux autres défis mondiaux que nous devons relever. Ce dont le monde a besoin maintenant, c’est de solidarité. Grâce à la solidarité, nous pouvons vaincre le virus et bâtir un monde meilleur. »
[Source : Nations unies – Rapport sur le Covid-19]

Photo : VOA- Nicolas Pinault , Domaine public, via Wikimedia Commons
Les réfugiés et les personnes déplacées par des conflits violents sont doublement vulnérables.
L’Onu appelle à un cessez-le-feu mondial
Le 23 mars 2020 à New York, António Guterres a plaidé en faveur d’un cessez-le-feu mondial : « Les conflits armés continuent de faire rage dans le monde. Ce sont les personnes les plus vulnérables – les femmes et les enfants, les personnes en situation de handicap, les personnes marginalisées et déplacées – qui paient le tribut le plus lourd. Ces mêmes personnes courent également le plus grand risque de subir des pertes dévastatrices à cause du Covid-19.
Dans les pays ravagés par la guerre, les systèmes de santé se sont effondrés. Les professionnels de santé, qui étaient déjà peu nombreux, ont souvent été pris pour cibles. Les réfugiés et toutes les personnes déplacées par des conflits violents sont doublement vulnérables.
A vous qui êtes en guerre, renoncez aux hostilités. Laissez de côté la méfiance et l’animosité. Posez les armes, faites taire les canons, mettez fin aux frappes aériennes. C’est essentiel. Pour pouvoir établir des couloirs d’aide humanitaire qui sauveront des vies. Pour reprendre le dialogue et donner une chance à la diplomatie.
Inspirons-nous des coalitions qui prennent forme et des dialogues qui se nouent lentement entre des parties rivales pour permettre des approches conjointes face au Covid-19. Mais il faut en faire beaucoup plus. Mettons un terme au fléau de la guerre et luttons contre la maladie qui ravage notre monde. Cela commence par l’arrêt des combats. Partout. Tout de suite.
[Source : Nations unies – Appel au cessez-le-feu global]
[Nombre de nos lecteurs répondent déjà fréquemment aux appels humanitaires et aux campagnes en ligne sur le site Avaaz. En réponse à l’appel du secrétaire général de l’Onu, Avaaz a lancé une pétition. A l’heure d’imprimer ces lignes, elle a recueilli plus de 2 200 000 signatures en 19 jours. [avaaz.org]
Source : Nations unies
Citation
Message de Maitreya
Message n° 101 du 26 mars 1980 – [sommaire]
Mes chers amis, je suis vraiment heureux d’être une fois encore avec vous de cette façon. Dans peu de temps, mes amis, vous me verrez. En fait, vous serez témoins du retour de votre frère de longue date. Vous verrez ainsi l’accomplissement du Plan de Dieu, car le Fiat de Dieu m’a conduit ici. En outre, l’humanité elle-même m’a appelé et, c’est avec joie que j’ai répondu à son appel.
La Justice doit être instaurée et elle le sera. Le monde implore la justice. La véritable raison des problèmes de l’homme, aujourd’hui, est l’absence de justice et d’amour. Si ces aspects divins étaient en vigueur demain, une nouvelle douceur colorerait vos vies.
Ce don généreux d’amour et de juste partage provient de Dieu. Ce n’est que par la manifestation de ces qualités que l’on peut connaître Dieu.
Enseignez ceci aux hommes, mes amis, et vous enseignerez une grande et simple vérité.
Lorsque les hommes me verront, mes frères, ils verront un homme simple et juste. Tous ceux qui connaissent Dieu manifestent ces qualités. Alors, recherchez-moi sous cet aspect.
Maintenant que ma présence est un fait établi, je peux voir plus clairement les problèmes de l’homme. Ils sont multiples, mes amis, mais découlent d’une cause unique. C’est simplement le manque d’amour qui est la racine des souffrances de l’homme aujourd’hui. Rien d’autre ne l’empêche de manifester son divin potentiel.
Toute la divinité existe en l’homme, mais sans amour, il ne peut s’ensuivre que de la souffrance.
Depuis longtemps, mes amis, vous savez cela ; de nombreuses fois auparavant, vous avez entendu parler de la nécessité de l’amour. Néanmoins, votre vie est dépourvue de cet aspect divin. Je viens vous montrer la voie simple menant à Dieu, celle qui passe par l’amour, vous enseigner les techniques, les moyens d’avancer grâce à l’amour et à la justice, grâce à une relation correcte de l’homme avec l’homme et, par conséquent, de l’homme avec Dieu.
Reconnaissez alors cet Homme simple, lorsque vous le verrez, et appelez-le Frère, car c’est en tant que frère pour tous les hommes que j’apparais, pour vous prendre par la main et vous conduire vers le Père, pour vous donner la vision merveilleuse de votre avenir, pour asseoir en vous la volonté de servir, pour créer avec vous la cité de la Vérité, le temple de l’Amour, pour vous faire avancer et vous ramener à Dieu.
Que la Divine Lumière, l’Amour et la Puissance du Dieu unique et très saint se manifestent maintenant dans votre cœur et dans votre esprit. Que cette manifestation vous ramène avec moi à votre Source.
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Qui d’autre que Maitreya ? – [sommaire]
Le 13 mars 2020, au cours d’une conversation chez un ami très proche, nous évoquions les nombreux événements actuels : la pandémie, les marchés boursiers, les réfugiés, l’écologie. Nous vîmes clairement le besoin d’un changement immédiat, à l’échelle mondiale, de la concurrence et de l’égoïsme à la coopération et au partage.
Au moment précis de notre conversation où je déclarai : « Et à travers tous ces événements, Maitreya galvanise… », et que j’étais sur le point de mentionner ses formidables énergies, le fait qu’il soit adombré par l’Esprit de Paix, par l’Avatar de Synthèse et par le Bouddha, je ne pus aller plus loin que le mot « galvanise ». Aussitôt, mon ami se mit à suffoquer, et je fis de même. Restés sans voix pendant plusieurs minutes, nous partageâmes une formidable poussée d’énergie, sachant de toute évidence que Maitreya nous répondait. Qui d’autre pourrait faire cela avec autant de puissance ?
C’était comme s’il nous indiquait clairement : « Oui, je suis présent, au milieu de tout cela, et oui, je galvanise l’humanité afin qu’elle prenne les bonnes décisions. »
C’était une réponse totalement inattendue. Nous nous sommes sentis très motivés par ce témoignage de sa présence et de son aide en cette période de crise.
Identité non communiquée, Pays-Bas
L’humanité s’éveille – [sommaire]
Le vendredi 3 avril 2020, en début d’après-midi, alors que je faisais la sieste dans ma véranda, j’entendis soudain un bruit (d’un SMS reçu sur mon portable). Je me réveillai, ouvris les yeux et vis, sur une fenêtre entre le salon et la véranda, la silhouette d’un homme habillé comme Maitreya à Nairobi ; elle tendait les bras accueillants comme dans une représentation du Sacré-Cœur de Jésus-Christ. Cela ne dura pas longtemps. Je n’ai pas d’autres détails, si ce n’est que j’étais stupéfaite. Je pense que cette personne était Maitreya.
T. D., Namur (Belgique)
Une main secourable – [sommaire]
Tillie, un membre de notre groupe, et moi-même allions souvent distribuer des prospectus sur la réapparition du Christ. Cependant, Tillie souffrait de plus en plus de douleurs aiguës à la hanche. Elle se rendit chez son médecin qui lui déclara qu’elle devait se faire opérer. Elle eut d’abord des séances de kinésithérapie, qui soulagèrent la douleur, mais seulement pendant un certain temps. Je lui conseillai de demander l’aide de Maitreya avec la « Main ». Mais elle ne voulut pas déranger Maitreya.
Quelques jours plus tard, elle me déclara : « J’ai finalement demandé l’aide de Maitreya et un miracle s’est produit. Je peux tout faire, prendre les escaliers, faire des courses, marcher, faire du vélo et désormais nous pourrons à nouveau aller ensemble diffuser des prospectus. » Depuis qu’elle a reçu de l’aide [de Maitreya], elle est efficace et n’a plus besoin de séances de kinésithérapie !
T. S. et C. N., Bergen (Pays-Bas)
Protection – [sommaire]
Lorsque j’avais environ 5 ou 6 ans, dans ma chambre à Lisbonne, au Portugal, certains soirs, une lumière bleue et blanche très douce et agréable descendait vers moi depuis le coin supérieur du plafond et me réveillait.
Il y avait aussi une présence dans la chambre près de mon lit : quelqu’un dont on ne voyait que le buste et la tête apparaissait et semblait me protéger. Actuellement, je vois encore souvent cette lumière autour de moi comme si elle était concentrée en un tout petit point.
L’expérience était-elle réelle ? Qui était la personne près de mon lit et pourquoi était-elle là ? Cette lumière brillante a-t-elle une signification particulière ? Le point lumineux que je vois encore aujourd’hui est-il le même que celui que je voyais quand j’étais petit ?
A. S., Montreuil, France
Le Maître de B. Creme a confirmé que l’expérience et la lumière étaient réelles, et que la « personne » ou la « présence » était le Maître Jésus. C’était un signe de protection. De plus, le point lumineux qu’il voit actuellement est la même lumière que lorsqu’il était enfant.
Un signe sur notre route – [sommaire]
Le 25 mai 2004, mon mari et moi rentrions chez nous en voiture après un voyage éprouvant. Nous dépassâmes un camion et à ma grande surprise, je vis un grand tableau de Jésus donnant une bénédiction de sa main, sur l’une des portes arrière du camion. Immédiatement après, je demandai à mon mari s’il avait vu quelque chose de spécial. Je fus déçue car il n’avait rien vu. Pouvez-vous me dire si c’était un clin d’œil de Jésus ?
J. L., France
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la peinture de Jésus sur le camion avait été manifestée par le Maître Jésus. C’était davantage qu’un clin d’œil du Maître Jésus.
Près de chez moi – [sommaire]
Il y a quelques années [courrier envoyé en 2004], assez tard dans la nuit, je rentrais chez moi par l’autoroute, seule au volant. Au péage, je vis un gars à l’air étrange, ayant l’air d’un sans-abri, qui faisait du stop dans la direction où je me rendais. Je prends rarement des auto-stoppeurs et je n’en ai jamais pris dans ma voiture à une heure aussi tardive, ni avant ni après cette nuit-là, surtout un personnage à l’air si étrange. Mais en le voyant là (et disposant de la seule voiture à la ronde), j’eus pitié de lui. Alors je suivis mon impulsion et l’emmenai. Ce faisant, je fus surprise par mon geste. Mais il avait l’air gentil et nous eûmes une conversation agréable, au cours de laquelle il me dit simplement que, la nuit, en regardant les étoiles dans le ciel, il est possible d’entrer dans le plan astral. Je fus assez surprise parce que, d’après son apparence, je ne m’attendais pas à ce qu’il sache de telles choses.
Après avoir atteint ma ville de destination, il refusa que je le ramène chez lui, mais préféra descendre exactement à la même sortie que la mienne, déclarant qu’il vivait dans les environs. Cela me parut étrange, car il y a peu de chances de rencontrer un auto-stoppeur au milieu d’une autoroute déserte tard dans la nuit et qui se trouve habiter dans le même quartier que vous.
Etait-ce le Maître Jésus ? Quelle que soit votre réponse, c’était une façon de me faire comprendre que nous ne devons pas juger les gens sur leur apparence.
S. K., Ljubljana, Slovénie
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’« auto-stoppeur » était en fait Maitreya.
Se sentir déplacé – [sommaire]
Un soir, je roulais sur l’autoroute pour rentrer chez moi après avoir travaillé au centre Tara. L’autoroute était bondée. J’essayais de bifurquer vers la voie de gauche. Tout à coup, une voiture, que je n’avais pas vue, surgit juste devant moi, et j’étais sûre que j’allais la percuter. Je criai « Maitreya » trois fois et fermai les yeux parce que je pensais qu’un accident allait se produire. Tout d’un coup, je sentis ma voiture se déplacer comme au ralenti et comme si une main géante la repoussait lentement et la faisait passer dans la file d’à côté. Je rouvris les yeux et me retrouvai sur une autre voie, sans aucune voiture autour de moi. Pouvez-vous me dire si Maitreya a effectivement déplacé ma voiture ?
P. Z., Californie, Etats-Unis
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que oui, Maitreya a bien déplacé la voiture.
Concerto – [sommaire]
Le 10 avril 2005, je participais à un concerto pour violon au Casals Hall de Tokyo. Nous jouions le dernier mouvement de la Suite Brook Green de Gustav Holst. Mes sons ne résonnaient pas. L’archet tremblait, mais je continuais à jouer. Le dernier mouvement s’est terminé ; nous nous levâmes et notre professeur salua.
Dans le public, je vis mon ami assis au premier rang sur un siège invité, et je sentis alors le regard de quelqu’un sur moi. Un de mes collègues musiciens était près de mon ami. Il posait les coudes sur le siège de devant, agitait un rouleau de papier dans la main droite et souriait. Il portait une chemise à carreaux bleus. Je me demandai ce que cela signifiait. Jusqu’alors, il n’était pas à cette place.
Au bout d’un moment, je suis allé voir mon ami en toute hâte. Mais il n’était nulle part ! Je lui envoyai alors un courriel. Il me répondit : « Je promenais mon chien. Je viens de rentrer à la maison. » Il réside dans la préfecture de Tochigi, assez loin de Tokyo. Je fus extrêmement surpris. Qui était cette personne, assise sur un siège invité ? Pourquoi a-t-il assisté à notre concert ?
K. N., Tochigi-prefecture (Japon)
Le Maître de B. Creme a indiqué que « l’ami » était Maitreya.
Concentrez-vous et continuez – [sommaire]
En mars 2020, j’ai passé quelques jours au Mexique à aider nos collègues du groupe local. Nous tenions un stand au salon du livre dans le centre de Mexico.
Le jour de mon arrivée dans la ville, je suis resté tard dans la soirée sur le salon. Et avec trois de nos collègues nous avons eu le temps d’échanger ; on évoquait l’actualité, partageant nos idées et leurs interprétations. Puis, surgi de nulle part, un homme de type asiatique s’arrêta au stand. Sa présence était incongrue car on voit peu d’étrangers à ce genre d’événement, de plus il était très élégamment vêtu. Il portait un costume vert bien taillé, avec une broche qui faisait penser à un drapeau ou à une des peintures de B. Creme. Il avait la soixantaine, les cheveux courts argentés.
Après avoir regardé les livres, il demanda : « Qui est Maitreya ? » Il semblait avoir des difficultés en espagnol, alors nous lui proposâmes de parler anglais. Il avait un fort accent qui ne nous permettait pas de comprendre tout ce qu’il disait. Je fis de mon mieux pour lui répondre. Il semblait apprécier mes réponses, mais il n’avait pas l’air pleinement satisfait. Comme pour me pousser à approfondir, il me posait constamment des questions : « Comment le savez-vous ? » « Comment pouvez-vous en être sûr ? » Après quelques questions, il changea de méthode ; au lieu de poser des questions il se mit à enseigner.
Il déclara avoir appartenu à une tradition bouddhiste dont je n’avais pas entendu parler et affirma qu’il connaissait Maitreya. Il prononça le nom de Maitreya avec trois accents différents et récita un mantram en sanskrit ou peut-être en pali. Il expliqua que nous avions trois véhicules ou aspects : le physique, l’émotionnel et le mental, et que le mental était au-dessus des autres. Il déclara que dans le mental, nous avons deux options, l’émotionnel ou le rationnel. Ensuite il posa une question sur la méditation en désignant le livre ; mais il n’avait pas l’air pleinement satisfait de mes réponses, alors il reprit le contrôle de la conversation, en déclarant que la méditation est la maîtrise totale du mental, c’est-à-dire la parfaite concentration ! Ne pas laisser le mental être distrait, ce n’est pas facile mais c’est possible.
Durant toute la conversation, il a toujours conservé une attitude joyeuse et il avait l’air de s’amuser. Il portait ses lunettes sur le bout du nez et baissait la tête pour me regarder par-dessus les lunettes, droit dans les yeux. Je me souviens aussi qu’il affirmait : « Mais souvenez-vous que dans la tradition hindoue, le corps est une illusion. » Et après avoir parlé de méditation : « N’oubliez pas, comme l’a dit Einstein, que tout est relatif. »
Ce qui suit est personnel ; il me demanda d’où je venais. Je répondis de San Diego, puis il ajouta (en paraphrasant) : « Oh oui, je connais bien San Diego, j’ai de la famille à Los Angeles et à San Bernardino, j’ai passé le nouvel an avec eux, j’atterris à Tijuana (Mexique) et je traverse le pont du CBX. » C’était approprié à mon cas car quelques heures auparavant, je venais de traverser ledit pont de San Diego à Tijuana1 pour me rendre à Mexico.
Il nous remercia pour cette discussion, déclarant qu’il était rare d’avoir de telles conversations et qu’il l’avait appréciée. Nous le remerciâmes également pour ce qui avait été, de toute évidence, une rencontre merveilleuse.
Après son départ, on a passé le reste de la soirée à évoquer cette rencontre ; nous avons convenu qu’il semblait nous dire de rester concentrés, d’être dans le moment présent et de continuer, quel que soit le résultat perçu.
De mon point de vue, il s’est présenté la première soirée, juste au moment où nous parlions des événements actuels et futurs comme pour bénir tout le déroulement du salon. A propos de son choix d’un costume vert : quelques jours plus tard, une grande marche de femmes emplit les rues de Mexico et d’autres régions du pays, et beaucoup de participantes portaient un mouchoir vert en signe de solidarité.
A. M., San Diego
1 – Les deux villes sont de part et d’autre de la frontière. Le pont CBX permet aux piétons de traverser la frontière dans l’aéroport.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Le Héraut du renouveau – [sommaire]
Extrait de l'article de Benjamin Creme (décembre 2011)
par Le Maître –,
photo : Asamblea Nacional del Ecuador, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
« La paix et la justice commencent à occuper une place centrale dans l’esprit des multitudes. Quand les hommes se rendront compte que seul le partage peut donner corps à ces précieux concepts, ils se lanceront dans une transformation de la société qui dépasse tout ce qu’on a pu imaginer jusqu’à présent. Etape par étape, les changements seront adoptés et implantés à grande échelle. Le douloureux sentiment de vide qui prévaut aujourd’hui cédera la place à un nouvel espoir : les hommes auront la satisfaction de savoir le monde enfin sur la bonne voie, et de nouvelles expériences pourront ainsi être menées en toute sécurité.
Ainsi disparaîtra la peur du changement. Les transformations de grande envergure se succéderont rapidement à mesure que les hommes prendront conscience de la beauté des formes nouvelles. Peu à peu les vieilles attitudes séparatistes seront perçues comme des erreurs du passé et disparaîtront, inutiles dans la nouvelle unité.
Les paroles et l’exemple de Maitreya stimuleront la perception de cette unité qui manifestera de plus en plus les énergies du Verseau, et réunira les hommes en une synthèse aujourd’hui ignorée. »
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeAprès le Jour de la Déclaration, lorsque l’humanité aura changé, les religions s’effondreront-elles ? – [sommaire]
Absolument pas. Bien au contraire. Mais elles seront renouvelées, rajeunies et purifiées, débarrassées de leurs antiques dogmes et doctrines. Aux yeux des gens, elles y gagneront une nouvelle vie et une nouvelle vigueur, une pureté et une réalité renouvelées. Et elles ne cesseront pas d’évoluer. Petit à petit, par les diverses religions les fidèles arriveront à une nouvelle approche de la divinité. Ce ne sera pas une nouvelle religion : elle ne sera fondée ni sur la foi, ni sur la croyance. Ce sera la science de l’évolution. En d’autres termes, les personnes s’intéressant suffisamment au processus scientifique de l’évolution comprendront progressivement, grâce à Maitreya, que ce que nous appelons le divin n’est pas seulement au-delà de nous – là-haut, dans le ciel, dans l’univers – mais qu’il est aussi tout autour de nous. En fait, où que vous puissiez porter le regard, vous ne trouverez pas le moindre atome d’espace d’où le divin serait absent. Il n’y a qu’une seule réalité : le divin. Et grâce à Maitreya, bien des adeptes des diverses religions découvriront ensemble une autre approche de la divinité : ils comprendront que la divinité et le divin qui demeure en chacun de nous ne sont qu’une seule et même chose. Il n’y a aucune séparation ni différence entre notre divinité intérieure et ce que nous appelons Dieu en-dehors de nous. Alors, si vous voulez appeler cela une religion, eh bien oui, ce sera la religion des temps à venir.
En attendant, les différentes religions subsisteront encore longtemps, après avoir été purifiées. Par exemple, le Maître Jésus se trouve à présent à la tête de tous les groupes chrétiens, où qu’ils se trouvent. Sa tâche est de débarrasser ces groupes de tous les dogmes et doctrines qui, inventés par les hommes, jouent aujourd’hui un rôle si important dans la religion chrétienne.
A quel moment l’âme s’incarne-t-elle : à la conception ou à la naissance ? – [sommaire]
En fait, à aucun de ces moments. L’âme prépare un véhicule pour le corps du bébé. Elle l’inscrit dans la matière physique-éthérique, qui précipite graduellement en matière physique dense. Puis, lorsque le futur bébé [l’embryon] a quatre ou cinq semaines, l’âme vivifie cette matière.
Maitreya est-il le seul et unique fil de Dieu ? – [sommaire]
Pas du tout ! Un tel être n’existe nulle part dans tout l’univers. Aucun homme, aucune femme n’est le seul et unique enfant de Dieu. Tout homme, toute femme, tout enfant est un être divin – un fils ou une fille de Dieu. Demandez donc à Maitreya, lorsque vous le verrez : « Etes-vous le seul et unique fils de Dieu ? » Ou bien demandez à Jésus, qui était le porte-parole de Maitreya en Palestine, s’il est le fils unique de Dieu, comme cela est écrit à plusieurs reprises dans la Bible. Il ne pourra que répondre : « Non, comment pourrais-je l’être ? Une telle personne n’existe pas. »
C’est une légende inventée et largement répandue par le grand être qu’était le disciple Paul, appelé aussi saint Paul1. Ce dernier mit exagérément l’accent sur le caractère divin du Christ – lequel s’exprimait par l’intermédiaire de Jésus. En réalité, saint Paul n’a jamais rencontré le Christ. C’était un « gauleiter », et il persécutait les chrétiens. Et comme c’était un initié du troisième degré, il le faisait très bien. Jusqu’à ce qu’il se rende à Damas : en route, il tomba de cheval, perdit la vue, et ne la retrouva que trois jours plus tard. A l’époque, il s’appelait Saul. Sur le chemin de Damas, il devint Paul. C’était un grand initié, un homme d’une force et d’un courage extrêmes. Mais c’était aussi un fanatique. Et ce fanatisme altéra la réalité du Christ ; en fait, il sépara le Christ de l’humanité. Par ses enseignements, Paul sépara Dieu des hommes. En réalité, personne n’est Dieu mais tous les hommes sont des dieux. Personne n’est l’unique fils de Dieu.
1. Paul était certes inspiré, mais il n’était pas adombré par Maitreya. C’était un initié du troisième degré (événement symbolisé dans la Bible de façon spectaculaire par sa « conversion » sur le chemin de Damas et par sa cécité de trois jours). Ce que le Maître DK reproche à saint Paul (qu’il appelle néanmoins « ce grand Initié »), c’est d’avoir partiellement altéré ce nouvel enseignement pour le rendre compatible avec l’ancien enseignement juif, si bien qu’aujourd’hui encore, le mysticisme de saint Paul colore toujours l’approche des églises chrétiennes. (Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome I) (extrait de la conférence de BC donnée à Paris en 2008)
Que dois-je faire si je ne pratique pas de méditation individuelle ? – [sommaire]
Si vous n’avez pas de méditation personnelle, voici une méditation simple que vous pouvez pratiquer : une fois assis, visualisez au-dessus de votre tête une sphère dorée flamboyante. L’une des lithographies, nommée Aspiration, représente cette sphère de lumière dorée – vous pouvez la visualiser ainsi. Voyez-la comme une boule d’or incandescent, de la taille d’un gros pamplemousse, qui déverse sur vous une pluie d’énergie. C’est comme une pluie d’or, une douche de pluie très fine se déversant doucement sur votre tête, vos épaules, et tout autour de vous. Maintenez cette vision. Vous construisez ainsi une forme-pensée. Parfois elle disparaîtra, vous ne saurez pas où elle est passée ; alors, tranquillement, sans tension ni perturbation émotionnelle, construisez-la et visualisez-la de nouveau au-dessus de votre tête, l’entourant, ainsi que vos épaules.
Aspiration
Benjamin Creme commente ainsi son tableau Aspiration : « Au milieu d’une forme rose auréolée de lumière blanche se trouve une sphère d’or flamboyant. Cette sphère d’or représente l’âme. Elle peut être visualisée, en cours de méditation, au-dessus de la tête du méditant. L’ensemble symbolise l’aspiration à s’éveiller à la présence de l’âme humaine, puis à s’unir avec elle. Par l’aspiration et la méditation, la personnalité se relie à l’âme par l’intermédiaire d’un canal de lumière, l’antahkarana, représenté ici par la forme blanche qui encercle le tout. » [The esoteric art of Benjamin Creme – en cours de traduction]



