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juillet 2019 – No 371

Sommaire


 

Article du Maître —

L’ascension de l’homme [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

En tout homme et toute femme réside un dieu, encore en puissance, mais éternel. Au travers des expériences de ce que nous appelons la vie, chacun de nous fait un long voyage qui ne révèle que sur la fin son véritable but : l’union avec ce dieu par la prise de conscience de la divine réalité de l’âme, notre Soi supérieur. Jusqu’à présent, notre connaissance de l’âme a reposé sur les textes religieux. Ceux-ci ont laissé l’homme dans l’impression que l’âme est si éloignée de lui qu’il doit se contenter d’accepter qu’elle existe, et l’adorer à distance.

Pourtant, à mesure qu’il progresse, l’homme en vient à comprendre que l’âme n’est autre que lui-même : que, si pure et si élevée que soit cette partie de son être, elle n’en est pas moins sa nature essentielle. Ainsi avance-t-il, en approfondissant la connaissance qu’il a de son être véritable et du but de sa vie.

Aujourd’hui, des milliers de personnes ont conscience d’être engagées dans ce voyage évolutif ; pour elles, le sens de la vie s’approfondit au fil de leur quête de connaissance et d’expérience intérieure.

Ainsi, avec le temps, elles se tournent vers la méditation, qui les amène à une découverte majeure : il leur apparaît de plus en plus clairement qu’elles sont des âmes, et que l’âme n’est pas une idée lointaine mais constitue leur être même.

Progressivement le tempo de leur vie change, tandis qu’une compréhension approfondie de l’existence et de sa finalité s’exprime à travers tout ce qu’elles font. Ainsi les hommes avancent-ils dans leur voyage vers la perfection en reflétant de plus en plus la divinité et la sagesse de l’âme. Chacun fait route à sa manière : certains cheminent vite, impatients d’arriver au but, tandis que d’autres vont d’un pas plus lent, moins assuré. Mais tous franchissent tôt ou tard les différentes portes qui jalonnent leur progression. Aujourd’hui, en réponse à l’appel de leur âme, des millions d’individus empruntent ce chemin sans même avoir connaissance de son existence. Ils perçoivent les besoins du monde, cherchent à y répondre, et remplissent ainsi leur rôle.

Consciemment ou non, sous l’influence de leur âme, ils répondent à l’appel de Maitreya et entrent dans la mêlée pour régénérer ce monde par leur ferveur et leur courage. Bientôt, ils se rendront compte que leurs efforts n’ont pas été vains.

Jeux de pouvoir

Lorsque des hommes se déterminent en faveur de relations justes, il s’en trouve toujours d’autres qui s’engagent avec une égale détermination dans l’affrontement. Quantité de gens se battent, parfois au péril de leur vie, pour la liberté et la justice. Parallèlement, certaines forces font peser des menaces sur la paix en tentant avec cynisme de préserver un pouvoir qui chancelle. Pendant ce temps, le gros de la population mondiale suit les événements et tremble en assistant au réveil de haines archaïques, que l’on aurait pu croire surmontées et oubliées.

Nous, vos Frères aînés, observons aussi avec attention ces dangereuses manœuvres, mais nous sommes sans crainte. Le bon sens, nous le savons, imposera au moins l’acceptation d’une paix précaire, avec pertes et profits plus ou moins équilibrés de part et d’autre. A l’avenir, un tel scénario ne manquera pas de se reproduire en d’autres points du monde où les « grandes puissances » cherchent à maintenir ou même renforcer leur emprise, tout en sachant qu’il leur faut agir avec prudence pour éviter de rompre le statu quo.

Combien de temps les nations pourront-elles encore jouer à ce jeu futile et vain ? La sagesse commande la seule voie à suivre : travailler ensemble pour la paix et la prospérité de tous. C’est seulement ainsi que les nations prépareront leurs peuples au bonheur que procure la paix, à la prospérité qui naît de la justice, et à la bénédiction du partage.

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, certains semblent encore plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement. Le premier article ci-dessus est paru en mars 2014. Il traite d’un nouvel aspect de la divinité que de plus en plus de personnes découvrent : le Dieu immanent. Celui qui chemine sur Le sentier de l’élévation « en vient à comprendre que l’âme est sa nature essentielle : une partie de lui-même plus élevée et plus pure ». Ainsi, il s’engage dans des relations nouvelles et plus harmonieuses avec les autres. L’article Jeux de pouvoir {initialement publié en juin 2014) décrit en revanche un monde divisé et en appelle au bon sens pour amener les conflits à leur résolution. Nous le reproduisons ici, à un moment où son message semble plus adéquat et plus nécessaire que jamais.

 

Editorial

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Ce mois-ci dans Partage international

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Point de vue

Climat : les manifestations rendent les gens plus optimistes [sommaire]

par Julia Conley,

Après que 1,8 million de personnes dans 125 pays eurent pris part à une grève climatique mondiale, le vendredi 15 mars 2019, les chercheurs ont déclaré que ces manifestations portent leurs fruits.

Une psychologue de la Penn State University a mené une étude sur l’évolution de la perception d’un public témoin de deux manifestations en faveur du climat qui ont eu lieu la même semaine en 2017. Elle a constaté que les passants qui venaient de voir passer les manifestants repartaient avec la conviction que les manifestations rendaient les gens plus confiants dans la possibilité d’obtenir un changement.

« Les manifestations ont deux fonctions : encourager les gens à se joindre à un mouvement et provoquer des changements, a déclaré Janet Swim, l’auteure principale de l’étude. Cette étude est conforme à l’idée que les personnes qui participent aux marches sont susceptibles d’obtenir l’appui du public, de convaincre les gens que des changements peuvent survenir et de légitimer ainsi leur participation. » Les résultats des récentes grèves climatiques qui ont eu lieu dans le monde entier ont enthousiasmé leurs participants.

J. Swim a concentré ses recherches sur la Marche pour la science et la Marche des peuples pour le climat, qui ont toutes deux eu lieu en avril 2017, à l’époque où la portée de l’attaque de l’administration Trump contre la science climatique devenait évidente.

Les chercheurs ont demandé aux sondés leurs impressions sur les manifestations avant et après leur passage, et ont constaté que les observateurs avaient dans l’ensemble acquis une opinion plus positive des manifestants et de la capacité des gens à travailler ensemble pour combattre la crise climatique. Bien que certains sondés aient exprimé des opinions négatives sur les manifestants en général avant les marches, après la Marche du peuple pour le climat ils étaient moins enclins à considérer les manifestants comme « arrogants, excentriques ou hors norme », a rapporté J. Swim.

Les observateurs qui ont déclaré s’informer par le biais de sources conservatrices étaient plus susceptibles, après les manifestations, de croire que l’action collective pouvait être efficace et d’envisager de participer aux manifestations.

Les résultats de l’étude ont été rendus publics alors que des étudiants et des travailleurs du monde entier participaient à des milliers de manifestations dans le cadre de la deuxième grève climatique mondiale, le 24 mai 2019.

Les récentes manifestations géantes pour le climat ont confirmé les convictions des participants à l’étude de J. Swim : l’action collective peut apporter des changements.

Dans le monde entier, des marches hebdomadaires pour le climat menées par Greta Thunberg, la militante de 16 ans, ont permis d’obtenir une promesse du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, de consacrer un quart du budget de l’Union européenne à la lutte contre la crise climatique à partir de 2021.

Les gouvernements de l’Ecosse, du Pays de Galles, de l’Angleterre et de l’Irlande ont également déclaré l’état d’urgence climatique quelques jours après que le mouvement populaire mondial Extinction Rebellion eut occupé des lieux emblématiques, en avril 2019, pour exiger que les législateurs « disent la vérité » sur la crise climatique.

(Pour de plus amples informations : peopleclimate.org)

Source : Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

La voie du discipulat [sommaire]

Mes Maîtres vous apprendront les règles de la vie. Moi-même, je vous montrerai cette lumière plus élevée qui appelle l’humanité. Mon enseignement est à deux niveaux : il concerne la nature physique de l’homme, les nécessités de la vie ; il traite également de la nature des relations de l’homme avec cet Être divin que nous appelons Dieu. Dans mon langage, ils ne font qu’un, car ce n’est que lorsque l’homme établit une relation correcte avec l’homme qu’il peut alors s’apparenter à Dieu. Mon but est de vous montrer ceci, de vous enseigner que lorsque l’homme découvre en lui-même la capacité de partager, d’aimer, de faire confiance, à partir de ce moment, il commence son ascension vers Dieu. [Message n° 29 (Maitreya)]

Aujourd’hui, comme jamais auparavant, à tous ceux qui souhaitent progresser plus vite sur le sentier de l’évolution, s’offre une occasion unique de servir et d’avancer. Œuvrant aux transformations qui s’imposent, et servant ainsi le Plan et le monde, ils peuvent établir de nouveaux critères permettant d’évaluer le progrès spirituel, et accélérer le processus pour l’humanité dans son ensemble. Tel est le défi de notre époque. Les disciples aujourd’hui ont l’opportunité d’accélérer le processus d’évolution de tous ceux qui suivront, servant ainsi le Plan du Logos de façon particulièrement efficace. Servez et grandissez. Telle est la clé du progrès sur le sentier. [L’aube d’une ère nouvelle (Maître –)]

Elever un enfant sans générer la peur en lui. Si vous êtes vous-même, vous faites l’expérience de votre Être. Vous verrez que l’enfant grandira dans la réalisation de cette expérience, il sera en permanence conscient de lui-même en tant que Soi.
Evidemment, c’est très difficile, car nous sommes tous conditionnés. Nous sommes conditionnés par nos parents, qui eux-mêmes l’étaient par les leurs, et ainsi de suite, voilà des millions d’années que ça dure. Il est très difficile de ne pas projeter nos propres peurs sur nos enfants. Il n’y a pas de recette miracle, je n’ai aucune astuce à vous conseiller ; c’est, au moins en partie, une question de bon sens. Il faut une vigilance constante, et si vous êtes capable de focaliser votre attention sur le Soi, de changer vraiment votre propre identification, alors, tout naturellement, vous ne projetterez plus vos mirages, vos peurs sur l’enfant. C’est à vous de changer pour éviter de nuire à l’enfant. C’est difficile ; si ça n’était pas difficile, nous ne serions pas là. C’est vite dit, mais c’est la chose la plus difficile qui soit, cela demande une énorme discipline.
Mais c’est pour cela que vous êtes des disciples. Le disciple est celui qui accepte les disciplines de la vie. Vous devez intégrer les disciplines qui conduisent à la réalisation du Soi. Le chemin consiste à mourir à ses propres désirs. Pour la plupart des gens, le chemin est celui du sacrifice de soi. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Un disciple est une personne qui participe consciemment au processus de l’évolution. Il va sans dire que toute l’humanité évolue. Elle a évolué depuis le stade initial de l’homme animal jusqu’au point où nous en sommes aujourd’hui. L’âme individuelle s’incarne maintes et maintes fois, entraînée dans l’évolution par le magnétisme de l’évolution elle-même.
Depuis des temps immémoriaux, ce processus se déroule de manière plus ou moins inconsciente. La masse de l’humanité ne sait pas qu’il existe un point final, un but, au moins en ce qui concerne cette planète.
Le disciple, par contre, joue un rôle très conscient dans ce processus qui conduit à un but bien déterminé. Il a en effet conscience de l’existence de ce but, et s’efforce de favoriser sa propre évolution d’une manière tout à fait consciente. Le but qu’il perçoit est évidemment la perfection, c’est-à-dire la complète libération de la nécessité de s’incarner sur la planète. Le disciple, volontairement et consciemment, se soumet aux disciplines nécessaires à l’accomplissement final de ce but. [La Transmission — une méditation pour le nouvel âge (B. Creme)]

Nombreuses sont les voies menant à la perfection, mais les plus simples sont les meilleures. Ma voie, la voie de l’Amour est celle qui amènera l’homme le plus rapidement à sa source. Si vous pouvez voir cela, vous vous engagerez sur un chemin infaillible et sûr, et il en va de même pour tous les hommes. [Message n° 58 (Maitreya)]

Maitreya montrera aux hommes que chaque fois qu’ils font un pas en avant pour refaire le monde et établir entre eux des relations justes, ils font un pas en avant dans leur voyage vers la perfection ; qu’au pas fait intérieurement par le disciple doit correspondre celui fait extérieurement par l’homme qui n’est pas encore engagé dans le processus initiatique ; que tout cela est un ensemble intégré de relations réciproques. Pas à pas, l’homme fait son chemin à son propre rythme ; pas à pas, il va de l’ignorance à la connaissance, de l’injustice à la justice, de l’esclavage à la liberté. [Pas à pas (Maître –)]

J’ai l’intention de manifester en vous ce que vous êtes réellement, de vous montrer que vous êtes issu de la Divinité même, et que vous devez retourner à cette Source divine. Ma mission vous facilitera ce passage, ce long voyage de retour vers votre héritage légitime. Lorsque nous nous rencontrerons comme des frères, mes amis, vous trouverez en moi un instructeur et un guide qui connaît bien le chemin, qui en connaît par cœur les étapes, pour l’avoir lui-même parcouru depuis longtemps. [Message n° 66 (Maitreya)]

Utilisez l’enseignement qui a déjà été donné. Mettez-le en pratique et vous avancerez plus vite que vous ne pouvez l’espérer. Quand vous faites cela, quand vous mettez ainsi l’enseignement en pratique, il devient vôtre, il n’est plus un enseignement abstrait, une discipline académique. Il vous appartient. Vous devenez le sentier. Le sentier se déroule devant vous dès lors que vous satisfaites aux exigences du discipulat. Le sentier n’est pas là-bas, loin devant vous, dans ce livre-ci ou cette technique-là – c’est quelque chose qui se déploie à partir de votre conscience. Le sentier de chacun est unique.
Bien sûr, il y a certaines obligations de base, certaines exigences fondamentales qui sont immuables, qui relèvent de la nature de la déité même. N’oubliez pas que le sentier du discipulat conduisant à l’initiation, et le sentier de l’initiation conduisant à l’état de Maître est le sentier qui conduit à Dieu. C’est, pour chaque individu, le sentier du déploiement de sa propre divinité. C’est cela dont il est question, et l’on ne devrait jamais l’oublier.
La plupart des gens ont tendance à l’oublier. Cela devient un élément secondaire dans leur existence, ce qui revient à dire que ma nature même est secondaire dans ma vie, que ma vie est secondaire pour moi-même. Mais je suis ma vie. Si je ne suis pas ma vie, je ne suis rien. Comment votre propre vie, et l’élan vers l’expression de cette divinité, peuvent-ils être secondaires dans votre vie de tous les jours ? Vous devez en faire votre vocation. Si vous désirez devenir un disciple, vous devez brûler d’enthousiasme. Vous devez avancer dans un état de joie, d’engagement, de grand espoir dans le fait que vous poursuivez un sentier qui vous mènera à l’initiation. Sinon, votre action sera si tiède qu’il vous faudra encore cinquante incarnations pour arriver là où vous pouvez parvenir dans l’incarnation présente. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Multiples sont les chemins qui mènent à Dieu, mais le plus rapide et le plus sûr est le chemin du Service. Aucun autre sentier n’incarne aussi pleinement la nature divine. Entrez sur ce sentier et accomplissez la volonté de votre âme. Suivez les injonctions de votre cœur et éveillez-vous aux besoins du monde. Sachez qu’en prenant la voie du Service, vous acceptez votre place au sein du Plan et vous engagez d’un pas assuré sur le sentier qui mène à Dieu. [La victoire est assurée (Maître –)]

Ce n’est pas sans raison que l’on a dit : « Lorsque l’élève est prêt, le Maître apparaît. » Ceci est vrai tant au niveau collectif qu’au niveau individuel. Aujourd’hui, l’humanité, en tant qu’élève, en tant que disciple mondial testé et mis à l’épreuve, est prête à entrer dans une nouvelle vie, une vie consacrée au service de la race des hommes. Le changement de conscience qui se produit à l’heure actuelle révélera aux hommes que leur sentiment de séparation est pure illusion, qu’il n’existe rien dans la création tout entière qui ne soit relié à l’ensemble. Cet éveil de la conscience et cette ouverture au changement ont invoqué l’Instructeur et les Instructeurs, car c’est ce que nous sommes. [Nouvelle lumière, nouvelle compréhension (Maître –)]

Rien, dès lors, ne pourra plus entraver l’élan de l’humanité vers l’avenir, ni l’établissement de relations justes entre les peuples de toutes les nations. Nous connaîtrons la mise en œuvre d’un plan audacieux mais simple, complexe mais clair, des plus ancien mais d’une éclatante modernité. Grâce à ce plan sera restauré, pour l’humanité, le sentier de la perfection auquel les hommes sont prédestinés. Parmi ceux qui ont parcouru ce même sentier, beaucoup sont maintenant parmi vous, prêts à vous guider et à vous venir en aide dans toute la mesure où la Loi le permet. Nous connaissons bien vos problèmes et vos peurs, et avons à cœur de vous fournir inspiration et réconfort. En nous voyant, les hommes découvriront ceux qui ont connu, eux aussi, toutes les angoisses et les souffrances, toutes les humiliations et les joies que l’humanité peut connaître, et qui pourtant sont parvenus à surmonter ces éternels obstacles sur la voie, garantissant ainsi à tous les hommes une égale réussite. [La fin du siècle (Maître –)]

Je voudrais vous montrer une nouvelle manière de vivre, fondée sur la fraternité innée de l’homme, sur sa capacité d’aimer et de partager, et sur sa divinité essentielle. Devenir divin est un processus simple, naturel, accessible à tous les hommes. Il consiste à libérer ce Dieu qui, depuis l’origine, demeure à l’intérieur de vous. Ma promesse est la suivante : si vous me suivez dans l’ère nouvelle, je libérerai pour vous votre nature divine. [Message n° 28 (Maitreya)]

Être un disciple, c’est s’engager dans une vie de disciple, ce qui n’a rien à voir avec la vie d’un être humain ordinaire. Le disciple est dans le monde, il fait partie du monde, s’identifie totalement au monde, le sert, et pourtant, de façon curieuse, il est isolé du monde. Il se trouve étrangement isolé au sein du tourbillon de la vie quotidienne. En outre, le disciple ressent les choses avec plus d’acuité, il souffre davantage que les autres. Tout le monde voit la douleur, la souffrance du monde – les millions de gens qui meurent de faim, la pauvreté, les tremblements de terre, les terribles maladies qui ravagent l’humanité. Tout le monde est bouleversé par cela. Mais le disciple voit très souvent cela plus clairement que les autres. Comme il est plus sensible parce qu’il a conscience qu’il est une âme en incarnation engagée à servir et à soulager cette souffrance, il la ressent davantage que la plupart des gens. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Le disciple doit faire preuve de courage, de fermeté, de patience, être capable de ne pas fuir les difficultés qui sont placées devant lui pour l’obliger à tirer le maximum de lui-même. Nous rencontrons des difficultés dans la vie parce que l’âme arrange les choses de telle façon que, lorsque nous surmontons ces difficultés, nous progressons, nous faisons un pas en avant dans notre voyage d’évolution. Le disciple doit également faire preuve d’humilité et de simplicité. Il nous faut avant tout être capable de renoncer à l’inférieur pour le supérieur, ce qui est la loi du sacrifice. [L’Art de la coopération (B. Creme)]

Ma mission consiste à vous montrer la voie qui mène à Dieu, à vous révéler le simple chemin qui conduit à votre Source. Je réalise que ce chemin semble interminable et rempli de difficultés. Vraiment, mes amis, il n’en est rien. C’est nous-mêmes qui conditionnons le chemin lorsque nous y pénétrons. Lorsque nous sommes le chemin, la voie s’ouvre devant nous selon la Loi. Simple, en réalité, est le chemin qui mène à Dieu.

Faciles, les marches à franchir, et nombreux sont les aides et les guides sur la Voie sacrée. [Message n° 126 (Maitreya)]

Trois principes très importants gouvernent l’évolution des disciples. Il s’agit de la persévérance, la détermination de s’en tenir à une ligne de conduite sans en bouger ni reculer, la persévérance dans le service du Plan, dans la tâche à laquelle s’est voué le disciple. Il s’agit aussi du service et du sacrifice. Tels sont les principes de base. Ils sont tous trois étroitement liés. On ne saurait servir par à-coups. […]
Le disciple, s’il veut progresser, doit montrer de la persévérance, sinon il ne peut pas devenir un disciple. Il ne doit pas seulement désirer servir. Il doit servir. Sans cela aucun progrès n’est possible [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Les disciples sont doublement responsables. Ils ont la responsabilité de l’humanité ordinaire, mais avec une responsabilité supplémentaire du fait qu’ils connaissent certains aspects de la vérité. Ils ont pris sur eux d’agir pour changer la situation dans le monde, et de transformer leur propre nature de manière à pouvoir collaborer intelligemment avec le Plan. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Quand vous vous connaissez en tant que disciple qui cherche en toute connaissance de cause à satisfaire aux obligations du discipulat, votre action prend une toute autre ampleur. Ce qui manque dans la vie du disciple moyen, c’est la vocation – la vocation en tant que disciple. Dans un certain sens, le discipulat est une vocation. Nous y sommes appelés : non par Dieu, mais par notre âme. C’est notre âme qui fait de nous un disciple. Nous devenons un disciple dès que nous entrons en contact avec notre âme et que celle-ci nous pousse en avant.  [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Chaque homme est un phare et diffuse sa lumière pour éclairer son frère. Préparez votre lampe pour qu’elle brille et montre la voie. Tous sont utiles, chacun d’entre eux. Personne n’est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde. Engagez-vous résolument dans cette voie, et je puis vous assurer que je ne manquerai pas de vous dispenser mon aide. Comment débuter ? Commencez par vous consacrer vous-mêmes, tout ce que vous êtes et avez été, au service du monde, au service de vos frères et sœurs, où qu’ils se trouvent. Assurez-vous que pas un jour ne s’achève sans que vous n’ayez accompli un acte de service véritable, et soyez assurés que mon aide sera vôtre. Ce sentier, celui du service, est l’unique chemin pour des hommes dignes de ce nom, car c’est le chemin qui les conduit à Dieu. [Message n° 13 (Maitreya)]

Cultivez un rythme sage qui permettra à votre service de se développer naturellement. Gardez-vous de servir par à-coups car cela vous ferait perdre tout votre élan. Souvenez-vous que vous êtes ici pour servir le Plan. Ceci, sachez-le, est la volonté de votre âme. Lorsque vous entrez en contact avec elle, vos expériences commencent à avoir un but précis. L’âme n’a ni préférence ni désir ; elle ne s’intéresse qu’à ce qui est en accord avec son objectif : servir au maximum le Plan d’évolution. [L’appel au service (Maître –)]

Il faut apprendre à reconnaître les priorités, et même à choisir entre des actions essentielles. Il peut être utile de se souvenir que les authentiques serviteurs de l’humanité, c’est-à-dire ceux qui servent et n’ont pas seulement le désir de servir, sont des disciples, qu’ils en aient conscience ou non, et que le disciple n’appartient ni à sa famille ni à ses amis, ni même à lui-même, mais qu’il appartient au monde. Le véritable disciple, cependant, aura le sens des proportions, un sens profond du devoir et la capacité d’accepter un grand nombre de responsabilités. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Au pied de la montagne, l’ascension semble rude, mes frères, mais lorsque les premiers pas ont été faits, la progression devient rapide ; et près du sommet, vos pieds auront des ailes et, de cette hauteur, vous verrez la splendeur de Dieu. Il en sera ainsi, mes amis et frères. Moi, Maitreya, j’en fais la promesse. [Message n° 89 (Maitreya)]

La tâche qui vous attend est claire : ouvrez les fenêtres de l’âme et laissez sa lumière illuminer votre vie. Permettez à la connaissance et au dessein de l’âme de s’exprimer à travers l’éveil de l’intuition. Comprenez le sens de la compassion et répandez l’amour autour de vous. Permettez à la sagesse de votre âme d’éliminer toute illusion et devenez une lumière pour vos frères. Telle est la tâche de tous ceux qui désirent fouler le Sentier de Lumière. [Raison et intuition (Maître –)]

Un disciple, ou tout individu aspirant à devenir disciple, doit tout d’abord reconnaître qu’il est un être humain ordinaire qui a pris un engagement et a pris en main la conduite de son évolution. Il apprend à collaborer avec l’âme et à réaliser le dessein de celle-ci. Le dessein de l’âme, quelques autres objectifs qu’elle puisse avoir par ailleurs, est de collaborer – dans le cadre de la loi de sacrifice – au Plan d’évolution dans toute la mesure où le disciple peut en avoir l’intuition et l’appliquer dans sa vie. Même s’il ne prend conscience que de quelques rudiments du Plan, dans la mesure où ces rudiments prennent effectivement réalité pour lui, il lui incombe de les mettre en application dans sa vie. En fait, on ne réussit que très rarement à faire cela. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

La méditation reste la voie royale pour entrer en contact avec l’âme. Mais une fois ce contact réalisé, il reste également à celui qui aspire au discipulat, à accepter de mener une vie de service. Les focalisations intérieure et extérieure doivent s’équilibrer et il devient nécessaire de se mettre en route sur la Voie infinie, la voie du service, qui appelle tous les véritables Fils de Dieu, du disciple le plus humble au Christ lui-même, voire au-delà. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

En d’autres termes, par votre quête, par votre aspiration, vous créez devant vos pas. Comme le dit le Maître DK. : « C’est à partir d’elle-même que l’araignée crée le fil de soie. » Ainsi, exactement de la même manière, l’aspirant, le disciple et l’initié créent devant eux le Sentier du Retour, le Sentier qui n’est pas encore tracé. C’est le sentier d’un éveil croissant à ce qui constitue, pour l’individu, sa relation avec le Tout. C’est un moyen par lequel nous saisissons et expérimentons de plus en plus profondément notre lien avec le Tout, avec le Macrocosme. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Je viens de nouveau pour vous dire que le chemin qui mène à Dieu est simple, en vérité. Ma voie, la voie de l’Amour, détermine le plus court chemin. Le chemin du retour est le chemin de la Joie. Connaissez cette Joie, et retournez à Dieu. [Message n° 139 (Maitreya)]

 

De nos correspondants

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Dossier

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Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Soho, le 22 mai 2019 et le 8 avril 2019 [sommaire]

Le 22 mai 2019, l’Observatoire solaire et héliosphèrique(Soho) de la Nasa a photographié un énorme objet en forme de soucoupe près du soleil.

Le 8 avril 2019, l’Observatoire solaire et héliosphèrique (Soho) de la Nasa a photographié un énorme objet ailé près du soleil.

[Voir les photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août 2019, page 19.]

Source : YouTube : myunhauzen74

Un vaste vaisseau apparait sur des photographies à East London [sommaire]

Afrique du Sud – Dans la soirée du 13 mai 2019, une femme vivant à East London a pris deux photos de la ville depuis un balcon au cinquième étage. Elle et son frère ont remarqué un vaste vaisseau muni de multiples lumières sur les photos. « … Quelqu’un peut-il nous dire ce que c’est ou nous aider à comprendre ? », a demandé le frère.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août 2019, page 19.]

Source : mufon.com

Du bois de santal miraculeux [sommaire]

En mars 2019, pendant la célébration de la Mahashivaratri, du bois de santal est apparu miraculeusement sur la statue de swami Premananda dans le temple de son ashram à Trichy, Tamil Nadu (Inde). Ce bois de santal spécial a été distribué à tous les résidents de l’ashram comme prasadam (nourriture religieuse) et envoyé à d’autres centres et groupes. En juillet 2018, de la vibhuti (cendre sacrée) avait recouvert la statue pendant Guru Pournima.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août 2019, page 20.]

Source : Ashram News : voir aussi notre numéro de septembre 2018

Un agroglyphe à Baillet-en-France [sommaire]

Un agroglyphe est apparu dans un champ de blé à Baillet-en-France, dans le Val d’Oise, à proximité du carrefour de la Croix Verte. Il a été aperçu le samedi 1er juin 2019 par Frederick Blacher, pilote de l’aéroclub d’Enghien-Moisselles. « C’est sur le circuit de l’aéroclub, donc on ne peut pas le rater », a-t-il expliqué. Il a probablement été réalisé dans la nuit du 31 mai au 1er juin. Ce motif se présente sous la forme d’une succession d’arc de cercles pointant en direction du Nord.

Tout près du champ où le motif est apparu, se trouve  une statue monumentale de la Vierge (Notre-Dame de France), un oratoire et une chapelle. Le gardien a déclaré : « Nous ne savons pas qui a fait ça. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’humains parce que les cultures sont couchées mais pas écrasées. Et puis il faudrait prendre des mesures, c’est très compliqué. »

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 20.]

Source : actu.fr

Une autre feuille en forme de cœur [sommaire]

Le samedi 31 mai 2019, alors qu’il faisait de plus en plus chaud, je me suis demandé s’il était temps de mettre ce citronnier dehors. J’ai découvert une très belle feuille en forme de cœur sur le même citronnier qui, par le passé, avait développé deux feuilles similaires. (Voir notre numéro de mars 2012)

Je suis si reconnaissante. Un clin d’œil pour prendre conscience de l’omniprésence du divin.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 20.]

R.-M. M., Saint-Etienne, France

Le Christ apparaît dans les nuages [sommaire]

Les prières d’une photographe amateur ont été exaucées lorsqu’elle a pris, le 14 mai 2019, cette photo de ce qui semble être la silhouette du Christ les bras en croix.

M. A. se trouvait à San Salvador de Jujuy (Argentine), lorsqu’elle a remarqué une silhouette brillant à travers les épais nuages et a pris cette photo que certains ont comparé au Christ rédempteur de Rio de Janeiro.

Sa photo est devenue virale sur les médias sociaux. M. R. l’a vue et a commenté : « Le Seigneur viendra bientôt pour nous tous et nous devrions être prêts. »

Certains de nos lecteurs se souviendront peut-être que d’après la Bible, les disciples virent Jésus monter au ciel et que des « anges » leur annoncèrent qu’il reviendrait de la même manière. Parmi ceux qui ont observé cette figure dans les nuages, quelques jours avant la fête chrétienne de l’Ascension, certains l’auront peut-être associée au retour du Christ, que Partage international décrit comme l’émergence de Maitreya, l’Instructeur mondial pour toute l’humanité, qu’elle adhère à une religion ou non.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 21.]

Source : thesun.co.uk

Motifs lumineux à Seattle [sommaire]

Etats-Unis – Motifs lumineux dans la zone industrielle de Seattle, Washington, le 31 mai 2019.

[Voir la photographie envoyée par C. P. dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 21.]

Une image du visage de Jésus sur un arbre [sommaire]

J. D., 43 ans, a remarqué une étrange apparition alors qu’il coupait du bois de chauffage le 12 mai 2019. Ce père de deux enfants, originaire de Morecambe, Lancashire (Royaume-Uni), a déclaré : « On regardait un match de football avec mon frère. A la mi-temps, il sortit pour couper du bois et vit soudain l’image sur le tronc de l’arbre. »

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 21.]

Source : dailystar.co.uk

Motifs lumineux à Montréal [sommaire]

Photo prise par P. O. le 22 février 2019. Les motifs ont été remarqués pour la première fois par le fils de Patricia, âgé de 4 ans, qui s’est exclamé : « Maman, maman, regarde ! »

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 22.]

Plusieurs objets aériens sur des photos prises à Panama [sommaire]

Etats-Unis – Le 21 mars 2019, un vacancier sur la plage de Panama, en Floride, a pris de nombreuses photos. En les examinant plus tard, il a vu sur l’une d’elles plusieurs objets aériens, certains sphériques, d’autres en forme de disque.

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 22.]

Source : mufon.com

Des astérisques dans le ciel [sommaire]

J’ai observé un vaisseau spatial lors d’une retraite de méditation près des contreforts de la Sierra Nevada en Californie, en novembre 2008, et ma lettre a été publiée dans le numéro de mars 2009 de votre revue, sous le titre Voir c’est croire. Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « […] les six vaisseaux spatiaux venaient de Jupiter. Ils effectuaient un travail lié à la nouvelle Science de la Lumière. »

Depuis lors, j’ai continué d’être témoin de ces vaisseaux partout où j’allais dans le monde, y compris dans de nombreux pays d’Europe, aux Etats-Unis et en Inde. Parfois, ils interagissaient également avec moi (et aussi avec beaucoup de personnes avec qui j’ai partagé mon histoire, et qui ont un intérêt sincère pour ces phénomènes). Je vois cela comme la confirmation de ce que Benjamin Creme et son Maître ont dit à propos des Frères de l’espace : qu’ils sont ici en mission de soutien à notre monde en cette période de crise et que nous avons longtemps coopéré avec ces frères des autres planètes de notre système solaire.

En janvier 2009, peu de temps après ma première observation de ces vaisseaux, ma famille et moi étions dans la ville natale de mon mari, à Wolfenbüttel, en Allemagne. En discutant de mon enthousiasme pour ce qui se passait dans le ciel, mon mari m’expliqua qu’il ne trouverait cela vraiment convaincant que si les trainées semblaient se manifester plus intentionnellement – par exemple, trois traces croisées formant un astérisque parfait, ce qu’il considérait comme un événement peu probable sur le plan statistique. J’ai tout de suite imaginé une question à adresser aux pilotes du vaisseau : « Vous serait-il possible de créer un astérisque parfait ? » Et je gardai l’image mentale d’un astérisque dans ma tête.

Le lendemain matin, alors que nous sortions d’un grand magasin, nous avons été étonnés de voir une ligne dans le ciel, menant du magasin, le long de la rue piétonne du marché, à des traînées formant un astérisque au loin et qui ressortaient très clairement dans le ciel pâle d’hiver.

Depuis 2010, nous vivons dans la petite ville de Steyerberg, en Basse-Saxe (Allemagne). Un jour du printemps 2011, nous observâmes un autre astérisque dans le ciel au-dessus de notre maison. Récemment, j’envoyai une demande mentale – en me remémorant l’astérisque de 2009 au-dessus de Wolfenbüttel – demandant si les pilotes seraient assez aimables d’en tracer un, un jour plus clair, pour qu’il apparaisse mieux sur une photo. Et cela se produisit lors d’une journée presque sans nuages, alors que j’étais assise à mon bureau près de la fenêtre d’où j’aurais pu le voir (mais j’étais trop absorbée sur le moment pour le remarquer).

Une jeune femme qui logeait chez nous et à qui j’avais parlé de ces phénomènes, se rendant de l’autre côté de la rue chez une voisine, vit ce nouvel astérisque, prit quelques photos avec son téléphone portable puis rentra chez nous pour nous en informer.

Je suis très reconnaissante à Benjamin Creme d’avoir fait la lumière sur le sujet de nos Frères de l’espace, et chaque fois que je suis en présence d’un cercle de lumière ou que je cherche l’« Etoile », cela me rappelle l’énorme soutien que le monde reçoit, de tous côtés, en cette période cruciale.

E. G., Steyerberg, Allemagne

Un jour du printemps 2011, un astérisque est apparu dans un ciel sans nuages au-dessus de la maison d’E. G. Steyerberg (Allemagne), après qu’elle en eut envoyé la demande mentale.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 22.]

Un astérisque dans le pâle ciel d’hiver de janvier 2009, au-dessus du marché piétonnier de Wolfenbuttel (Allemagne), le matin après que le mari d’E. G. en eut fait la demande.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 371-372 de juillet-août, page 22.]

Liban : augmentation des cas de miracles [sommaire]

Charbel Makhlouf (1828-1898) est un grand saint du Liban, vénéré pour les guérisons miraculeuses de pèlerins visitant sa tombe pour demander aide et guérison. Son tombeau attire aussi bien les chrétiens que les musulmans. Il semble que les miracles attribués à saint Charbel sont en augmentation.

« Saint Charbel n’a pas de limite confessionnelle ou géographique. Aucune intercession ne lui est impossible et quand les gens lui demandent quelque chose, il répond », explique Fr. Louis Matar, coordinateur du sanctuaire de saint Charbel à Annaya (Liban), à l’Agence de presse catholique. L. Matar, responsable des archives où sont conservés les dossiers de milliers de guérisons médicalement vérifiées attribuées à l’intercession du saint, a précisé que de nombreux musulmans avaient aussi été guéris par saint Charbel.

S’exprimant en arabe avec l’aide d’un interprète, L. Matar précise que le sanctuaire, qui inclut le monastère où le prêtre catholique maronite, moine et ermite vécut pendant vingt ans, reçoit environ quatre millions de visiteurs par an.

L’un des miracles décrit par L. Matar fin décembre 2018 est celui d’une Italienne de 45 ans. Souffrant d’une maladie neurologique, elle fut hospitalisée après le diagnostic et tenta de se suicider en consommant de l’acide. A l’hôpital, les médecins découvrirent que les dégâts à l’œsophage et aux intestins étaient si étendus que « la dernière solution pour la guérir était de croire en Dieu et de prier », raconte L. Matar.

Les parents de cette femme ont commencé à prier, invitant chacun à se joindre à eux. Une religieuse de rite maronite entendit la demande de prière et leur donna de l’huile sainte provenant de saint Charbel. L’huile fut répandue sur l’estomac, la poitrine et la tête de la souffrante et elle fut guérie.

C’est seulement l’un des sept miracles archivés en décembre 2018, précise L. :Matar, qualifiant chacun d’entre eux de « phénomène ». « Saint Charbel est un moyen d’atteindre Dieu », affirme-t-il. Lorsqu’il était en vie, les supérieurs de Charbel avaient déjà observé le « pouvoir supranaturel » de Dieu œuvrant dans sa vie, et même certains musulmans le reconnaissaient comme un thaumaturge.

Adorateur de la Sainte Eucharistie, il fit une attaque cérébrale en célébrant la liturgie maronite, le 16 décembre 1898, et mourut la veille de Noël. Il fut canonisé en 1977 par le pape Paul VI.

[Lire le récit de la vie fascinante de saint Charbel dans notre numéro d’octobre 1997.]

Le Maître de B. Creme a indiqué que saint Charbel est un Maître de rayon 6. Sa structure de rayons est ; âme ; 6 ; personnalité ; 6 (2) ; mental ; 4 (6) ; astral ; 6 (2) ; physique ; 7 (7].

Source : catholicworldreport.com ; catholicnewsagency.com

Guérison miraculeuse d’un adolescent [sommaire]

Trenton McKinley, d’Alabama (Etats-Unis), a été heurté à la tête par une remorque. Les médecins ont diagnostiqué sept fractures du crâne et expliqué que les blessures du garçon de 13 ans étaient si importantes qu’il ne pourrait pas guérir. Trenton dut subir plusieurs opérations, ayant pour conséquence une insuffisance rénale et un arrêt cardiaque de 15 mn, après quoi les médecins déclarèrent qu’il ne serait plus jamais normal. Désespérée, sa mère Jennifer Reindl donna la permission de don ner ses organes à cinq enfants nécessitant des transplantations.

« Nous avons accepté, ce qui nous garantissait aussi que l’on continuerait à garder Trenton en vie afin de nettoyer ses organes pour la transplantation », explique J. Reindl. Mais, en mars 2018, la veille où l’on devait débrancher l’appareil qui le maintenait artificiellement en vie, Trenton montra des signes de conscience. « Le lendemain il était prévu un dernier test d’activité cérébrale pour décider du moment de sa mort, mais des signes vitaux apparurent et le test fut donc annulé », précise-t-elle.

Trenton aura besoin de chirurgie pour reconnecter la moitié de son cerveau et souffrira encore de crises d’épilepsie, mais il marche et parle, il peut même lire et faire des maths, selon sa mère qui déclare qu’il s’agit d’« un miracle ».

Source : BBC News

Un inconnu sauve la vie d’un commerçant [sommaire]

Un commerçant d’Adana (Turquie), a été sauvé d’une mort certaine après avoir été averti par un parfait inconnu.

Un soir, début avril 2019, S. B., 40 ans, rentrait les marchandises qui se trouvaient devant son épicerie lorsqu’un étranger passa et lui toucha l’épaule en lui disant : « Prenez garde derrière vous. » Tandis que S. B. se retournait pour regarder, il vit un camion approcher et tourner dans sa rue ce qui fit s’ouvrir en grand le battant métallique de la porte arrière. S’il n’avait été alerté par l’inconnu, le battant l’aurait tué.

Les images d’une caméra de sécurité montrent combien cette aide a été providentielle. L’étranger qui alerta le commerçant qui ne se doutait de rien se promenait là bien avant que le camion ne tourne dans la rue, donc il ne pouvait pas savoir qu’une porte mal fermée allait s’ouvrir quelques secondes plus tard. Sa tape sur l’épaule de S. B. fit que ce dernier regarda et fit un bond de côté juste à temps, tandis que la porte métallique heurtait le mur du bâtiment voisin. Après avoir vu les images de la vidéo surveillance S. B. ne put identifier l’homme qui lui sauva la vie.

Source : Gazete Duvar ; YouTube/DHA

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

De l’énergie pour tous [sommaire]

Selon le Rapport sur l’évolution énergétique publié en mai 2019, environ 840 millions de personnes (soit environ 11 % de la population de la planète) vivent encore sans électricité. Les chiffres ont diminué, passant de 1,2 milliard en 2010 à 1 milliard en 2016. L’Inde, le Bangladesh et le Kenya sont les pays qui ont le plus progressé au cours des dernières années en matière d’électrification. Malgré cela, il existe toujours un fossé entre les zones rurales et urbaines : le taux d’accès rural est de 79 %, contre 97 % dans les zones urbaines. La majorité de ceux qui n’ont pas l’électricité – 573 millions – se trouvent en Afrique subsaharienne.

Ce rapport a été rédigé par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, les Nations unies, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, a déclaré : « Je suis particulièrement préoccupé par le manque dramatique d’accès à une énergie fiable, moderne et durable dans certaines parties du monde, en particulier en Afrique subsaharienne, une région où nous devons vraiment concentrer nos efforts. »

Chaque année entre 2015 et 2017, environ 153 millions de personnes ont obtenu un accès à l’électricité. Si ce taux se maintient, l’objectif de l’Onu d’électrification universelle en 2030 sera atteint, mais « connecter les dernières populations non desservies pourrait s’avérer plus difficile », indique le rapport.

En 2016, la consommation mondiale d’énergie produite à partir de sources renouvelables était de 17,5 %, contre 16,6 % en 2010. La part d’énergies renouvelables utilisées dans la production d’électricité a augmenté à son rythme le plus rapide en près de trente ans en grande partie grâce à l’hydro-électricité en Amérique latine, à la capacité éolienne « record » de la Chine ajoutée en 2015 et à la croissance du solaire en Chine et aux Etats-Unis. L’hydro-électricité est la plus grande source d’électricité renouvelable, avec 68 % de l’électricité produite.

Les énergies renouvelables représentaient environ 24 % de la chaleur produite. Cependant, la plus grande partie de cette énergie provient de la biomasse, et non des énergies renouvelables modernes (comme l’éolien, le solaire et la géothermie) qui ne représentent que 9 % environ de la chaleur produite.

Dans le secteur des transports, l’énergie renouvelable ne représentait que 3,3 %.

Alors que, dans l’ensemble, il existe de plus en plus de politiques favorables aux énergies renouvelables dans le monde et que les coûts des technologies solaires et éoliennes diminuent, les auteurs affirment que les investissements et le soutien politique doivent encore augmenter : « Une augmentation substantielle de la part des énergies renouvelables est nécessaire pour que les systèmes énergétiques deviennent abordables, fiables, durables et axés sur les utilisations modernes. »

Source : ehn.org

La dégradation du climat : menace sérieuse pour la santé [sommaire]

Selon un rapport du Conseil européen des académies des sciences (Easac) : « Le changement climatique doit être considéré comme l’une des menaces les plus graves pour la santé. » A côté des effets déjà bien connus causés par la dégradation du climat, les scientifiques soulignent maintenant des conséquences plus indirectes sur la santé, allant de la propagation des maladies transmises par les moustiques à la détérioration de la santé mentale.

Selon un rapport de l’OMS, s’attaquer à la crise climatique permettrait de sauver au moins un million de vies par an.

Source : theguardian.com

Aggravation de la montée du niveau de la mer [sommaire]

Une nouvelle étude suggère qu’à mesure que le climat de la Terre continue de se réchauffer et les calottes glaciaires de fondre, les mers pourraient inonder les villes côtières du monde entier, submergeant de vastes étendues de terre et déplaçant près de 200 millions de personnes à la fin du siècle.

Si nous continuons le rythme actuel des émissions de carbone, l’élévation du niveau de la mer pourrait vraisemblablement dépasser deux mètres d’ici 2100, selon cette nouvelle étude. Une augmentation de cette ampleur aurait des « conséquences profondes pour l’humanité », ont conclu les scientifiques à l’origine de ces nouvelles recherches.

New York, la Nouvelle Orléans, Miami, Shanghai, Mumbai et certains pays insulaires pourraient être inondés en permanence, selon ce scénario, perturbant les économies et déplaçant jusqu’à 187 millions de personnes. Près de 1,8 million de kilomètres carrés de terres, dont certaines utilisées à des fins agricoles, pourraient être inondées en permanence.

« C’est vraiment assez sinistre, a déclaré Jonathan Bamber, co-auteur de l’étude et professeur de géographie physique à l’Université de Bristol en Angleterre, à CNN. Deux mètres, ce n’est pas un bon scénario. »

Les projections des études, publiées le 20 mai 2019 dans la revue scientifique PNAS, diffèrent fortement de celles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’Onu, qui prévoyait qu’en 2013, au pire, les mers pourraient s’élever de 0,98 mètre, en 2100.

Source : NBC, Etats-Unis

Ljubljana : grands progrès dans le traitement des déchets [sommaire]

Il y a quinze ans, tous les déchets de la capitale slovène étaient mis en décharge. Depuis, la ville a considérablement changé de cap. D’ici 2025, au moins 75 % de ses déchets seront recyclés. Ljubljana est la première capitale européenne à s’engager à ne produire aucun déchet.

Tout a commencé en 2002 avec la collecte séparée du papier, du verre et des emballages dans des conteneurs en bordure de route. En 2006, la ville a commencé à collecter des biodéchets de porte en porte. La collecte des déchets biodégradables deviendra obligatoire dans toute l’Europe en 2023, de sorte que Ljubljana a une longueur d’avance. En 2013, les ménages de la ville ont reçu des poubelles pour les emballages et les déchets de papier. En 2008, la ville ne recyclait que 29,3 % de ses déchets, mais ce chiffre est passé à 68 %, ce qui place Ljubljana au sommet des capitales européennes du recyclage. Son site d’enfouissement reçoit près de 80 % de déchets en moins.

Un ancien site d’enfouissement à Ljubljana est maintenant une colline verdoyante où vivent des animaux tels que des lapins et des cerfs. L’air est pur et les conduites de méthane qui émergent du sol sont les seuls signes qu’une décharge de 24 mètres de profondeur se trouve sous la pente herbeuse.

Une autre grande réalisation est le développement de l’installation la plus moderne d’Europe pour le traitement des déchets biologiques. Le Centre régional pour la gestion des déchets (RCERO), qui dessert près d’un quart de la Slovénie, utilise le méthane dégagé pour produire sa propre chaleur et son propre courant électrique, et transforme 95 % des déchets résiduels en matières recyclables et en combustible solide, et envoie moins de 5 % des déchets à la décharge. Il transforme les déchets biologiques en compost de jardinage de haute qualité.

La réutilisation et le recyclage sont des principes importants. La ville dispose de deux centres de recyclage où les gens peuvent jeter leurs déchets. Celui près de RCERO Ljubljana est si populaire qu’au moins trois autres sont prévus. Les matériaux sont réutilisés : les articles sont vérifiés, réparés, nettoyés et ensuite vendus à bas prix au centre. Il y a un atelier hebdomadaire qui enseigne aux gens comment réparer les appareils en panne.

Une autre tendance à Ljubljana est l’augmentation du nombre de magasins sans emballage. Dans toutes les institutions municipales, on utilise des rouleaux de papier hygiénique fabriqués à partir d’emballages de lait et de jus de fruits recyclés. Dans le centre historique de la ville, où l’espace est limité, 67 poubelles ont été installées sous terre ; elles s’ouvrent avec une carte délivrée aux habitants. Les éboueurs se déplacent à pied et des véhicules spéciaux balaient les rues avec de l’eau de pluie et des détergents biodégradables. Bien que fort fréquenté par les touristes, le centre-ville reste propre.

Source : theguardian.com

Plogging : courir et nettoyer la planète [sommaire]

Plogging est une contraction de jogging (courir en anglais) et plocka upp (ramasser des ordures en suédois). Ce mouvement a été initié en 2016 par un Suédois, Erik Ahlström. Celui-ci a créé le site internet Plogga pour lancer l’activité et encourager les volontaires.

Le plogging a fait le tour du monde et s’est installé dans d’autres pays – entre autres, la France, l’Inde, les Etats-Unis, la Russie – répondant à la préoccupation croissante causée par la pollution des rues. Son slogan est « un corps sain dans un environnement sain ».

Vous pouvez « plogger » en groupe, c’est facile et amusant de le faire en famille ou avec des amis, ou vous pouvez simplement « plogger » tout seul. Vous prenez juste un petit sac (et peut-être une paire de gants), et vous commencez à courir. Chaque fois que vous voyez un déchet, vous le ramassez. De nombreux « ploggers » ont été surpris par la quantité de déchets jetés dans les parcs ou le long des chemins.

Lorsque vous avez fini, vous publiez un selfie sur les réseaux sociaux, souriant à côté de vos sacs remplis de déchets, et ainsi vous faites la promotion de l’idée auprès de vos amis.

Cela élève l’activité de courir pour le bien de son propre corps à un exercice utile au bien commun. De plus, cela permet au corps de se détendre en se baissant et en prenant des positions différentes de la course habituelle. Cela amène de la variété à un exercice qui peut être monotone, et lui confère une motivation altruiste.

L’initiative Run Eco Team, a été initiée en France par Nicolas Lemonier de Nantes. Elle invite les joggers à ramasser des détritus en courant. Dans le monde, 20 000 personnes se sont jointes à ce mouvement.

Nicolas Lemonier a commencé à courir pour perdre quelques kilos, et puis une idée lui est venue à l’esprit : ramasser quelques ordures et publier une photo de lui à côté du sac d’ordures.

Il a été agréablement surpris de voir que ses photos ont été reprises largement dans les médias sociaux. Alors, il a créé le compte facebook Runecoteam. Il aimerait que chacun devienne conscient de l’impact des déchets sur la planète, que chaque « joggeur » se joigne au mouvement et pratique le slogan « une course = un déchet pour un monde plus propre ».

On peut aussi citer Frédéric Vincent, qui court depuis 15 ans, près de Calais, et ramasse des déchets à chaque fois qu’il enfile ses baskets. Il a maintenant acheté une camionnette pour aller à la découverte des dépôts sauvages. Au bout du compte, rapporte-t-il, 15 tonnes de déchets ont été ramassées, et un parc pour enfant a été ouvert pour les sensibiliser à la gestion des déchets.

A Marseille, des amoureux de la nature ont lancé l’initiative 1dechetparjour, une façon branchée d’encourager les résidents à nettoyer leur ville. Le principe est simple : ramasser au moins un détritus par jour dans la rue, le mettre à la poubelle, prendre une photographie, la publier sur les réseaux sociaux avec le hashtag #1dechetparjour et inviter vos amis à faire de même. Sous l’impulsion de l’association, plusieurs collectes collectives ont été organisées à des endroits stratégiques de Marseille.

Prises isolément, ces actions peuvent sembler dérisoires par rapport à l’immensité de la tâche, mais elles favorisent la prise de conscience de notre responsabilité humaine et poussent les gouvernements à l’action.

Source : Le Figaro ; Europe1 ; YouTube

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Nouvelle-Zélande : le budget du bien-être [sommaire]

Le 30 mai 2019, le gouvernement de coalition néo-zélandais, réunissant le parti travailliste et le parti vert, a dévoilé son premier Budget du bien-être.

Passer à une économie à faibles émissions, généraliser la numérisation, réduire la pauvreté infantile, augmenter les revenus et les opportunités des Maori et des peuples du Pacifique, et accroître le bien-être mental des jeunes figurent comme priorités dans ce budget 2019.

La santé mentale, le bien-être des enfants et les chemins de fer recevront de larges subventions : les dépenses couvriront les besoins d’un nouveau service de santé mentale de première ligne qui devrait aider 325 000 personnes ayant des problèmes de santé mentale légers à modérés d’ici 2024. L’obligation pour les parents de faire des dons aux écoles sera supprimée dans les régions socio-économiques défavorisées.

« Nous avons annoncé que ce gouvernement ferait les choses différemment, et c’est exactement ce que nous avons fait pour ce budget, a déclaré la première ministre Jacinda Ardern devant le Parlement. Aujourd’hui, nous jetons les bases non seulement d’un budget bien-être, mais également d’un changement d’approche dans la prise de décision gouvernementale. »

La Dr Anna Matheson, chargée de cours en politique de la santé, à l’Université Victoria de Wellington, a déclaré : « C’est la première fois qu’un budget national met explicitement l’accent sur le bien-être. Les défis auxquels l’humanité est confrontée à l’échelle mondiale inégalité et populisme croissants, dégradation rapide de l’environnement, y compris la crise climatique montrent que les gouvernements du monde n’assurent pas le rôle crucial et central qu’ils devraient jouer dans la gestion, la création et le maintien du bien-être collectif.

Je suis particulièrement encouragée de voir que ce budget met fortement l’accent sur les relations sociales et écologiques. La pauvreté infantile, la santé mentale, les violences familiales et les sans- abri sont des domaines où d’importantes ressources et mesures s’imposent depuis longtemps… »

Le gouvernement a également annoncé qu’il consacrerait [l’équivalent de] plus de 600 millions d’euros à un programme visant à réduire la pauvreté chez les enfants. Au centre de ces mesures, s’en trouve une inattendue, visant à augmenter les prestations. Actuellement indexées sur l’inflation, les prestations seront indexées sur le salaire moyen à partir d’avril 2020.

« L’investissement de plus d’un milliard de dollars dans la santé mentale, la pauvreté et la violence familiale, concernent un grand nombre de bénéficiaires. La question de la santé mentale est profondément personnelle, nous avons presque tous perdu des amis ou des membres de notre famille. S’assurer que les Néo-Zélandais peuvent maintenant se présenter à leur généraliste ou à leur dispensaire et obtenir un soutien spécialisé en santé mentale est une première étape cruciale, a déclaré la première ministre Jacinda Ardern. Le budget d’aujourd’hui montre que vous pouvez être à la fois économiquement responsable et généreux. »

Source : www.nzherald.co.nz ; www.stuff.co.nz ; www.tvnz.co.nz ; www.sciencemediacentre.co.nz

Un millionnaire invite un couple de sans-abri à vivre avec lui [sommaire]

Terence McGrath, promoteur immobilier américain, a fait ce que peu de gens dans sa position oseraient faire : il a ouvert son domaine de quatre millions de dollars, dans un quartier luxueux d’Oakland (Californie), à un couple de sans-abri.

Depuis près de dix ans, Greg Dunston et Marie McKinzie passaient leurs journées à pousser leurs effets personnels à travers la ville dans des carrioles, dormant la nuit dans des entrées d’immeubles. Le couple s’était retrouvé sans abri suite à un différend de plusieurs années au sujet d’un arriéré de salaire d’invalidité. Un journal local a diffusé leur histoire, qui a attiré l’attention de T. McGrath. Il décida d’inviter le couple à vivre dans un logement meublé, à côté de sa maison, gratuitement et aussi longtemps qu’ils le désireraient.

T. McGrath relie son intérêt à aider les autres à sa propre expérience, ayant grandi grâce à l’aide sociale : « Cela m’a aidé à revenir à mes racines, explique-t-il. Je ne peux pas me soustraire à mes responsabilités envers ce qui m’entoure. »

Source : sfist.com

Etape importante dans l’impression 3D d’organes humains [sommaire]

Les bioingénieurs ont franchi une étape importante sur la voie de l’impression 3D d’organes de remplacement : une technique révolutionnaire permet la bio-impression de tissus ayant des réseaux de circulation étroitement imbriqués, imitant les voies de passage naturelles pour le sang, l’air, la lymphe et autres fluides essentiels.

Avec plus de 100 000 personnes en attente d’une transplantation d’organes pour les seuls Etats-Unis, la bio-impression d’organes sains et fonctionnels entend répondre à ce besoin, potentiellement à partir des cellules d’un patient.

« L’un des plus grands obstacles à la production de tissus fonctionnels de remplacement a été notre incapacité d’imprimer le système vasculaire complexe qui peut fournir des nutriments aux tissus densément vascularisés, a déclaré Jordan Miller, professeur adjoint de bio-ingénierie à la Rice’s Brown School of Engineering. De plus, nos organes contiennent des réseaux de circulation indépendants comme les voies respiratoires et les vaisseaux sanguins des poumons, ou les canaux biliaires et les vaisseaux sanguins du foie. Ces réseaux interpénétrant sont enchevêtrés physiquement et biochimiquement, et l’architecture est intimement liée à la fonction tissulaire. C’est la première technologie de bio-impression qui relève le défi de la multi-vascularisation de façon directe et complète. »

Source : sciencedaily.com

Après 27 ans de coma végétatif une femme se met à parler [sommaire]

Une femme des Emirats arabes unis qui a passé 27 ans dans un coma végétatif a pu parler et interagir avec sa famille.

Munira Abdulla a été blessée en 1991, lorsqu’un autobus est entré en collision avec sa voiture. Lors de l’accident, elle a protégé son fils, qui en a réchappé avec seulement un bleu à la tête. Au fil des ans, à l’hôpital, Munira a été nourrie par sonde, tandis que la physiothérapie empêchait ses muscles de se détériorer. Elle a été transférée en Allemagne où les médecins l’ont traitée avec une approche plus holistique, la confrontant à différents stimuli comme le chant des oiseaux. Finalement, elle a commencé à répondre à ceux qui se trouvaient dans sa chambre, à prononcer le nom de son fils et à réciter des versets du Coran. Son fils, Omar Webair, raconte qu’il s’est réveillé un jour en entendant son nom : « C’était elle. Elle m’appelait par mon nom. Pendant des années, j’ai rêvé de ce moment, et mon nom a été le premier mot qu’elle a prononcé. » Omar explique que son espoir ne s’est jamais évanoui parce qu’il « a toujours eu le sentiment qu’un jour elle se réveillerait ». Il poursuit : « Ne les considérez pas morts quand ils sont dans cet état. Durant toutes ces années, les médecins m’ont dit que son cas était désespéré et qu’il n’y avait pas lieu de la soigner, mais chaque fois que j’avais un doute, je me mettais à sa place et je faisais tout mon possible pour améliorer son état. »

Source : cbsnews.com

Paludisme : de nouvelles voies de prévention [sommaire]

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 400 000 personnes meurent chaque année du paludisme, dont plus de la moitié sont des enfants de moins de cinq ans. En 2017, on estimait à 219 millions le nombre de cas de paludisme dans 87 pays. Et en novembre 2018, l’OMS a déclaré qu’« aucun progrès significatif » n’avait été réalisé dans la réduction des cas de paludisme dans le monde entre 2015 et 2017.

Cependant, une nouvelle étude publiée dans la revue Science rapporte un essai mené au Burkina Faso, dans le but de développer une méthode préventive plus efficace.

Des chercheurs de l’Université du Maryland (Etats-Unis), et de l’Institut de recherche IRSS (Burkina Faso) ont génétiquement modifié le champignon Metarhizium pingshaense (qui infecte naturellement les moustiques porteurs du paludisme) pour produire une toxine trouvée dans le venin d’une espèce d’araignée à toile entonnoir. Les essais ont montré que le champignon génétiquement modifié tue les moustiques plus rapidement, avec moins de spores, que le champignon sauvage.

Des moustiques ont été relâchés dans un village maquette de 600 m2, conçu pour imiter un cadre de vie réel. En 45 jours, la population de moustiques a été réduite de plus de 90 %. « La configuration est la suivante : vous imitez l’environnement naturel des moustiques. Vous leur permettez de se reproduire, de se nourrir et d’accomplir leur cycle de vie à l’intérieur », a expliqué Diabaté Abdoulaye, responsable du laboratoire d’entomologie médicale de l’Institut de recherche en sciences de la santé au Burkina Faso. Les insectes laissés dans des conditions normales ont augmenté en nombre, mais ceux vivant dans les compartiments infectés par le champignon sont morts rapidement.

Les chercheurs fondent de sérieux espoirs en ces nouvelles découvertes dans la lutte contre le paludisme, mais la recherche en est encore à ses débuts.

Source : The Guardian, Royaume-Uni

Un enfant de sept ans aide les enfants pauvres à économiser [sommaire]

A l’âge de sept ans, José Adolfo Quisocala, d’Arequipa, au Pérou, observait comment ses camarades de jeu se passaient de repas parce qu’ils avaient dépensé leur argent en friandises ou en jouets, et comment des enfants pauvres devaient mendier ou vendre des bonbons dans la rue parce que leurs parents n’avaient pas d’argent. José décida de créer une banque pour les enfants pauvres, où ils pourraient déposer et économiser leur argent. En même temps, il pensa aux enfants qui gagnent de l’argent en ramassant les déchets pour les recycler. Il négocia avec des entreprises de recyclage pour qu’elles payent les enfants directement sur leur compte bancaire. Initialement incrédules, ses professeurs l’ont soutenu et, en 2012, avec l’aide d’un prix étudiant de la mairie et d’une coopérative locale, il a créé la Banco Estudiante Bartselana (Banque étudiante Bartselana).

Les enfants obtinrent leur propre compte bancaire et leur propre carte bancaire, étant entendu qu’ils apportaient au départ 5 kilos de déchets recyclables, puis un kilo de déchets à recycler par mois, et qu’ils ne pouvaient retirer de l’argent qu’après avoir atteint un certain seuil. Objectif auto-fixé. Même leurs parents ne pouvaient pas retirer cet argent. Avec au départ ses 200 jeunes clients, la banque compte aujourd’hui plus de 2 000 clients âgés de 10 à 18 ans et propose des prêts et d’autres services financiers. José Adolfo Quisocala, maintenant âgé de 13 ans, est en négociation avec la Banco de la Nación du Pérou pour diffuser l’idée dans tout le pays. Il a reçu de nombreux prix et figure dans de nombreux documentaires étrangers sur les enfants entrepreneurs. Mais il reste le seul à avoir commencé dès l’âge de sept ans.

Source : theguardian.com ; remezcla.com ; odditycentral.com

Berlin : la Maison de l’Unité [sommaire]

Ville connue pour être un symbole de division dans un passé récent, Berlin fait un pas vers l’unité et la tolérance. La ville est en train d’écrire une page d’histoire religieuse : musulmans, juifs et chrétiens s’unissent pour construire un lieu où ils pourront tous venir prier. La Maison de l’Unité, comme on l’appelle, sera une synagogue, une église et une mosquée sous un même toit.

Un concours d’architecture a été organisé et le lauréat a été choisi. Son plan consiste en un bâtiment en brique avec une haute tour centrale carrée. En bas se trouvent les lieux de culte des trois religions – pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Elle occupera un site de premier plan : la Petriplatz, au cœur de Berlin.

Selon l’un des trois chefs religieux impliqués, Rabbi Tovia ben Chorin, le lieu est très important : « De mon point de vue juif, la ville où la souffrance juive a été planifiée est aujourd’hui la ville où les trois religions monothéistes qui ont façonné la culture européenne sont en train de construire un centre. Les fidèles de chaque groupe y viendront-ils ? Nous l’ignorons, mais il faut bien prendre des initiatives et c’est ce que nous faisons. »

L’imam concerné, Kadir Sanci, voit la Maison de l’Unité comme « un signe, un signal au monde que la grande majorité des musulmans sont pacifiques et non violents ». C’est aussi, dit-il, un endroit où différentes cultures peuvent apprendre les unes des autres.

Chacun des trois espaces de la maison sera de la même taille, mais d’une forme différente, souligne l’architecte Wilfried Kuehn.

Le pasteur Hohberg explique : « Une synagogue, une mosquée et une église sous un même toit. Nous voulons utiliser ces salles pour nos propres traditions et prières. Et ensemble, nous voulons utiliser la salle au centre pour le dialogue et la discussion, et aussi pour les non-croyants. Berlin est une ville où des gens du monde entier se rassemblent et nous voulons donner un bon exemple d’unité. »

Source : house-of-one.org

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

L’économie du partage [sommaire]

Interview de Rok Kralj par Darja Vtic,

Economiste, éducateur, auteur et blogueur, Rok Kralj vit en Slovénie et travaille dans l’établissement d’enseignement secondaire Cirius Kamnik, qui accueille des élèves présentant des besoins spécifiques. Il explore, développe et promeut des modèles économiques alternatifs fondés sur les principes de la coopération et du partage équitable des richesses. Il a écrit plusieurs ouvrages en slovène, par lesquels il sensibilise le grand public à des approches économiques nouvelles, basées sur la coopération et le partage réciproque des biens. Rok Kralj a été interviewé par Darja Vtic pour Partage international.

Partage international : Que signifie le mot « économie » ? L’économie ne s’intéresse-t-elle vraiment qu’à la production, l’accumulation de capital, l’exploitation des ressources ?
Rok Kralj : Le mot économie fait souvent peur. Nous avons l’impression que l’économie est le domaine réservé des experts en économie. Leur langage nous paraît souvent incompréhensible et trop spécialisé, aussi nous préférons les laisser penser et résoudre les problèmes économiques plutôt que de le faire nous-mêmes. Mais il ne devrait pas en être ainsi. L’économie est fondamentalement simple, et elle concerne chacun de nous sans exception. En réalité, nous sommes tous des économistes. Le mot économie est formé par l’association de deux mots de grec ancien : okios (maison, famille, les biens domestiques, le patrimoine familial) et nomos (administration, règle, loi). La signification originelle du mot économie est donc gestion avisée de l’environnement domestique (maison, foyer) et des biens associés (bâtiments, terrains, bétail…) dans l’intérêt de la famille toute entière. Plus tard, cette définition a été étendue à la communauté prise au sens large, l’Etat, considéré comme la maison de toute la famille, c’est-à-dire de tous les citoyens.
Aujourd’hui, il nous faut également comprendre l’économie dans sa signification la plus large : la gestion de l’environnement de la planète, la Terre, notre maison commune, et de ses biens, dans l’intérêt de la toute la famille, c’est-à-dire l’humanité. Que ce soit en tant qu’individus et membres d’une famille, ou comme membres d’une communauté locale, d’un Etat ou de la planète, nous sommes des économistes, et nous devons apprendre comment gérer notre environnement commun et les biens mis à notre disposition de façon à ce que tous vivent dans la prospérité, tout en préservant la Terre pour les générations futures. C’est l’essence même de l’économie !

PI. A quoi ressemble l’économie de nos jours ?
RK. L’économie contemporaine est basée sur l’avarice, l’égoïsme et la rivalité – que les économistes appellent si joliment la compétition. Si la compétition et l’égoïsme sont acceptables dans le sport, ils sont totalement destructeurs dans le domaine économique, car ils permettent que certains accumulent une richesse extrême, tandis que la plupart doivent subir la pauvreté, la souffrance, voire une mort inutile. Se livrer à une compétition pour des biens qui appartiennent à toute l’humanité et s’approprier ceux-ci aux dépens de la majorité, voilà ce qui est fondamentalement la cause des principaux problèmes de notre société moderne – famine et pauvreté, conflits militaires et sociaux, changement climatique et pollution de l’environnement, crises économiques, migrations…

Une nouvelle Agence des Nations unies sera créée, qui se chargera de la répartition des ressources sous la supervision d’un Maître ou d’un initié du troisième degré au moins. Il lui incombera d’assurer une distribution correcte de la nourriture à ceux qui en ont besoin. [Benjamin Creme, PI, déc.1989]

Le Christ nous demandera d’accepter le principe du partage, en redistribuant les ressources mondiales – la nourriture, les matières premières, l’énergie et l’expérience technologique aujourd’hui largement usurpées et gaspillées par les nations développées. Lorsque nous aurons accepté le principe du partage, qui sera imposé aux gouvernements par l’opinion publique mondiale, il sera demandé à chaque pays de céder à un organisme neutre, pour le bénéfice de toute l’humanité, ce qu’il produit en excédent sur ses propres besoins. Chaque pays sera prié de faire un inventaire de ce qu’il possède. Ces données permettront à une commission des Nations unies prévue à cet effet, d’organiser une redistribution rationnelle des ressources planétaires. Ainsi pourra se réaliser un meilleur équilibre entre pays en voie de développement et pays développés. [Share International, janvier 1986]

 

PI. Comment devrions-nous façonner l’économie du futur afin que celle-ci soit au service de tous ?
RK. Pour que l’économie soit au service de tous, elle devrait être basée sur les principes de la coopération et du partage. En pratique, un tel système économique est appelé économie du partage. L’essence de ce système est de partager les biens de plusieurs manières, de telle sorte que chaque personne ait accès aux biens lui permettant de satisfaire ses besoins essentiels, lesquels sont également les droits humains élémentaires garantis par la Déclaration universelle des droits humains. Il s’agit de la nourriture, de l’eau, de l’habillement, du logement, de la santé et de l’éducation. L’économie du partage peut être organisée et mise en œuvre aux échelons local, national et mondial, sachant qu’elle a toujours été pratiquée au sein des familles et des ménages.

PI. Existe-t-il des plans pour une économie du partage au niveau mondial ?
RK. Une des idées les plus prometteuses consiste à établir une nouvelle agence internationale qui coordonnerait le partage des biens entre pays. La meilleure solution serait d’inscrire celle-ci dans le périmètre des activités de l’Organisation des Nations unies. Les différents pays déclareraient à l’agence leurs excédents et leurs déficits en biens stratégiques, en particulier ceux qui sont essentiels pour la satisfaction des besoins humains élémentaires. L’agence, qui aurait donc une vision globale de ces biens, coordonnerait leur transfert ou leur transport vers les zones de pénurie (aujourd’hui les marchés remplissent extrêmement mal cette fonction). J’insiste sur le fait que nous disposons de technologies de l’information et de la communication, de moyens de transport, et de la logistique nous permettant de faire cela. L’agence pour la distribution mondiale des biens jouerait un rôle de plate-forme centrale, ou, pour le dire autrement, elle serait au cœur des flux mondiaux et du partage des biens essentiels comme la nourriture, l’eau, les médicaments, les dispositifs médicaux, les vêtements, les ressources énergétiques… Par conséquent, l’agence ne posséderait ni ne stockerait ces biens, mais aurait un rôle de coordinateur, d’« intermédiaire ». Les pays eux-mêmes se chargeraient du transport direct des biens et fourniraient une assistance pour la construction des infrastructures et des écoles, ainsi que pour la formation des docteurs, des ingénieurs, et ainsi de suite.

PI. Qu’en est-il de l’économie du partage aux niveaux national et local ? Avez-vous vous-mêmes participé à des projets concrets qui mettent en œuvre le principe du partage ?
RK. Ce qu’on appelle communément l’Etat-providence est dans une certaine mesure basé sur le partage des richesses (un bon exemple en est donné par les Etats scandinaves). Un fonds commun est « alimenté » par des impôts et des cotisations, et il bénéficie plus ou moins équitablement à tous les citoyens, par exemple sous forme de services publics d’éducation et de santé, de sécurité sociale, et d’infrastructures communes. Malheureusement, sous la pression croissante de la marchandisation, de moins en moins de pays appliquent ce principe.
Au niveau local, il existe déjà de nombreuses formes d’économie du partage, par exemple le partage de vélos, de voitures, de vêtements, d’outils et de divers accessoires, de services…
Malheureusement, même à cette échelle, il devient de plus en plus fréquent qu’un profit soit recherché, et cela dénature l’économie du partage, laquelle est fondée sur la coopération, l’entente, la compassion, le respect, et, bien entendu, l’amour du prochain. Cet aspect n’était pas manifeste dans l’économie jusqu’à présent, excepté au sein des familles. Néanmoins, dans des communautés locales presque partout dans le monde, diverses formes de partage des biens émergent et s’épanouissent. Par exemple, dans l’établissement où j’enseigne, cela fait plusieurs années que nous organisons ce qu’on appelle des foires au troc, lors desquelles nous échangeons et donnons des jouets, des vêtements, des accessoires ménagers, des articles de sport, des livres… Tous les objets ont la même valeur et sont échangés contre un coupon avant la foire au troc. Ceux qui ont des coupons en excès les donnent habituellement aux personnes défavorisées socialement ou économiquement, en signe d’affection, de remerciement et d’amitié.
Durant la foire, les coupons deviennent des « moyens de paiement » pour tous les objets présentés. Ainsi, ceux qui sont socialement défavorisés ne se sentent pas dévalorisés ou « obligés d’être reconnaissants », comme c’est souvent le cas avec le fonctionnement actuel des œuvres caritatives. Même à une échelle plus large, le partage aurait un effet similaire.

PI. Le concept d’économie du partage que vous défendez est-il très différent des normes généralement admises ? Ces idées entrent-elles en résonance avec certaines des tendances économiques à l’œuvre dans le monde ?
RK. Ces derniers temps, les hommes politiques et les économistes parlent beaucoup de l’économie circulaire, qui présente au moins quelques caractéristiques minimales de l’économie du partage, en particulier l’idée que les objets matériels doivent circuler longtemps au sein de la population, en lieu et place de la logique du « j’achète, j’utilise, je jette ». Ceci dit, le concept d’économie du partage est plus souvent associé à l’idée du revenu universel ou revenu de base. Avec ce dernier, chacun aurait le même revenu mensuel permettant d’acheter au moins les biens et services les plus essentiels ou correspondant aux besoins les plus pressants. Néanmoins, dans ce schéma, le principal danger vient de la subordination du système monétaire aux lois du marché et aux crises à répétition. Par conséquent, une bien meilleure « monnaie » consisterait en un accès universel aux biens et services essentiels qui permettent à chacun de satisfaire ses besoins humains élémentaires – et cela est également le cœur de l’économie du partage.

PI. Pour conclure sur une note positive, pouvez-vous citer un exemple de mise en œuvre réussie du principe de partage réciproque des richesses ?
RK. Dans l’histoire, un événement se distingue particulièrement : le Plan Marshall, qui fut une aide financière et matérielle de grande ampleur par laquelle les Américains ont permis un redressement rapide de l’Europe après la Seconde guerre mondiale. Nombreux sont ceux aujourd’hui qui défendent un Plan Marshal mondial. Dans le contexte actuel, les pays riches consacreraient leurs ressources excédentaires aux zones de déforestation. Il ne s’agit pas seulement d’une assistance financière et « caritative », mais également de la construction d’infrastructures de base, d’écoles, d’hôpitaux, de générateurs électriques, de puits, d’installations sanitaires… Les pays riches disposent de plus de ressources financières et matérielles qu’il n’en faut pour un projet de cette nature. Il s’agirait d’une splendide introduction à l’économie du partage mondial. Sur la base de cette expérience relativement brève (peut-être de quelques années), l’humanité pourrait élaborer un système pérenne de partage mondial des marchandises (par exemple, dans le cadre de la répartition internationale des biens que j’ai déjà mentionnée), ce qui éradiquerait pour toujours la faim et la pauvreté, et donc également la méfiance réciproque entre nations, la peur et l’insécurité, qui pèsent aujourd’hui sur l’humanité.
Ainsi, nous entrerions véritablement dans une nouvelle ère de prospérité, de respect mutuel et de paix. Enfin, et ce n’est pas le moins important, cela permettrait à la formidable énergie de l’amour de commencer à se manifester pour la première fois sur Terre.

Ouvrages de R. Kralj (non traduits) : Ekonomija delitve : uresniitev 25. lena v 21. Stoletju (L’économie du partage : la concrétisation de l’article 25 au 21e siècle) ; Kako deliti dobrine (Comment partager les richesses) ; Pravina delitev dobrin (Un juste partage des richesses) ; Svet za vse (Un monde pour tous).

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012

Propos du dalaï-lama sur le leadership [sommaire]

Dans un article publié dans le Harvard Business Review du 20 février 2019, sa sainteté le dalaï-lama évoque son point de vue sur le leadership.

« Les dirigeants, déclare-il, quel que soit leur domaine d’activité, ont un fort impact sur la vie des individus et sur la façon dont le monde évolue. Notre objectif devrait être de laisser le monde dans un meilleur état, et un monde meilleur est un monde dans lequel les gens sont plus heureux. » Selon lui, ce que nous avons tous en commun est notre désir de bonheur.

Mais au lieu de constater un bonheur grandissant, « le monde semble faire face à une crise émotionnelle. Les taux de stress, d’anxiété et de dépression sont plus élevés que jamais. L’écart entre les riches et les pauvres et entre les PDG et les employés a atteint des proportions historiques. Et la recherche constante du profit l’emporte souvent sur l’engagement envers les autres, l’environnement ou la société ».

Alors, « nous devons nous demander ce qui ne va pas ». Sa sainteté pense que c’est « l’attention soutenue portée sur le développement matériel et sur l’accumulation de richesses, qui nous a amenés à négliger notre besoin humain fondamental de générosité et de compassion. L’engagement vers l’unité de l’humanité, et l’altruisme envers nos frères sont essentiels pour que les sociétés, les organisations et leurs membres prospèrent à long terme. Chacun d’entre nous a la responsabilité de faire en sorte que cela advienne. »

Les dirigeants portent une grande responsabilité en raison de l’impact qu’ils ont sur la vie des autres, et le dalaï-lama leur préconise de cultiver trois qualités : la pleine conscience, le désintéressement et la compassion.

« Puisque les émotions destructrices comme la colère et l’attachement obscurcissent notre capacité à utiliser clairement notre intelligence, il nous faut les maîtriser. […] Lorsque nous sommes sous l’emprise de la colère ou de l’attachement, notre capacité à avoir une vision complète et réaliste de la situation est limitée. » En développant la pleine conscience, l’esprit devient « compatissant, il est calme et nous devenons aptes à utiliser notre raison de manière pratique, réaliste et avec détermination. »

Au sujet de l’altruisme, il remarque que « nous sommes naturellement motivés par l’intérêt personnel ; c’est nécessaire pour survivre. Mais nous avons besoin d’un intérêt personnel sage, généreux et coopératif, qui tienne compte des intérêts des autres. Une fois qu’on se sent vraiment concerné par les autres, il n’y a plus de place pour la tricherie, la violence ou l’exploitation ; au contraire, on peut être honnête, sincère et transparent dans sa conduite ».

A propos de la compassion, le dalaï-lama affirme : « La source ultime d’une vie heureuse se trouve dans l’attitude chaleureuse du cœur. […] Les émotions destructrices sont liées à l’ignorance, tandis que la compassion est une émotion constructive liée à l’intelligence. Par conséquent, elle peut être enseignée et apprise. Dans de nombreuses régions du monde, les fauteurs de troubles sont souvent plutôt bien éduqués, de sorte que ce n’est pas seulement d’éducation dont nous avons besoin mais également de valeurs intérieures ».

Il souligne que « la distinction entre violence et non-violence réside moins dans la nature d’une action particulière que dans le motif sous-jacent. Les actions motivées par la colère et la cupidité ont tendance à être violentes, alors que celles motivées par la compassion et le souci des autres sont généralement pacifiques. Nous n’instaurerons pas la paix dans le monde simplement en priant pour elle ; nous devons prendre des mesures pour lutter contre la violence et la corruption qui perturbent la paix. On ne peut pas s’attendre à des changements si on n’agit pas. »

Les dirigeants compatissants ont « une préoccupation absolue pour le bien-être de ceux qu’ils dirigent, déclare-t-il. Ce qu’il est essentiel de réaliser, c’est qu’en fin de compte, la paix de l’esprit est en nous ; elle exige que nous développions un grand cœur et que nous utilisions notre intelligence. Souvent, les gens ne réalisent pas que la générosité, la compassion et l’amour sont des facteurs de survie. ».

Il existe en ce moment un groupe de personnalités éclairées qui attirent l’attention de l’humanité sur la nouvelle réalité du monde. Parmi elles se trouve le pape François qui exprime d’une manière unique les idéaux de tous, dans une grande proximité avec les gens. le dalai-lama, lui aussi, joue un rôle considérable au nom de tous ceux qui voient en lui leur porte-parole.
Jamais auparavant des hommes de si grand talent ne s’étaient trouvés  réunis en une même époque, pour montrer à l’humanité que tout est bien et qu’elle n’a plus longtemps à attendre pour voir ses rêves se réaliser. Chaque jour qu’ils bénissent de leur présence rend leur amour plus proche du cœur des hommes. Aimez-les en retour et ouvrez-leur votre cœur au nom de Celui qui vient. Changez vos peurs en une attente pleine d’amour, et accueillez l’ère nouvelle dans cette joie qui est vôtre de plein droit. Il est proche, trés proche le moment où vous découvrirez avec émerveillement son visage, la joie de sa présence et son amour inconditionnel. Vous saurez alors pourquoi vous êtes en incarnation en cette  époque si particulière.
Que Dieu vous bénisse et dissipe vos peurs à jamais.
Bienvenue dans lère nouvelle par le Maitre-, 14 janv. 2016

Source : Harvard Business Review, Etats-Unis

Le dalaï-lama soutien les efforts de Greta Thunberg [sommaire]

Le 31 mai, le site officiel du dalaï-lama a publié une lettre ouverte à Greta Thunberg exprimant son appui pour ses initiatives de sensibilisation à la crise climatique qui nous menace.

« Il est très encourageant de voir comment vous avez inspiré d’autres jeunes à se joindre à vous pour se faire entendre, a-t-il écrit. Vous alertez les gens sur le consensus scientifique et sur l’urgence qu’il y a à agir.

Je suis également un ardent défenseur de la protection de l’environnement. Nous, humains, sommes la seule espèce qui a le pouvoir de détruire la Terre telle que nous la connaissons. Pourtant, si nous avons le pouvoir de détruire la Terre, nous sommes également en mesure de la protéger. Il est encourageant de voir comment vous avez ouvert les yeux du monde sur l’urgence de protéger notre planète, notre seule demeure. En même temps, vous avez inspiré tant de jeunes frères et sœurs à rejoindre ce mouvement. » Le dalaï-lama termine sa lettre en offrant son soutien inconditionnel aux efforts de G. Thunberg par ses prières et ses vœux.

Source : www.dalailama.com

Le pape François [sommaire]

Le 2 juin 2019, dans l’avion de retour de Roumanie, le pape François a abordé certains sujets, notamment le besoin de solidarité face aux problèmes mondiaux, les relations entre catholiques et orthodoxes, et la situation actuelle en Europe.

L’unité européenne

« Si l’Europe ne relève pas convenablement les défis qui l’attendent, elle va dépérir. » Voici ce qu’a répondu le pape François à une question sur les tendances récentes de la politique européenne. Interrogé sur les groupes « qui ne recherchent pas la fraternité mais préfèrent faire cavalier seul », il a déclaré que l’Europe doit « retrouver le mysticisme de ses fondateurs. L’Europe a besoin de redécouvrir sa propre identité, sa propre unité, afin de surmonter les divisions et les frontières. » Il a reconnu que les nations ont leur propre identité, qu’elles doivent protéger. « Mais, il existe une mondialisation où toutes les cultures sont respectées, mais toutes sont unies. »

La solidarité mondiale

Un journaliste roumain a demandé si le pape avait un message pour les parents qui quittent leurs enfants pour aller travailler à l’étranger. Le saint-père répondit : « Partir pour que la famille ne manque de rien est un acte d’amour. […] Un tel éloignement est toujours une situation douloureuse. » Il a dénoncé les politiques qui ont rendu ces séparations inévitables, affirmant qu’il ne s’agit pas simplement de problèmes locaux, mais d’un « manque de solidarité » mondial, ce qui, justement, rend nécessaire la solidarité mondiale.

Aider les politiciens à être honnêtes

Parlant de l’Italie, le pape François a expliqué qu’il n’accordait pas une attention particulière aux nouvelles concernant les diverses campagnes politiques : « Je ne comprends pas la politique italienne. » Mais, il a assuré qu’il priait pour que « toute l’Italie puisse aller de l’avant, et que les Italiens puissent s’unir ». Condamnant la corruption, qui, selon lui, sévit partout, il a déclaré :
« Nous devons aider les politiciens à être honnêtes et à ne pas faire campagne avec des slogans malhonnêtes, des calomnies, de la diffamation, des scandales, et si souvent semer la haine et la peur. C’est terrible, le politicien ne devrait pas répandre la haine et la peur, mais seulement l’espoir, tout en exprimant les vrais besoins. »

Source : www.vaticannews.va

 

La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Tchéquie : manifestations pour un nouveau gouvernement [sommaire]

Des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants venant de toute la République tchèque, agitant des drapeaux et portant des signes de protestation contre le gouvernement, se sont rassemblés le 3 juin 2019 pour lutter pour l’âme de leur démocratie.

On estime à 120 000 le nombre de personnes qui se sont rassemblées dans la capitale tchèque, Prague, pour demander la démission du premier ministre Andrej Babiš. C’est la plus grande manifestation populaire depuis les manifestations de 1989 qui marquèrent la fin du communisme dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie. Agitant des drapeaux tchèques et européens, les manifestants ont envahi la place Wenceslas, lieu de rassemblements euphoriques trente ans plus tôt, qui conduisirent à la Révolution de Velours.

La foule couvrait les 750 mètres de longueur de la place, forçant l’arrêt de la circulation. Des milliers de bannières demandaient simplement « Démission » tandis que d’autres exprimaient la colère contre la corruption supposée du premier ministre, accusé de fraude dans l’emploi des fonds de l’Union européenne.

A. Babiš est le deuxième homme le plus riche de la République tchèque. « Il est comme un chef mafieux et il est le pire politicien de la République tchèque – il nous rappelle le communisme », accuse Dagmar Kmochova, propriétaire d’un magasin à Kutna Hora, ville située à 75 km de Prague.

La manifestation du 3 juin était le cinquième rassemblement en six semaines.

David Ondráèka, directeur de Transparency International pour la République tchèque, prédit : « A. Babiš ne peut survivre à cette pression publique et à ces rapports avec l’Union européenne. Il ne se rendra pas facilement mais avec la colère croissante du peuple, une bonne tactique de la part de l’opposition et la pression appropriée des institutions, il ne sera plus longtemps premier ministre. »

« C’est plus que de la simple corruption, précise Tomas Peszynski, 44 ans, en brandissant un grand drapeau de l’Union européenne. Il s’agit de l’abus d’un système de gouvernement. »

Le premier ministre A. Babiš est arrivé au pouvoir en 2017 à la tête du parti populiste ANO (Oui). Il fit campagne sur un programme anti-corruption et eurosceptique, formant un gouvernement de minorité avec les sociaux démocrates (gauche). En dépit des manifestations pour le chasser, son parti ANO (Oui) a fini premier aux élections européennes du mois dernier, avec 21 % des votes.

Source : Times.com ; euronews.com ; guardian.com

Hong Kong commémore le massacre de la place Tiananmen [sommaire]

Une immense bannière jaune appelant le peuple à se souvenir du massacre de Tiananmen en 1989 a été accrochée sur le flan d’une colline à Kowloon, un district de Hong Kong, pour l’anniversaire de la répression sanglante en Chine. La bannière disait : « N’oubliez pas le 4 juin. » La veillée aux chandelles organisée en souvenir des victimes du massacre de la place Tiananmen il y a 30 ans, a réuni cette année 180 000 personnes selon les organisateurs.

Cet événement commémoratif est le plus grand de Chine, mais également le seul événement majeur autorisé. Taiwan a également commémoré le massacre avec une veillée et une exposition sur « l’homme du tank », l’homme photographié se tenant debout devant les tanks le 5 juin 1989.

En Chine continentale, toute discussion sur le massacre par l’armée chinoise de milliers d’étudiants manifestant pacifiquement est interdite. Mais Hong Kong jouit d’une grande indépendance grâce à la politique « Un pays, deux systèmes » en vigueur depuis la rétrocession de la ville par le Royaume-Uni à la Chine en 1997.

Audrey Eu, ancienne députée et fondatrice du parti civique, a distribué des prospectus tandis que de jeunes manifestants s’adressaient à la foule : « Bien qu’ils n’aient pas encore 30 ans, ils sont vraiment passionnés », a-t-elle commenté. Lee Cheukyan, activiste chevronné et ancien député, se tenait sur un escabeau à l’entrée, remerciant et serrant les mains de ceux qui entraient.

« Après 30 ans, il y a encore tellement de veillées aux chandelles… et tellement de personnes sortent pour défendre leurs droits, cela donne de l’espoir. Comment pouvez-vous abandonner alors que les autres n’abandonnent pas ? », a-t-il demandé.

Le massacre se produisit le 4 juin 1989, mettant fin à des mois de manifestations estudiantines en Chine. On estime que des centaines, peut-être des milliers, moururent de la répression de l’Armée de Libération du Peuple contre les manifestants à Pékin.

Quelques jours après la commémoration, plus d’un million de manifestants ont défilé dans les rues de Hong Kong, le 9 juin 2019, pour s’opposer à un projet de loi d’extradition controversé qui permettrait d’extrader des fugitifs hong-kongais. Le nombre de manifestants est rapidement passé à deux millions, exigeant la démission de Carrie Lam, chef de l’exécutif de la ville, et le retrait du projet de loi controversé sur l’extradition.

« C’est la plus grande manifestation jamais organisée à Hong Kong », a déclaré un membre du Front des droits civiques, groupe qui a organisé les manifestations. Chantez Alléluia au Seigneur, est devenu leur hymne.

Source : hongkongfp.com ; theguardian.com ; cnn.com

 

Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
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Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

L’expansion de la démocratie populaire [sommaire]

par Graham Peebles,

En 1975, seulement 46 pays étaient considérés comme des démocraties représentatives. Quarante ans plus tard, ce chiffre s’élève à 132 pays, selon le rapport pour l’année 2017 de l’Institut international pour la Démocratie et l’Assistance électorale intitulé Global state of Democracy (L’état de la démocratie dans le monde). Cela représente 68 % des pays du monde. Le plus gros de cette augmentation est survenu après 1989, suite à l’écroulement de l’Union soviétique et de ce qui s’avérerait être le début d’un mouvement de contestation mondial. S’il est évident que mettre en place des élections démocratiques régulières est une étape importante pour s’éloigner de l’alternative autocratique, à moins que les valeurs démocratiques soient adoptées et introduites, la démocratie réelle n’est à peine plus qu’un vague slogan, l’injustice sociale et la répression perdurent sous plusieurs formes et la concentration des pouvoirs persiste.

Bien que le nombre de démocraties représentatives continue d’augmenter, la démocratie est en crise partout dans le monde. Les gouvernements sont devenus de plus en plus partisans, les populismes et les extrémismes – de toutes tendances – fleurissent, et les gens ont perdu confiance dans les institutions démocratiques en tant que moyen de résoudre les différentes crises auxquelles ils sont confrontés. Les politiciens sont considérés avec suspicion, quand ce n’est pas avec mépris, et ils sont vus comme ambitieux, des hommes et des femmes idéologiquement biaisés ne se souciant pas beaucoup de la majorité des gens, qui établissent des lois en se basant sur l’intérêt personnel et sur la doctrine du parti.

La démocratie a été piratée par « l’économie » – couplée avec le capitalisme et le « marché libre » –, et ainsi corrompue. La démocratie est, ou devrait être, un organisme vivant, une forme sujette à évolution qui définit les paramètres avec lesquels la société fonctionne, basée sur des principes qui trouvent leurs racines et leurs expressions dans l’unité et l’amour.

L’idéal démocratique cherche à garantir les libertés de base, à établir la justice sociale et l’égalité et à garantir la responsabilité du gouvernement. Il reconnaît que les êtres humains sont égaux, variés mais unis, que leurs besoins sont universels et que recevoir réponse à ces besoins est un droit. La vraie démocratie ne peut pas exister là où réside l’idéologie de la marchandisation, du consumérisme et de l’avidité. La crise de la démocratie est inextricablement liée à la crise socio-économique ; des changements dans l’une déclencheront une révolution dans l’autre. Ce processus est bien entamé.

Une action collective

Malgré le déclin des libertés civiles et le profond désenchantement quant au fonctionnement des gouvernements dans le monde, plusieurs études ont montré que la participation politique croît de façon significative. L’exaspération ressentie à l’encontre des politiciens et des institutions, jointe à un intense désir pour un changement fondamental, a incité un grand nombre à s’unir et à agir. Des personnes – particulièrement des jeunes – s’engagent, rejoignent des partis politiques, participent à des manifestations et à de l’activisme en ligne, signent des pétitions ou rejoignent des groupes locaux.

Cette hausse de la participation démocratique représente un changement majeur d’attitude, une nouvelle conscience collective qui tend vers l’unité et la coopération, et donne de l’espoir – non l’espoir basé sur une vague croyance que quelqu’un d’autre, un gouvernement, une institution ou Dieu « fera toutes choses nouvelles » (qui est la voie de l’apathie et de l’aveuglement), mais l’espoir ancré dans l’action, dans l’engagement convaincu et cohérent.

Au cœur de beaucoup des mouvements contestataires qui ont balayé le monde depuis que le Mur de Berlin est tombé, se trouve la démocratie. Il s’agit d’exiger la démocratie là où elle est absente, comme c’était par exemple le cas du Printemps arabe (largement réprimé), et plus récemment en Algérie, au Soudan, en Ethiopie ; ou dans des pays plutôt alignés sur les principes démocratiques, il s’agit d’appeler à un approfondissement de la démocratie, à l’ouverture des structures et des institutions, et demander à ce que la voix du peuple soit entendue et ses préoccupations prises en compte.

A mesure que davantage de citoyens s’engagent et que le pouvoir de la démocratie populaire augmente, les plateformes démocratiques pour s’engager, telles que Citizens Assemblies (Assemblées de citoyens) deviennent de plus en plus pertinentes. Au début de l’année 2018, le gouvernement du Royaume-Uni a commissionné un groupe de citoyens pour débattre de la protection sociale ; quarante-sept individus choisis au hasard ont discuté le sujet avec l’aide de deux experts pendants deux week-ends. A la fin de leurs délibérations, un rapport a été transmis au gouvernement et les vues exprimées ont influé sur la proposition gouvernementale.

Pour que la voix collective ait une influence croissante, les gens doivent être éduqués à propos des sujets en question ; c’est un acte de responsabilité démocratique. Une population bien informée et libre d’allégeances idéologiques est nécessaire pour parvenir à des points de vue sans biais et sans préjugés, afin de contribuer aux discussions avec les décideurs. L’ignorance, l’autosatisfaction et la peur sont un terrain fertile pour la propagande ; elles favorisent les politiciens fourbes et sont ennemies du peuple et du bon sens – une qualité d’ailleurs fort sous-estimée.

Le partage, la participation et la responsabilité

Au sein de ce nouvel environnement, le rôle des politiciens en tant que coopérateurs, que collaborateurs pour le bien commun devient d’autant plus important. Ils doivent collaborer avec les activistes et écouter – non la faction la plus bruyante, ni seulement leurs propres soutiens, mais l’opinion majoritaire, et répondre – pas de façon récalcitrante et sur plusieurs décennies, mais franchement et sans réserve. Un bon exemple de cela tient dans la décision du Parlement écossais de déclarer une « urgence climatique » en réponse « aux jeunes manifestants qui ont fait la grève scolaire pour forcer la société à agir. » La déclaration d’une urgence climatique par les gouvernements est une des demandes principales des militants écologistes, dont Extinction Rebellion (qui a organisé de grandes manifestations pacifiques à Londres pendant deux semaines, récemment) depuis quelque temps.

Annonçant la mesure, le 29 avril 2019, la première ministre de l’Ecosse, Nicola Sturgeon, a déclaré ; « Ils [les militants écologistes] veulent que les gouvernements du monde déclarent une urgence climatique. Ils affirment que c’est ce que la science nous montre, et ils ont raison. […] Je déclare qu’il y a une urgence climatique et que l’Ecosse fera ce qu’elle doit pour s’y attaquer. » Quelques jours plus tard, Jeremy Corbyn, leader des travaillistes, a appelé le gouvernement du Royaume-Uni à suivre l’exemple de l’Ecosse – ce qu’il a fait, de même que l’avaient déjà fait 90 conseils municipaux ou régionaux dans tout le Royaume-Uni.

Contrairement à une idée en vogue, la démocratie n’est pas en déclin, comme le sont tous les systèmes actuels – social, économique, politique et religieux. Mais dans sa forme actuelle, la démocratie n’est pas adaptée aux défis et à la nature de notre époque, d’où sa remise en cause. Les formes démocratiques doivent changer, doivent pouvoir évoluer, être réimaginées. Surtout, la démocratie doit être détachée des considérations économiques, et le système socio-économique doit être réexaminé à la lumière de la demande croissante pour la justice sociale, l’action environnementale et la liberté.

Le principe du partage est un idéal démocratique central, qui, s’il est incorporé dans tous les domaines de la vie, permettrait aux valeurs démocratiques d’être manifestes ; le partage avec les étudiants pour l’organisation des études et la conception des programmes ; les employés partageant le management et les normes des entreprises ; le partage dans l’animation des systèmes socio-économiques dans lesquels on vit, ce qui à son tour colorerait les décisions géopolitiques.

Le partage, la responsabilité et la participation sont liés ; ils vont de pair et se renforcent l’un l’autre. Un mouvement de changement que l’on ne peut pas arrêter est créé par l’inculcation et l’expression croissante de ces principes démocratiques ; c’est un élan qui pourrait être juste assez fort pour sauver la planète et inaugurer une nouvelle et juste façon de vivre.

Des femmes aveugles expertes en diagnostic du cancer du sein [sommaire]

par Elisa Graf,

On a découvert une manière plus efficace d’effectuer la détection précoce du cancer du sein, grâce à des femmes aveugles, expertes dans l’examen des seins.

Un matin en prenant sa douche, le gynécologue allemand Frank Hoffmann eut cette idée : des femmes aveugles pourraient-elles remplir beaucoup mieux que lui cette tâche ? En 2015, dans un reportage de BBC News, il a déclaré : « Trois minutes, c’est le peu de temps dont je dispose pour l’examen clinique des seins dans mon cabinet. Ce n’est pas assez pour trouver de petits nodules dans le tissu mammaire, ce qui est crucial pour dépister plus tôt le cancer du sein. »

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde, avec plus de deux millions de nouveaux cas chaque année. En 2018, il a coûté la vie à 627 000 femmes. La détection précoce des tumeurs est jugée cruciale, car le traitement est beaucoup plus efficace et le taux de survie plus élevé lorsque le cancer est diagnostiqué avant qu’il ne se propage à tout l’organisme.

F. Hoffmann a supposé que les aveugles habitués à lire le braille, ont le sens du toucher très développé. Ainsi, les femmes aveugles ou malvoyantes seraient mieux qualifiées que quiconque pour effectuer les examens des seins sur les patientes. Par le biais de l’auto-examen, il explique que ces femmes parviennent généralement à détecter des tumeurs de 2 cm et plus. « Les médecins trouvent généralement des tumeurs d’un à deux cm, alors que les examinatrices aveugles trouvent des nodules de 6 à 8 mm. Cela fait une vraie différence. C’est le temps qu’il faut à une tumeur pour répandre ses cellules dans le corps », affirma-t-il.

F. Hoffman a fondé Discovering Hands (Des mains qui détectent) en 2006 pour former des femmes malvoyantes ou aveugles à devenir « examinatrices médicales tactiles » (MTE). Grâce à un cursus de neuf mois dans des centres de formation professionnelle indépendants en Allemagne, les stagiaires apprennent les notions fondamentales sur la biologie du cancer, la façon d’interagir avec les patientes et de pratiquer des examens. L’initiative est financée par des subventions, des contributions de cliniques affiliées et des fonds provenant de la formation des aveugles. Et ça fonctionne : une étude de validation de ce concept inédit réalisée à la clinique des femmes de l’Université d’Essen, en Allemagne, a montré que les MTE formées par F.  Hoffman détectent près d’un tiers de nodules de plus que les gynécologues ordinaires. En outre, les MTE passent en moyenne 30 à 45 minutes avec chaque patiente, ce qui est inconcevable pour un médecin, et qui permet un contact plus individuel et des examens plus longs et plus personnels.

Lors de la conception des formations des MTE, F.  Hoffman a mis au point un système d’orientation normalisé et novateur pour les examinatrices, basé sur des bandes en braille. Cinq bandes adhésives sont placées autour de la poitrine et, grâce au braille et à la couleur, permettent de déceler toute anomalie à l’aide de coordonnées en deux dimensions. Cela permet aux MTE de travailler de manière autonome. Ce système de cartographie a par la suite été adopté par d’autres gynécologues pour leurs propres consultations.

En 2018, plus de 35 cabinets gynécologiques et hôpitaux en Allemagne employaient plus de 40 MTE formées par Discovering Hands, et plus de 12 000 examens des seins ont été effectués. Le programme s’est également étendu à l’Autriche et comporte actuellement des projets pilotes en Inde, en Colombie et au Mexique. En outre, les services de santé d’autres pays d’Europe, dont l’Irlande, la France, le Danemark et le Royaume-Uni, ont manifesté leur intérêt à lancer un système équivalent.

La mise au point de cette méthode d’examen des seins, efficace et peu coûteuse, a permis de créer un tout nouveau parcours professionnel pour les femmes malvoyantes. L’Union européenne des aveugles estime que le taux de chômage moyen des aveugles et des malvoyants en âge de travailler est supérieur à 75 %, affectant davantage les femmes que les hommes. On prévoit d’étendre le programme à un plus grand nombre de régions rurales dans le monde, où l’accès au dépistage par mammographie est moins disponible, ce qui pourrait créer plus d’emplois pour les femmes qui sont par ailleurs victimes de discrimination en raison de leur cécité.

A Delhi, l’association nationale Blind India pour les femmes aveugles s’associe à Discovering Hands pour former 21 femmes aveugles au MTE et propose d’en faire bénéficier 45 000 femmes sur une période de trois ans. Le programme, soutenu par Bayer, devrait être étendu à d’autres villes de l’Inde.

Le Dr Luis Alberto Olave, chirurgien qui coordonne un projet en Colombie, affirme dans le journal The Guardian : « Elles [les MTE] ont ce don dans les doigts. Si elles reçoivent cette formation, leur handicap peut devenir un talent, une force, et peut être utilisé pour aider d’autres personnes. »

Leidy Garcia, 27 ans, l’une des trois MTE formées qui exerce depuis deux ans dans les cliniques de Cali, en Colombie, a déjà examiné plus de 2 500 patientes. Elle a perdu la vue il y a seulement huit ans, des suites d’une thrombose cérébrale. Bien que perdre la vue ait été traumatisant pour elle, elle explique au Guardian que ce travail la valorise : « Cet emploi me donne une grande confiance en moi. Maintenant, je me sens libre, indépendante et utile. J’apporte ma pierre à la communauté. »

Source : discovering-hands.de ; cancerworld.net ; theguardian.com ; ashoka.org ; dnaindia.com

Les Etats-Unis et les ovnis : les choses bougent [sommaire]

par William Allen,

En décembre 2017, le New York Times et Politico.com avaient divulgué l’existence d’un programme secret du Pentagone baptisé Advanced Aerospace Threat Identification Program (AATIP) (Programme avancé d’identification des menaces aériennes1).  Echelonné sur cinq ans de 2007 à 2012, il avait mobilisé des millions de dollars avec pour objectif d’analyser les incursions d’ovnis dans un espace aérien restreint. A cette occasion, beaucoup d’ufologues s’étaient demandé si cette première brèche dans le mur du silence imposé par le gouvernement allait entraîner d’autres révélations.

En effet, il est maintenant clair que les services de renseignement et les militaires américains prennent le phénomène ovni au sérieux, après des décennies de déni. Sommes-nous enfin sur la voie d’une révélation officielle par le gouvernement américain de tout ce qu’il sait sur les ovnis ? Et est-ce que les grands médias vont suivre le sujet et enquêter sérieusement ?

À l’époque, les informations révélées avaient été reprises par d’innombrables médias aux Etats-Unis et à l’étranger. Mais le buzz était vite retombé, et tout le monde avait remis le dossier ovnis au fond du tiroir.

Pendant ce temps, Luis Elizondo, l’ancien agent de renseignements qui dirigeait l’équipe de scientifiques et de techniciens de l’AATIP, était invité pour parler des ovnis à la radio, la télévision, par des sites web spécialisés et sur divers symposiums. Ses interventions nous ont permis d’en apprendre plus sur les objectifs du programme AATIP. Par exemple, on sait maintenant que de nombreuses informations faisant état de rencontres de militaires avec des Phénomènes aériens non identifiés -le nouveau nom officiel des ovnis – sont recueillies et analysées depuis des décennies, ainsi que de nombreuses photographies et vidéos.

Dans certains cas, les personnes impliquées ont été interrogées. « Je pense que les gens vont être surpris de la quantité de phénomènes observés par des militaires en service lors de missions de par le monde », a déclaré Luis Elizondo sur la chaîne de télévision Nevada. Il a en outre déclaré que, si officiellement l’AATIP n’a été financé que de 2007 à 2012, le Pentagone enquête toujours activement sur les incidents liés aux ovnis par le biais d’autres programmes.

Lorsque le New York Times et Politico avaient sorti le scoop sur l’AATIP, une vidéo circulait prise depuis le cockpit d’un avion de la US Navy montrant un objet de forme ovale et sans ailes, long de 10 mètres, rencontré sur la côte de San Diego en Californie en novembre 2004. Le commandant David Fravor, aujourd’hui à la retraite, pilotait l’un des avions qui ont vu l’objet. Il a eu le courage de témoigner et a donné des interviews tout au long de l’année 2018. Dans une interview sur ABC News, il avait déclaré : « Je peux vous dire que ça ne venait pas de ce monde2. »

Le Congrès s’intéresse au sujet

Au printemps 2018, on a appris que l’histoire de l’AATIP avait éveillé l’intérêt de plusieurs membres du Congrès américain. Le 12 avril, Politico avait organisé un événement spécial pour le lancement de son nouveau programme Space News Briefs (Brèves nouvelles de l’espace) avec un débat réunissant un panel composé d’un membre du « Conseil de l’espace » nouvellement formé par le président Trump et de deux membres de la commission parlementaire sur la science, l’espace et la technologie : les députés Randy Hultgren (républicain, Illinois) et Ami Bera (démocrate, Californie), ce dernier siégeant également à la sous-commission parlementaire sur l’espace et l’aéronautique.

A un moment donné, un journaliste de Politico a évoqué la question des ovnis. Sans la moindre gêne ni tentation de plaisanter, le député A. Bera a répondu que l’histoire de l’AATIP avait retenu son intérêt et celui d’autres membres du Congrès. « J’ai parlé au président de la sous-commission, ainsi qu’au président de la commission plénière », a-t-il déclaré, ajoutant : « J’ai dit que nous devrions nous intéresser à ce sujet … De toute évidence, il est suffisamment important pour qu’on y consacre des fonds et que l’on mette tout sur la table. »

J’ai lu cette déclaration à deux reprises pour m’assurer que j’avais bien compris. A notre connaissance, le Congrès n’a pas mis le sujet des ovnis à son agenda depuis les années 1950. Et à cette époque, les audiences n’étaient pas publiques. (Au moment d’écrire ces lignes, rien n’indique que des audiences publiques aient été programmées.)

A l’automne 2018, les médias n’avaient toujours pas donné suite. Pourtant, des informations filtraient selon lesquelles le Congrès continuait d’exprimer son intérêt. Le 15 octobre, Nick Pope, qui a dirigé pendant trois ans le « Bureau des ovnis » du ministère britannique de la Défense dans les années 1990, signe un article dans lequel il affirme tenir de « sources fiables » que des commissions du Sénat et de la Chambre des représentants ont reçu des informations sur l’AATIP provenant de responsables de l’Agence de renseignement du ministère de la Défense, et d’au moins deux pilotes militaires et d’un opérateur de radar impliqués dans des incidents impliquant des ovnis en 2004.

Si N. Pope avait pu connaître ces infos, qu’en est-il de la presse ? « Je suis surpris, et déçu …, a-t-il écrit dans un échange de courrier électronique en novembre avec un blogueur américain spécialisé sur les ovnis, … qu’en dépit de preuves tangibles de l’intérêt du Congrès, les médias américains n’aient pas daigné aborder le sujet. »

Et puis le 15 janvier 2019, le New York Times a de nouveau pesé de tout son poids dans ce dossier en publiant un article relatant les débuts de la gestion par l’armée et par la CIA du phénomène ovni, notamment avec des mémos datant des années 1940 et 1950. Des officiers supérieurs de l’armée de l’air avaient alors déclaré que, compte tenu des capacités extraordinaires des aéronefs observés, il était plausible que ceux-ci soient d’origine « interplanétaire ».

Une des déclarations les plus explosives faites par les journalistes du Times concerne le projet Blue Book,  le programme de l’US Air Force qui a enquêté sur des milliers d’observations d’ovnis dans les années 1950 et 1960 : « lorsque Blue Book a fermé ses portes fin 1969, l’Armée de l’air a menti au peuple américain, en publiant une fiche d’information affirmant qu’aucun ovni n’avait jamais été une menace pour la sécurité nationale ; que les ovnis ne présentent pas « de développements technologiques se situant au-delà des connaissances scientifiques actuelles ; et qu’il n’existait aucune preuve qu’il pourrait s’agir de véhicules extraterrestres. »

En résumé, l’article présente des preuves convaincantes que l’armée et les services de renseignement américains sont vivement intéressés par les ovnis depuis des décennies mais affichent officiellement une sorte d’indifférence et de déni. Peut-on suspecter ici une tentative de dissimulation sans être accusé d’être adepte de la « théorie du complot » ?

Ce nouvel article du Times a néanmoins suscité beaucoup moins d’écho dans d’autres organes de presse que le précédent avec le scoop sur l’AATIP. Mais cela pourrait être dû au fait que, lors de sa publication, le gouvernement américain était partiellement à l’arrêt pour raisons de crise budgétaire, une situation qui faisait chaque jour la une des journaux avec ses nombreuses implications sociales et économiques.

Mais il pourrait aussi y avoir une autre raison, plus subtile. L’article du Times peut être considéré non seulement comme une mise en accusation de certains membres du gouvernement américain, mais également comme un coup de projecteur involontaire sur un échec majeur des médias, y compris le Times. Malgré le nombre et la qualité des enquêtes sur le phénomène ovni menées par des groupes privés de chercheurs utilisant des méthodologies scientifiques reconnues, et malgré les témoignages de militaires à la retraite parlant clairement de dissimulation de la part des autorités gouvernementales, les principaux médias s’en étaient tenus à la version officielle depuis les années 1960 en ignorant totalement le sujet, si ce n’est même, en le discréditant par la raillerie.

Par ailleurs, en janvier 2019, le principal soutien de l’AATIP au Congrès, Harry Reid, ancien chef de la majorité au Sénat a donné une série d’interviews à des journalistes de télévision et de la radio, dans lesquelles il a déclaré qu’il allait contacter des collègues haut placés au gouvernement pour leur de­ mander non seulement d’étudier davantage sur les ovnis, mais également de donner aux militaires les moyens de témoigner de leurs expériences sans crainte de nuire à leur carrière. (Une règle du Sénat interdisant à H. Reid de faire pression sur ses collègues pendant deux ans après la fin de son mandat.)

Une nouvelle crédibilité

Trois mois plus tard, fin avril, la question des ovnis a accédé à un nouveau niveau de crédibilité. Politico a annoncé que, selon un porte-parole de la US Navy, à la suite d’« intrusions d ‘aéronefs inconnus et particulièrement avancés » lors de manœuvres et au-dessus de sites militaires sensibles ces dernières années, la Marine était en train de rédiger un nouveau protocole pour ses pilotes et son personnel, afin qu’ils puissent témoigner de leurs observations ou rencontres d’ovnis sans crainte d’être stigmatisés. Le porte-parole a également révélé que de « hauts responsables du renseignement de la Marine » et un nombre non spécifié de pilotes avaient organisé des réunions avec des membres du Congrès pour les informer de ces rencontres.

Peut-on considérer cette révélation comme une avancée significative vers plus de transparence de la part du gouvernement, ou comme une étape vers la divulgation officielle ? L’enthousiasme suscité par ces perspectives a été freiné lorsque le Washington Post a publié le 1er mai une déclaration d’un porte-parole de la Marine indiquant que, pour des raisons de sécurité, les rapports d’enquêtes sur les ovnis resteraient secrets.

Mais le 29 mai, le New York Times publie un nouvel article : des entretiens avec plusieurs pilotes de la marine américaine décrivant leurs rencontres presque quotidiennes avec des ovnis au large de la côte Est des Etats-Unis de l’été 2014 à mars 2015. L’un d’eux a par exemple raconté avoir vu « une sphère contenant un cube » passer si près de son avion qu’en termes aéronautiques on pourrait parler de « collision évitée de justesse ».

Une fois de plus, le reportage du Times a fait sensation et a été repris par de nombreux médias, suscitant encore plus de débats en particulier parmi les ufologues qui jugeaient que quelque chose d’important était en train de se produire. Il convient toutefois de noter que dans toutes les déclarations et les rapports cités, aucun fonctionnaire n’utilise jamais le terme « extraterrestre », pas même comme hypothèse. Au lieu de cela, le phénomène ovni est présenté comme une « menace » potentielle à la sécurité nationale qui doit être prise au sérieux.

On pourrait aussi être face à un cas de « gestion de la perception3 ». Le génie est sorti de la bouteille ; il est impossible de réfuter l’existence des ovnis, mais il est possible d’influencer la perception qu’a le public de ce phénomène. Cela ne veut pas dire que les responsables militaires et les membres du Congrès impliqués dans ces nouveaux développements connaissent la vérité et sont engagés dans une sorte de programme de désinformation. Mais Benjamin Creme (BC) et son Maître nous ont appris que certains d’entre eux connaissent parfaitement la vérité sur les ovnis et gèrent avec la plus grande prudence la sortie d’informations, y compris vers d’autres secteurs du gouvernement.

Et surtout, comme l’a déclaré le Maître de BC : l’innocuité des ovnis n’est jamais reconnue, même lorsqu’elle est évidente. Au contraire, tout ce qui les concerne est enveloppé dans un voile de mystère, et présenté comme une menace.

« Les gens qui détiennent le pouvoir et contrôlent les populations savent que si ces dernières connaissaient la véritable nature du phénomène ovni et comprenaient que les vaisseaux spatiaux viennent de civilisations beaucoup plus avancées que la nôtre, elles cesseraient d’accepter dans un silence passif les conditions qui prévalent sur Terre. Elles exigeraient que leurs leaders invitent les visiteurs de l’espace à atterrir au grand jour pour nous enseigner un art de vivre qui nous mènerait à un accomplissement semblable au leur. Le moment où cela se produira n’est pas si éloigné. » [Le sentier du Soleil, Partage international, mai 2004]

Dans une synchronicité intéressante, le jour où le New York Times a publié ses interviews avec les pilotes, un autre éditorial de Nick Pope, intitulé Les ovnis – de l’ombre à la lumière, est paru dans le New York Post. Il conclut : « Le rythme des événements s’accélère… Il se passe quelque chose. Quelque chose de nouveau. Quelque chose d’énorme. »

Les lecteurs de notre revue savent que N. Pope a raison, même s’il ne connaît pas encore tous les détails de cette merveilleuse histoire.

1 – Voir l’article de William Allen Ovnis : une brèche s’ouvre aux Etats-Unis dans notre numéro de janvier/février 2018.
2 – Plusieurs interviews de David Fravor sont visibles sur YouTube. Celle-ci est sous-titrée en français : https://www.youtube.com/watch?v= E69zTtiXqfg.
3 – La gestion de la perception est selon le ministère de la Défense des Etats-Unis, une technique qui « recouvre /es actions consistant à fournir et/ou à camoufler une information sélectionnée el des indices à des audiences étrangères de façon à influencer leurs émotions, leurs motivations et leurs raisonnements objectifs ». Wikipedia.

Source : nytimes.com ; politico.com ; lasvegasnow.com ; knpr.org ; theguardian.com ; denofgeek.com ; washingtonpost.com ; abcnews.com ; devoid.blogs.heraldtribune.com

Les « Nobels verts » récompensent des militants écologistes de terrain [sommaire]

Prix Goldman 2019

« Le rôle des militants de terrain, qui est valorisé et récompensé chaque année par le Prix Goldman, est au centre du processus par lequel progresse l’humanité, a déclaré le militant écologiste et ancien vice-président américain, Al Gore, lors de la 30e édition de la remise du Prix Goldman de l’environnement, en avril 2019. Je me sens inspiré par le militantisme local qui se trouve récompensé par les prix décernés cette année tout comme au cours de ces 29 dernières années. »

Souvent désigné comme le « Prix Nobel vert », le Prix Goldman de l’environnement est le prix le plus prestigieux dans le monde pour les militants écologistes de terrain. Il est remis chaque année à des héros de l’environnement de chacun des six continents habités du monde. Depuis sa création en 1990, le prix a rendu hommage à 194 environnementalistes de 89 pays. Les courageux lauréats récompensés cette année viennent du Libéria, du Chili, des Iles Cook, des Etats-Unis, de Mongolie et de Macédoine du Nord, et ont reçu chacun un soutien financier pour la poursuite de leurs travaux environnementaux.

Prévenir les destructions causées par l’huile de palme

Alfred Brownell, Libéria – Les forêts du Libéria forment une partie de la forêt de Haute Guinée, une étendue de forêt tropicale humide allant de la Sierra Leone au Nigéria, qui a été classée comme l’une des 25 réserves de biodiversité les plus importantes de la planète. Ces forêts tropicales luxuriantes, « les poumons de l’Afrique de l’Ouest » agissent comme des puits de carbone indispensables et constituent un habitat essentiel pour de nombreuses espèces menacées – dont les chimpanzés et les hippopotames nains – et pour la plus grande population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest.

Les forêts du Libéria sont gravement menacées par les offensives du gouvernement qui promeut le développement économique en accordant de vastes concessions aux sociétés d’exploitation minière, de bois d’œuvre et d’huile de palme. En 2010, Golden Veroleum Liberia (GVL), entreprise agro-industrielle basée en Asie du Sud-Est, a obtenu du gouvernement libérien un bail de 65 ans portant sur 220 000 hectares de terres forestières, afin de développer une production d’huile de palme.

Pour installer ses plantations de palmiers à huile, GVL a défriché les forêts communautaires et les sites sacrés sans préavis ni indemnisation adéquate pour les populations autochtones qui y vivent. Ce faisant, GVL a détruit des terres agricoles et pollué des sources d’eau locales, mettant en danger l’approvisionnement en eau douce des communautés et portant atteinte à leur culture et à leurs moyens de subsistance. Lorsque les habitants ont dénoncé les destructions, GVL a reçu le soutien des autorités libériennes, qui ont harcelé, menacé et détenu arbitrairement des habitants sans aucun motif.

En 2011, Alfred Brownell, avocat libérien spécialiste des droits de l’homme et de l’environnement, a commencé à travailler avec les communautés locales pour mettre fin à l’accaparement des terres et à la dévastation de l’environnement.

A. Brownell savait que GVL dépendait de sa certification par le RSPO (Table ronde sur l’huile de palme durable), l’organisme mondial de certification de l’huile de palme, pour obtenir un financement et vendre son huile de palme. Sans cette certification, GVL ne peut pas vendre aux principaux acheteurs – tels qu’Unilever et Cargill, qui ont accepté d’acheter uniquement de l’huile de palme produite de manière durable – et pouvait ne pas être en mesure de financer ses activités.

En 2012, A. Brownell a déposé une plainte auprès de la RSPO détaillant les atteintes à l’environnement commises par GVL dans le domaine de l’environnement. En réponse, le RSPO a ordonné à GVL de suspendre les travaux. A. Brownell a fait venir des ONG internationales et des médias pour enquêter sur la déforestation par GVL et le manque de consentement des communautés dans le processus. En juillet 2018, le RSPO a rejeté l’appel de GVL contre l’arrêt du projet, confirmant la plainte de A. Brownell. Ses efforts ont empêché le défrichage de 207 600 hectares de terres.

Après cette décision favorable, A. Brownell a vu sa sécurité menacée. Il a juste eu le temps de s’enfuir du Libéria avec sa femme et ses enfants, et ils vivent maintenant en exil aux Etats-Unis.

« Il est temps de se préoccuper de la provenance de l’huile de palme utilisée par les marques, a déclaré A. Brownell dans son discours de lauréat du Prix Goldman. Lorsqu’on se trouve dans une épicerie, cette destruction est invisible… Ainsi, lorsqu’on achète des collations, des glaces et des bonbons, ou du rouge à lèvres et du vernis à ongles, il est important de se rappeler les conséquences, hors de notre vue.

Nous avons droit à davantage d’information sur les produits contenant de l’huile de palme, avec un meilleur étiquetage, des réglementations plus strictes et une réelle représentation des causes et des effets. N’oublions pas que c’est la forêt qui produit l’oxygène qui nous donne la vie. »

Sauver une rivière sacrée

Alberto Curamil, Chili – La rivière Cautín débute comme un filet dans les montagnes volcaniques du centre du Chili et traverse le cœur du territoire indigène des Mapuches.

« Lors de nos cérémonies et de nos prières, nous invoquons les esprits des rivières et des montagnes, a déclaré le chef mapuche Alberto Curamil. L’eau est la vie pour nous. C’est un être spirituel qui nous donne la force. »

A. Curamil se consacre à la préservation de la culture de son peuple et à la protection de sa terre sacrée et de son eau. Aussi, lorsque le gouvernement du Chili a annoncé son intention de lancer, entre 2010 et 2015, des dizaines de projets de constructions hydro-électriques sur les rivières locales, dont deux sur la rivière Cautín, A. Curamil est passé à l’action.

Les deux projets devaient détourner plus de 1.9 milliard de litres d’eau par jour du fleuve et dévaster l’écosystème local. La région souffrait déjà de la sécheresse depuis des années.

A. Curamil a utilisé les rassemblements traditionnels des Mapuches pour organiser la résistance aux projets. Il a invité des membres de la communauté non mapuches, des organisations environnementales et des universitaires qui ne participaient pas traditionnellement aux assemblées autochtones.

La stratégie d’A. Curamil comprenait des manifestations de rue, des marches et des barrages routiers. En outre, il s’est associé à une équipe d’avocats bénévoles et a contesté en justice, affirmant que le gouvernement chilien avait violé la loi chilienne, qui garantit un consentement libre, préalable et éclairé avant de lancer tout projet de grand ouvrage.

A. Curamil a surmonté les persécutions et les attaques violentes pour éviter les divisions et unir les Chiliens afin de mettre un terme aux projets hydro-électriques. Grâce à son rôle de premier plan, les deux projets ont été annulés en 2016.

En août 2018, la police chilienne a arrêté et emprisonné A. Curamil pour sa participation présumée à des activités criminelles. Sa famille et ses collègues pensent qu’il s’agit d’une tentative pour le faire taire. Il est toujours en prison à ce jour.

Protéger Marae Moana (l’Océan sacré)

Jacqueline Evans, Iles Cook – Les Iles Cook sont réparties entre 15 petites îles sur plus de 2 millions de km2 dans le sud de l’océan Pacifique. Le territoire océanique des Cook est riche en biodiversité marine : baleines, tortues de mer, raies manta, oiseaux de mer, plusieurs espèces de requins menacées et baleines à bosse en migration.

L’écologiste Jacqueline Evans a dirigé une campagne de terrain de cinq ans visant à protéger l’incroyable biodiversité de ces îles. Grâce à sa persévérance, les Iles Cook ont promulgué en juillet 2017 une loi pour assurer la gestion durable de 2 millions de km2 du territoire océanique du pays, comprenant la création d’aires marines protégées dans un rayon de 92 kilomètres autour des îles. La zone de conservation et de protection nouvellement créée a été nommée Marae Moana (l’Océan sacré).

« Notre peuple croit que l’océan a une personnalité, a déclaré J. Evans lors de la réception du Prix Goldman. Nos légendes racontent des conversations avec des requins et des baleines. Nous avons un dieu de la mer. C’est pourquoi il n’est pas surprenant que notre premier ministre, Henry Puna, nous ait demandé d’explorer le concept des droits de la mer en tant qu’entité juridique. Il ne suffit pas d’établir des aires marines protégées, d’exiger des évaluations de l’impact sur l’environnement et d’adopter des lois, des directives et des normes. Nous devons cesser de considérer l’océan comme un dépotoir et un lieu aux ressources illimitées. Notre océan a été maltraité, méprisé et il est menacé. Notre océan appelle au secours. Tout comme les personnes victimes de violences et menacées se voient accorder des droits, nous devons accorder des droits à l’océan. »

Blocage de la construction d’un terminal pétrolier

Linda Garcia, Etats-Unis – En février 2018, L. Garcia a mobilisé les habitants de la région afin qu’ils empêchent la construction du terminal pétrolier Tesoro Savage, à Vancouver (Washington). Son action aura protégé les habitants de la pollution atmosphérique et l’environnement des gorges de la rivière Columbia. En empêchant la construction du plus grand terminal pétrolier d’Amérique du Nord, L. Garcia a stoppé la circulation de 42 millions de litres de pétrole brut par jour entre les Etats du Dakota du Nord et de Washington.

« Chaque mesure prise pour protéger notre planète est un geste de bravoure, quelle que soit sa taille », a-t-elle déclaré.

Création d’une réserve naturelle dans le désert de Gobi

Bayarjagal Agvaantseren, Mongolie – En 2016, B. Agvaantseren a contribué à la création de la réserve naturelle de Tost Tosonbumba, dans le désert de Gobi un habitat essentiel pour le léopard des neiges vulnérable, puis a persuadé le gouvernement mongol d’annuler les 37 permis d’exploitation minière dans la réserve. Il s’agit d’une victoire sans précédent pour le léopard des neiges car, depuis 2018, il n’y a plus de mines en activité dans la réserve – et toutes les activités minières sont illégales. « Nous, les humains, ne sommes pas les seuls êtres vivants sur la planète et devons coexister avec toutes les autres espèces, comme le léopard des neiges, si nous voulons survivre », a déclaré B. Agvaantseren.

Préserver l’habitat du parc national

Ana Colovic Lesoska, Macédoine du Nord – A. Lesoska a mené une campagne de sept ans visant à supprimer le financement international de deux grandes centrales hydro-électriques prévues dans le parc national de Mavrovo, protégeant ainsi l’habitat du lynx des Balkans, presque disparu. En 2015, la Banque mondiale a renoncé à financer un projet hydro-électrique et, en 2017, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement a annulé son prêt au gouvernement macédonien pour le second projet.

« Les zones protégées démontrent que les êtres humains peuvent tout à fait vivre avec la nature sans la blesser », a-t-elle déclaré.

Source : goldmanprize.org

George Adamski : la science valide ses enseignements sur la conscience [sommaire]

par Gerard Aartsen,

Gerard Aartsen, auteur et collaborateur de Partage international, a récemment retrouvé le premier texte de George Adamski, l’Océan invisible, qui date de 1932. Dans un nouveau livre, G. Aartsen expose les nombreuses correspondances qui existent entre les premiers enseignements d’Adamski et les dernières découvertes scientifiques sur la conscience. Certaines de ces fascinantes découvertes sont présentées ici avec des extraits de son nouveau livre.

Après avoir quitté l’armée des Etats-Unis en 1919, George Adamski a occupé des postes variés en tant que travailleur manuel à divers endroits des Etats-Unis avant de voyager en Californie, au Nouveau-Mexique et en Arizona, en se présentant comme un « enseignant itinérant » de la Loi universelle, qu’il avait étudiée pendant cinq années avec les Maîtres de Sagesse au Tibet, de 1904 à 1909 environ. Vers 1928, G. Adamski s’installa dans la région de Los Angeles où il fonda l’Ordre royal du Tibet et enseigna aux personnes recherchant les connaissances ésotériques, par des conférences, des discussions informelles, des tracts et des livrets qu’il publia lui-même.

Dans le premier de ces livrets intitulé l’Océan invisible, G. Adamski compare l’océan invisible qu’est l’espace aux océans physiques de la Terre, en faisant l’analogie avec la pression atmosphérique lorsqu’il déclare :

« Nous pouvons maintenant observer qu’entre le fond de l’océan et la surface, il y a de nombreuses couches dont le taux vibratoire est différent et que différentes créatures occupent chaque couche, ce qui implique qu’il doit exister des millions d’états de conscience différents dans lesquels les créatures des océans se trouvent. » La seule différence, affirme-t-il, vient du taux vibratoire : « Les vibrations plus fines sont plus lumineuses et meilleures parce que la pression est moindre. Au fond de l’océan, tout est plus grossier et lourd parce que la pression est forte. »

La systémique est un champ d’investigation pluridisciplinaire qui étudie la nature des systèmes, du plus simple au plus complexe, et est étroitement liée à la physique quantique. Le philosophe et théoricien systémique Ervin László a récemment présenté ses vues en des termes très similaires dans ses livres (en anglais) L’Intelligence du Cosmos (2017) et Qu’est-ce que la Réalité ? (2016) : « Nous savons désormais que l’univers n’est pas un domaine de matière qui se déplace dans un espace passif et qui évolue d’une manière indifférenciée dans le temps : c’est une mer de vibrations cohérentes. »

C’est dans le contexte de ces investigations scientifiques de pointe que les premiers enseignements de G. Adamski dans l’Océan invisible – et dans ses écrits et compte rendus subséquents – révèlent leur véritable signification.

Le professeur László, surnommé le « génie des temps modernes » dans un documentaire datant de 2017, montre comment la science elle-même reconnaît maintenant que « l’espace-temps », la dimension physique dense de la réalité, ne peut pas être l’entièreté de l’univers : « Jusqu’à tout récemment, les physiciens considéraient que le plan complexe [la dimension au-delà de l’espace et du temps] n’était qu’un simple concept mathématique, utile pour prédire le comportement des systèmes quantiques dans le temps, mais pas une composante de la réalité physique. Cette approche est en train d’être révisée. Le plan complexe serait une dimension ou un domaine du monde physique au-delà de l’espace-temps. »

Il est intéressant de noter que H.P. Blavatsky, dans La Doctrine secrète (1888), qui a réintroduit les enseignements de la Sagesse dans le monde moderne, a écrit : « Toute la Science de l’Occultisme se construit sur la doctrine de la nature illusoire de la Matière et de la divisibilité infinie de l’Atome. » (Notez que « occultisme » – qui vient de « occulte » = « caché » – représente la science des énergies derrière le processus de l’évolution.)

Des expériences hors du corps

Desmond Leslie répond au débat questionnant la réalité physique des expériences d’Adamski dans son commentaire sur ce dernier qui préface l’édition de 1970 du livre Les soucoupes volantes ont atterri, d’Adamski, où il constate que certaines de ces expériences « avaient les caractéristiques d’expériences spirituelles, hors du corps ». En tant qu’étudiant des enseignements de la Sagesse, il savait que cela ne rendrait pas ces récits « moins vrais à cause de cela. C’est la Conscience et non le corps qui est le Soi ». La recherche scientifique sur la nature de la conscience commence à rejoindre ce point de vue. Le neuroscientifique Stephan Schwartz va jusqu’à affirmer que « la conscience est causale et la réalité physique est sa manifestation ». Alors il se peut, écrivait D. Leslie, « que la mission de G. Adamski était d’établir la réalité objective des visiteurs [de l’espace], une tache déjà bien difficile en soi, sans pour autant semer la confusion dans l’esprit du profane avec des choses d’ordre ésotérique ». Néanmoins, George Adamski confia à Desmond Leslie « qu’aucun d’entre nous ne pourrait être emmené vers une autre planète de notre système solaire et voir ce monde et ses habitants dans sa forme corporelle actuelle ».

L’expansion de la conscience

Comme je l’ai expliqué précédemment dans mon livre Priorités pour une planète en transition (2016), George Adamski, comme beaucoup d’autres contactés, a été informé que les visiteurs, qui sont ici pour aider l’humanité à faire la transition vers le nouveau cycle cosmique à ce moment de l’histoire, ne peuvent pas partager davantage leur technologie avec nous avant que nos progrès moraux et sociaux soient en phase avec nos avancées technologiques : la seule voie qui soit sans danger pour l’humanité est de manifester l’expansion de notre conscience en vivant selon une éthique plus élevée, qui consiste à traiter nos semblables comme un reflet de nous-mêmes. Dans l’Intelligence du Cosmos, pour Ervin László il n’y a aucun doute que le nouveau paradigme qui émerge de la science systémique intègre la notion de conscience en expansion : « Ce qui caractérise les formes évoluées de conscience est cet état d’esprit qui apparaît chez des êtres humains qui sont éthiques, intuitifs et spirituels. »

Dans son livret l’Océan invisible, George Adamski déclare : Comme nous nous élevons graduellement au cours de notre évolution, nous devons, chacun de nous, détruire la ligne de division qui existe dans nos consciences, ligne qui sépare notre nature inférieure de notre Soi supérieur, et cela permettra donc d’enlever la ligne de division qui nous sépare des autres et de leurs besoins. » Les dernières découvertes scientifiques ont amené le professeur László à conclure : « L’évolution et la pérennité des systèmes dans la nature se fondent sur la coopération plutôt que sur la compétition. »

En ce qui concerne l’évolution de la conscience, G. Adamski écrit : « Le poisson qui vit au fond de l’océan ne peut pas comprendre ce qui se passe à la surface. Il essaie d’atteindre une conscience plus élevée mais comme il ne peut pas aller plus haut, il ne peut pas encore connaître la conscience qui règne à la surface. Tout ce qui participe de cette vibration vit dans la zone correspondante. » Ici, nous pouvons observer comment notre propre niveau d’évolution de conscience affecte notre perception de la réalité. Nous pouvons percevoir ce qui est en adéquation avec notre champ de perception et de compréhension. Ce qui se situe au-dessus de cela, qui demeure dans des sphères plus hautes en termes de vibrations, sera inévitablement inintelligible ou fera peur, et sans une bonne compréhension, les gens s’en moqueront ou s’y opposeront et essaieront de l’abaisser à leur niveau en le déformant. Nous pouvons constater cela non seulement dans les attaques incessantes menées contre Adamski, mais aussi dans la réaction des gens vis-à-vis des changements rapides qui ont lieu dans le monde qui s’est réduit à la taille d’un village grâce aux transports modernes et aux technologies de l’information et de la communication.

En termes d’évolution humaine, si nous ne réalisons pas que les besoins élémentaires de chaque homme, femme et enfant sont identiques, il nous revient d’élargir notre sentiment d’humanité pour inclure « l’autre » en nous aventurant dans la couche de l’océan de conscience directement au-dessus de celle où nous nous sentons chez nous. Et au fur et à mesure que nous grandissons en conscience et en perception, nous nous acclimatons à un environnement plus subtil et développons la tolérance et le respect envers les autres à travers une perception plus inclusive de la vie.

Alors que la science classique et ses défenseurs les plus obstinés insistent sur le fait que seules les preuves empiriques peuvent nous aider à comprendre la vie, les premiers enseignements de G. Adamski consignés dans L’Océan invisible nous aident à réaliser que comprendre la vie passe par notre propre compréhension de la vie, qui change avec l’expansion de notre conscience, et qu’il s’agit de l’évolution de la conscience elle-même. Le Pr László, en décrivant l’univers comme étant une « mer de vibrations cohérentes », montre que la science a atteint le niveau de compréhension d’où partent les premiers enseignements de G. Adamski en 1932, tel l’Océan invisible.

Extrait de The Sea of Consciousness (La Mer de Conscience, non traduit) de Gerard Aartsen (qui contient le texte intégral de l’Océan invisible et deux articles de George Adamski qui n’avaient jamais été publiés). BGA Publications 2019, ISBN 978-90-9031695-6.

Pour faire changer les entreprises, les attaquer au portefeuille [sommaire]

par Rivera Sun,

Il est rare de voir la presse économique admettre l’impact des actions non-violentes. En tant qu’éditrice de Nonviolence News, un média qui couvre trente à cinquante événements non-violents par semaine, je remarque souvent que les journaux économiques minimisent les effets de l’activisme.

Généralement, le secteur économique essaie de dissimuler l’impact de l’activisme sur le résultat net en le mettant sur le compte des pressions du marché – comme dans le cas de la plate-forme de forage arctique pour Shell. La presse économique a mis la décision de l’entreprise d’abandonner les forages dans l’Arctique sur le compte de la baisse des prix pétroliers. Cependant, au-delà de cette explication, la réalité était tout autre : des centaines de militants en kayak de la campagne Shell No ! ont bloqué l’acheminement de la plate-forme pétrolière de Portland (Oregon) à l’Alaska, et ont finalement réussi à stopper le projet de forage.

J’ai été heureuse de voir Newsweek reconnaître honnêtement l’impact du militantisme. Dans un article alarmant, ce magazine reprenait les informations financières du 1er trimestre 2019 d’une entreprise privée GEO Group gérant des prisons qui avertissait ses investisseurs que l’activisme constituait une menace pour ses bénéfices. Aux Etats-Unis, la résistance croissante à l’incarcération de masse, et à la politique de tolérance zéro des écoles qui aboutit à envoyer directement en prison un grand nombre de jeunes issus des minorités, de même que l’indignation nationale au sujet de la politique de séparation des familles de migrants ou d’anciens migrants, mettent les prisons privées et les centres de détentions en difficulté face à une forte et légitime contestation publique.

Frappez au portefeuille

Que cet aveu de la part de GEO Group soit un rappel pour les militants : frappez au portefeuille ! Au contraire des politiciens (pour qui les sanctions s’échelonnent au fil des cycles électoraux), les entreprises mesurent leurs risques et leurs profits quotidiennement, et font un rapport aux autorités financières tous les trimestres. Les activistes ont un pouvoir sur les entreprises s’ils savent comment les impacter, et encore plus s’ils utilisent ce savoir stratégiquement. Au Québec, après avoir appris combien une action militante pouvait faire perdre par jour à une entreprise de fracturation hydraulique, une campagne contre ladite fracturation a diffusé cette information dans la presse et aux actionnaires. Des années durant, l’industrie du gaz de schiste est restée hors du Québec.

Les actionnaires et les investisseurs sont des cibles particulièrement importantes pour les groupes d’activistes. Contrairement aux professionnels du secteur, leur intérêt et leur loyauté va de pair avec les profits, pas avec le secteur lui-même. Les actionnaires sont assez sensibles aux campagnes militantes, et votent pour modifier la politique des entreprises en vue de répondre aux revendications. Une campagne qui se poursuit depuis des décennies contre Monsanto fait crier au cauchemar les actionnaires de Bayer depuis le rachat du premier par le second, alors que 500 militants ont manifesté devant le bâtiment où se tenait leur assemblée générale.

Les investisseurs potentiels observent les risques que représente l’opinion publique et se retirent souvent d’un secteur controversé et décrié. Les manifestations autour de Standing Rock aux Etats-Unis, contre la construction d’un pipe­line traversant le Dakota, sont directement en lien avec le retrait du projet de trois banques importantes, ce qui a déclenché une vague mondiale de désinvestissement de l’industrie pétrolière.

Les campagnes de désinvestissement sont puissantes. Orchestrées dans les établissements secondaires et les universités, parmi les fonds publics et les fonds de pension, et les institutions religieuses, les campagnes de désinvestissement ont poussé ces institutions financières à retirer leurs capitaux de certaines industries (et dans l’idéal à les replacer dans des investissements plus justes et éthiques). En 2015, le groupe Earth Quaker Action a ainsi réussi à empêcher la banque PNC de financer l’arasement d’une montagne, en les convaincant de désinvestir de l’industrie charbonnière.

Myriade de pressions sur les entreprises

Au-delà des actionnaires et des investisseurs, les entreprises subissent une myriade de pressions de la part de consommateurs inquiets, des employés syndiqués, et de la part de fournisseurs soucieux d’éthique. Des dockers italiens ont refusé de charger des armes sur un bateau saoudien à destination du Yémen, déclarant refuser d’être complices du conflit. Des employés de Google ont forcé l’entreprise à abandonner un gros contrat de surveillance militaire pour le Pentagone, connu sous le nom de Projet Maven. Plus de 6 000 employés d’Amazon ont demandé au PDG Jeff Bezos et au conseil d’administration d’adopter un plan climat pour que l’entreprise utilise 100 % d’énergies renouvelables d’ici à 2050. Aux Etats-Unis, les grèves sont en augmentation : l’année 2018 a établi un record et à ce rythme, l’année 2019 constituera un nouveau record.

Ces campagnes forcent les entreprises à changer bien plus efficacement et plus rapidement que les politiques gouvernementales, les changements législatifs ou encore les contrôles réglementaires. Les citoyens inventent de nouveaux et puissants moyens de faire pression sur le monde des affaires, pour cibler des pratiques destructives et arrêter les abus. Grâce aux outils issus de l’action non-violente, les gens ont des centaines de tactiques à leur disposition. De plus en plus, on voit des personnes utiliser ces outils et ces tactiques, à mesure qu’elles engagent la lutte pour le changement véritable.

Ce qu’il faut retenir de toutes ces histoires, c’est qu’il faut s’en prendre au portefeuille. Avec les désinvestissements, les grèves, les boycotts, les actions visant les actionnaires, etc., trouvez des approches stratégiques et créatives pour forcer les entreprises à adopter des pratiques plus éthiques, justes, pacifiques et durables.

Source : Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0

Extrait du message n° 21 [sommaire]

par Maitreya,

 « Prenez part au Grand Plan qui change le monde, qui rassemble tous les hommes et toutes les nations, qui montre le chemin de l’avenir et du retour à Dieu. Nombre d’entre vous ont déjà entendu cet appel auparavant, mais résistent encore à passer à l’action. Rien ne s’accomplira par hasard. C’est un appel à l’action que je lance, et cette action je la galvaniserai de bien des façons. Saisissez maintenant l’opportunité de devenir mes disciples, d’être mes amis, mes hommes véritables. »

 

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Le même problème aux yeux [sommaire]

Le 22 mars 2019, devant me rendre au service funéraire d’un client avec lequel je travaillais depuis quelques mois, j’attendais à l’arrêt d’autobus. Il pleuvait légèrement. Je remarquai un homme âgé accompagné d’une personne qui l’abritait avec un parapluie. Il vint près de moi. Il parlait beaucoup et était attentif à tout ce qui l’entourait. Il dit qu’il était d’origine allemande : il avait un léger accent. Il était bien habillé et portait un anneau d’or orné d’une pierre noire qui paraissait très belle. A un moment donné, j’ai remarqué qu’il l’embrassait très légèrement. Il avait une gentillesse que j’appréciai et il saluait les personnes qui se trouvaient près de lui. Il déclara qu’il allait subir une opération de l’œil. En mon for intérieur je me suis alors demandé : « Qui est-ce ? » Comme nous attendions l’arrivée du bus, je déclarai : « C’est pour bientôt. » Il me répondit en riant : « Ma sœur disait toujours ça aussi. » Puis nous montâmes dans l’autobus et il me montra, de l’autre côté de l’allée, une mère qui faisait la lecture à son enfant. Il voulait que je voie ça. En partant, il me serra la main en disant : « Que Dieu vous bénisse », et sa bonté était évidente.

Une semaine plus tard, j’eus une hémorragie oculaire qui s’est avérée être un décollement de la rétine nécessitant une opération. Je me suis rapidement rétablie en me remémorant sa présence et sa gentillesse. Il semblait vouloir que je remarque tout ce qui se passait autour de nous !

M. A. S., San Francisco, Etats-Unis

Commémorer le D. Day en unité [sommaire]

Le mercredi 5 juin 2019, nous avons regardé la cérémonie du 75e anniversaire du D. Day à Portsmouth (Royaume-Uni), à la télévision. Des centaines d’anciens combattants, de membres de la famille royale et des dirigeants du monde entier étaient réunis pour rendre hommage aux anciens combattants et à ceux qui ont perdu la vie. Des lettres et des journaux intimes ont été lus et ce fut très émouvant. L’un des nombreux récits qui ont marqué l’histoire est celui d’un soldat allié qui, une fois dans l’eau, est tombé en arrière à cause du poids de son sac à dos ; un frère d’armes l’a aidé à se relever et dès qu’il a pu, il s’est mis à jouer de la cornemuse pour encourager tout le monde à aller de l’avant.

Nous, même en tant que téléspectateurs, nous sentions partie prenante, comme si nous tous étions unis et ne faisions qu’un avec ces hommes et ces femmes de tous âges qui sont morts pour défendre notre liberté.

Cela nous fit nous demander s’il y avait eu une bénédiction de Maitreya, comme il y a des années lors des funérailles publiques de la princesse Diana en 1997.

Noms et adresses non communiqués

Remerciements à Share International [sommaire]

J’aimerais vous remercier vous tous à Share International pour l’aide et le travail acharné que vous accomplissez.

Au fil des ans, j’ai acheté des livres et des cartes postales, qui sont très intéressants.

J’ai également transmis des informations concernant Maitreya et Benjamin Creme, du mieux que j’ai pu.

Je prie pour que vous puissiez continuer cet immense travail, et qu’ainsi beaucoup plus de gens connaîtront la vérité.

J. Law, Northampton, Royaume-Uni

De gros câlins [sommaire]

Malgré la mise en pratique aussi rigoureuse que possible des enseignements de Maitreya dans ma vie, cette année, mes problèmes de santé et financiers ont atteint leur paroxysme : à mon réveil hier, le 2 mai 2019, je constatais que ma dépression s’amplifiait, ce qui me fit paniquer. Je gardai mon attention au centre ajna, pensant OM, et mettant un pied devant l’autre pour aller faire les courses. Dans le magasin, je faillis même éclater en sanglots à plusieurs reprises. Au comptoir, le jeune caissier, qui était très grand et qui ressemblait à un gros ours amical, me demanda si j’allais bien. Je lui avouai que j’avais le cafard. Il me demanda : « Puis-je vous faire un câlin ? » Surprise, mais en détresse, je répondis : « Bien sûr ! » J’eus alors le plus gros, le plus doux câlin de tous les temps ! Puis il me donna une tulipe et termina de scanner mes achats.

Puis l’homme à la caisse d’à côté s’approcha et me demanda si je voulais un autre câlin, j’acceptai. Ensuite le premier caissier me remit un bouquet de tulipes. Je me sentis submergée d’amour et les remerciais tous les deux. Puis il me donna un autre gros câlin qui a duré longtemps. Le deuxième caissier a porté mes provisions jusqu’à ma voiture. Je lui exprimai ma gratitude et il m’affirma : « Vous le méritez. »

En partant, je ne ressentais plus aucune trace de dépression et depuis, je suis pleine de joie. Je pense qu’il s’agissait de Maîtres, ou peut-être simplement de jeunes hommes exceptionnellement attentionnés.

F. O., Berkeley, Californie, Etats-Unis

Un séjour interrompu [sommaire]

Vers 1999, une femme sans abri s’est introduite dans la chambre de mon sous-sol. Un peu plus tôt ce matin-là, elle et deux amies se trouvaient au sommet de la colline près de notre maison, la femme en question assise dans un fauteuil roulant. Plus tard, en m’arrêtant à la maison sur le chemin de mon travail comme chauffeur d’autobus, je remarquai que son fauteuil roulant était abandonné au sommet de la colline. Comme nous n’avions pas fermé nos portes à clé, je ne fus pas vraiment surprise qu’elle fût assise sur le canapé de la chambre.

Il ne m’a pas semblé possible d’engager une conversation compréhensible et j’ai finalement décidé d’appeler la police. Je ne savais pas si ma fille, qui devait rentrer de l’école un peu plus tard, pourrait faire face à cette situation et j’étais pressée par le temps à cause de mon travail (il ne m’est pas venu à l’esprit de prendre un congé maladie).

Lorsque le policier entra dans la pièce et lui dit de se lever, elle a parfaitement compris et s’est immédiatement montrée très coopérative. Depuis lors, mon esprit est tourmenté par ma lâcheté et mon manque de solidarité. De plus, sa démarche rapide après l’arrivée de la police me fit penser à Maitreya et à la façon dont une personne en fauteuil roulant parvient à descendre une colline et des escaliers.

Si possible, pourriez-vous m’éclairer sur cet incident ? Si je n’ai pas compris la situation, je pense qu’il n’est peut-être pas approprié que vous fassiez des commentaires à ce sujet. Merci de vous pencher sur la situation.

C. D. , Edmonton, Alberta, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » en fauteuil roulant était Maitreya.

Un mendiant incongru [sommaire]

Le 19 juillet 2003, je me rendis à la gare pour acheter le magazine Stern. En rentrant chez moi, le magazine à la main, je vis un jeune homme assis sur le trottoir. Il portait des vêtements vieux et déchirés, une sorte de sac à dos, et un très gros paquet de vieux journaux plus ou moins enveloppés dans un drap.

Je ne donne que très rarement de l’argent aux mendiants. Il ne mendiait pas mais je sortis mon porte-monnaie – je n’avais plus que quelques pièces – je pris deux euros que je lui offris. Il me fit un sourire très amical et me dit : « Non, merci. » Un peu honteuse, je repris mon argent et poursuivis mon chemin lentement. Plus tard, je me dis que j’aurais dû lui donner la « Main de Maitreya ».

La chose la plus étonnante pour moi, c’est que le beau jeune homme au sourire amical et aux vêtements déchirés a refusé de l’argent. A mon avis, tout cela semblait si incongru. Était-il quelqu’un de spécial ?

M. W., Hambourg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était Maitreya.

Répétition [sommaire]

Le lundi 2 juin 2003, une amie et moi nous sommes rendues dans un monastère à Munsterschwarzach, en Allemagne. A une station-service de l’autoroute, vers 15 h 30, une vieille dame s’approcha. Elle portait un sac à provisions dans chaque main. Elle nous expliqua avoir fait une partie du trajet mais qu’après 300 km, son conducteur lui avait déclaré qu’il ne l’emmènerait pas plus loin. Elle nous demandait donc de l’emmener à Kassel. Nous refusâmes et plus tard, nous nous rendîmes compte que nous avions déjà dépassé Kassel et que quiconque l’emmènerait devrait faire demi-tour pour s’y rendre. Elle nous demanda alors un euro. Mon amie lui donna de l’argent, elle semblait ravie et dit : « Merci Marie, maintenant je peux acheter un peu de nourriture » Malgré son aspect misérable, la dame semblait heureuse et satisfaite.

Je n’aurais pas repensé à cet événement si mon amie n’avait pas déjà fait une rencontre semblable avec une dame comme elle, sur cette même aire d’autoroute.

Le Maître de Benjamin Creme avait indiqué que la dame dans le passé, était Maitreya. Je n’arrête pas de me demander si cette dame âgée n’était pas également Maitreya.

A. R., Schonkirchen, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la « vieille dame » était bien Maitreya.

Une bénédiction de lumière [sommaire]

Je souhaite vous faire partager notre belle expérience qui a eu lieu lors de la célébration de l’anniversaire du retour du Seigneur Maitreya, le 19 juillet 2003.

Le lendemain, deux autres personnes se sont jointes à notre groupe de méditation de transmission. Toutes deux sont des dévotes de Saï Baba. Nous étions donc sept femmes et un homme.

Nous commençâmes la session en lisant un texte présentant la méditation de transmission qui fut bien compris de tous. Ensuite nous chantâmes Joyeux anniversaire et exprimâmes beaucoup de « Merci » pour le retour de Maitreya et des Maîtres, puis déclamâmes La Grande Invocation à haute voix, détendus pour commencer la méditation (14 h 30 – 16 h). Le temps était nuageux et le soleil était déjà passé par-dessus le toit de l’appartement et il n’y avait aucune chance qu’il éclaire à nouveau la pièce en passant entre les nuages. Je n’ai pas regardé l’heure, donc je ne peux pas vous dire depuis combien de temps nous méditions – peut-être une demi-heure ? Quoi qu’il en soit, tout à coup, une forte lumière jaune orangé entra dans la pièce – que je vis même avec les yeux fermés et qui émettait une douce chaleur. Elle semblait être entrée par la porte vitrée de devant, s’est déplacée dans le groupe de méditants puis a disparu aussi soudainement qu’elle était venue.

Certaines personnes ont ressenti de l’air chaud ou de la chaleur. C’est impossible qu’une lumière extérieure se soit réfléchie à l’intérieur de la pièce. Aujourd’hui, nous nous demandons tous : est-ce une bénédiction de lumière et si oui, qui en est à l’origine ?

Une fois la réunion terminée, on donna à chacun un exemplaire de la page avec la « Main » de Lord Maitreya du numéro de juillet/août 2003 de Share International. La page a été pliée à la taille de la photo et plastifiée, d’un côté on voit la main, et de l’autre on peut lire l’information. Je donnais ce petit cadeau pour qu’ils l’utilisent comme indiqué, mais aussi en souvenir de cette journée spéciale. Merci beaucoup. Que Dieu bénisse tous les membres du groupe de méditation de transmission de Durban.

Révérend C.B. I., Umdloti Beach, Kwazulu, Natal, Afrique du Sud

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la lumière était une bénédiction de Maitreya.

Rencontres en chemin [sommaire]

Merci à vous et à votre Maître pour votre réponse à ma lettre du 14 juin 2003 confirmant que le jeune homme qui a payé mon billet de train était Maitreya.

Fin juin (2003), dans le square Churchill de Brighton, en compagnie de deux sans-abri (que j’ai secourus), je vis le même jeune Africain sortir du marché et tourner au coin de la rue.

Le 1er juillet 2003, je l’ai de nouveau croisé, sur un sentier près de chez moi dans le Sussex. En croisant le jeune homme, je lui dis : « Bonjour, quelle belle journée ensoleillée ! » Il opina légèrement et continua son chemin. Je m’arrêtai, le regardai marcher et le suivis respectueusement à une distance raisonnable. Il accéléra l’allure sans tourner la tête, et disparut de ma vue. Il a presque disparu sous mes yeux.

M.J. Farmer, Hassocks, West Sussex, Royaume-Uni

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le jeune homme était Maitreya.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

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Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Qu’entendez-vous par « synthèse » ? Voulez-vous dire une normalisation – tout devenant identique ou similaire ? [sommaire]

Nous deviendrons ce que nous sommes en essence un groupe, une famille. Nous sommes frères et sœurs d’une même famille. Si nous regardons partout dans le monde, nous voyons des personnes de différentes couleurs de peau. Nous voyons différentes qualités dans leur culture, différentes traditions, différents aliments. On déteste cela, ou parfois on l’aime.

L’une des plus grandes difficultés de l’humanité est d’être tolérante à l’égard des différences entre les croyances et les traditions des autres groupes de personnes. Si nous avons raison, ils doivent donc avoir tort. Et bien sûr, nous avons raison ! Nos dirigeants nous disent que nous avons raison [d’être intolérant]. Nos dirigeants nous disent aussi qu’ils ont plus raison que nous. Ils ont tellement raison qu’ils ne se trompent jamais. Si seulement c’était vrai si seulement !

Voulez-vous dire que les dirigeants n’ont pas les qualités nécessaires ? Et que les gens ordinaires ont de bonnes idées ? [sommaire]

Si seulement les dirigeants écoutaient le peuple, ils auraient en fait plus souvent raison. Les gens ont la capacité de changer. Ils ont une capacité de tolérance qui semble manquer cruellement à la plupart des dirigeants du monde actuel, du moins à ceux qui occupent une place prépondérante. C’est un problème pour l’humanité.

C’est aussi l’occasion pour l’humanité de s’exprimer, d’élever la voix et de se faire entendre, de manifester et de protester. De nos jours, il est essentiel que l’humanité reconnaisse son pouvoir, un pouvoir qu’elle a trop longtemps laissé usurper par les gouvernants du monde.

L’équilibre des pouvoirs est-il mauvais – donne-t-il trop de pouvoir aux politiciens, qui du coup n’écoutent pas leurs électeurs ? [sommaire]

La vie moderne est si complexe, si dangereuse, si technologique, les armes sont si puissantes et si abondantes que la grande majorité des gens préfèrent faire confiance aux gouvernants à ceux qui savent. Pourquoi devraient-ils savoir mieux que nous ? Ne vous est-il jamais arrivé de vous demander pourquoi votre président fait des choses que vous ne feriez jamais faire confiance à des Etats qui ne lui sont pas favorables ?

Comment se fait-il que les peuples du monde restent passifs et laissent leurs gouvernements faire la guerre en leur nom, alors qu’ils n’ont pas l’intention de faire la guerre à qui que ce soit ? Mais cela arrive. Les nations sont gouvernées par des dirigeants qui essaient de faire ce qui leur semble judicieux de leur point de vue. Et pour eux la meilleure chose à faire, c’est de gagner en pouvoir. C’est pourquoi ils font de la politique – pour conquérir le pouvoir et la richesse que procure le pouvoir. Le pouvoir qui vient grâce à la richesse, et la richesse qu’apporte le pouvoir. Ces deux choses fonctionnent ensemble et sont irrésistibles pour certains individus qui ne peuvent envisager que le passé – les structures et les façons de penser du passé.

Il doit bien en exister qui ne sont pas cupides et avides de pouvoir ? Et la plupart sont avides, cela doit probablement avoir un impact négatif sur la société, n’est-ce pas ? [sommaire]

Malheureusement, le monde est aujourd’hui gouverné presque exclusivement par de tels dirigeants. Il existe des exceptions. Les dirigeants s’efforcent de résoudre les problèmes du présent et de l’avenir avec les moyens du passé, la technologie et les méthodes du passé. Et bien sûr, c’est impossible. Cela ne pourra jamais se faire. Ils essaient, mais ils échouent inévitablement. Ils établissent des structures politiques, des relations, des liens avec des alliés qui partagent les mêmes idées, pour accomplir des actes terribles qui font régresser le monde de plusieurs années et mettent en danger l’équilibre même de la planète et l’avenir de l’humanité en tant que famille, et en tant que règne sur cette Terre.

Pendant trop longtemps, les nations du monde ont été dirigées par des vieillards. Un des Maîtres en a parlé : « Ils se traînent comme des acteurs dépassés, peu sûrs de leur direction et de leur texte. »

Ce sont des hommes du passé et, en temps voulu, ils seront relégués au passé auquel ils appartiennent. Le monde se dirige vers une nouvelle ère, un nouveau cycle cosmique, dans lequel les énergies du Verseau uniront l’humanité et la feront sortir de la compétition destructrice pour les marchés et le pouvoir, pour travailler ensemble pour le bien de la planète dans son ensemble.

Bien sûr, leurs politiques ont aussi un effet terrible sur nos idées concernant la protection de la planète, n’est-ce pas ? [sommaire]

Cette planète est en train de mourir. Cette planète a grand besoin d’être soignée. Et nous ne disposons plus beaucoup de temps pour secourir notre planète malade. Il y a des gouvernements qui refusent de croire que le réchauffement climatique existe. Tous les autres se préoccupent des glaciers qui fondent pendant les périodes les plus froides et les changements extraordinaires qui se produisent dans les mers et dans l’équilibre de la Terre.

Heureusement pour nous, nous ne sommes pas seuls. Nous n’avons jamais été seuls. La grande majorité des gens sur cette Terre ne connaît même pas l’existence de la Hiérarchie spirituelle de cette planète, le groupe d’êtres le plus élevé de la planète – des hommes sans faille dont le seul but, la seule ambition, est de servir. Ils en ont fini avec la planète Terre comme champ d’expérience et ne la voient que comme un champ de service. Ils n’ont même pas besoin de s’incarner, mais ils se sacrifient néanmoins pour être ici, supervisant notre évolution, nous protégeant de toutes sortes de dangers, de situations dont nous ne savons même pas qu’elles existent. Ils protègent l’humanité des maux que nous ne pourrions pas éloigner.