Partage international


Les articles en lien sont consultables gratuitement. Les autres articles et le numéro en cours sont réservés à nos abonnés (connectés à leur compte). Nos abonnés ont également accès à une version feuilletable (visionneuse) des numéros les plus récents de la version papier.
Diffusion de l’information et droits de reproduction © Share International/Partage international. Tous droits réservés. Nos contenus ne peuvent être reproduits ou postés en ligne, sous quelle que forme que ce soit, sauf autorisation formelle de notre part. Nous encourageons bien sûr nos lecteurs à faire connaître nos contenus, et à les commenter avec leurs propres mots. Idéalement, il sera fait mention d’un titre, suivi de quelques phrases de l’article suivies d’un lien « lire la suite » pointant vers le site PartageInternational.org ou indiquant un numéro de la revue.

décembre 2018 – No 364

Sommaire


 

Article du Maître —

Raison et intuition [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

Nous entrons dans un âge où la raison sera progressivement remplacée par la faculté plus élevée qu’est l’intuition. Ce qui constitue chez l’homme la faculté de raisonner, dont il tire d’ailleurs une fierté légitime, tombera un jour au-dessous du seuil de la conscience et deviendra aussi instinctif que l’est aujourd’hui la respiration ou la marche. L’avenir réserve à l’homme une immense expansion de conscience par le développement de l’intuition : il s’éveillera à des états qui jusqu’à présent lui étaient totalement inconnus mais qui n’attendent que d’être perçus par son esprit éveillé.

Toute expansion de conscience est précédée d’une période de tension, et l’époque de conflits et de difficultés que traverse actuellement l’humanité sera suivie d’une époque de tranquillité et d’équilibre, ce qui préparera le terrain pour l’épanouissement progressif de l’intuition. L’homme connaîtra alors de façon directe, et sans aucun doute possible, sa véritable nature en tant qu’âme créée à l’image de Dieu.

Grâce à l’éveil de l’intuition, l’homme découvrira les secrets de la nature et apprendra à jouer le rôle qui est le sien dans le Plan évolutif de tous les règnes. Il découvrira en lui-même des facultés et des connaissances dont il n’aurait même pas pu rêver, et tout ce qu’il aura besoin de savoir se présentera immédiatement à son esprit illuminé.

La prochaine étape dans l’épanouissement de la race humaine sera la venue dans le monde d’âmes dotées d’une faculté d’intuition déjà active et puissante. Ces âmes sont en cours de rassemblement sur les plans intérieurs de la vie et ne vont pas tarder à s’incarner. Elles constitueront la prochaine sous‑race (la sixième) de la cinquième race-racine qui est la nôtre et conduiront l’humanité de l’obscurité de l’esprit rationnel, avec toutes ses limites, à la lumière de l’intuition. Tout deviendra possible pour l’homme. La lumière de l’âme se projettera sur ses problèmes et en révélera simultanément la solution. Grâce à cette connaissance directe, l’homme se dirigera sans risque d’égarement vers le but qui est le sien.

Ce que nous appelons la raison a joué son rôle en conduisant l’homme au seuil de la divinité et en le préparant à accéder aux facultés supérieures de l’esprit qui remplaceront le mental rationnel. Ce qu’on appelle ordinairement l’intuition provient du niveau manasique de la conscience, mais la véritable intuition trouve son origine au niveau bouddhique, qui est plus élevé. En essence il s’agit de la compréhension aimante, de la véritable sagesse. Celui en qui fonctionne l’intuition ne connaît pas la séparation ; il perçoit directement l’unité de toutes choses. Il transcende les illusions du mental rationnel, et connaît la Réalité.

Grâce à la lumière de l’intuition, l’homme reconstruira son monde et foulera le chemin qui mène à Dieu, marchant dans les traces de ceux qui l’ont précédé et se sont réalisés en tant que Fils de Dieu. Notre tâche, lorsque nous vivrons et travaillerons parmi vous, sera de stimuler partout où ce sera possible cette faculté supérieure de l’esprit, et de vous faire progresser sur le sentier.

Dès à présent les portes de la perception commencent à s’ouvrir, et nombreux sont ceux qui se découvrent détenteurs de vérités intuitives. L’alignement avec l’âme a ouvert des canaux par lesquels la lumière s’écoule en abondance. Une perception plus claire de la Réalité devient possible pour la race des hommes au moment où elle en a le plus besoin, ce qui est de bon augure pour l’avenir. A mesure que l’intuition se développe, les tendances séparatrices du mental rationnel diminuent et il en résulte un climat plus sain dans toutes les relations.

La tâche qui vous attend est claire : ouvrez les fenêtres de l’âme et laissez sa lumière illuminer votre vie. Permettez à la connaissance et au dessein de l’âme de s’exprimer à travers l’éveil de l’intuition. Comprenez le sens de la compassion et répandez l’amour autour de vous. Permettez à la sagesse de votre âme d’éliminer toute illusion et devenez une lumière pour vos frères. Telle est la tâche de tous ceux qui désirent fouler le Sentier de Lumière. Eveillez l’intuition, qui donne une vision claire du Plan ; éveillez l’intuition et chassez l’obscurité ; éveillez l’intuition et balayez toute crainte.

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, certains semblent encore plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement. L’article ci-dessus, paru en septembre 1982, attire notre attention sur le potentiel de l’humanité et annonce un avenir particulièrement prometteur où nous apprendrons progressivement à faire appel aux facultés de l’âme.

 

Editorial

Aucun article pour cette rubrique

 

Ce mois-ci dans Partage international

Aucun article pour cette rubrique

 

Point de vue

Le partage est la clé d’un nouvel ordre économique et démocratique [sommaire]

par Graham Peebles,

Des changements fondamentaux dans l’ordre socio-économique sont nécessaires si l’on veut répondre aux défis de notre temps. La catastrophe environnementale est le problème majeur, de même que les conflits armés, potentiellement nucléaires. Tous deux menacent la survie de l’humanité et de la planète, et l’un comme l’autre sont largement ignorés par ceux qui sont au pouvoir, dont l’approche à court terme, l’obsession pour « l’économie » et la vision nationaliste et repliée sur soi nous mènent au désastre.

Si l’humanité veut survivre à ces crises interconnectées et surmonter d’autres défis critiques – tels que l’extrême pauvreté, l’injustice sociale et le déplacement de populations –, elle doit absolument modifier sa conception d’une société qui fonctionne. A la racine de tout ou partie de ce chaos, se trouve notre modèle socio-économique combiné à des formes inadaptées et artificielles de gouvernance démocratique. Il est donc indispensable de : démocratiser radicalement l’Etat et les institutions privées qui sont aujourd’hui des monopoles de pouvoir interdépendants ; pallier aux déficiences systémiques profondément enracinées ; et de porter des valeurs entièrement différentes de celles qui sont actuellement encouragées ou inculquées.

Structures totalitaires

Le néo-libéralisme a infiltré toutes les strates de la société et gagné toutes les parties du globe ; c’est un système défectueux, qui au lieu de servir l’intérêt humain, est conçu pour rendre riche « au-delà des rêves d’avarices d’un petit nombre de privilégiés », comme le formule Noam Chomsky, fameux intellectuel américain et activiste politique. L’existence même de ce système nie la manifestation d’une démocratie réelle.

De ce paradigme d’injustice découlent l’inégalité extrême (qui crée à son tour de nombreux fléaux sociaux), de hauts niveaux de chômage (particulièrement parmi les jeunes en bien des pays), la faiblesse des investissements dans les services publics et, comme l’affirme le politologue et économiste C. J. Polychroniou, « des niveaux de vie déclinant rapidement, des niveaux de dettes, tant publique que privée dangereusement élevés, un système financier détraqué, et un effondrement écologique».

C’est un système global vétuste soutenu par les gardiens du statu quo, qui sont en faillite intellectuelle, n’ont pas de réponse aux problèmes du jour mais qui, prêts à tout pour s’accrocher au pouvoir, utilisent tous leurs outils de contrôle pour résister au changement.

Dans ces formes existantes, l’influence politique est concentrée dans les mains d’un petit groupe de personnes et d’institutions. Ils dirigent les grandes entreprises et peuplent la haute administration : ce sont les riches et les plus puissants, l’élite au pouvoir. Les sociétés et leurs maîtres dominent cet ensemble privilégié, gigantesques institutions tyranniques, structures dotées d’un énorme pouvoir qui ne rendent pas de compte. Comme le déclare N. Chomsky, les entreprises sont « l’un des systèmes les plus tyranniques que les humains aient jamais conçus. » Le contrôle est concentré en haut, d’où les décisions sont prises, les ordres donnés, les cadres font passer les instructions et l’on attend des travailleurs qu’ils obéissent, qu’ils se conforment, et qu’ils soient reconnaissants envers la bienfaisante entreprise d’acheter leur travail, quoique pour une misère comparé aux rémunérations du conseil d’administration. C’est à peine différent d’un esclavage par le salaire.

La raison d’être des entreprises est de maximiser leurs parts de marché et de générer du profit, quel que soit l’impact sur les gens ou sur l’environnement. Pour ce faire, elles ont besoin que la population se comporte en accord avec leur approche de la vie, le consumérisme. Leur message persuasif, de plaisir et de compétition est diffusé à une foule lasse par l’industrie de la communication, qu’ils détiennent justement : les médias, le secteur du divertissement et les sociétés de communication. Ces structures colorent l’atmosphère sociale, fixent les politiques publiques, animent le débat collectif, et avec l’éducation et les religions organisées, elles sont les principales pourvoyeuses du conditionnement de masse, ce que Walter Lippmann appelait dans Public Opinion2 « la fabrication du consentement ».

Les sociétés commerciales travaillent activement à limiter la démocratie et à empêcher l’établissement d’un système économique juste ; elles ont une influence immense sur les politiques gouvernementales et obstruent invariablement la législation environnementale. Elles opèrent en secret, des droits et des accès extraordinaires leur ont été garantis, et comme le déclarait N. Chomsky lors d’un discours intitulé Un système sans argent, devant des étudiants du MIT (prestigieuse université américaine), elles entretiennent « des alliances stratégiques complexes avec des compétiteurs déclarés », formant ce que certains économistes ont appelé « le capitalisme d’alliances : de gros réseaux d’institutions tyranniques qui grosso modo dirigent le monde. » Ces institutions « n’ont pas plus le droit d’exister que n’importe quel autre système tyrannique », et devraient être démantelées.

Ces trente dernières années un mouvement de protestation mondial a émergé. Un grand nombre de personnes se sont regroupées pour exiger des changements socio-économiques et démocratiques, pour exiger d’être écoutées par des politiciens arrogants et lointains, et pour apporter une réponse globale et sensée à la crise environnementale. Par son ampleur et par sa portée, ce mouvement est sans précédents. Des personnes de tout âge ont joint leurs forces pour exprimer une frustration collective, réclamant une nouvelle façon de vivre. Le Printemps arabe et le mouvement Occupy ont été deux expressions notables de la même demande sous-jacente pour le changement. On pourrait soutenir que le Brexit et l’élection de Donald Trump en sont également des expressions, quoique distordues et réactionnaires.

Malgré des revers, un irrésistible courant de changement balaie le monde, et il ne sera pas étouffé. Les anciennes formes doivent faire place aux voies nouvelles de notre temps, en matière d’économie, de politique, de société, et en temps voulu de religion, ces formes qui se sont cristallisées et sont incapables de répondre aux besoins du plus grand nombre.

La crise financière de 2008 a révélé certains défauts inhérents au modèle économique, depuis que les politiques sont devenues plus polarisées et réactionnaires, que les salaires ont été gelés, que l’austérité a été imposée, punissant les plus pauvres, et il a été permis au système financier de continuer comme avant. Le manque de changement véritable signifie qu’un second krach est une réelle possibilité, et il faudra peut-être cela pour produire le véritable changement systémique qu’attendent tant de gens. Selon l’auteur de New Thinking for the British Economy (Nouvelles réflexions pour l’économie du Royaume-Uni, livre numérique, non traduit)3 « les échecs évidents de notre système économique actuel, et la mobilisation politique grandissante en faveur du changement suggèrent que l’on se trouve à l’aube d’un nouveau paradigme dans la pensée économique et politique. » En somme, ce serait une tendance à s’éloigner des systèmes oligarchiques de gouvernance, et d’un modèle économique injuste, non-durable, dommageable à l’environnement, pour aller vers un modèle durable, participatif et une juste façon de vivre.

L’âge du partage

Le principe du partage, élément essentiel en vue d’une vie et d’une justice harmonieuses, est absent tant dans la sphère économique que politique. Placer le partage au cœur du nouveau paradigme économique ferait plus pour le changement véritable que n’importe quel autre facteur pris isolément. Il modifierait complètement l’atmosphère sociale et permettrait à un ensemble d’idéaux démocratiques de se manifester, tels que la justice sociale, la tolérance et la compassion. Il faut concevoir un partage tous azimuts : partage des ressources (incluant la nourriture, l’eau et les terres), de la richesse, du savoir, des compétences, des idées ; partage de la gestion des institutions (étatiques et privées) qui dominent la société, partage dans les organismes pour lesquels on travaille ou dans lesquels on étudie, et enfin, et c’est crucial, partage dans les décisions et les idées qui façonnent nos vies, c’est-à-dire l’avènement d’une réelle participation.

Dans nos démocraties dirigées par les entreprises le droit de vote et d’organiser la société civile existe, il y a même un système judiciaire indépendant, l’application (plus ou moins grande) des droits humains et le libre accès (quoique surveillé) à l’information, mais sans justice sociale et une participation significative, cela ne constitue pas réellement une démocratie. C’est une construction idéologique inadéquate, dont la nature et la structure sont définies par ceux qui siègent dans les salons cossus du pouvoir, et qui limitent sa portée et son expression. C’est une démocratie contrôlée par le monde de l’entreprise entrelacée à la méthodologie du marché. En tant que tel, ses représentants sont complices de l’injustice qui se perpétue, du maintien de la concentration des pouvoirs, d’alimenter la division et de promouvoir l’esclavage salarial. La participation est au mieux limitée, et la compétition, l’avidité et les gains personnels sont encouragés aux dépens du bien collectif. Le succès matériel est tenu pour objectif ultime, les tendances égoïstes sont exacerbées, renforçant l’intolérance et la division. Tout cela se conjugue pour saper la vraie démocratie et étouffer le bien au sein de l’humain.

La vraie démocratie est une participation significative dans toutes les institutions, socio-politiques, économiques et privées. Quand cela se produira, les aspects positifs de la nature humaine commenceront à s’épanouir et les structures qui perpétuent les injustices actuelles s’effondreront sous le poids du bien. La participation de groupe, la responsabilité sociale et l’unité sont des éléments essentiels pour amener un tel changement et sont des principes fondamentaux de notre époque. En leur cœur, doit se trouver le partage, d’où tout le reste doit découler, pour un certain nombre de raisons : le partage fait fondre les divisions et engendre la confiance, la gentillesse croît, et la bonté naturelle de l’humanité peut s’épanouir ; le partage est une expression et une reconnaissance de notre humanité commune ; la coopération est le résultat du partage, et quand les personnes coopèrent, elles établissent des liens, forment des groupes, échangent des idées.

Sans partage, les dispositions destructrices du présent continueront. Comme l’énonce Noam Chomsky : « Si nous voulions aller vers une démocratie réelle, nous affirmerions qu’il ne doit pas y avoir de mauvaise répartition du pouvoir pour déterminer ce qui est produit, distribué, investi, etc, mais plutôt que c’est une question sur laquelle doit se pencher l’ensemble de la communauté. D’ailleurs selon mon point de vue, à moins que nous nous dirigions dans cette direction, la société humaine ne survivra probablement pas. »

C’est un point de vue partagé par beaucoup. Cependant, si l’on regarde au-delà de la répugnante théâtralisation du nationalisme et de la peur, on peut apercevoir une vision alternative du futur. Une coalition pour le changement est en formation dans le monde et un changement de conscience se produit. Sans surprise, ce sont les jeunes qui montrent la voie, ils sont moins conditionnés par l’ancien ordre, ont un puissant sens de la justice sociale et de la liberté, et sont profondément concernés par l’environnement naturel.

Nous sommes au début de l’âge du partage, mais il ne nous sera pas donné. Le partage sera réalisé par des actions constantes et coordonnées, en reconnaissant que nous sommes tous responsables de ce monde, et que si nous voulons une société nouvelle et juste, nous devons la bâtir.

1 -Towards a new economic system for the 21st Century. Aljazeera.com (non traduit)
2 – Public Opinion, 1922 (non traduit)
3 – opendemocracy.net/neweconomics/ebook/ (non traduit).

 

Compte rendu de lecture

Aucun article pour cette rubrique

 

Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
Aucun article pour cette rubrique

 

De nos correspondants

Aucun article pour cette rubrique

 

Dossier

La Règle du silence occulte [sommaire]

L’évolution des groupes dans l’ère du Verseau

par Carmen Font,

Dans cette série d’articles nous examinons les conditions fondamentales qui gouvernent le travail des groupes ésotériques. Benjamin Creme (BC) et son Maître ont consacré plus de quarante ans à informer le public de l’extériorisation de l’ashram des Maîtres. Comme ce travail est en bonne voie, il semble utile de revisiter les conditions présidant au bon fonctionnement des groupes de disciples, dont la vocation est de refléter une réalité intérieure dans le monde extérieur.

La « Règle Onze », donnée par le Maître Djwal Khul (DK) par l’entremise d’Alice Bailey, est la onzième d’une série de règles destinées aux disciples et aux aspirants. DK y présente les quatre conditions auxquelles les disciples appartenant au groupe d’un Maître doivent satisfaire pour parvenir à la fusion et à l’unité de groupe, préalablement à une initiation de groupe ultérieure. Ces conditions sont étudiées en détail par Benjamin Creme dans La Mission de Maitreya, tome II (MM2).

Elles sont : a) l’établissement de relations non sentimentales ; b) l’utilisation constructive des forces de destruction ; c) la capacité à travailler en tant que hiérarchie miniature dans le respect du principe d’unité dans la diversité ; d) la culture de la puissance du silence occulte. (Les Rayons et les Initiations, Alice Bailey, p. 215)

L’initié apprend à maintenir le mécanisme de sa pensée en un certain état d’efficacité. Ses pensées ne se mêlent pas les unes aux autres, mais sont contenues dans des compartiments séparés (si je puis employer cette formule imagée) ou soigneusement classées afin qu’il puisse s’y reporter plus tard (Maître DK : Les Rayons et les Initiations p. 173).

A notre époque où la voix du peuple se fait entendre dans la plupart des domaines de la vie publique, d’où les individus revendiquent le droit de briser le silence entourant toutes sortes d’abus et d’injustices, les communautés font l’expérience du pouvoir transformateur de la vérité. En même temps, trop de rumeurs inondent les médias sociaux avides de recueillir l’avis immédiat de tout un chacun, ce qui nous oblige à naviguer sur un flot incessant d’informations souvent biaisées par des intérêts partisans. Séparer les faits des opinions et des revendications, tout en prenant du recul par rapport à tant de stimuli verbaux ou visuels, s’apparente souvent à une mission impossible.

Pourtant, l’absence de son n’est pas synonyme de silence. Du moins, pas dans une perspective ésotérique. Selon la Règle n°XI énoncée par Alice Bailey dans Les Rayons et les Initiations, l’une des conditions nécessaires à la fusion et à l’unité d’un groupe placé sous l’autorité d’un Maître est de « cultiver la puissance du silence occulte », sans oublier toutefois que le silence n’est pas nécessairement l’absence de parole – même si, dans le passé, maints ordres monastiques et groupes spirituels ont fait vœu de silence afin de s’isoler, de pratiquer une forme de discipline personnelle, d’entrer en contact avec Dieu, ou de faciliter l’introspection en tant que forme de méditation.

Le Maître DK, par l’entremise d’A. Bailey, a indiqué une signification plus dynamique et plus profonde du silence – tout comme de la parole. Car le disciple individuel, à la fois en tant que participant au monde moderne et en tant que membre du groupe d’un Maître, est entraîné à utiliser consciemment les paroles capables de transformer notre réalité spirituelle et physique. Se taire et parler ne sont pas synonymes de silence et parole occultes. Nous pouvons certes communiquer dans le but spécifique d’instruire, informer, révéler, clarifier, persuader, embrouiller ou manipuler. Mais la parole occulte vise au contraire à stimuler l’aspect le plus élevé de chacun, à transformer la vie du disciple et le travail de groupe afin de réaliser un objectif spirituel. Dans les deux cas, les mots et les moyens de communiquer peuvent être identiques, même si la conscience de leur objectif peut varier. Et, dans les deux cas, les paroles –écrites ou parlées – engendrent l’action, puisque l’énergie suit la pensée. Comme l’explique Benjamin Creme dans La Mission de Maitreya, tome II, le silence occulte n’a rien à voir avec se retenir de parler : « Le silence occulte n’a rien à voir avec le fait de ne pas parler. Il peut nécessiter de se retenir de parler, mais il peut tout aussi bien impliquer de devoir parler (p. 643). » Cette capacité d’utiliser les deux, la parole et le silence, doit résulter d’une compréhension très profonde de la relation entre pensée, parole et action justes.

Penser n’est pas rêver

Le silence occulte concerne la pensée, et pas seulement la parole. En effet, « la parole est le résultat d’un débordement, d’une précipitation sur le plan physique, d’un réservoir de pensées et d’idées, qui débordent et s’expriment en paroles » (MMII, p. 643). Ainsi, le disciple se doit de générer et d’utiliser ses pensées avec prudence. Il ne s’agit pas tellement d’exercer un contrôle sévère sur nos pensées, mais plutôt, comme l’explique Benjamin Creme, de classer nos pensées dans des catégories et de savoir quand il est bon de se servir de certains raisonnements. Nous agissons souvent ainsi dans notre vie quotidienne. Nous n’abordons pas certains sujets avec les enfants, par exemple, ni ne révélons notre vie intime à nos collègues de travail. Mais en occultisme, la convenance et la compartimentalisation des pensées dépassent de loin le bon sens, la réserve ou la politesse. Comme l’indique le Maître DK, la « discrétion occulte »nous permet de penser, d’agir et de parler librement, mais avec sagesse, dans tous les domaines de la vie, tant au sein des activités les plus banales comme l’exécution des tâches ménagères, que dans le travail au sein d’un groupe spirituel.

Pour parvenir à cette nécessaire discrétion occulte, nous devons nous abstenir de certaines catégories de pensées, dont la plus nocive est la rêverie. Benjamin Creme définit cette dernière comme l’« utilisation erronée de la pensée » (MMII, p. 644),l’exacte opposé du silence occulte et l’usage malsain de l’imagination créatrice. Utiliser les forces de l’imagination créatrice pour créer des idées et les réaliser est une faculté éminemment précieuse. Mais le mauvais usage de ces formes-pensées colore souvent le plan astral et brouille nos facultés mentales, nous amenant à teinter de mirages l’expression de nos idées. Si nos pensées ne sont pas claires, notre capacité à les exprimer sera déficiente et même contreproductive, et nous ne saurons pas davantage ni quand ni à qui les communiquer.

L’action de diriger la juste quantité d’énergie vers sa pensée, ou de la réduire au silence si nécessaire, est accomplie par un processus de substitution. Au lieu de vous laisser emporter par la rêverie, vous devez refuser l’entrée de certaines lignes de pensées en n’en suivant pas le fil dès que vous réalisez qu’elles ne sont pas compatibles avec vos objectifs (MMII, p. 644).Comme l’énergie suit la pensée, lorsque les idées inappropriées sont écartées, les processus mentaux désirables prennent leur place, et les catégories de pensée ne se mélangent pas. Telle est l’essence du silence occulte : « Garder ces différents domaines de pensée, ainsi que les idées relatives aux différents domaines de vie et de travail, dans des compartiments séparés d’où vous pouvez entrer et sortir à volonté (MMII, p. 645). »

Toutefois, déterminer ce qui est approprié ou compatible avec telle ou telle ligne d’action n’en demeure pas moins difficile. Nous pouvons nous convaincre à tort que telle ou telle ligne de pensée est correcte et désirable. Dans ce domaine, il n’y a ni règle, ni astuce pour distinguer des autres celle qui est correcte. Alice Bailey nous invite cependant à réfléchir au pouvoir magnétique de la parole. Très souvent, garder le silence est interprété comme un signe de lâcheté ou d’ignorance, ce qui est d’ailleurs parfois le cas.

A d’autres moments, le silence est imposé, soit par des régimes autoritaires, soit par soi-même dans des contextes où d’autres imposent abusivement leur domination, nous conduisant ainsi à l’autocensure et à la répression de nos propres idées. Le silence provient alors de la peur ou du respect du statu quo, qui inhibent la génération ou l’expression des pensées. Toutefois, même dans ces circonstances extrêmes où il est obligé de garder le silence – et il peut être raisonnable de le faire un certain temps – l’individu conserve la possibilité de faire un usage correct de ses formes-pensées. Benjamin Creme souligne donc ainsi que le silence concerne moins la parole que la capacité à engendrer et utiliser les pensées à bon escient, ce qui dépend exclusivement de chaque individu.

Le mur de silence de la personnalité

Lorsqu’une personne parle, explique Alice Bailey, « elle attire magnétiquement dans son aura immédiate une matière et, volontairement ou non, cette personne influence certaines unités vitales réactives dans les corps de ses semblables ». (revue The Beacon). Ainsi, les vies déviques (qui constituent l’énergie vitale et la matière de nos véhicules physiques, émotionnels et mentaux) réagissent aux pensées, puisque les idées sont créées à partir d’une modélisation des formes matérielles.

Nous ne considérons presque jamais que les paroles produisent de tels effets. Pourtant, cette attraction magnétique est le fondement même de la discrétion occulte, car nous réagissons moins au sens des mots entendus qu’à leur qualité, leur intention et leur source. Proviennent-ils de la personnalité ? Sont-ils largement colorés par elle ? Est-ce qu’amener telle idée attirera indûment l’attention sur moi, ce qui est toujours inapproprié ? Ou bien cette idée provoquera-t-elle des réactions opposées, porteuses d’incompréhensions et de conflits ? Dans tous ces cas, le silence est préférable. En effet, tout ce qui attire l’attention sur sa propre personnalité – désirs, souhaits, opinions, revendications– crée une réaction en chaîne dans les personnalités des tous les autres membres du groupe, qui peut aller jusqu’à la dévotion ou au rejet total et causer de la séparation dans le groupe. Evidemment, si ces désirs, ces opinions ou ces revendications coïncident a u niveau de la personnalité, il n’y aura pas de conflit, mais, dans ce cas, l’action du groupe peut se trouver entravée par les limitations inhérentes à ces personnalités. Pour toutes ces raisons, le Maître DK nous conseille d’ériger un « mur de silence de la personnalité » et de ne parler que lorsque nos paroles servent les buts du groupe, ce qui se produit au mieux lorsqu’elles « stimulent l’aspect le plus élevé en chaque homme. » (revue The Beacon)

Nous avons tendance à croire que le discours puissant résulte d’idées vraies et bien exprimées. Mais ce n’est pas tout. Chacun réagit aussi à la source de ces idées, et aura tendance à considérer ces dernières comme véridiques, pertinentes et fortes dans la mesure où elles seront exprimées sans motivation personnelle. Bien sûr, il n’est pas interdit de transmettre ses idées sous une forme correspondant à sa personnalité –certains sont plus descriptifs que d’autres, ou tendent à donner plus d’importance aux détails, tandis que certains font preuve d’humour, et que d’autres sont économes en mots. Mais quels que soient le caractère et le mode d’expression, les auditeurs seront attirés magnétiquement par la substance de ces pensées. Très souvent, les auditeurs de Benjamin Creme ressentaient une impression de profonde vérité : « Je ne sais pas pourquoi, mais je sais qu’il disait la vérité », assuraient ils .Ils réagissaient ainsi à la présence et au message magnétiques de Maitreya parce que Benjamin Creme tenait ces idées d’une source plus élevée et les communiquait sans attachement personnel, pleinement conscient qu’ainsi elles n’engendreraient chez l’auditoire aucune réaction hostile, du moins» au moment de leur énonciation ».

Les paroles sages, si elles sont impersonnelles, sèment des graines d’union et d’amour. Après une conférence, chacun peut réagir à ces informations de différentes manières, selon sa propre personnalité et son propre conditionnement mental. Ces réactions sont inévitables et ne dépendent pas de l’orateur ; elles dépendent seulement du libre arbitre de l’auditeur. Et même dans les cas de réactions virulentes contre le message de Benjamin Creme, la bonne graine a été plantée et pourra ensuite germer à mesure que l’individu progressera sur le chemin particulier de sa vie. Une idée impersonnelle et aussi proche que possible de la Vérité divine pénètre donc jusqu’au cœur et jusqu’à la conscience du sceptique le plus endurci et produit immédiatement en lui un effet séminal, quelle que puisse être la réaction extérieure superficielle de sa personnalité, à ce moment-là ou après.

Par contre, un message motivé par un objectif personnel ne produira aucune impression d’unité et d’authenticité. Le conseil le plus utile à adresser à ceux qui parlent à d’autres de la présence de Maitreya, ou qui donnent des conférences à ce sujet, c’est donc de toujours parler sans motivations et prétentions personnelles, ce qui permet à la puissance magnétique des pensées transmises d’être au centre de l’attention sans être parasitée par l’un ou l’autre des aspects d’une personne. Telle est la puissance du silence occulte.

Références :
Alice A. Bailey : L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age, Tome I(Lucis Trust) p.282 ; Les Rayons et les Initiations (Lucis Trust) ;Revue The Beacon, mars 1926 (Lucis Trust) ; Le Retour du Christ (Lucis Trust).
Benjamin Creme : La Mission de Maitreya, Tome II, Partage publication 2004.

Le prochain article de cette série continuera à examiner les écrits de Benjamin Creme concernant le silence occulte, qui est nécessaire pour parvenir à l’unité de groupe.

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Phénomène lumineux à Okinawa [sommaire]

Phénomène lumineux sur une photo d’H. K., prise le 6 octobre 2001, à Okinawa (Japon). Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’une bénédiction du Maître Jésus.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Phénomène lumineux à Amsterdam [sommaire]

Cette photographie de N. de G. avec son père à Amsterdam (Pays-Bas), prise en septembre 2006, présente un phénomène lumineux.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Colonne de lumière à Cerqueux-sous-Passavant [sommaire]

Photographie d’une sculpture de Martine Vaugel, prise le 5 septembre 2005, dans le jardin de l’église des Cerqueux-sous-Passavant (France). Le Maître de B. Creme a indiqué que la colonne de lumière était une bénédiction de Maitreya.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Objet aérien dans le ciel de Porto Alegre [sommaire]

Porto Alegre, Brésil – Le 15 octobre 2018, à l’aéroport de Porto Alegre, un témoin a photographié dans le ciel un grand objet aérien en forme de disque.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : mufon.com

Phénomène lumineux à Heerlen [sommaire]

Photographie de M. R., de Heerlen (Pays-Bas), prise à l’occasion de son 50e anniversaire, le 8 novembre 2005, montre un phénomène lumineux.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Soucoupe volante à Tahoe, au Nevada [sommaire]

Nevada, Etats-Unis – Le 20 octobre 2018, un touriste à bord d’un bateau d’excursion sur le lac Tahoe, au Nevada, a filmé les panoramas environnants. Plus tard, en visionnant la vidéo, il a aperçu une soucoupe volante se déplaçant dans le ciel à une vitesse fulgurante.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : mufon.com

Lumières à St Helens [sommaire]

Oregon, Etats-Unis – En novembre 2018, une femme de St Helens (Oregon), a pris des photos et des vidéos de lumières pulsantes colorées dans le ciel nocturne au-dessus de sa maison pendant deux soirées consécutives. M. G. a envoyé ses photos et vidéos à une chaîne de télévision locale qui les a diffusées lors de deux de ses bulletins d’informations. M. G. a expliqué qu’au moins quinze lumières se déplaçaient dans le ciel, semblant parfois s’écarter et se rapprocher.

[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : koin.com ; coasttocoastam

Israël : des signes de la venue du Messie [sommaire]

Une série d’événements inhabituels survenus en Israël – naissance d’une génisse rousse, observation de poissons nageant dans la mer Morte et présence d’un serpent dans le mur des Lamentations à Jérusalem, site le plus sacré du judaïsme – ont déclenché des spéculations selon lesquelles les prophéties concernant la venue du Messie pourraient bientôt se réaliser.

Le 17e jour du mois d’Elul 5778 (29 août 2018), une seconde génisse rousse est née en Israël. Selon les experts rabbiniques liés à l’Institut du Temple, la génisse a été considérée « sans défaut ».

Le Breaking Israel News explique qu’un conseil de rabbins l’a déclarée « candidate viable pour la génisse rousse de la Bible », après avoir vérifié qu’elle remplissait les exigences de la prophétie – apportant « la promesse de rétablir la pureté biblique au monde » précédant la reconstruction du Temple et la venue du Messie juif.

Le deuxième signe, rapporté pour la première fois par le Breaking Israel News en 2016, concerne une prophétie d’Ezéchiel 47 : 8-9, selon laquelle « il y aura une très grande multitude de poissons » dans la mer Morte. La salinité élevée empêche les poissons de vivre dans la mer Morte, mais les scientifiques ont récemment découvert que ses dolines se remplissent rapidement de poissons et d’autres formes de vie qui n’avaient jamais été observés.

Le phénomène a été porté à l’attention du public par Samantha Siegel, jeune immigrante juive qui visite le site isolé pour méditer. « Je me rends chaque semaine au bord de la mer Morte, explique S. Siegel, dont la spiritualité est ancrée dans la nature. La mer Morte est une ouverture sur la Terre. C’est comme si maman Terre brisait l’eau avant d’accoucher. Ça a l’air si dur en ce moment, mais c’est le paradis en train d’être enduit d’un peu d’enfer. Quand le Messie viendra et que la bonté de la création sortira, ce sera le ciel pur. Si vous avez les yeux pour le voir, vous pouvez déjà le voir. »

Le journaliste Noam Bedein appelle cette mer la « huitième merveille du monde ».

Autre événement inhabituel, tout récemment, un serpent marqué d’une pièce de monnaie a été observé se déplaçant entre les pierres du mur des Lamentations.

Le Times of Israel a écrit, à propos des images vidéo diffusées par le Western Wall Heritage, que cet événement « suscite des spéculations parmi les commentateurs sur Internet » : certains considèrent qu’il s’agit de l’époque qui conduit à la venue du Messie.

  • Le 29 août 2018, une seconde génisse rousse est née en Israël.
  • Une prophétie biblique s’est réalisée après qu’un serpent ait été observé se déplaçant entre les pierres du mur des Lamentations.
  • Une prophétie biblique s’est accomplie après avoir découvert que la Mer morte se remplit rapidement de poissons malgré sa salinité.

[Voir photographies dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : Breaking Israel News ; Times of Israel ; mirror.co.uk

Ovnis au-dessus de Rosarito [sommaire]

Mexique – Dans ce qui pourrait être une première, un témoin a diffusé une vidéo en direct sur les réseaux sociaux d’une observation de plusieurs ovnis. Tôt le matin du 28 octobre 2018, E. Z. se rendait en voiture avec sa grand-mère de Mexico à San Diego (Californie), lorsqu’ils virent des ovnis en forme de disque entourés de lumières, planant bas dans le ciel au-dessus de Rosarito (Mexique). E. Z. a ensuite diffusé la vidéo en direct sur Instagram, « pour éviter que l’on dise qu’il s’agit de montages vidéo ». Certains ufologues prétendent que les lumières semblent être des lampadaires LED nouvellement installés.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : inexplicata.blogspot.com ; YouTube : Extranotix Mysterio

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Environnement : lancer la bataille américaine sans le président Trump [sommaire]

Beaucoup d’Etats, de villes et d’entreprises à travers les Etats-Unis envisagent de sauver la planète sans le président Trump. Les centrales au charbon mettent la clé sous la porte à un rythme plus rapide sous le président Trump que sous Barack Obama, et les émissions sont tombées à leur niveau le plus bas en 25 ans. Et ce, en dépit des nouvelles législations et l’augmentation des subventions favorisant l’extraction des dernières ressources de l’industrie charbonnière.

Des milliers d’entreprises, d’universités, de villes et d’Etats américains sont à l’origine de ces avancées. Beaucoup ont uni leurs forces, soutenus par America’s Pledge (l’engagement de l’Amérique), une initiative lancée par Jerry Brown, gouverneur de Californie, et par Bloombergs Philanthropies.

Environ 3 000 villes, entreprises et universités ont promis de respecter leur part de l’objectif de l’Accord de Paris afin de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2°.

Cette coopération concerne la moitié de la population américaine qui, si elle avait constitué un pays, aurait été la troisième économie mondiale, derrière la Chine et l’ensemble des Etats-Unis.

Ils ont assumé la tâche de rendre compte à l’Onu des progrès réalisés aux Etats-Unis en matière de climat, car D. Trump ne voulait pas le faire. En septembre 2018, un nouveau rapport intitulé Fulfilling America’s Pledge (Remplir l’engagement des Etats-Unis) a été lancé lors du Sommet de l’action mondial pour le climat qui s’est tenu à San Francisco et qui contient des informations climatiques très encourageantes.

Le rapport montre que les Etats-Unis sont presque à mi-chemin de l’objectif de l’accord de Paris prévoyant une réduction des émissions d’au moins 26 % d’ici 2025. Il décrit également la voie à suivre pour les organismes publics, privés et sans but lucratif.

Cette façon de lutter contre le changement climatique s’étend maintenant au Japon, et une nouvelle coalition climatique a vu le jour au Mexique.

Le magnat des médias Michael Bloomberg et le gouverneur californien Jerry Brown sont les initiateurs de ce Global Climate Action Summit. Ils ont commencé à parler de cette conférence l’été dernier, après que l’administration Trump eut déclaré qu’elle se retirerait de l’Accord de Paris.

Selon M. Bloomberg, ils craignaient que le monde pense que les Etats-Unis aient abandonné tous leurs efforts en matière de climat et il ajoute que les Américains font plus de progrès sur ce front qu’ils n’en faisaient sous le président Obama.

Il a déclaré : « On ne croirait pas cela si l’on ne lisait que les gros titres des médias, qui mettent l’accent sur les querelles à Washington. Le monde doit entendre que nous sommes plus déterminés que jamais à faire des progrès pour le climat. »

Selon M. Bloomberg et J. Brown, des avancées se font au niveau des villes, des Etats et du secteur privé.

« Ce n’est pas Washington qui est responsable de la production énergétique des Etats-Unis. Ce sont les consommateurs qui le sont, et les nouvelles technologies fournissent exactement ce qu’ils veulent – une énergie moins chère et plus propre que le charbon. Nous atteindrons les objectifs climatiques quels que soient les obstacles que Washington nous opposera », a déclaré M. Bloomberg à la presse à San Francisco.

« La politique de D. Trump est une attaque contre le peuple américain, elle ne ressemble pas seulement à de la folie, mais elle frise la criminalité. Il entrera dans l’histoire comme un menteur, un criminel ou un imbécile », a continué J. Brown. Le gouverneur a en outre promulgué une loi exigeant que toute l’électricité de l’Etat provienne de sources renouvelables d’ici 2045. Il a également exigé que les transports et l’agriculture soient totalement neutres en carbone d’ici 2045.

Source : Norwegian Government Broadcasting Company

Produire de l’eau à partir de l’air [sommaire]

David et Laura Doss Hertz, co-fondateurs de The Skysource/Skywater Alliance à Venice, en Californie, ont reçu le prix XPRIZE Water Abundance (eau abondante) pour le développement d’un système capable de produire jusqu’à 2 000 litres d’eau potable par jour, utilisant 100 % d’énergie renouvelable, pour environ 2 centimes par litre. Leur système provoque une pluie d’orage dans l’atmosphère confiné de conteneurs de transport en y brûlant des copeaux de bois (ou d’autres formes de biomasse). Cela produit la température et l’humidité nécessaires pour extraire l’eau de l’air et de la biomasse elle-même.

Le concours XPRIZE, créé par un groupe de philanthropes et d’entrepreneurs en 1994, a décerné plus de 140 millions de dollars pour ce qu’il appelle « des idées futuristes audacieuses visant à protéger et améliorer la planète ». Sur leur site Internet, ils expliquent : « Nous voulons inspirer et guider les innovateurs pour créer des percées permettant un monde d’abondance où chaque homme, femme et enfant pourra accéder à toute l’énergie, à l’eau potable, au logement, à l’éducation et aux soins dont il aura besoin. »

En plus des récompenses financières, XPRIZE fait une publicité mondiale aux gagnants afin d’attirer des investissements et de faire connaître la technologie aux pays qui pourraient bénéficier de son utilisation. Les concours fixent des objectifs mesurables à atteindre dans un certain laps de temps.

Le dernier concours a été lancé en octobre 2016. Le XPRIZE Water Abundance a été conçu pour stimuler l’innovation dans la production d’eau douce propre, peu coûteuse et respectueuse de l’environnement. Quelque 98 équipes de 27 pays ont participé à la compétition.

L’un des juges du concours était Matthew Stuber, professeur de génie chimique à l’Université du Connecticut et expert en systèmes hydrauliques. Il a noté que le système des Hertz peut être utilisé rapidement pour acheminer l’eau vers les zones frappées par des catastrophes naturelles ou des sécheresses, ainsi que vers les zones qui connaissent généralement une pénurie d’eau douce.

Lorsqu’on leur a demandé ce qu’ils feraient de la somme de 1,5 million de dollars, D. et L. Hertz ont répondu qu’ils s’étaient engagés à « utiliser cette somme pour le développement et le déploiement de ces machines pour les envoyer là où les gens ont le plus besoin d’eau. »

Source : apnews.com ; xprize.org ; skysource.org

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Aucun article pour cette rubrique

 

Vers un meilleur avenir pour tous

Aucun article pour cette rubrique

 

Entretien

Les rapports des Nations unies sur la pauvreté aux Etats-Unis [sommaire]

Interview de Philip Alston par Jason Francis,

Philip Alston est rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, auprès du Conseil des droits de l’homme de l’Onu, depuis 2014. Il a également travaillé avec d’autres ONG et agences de l’Onu, comme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme et l’Unicef. P. Alston enseigne le droit international et le droit relatif aux droits de l’homme à la faculté de droit de l’Université de New York. En tant que rapporteur spécial, il a été invité en 2016 par l’administration Obama à étudier la pauvreté aux Etats-Unis. Cette invitation a été prolongée sous l’administration Trump. Cette étude a abouti au rapport de 2017, Déclaration sur la visite aux Etats-Unis, par le professeur Philip Alston, rapporteur spécial des Nations unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme. Le Pr Alston a achevé une mission similaire au Royaume-Uni en novembre 2018 (voir page 8). Jason Francis l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lors de vos recherches sur la pauvreté aux Etats-Unis ?
Philip Alston : Le manque d’intérêt pour le sujet. Aux Etats-Unis, il occupait autrefois une place de choix dans l’agenda politique, mais à présent, il ne semble plus préoccuper aucun des deux partis politiques. J’ai l’habitude d’aller dans des pays qui s’efforcent de me rassurer en m’assurant que même s’ils rencontrent des problèmes majeurs, ils font tout leur possible pour les résoudre. Et si seulement ils avaient plus de ressources, ils les consacreraient à l’amélioration du sort des personnes vivant dans la pauvreté.
J’ai vu tout le contraire aux Etats-Unis. Ma visite a coïncidé avec les réductions d’impôt massives qui ont été mises en place la semaine même où j’étais à Washington. Ces coupes ont non seulement pris de l’argent qui aurait autrement pu être consacré, même en petite partie, à l’élimination de la pauvreté, mais ont également jeté les bases de ce que nous verrons après les élections de mi-mandat [novembre 2018] : une pression très puissante pour affirmer que le déficit national doit être réduit en opérant des coupes claires dans les programmes d’aide sociale. Le chef de la majorité au Sénat (Mitch McConnell, républicain du Kentucky) a indiqué qu’il faudra procéder à des coupes importantes dans de nombreux programmes, sociaux et autres, après les élections.

40 à 45 millions de personnes vivent dans la pauvreté

PI. Pourquoi pensez-vous que ni les républicains ni les démocrates ne semblent faire de l’élimination de la pauvreté une cause majeure ?
PA. Le système électoral a beaucoup à voir avec cela. Tout d’abord, il n’existe pas de partis politiques plus petits. Les votes de protestation que les pauvres et les autres peuvent faire dans d’autres pays ne sont donc pas réalisables ici. Deuxièmement, tous les efforts déployés pour réduire la participation électorale des classes moins aisées ont été couronnés de succès. Les personnes qui ne sont pas riches ne sont pas convaincues que leur vote fera une différence. Et la façon dont le système économique a évolué semble confirmer que peu importe pour qui vous votez. Les votes de protestation pour le candidat qui prétend éliminer la corruption du gouvernement et ainsi de suite ne fait qu’accélérer la progression vers un avenir néolibéral, qui marginalise les pauvres.

PI. Quelles étaient les priorités de votre rapport ?
PA. J’ai insisté pour que l’enjeu soit centré sur les droits de l’homme afin que ce ne soit simplement un rapport de plus sur la pauvreté. Ce rapport examine l’impact des 40 à 45 millions de personnes vivant dans la pauvreté aux Etats-Unis sur le système politique et comment la pauvreté entrave leur accès aux droits civiques et politiques. Deuxièmement, le racisme est un thème assez fort dans mon rapport, dans la mesure où l’utilisation de récits raciaux a retourné la majorité blanche contre l’aide sociale en la dépeignant essentiellement comme un avantage qui bénéficie aux Noirs. En ce sens, c’est le prolongement de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, de la politique antérieure.
J’ai examiné le problème particulièrement choquant des enfants en situation de pauvreté. Environ 18 % des enfants américains vivent dans la pauvreté. C’est un meilleur moyen d’emmagasiner de gros problèmes pour l’avenir, car vous produisez des enfants moins instruits, en moins bonne santé et encore moins développés mentalement à cause des désavantages rencontrés dès la naissance. Cela va perpétuer le cycle de la pauvreté et coûter très cher à la société. On aurait pu penser que même sans compassion, il y aurait un argument économique solide pour investir davantage dans ce groupe particulier, mais cela ne se passe pas ainsi.

PI. Où vos recherches vous ont-elles mené ?
PA. Ma mission durait un peu moins de deux semaines et je n’avais donc pas beaucoup de temps. J’étais enclin à aller sur la côte ouest qui illustre parfaitement le problème des sans-abris. Cette région a également un contexte politique différent et une plus grande richesse disponible pour traiter le problème. Je sentais que je devais aller à Porto Rico, non pas à cause de l’ouragan, mais parce que ce serait l’Etat le plus pauvre du pays s’il s’agissait d’un Etat. On y souffre particulièrement de la pauvreté. Ensuite, j’ai essayé de m’assurer que je pouvais avoir un échantillon représentatif, et j’ai fini par me rendre en Alabama, en Géorgie et en Virginie occidentale, mis à part le temps que je devais passer à Washington, qui était essentiel pour rencontrer des représentants du gouvernement et de la société civile.

PI. Vous avez mentionné qu’il y a entre 40 et 45 millions de personnes pauvres aux Etats-Unis. Y en a-t-il parmi celles-ci qui vivent dans des conditions d’extrême pauvreté similaires à celles des pays en développement ?
PA. Nous abordons ici un domaine contesté par l’administration américaine. Angus Deaton, lauréat du prix Nobel d’économie, a calculé que près de cinq millions de personnes aux Etats-Unis vivent dans ce que l’on pourrait appeler de façon péjorative les conditions du tiers monde, c’est-à-dire la pauvreté absolue, quel que soit leur lieu de résidence. C’est extrêmement élevé. L’administration américaine a, pour sa part, réagi à mon rapport en s’appuyant sur des calculs de la Foundation Heritage (groupe de réflexion conservateur). Ils ont simplement éliminé toutes les statistiques traditionnelles de l’Agence publique du recensement et se sont appuyés sur une mesure de la consommation pour affirmer qu’il n’y avait que 300 000 pauvres dans tout le pays. C’est ainsi que les statistiques sont maintenant contestées d’une manière inédite.

PI. Comment Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, a-t-elle réagi à votre rapport ?
PA. La principale réaction de Nikki Haley a été que je gaspillais l’argent de l’Onu et le temps de l’administration américaine. Plutôt que de regarder ce qui n’était pas le véritable problème aux Etats‑Unis, je devrais plutôt regarder ce qui se passe dans des pays africains comme le Burundi ou la République démocratique du Congo. C’est en gros une façon de dire que la pauvreté n’est pas une préoccupation réelle en matière de droits de l’homme et qu’il ne devrait y avoir aucun rapport à ce sujet. C’est une réponse tragique, car une fois que vous avez nié l’existence même d’un problème, vous n’allez certainement pas commencer à lui chercher des solutions raisonnables.

Un choix politique

PI. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous écrivez que l’existence de la pauvreté aux Etats-Unis est un choix politique ?
PA. Dans d’autres pays, il existe tout un ensemble de programmes tels que les soins de santé de base fournis à tous, absents des Etats-Unis. Ceci est particulièrement important pour ceux qui sont pauvres. Alors même que la loi sur les soins abordables (le programme américain de soins de santé mis en place sous l’administration Obama) ne fournit pas vraiment une couverture complète, celle-ci est systématiquement réduite. En réduisant les budgets des Etats, des comtés et des villes pour toute forme de protection sociale, la situation des personnes vivant en marge est encore aggravée. Plutôt que de choisir de dépenser de l’argent pour des programmes qui aident à sortir les gens de la pauvreté, la décision politique a été d’aller dans la direction opposée : réduire les programmes existants, rendre beaucoup plus difficile leur accès, et réduire la capacité du gouvernement à tous les niveaux à fournir les services que l’on est en droit d’attendre.

PI. Comment les Etats-Unis se situe-t-ils par rapport à d’autres pays développés en ce qui concerne les niveaux d’inégalité des revenus, de pauvreté, de santé, de mortalité, d’éducation et de droits civils ?
PA. C’est un « gagnant ». Son taux de mortalité infantile est le plus élevé des pays développés. Bien que ses dépenses de santé représentent le double de la moyenne de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques – un groupe de démocraties du monde industrialisées), les résultats en matière de santé aux Etats‑Unis sont bien pires que partout ailleurs. Ses niveaux d’inégalité sont beaucoup plus élevés que dans la plupart des pays européens. Ils se classent 36e du monde en termes d’accès à l’eau et à l’assainissement. Leur taux d’incarcération est le plus élevé au monde (4,3 % de la population mondiale, mais 22 % de la population carcérale mondiale). Ces statistiques sur les Etats‑Unis sont choquantes pour l’un des pays les plus riches du monde.

PI. Quel est l’effet des politiques américaines actuelles sur la pauvreté ?
PA. La seule réponse substantielle que nous ayons eue de l’administration américaine est cette rengaine commune des conservateurs : il faut que les gens se mettent au travail et alors il n’y aura plus de pauvreté. En fait, nous constatons des niveaux d’emploi record, mais les emplois créés, les salaires et les conditions de travail disponibles, sont si désespérants que beaucoup de personnes travaillant à temps plein restent dans la pauvreté. Ils ont grandement besoin de programmes supplémentaires tels que les coupons alimentaires (programme d’aide à l’achat d’aliments destiné aux personnes ayant peu ou pas de revenus aux Etats-Unis) et autres. Mais l’administration envisage d’économiser des centaines de milliards de dollars sur ces programmes au cours des prochaines années.

PI. Comment les politiques américaines doivent-elles changer ?
PA. Les Etats-Unis ont élaboré de nombreuses politiques au fil des ans. Certaines ont vraiment très bien réussi. De nombreuses études montrent que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté serait beaucoup plus élevé si elles n’étaient pas aidées par des programmes de coupons alimentaires, Medicaid (programme gouvernemental d’assurance maladie pour les personnes qui n’ont pas les moyens de se soigner), de subventions au logement, etc. La première étape consiste simplement à réaffirmer leur importance et à s’assurer qu’ils bénéficient d’un financement adéquat. La deuxième étape consiste à reconnaître le droit aux soins de santé de base. Sinon c’est un cercle vicieux. Les personnes en mauvaise santé ne peuvent pas travailler. Si les Etats-Unis ne prennent pas de mesures proactives pour fournir un accès aux soins de base, ils accumulent un grand nombre de problèmes coûteux que le pays devra finalement payer, sous forme de visites aux urgences. Ce débat doit être sérieusement remis sur la table.

PI. Pourriez-vous parler des mesures positives que vous avez vues pour réduire la pauvreté et l’inégalité des revenus aux Etats-Unis ?
PA. Elles sont évidemment à double tranchant. Car les choses vont si mal et la négligence des autorités est telle que l’espace est pleinement ouvert pour la société civile. Il est indéniable que la société civile déploie des efforts remarquables dans tout le pays pour intervenir là où les Etats devraient le faire.
J’ai été très frappé par l’église Saint-Boniface de San Francisco, qui ouvre chaque jour ses bancs aux sans-abri en l’absence de service [thegubbioproject.org]. C’était un geste vraiment merveilleux, qui n’a pas été reproduit dans de nombreuses églises ailleurs. J’ai vu des efforts extraordinaires. Un programme qui se démarquait en Virginie-Occidentale offrait aux pauvres des soins médicaux et dentaires gratuits, et même des soins psychologiques, grâce au bénévolat de professionnels. Ce groupe comptait environ 20 000 patients chaque année, ce qui est vraiment phénoménal. Ils répondaient à un besoin majeur. Il y a beaucoup de groupes de ce genre dans le pays. Ceux-ci sont très stimulants à leur manière, mais ce ne sont en fin de compte que des pansements sur des blessures beaucoup plus importantes.

A la recherche de sens et de lien (2e partie) [sommaire]

Interview de Jeremy Lent par Felicity Eliot,

Dans la première partie de cette interview, Jeremy Lent, auteur et fondateur de l’ONG Liology Institute, a montré comment notre perception de la séparation marque notre civilisation et comment l’humanité se définit dans sa relation à la nature (voir Partage international, novembre 2018). Voici la suite de cette conversation avec Felicity Eliot, où il partage sa vision d’un avenir basé sur de nouvelles valeurs.

Partage international : Beaucoup de gens sont à la recherche de sens. Le monde semble être parvenu à un moment crucial de son existence et il semble que nous soyons amenés à prendre de grandes décisions collectives. Lesquelles selon vous ?
Jeremy Lent : Nous allons devoir nous imprégner de notre connectivité à travers les générations. D’un côté nos valeurs découlent des processus de pensée et de l’héritage culturel des générations précédentes, et nous devons être conscients du monde que nous laisserons aux générations futures. J’invite les gens à développer le sens de la « conscience culturelle », le fait de reconnaître les points de notre culture qui nous aident à donner un sens au monde.
Certains sont familiers avec la notion de pleine conscience : observer les idées qui nous traversent l’esprit, mais sans les juger et sans nous identifier à elles. Nous pouvons ainsi développer un sens plus large de notre propre identité et trouver un chemin vers la sagesse.

J. Lent a ensuite évoqué le consumérisme, de tout ce que nous achetons et possédons, tous ces biens qui peuvent conditionner notre vie si nous ne sommes pas vigilants et n’avons pas développé la conscience culturelle. En prenant conscience de l’impact des médias sur notre pensée, nous devenons capables de remettre en question les messages qu’ils nous envoient.

JL. Nous pouvons développer une autre vision du monde afin de participer plus efficacement au progrès de notre civilisation. Le système économique actuel nous mène au chaos et à la destruction ; il s’est développé avec la montée en puissance des sociétés transnationales qui ont été créées uniquement pour maximiser les profits des actionnaires. Ce système épuise la terre et vide nos esprits pour nous transformer en zombies consommateurs, en automates programmés pour acheter par les messages que la société nous envoie depuis notre plus tendre enfance.

PI. Oui, il est impossible de ne pas être bombardé par toute la publicité, les panneaux d’affichage omniprésents. C’est la marque de notre culture populaire moderne axée sur la consommation.
JL. Exactement. Sans parler d’Internet, avec de la pub qui apparaît constamment sur les écrans ; des petites fenêtres qui nous indiquent le nombre de « j’aime » reçu par tel ou tel site, telle ou telle information, etc. Et toutes ces choses contribuent à nous transformer en créatures dociles dont toute l’énergie – notre énergie de vie – est tournée vers la consommation pour rendre encore plus riches les propriétaires milliardaires de quelques gigantesques sociétés. Ce système nous ronge de l’intérieur et détruit la planète.

PI. Un autre gros problème est la vitesse à laquelle cela se produit.
JL. Oui, à un rythme qui conduira à la destruction de notre civilisation si nous ne faisons rien. Mais lorsque nous prenons conscience d’un problème, une nouvelle énergie de vie naît en nous pour trouver les moyens de se mobiliser contre cette destruction.

PI. Je suis frappé par les visages des gens qui passent leur temps libre à faire des emplettes, passant d’un magasin à l’autre, comme des zombies ; voilà ce que nous avons accepté de devenir. Car nous sommes complices et consentants, bien sûr, dans une large mesure. L’un des effets les plus insidieux de la marchandisation du monde est la notion répandue, publicité après publicité, selon laquelle nous devrions posséder tel ou tel produit « car nous le valons bien » ! Comme si la valeur d’une personne se mesurait à l’aune de la possession de certains produits. En même temps, il semble que l’humanité soit en train de vouloir changer, se détournant de concepts liés à la quantité (« combien ça coûte ? », « combien puis-je en avoir ? »), pour leur préférer des critères plus raffinés liés à la qualité.
JL. C’est la raison pour laquelle je propose une alternative à la société axée sur la croissance de la consommation. Beaucoup parlent de décroissance et, même si ces mouvements vont dans la bonne direction, je ne sais pas dans quelle mesure ils réussiront. Ma préférence est de parler de croissance de la qualité de nos vies plutôt que de quantité. Dans ce monde prospère, beaucoup d’entre nous possédons beaucoup plus que ce dont nous avons besoin, mais en termes de qualité, nous sommes encore bien pauvres.
En reconnaissant ce fait et en réduisant la quantité de choses que nous possédons, nous pouvons mettre davantage de qualité dans nos vies. Changer notre perception de tous les objets qui nous entourent et le sens que nous leur donnons conduit à faire des choix très différents, tant dans notre relation aux choses qu’aux êtres humains.

PI. En parlant de relations… Nous avons parlé du sens croissant de l’interconnexion. Sommes-nous en train d’évoluer, peut-être beaucoup plus rapidement qu’on pourrait le penser à l’heure actuelle, vers de nouveaux modes de relations sociales, en développant la notion de groupe ?
J. Lent développe alors l’idée de la nécessité de transformer notre vie, à trois niveaux : d’abord en se reconnectant à nous-mêmes, pour identifier nos valeurs fondamentales ; ensuite en nous connectant à notre communauté, et enfin en nous connectant à la planète. En prenant le temps d’être soi‑même – sans se laisser distraire par les smartphones, les médias sociaux, etc. Participer à la vie des groupes auxquels nous appartenons – la famille, les amis, les voisins, le village ou le quartier –, participer à toutes les activités communautaires qui contribuent au bien-être et à la résilience des communautés. Il nous faut aussi être actifs et impliqués à l’échelle mondiale.

JL. On voit en permanence des informations sur les grandes forces en jeu à l’échelle mondiale, qui vont dans le sens de la destruction. Nous ne pouvons rester assis à regarder ça. Il est essentiel de reconnaître que ce sont les décisions que nous prenons en tant qu’individus, en tant que membres d’organisations ou de communautés, qui déterminent l’avenir de l’humanité. Il nous faut développer le sens politique global de notre interdépendance. Si nous parvenons à porter notre attention sur chacune de ces trois dimensions, nous pourrons transformer l’avenir de l’humanité.

PI. Nous parlons de la nécessité de changer, de prendre conscience maintenant de nos choix afin de pouvoir transformer le monde. Nous reste-t-il assez de temps et sommes-nous assez nombreux pour effectuer ces changements ?
JL. C’est une question importante. Combien de personnes faudra-t-il ? Vers la fin de mon livre, The Patterning Instinct, je fais référence à une étude très intéressante réalisée par Erica Chenoweth1. Elle a analysé les mouvements du siècle dernier qui ont conduit à la transformation sociale et au transfert du pouvoir d’une minorité vers l’ensemble de la société. Deux facteurs clés ont émergé : premièrement, les mouvements les plus réussis étaient les moins violents. Deuxièmement, et c’est très important, ils ont découvert que, lorsque plus de 3,5 % de la population s’engageait vraiment dans un mouvement, celui-ci semblait passer à un niveau de puissance supérieure capable de contrecarrer tout pouvoir qui tentait de le retenir.

PI. Un point de bascule avec si peu de gens ?
JL. Effectivement, trois et demi pour cent, ça semble un nombre relativement faible. J’estime que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à un véritable engagement. Si on regarde les Etats-Unis, par exemple, qui comptent environ 350 millions d’habitants, 3,5 % représenteraient un peu plus de 10 millions d’habitants. Il y a quelques années à peine, avant le sommet de la COP21 à Paris, une manifestation massive à New York a rassemblé environ 400 000 personnes pendant la conférence de l’Onu. Cette marche a eu un immense impact. Les Nations unies et Christiana Figueres (qui dirigeait les efforts pour parvenir à un accord sur le climat) ont déclaré : « En voyant défiler toutes ces personnes, nous avons su que nous étions soutenus et que notre travail allait porter ses fruits. ». Dix millions, c’est 25 fois plus. Alors imaginez 10 millions de personnes qui manifestent, réclamant pacifiquement une véritable transformation de ce pays, et rapportez ce chiffre au reste du monde. On est face à un phénomène d’une toute autre dimension, mais je pense que c’est ce qui est nécessaire si nous voulons vraiment le changement.

PI. L’étude d’Erica Chenoweth dont vous venez de parler est extrêmement inspirante. C’est le pouvoir du peuple qui se mobilise dans tous les domaines de la société et à tous les niveaux. Les gens peuvent parfois être sceptiques quant à l’effet à long terme des mouvements de masse ou se sentir conditionnés par leur propre manque de pouvoir individuel, de sorte qu’ils ne voient pas l’impact que peut avoir un effort collectif concerté. Vous entendez souvent dire : « Je ne suis qu’un individu ; que puis-je faire face à la puissance des pouvoirs en place ? » Mais à en juger par l’étude que vous avez mentionnée, la réalité est bien plus dynamique et positive que nous ne le réalisons.
JL. Oui, c’est le pouvoir du peuple. Curieusement, après avoir pris connaissance de cette étude, vous pourriez commencer à désespérer en pensant « nous ne serons jamais 10 millions », mais cela m’amène à une autre forme d’analyse de ce changement. Un excellent modèle dont je parle dans mon livre ; ce qu’on appelle « la théorie du changement du cycle adaptatif », qui consiste à comprendre comment le changement se produit dans des systèmes complexes.

J. Lent explique ici les différentes phases d’un système : une phase de croissance ou de réorganisation ; une seconde phase d’exploitation et de croissance rapide ; puis une phase de consolidation ou de conservation ; et enfin la dernière phase de « relâchement » dans laquelle tout se fragilise et pendant laquelle peut se déclencher un effondrement ou un changement abrupt – comme un krach boursier ou un incendie dévastant une forêt. La phase de relâchement détruit ce qui avait été construit auparavant pour laisser place à la phase de régénération. Ce qui n’aurait jamais été possible auparavant le devient. Cela peut être soit positif, soit négatif. Par exemple, dans les années 1930 en Europe, après l’effondrement de l’économie après la Première Guerre mondiale, des personnes comme Hitler et Mussolini ont été en mesure de prendre le pouvoir. Mais ça peut aussi conduire à une période positive au cours de laquelle de nouvelles idées se développent et se répandent rapidement.

JL. Je crois que nous vivons actuellement les toutes dernières étapes de la phase de relâchement de notre civilisation moderne. C’est comme une course contre la montre. Si l’ensemble de l’économie s’effondrait, nous ne pourrions plus la reconstruire. Nous perdrions les structures développées au cours des millénaires. Ce serait une catastrophe. Serions-nous capables de changer notre système cognitif, la manière dont nous donnons un sens au monde, assez rapidement pour réorienter notre système économique mondial avant que tout ne s’effondre ? C’est une question fondamentale pour notre époque. Cette transition de fond peut-elle avoir lieu assez rapidement au niveau de nos valeurs culturelles pour changer le cours de notre immense « navire Terre » ?

PI. On parle beaucoup de l’effondrement du capitalisme, du rejet des valeurs et des systèmes néolibéraux. Vous avez évoqué les années 1930. C’est très intéressant parce que, tout comme dans ces années-là, nous assistons à la montée du fascisme que ce soit au niveau politique ou en tant que fascisme économique axé sur les consommateurs. Quelle est votre opinion à ce sujet ?
JL. Je pense que nous sommes exactement à ce point. C’est le moment du grand détricotage. Les insatisfaits se tournent vers l’extrême droite, le fascisme ou optent pour un avenir véritablement régénérateur. C’est pourquoi il nous incombe, à nous qui luttons pour la vie, pour l’épanouissement de l’homme et de la nature, de présenter ces idées de la manière la plus réaliste possible, afin d’émouvoir le plus de gens possible et les inspirer à s’engager dans la lutte pour l’avenir. Il est capital de présenter une vision de ce à quoi une civilisation peut ressembler. C’est pourquoi j’ai tourné cette vidéo intitulée Une vision du monde en 2050 (La grande transformation, ou comment nous avons (de justesse) évité une catastrophe climatique).
Je suis de plus en plus enthousiasmé par ce que l’on appelle une « civilisation écologique » – une civilisation fondée sur un ensemble de principes différents de ceux sur lesquels elle repose actuellement. Notre civilisation actuelle est basée sur l’exploitation des ressources et la croissance exponentielle, comme un cancer qui se propage et détruit toute vie, l’humanité et la nature, pour créer de la richesse pour les actionnaires. Une civilisation écologique au contraire reposerait sur les principes de la vie et de l’interconnexion, de l’intégration et de la résilience. L’épanouissement durable des êtres humains dans leur relation entre eux et avec le monde naturel serait à la base de l’organisation de nos institutions, de la manière dont nous échangeons, du développement de notre technologie, de notre alimentation. Tous les aspects de notre vie seraient basés sur un ensemble de principes et de structures fondamentalement différents. Ce qui est excitant, c’est que les germes de tous ces processus de pensée existent déjà. Il n’y a rien à inventer. Partout dans le monde, des gens brillants se rassemblent et vivent déjà dans ce futur qui émerge. Ils font déjà ce dont nous avons besoin pour créer cette future civilisation écologique. Nous n’avons qu’à découvrir toutes ces merveilleuses idées, les nouvelles technologies, nouveaux modes de vie, et les implanter partout. Je ne sais plus qui a dit cette phrase géniale : « L’avenir est déjà là, il n’est simplement pas encore bien distribué. »

Communiqué de Jeremy Lent

Depuis notre conversation (voir notre numéro de novembre 2018), le monde a poursuivi sa dramatique transformation. Voici quelques-uns des faits que je considère comme les plus significatifs :

Un rapport du WWF a établi que l’humanité a éliminé 60 % des mammifères, oiseaux, poissons et reptiles dans le monde par rapport à 1970.

 Il ne reste, selon le Giec, que douze ans pour éviter un point de basculement climatique qui conduirait à d’irréversibles boucles de réactions amplifiantes.

Jair Bolsonaro a été élu président du Brésil en jurant de se retirer de l’Accord de Paris et de doubler la dévastation de l’Amazonie pour l’exploitation minière et la monoculture.

 Les démocrates ont reconquis la Chambre des représentants aux Etats-Unis. La jeune élue progressiste Alexandria Ocasio-Cortes propose un New Deal vert et radical pour le programme du parti démocrate, pour les élections présidentielles de 2020, qui pourrait faire des Etats-Unis un leader visionnaire en ce qui concerne le climat.

 Extinction Rebellion, mouvement vert activiste nouvellement formé, a adopté l’action directe et la désobéissance civile en fermant cinq ponts à Londres.

Il n’a jamais été aussi vrai que l’avenir est ce que l’on crée collectivement. Des périodes de turbulences toujours plus grandes entraîneront inévitablement des transitions profondes dans nos systèmes culturels, politiques et économiques. Comme je l’ai écrit dans un récent article : « Au fur et à mesure que le système actuel commencera à s’effondrer dans les années à venir, un nombre croissant de personnes dans le monde se rendront compte qu’une alternative fondamentalement différente s’impose. Qu’ils se tournent vers des mouvements fondés sur les préjugés et la peur ou qu’ils s’associent à une vision d’un avenir meilleur pour l’humanité dépend, dans une large mesure, des idées dont ils disposent. »

Chaque lecteur de cette revue a un rôle à jouer dans la décision collective de l’humanité de laisser un héritage de prospérité ou de mort aux générations futures. Les enjeux n’ont jamais été aussi élevés.

 

PI. J’apprécie beaucoup la manière dont vous parlez d’une nouvelle Organisation des Nations unies forte ainsi que de la nécessité absolue de mettre en œuvre et de respecter des lois pour protéger notre planète. Je crois qu’il nous faut poser de nouvelles fondations, une Déclaration des droits de la vie, une constitution pour la vie humaine.
JL. Exactement ! L’une des grandes réalisations de l’humanité est la Déclaration des droits de l’homme, élaborée après les ravages de la Seconde Guerre mondiale. C’est la base de notre système de valeurs en tant que communauté mondiale. Nous avons maintenant besoin de quelque chose de similaire concernant les droits de la nature.

PI. Et aussi reconnaître le droit d’être un être humain à part entière ; vous savez, comme si nous ne n’étions que la moitié de nous-mêmes, tronqués, à moitié vides.
JL. Exactement.

PI. Grâce aux nombreux auteurs et penseurs qui sont tournés vers l’avenir, nous sommes conscients de l’impact du matérialisme et du consumérisme. Avec des priorités basées sur la consommation, nous ne sommes que la moitié de nous-mêmes. Pas étonnant que les gens disent qu’ils ressentent un vide. J’aimerais voir l’élaboration d’une nouvelle constitution des Nations unies garantissant la réalité et les droits de tout être humain, reconnaissant la personne dans son ensemble, y compris dans sa dimension spirituelle. Ce serait quelque chose à travailler collectivement, pour définir ce qu’est véritablement l’être humain, en reconnaissant tous les autres systèmes dont nous faisons partie, avec leurs propres droits.
JL. Je suis d’accord. C’est une idée merveilleuse. Et pour aller un peu plus loin, devenir un être humain à part entière, comme vous le décrivez, c’est reconnaître que notre identité même ne se termine pas avec notre propre organisme, avec notre individualité. Il ne s’agit pas d’une sorte d’époque post-hippie qui consiste à « se réaliser », à faire quelque chose pour soi-même aux dépens des autres d’une manière libertaire. Le véritable épanouissement, c’est réaliser sa connexion avec la communauté et la nature au sein desquelles nous vivons, c’est voir que nous faisons partie d’un immense système ; c’est faire l’expérience de notre identité au sens le plus large.

www.jeremylent.com
1. ericachenoweth.com
The Patterning Instinct — A Cultural History of Humanity’s Search for Meaning ; Why Civil Resistance Works : The Strategic Logic of Nonviolent Conflict (Columbia Studies in Terrorism and Irregular Warfare) par Erica Chenoweth and Maria Stephan.

 

Environnement

Aucun article pour cette rubrique

 

Esotérisme

Aucun article pour cette rubrique

 

Faire le lien

Aucun article pour cette rubrique

 

Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.

La puissance de la forme de la Grande Pyramide [sommaire]

« A l’heure actuelle, des études approfondies sont menées sur la nature et les propriétés énergétiques de la pyramide. La Grande Pyramide de Gizeh est en fait un instrument atlante basé sur le pouvoir de la forme. Le but de l’homme atlante était de perfectionner le véhicule astral ou corps émotionnel. Par sa seule forme, la pyramide, lorsqu’elle est alignée avec les pôles nord et sud, attire l’énergie des plans éthérique et astraux. Cette énergie était transmise à l’intention des habitants de la grande cité qui est maintenant enfouie sous les sables entourant cette pyramide et le Sphinx. » (La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse)

Dans les précédents numéros de Partage international, Benjamin Creme a révélé que la Grande Pyramide égyptienne de Gizeh a été construite il y a des milliers d’années dans le but d’attirer certaines énergies bénéfiques pour les gens de l’époque et qu’à l’avenir, les propriétés énergétiques des différentes formes, ou « ondes de formes », seront comprises et conduiront à la construction d’« objets de force » dans des espaces ouverts près des villes et des cités. Ces « formes de pouvoir créeront l’équilibre et l’énergie pour cette zone » et « seront utilisées pour changer le climat et améliorer la qualité de l’air dans les villes du monde entier » (PI, avril 2006).

Récemment, une équipe de chercheurs de Russie et d’Allemagne a appliqué des méthodes de physique théorique et a calculé que la Grande Pyramide de Gizeh peut concentrer l’énergie électromagnétique (EM), notamment les ondes radio, dans ses chambres internes et sous sa base.

L’équipe étudiait l’interaction entre les ondes lumineuses et les nanoparticules (particules de cent milliardièmes de mètre ou moins) pour déterminer quelle forme et quelle taille de particules seraient les plus efficaces dans des applications visant à contrôler la lumière à l’échelle nanométrique. Ils ont décidé d’analyser les propriétés électromagnétiques de la forme pyramidale : « Nous avons décidé de considérer la Grande Pyramide comme une particule dissipant des ondes radio résonnantes », a déclaré le Dr Andrey Evlyukhin, superviseur de l’équipe.

En d’autres termes, comment la pyramide réagirait-elle énergétiquement si elle était bombardée d’ondes EM à certaines fréquences ? Les chercheurs ont rassemblé toutes les informations connues sur les propriétés physiques de la Grande Pyramide et les ont intégrées dans un modèle que les physiciens utilisent pour étudier l’interaction entre les objets complexes et les champs EM. Le modèle a montré que la pyramide rassemble et focalise effectivement l’énergie EM.

Les résultats de l’expérience, publiés dans le Journal of Applied Physics (20 juillet 2018), pourraient aider les scientifiques à créer de nouvelles nanoparticules pyramidales qui pourraient être utilisées, par exemple, pour créer des cellules solaires très efficaces et de minuscules capteurs optiques.

Bien que les conclusions de l’équipe soient théoriques, impliquant des structures subatomiques et des fréquences d’énergie bien en deçà des niveaux auxquels Benjamin Creme faisait référence (niveaux que la science dominante n’a pas encore découverts), cette recherche pourrait représenter un pas vers la compréhension des relations entre forme et énergie.

Source : phys.org ; newsweek.com

 

Fenêtre sur le monde

Aucun article pour cette rubrique

 

La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
Aucun article pour cette rubrique

 

La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Environnement : manifestations à Londres [sommaire]

Le samedi 17 novembre 2018, des milliers de manifestants ont réussi à bloquer cinq des principaux ponts de Londres afin d’attirer l’attention sur le changement climatique.

Les manifestations ont commencé au pont Southwark et se sont déplacées vers l’ouest en direction du pont Westminster, après quoi les manifestants ont tenu une cérémonie interreligieuse devant l’abbaye de Westminster.

Environ 6 000 personnes ont participé à la manifestation et plus de 85 arrestations ont eu lieu. Plus tôt dans la semaine, des événements plus modestes se sont déroulés dans d’autres villes du Royaume-Uni et à l’étranger. Les manifestants, parmi lesquels figuraient des familles et des retraités, s’étaient joints à la campagne organisée par un nouveau groupe appelé Extinction Rebellion, qui s’engage dans une désobéissance civile massive afin d’attirer l’attention sur l’urgence environnementale.

Ce groupe basé au Royaume-Uni a été soutenu par près de 100 universitaires de haut niveau de tout le pays, dont l’ancien archevêque Rowan Williams. Dans une lettre au journal The Guardian, ils ont déclaré que « les politiciens ne s’attaquant pas à l’effondrement du climat, un « contrat social » a été rompu […]. Il est donc non seulement de notre droit, mais de notre devoir moral de contourner l’inaction du gouvernement et son manquement flagrant, et de nous rebeller pour défendre la vie elle-même. » Selon les manifestants, les perturbations provoquées étaient justifiées. « Nous avons essayé de marcher, de faire du lobbying et de signer des pétitions. Rien n’a apporté le changement nécessaire », a déclaré Tiana Jacout, membre d’Extinction Rebellion.

Le groupe appelle le gouvernement à réduire les émissions de carbone à zéro d’ici 2025 et à mettre en place une « assemblée citoyenne » pour élaborer un plan d’action d’urgence similaire à celui de la Seconde Guerre mondiale. Il fait partie du groupe militant Rising Up (Montée en puissance), qui rassemble les gens dans les bibliothèques, les salles de réunion, les cafés et les églises, les impliquant dans les discussions et les idées d’activisme. « J’ai l’impression que de nombreuses personnes éprouvent un sentiment croissant de frustration et d’urgence à mesure que s’accumulent les preuves de l’ampleur de l’urgence climatique à laquelle nous sommes confrontés », a déclaré Roger Hallam, universitaire du King’s College spécialisé dans le changement social et la protestation. Il a expliqué que le groupe recevait maintenant 20 demandes par semaine de la part de personnes de tout le Royaume-Uni souhaitant entendre un exposé sur le sujet.

Extinction Rebellion a également reçu le soutien de politiciens, dont Caroline Lucas, députée du Parti Vert du Royaume-Uni, et Bernie Sanders, sénateur des Etats-Unis, où le groupe discutait avec des militants de l’organisation d’événements similaires de désobéissance civile. D’autres événements sont prévus au Canada, en Allemagne, en Australie et en France. Rupert Read, professeur de philosophie à l’Université d’East Anglia (R.-U.), l’un des organisateurs, a déclaré : « Pour contester correctement le système qui nous conduit à une mort précoce, il nous faut être audacieux et ambitieux, établir de nouvelles connexions à travers le monde et apprendre les uns des autres. »

Source : The Guardian, The Independent, R.-U ; BBC News

 

Le point de vue de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les enseignements de Maitreya

Aucun article pour cette rubrique

 

Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Aucun article pour cette rubrique

 

Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
Aucun article pour cette rubrique

 

L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
Aucun article pour cette rubrique

 

L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Aucun article pour cette rubrique

 

Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Aucun article pour cette rubrique

 

Autres

La pauvreté au Royaume-Uni [sommaire]

Onu : Haut-Commissariat aux droits humains

Communiqué du professeur Philip Alston, rapporteur spécial des Nations unies sur l’extrême pauvreté et les droits humains, lors de sa visite au Royaume-Uni (extrait abrégé).

Londres, le 16 novembre 2018 – Le Royaume-Uni est la cinquième puissance économique mondiale ; plusieurs régions sont immensément riches, sa capitale est un centre majeur de la finance mondiale, ses patrons sont innovants et dynamiques, et malgré les turbulences politiques actuelles, ses institutions sont enviées, à juste titre, dans de nombreuses régions du monde. Il semble donc manifestement injuste et contraire aux valeurs britanniques que tant de personnes vivent dans la pauvreté. Tous ceux qui regardent vraiment observent une augmentation flagrante des banques alimentaires et des files devant celles-ci, des gens qui dorment dans la rue, des sans domicile fixe, et un profond sentiment de désespoir. Ce dernier a même conduit le gouvernement à nommer un ministre de la prévention du suicide et la société civile à faire un rapport approfondi sur les niveaux inouïs de solitude et d’isolement. Les collectivités locales qui, en particulier en Angleterre, jouent un rôle vital en garantissant un véritable filet de protection sociale, ont été affaiblies par une série de mesures gouvernementales. Un nombre inégalé de bibliothèques ont fermé, les centres publics pour la jeunesse ont été réduits et sous-financés, les espaces et les bâtiments publics, y compris les parcs et les centres de loisirs, ont été vendus. Si les marchés du travail et du logement constituent la toile de fond de mon rapport, il met également l’accent sur le rôle de la protection sociale et des politiques qui en découlent.

Résultats : 14 millions de personnes, soit un cinquième de la population, vivent dans la pauvreté. Quatre millions d’entre elles se situent à moins de 50 % du seuil de pauvreté dont 1,5 million vit dans le dénuement et n’a pas les moyens d’acheter les produits de première nécessité. Le très respecté Institute for Fiscal Studies (l’institut pour les études fiscales) prévoit une augmentation de 7 % de la pauvreté infantile entre 2015 et 2022, et diverses sources prévoient des taux de pauvreté infantile allant jusqu’à 40 %. Que près d’un enfant sur deux soit pauvre au XXIe siècle au Royaume-Uni est non seulement une honte, mais en même temps une catastrophe sociale et économique.

Cependant, le tableau complet du mal-être des personnes à faible revenu au Royaume-Uni ne peut être brossé par les seules statistiques. Et ses conséquences sont bien visibles pour tous. Les organisations caritatives les plus respectées du pays, les principaux groupes de réflexion, les commissions parlementaires, les autorités indépendantes comme la Cour des comptes nationale, et bien d’autres, ont tous attiré l’attention sur la baisse spectaculaire des ressources des plus démunis du pays. Malgré tout, le gouvernement s’est obstinément opposé à voir la situation telle qu’elle est, et est résolument resté dans un état de déni. Alors même que les autorités décentralisées d’Ecosse et d’Irlande du Nord s’efforcent désespérément d’atténuer par tous les moyens, en d’autres termes de contrecarrer au moins les pires aspects de la politique sociale du gouvernement, les ministres m’ont assuré que tout allait bien et fonctionnait comme prévu. S’ils ont apporté, à contrecœur, quelques retouches à la politique initiale, ils refusent farouchement les modifications qui répondraient aux nombreux problèmes que tant de gens à tous les niveaux ont portés à mon attention. La bonne nouvelle, c’est que bon nombre de problèmes pourraient facilement être résolus si le gouvernement les reconnaissait et examinait certaines des recommandations ci-dessous.

Au cours de mes voyages en Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse et en Irlande du Nord, j’ai rencontré des personnes vivant dans la pauvreté, qu’elles soient âgées, jeunes, handicapées, avec ou sans travail. J’ai parlé avec des personnes de la société civile, des travailleurs sur le terrain, des formateurs et des représentants des gouvernements régionaux et britanniques ; j’ai visité des organismes sociaux, des logements sociaux, une agence pour l’emploi, une banque alimentaire, un centre de conseil social, une bibliothèque et une école primaire. J’ai également rencontré des ministres du gouvernement central et du Pays de Galles, ainsi que le premier ministre écossais. J’ai longuement parlé avec des représentants de tous les grands partis politiques.

Au cours de ces deux semaines, j’ai rencontré des personnes dépendant des banques alimentaires pour leur prochain repas, dormant chez des amis car elles sont sans abri, et ne peuvent offrir à leurs enfants la sécurité d’un logement, des personnes qui se prostituent pour de l’argent ou un toit, des enfants qui grandissent dans la pauvreté, incertains de leur avenir, des jeunes gens qui rejoignent des bandes pour sortir de la misère, des handicapés qui, contre l’avis de leur médecin, doivent reprendre le travail pour ne pas perdre leurs indemnités.

J’ai également constaté une immense résilience, une force et une générosité extraordinaires, des voisins qui s’entraident, des municipalités à la recherche de solutions créatives et des organismes de bienfaisance qui interviennent pour combler les lacunes des services gouvernementaux. J’ai également entendu des histoires de formateurs profondément compatissants et d’un directeur régional de l’agence pour l’emploi qui a fait évoluer la culture dans ses services.

Sur le Brexit, le professeur Philip Alston écrit : « Si la Charte européenne des droits fondamentaux ne s’applique plus au Royaume-Uni, le niveau de protection des droits humains dont bénéficie la population sera considérablement réduit. Le Royaume-Uni ne devrait pas revenir sur les protections des droits humains imposées par l’UE en matière de réglementation et de réduction des inégalités dans le monde du travail. »

Source : ohchr.org

Un message urgent pour un monde divisé [sommaire]

Le contacté français Pierre Monnet :

par Gerard Aartsen,

Pressentant la fin de leur monde, ceux qui détiennent le pouvoir font en coulisses tout pour créer et intensifier les divisions au sein de l’humanité. Et comme le montrent les actualités, les dirigeants politiques continuent à imposer leurs vues, incapables de percevoir la seule solution pérenne et raisonnable pour l’avenir : manifester notre unité en instaurant liberté et justice universelles.

Comme je l’ai largement abordé dans un récent ouvrage1, les visiteurs de l’espace nous ont généreusement fait part de leurs inquiétudes quant à nos tendances séparatistes et à la menace de destruction de notre planète, depuis la course à l’armement nucléaire des années cinquante.

George Adamski fut le premier à parler ouvertement de rencontres avec des êtres provenant d’autres planètes et de leur message urgent, mais une campagne prolongée de diffamation menée par des groupes de pression a presque réussi à reléguer son héritage au folklore populaire. Néanmoins, des recherches sérieuses continuent à réhabiliter son message et sa mission. On lira par exemple les conclusions de l’auteur britannique Timothy Good dans son livre Base Alien de 1998, et tout dernièrement les investigations de Rene Erik Olsen dans The George Adamski Story (L’histoire de George Adamski, non traduit) et celle de Michel Zirger dans Authenticating The George Adamski Case (le Cas de George Adamski authentifié), parus cet été.

Comme l’a indiqué Benjamin Creme dans le Rassemblement des Forces de Lumière, outre George Adamski, les gens de l’espace ont eu recours à d’autres personnes sur cette planète « dont la mission était d’informer le monde de la réalité des gens de l’espace. » (p. 36). Nombre de ces contactés, comme Buck Nelson, Truman Bethurum, Daniel Fry et Howard Menger, étaient américains comme G. Adamski, ce qui n’est peut-être pas surprenant vu le rôle crucial tenu par les Etats-Unis dans les affaires mondiales à l’époque et encore maintenant.

En dehors du physicien brésilien Aladino Felix (pseudonyme Dino Kraspedon), du chercheur canadien Wilbert Smith et du fermier Suisse Eduard « Billy » Meier, on n’a connu que récemment d’autres contactés des années 1950 en dehors des Etats-Unis grâce au dossier italien Amitié : le diplomate Alberto Perego, le psychologue Bruno Sammaciccia et le professeur Stefano Breccia.

Son nom est encore presque inconnu mais un Français nommé Pierre Monnet, un appelé au moment des faits, a eu un premier contact en 1951 à Courthézon près d’Avignon. Aucun de ses deux livres Les extraterrestres m’ont dit (1978), et Contacts d’outre-espace (1994), n’ont été traduits en anglais – seulement en espagnol, portugais et néerlandais, ce qui peut expliquer pourquoi son histoire ne s’est pas répandue davantage.

Dans son récit, P. Monnet décrit comment au cours d’une nuit de juillet, sur le trajet entre Courthézon et son domicile situé non loin de là, à Orange, il fut « téléporté » vers une carrière située le long de cette même route, à 3 ou 4 km d’Orange. Marchant avec sa bicyclette entre les tas de sable et les rochers, il fut comme guidé vers un disque en forme de lentille qui émettait une lumière blanche-argentée-bleue. Rappelant les descriptions d’autres contactés, le « métal » constituant le « disque » paraissait être à la fois physique et non-physique, ou tout du moins d’une structure atomique interne en continuel mouvement. C’était à la fois impressionnant, déconcertant et beau, presque comme un être vivant.

Lorsque P. Monnet écrit qu’il expérimenta un silence total, n’entendant même pas la circulation sur la route avoisinante, on imagine aisément qu’il a été sorti de son corps : « Le silence total qui régnait me donna l’impression que j’avais été placé sous une cloche de verre […], complètement isolé du monde extérieur. Je ne pouvais entendre que le son de ma respiration, le battement de mon cœur et la pulsation du sang dans mes veines. » Alors qu’il se dirigeait vers le vaisseau, captivé par le spectacle, il faillit ne pas voir les quatre êtres d’apparence humaine mais d’un autre monde qui se tenaient devant et à côté du vaisseau. Il décrivit comment les êtres commencèrent à communiquer avec lui « par télépathie » et lui assurèrent que c’était « entièrement naturel et avait toujours existé, mais que l’humanité avait perdu cette faculté alors qu’elle perdait son lien avec les lois universelles. »

Après avoir été ramené au point de départ de son parcours, il remarqua sur sa montre et l’horloge de la ville qu’aucun temps physique ne s’était écoulé pendant son expérience, mais il lui fallut des années pour « transcrire » l’information et le message qui lui avait été donnés en des mots appropriés qui restituaient la signification de ce message. Finalement en 1978, il publia son premier livre et entre 1979 et 1981, il reçut de nombreuses invitations pour donner des conférences.

En 1974, il rencontra à nouveau ses contacts extraterrestres. Ils lui déclarèrent : « Nous sommes parmi vous, nous évoluons parmi vous mais vous ne le savez pas… », alors même qu’on lui avait aussi dit que 700 000 personnes avaient déjà été contactées dans le monde. Confirmant les expériences de nombreux « contactés » qui peuvent être considérées comme étant authentiques, P. Monnet reçut le message suivant : « Parce que nous avons la conviction que seule l’obéissance à la loi d’amour nous conduira vers la vie, notre avancement dépasse le vôtre. Pourtant, nous devons aussi adapter notre comportement aux situations qui se présentent à nous lorsque c’est nécessaire. Ainsi nous apprenons les leçons que nous donnent nos erreurs précédentes. Nous pouvons vous enseigner cela sans enfreindre la loi du libre arbitre. »

Les visiteurs de l’espace ont également parlé de l’importance de la période actuelle : « D’après le mouvement des astres dans les cieux, la Terre va bientôt entrer dans ce que les astrologues appellent le signe du Verseau, où au cours de plusieurs milliers d’années elle atteindra l’apogée de son évolution en termes de sagesse. Ceci ne sera possible que si l’homme devient moins centré sur lui-même et s’identifie davantage à la société dans sa globalité. Dans les siècles à venir, des instructions claires seront données à l’homme pour qu’il implémente les changements nécessaires dans les domaines intellectuels, spirituels, psychologiques, scientifiques et technologiques. L’homme sera libre d’accepter ou de rejeter ces instructions. »

En fait, les contacts de P. Monnet semblent même indiquer que les gens de l’espace sont impliqués dans la mise en place d’une plateforme spirituelle dédiée au retour de l’Instructeur, et selon Benjamin Creme : « Tout au long de l’histoire, des êtres humains spirituellement évolués ont été contactés par des extraterrestres pour préparer l’humanité à la venue d’un messager officiel qui enseignera à l’homme les règles et les valeurs qui lui permettront de vivre en harmonie avec la nature et l’univers. »

Cette insistance répétée que manifesta G. Adamski pour que nous tous, individuellement, nous prenions nos responsabilités pour créer un monde meilleur, fut également transmise à travers P. Monnet : « Si nous apprenons à changer notre comportement, nous entrerons dans un futur brillant où l’agressivité, la haine et la mort n’existeront plus. Comme le disent « mes » extraterrestres : « Ne soyez pas dans la haine, cessez de haïr… Aimez intensément… Mais cette sagesse ne peut être acquise que par le combat intérieur que mène chaque être humain individuellement. Nous devons tous réaliser que chaque être humain est responsable pour toute l’humanité et que les choses terribles qui arrivent sont le reflet du comportement de chaque individu. Car pas un seul geste, pas une seule pensée ne peut être jamais effacée. Lorsqu’elle est émise, chaque pensée crée l’amour ou la haine, la joie ou la tristesse, la vie ou la mort […].

L’amour peut seulement être vécu ! L’amour devient visible à travers son rayonnement. L’amour s’oublie, se donne à l’autre complètement. Aimer est facile et difficile à la fois. C’est facile si l’on est préparé à regarder profondément en soi et à se regarder droit dans les yeux. On se prend alors par la main et on s’extirpe du bourbier des actions et des pensées qui nous étranglent et qui nous empêchent de respirer librement et vivre dans l’amour. Mais c’est difficile si nous ne voulons pas faire l’effort. Nous pouvons ne pas voir qu’il y a autre chose que de se lever le matin, aller au travail et jeter un regard noir à tous ceux que vous rencontrez dans les couloirs, crier sur un automobiliste en travers de votre chemin, passer vos nerfs sur votre femme, etc. »

Alors que l’usure du temps se fait sentir sur beaucoup de ceux qui ont travaillé pendant des décennies pour diffuser le message des Frères de l’espace comme d’autres l’ont fait pour l’Emergence de l’Instructeur mondial, les visiteurs nous interpellent : « Nous demandons à ceux d’entre vous qui ont le privilège de comprendre la loi d’amour : ne perdez pas patience, continuez à montrer ce qu’est l’amour et diffusez un amour sans limites à chaque instant de votre vie, car bientôt le cœur des hommes changera et vous serez récompensés : l’amour que vous avez donné vous sera retourné au centuple. »

Et avec la montée du fascisme, conséquence d’un matérialisme forcené – la marchandisation – et une planète qui est elle-même menacée, les mots des Frères de l’espace se font l’écho d’une grande urgence au moment de ce tournant de l’histoire de l’humanité, où nous devons activement nous positionner vis-à-vis de politiques qui engendrent la division et la haine : « Nous sommes ici pour vous aider, mais pour cela votre consentement unanime est nécessaire. Nous espérons que vos cœurs et vos esprits seront remplis d’amour et de sagesse. Nous veillons sur vous. Mais dépêchez-vous car le temps est compté… »

1. Priorité pour une planète en transition, le dossier des gens de l’espace en faveur de la justice et la liberté, Gerard Aartsen.

La voie du Bodhisattva [sommaire]

Sa sainteté le dalaï-lama prononce chaque jour cette prière car « elle me donne la force et l’enthousiasme pour servir les êtres sensibles et l’humanité ». Il s’agit d’un extrait du Bodhicaryâvatâra, un poème épique parfois désigné comme « La voie du Bodhisattva » écrit vers le VIIIe siècle par Shântideva, un grand sage du bouddhisme. Littéralement, le titre en sanskrit de l’œuvre signifie à peu près « L’entrée (avatâra) dans la conduite (carya) éclairée (ou sage, bodhi) ». Ce passage est issu du chapitre III (ver. 17-21) intitulé Adopter l’esprit d’éveil (bodhicittâparigraha). La présente version s’appuie sur la traduction de Louis Finot (1920).

Puissé-je être le protecteur des abandonnés,
le guide de ceux qui cheminent et,
pour ceux qui désirent l’autre rive, être la barque
le gué, le pont, l’île de ceux qui ont besoin d’une île ;
puissé-je être la lampe de ceux qui cherchent la lumière,
le lit de ceux qui ont besoin de repos,
le serviteur des êtres qui sont dans le besoin ;
puissé-je être la pierre à vœux, l’urne aux trésors,
le mantra puissant, la plante qui guérit,
l’arbre aux miracles, la vache d’abondance1 !
De même que la terre et les autres éléments pourvoient
aux multiples usages des êtres innombrables
répandus dans l’espace infini ;
ainsi puissé-je être de toutes façons utile
aux êtres qui occupent l’espace,
aussi longtemps que tous ne seront pas délivrés !

1 – La pierre à vœux (cintâmani) est un joyau magique, qui réalise les pensées ; l’urne aux trésors (bhadraghata) est un vase d’où l’on retire tout ce qu’on veut ; le mantra puissant (siddhavidyâ) est une formule grâce à laquelle toute entreprise réussit ; la plante qui guérit (mahaushadhi) est un remède universel ; l’arbre aux miracles (kalpavriksha), et la vache d’abondance (kâmadhenu) sont deux des merveilles célestes : l’un porte comme fruits, l’autre donne comme lait tout ce que l’on désire.

Canada : Share International au Parlement des religions du monde [sommaire]

Le Parlement des religions du monde, le plus ancien, le plus grand, le plus diversifié et le plus complet rassemblement du mouvement interconfessionnel mondial, a tenu son septième colloque à Toronto (Canada), du 1er au 7 novembre 2018. Des collaborateurs de Share International des Etats-Unis et du Canada y ont participé, en tenant un stand dans la salle d’exposition du Parlement. Ils ont eu des conversations et des échanges fructueux avec des visiteurs de partout dans le monde. Des collaborateurs de SI ont présenté une conférence intitulée L’éveil de l’humanité : les droits communautaires, le pouvoir des peuples et l’émergence des grands instructeurs, et ont ensuite animé une séance de questions et réponses.

Inauguré en 1893, le Parlement a été créé pour cultiver l’harmonie entre les communautés religieuses et spirituelles mondiales et favoriser leur engagement dans le monde et ses institutions dirigeantes en vue de parvenir à un monde juste, pacifique et durable. Intitulé : La promesse du partage et le pouvoir de l’amour, la poursuite de la réconciliation mondiale et du changement, la rencontre de 2018 devait attirer plus de 10 000 participants de 80 pays, représentant 200 milieux spirituels uniques. Plus de 500 programmes et événements ont été présentés, couvrant six grands thèmes : La dignité des femmes ; Combattre la guerre, la haine et la violence ; Action climat ; Peuples autochtones ; La prochaine génération ; Justice. Parmi les 900 conférenciers se trouvaient des chefs religieux des traditions religieuses et spirituelles du monde entier, des universitaires, des militants et des personnalités comme Vandana Shiva, David Korten, Karen Armstrong et Christiana Figueres.

Les participants de cette année, on souvent mentionné l’omniprésence d’un sentiment de bonne volonté, d’amour et d’unité semblant imprégner l’événement. Un collaborateur de SI a noté : « L’énergie d’ouverture et de respect pour toutes les perspectives religieuses et spirituelles était évidente dès le premier jour, d’une manière qui semblait unique. En me rendant sur les autres stands de divers groupes confessionnels et philosophiques et en partageant notre message sur le stand de Share International, j’ai été accueilli avec enthousiasme et, très souvent, avec gratitude, pour notre vision positive de l’avenir, particulièrement par les jeunes. Un certain nombre de ceux qui avaient entendu notre message ont amené d’autres personnes à notre stand pour qu’elles puissent en apprendre davantage. J’ai commencé à réaliser que ce que je vivais était l’énergie de la reconnaissance inconditionnelle et de l’amour. Cette énergie d’amour a semblé couler tout au long de la semaine. Ce fut particulièrement perceptible lors des séances plénières où des centaines de personnes étaient rassemblées. »

En plus d’un esprit communautaire stimulant et joyeux, le Parlement a également présenté de nombreux débats et sujets « laïques », ainsi que des occasions de s’informer davantage sur les initiatives locales et les projets de transformation du monde, par exemple ceux qui visent à guérir les traumatismes du passé et à résoudre les crises actuelles.

Un autre collaborateur de SI raconte : « Au cours de nombreuses interventions, on a exprimé des préoccupations humanitaires réelles et urgentes qui ne semblent pas avoir de solution facile, comme le changement climatique, le sort des réfugiés, les génocides récurrents, la montée des Etats autoritaires et l’effondrement de la démocratie dû au manque de fibre morale. » Maude Barlow, militante canadienne des droits relatifs à l’eau, a fait remarquer que, conjuguée à l’espoir et à l’attente, la forme-pensée prépondérante pendant la semaine du Parlement était un message fort à garder présent à l’esprit : « Ce dont le monde a besoin maintenant, c’est d’une population éduquée et impliquée. »

SI Norvège participe au Forum social norvégien [sommaire]

par Anne Marie Kvernevik,

A cinq reprises depuis 2010, Share International Norvège (SI Norvège) a participé à la conférence semestrielle du Forum social norvégien (FSN).

FSN est une organisation fédérative. Il y a quelques années, un membre de son conseil d’administration nous avait suggéré de leur soumettre une demande d’adhésion mais nous avions été rejetés car SI Norvège leur semblait trop différent des autres groupes. Par la suite nous avons toutefois été accepté et avons tenu des stands d’information lors de conférences semestrielles. Nous avons également été invités à des tables rondes avec différents groupes : politiques, environnementaux, économiques et religieux.

Le thème de 2018 de ce séminaire de trois jours était : Le POUVOIR – un monde différent est possible.

Le discours inaugural de l’événement a annoncé :

« La Conférence sur la mondialisation 2018 a pour thème principal le POUVOIR. Nous entendons remettre en question les structures de pouvoir actuelles, mettre en exergue qui est réellement au pouvoir et suggérer comment nous pouvons transférer le pouvoir au peuple. « Notre monde n’est pas à vendre. Un autre monde est possible » est notre slogan. »

Des conférenciers internationaux et norvégiens, des sessions plénières, des ateliers, des tables rondes et des événements culturels ont rythmé la conférence.

SI Norvège disposait d’un stand où nous avons présenté Maitreya et ses priorités, et diffusé des documents, dont divers articles du Maître de Benjamin Creme. Nous avons exposé des photos de la quatrième page de couverture de Share International, un reportage photos récapitulant l’émergence de Maitreya, et avons distribué des brochures, des listes de livres de B. Creme, la revue Share International, le journal l’Emergence, et des informations sur SOP – Sauvons notre planète ! Nous avons également préparé un dépliant intitulé L’humanité à la croisée des chemins pour cette occasion.

Beaucoup de visiteurs se sont présentés sur le stand ; certains étaient intéressés tandis que d’autres étaient plus sceptiques, tout en s’accordant sur les priorités de Maitreya et la réalité des problèmes environnementaux. Les jeunes se montrent particulièrement intéressés, plus ouverts, plus curieux, plus attentifs et assurent qu’ils iront chercher davantage d’informations sur Internet.

Cette année, SI Norvège a été invité à participer à un débat d’experts avec des représentants de l’Eglise luthérienne norvégienne, des musulmans, des bouddhistes, des membres de l’Eglise adventiste, de l’Union holistique et des bahaïs. Le thème de ce débat organisé par Basic Income Norway (revenu de base norvégien) était : La fraternité dans la pratique – philosophie de vie, partage économique et revenu de base.

En voici la déclaration introductive : « Les différentes philosophies de vie adoptent des conceptions différentes sur les inégalités entre riches et pauvres, et sur la façon dont il conviendrait de partager nos ressources communes. Au cours de cette rencontre avec des représentants de plusieurs philosophies de vie, chacun aura l’occasion de présenter son point de vue sur le partage des ressources. »

La rencontre a eu lieu dans la crypte de la Kulturkirken Jakob (l’église culturelle St Jacques, à Oslo). Chaque groupe a présenté brièvement son point de vue sur la justice et le partage. SI Norvège a présenté Share International et sa tâche principale qui consiste à donner des informations sur Maitreya, l’Instructeur mondial, et les Maîtres de Sagesse, leur relation avec nous, et le Jour de Déclaration. Comme le thème était le partage économique, nous avons discuté des priorités de Maitreya, et nous avons terminé la présentation avec la citation de Maitreya : « Sans partage il n’y aura pas de justice, sans justice il n’y aura pas de paix, et sans paix il n’y aura pas d’avenir. »

Ce débat a conclu sur la nécessité de mettre en avant les similitudes et ce qui unit les différentes philosophies de la vie. Nous avons convenu que dans les exposés sur la justice et le partage, 80 % du contenu nous unissait, et avons engagé les participants à rester en contact et à trouver de nouvelles occasions de se rencontrer et de coopérer.

Cette expérience très positive confirme à quel point il est important pour les collaborateurs de l’Emergence de travailler en réseau et d’échanger des informations et des points de vue avec d’autres types de groupes – politiques, environnementaux, économiques, spirituels – qui œuvrent pour un monde meilleur

 

Citation

Aucun article pour cette rubrique

 

Message de Maitreya

Message du 7 octobre 2014 [sommaire]

« Quand les hommes me verront pour la première fois et connaîtront ma réalité, il se produira en eux un profond changement.

Beaucoup renoueront pour un temps avec la joie de leur enfance et trouveront le monde plus accueillant. Beaucoup seront confortés dans leur désir de servir et de prendre toute leur place parmi les acteurs du changement. C’est vers eux que je me tournerai pour revigorer l’âme de l’homme et restaurer la joie.

Croyez, si vous le pouvez, que je suis avec vous, prêt à user de ma puissance pour vous. Croyez, si vous le pouvez mes amis, que j’attends avec impatience le moment de mon retour à la vue de tous. »

Message de Maitreya, l’Instructeur mondial, par l’entremise de Benjamin Creme, le 7 octobre 2014

 

Brève

Aucun article pour cette rubrique

 

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Un message divin [sommaire]

Parfois, je me demande comment manifester ma divinité et comment m’ouvrir aux gens, m’ouvrir véritablement, me sentir un avec tout le monde.

Début novembre 2018, j’étais dans le tramway et m’apprêtai à descendre. Je vis alors un homme assis, face à la sortie. Je crois qu’il m’a dit : « Bonjour ». Il me tendit la main et nous nous serrâmes la main.

Sa poignée était ferme et agréable. Cela a duré environ une minute. Entre-temps le tram s’était arrêté et je me précipitai pour descendre. Il me fit une forte impression. Il rayonnait la simplicité. Son visage était clair, ouvert et aimable et une impression de pureté et d’innocence se dégageait de lui. Sa tenue vestimentaire était décontractée. Je descendis du tram étonné et enchanté.

Nous commençons toujours la méditation de transmission en écoutant un message enregistré de Maitreya. Ce soir-là ce fut le message n° 28 qui, à mon grand étonnement commence ainsi : « Je voudrais vous montrer une nouvelle manière de vivre, fondée sur la fraternité innée de l’homme, sur sa capacité d’aimer et de partager, et sur sa divinité essentielle. Devenir divin est un processus simple, naturel, accessible à tous les hommes. Il consiste à libérer ce Dieu qui, depuis l’origine, demeure à l’intérieur de vous. Ma promesse est la suivante : si vous me suivez dans l’ère nouvelle, je libérerai pour vous votre nature divine… »

Nom et adresse non communiqués, Amsterdam, Pays-Bas

L’humanité à la croisée des chemins [sommaire]

Le 28 octobre 2018, nous nous apprêtions à projeter la vidéo de la conférence : L’Humanité à la croisée des chemins lorsque deux joyeuses Surinamaises nommées Pearl et Stella, entrèrent, l’une d’elles avec notre dépliant à la main. Elles nous expliquèrent que, ce matin-là, elles avaient assisté à un service à la communauté pentecôtiste, et qu’elles étaient venues car elles avaient trouvé ce dépliant annonçant la projection au Centre d’information de Share Nederland à Amsterdam. Nous leur demandâmes si elles avaient assisté à un service dans une église voisine. Elles répondirent qu’il ne s’agissait pas d’un service religieux régulier, qu’elles n’appartenaient pas à cette église mais qu’elles sont un groupe de sept à s’y réunir pour chanter. Il nous sembla intéressant et surprenant que des personnes de confession religieuse réputée plutôt stricte se présentent à notre Centre d’information. Nous avions connu une situation similaire lors de la visite de deux musulmanes ; le Maître de Benjamin Creme avait indiqué qu’elles étaient des porte-paroles du Maître Jésus (voir notre numéro d’avril 2016).

Lorsque nous nous assîmes pour regarder le film, nous leur demandâmes de prendre place devant, mais elles préférèrent rester à leur place, dans le fond. Une des membres du groupe, assise juste devant elle, se retourna et leur demanda si elle ne leur cachait pas la vue, mais elles répondirent que ce n’était pas un problème : « Nous avons de longs cous. » C’était étrange, car physiquement ce n’était pas du tout le cas. Nous avons considéré cela comme un symbole.

Après la projection, nous prîmes place autour d’une table et une discussion démarra. Pearl parla la plupart du temps, Stella s’associa à la conversation de temps en temps et, à un moment donné, elle examina tout le monde autour de la table très attentivement. Pearl déclara qu’elle était venue du Surinam aux Pays-Bas à l’âge de trois ans, qu’elle connaissait très bien la mentalité des Néerlandais et que les gens ne sont pas attentifs aux autres. Nous sommes si matérialistes, nous ne nous préoccupons plus les uns des autres. Dans la rue, dans le tram, il n’y a que notre smartphone qui nous intéresse. L’écart grandissant entre riches et pauvres dans le monde entier a également fait l’objet de la discussion. Stella parla d’un garçon qui avait acheté des chaussures à 700 euros alors que sa mère avait du mal à joindre les deux bouts. Elle nous dit qu’elle leur avait fait savoir ce qu’elle en pensait. Concernant les pauvres, on sentait au timbre de sa voix, que Pearl était préoccupée et qu’elle les soutenait. On a également abordé la question de la marchandisation, en particulier dans le domaine de la santé et de l’environnement. Alors que tout le monde parlait en même temps Stella affirma doucement : « Ce que nous faisons et ce que nous disons nous revient », soulignant ses paroles d’un geste circulaire : sa main droite partit de son épaule droite et lorsqu’elle atteignit un point juste devant elle, sa main gauche prit le relais et termina le cercle à son épaule gauche. C’était un geste circulaire englobant qui illustrait parfaitement la loi du karma. On évoqua le « pouvoir du peuple » comme moyen important d’apporter le changement et tout le monde s’accorda sur le fait que nous devrions descendre dans la rue et faire entendre notre voix.

A un autre moment, Pearl demanda à une personne du groupe si elle était clairvoyante. Elle lui répondit : « Non, pas du tout. » La question suivante fut : « Mais vous êtes le chef ? » – « Non » – « Mais c’est vous qui décidez ? » De nouveau : « Non, pas du tout, nous essayons de travailler en tant que groupe sans « chef », comme l’explique Benjamin Creme, par exemple dans son livre l’Art de la coopération. » Puis Pearl demanda à la même personne si elle pouvait lui parler en privé quelques instants. Elles se retirèrent dans la cuisine. Là, Pearl la regarda bien en face et lui demanda : « Quand vous me regardez, que voyez-vous ? » Elle se vit répondre dans un rire : « Une dame qui met trop de sucre dans son thé. » Ces deux dames ont été enthousiasmées par la conférence et en partant l’une d’elles a déclaré qu’elle reviendrait pour acheter le DVD que nous avions projeté.

Des membres du groupe néerlandais du Centre d’information Share Nederland, Amsterdam, Pays-Bas

Faites passer le message [sommaire]

Un groupe de douze collaborateurs de Share International des Etats-Unis et du Canada ont tenu un stand d’information au Parlement 2018 des religions mondiales, à Toronto (Canada), du 1er au 7 novembre 2018. La première matinée, alors que plusieurs d’entre nous discutions avec des visiteurs, deux Sud-Africains noirs, charismatiques, se présentèrent à notre stand. Une dame filmait leur conversation pour la publier sur les réseaux sociaux. Comme ils arrivaient devant le stand, l’un d’eux désigna la grande bannière et expliqua à l’autre homme : « L’Instructeur mondial est de retour […] C’est pourquoi je dis à tout le monde : « Chacun est un instructeur. Tout ce qui vous arrive est une leçon. » » Plus tard il ajouta : « Et cet Instructeur mondial VIT en chacun de nous. » Un dialogue animé et agréable s’ensuivit et nous eûmes l’impression qu’un train de marchandises d’énergies positives et d’amour nous envahissait pendant qu’ils parlaient.

Par la suite, nous apprîmes que ces deux hommes étaient des personnalités dans leur propre pays, qu’ils ont été longtemps des ministres évangéliques avec chacun leurs propres expériences d’éveil. Sur sa page Facebook, l’évêque Jackson Khosa (JK) indique que son éveil s’est produit en 1977 lors d’un grand rassemblement évangélique chrétien en Afrique. Mgr Khosa et son ami de longue date Muzi Cindi (MC) travaillent ensemble depuis 30 ans et sont connus pour leur orientation très ouvertement œcuménique et mystique du Christ présent en chacun. Voici quelques extraits de leur conversation inspirante :

MC : Plus vous posez de questions, plus vous vous éveillez, plus vous trouvez de réponses.

JK : Une des choses que j’ai remarquées en étudiant toutes les traditions religieuses ici, c’est comme si toutes, d’une manière ou d’une autre, se détachaient aussi de leurs traditions intégristes.

MC : Vous savez que cela ne peut se réaliser qu’en côtoyant d’autres personnes, et en les écoutant… Quand Jésus nous dit d’aimer son prochain, votre prochain est celui qui voit le monde différemment de vous ; c’est la personne que Jésus nous demande d’aimer.

JK : Ce Parlement mondial de toutes les religions nous transforme donc, parce que dans le passé, presque chacun d’entre nous a voulu convertir les autres à sa… voyez-vous cela ici ? Pensez-vous qu’il y a des intentions cachées où quelqu’un veut vous convertir à sa croyance ou c’est juste des messages qui…

MC (gloussant) : En résumé, tout le monde vous dit : « Racontez-nous votre expérience ! Racontez-nous votre histoire d’éveil ! » Parce que vous découvrirez que les mots diffèrent mais que l’expérience est la même (les deux à l’unisson.) Donc, nous avons tous eu la même expérience, que nous soyons musulmans ou juifs – quelle que soit notre religion, l’expérience est la même ! C’est seulement une question de formulation.

JK : On dirait qu’ils affirment tous que leur Dieu – quel qu’il soit – est amour… Peut-on en conclure qu’il s’agit de la même chose ?

MC : Oui, nous parlons de la même chose ! Et c’est l’amour ! C’est ce que nous sommes ! Nous parlons de nous-mêmes !

E. G., Steyerberg, Allemagne

Prêt ? [sommaire]

Vers avril-mai 2018, j’eus une sorte de vision éveillée impliquant Benjamin Creme. Je ne parle pas d’une vision au sens religieux du terme, mais d’une vision qui s’est formée devant mes yeux tard dans la nuit. J’étais assis dans mon lit, ne pensant à rien de particulier, et soudain je vis des cheveux d’un blanc argenté, qui me rappelèrent immédiatement B. Creme, et tout se mit en place autour de cela.

Il s’agissait d’une grande maison majestueuse, avec un ciel bleu vif et des pelouses d’un vert immaculé. C’était une belle journée d’été. Nous étions derrière la maison et Benjamin était assis avec quelques amis à une table sur le côté de la pelouse. Ils se détendaient, buvaient peut-être du thé glacé et étaient vêtus, je crois, comme s’ils venaient de jouer au polo, mais pas sur cette pelouse.

Benjamin me regarda et me dit : « Tu es prêt ? » Je n’en avais aucune idée, mais je pensai qu’il valait mieux que je dise oui, alors je dis « Oui ! » et il me répondit rapidement : « Bien, parce que Maitreya arrive. » L’image s’estompa ensuite rapidement, mais pas avant que je ne demande : « Quand ? » Je crois qu’il me répondit : « Deux ans. »

J. M., Stoke-on-Trent, Royaume-Uni

Un clochard pas banal [sommaire]

Le 28 avril 2002, je me suis rendue à Paris pour célébrer Wesak et pris le métro à la station Caulaincourt pour rejoindre mon hôtel. En sortant du métro, je vis un homme assis par terre. Il portait un manteau gris, un bonnet afghan, une grosse barbe grise et ce que j’ai le plus remarqué, c’est son apparence propre et saine. Il n’avait pas l’air d’un vagabond ordinaire.

Plus tard, lorsque je retrouvai mon amie Marlène, je le revis et j’étais toujours fascinée. Je le montrai du doigt à mon amie. Le lendemain, nous reprîmes le métro à la même station pour nous rendre au lieu de la célébration de Wesak et il était toujours là. Mon amie était devant moi et au moment où je passai près de lui, il dit : « Marlène ». Je fus surprise, car il ne nous connaissait pas. J’interpelai mon amie pour lui demander si elle aussi l’avait entendu et elle me le confirma. Nous nous regardâmes l’une l’autre d’un air interrogatif. Ce clochard était-il Maitreya ?

H. M., Kilstett, Alsace, France

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ce « clochard » était Maitreya.

Un surplus d’énergie [sommaire]

Le samedi 15 septembre 2018, je roulai en direction de Leicester pour rendre visite à une tante âgée en maison de retraite. Nous devions nous rencontrer pour le déjeuner mais j’étais en retard en raison d’un imprévu avec mes voisins.

Je dois recharger régulièrement ma voiture électrique et je calcule donc toujours les distances avec soin lorsque je me rends en dehors de Londres. Je l’avais déjà rechargée à mi-parcours mais j’étais à cours d’énergie et dus la recharger à nouveau. Disposant de peu de temps, je la chargeai juste assez pour ce que j’estimais nécessaire.

Tout alla bien jusqu’à ce que je prenne un mauvais embranchement sur le périphérique de Leicester et me retrouve à des kilomètres de mon itinéraire. Voyant l’autonomie restante chuter inexorablement, je craignis que la voiture tombât en panne d’énergie et que je ne pusse atteindre ma destination. Je pris un exemplaire de la « main » de Maitreya qui est toujours dans ma voiture et demandais de l’aide. En continuant à rouler, je remarquai que le compteur restait à 46 km. Cela ne changea pas même après, me semblait-il, 15 à 20 km. J’étais si heureuse. Puis à un feu tricolore, je craignis un peu que le compteur fut bloqué. Dès que je redémarrai, le kilométrage baissa un peu pour revenir de suite à 46. Je ris et ressentis une telle paix et une telle reconnaissance pour l’aide qui m’avait été apportée.

Le kilométrage est resté à 46 jusqu’aux environs de chez ma tante puis baissa de quelques kilomètres comme j’atteignais le parking. Quel soulagement ! Et je fus juste à l’heure pour déjeuner avec ma tante.

G. F., Londres, G.-B.

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Aucun article pour cette rubrique

 

Dernière de couverture

Aucun article pour cette rubrique

 

Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Aucun article pour cette rubrique

 

Questions-réponses de Benjamin Creme

Aucun article pour cette rubrique

Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

Que devons-nous attendre des gouvernements ? (Conférence de Londres, 14 juin 2007) [sommaire]

Les individus qui s’imaginent qu’ils gouvernent le monde aujourd’hui ne le font que grâce au pouvoir de leurs armées. Ils sont victimes d’un mirage, d’un aveuglement quant à la situation dans laquelle ils se trouvent. Ils sont tous plus malins les uns que les autres, mais ils excellent avant tout dans l’art de raconter des histoires. Ils ont l’esprit tellement tordu qu’ils sont capables de transformer une vérité en son exact opposé, ce qui n’est ni malin, ni intelligent, ni surtout utile pour le monde. Ce qui serait utile pour le monde, ce serait des hommes en position de pouvoir qui useraient de leur influence pour faire progresser le monde – pour rendre le monde plus sûr, le libérer de la faim, du terrorisme, de la guerre. C’est cela que les peuples attendent de leurs gouvernements.

Oui, mais comment attirer l’attention des gouvernements ? [sommaire]

Les gouvernements sont là pour servir les gens, non l’inverse. Dans très peu de temps, les hommes vont s’éveiller à ce fait. Ils marcheront, manifesteront, et exigeront la justice dans le monde. C’est la voix d’une opinion publique mondiale revigorée et éduquée qui sauvera ce monde. Cette éducation viendra de Maitreya, et l’action que l’humanité apprendra à mettre en œuvre commence déjà à se faire sentir. Les gens manifestent parce que c’est pour eux une manière d’exercer leur pouvoir. L’important, c’est que la cause est très simple : elle a nom liberté, justice, partage. Il ne s’agit pas de sauver les baleines, les renards et telle ou telle espèce, mais de prendre conscience des besoins du monde dans les termes les plus simples.

Que pensez-vous de la crise des réfugiés ? [sommaire]

Si nous pensons que nous pouvons continuer ce que nous avons fait jusqu’à maintenant avec les gens qui arrivent d’Afrique et essaient d’entrer à Malte, en Espagne ou en Italie, et que nous laissons se noyer au large des ports maltais, il nous faudra changer notre fusil d’épaule. Pareille inhumanité est inacceptable. L’inhumanité mène à l’inhumanité et quand on accepte un tant soit peu d’inhumanité, on finit par l’accepter tout entière – jusqu’au terrorisme et à la guerre. On devient alors comme George Bush et Tony Blair, un individu sans conscience, malhonnête avec lui-même, qui ne se rend pas compte de sa propre bêtise.

La plupart des politiciens sont corrompus. Dès lors, quelle est la solution ? [sommaire]

Nous avons besoin d’honnêteté en politique. Et il n’y aura d’honnêteté que dans la nouvelle politique, grâce au travail accompli par les Maîtres depuis des années, depuis 1975, dans les centres où ils résident. Ils y travaillent avec des hommes de conviction, d’une honnêteté totale et qui ont pour seul et unique but de servir le monde au mieux de leurs capacités. Ces hommes ont appris des Maîtres les voies et les moyens d’aborder les divers problèmes qui se poseront en priorité dans l’avenir proche. Après le Jour de Déclaration, ils seront élus à des positions de pouvoir et d’influence en raison de leur altruisme absolu, de leur intelligence lumineuse et de leur pensée juste. Une nouvelle phase s’ouvrira, qui sera l’œuvre de l’humanité elle-même.

Maitreya a dit : « Je ne suis que l’architecte du Plan. Vous êtes les bâtisseurs résolus du temple de la vérité. » Le temple de la vérité est la nouvelle civilisation. Cette civilisation sera une chose dont vous ne pouvez avoir aucune idée aujourd’hui. Elle ne nécessite que l’acceptation du principe selon lequel nous sommes tous un, que l’humanité est une, et que, par conséquent, le partage des ressources de la planète est la chose naturelle à faire dans la famille. Car c’est ce que fait une famille – elle partage tout ce qui entre dans la famille. L’humanité est une famille, et elle devrait faire de même. C’est ce que Maitreya enseignera.

Partout dans le monde, les gens ont peur. Sommes-nous prêts à accueillir Maitreya et les Maîtres ? Qu’est-ce qui permet de le dire ? [sommaire]

Les gens sont prêts, ils sont des millions et des millions à être prêts. L’humanité n’a jamais été aussi prête. Les hommes sont terrifiés par l’avenir qu’ils voient devant eux. Chaque fois qu’il est question de l’Iran, de la Corée du Nord, voire même de l’Iraq, des millions et des millions de gens tremblent partout dans le monde, ils ont un frisson de peur et sont saisis par son inévitable conséquence : le stress. Le monde entier vit dans le stress, les gens n’en peuvent plus et n’en veulent plus, ils ne savent pas comment y échapper. Ils ne regardent plus la télévision et ne lisent plus les journaux tellement ils ne peuvent plus supporter les mauvaises nouvelles. Les gens ne voient que les mauvaises nouvelles parce que c’est la seule chose que l’on voit à la télévision, c’est la seule chose dont parlent les journaux parce que c’est ce qui les fait vendre : c’est le sensationnel qui se vend, c’est donc ce que l’on trouve dans les informations de par le monde.

Mais en même temps, les Maîtres observent le monde et voient toutes les tendances, tous les mouvements et toutes les décisions qui vont dans l’autre sens. Ils voient l’énergie de Maitreya et des Maîtres qui se déverse sur la planète et sature tous les plans, avec, par-dessus tout, l’énergie du grand Avatar, l’Etre cosmique extraordinaire qui adombre Maitreya d’une manière très proche de celle dont Maitreya adombra Jésus en Palestine.

Quand Maitreya m’adombre, il est lui-même adombré par l’Esprit de Paix et d’Equilibre. Le travail de cet Etre consiste à faire jouer la loi d’action et de réaction – qui sont opposées et égales. Cela a pour effet de transformer la violence, la haine, la discorde et la disharmonie qui existent dans le monde en leurs contraires, de sorte que nous connaissions une ère de tranquillité, d’harmonie, de stabilité physique et mentale en proportion exacte de ce qui existe aujourd’hui de violence, de haine et de discorde. Personne ne sait que c’est ce qui se passe en ce moment. Les gens ont peur, parce qu’ils ne voient que la discorde et la disharmonie. Nous n’avons aucune raison d’avoir peur, tout se passe bien.

La roue a commencé de tourner, elle tourne et elle continuera de tourner jusqu’à ce que toute cette ignominie disparaisse, que l’humanité ouvre pour la première fois les yeux sur le mirage et l’illusion dont sont victimes ces chefs d’Etat et de gouvernement ridicules qui s’imaginent qu’ils peuvent dicter leur loi au monde, comme si le monde leur appartenait. Cela, c’est le passé, ce sont les Poissons. L’avenir appartient à la jeunesse, celle d’aujourd’hui surtout. Nous devons faire preuve d’attention, de tendresse à l’égard des jeunes, et leur permettre de prendre leur place. Il faut que les gens plus âgés apprennent ce que c’est que vivre correctement. Nous devons leur faire comprendre de quoi le monde a besoin.