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novembre 2018 – No 363

Sommaire


 

Article du Maître —

Les précurseurs [sommaire]

par Le Maître –,

par l’entremise de Benjamin Creme

Au sein de l’humanité d’aujourd’hui, des hommes et femmes de plus en plus nombreux s’emploient à présenter les principes sur lesquels sera fondée la nouvelle civilisation. Ils sont à l’œuvre dans tous les pays ou presque, et diffusent des enseignements qui reflètent les qualités de l’ère nouvelle du Verseau. Présents dans chaque secteur d’activité, ils se reconnaissent à leur altruisme et leur empressement à répondre aux besoins humains.

Messagers du futur, ces précurseurs ont été envoyés pour préparer les hommes aux expériences qui caractériseront le nouvel âge. Si quelques-uns d’entre eux ont conscience à la fois de leur mission d’aide à un monde en difficulté et de leur connexion avec la Hiérarchie, la plupart ne font que répondre à l’appel de leur cœur en aidant leurs semblables.

Bientôt, nombre d’entre eux s’apercevront qu’ils forment ensemble un groupe important et bien préparé, dont les idées se répandent en écho à travers le monde. Haut et fort, ils donneront voix au changement que désirent les hommes et aux inévitables conséquences qu’il aura pour la société, car il touche au cœur même du problème actuel : la séparation des hommes comme des nations, et la menace qu’elle fait peser sur la sécurité de la planète. Sans ce changement la survie de l’espèce humaine ne tient qu’à un fil, mise en péril par la course effrénée au profit qui prend possession de tous les aspects de la vie.

Sur le gigantesque échiquier du combat pour l’existence, les hommes font de plus en plus figure de simples pions qu’on sacrifie à la « chasse au dollar ». Confiance mutuelle et cohésion sociale n’ont plus leur place dans ce concours de rapaces, avides de gain à n’importe quel prix. L’humanité ne pourra supporter bien plus longtemps la pression de cette lutte dans laquelle les hommes ont à choisir leur camp : celui de l’amour, ou celui d’une cupidité qui confine à la démence.

Depuis les coulisses, Maitreya et son groupe attisent le feu de ce conflit et de plus en plus, au fil du temps, le chemin des hommes s’éclaire. Avec une volonté qui ne cesse de s’affermir ils clament leur besoin de changement, guidés par les préceptes des hommes et femmes visionnaires qui leur ouvrent la voie.

Ainsi Maitreya œuvre-t-il pour le bien de tous, stimulant le meilleur de ce que les hommes ont à offrir, et montrant le meilleur de ce qu’ils peuvent devenir. D’un œil bienveillant, la Hiérarchie observe ce combat crucial pour l’avenir de l’humanité sans douter un instant de son issue : le triomphe de l’âme humaine sur la cupidité comme sur le désespoir.

Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, certains semblent encore plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
L’article ci-dessus, paru en juillet-août 2012, est consacré à un défi majeur de notre temps : l’impact de la marchandisation, une force à la fois insidieuse et destructrice, combattue par les efforts de ceux qui œuvrent en tous domaines pour établir de nouvelles priorités.
Certains d’entre eux sont conscients d’être en contact avec les Maîtres, tandis que la plupart répondent simplement aux besoins du monde dans un esprit de justice et de bon sens.

 

Editorial

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Point de vue

Le bouleversement climatique peut devenir catastrophique [sommaire]

Dernier rapport du Giec

Le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) a publié son dernier rapport le 8 octobre 2018. Très attendu, il aborde les solutions à mettre en œuvre pour limiter le réchauffement global à 1,5°C au-dessus des niveaux pré-industriels. Celles-ci exigent un changement tant social que technologique sur une telle échelle « qu’il n’existe aucun précédent historique documenté », affirme le Washington Post.

Cette dernière publication du Giec, organe de l’Onu créé pour fournir aux décideurs politiques des informations scientifiques rigoureuses sur le changement climatique, a été préparé suite à l’accord de Paris (2015). Elle synthétise le travail de 90 chercheurs provenant de 40 pays et cite plus de 6 000 études scientifiques.

Ce rapport, publié après le sommet d’Incheon en Corée du Sud, qui a eu lieu du 1er au 6 octobre, ne laisse pas de doutes quant à la nécessité d’actions d’envergure pour le climat : d’ici 2030, il faut que les émissions aient diminué de 45 % par rapport à leurs niveaux de 2010. Et d’ici 2050, toute combustion de charbon ou presque doit cesser.

Pour le directeur exécutif de l’Onu Environnement, Erik Solheim, « c’est comme une alarme assourdissante qui se déclenche dans la cuisine. Il faut éteindre le feu ». Tandis que le rapport convient des difficultés à limiter le réchauffement mondial à 1,5°C, il souligne l’importance de le faire, car laisser la planète se réchauffer de 2°C, la limite haute fixée par l’accord de Paris, aurait des conséquences dévastatrices. A contrario, limiter le réchauffement à 1,5°C au lieu de 2°C pourrait :

– éviter une montée du niveau des mers de 10 cm supplémentaires ;

– diminuer par dix la probabilité d’un été sans glace dans l’Arctique ;

– empêcher la fonte du pergélisol dans une région arctique grande comme l’Alaska ;

– limiter la mortalité des coraux tropicaux à 70-90 % au lieu de 99 % ;

– sauver des centaines de millions de personnes des risques climatiques et de la pauvreté d’ici à 2050.

Mais limiter le réchauffement à 1,5°C exigerait des innovations technologiques. La part de l’électricité produite par des énergies renouvelables devrait augmenter, de 24 % actuellement, à 50-60 % dans la prochaine décennie. Le domaine du transport devrait rapidement adopter les véhicules électriques et les centrales électriques à énergie fossile devraient être équipées de technologies de stockage du carbone, afin d’empêcher la diffusion de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Le rapport appelle également à convertir des terres agricoles en forêts (qui constituent des puits de carbone) et à mettre en œuvre une technologie nouvelle : la bio-énergie avec capture et stockage du carbone. Ce procédé prévoit de cultiver des plantes pour en faire des bio-carburants. En grandissant, les plantes absorbent du carbone qui est relâché lors de la combustion des bio-carburants. A ce stade, le carbone serait capturé et enfoui profondément.

Mais des stratégies ambitieuses pour des émissions négatives nécessitent une coopération internationale à très grande échelle. « Même si c’est possible techniquement, ça n’arrivera pas sans aligner la technique, la politique et le sociétal », selon Glen Peters, directeur de la recherche au Centre pour la recherche internationale sur le climat, basé à Oslo. Il poursuit : « contenir le réchauffement en dessous de 1,5°C ou 2°C exigerait que tous les pays et tous les secteurs agissent. » Mais ce genre de coopération a été rendue plus difficile par la décision du président des Etats-Unis, Donald Trump, de retirer son pays, fort émetteur, de l’accord de Paris.

« Aujourd’hui, les meilleurs experts scientifiques mondiaux ont confirmé ce que Mère Nature montre clairement : nous devons rapidement nous tourner vers une économie globale à énergie propre. » Tels sont les mots d’Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis et défenseur de l’environnement. « Malheureusement, l’Administration Trump se marginalise et n’a aucun scrupule, dans une action à courte vue à soutenir les industries de combustibles fossiles, ces industries sales du passé. Cette Administration est en conflit direct avec les entreprises américaines, avec ses Etats, avec ses villes et ses citoyens qui mènent la transformation. »

Source : Ecowatch ; sdg.iisd.org

Les Aînés appellent à des mesures urgentes [sommaire]

Réchauffement planétaire

Alarmés par le Rapport spécial sur le réchauffement planétaire de 1,5°C du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), The Elders (les Aînés) appellent les dirigeants du monde à prendre des mesures radicales pour réduire les émissions mondiales et mettre fin à toute dépendance à l’égard des combustibles fossiles.

« Un nouvel échec serait une trahison impensable envers la planète et les générations futures », a déclaré Gro Harlem Brundtland, présidente par intérim de The Elders et ancienne première ministre de Norvège.

The Elders ont exhorté les dirigeants du monde à respecter et à accroître leurs engagements politiques et financiers afin que des mesures drastiques soient prises pour maintenir la hausse des températures mondiale à 1,5°C, conformément à l’Accord de Paris sur le climat.

Ils ont déclaré être préoccupés par le fait que le nouveau rapport du Giec indique que cet objectif ne sera pas atteint si des mesures immédiates ne sont pas prises pour réduire les émissions mondiales et mettre fin à toute dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles.

Mme Harlem Brundtland a poursuivi : « Ce rapport n’est pas un avertissement, c’est une bombe à retardement. Depuis des décennies, les militants du climat appellent les dirigeants à faire preuve de responsabilité et à prendre des mesures urgentes, mais nous avons à peine commencé à faire ce qui doit être fait. Un nouvel échec serait une trahison déraisonnable envers la planète et les générations futures. »

Les Aînés ont insisté pour que les subventions aux combustibles fossiles, tant à la production qu’à la consommation, soient supprimées et qu’un prix pour le carbone soit fixé. Il faut apporter des ressources pour que les communautés vulnérables puissent investir dans les technologies vertes et s’adapter aux impacts du changement climatique.

Rappelant les paroles de leur défunt président Kofi Annan, selon qui « le changement climatique est la grande menace existentielle de notre temps », The Elders ont déclaré que tous les acteurs doivent agir, être responsables et adopter des mesures, des comportements et un discours public qui souligne l’urgence d’un changement radical.

Mary Robinson, ancienne envoyée spéciale des Nations unies pour le changement climatique et ancienne présidente de l’Irlande, a déclaré : « Le rapport du Giec énonce clairement les défis à relever pour assurer une transition vers un monde à 1,5°C et l’urgence avec laquelle cela doit être accompli. Cela ne peut se faire que par une approche centrée sur les personnes et fondée sur les droits, dans la justice et la solidarité. Le temps des discussions est révolu ; les dirigeants doivent intervenir, servir leur peuple et agir immédiatement. »

Atteindre l’objectif de 1,5°C est essentiel non seulement pour l’environnement, mais aussi pour sauvegarder la paix, la prospérité et les droits de l’homme dans le monde entier, en particulier dans les communautés pauvres et vulnérables qui subissent déjà de plein fouet l’impact des changements climatiques.

Selon Lakhdar Brahimi, ancien ministre algérien des Affaires étrangères et diplomate de l’Onu : « Ce rapport montre clairement que la catastrophe écologique, engendrée par les changements climatiques effrénés, est aussi un désastre pour la paix et la sécurité mondiale.

La rareté des ressources et le grand nombre de personnes déplacées par la montée des eaux de mer, la sécheresse ou la désertification exacerberont les conflits existants et produiront de nouvelles fractures. Pour notre bien à tous, les dirigeants doivent répondre avec urgence, unité et clarté de vision pour préserver une planète pacifique. »

Source : theelders.org

 

Compte rendu de lecture

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Compilation

Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
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De nos correspondants

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Dossier

Travailler en tant que mini-hiérarchie (3e partie) [sommaire]

L’évolution des groupes dans l’ère du Verseau

par Michiko Ishikawa,

Cet article est la suite de l’entretien informel entre Benjamin Creme et des co-workers de Share International qui eut lieu à San Francisco en 1996, et dont les deux premières parties ont été publiées dans nos numéros de septembre et d’octobre 2018 sous le titre : Travailler en tant que mini-hiérarchie.

Echange avec Benjamin Creme 1996 (suite)

Travailler correctement dans un groupe ésotérique

Q. Vous avez dit que notre groupe est une Hiérarchie en miniature, mais nous n’en sommes pas conscients, et par conséquent nous ne travaillons pas efficacement en tant que groupe. Cela vient-il de la manière dont nous travaillons ? Nous accomplissons toujours les tâches de la même manière, et les mêmes personnes accomplissent toujours les mêmes tâches. Nous nous laissons endormir par la routine. Y a-t-il une autre façon de travailler qui favoriserait davantage notre progrès spirituel ?
BC. Je sais par expérience que dans les groupes, ce sont toujours les mêmes personnes qui font tout le travail, ou presque – quel que soit le travail. Plus les gens sont occupés dans la vie, plus ils assument de tâches. Si vous voulez être sûr qu’un travail soit fait, confiez-le à la personne la plus occupée. Certaines personnes ne font rien du tout. Leur relation à ce travail est entièrement de l’ordre du mirage. Elles sont dans le groupe mais n’en font pas parties : elles ne font rien pour le groupe et ne participent même pas aux méditations de transmission. Par conséquent, elles ne reçoivent pas les énergies, et sont de facto en dehors du groupe. Elles sont là à cause de leur relation avec moi – une relation qui relève du mirage. Ces personnes se rencontrent dans de nombreux groupes, peut-être dans tous. Et plus vite elles se reconnaîtront, plus vite elles feront quelques progrès dans leur évolution, et contribueront à la Réapparition.

Q. En ce qui concerne les personnes dont l’activité est incessante, vous avez dit que cette suractivité ne contribue pas nécessairement à leur évolution, à leur progrès spirituel. Pouvez-vous éclaircir ce point ?
BC. Chacun doit résoudre ce problème pour lui-même. Il ne s’agit pas d’être hyperactif, il s’agit d’une activité correcte. Un groupe fonctionne en relation avec le travail, et à travers les relations que ses membres entretiennent les uns avec les autres. Ils doivent agir avec bon sens, faire ce qu’ils peuvent, ce qui est dans la ligne de moindre résistance de leur groupe, tout en relevant les défis auxquels il peut être confronté. Mais lorsque vous sentez qu’une ligne d’action peut être suivie par le groupe, il faut accomplir le travail correspondant. Ces lignes d’action sont différentes d’un pays à l’autre.
Cependant, on trouve dans tous les groupes des gens dont le contact avec le groupe est d’ordre émotionnel au lieu d’être fonctionnel. C’est un autre problème : ces gens font peut-être partie du groupe ; ils ont peut-être été actifs à un certain moment. Mais ils ne sont plus unis à l’idée de la réapparition du Christ. Ils y croient vaguement, mais elle ne les galvanise pas, elle ne motive pas leur action comme c’était peut-être le cas au début, parce qu’il s’agissait alors d’une réaction purement émotionnelle qu’il leur a été impossible d’entretenir. Une telle personne perd alors ces liens cohésifs avec le groupe, ne participe plus régulièrement aux réunions, ni aux méditations de transmission. Cela se produit partout dans le monde. C’est le mirage d’être associé à ce travail et chaque personne concernée doit le reconnaître comme tel. Dès qu’elles verront Maitreya, elles reviendront.
Tout vient de ce que ces personnes ne sont plus galvanisées par l’idée magnétique du retour du Christ dans le monde. Elles ont perdu le contact avec cette idée galvanisante, magnétique, qui maintient la cohésion du groupe à travers le monde – dans de nombreux pays il y a des groupes qui sont galvanisés par cette idée. Elle est magnétique. C’est une force qui les rassemble et rend possible l’initiation de groupe.

Qu’est ce qui nous freine dans l’évolution ?

Q. Ce qui me trouble, c’est qu’il y a actuellement dans le groupe des gens qui travaillent intelligemment et très activement, et j’entends dire que cela n’est bon ni pour eux-mêmes, ni pour le groupe.
BC. Bon, n’en faites pas une affaire personnelle ! Ne vous inquiétez pas de cela.

Q. Je pensais que le service altruiste et la méditation étaient de bonnes bases pour nous maintenir dans la bonne direction.
BC. C’est tout à fait le cas.

Q. Pourtant, vous avez évoqué le cas d’une personne qui remplissait ces deux conditions et n’évoluait pas pour autant. Comment comprendre cela ?
BC. Tout dépend de ce qui pousse les gens à agir. Certaines personnes travaillent dans un groupe, sont très actives – ou croient l’être –, s’efforcent d’être actives, ou font semblant de l’être, et pourtant elles n’évoluent pas. Elles croient en la Réapparition, travaillent – à leur manière – avec le groupe. Elles viennent à la méditation de transmission, ruminent pendant deux ou trois heures, puis rentrent chez elles. Elles ne font rien car tout ceci n’est que mirage. Elles agissent parce qu’elles se croient le centre de l’univers. Contrairement à ce qu’elles croient, elles ne travaillent pas pour le travail lui-même, ni pour servir le monde. Elles sont incapables d’être altruistes. Elles sont égotistes, travaillent pour elles-mêmes (c’est d’ailleurs le cas de beaucoup de gens), au lieu de travailler sans préoccupations personnelles, de façon totalement altruiste, ce qui est une qualité de l’âme.
Les personnes qui ne s’impliquent pas réellement répondent à une impulsion de leur âme, mais ne répondent pas en tant qu’âmes. Elles répondent entièrement à partir de leur personnalité. Tout ce qu’elles font est conditionné par la notion que ce sont elles qui y contribuent. Elles font ceci. Elles vivent cela. Leur sens du « moi » est au centre de tout ce qu’elles font, et cela empêche toute évolution. C’est en fait le principal obstacle à notre évolution. De telles personnes ne perdent jamais le sentiment de leur égo séparé. Donc, elles n’évoluent pas malgré leur travail et leurs multiples activités. Si l’on ne perd pas ce « moi », on n’évolue pas. C’est aussi simple que cela.

Q. Vous faites ce travail parce que vous savez qu’il doit être fait et que vous voulez participer, mais votre vrai but est ce que vous désirez, c’est cela ? Je m’interroge sur la notion du mobile. On ne fait pas toujours ce travail parce qu’on est poussé par cette grande idée du service, mais seulement pour éviter que la tâche de certains co-workers ne soit trop lourde.
BC. C’est subtil. Il faut considérer chaque cas individuellement. Je ne peux pas vous donner la formule qui dit : « Ça c’est du service, ça non ». Enfin, je vais quand même essayer. Chacun sait en lui-même si ce qu’il fait est impersonnel ou pas. Dans quelle mesure êtes-vous impliqué en tant que personnalité séparée dans ce que vous faites ? Dans quelle mesure faites-vous quelque chose pour vous sentir plus important, plus magistral, plus efficace, plus respecté ? Pour que les gens parlent de vous en ces termes : « Il avait bien raison ! Il n’a cessé de dire que le Christ était dans le monde. »
Ces attitudes utilisent l’idée de la Réapparition et la reflète à travers le soi personnel, et pour le bénéfice de ce dernier. C’est là que la personnalité anéantit l’intention, la motivation première du service. Le vrai service digne est totalement altruiste. S’il sert la personnalité, ce n’est pas du service, et il ne favorise pas l’évolution spirituelle.

Service et discipline

Q. Par exemple, lorsque nous allons à la méditation de transmission, notre motivation n’est pas nécessairement de servir. Nous le faisons parfois parce que nous nous sommes imposé l’obligation de le faire. Cela rend-il la méditation moins efficace ?
BC. Vous ne le faites pas réellement pour servir le monde. Le service doit être volontairement impersonnel.

Q. Doit-on toujours avoir à l’esprit que nous faisons la méditation de transmission pour servir ?
BC. C’est pourtant bien ce qui vous y conduit. C’est ce qui rend possible, acceptable, supportable, cette ennuyante méditation, heure après heure, alors qu’apparemment rien ne se passe, si ce n’est que vous vous sentez de plus en plus mal à l’aise sur votre chaise. C’est seulement le service qui vous permet de faire cela. Si c’est uniquement pour vous-mêmes, vous faites comme certains : vous partez au bout d’une heure, allez discuter, fumez une cigarette…
Etre disciple, c’est savoir se discipliner. Tel est le sens du mot disciple. Vous devez vous discipliner jusqu’à ne plus vous poser de question, cela devient instinctif. Vous êtes dans un groupe de méditation de transmission, donc vous restez assis jusqu’à ce que les énergies s’arrêtent – au bout d’une heure, deux heures, six heures, sept heures, selon le cas. C’est cela, la discipline. Vous répondez alors simplement en tant qu’âme, et non en tant qu’individu qui aime ou n’aime pas. Vous n’éprouvez aucune préférence ou aversion au sujet de la qualité des énergies ou de la longueur des méditations. Vous devez seulement être capables de vous adapter à tout ce qui est pourvu.
C’est une sorte d’adaptabilité humble et désintéressée à ce qui vous est apporté sur un plateau. Je ne vais pas demander à Maitreya : « Combien d’heures cette méditation va-t-elle encore durer ? Ne pourriez-vous pas en finir au plus vite ? » J’éprouve moi-même parfois ce genre d’impatience. Mais il faut l’accepter. Un disciple ne s’appartient plus, il appartient au monde. Tel est le service : prendre conscience que l’on ne s’appartient pas. Un disciple répond aux besoins du monde, aux besoins de la Hiérarchie en tant qu’agence de transformation du monde, et au don de service qu’elle fournit. Car il s’agit bien d’un don. C’est ainsi que vous devez considérer le service, instinctivement, et non en le ruminant sans jamais oublier votre égo. N’en doutez jamais, de sorte que ça ne vous semble même pas du service. C’est juste ce que vous faites ; c’est juste la routine de la vie du disciple.

Q. Comment travailler correctement en groupe, à la place que nous devons occuper, sans engendrer des sentiments négatifs de compétition chez les autres membres du groupe ?
BC. La Hiérarchie existe à travers le cosmos entier, et, naturellement, dans chaque groupe. Cela ne signifie pas que les différences d’évolution entre les membres soient considérables, mais elles existent et doivent être reconnues au lieu de se dire : « Il ou elle s’en prend toujours à moi, ils ne m’aiment pas, ils essayent de me rabaisser. » Il ne s’agit là que d’une réaction émotionnelle de la personnalité induite par le mirage, et qui ne fait de bien à personne. Au contraire, il faut reconnaître qu’il doit bien y avoir une raison pour laquelle « chaque fois que je parle, un tel n’a pas l’air d’accord. » Demandez-vous pourquoi d’autres écoutent cette personne. « Je crois qu’il ou elle a tort. Mais d’autres ont l’air de l’approuver. Il y a peut-être une raison à cela. »
Faites marcher votre intuition, devenez sensible à la dynamique du groupe, et rendez-vous compte que certains sont davantage polarisés mentalement, tandis que d’autres le sont davantage astralement. Il faut commencer par-là : vous acceptez votre place. Vous l’acceptez sans ressentiment, sans réaction émotionnelle : « Je ne vois pas pourquoi ils seraient plus importants que moi. Pourquoi faudrait-il toujours que j’écoute ce que dit un tel ? » C’est une question de degrés. Ces degrés sont une réalité. Il ne vous vient pas à l’esprit de dire : « Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas un Maître. » Vous écoutez parce que ce qu’un tel dit vous paraît toujours sensé. Vous reconnaissez que cela provient d’un niveau que vous ne pouvez atteindre ordinairement. C’est ainsi que vous devez vous comporter.
Nous sommes conditionnés par notre niveau d’évolution, par notre polarisation, mais dans ces limites, nous devrions nous efforcer d’être le plus objectif possible sans laisser la personnalité intervenir. Le petit soi n’a pas d’importance dans un groupe ésotérique, et pourtant chaque membre y attache beaucoup d’importance. Dans tous les groupes, les personnes les plus efficaces sont celles qui ne pensent jamais à elles-mêmes, qui se contentent de s’acquitter du travail, de le faire objectivement, de façon impersonnelle, juste parce qu’il faut le faire. Elles ne se demandent même pas qui le fait, ni pourquoi elles le font. Elles le font parce que c’est cela le travail. Telle est l’attitude que l’on devrait développer graduellement, ou le plus vite possible, à l’égard du travail.

Réagir aux critiques

Q. J’ai du mal à gérer les critiques au sein du groupe. Comment puis-je les accepter ?
BC. Dans les groupes, les critiques sont destructives. Certaines personnes sont très critiques, d’autres croient que tout le monde l’est. Ces dernières se critiquent tellement elles-mêmes et sont si susceptibles au niveau de leur personnalité qu’elles imaginent que tout le monde passe son temps à les critiquer. Tout ceci n’est que névrose, qu’il faudrait abandonner le plus vite possible. Laissez tomber tous les mirages, car mirages et névroses sont synonymes. Les ésotéristes appellent mirage ce que les psychologues nomment névrose. Plus vite vous vous en libérerez, plus vite vous vous considèrerez davantage de façon impersonnelle, mieux cela vaudra. Quelle importance si l’on vous critique ? Oubliez cela ! Ils n’en savent pas plus que vous. Quand bien même, laissez passer. Ne réagissez pas, ne vous identifiez pas avec le résultat de cette critique, car elle ne vous est probablement pas adressée. Elle s’adresse probablement à une attitude dans le groupe qui n’a rien à voir avec vous, sauf si vous vous identifiez à elle.
Lorsque vous vous identifiez à une critique, vous la reconnaissez en vous-même. C’est en fait de l’autocritique, mais cela peut vous apprendre beaucoup sur vous. Vous pouvez découvrir en vous des mirages que vous n’aviez jamais identifiés comme tels. Ainsi vous reconnaissez que les critiques ne font qu’appuyer sur des fautes, des défauts ou des faiblesses que vous reconnaissez en vous-même, et que vous-même critiquez. C’est quelque chose que tout le monde pourrait faire. Personne n’aime être critiqué, mais lorsque vous réagissez à une critique, c’est seulement parce que vous vous l’êtes déjà adressée. Bien sûr, si vous savez que la critique est totalement injustifiée, il vous suffit de vous dire : « C’est faux. Je ne suis pas comme cela. » Mais lorsque vous savez qu’elle est juste, c’est que vous aviez déjà reconnu en vous ce défaut ou cette faiblesse, et que vous vous critiquez depuis des années à cause de cela. Si vous réagissez aux critiques, c’est parce qu’elles sont justes, et non le contraire. C’est important de reconnaître cela.

Les deux derniers articles de cette série traiteront de la quatrième exigence : Cultiver la puissance du silence occulte. Ils seront écrits par Carmen Font.

 

Signes des temps

Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »

Ovni à Reykjavik ? [sommaire]

Dans la soirée du 7 septembre 2018, à Reykjavik, un témoin a photographié un nuage en forme d’ovni.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : mufon.com

Motifs lumineux sur les murs du Musée d’art moderne de San Francisco [sommaire]

Motifs lumineux sur les murs du Musée d’art moderne de San Francisco, en décembre 2012. Photo prise par M. L., San Francisco (Etats-Unis).
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Motifs lumineux à Leicester [sommaire]

Motifs lumineux photographiés le 2 septembre 2018 près de l’entrée de l’Hôpital de l’infirmerie royale de Leicester (G.-B.), envoyé par G. F.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Soho, le 30 septembre 2018 [sommaire]

Le 30 septembre 2018, l’observatoire héliosphèrique et solaire de la Nasa, a photographié un immense objet circulaire lumineux émergeant de la surface du soleil.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : ufosightingsdaily.com

Trois randonneuses rencontrent miraculeusement « Jésus » [sommaire]

Lors d’une randonnée en montagne, près de Phoenix, Arizona (Etats-Unis), trois étudiantes ont vécu une expérience miraculeuse.

Allisa Miller, Jen Vickman et Kassi Sanchez escaladaient Dreamy Draw Mountain quand elles ont remarqué au sommet un homme à l’allure extraordinaire. A. Miller raconte : « Nous ne voyions que sa silhouette. Il semblait avoir de longs cheveux et il portait une robe. » J. Vickman ajoute : « Je levai les yeux et m’exclamai : « Hé les filles, il ressemble à Jésus ! »

Surprises et curieuses, elles continuèrent à grimper, mais la silhouette avait disparu. Une fois le sommet atteint, elles trouvèrent une enveloppe parmi les rochers sur laquelle était écrit : « Croyez-vous aux anges ? », et à l’intérieur de celle-ci une lettre où se lisait : « Si vous avez trouvé ce cadeau, félicitations. Pour une raison ou une autre vous deviez le trouver. Ce rocher précis où se trouve cette bénédiction exceptionnelle m’est très cher. Je l’appelle mon rocher Jésus. L’Esprit Saint fut très bon avec moi tandis que j’aimais me tenir sur ce rocher et rendre gloire à notre Père qui est aux cieux. C’est un lieu spécial et je suis enthousiaste pour vous qui avez trouvé cet endroit merveilleux et béni. Dieu m’a conduit à ce rocher tout comme il vous y a conduit aujourd’hui. Dieu seul sait à qui cette bénédiction est destinée. Vous pouvez être ou non chrétien. Cependant, il a un merveilleux plan pour votre vie. Je prie de toutes façons que vous soyez bénies d’une manière particulière par ce don car il ne fait nul doute vous fûtes conduites ici, et je sais qu’une graine spéciale sera plantée en vous par Dieu le Père. Tout comme dans la chanson de Cory Asbury Reckless Love, il n’y a aucune ombre qu’il ne va pas illuminer, aucune montagne qu’il ne grimpera pour vous suivre. »

La lettre se termine avec le verset de la Bible, Proverbes 3 : 5-6 : « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur et ne t’appuie pas sur ton intelligence. Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »

En plus de cette lettre, elles trouvèrent quelque chose d’autre dans l’enveloppe. « Il y avait trois billets de 100 dollars et nous étions trois, raconte A. Miller. La lettre était signée « J ». Je pense qu’il s’agit d’un miracle, comme si le Seigneur nous parlait tout simplement. »

Cette expérience a été l’une des plus inspirantes de toute leur vie et elles espèrent que cela servira également aux autres.

« J’espère que cela leur donnera de l’espoir. L’espoir qu’il y a de bonnes personnes ici et l’espoir que Dieu travaille pour vous que vous le réalisiez ou non. Des bénédictions peuvent venir à n’importe quel moment, comme pour nous qui n’aurions jamais pensé que cela arriverait au sommet d’une montagne car je n’aime pas randonner, donc qui aurait pu le savoir ? » continue A. Miller.

Quant à l’argent dans l’enveloppe, elles prévoient de le donner « afin de bénir quelqu’un. »

Source : coasttocoastam.com ; azfamily.com

Un ovni à Stillwater [sommaire]

Etats-Unis – La nuit du 14 septembre 2018, à Stillwater (Minnesota), deux témoins circulant en voiture ont photographié un gros objet aérien en forme de disque entouré de lumières, planant bas dans le ciel pendant quelques minutes avant de s’élever très rapidement hors de vue.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : mufon.com

Formation à Baggwilgraben [sommaire]

Formation signalée le 17 juin 2018 à Baggwilgraben, près de Berne (Suisse)
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Formation à Bohdánkov [sommaire]

Formation signalée le 7 juillet 2018 à Bohdánkov, Liberec (République Tchèque).
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Un objet sphérique à Toronto [sommaire]

Canada – La nuit du 6 septembre 2018, à Toronto (Ontario), de nombreux témoins ont observé et filmé un immense objet sphérique lumineux qui clignotait et restait en vol stationnaire à faible altitude au-dessus de la ville. De nombreuses vidéos ont été publiées dans les médias sociaux.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : dailyhive.com

Un ovni à Varsovie [sommaire]

Varsovie, Pologne Le 8 août 2018, un piéton prit une photo du Palais de la Culture de Varsovie. Sur certains clichés, en les examinant par la suite, il découvrit, dans les nuages au-dessus du Palais, un grand objet en forme de disque entouré de lumière.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

Source : mufon.com

Photo d’un objet en forme d’ange dans le ciel de Manawatu [sommaire]

Nouvelle-Zélande – Prise par E. S. le 1er octobre 2018, cette photo montre un objet en forme d’ange dans le ciel au-dessus de la mer, près du district de Manawatu.
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Motifs lumineux à San Francisco [sommaire]

Photo envoyée par M. L., San Francisco (Etats-Unis), montrant des motifs lumineux en forme de cœurs ,qui apparaissent régulièrement dans la rue où il vit avec son épouse.
[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international .]

 

S.O.P. — Sauvons notre planète

« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.

Sauver notre planète : des raisons d’espérer [sommaire]

« Nous pouvons réellement aboutir à une meilleure croissance et un meilleur climat. Il est temps de légiférer, d’innover, de gouverner et d’investir de manière décisive pour un monde plus juste, plus sûr et plus durable » – Felipe Calderon, ancien président du Mexique.

Le 8 octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de l’Onu a publié son rapport quinquennal. Réalisé grâce à la contribution de milliers d’experts en climatologie, ses avertissements sont terribles. C’est un appel à une « action drastique ». Bien que le contexte politique actuel soit peu prometteur – avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, par exemple – il y a quand même des raisons d’être optimiste et d’espérer.

Les signaux d’alarme sont évidents, au vu des événements météorologiques extrêmes que le monde a connus au cours de l’année écoulée : sécheresse, tsunami, températures record, fonte des glaces dans l’Arctique. Il est clair que quelque chose ne va pas du tout. Le changement climatique est en cours et il est dû à l’homme. L’existence de « points de basculement » est particulièrement préoccupante lorsque certains effets du réchauffement climatique deviennent irréversibles. Comme l’a déclaré le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres : le changement climatique est « la question déterminante de notre temps ». Le monde peut-il contenir le réchauffement de la planète à 1,5°C pour éviter d’autres catastrophes ?

Les scientifiques ont fait leur travail : c’est aux politiciens d’agir et aux citoyens d’exiger qu’ils le fassent. En décembre, la conférence de l’Onu sur les changements climatiques, ou COP24, se réunira en Pologne pour assurer le suivi de l’Accord de Paris avec son ensemble de règles sur la réduction des émissions ; la question sera de savoir s’il existe une volonté politique d’adhérer à ces normes.

A l’opposé du pessimisme ambiant, la Chine a fait de grands progrès en matière d’énergies renouvelables et de réduction des émissions, et l’Inde s’attaque à sa fort nuisible pollution atmosphérique. Le coût des énergies renouvelables dans le monde a chuté de façon spectaculaire et, pour les pays en développement, l’énergie durable est la clé de la prospérité future. Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, affirme que ces dernières années ont vu des « progrès extraordinaires » dans le domaine de l’énergie à faible teneur en carbone, et que les grands investisseurs dans les pays en développement voient l’avenir à faible teneur en carbone.

Christiana Figueres, qui était à la tête de l’organe de l’Onu sur le climat au moment des pourparlers de Paris, souligne que les moyens techniques pour éviter une catastrophe existent déjà – la question est la volonté politique. Elle écrit :

« J’encourage tous les décideurs politiques à entreprendre un examen approfondi de tout ce qui a été accompli […] et à avoir le courage de donner des signaux beaucoup plus audacieux, maintenant.

J’encourage les entreprises et les institutions financières à évaluer les risques qu’elles courent en ne décarbonisant pas leurs portefeuilles de produits, de services et de placements.

Et j’encourage toutes les personnes qui ont le privilège et le droit démocratique de voter, à comprendre les preuves présentées aujourd’hui par le Giec, à agir dans leur vie personnelle et à voter, de façon responsable. Nous avons un avenir plus sain et plus prospère à gagner. »

Source : The Guardian, Royaume-Uni

Un avertissement face à la déforestation [sommaire]

Une cause majeure du réchauffement climatique est la déforestation – et un groupe de 40 scientifiques dirigé par Deborah Lawrence de l’Université de Virginie, aux Etats-Unis, a publié une déclaration qui souligne l’absence de ce point dans le récent rapport du Giec sur le réchauffement planétaire. Les arbres et autres végétaux absorbent actuellement environ un quart du CO2 que les humains rejettent dans l’atmosphère, atténuant ainsi l’impact potentiel du changement climatique. Un accord international est donc absolument nécessaire pour mettre un terme au niveau actuel de déforestation. En protégeant et en restaurant les forêts, le monde fournirait 18 % des efforts de réduction des émissions nécessaires d’ici à 2030, ce qui permettrait d’éviter les changements climatiques galopants.

Source : theguardian.com

Un tribunal confirme la décision sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre [sommaire]

« Le changement climatique est un grave danger. Tout report des réductions d’émissions exacerbe les risques liés au changement climatique. Le gouvernement néerlandais ne peut pas se cacher derrière les émissions d’autres pays. Il a le devoir de réduire les émissions de son propre territoire. » – Juge Tan de Sonnaville

Dans un arrêt historique, un tribunal de La Haye a confirmé la décision juridique de réduire les émissions carbone de 25 % d’ici cinq ans, à compter de juin 2015. L’affaire a été portée par Urgenda, un groupe d’action pour le climat dont l’argument repose en grande partie sur la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit les actions qui comportent des risques inconnus mais potentiellement graves. Ont également été invoqués un article du secrétariat de l’Onu sur le climat qui oblige les Etats à faire tout ce qui est nécessaire pour prévenir les changements climatiques dangereux, ainsi que le rapport de 2007 du Giec visant à réduire le dioxyde de carbone afin de limiter le réchauffement planétaire à 2°C.

En mai 2018, le gouvernement néerlandais a fait appel du jugement, qui avait déjà inspiré une vague de poursuites similaires en Belgique, en Colombie, en Inde, en Irlande, en Nouvelle-Zélande, en Norvège, au Portugal, en Suisse, en Ouganda, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, la Cour d’appel a statué que la gravité et l’ampleur de la crise climatique exigeaient des réductions des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 % d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990. Ce taux de 25 % est significativement plus important que les 17 % que visait le gouvernement actuel.

Après la décision de la cour, Marjan Minnesma, directeur de campagne d’Urgenda, a déclaré : « Le récent rapport spécial du Giec souligne que nous devons réduire les émissions avec beaucoup plus d’urgence. Le gouvernement néerlandais sait qu’en tant que pays de basse altitude, nous serons les premiers affectés par le changement climatique. Nos propres organismes gouvernementaux ont récemment conclu que, dans le pire des cas, le niveau de la mer pourrait augmenter de 2,5 à 3 mètres d’ici la fin du siècle. La décision de la cour d’appel met tous les gouvernements en demeure. Ils doivent agir maintenant, sinon ils devront rendre des comptes. »

Source : theguardian.com

Le mouvement de désinvestissement prend de l’ampleur dans le monde entier [sommaire]

Depuis son lancement par des étudiants en 2011, la campagne en faveur du désinvestissement des énergies fossiles est devenue un mouvement financier important mobilisant des centaines de milliards de dollars en faveur de la transition vers une énergie propre. Publié en septembre 2018, le Rapport sur le mouvement de désinvestissement global des énergies fossiles et d’investissement dans les énergies propres) indique que près de mille investisseurs institutionnels détenant 6 240 milliards de dollars d’actifs se sont engagés à se désinvestir des combustibles fossiles, soit une augmentation de 11 900 % par rapport aux 52 milliards de dollars d’il y a seulement quatre ans.

May Boeve, directrice exécutive de l’ONG militante 350.org, a déclaré : « Le désinvestissement des combustibles fossiles est devenu un phénomène mondial. Le mouvement a percé en 2018. […] Alors que nous voyons les effets dévastateurs des changements climatiques dans le monde entier, le public se détourne rapidement des énergies fossiles et il est temps pour les politiciens de suivre. »

En 2018, le mouvement a également connu une nouvelle croissance en dehors des Etats-Unis et de l’Europe, avec des engagements de désinvestissement au Pakistan, en Inde, aux Fidji et au Bangladesh. 350.org et ses partenaires planifient une conférence mondiale sur le désinvestissement en Afrique du Sud en 2019, pour engranger encore plus d’engagements de la part des institutions du Sud.

Selon le rapport, 2018 est l’année de nombreuses « premières » pour le mouvement de désinvestissement :

– Le jour de la publication du rapport, un nouveau forum sur le désinvestissement des villes a été lancé à Londres et à New York, afin de travailler avec d’autres villes du monde entier pour désinvestir des combustibles fossiles et investir dans des solutions climatiques qui favorisent l’emploi local et la résilience.

– En juillet, l’Irlande est devenue la première nation au monde à désinvestir des énergies fossiles. « Je suis heureux que la chambre basse du parlement irlandais ait voté pour devenir le premier pays à se désinvestir officiellement des combustibles fossiles », a déclaré Thomas Pringle, parlementaire indépendant qui a présenté le projet de loi visant à retirer les énergies fossiles du fonds national d’investissement de 8,9 milliards d’euros. « Cela montre que notre nation est prête à penser et à agir au-delà de ses intérêts à court terme ».– Plus tôt dans l’année, le maire de New York, Bill de Blasio, a également annoncé un plan de désinvestissement de la caisse de retraite de New York (un fonds de 189 milliards de dollars) des compagnies de combustibles fossiles d’ici cinq ans. Cette annonce fait suite à des actions similaires menées à Berlin, Paris, Copenhague, la Nouvelle-Zélande et Sydney les années précédentes.

– Les associations de médecins se désinvestissent également : l’American Medical Association, le Royal College of General Practitioners au Royaume-Uni et l’Australian Medical Students’ Association se sont engagés au cours du mois dernier. « Nous sommes très fiers d’avoir récemment annoncé que nous allons nous détourner des combustibles fossiles, a déclaré Alex Farrell, président de l’Australian Medical Students’ Association. Le changement climatique est la plus grande menace pour la santé de ce siècle. En tant que futurs médecins de l’Australie, nous voulons investir dans un avenir sain parce que nous savons que la médecine ne se limite pas à traiter les maladies une fois que nos patients sont déjà malades. Une partie du remède contre le changement climatique est une transition rapide des combustibles fossiles vers une énergie renouvelable propre et bon marché. »

– Les engagements des organisations confessionnelles augmentent avec l’appui du pape François, avec 132 nouveaux engagements depuis 2016.

– Les musées désinvestissent aussi. Ainsi, le Musée canadien d’histoire, le Musée Van Gogh d’Amsterdam et deux musées de La Haye ont accepté d’abandonner cette année le mécénat des entreprises de combustibles fossiles. Ils rejoignent la Tate Gallery, le London Science Museum, l’American Museum of Natural History, le Phipps Conservatory et d’autres avant eux.

Source : therealnews.com ; 350.org

 

Tendances

Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.

Appel à une nouvelle approche économique [sommaire]

Conférence post-croissance

Les politiques nationales et européennes ne devraient plus viser la croissance économique mais l’amélioration de la qualité de vie, la réduction des inégalités et la restauration de l’environnement. C’est ce que demande une lettre ouverte publiée dans les principaux journaux européens avant la conférence historique (Bruxelles, 18-19 septembre) organisée par des membres du Parlement européen, des syndicats et des ONG, afin d’explorer les possibilités d’une « économie post-croissance ».

« Au cours des sept dernières décennies, la croissance du PIB a été le principal objectif économique des pays européens. Mais alors que nos économies se développaient, notre impact négatif sur l’environnement augmentait aussi. Les activités humaines dépassent maintenant les capacités de la planète et rien n’indique que l’activité économique soit découplée de l’utilisation des ressources ou de la pollution à une échelle comparable à celle requise. Aujourd’hui, la résolution des problèmes sociaux au sein des nations européennes ne nécessite pas plus de croissance mais une répartition plus équitable des revenus et de la richesse que nous avons déjà. »

La lettre poursuit : « La croissance devient également difficile à atteindre en raison de gains de productivité en baisse, de la saturation du marché et de la dégradation de l’environnement. Si les tendances actuelles se maintiennent, l’Europe ne verra peut-être aucune croissance en une décennie. A l’heure actuelle, la solution consiste à stimuler la croissance en créant davantage de dette, en supprimant les réglementations environnementales, en allongeant la durée du travail et en réduisant les protections sociales. Cette poursuite agressive de la croissance à tout prix divise la société, crée une instabilité économique et sape la démocratie. »

En dépit de ces inconvénients majeurs, malgré « la contradiction fondamentale entre croissance et durabilité », les auteurs font remarquer que la poursuite de la croissance économique, toujours incluse dans la liste « des nouveaux objectifs de développement durable des Nations unies, reste un objectif politique pour tous les pays.

La bonne nouvelle est qu’un mouvement post-croissance est en train de naître au sein de la société civile et du monde universitaire. […] Une nouvelle initiative mondiale, la Wellbeing Economies Alliance (ou WE-All), connecte ces mouvements, tandis qu’un réseau de recherche européen développe de nouveaux « modèles macroéconomiques écologiques ». De tels travaux suggèrent qu’il est possible d’améliorer la qualité de vie, de restaurer le monde vivant, de réduire les inégalités et de créer des emplois porteurs de sens, le tout sans besoin de croissance économique, pourvu que nous adoptions des mesures pour surmonter notre dépendance actuelle à la croissance. »

La lettre ouverte à l’UE et à ses Etats membres a été signée par 238 universitaires et publiée dans les journaux Die Zeit (Allemagne), Libération (France), De Morgen (Belgique) et The Guardian  (Royaume-Uni).

Source : www.postgrowth2018.eu ; platformdse.org ; liberation.fr

Deux Nobels de la paix en lutte contre la violence sexuelle comme arme de guerre [sommaire]

par Julia Conley,

Le 5 octobre, le prix Nobel de la paix a été remis à deux personnalités influentes de la lutte contre les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre.

Le Dr Denis Mukwege a été distingué pour avoir soigné les victimes de viol, tandis que Nadia Murad, une femme yézidie qui a révélé sa captivité comme esclave sexuelle de l’Etat islamique, a reçu le prix pour son travail subséquent de militante des droits de l’homme.

« Les deux lauréats ont largement contribué à attirer l’attention sur ces crimes de guerre et à les combattre, a déclaré Berit Reiss-Andersen, présidente du comité Nobel norvégien. Denis Mukwege est le protecteur qui a consacré sa vie à la défense de ces victimes. Nadia Murad est le témoin qui raconte les exactions perpétrées contre elle-même et d’autres. Chacun d’eux a contribué à donner une plus grande visibilité aux violences sexuelles perpétrées en temps de guerre, afin que les auteurs soient reconnus responsables. »

D. Mukwege a ouvert une clinique il y a 20 ans en République Démocratique du Congo (RDC) dans le but de soigner les femmes victimes de violences sexuelles lors de conflits armés. Depuis lors, il a soigné des milliers de femmes qui ont été violées pendant la guerre et il a parlé publiquement de ces abus comme d’un fléau international.

« Ce n’est pas une question de femmes, c’est une question d’humanité, et les hommes doivent prendre la responsabilité d’y mettre un terme, a déclaré D. Mukwege dans une interview. Ce n’est pas un problème africain. Il s’est passé la même chose en Bosnie, en Syrie, au Libéria, en Colombie. »

Le New York Times rapporte que D. Mukwege a poursuivi son engagement malgré les menaces. A la suite de son discours passionné aux Nations unies en 2012 dans lequel il a condamné le gouvernement congolais et d’autres pays pour leur inaction face aux femmes victimes de violences sexuelles pendant la guerre civile, des hommes armés sont entrés chez lui, ont pris ses enfants en otage et ont tenté de l’abattre. Après deux mois d’exil, il a repris son travail.

Ces dernières années, il a été rejoint dans la lutte contre les violences sexuelles par Nadia Murad, qui a publiquement parlé de son propre enlèvement par l’Etat islamique en 2014, comme des milliers d’autres femmes et filles yézidies.

Les deux lauréats ont « mis leur sécurité en péril en luttant courageusement contre les crimes de guerre et en demandant que justice soit faite pour les victimes », a déclaré B. Reiss-Andersen lors de la remise du prix.

Depuis son évasion, Nadia Murad a demandé aux dirigeants internationaux de reconnaître et de combattre les abus commis contre les femmes. Suite à ses interventions aux Nations unies et devant plusieurs parlements, le génocide des Yézidis a été reconnu officiellement.

« Je veux être la dernière fille au monde avec une telle histoire », écrivait-elle dans son autobiographie l’an dernier.

Source : Common Dreams, sous licence CC BY-SA 3.0

Les jeunes annoncent un avenir brillant [sommaire]

Winston Churchill a confié un jour qu’il était optimiste parce qu’il était illogique d’être autre chose. Il semblerait que la jeune génération du monde soit d’accord avec lui, malgré la menace du changement climatique, le fossé grandissant entre les personnes vivant dans l’opulence et la pauvreté, et l’imprévisibilité des affaires du monde.

En septembre 2018, l’institut Ipsos a publié un nouveau sondage pour la Fondation Bill & Melinda Gates, concluant que les jeunes sont plus optimistes face à l’avenir que les générations précédentes. Etonnamment, l’étude a également conclu que les jeunes des pays en développement sont plus optimistes que ceux des pays développés.

Entre le 9 juillet et le 22 août 2018, environ 40 000 jeunes de 12 à 24 ans ont été sondés dans 15 pays différents. Ils forment deux sous-groupes : les jeunes 12-15 ans dans la majorité des pays, plus rarement 12-17 ans ; et les jeunes adultes (16-24 ans ou 18-24 ans).

L’étude a conclu que les jeunes croient plus que les adultes en un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour le monde ; en d’autres termes, ils croient que leur avenir sera meilleur que leur présent. Il n’est pas forcément surprenant que les jeunes soient optimistes, mais les résultats révèlent que les jeunes des pays à revenus faibles ou intermédiaires – en particulier l’Inde, le Nigéria, le Kenya, le Brésil et le Mexique – sont plus optimistes que ceux des pays riches. Leur optimisme dérive en partie du fait que la moitié de ces jeunes pensent qu’à l’avenir, ils pourront participer à la gouvernance de leur pays. Cela montre que ceux qui sont optimistes pour l’avenir sont ceux qui veulent contribuer à l’avènement d’un monde meilleur.

Le sondage a également montré que 63 % des jeunes adultes et des jeunes des pays à revenus faibles ou intermédiaires pensent que leur génération aura des effets plus positifs sur le monde que celle de leurs parents. Ils n’étaient que 39 % à être de cet avis dans les pays riches.

Une autre différence se révèle dans la priorité à donner aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, 41 % des personnes interrogées souhaitaient donner la priorité à l’amélioration de l’éducation (contre 21 % dans les pays à revenus élevés), tandis que 24 % des personnes interrogées originaires de pays riches ont jugé plus important de se concentrer sur le changement climatique (contre seulement 9 % dans les pays aux revenus faibles et intermédiaires).

Deux conclusions sont à retenir : premièrement, les jeunes des pays à revenus faibles ou intermédiaires sont plus optimistes face à l’avenir que leurs homologues des pays riches. Deuxièmement, les jeunes femmes des pays à revenus faibles et intermédiaires considèrent que la vie va s’améliorer pour les femmes au cours des 15 prochaines années.

[https://www.ipsos.com/en-us/news-polls/Gates  goalkeepers-youth-optimism]

 

Vers un meilleur avenir pour tous

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Entretien

A la recherche de sens et de lien (1re partie) [sommaire]

Interview de Jeremy Lent par Felicity Eliot,

Jeremy Lent est un auteur dont les écrits explorent les schémas de pensée qui ont conduit notre civilisation à la crise qui menace aujourd’hui sa survie. Il est le fondateur du Liology Institute, organisation à but non lucratif qui développe une vision du monde qui pourrait permettre à l’humanité de s’épanouir de manière durable. Il a écrit deux livres The Patterning Instinct et Requiem of the Human Soul. Felicity Eliot s’est entretenue avec lui en septembre de cette année.

Partage international : Nos lecteurs vous connaissent déjà après l’article que vous avez écrit dans le numéro de mai, sous le titre Elaborer une nouvelle vision du monde. Vous dites que l’humanité doit changer de direction ; que nous avons peut-être besoin de modifier notre vision de la vie et notre façon de nous définir.
Jeremy Lent : Oui, avec une nuance : je ne pense pas que l’humanité doive changer, mais que nous devons nous reconnecter aux valeurs fondamentales qui font de nous des êtres humains, valeurs que l’évolution de notre civilisation nous a fait oublier.

PI. C’est plus qu’une nuance. Elle est importante et je la retiens. Pouvez-vous développer ?
JL. Notre civilisation repose sur le contraste entre séparation et connexion. Il faut examiner ces notions. Nous avons évolué à partir d’une séparation originelle qui a fait de nous des êtres humains, conscients de leur identité séparée et de leur capacité à formuler des concepts, à développer une culture, une langue, et fabriquer des outils pour commencer à dominer la nature.

Jeremy a poursuivi en décrivant d’autres moments importants de séparation, tels que ceux apparus avec le développement de l’agriculture, qui ont amené les gens à se séparer les uns des autres et de la nature. Mais un changement majeur est survenu dans la Grèce antique : la montée de la pensée dualiste.

JL. Ce fut une étape unique et différente de toutes les autres : la naissance de la pensée dualiste qui considérait la réalité comme divisée : d’un côté un univers éternel, parfait mais dans une autre dimension et, d’autre part, le monde matériel éphémère et transitoire dans lequel nous vivons, où l’on ne peut faire confiance à rien ni personne. Puis avec des penseurs comme Platon est née la notion que les humains aussi sont divisés ; d’un côté l’âme et de l’autre le corps. L’âme immortelle nous relie à la divinité et fait de nous des êtres essentiellement parfaits ; le corps lui, est faible et impur. Quand il meurt, il libère l’âme et lui permet de retourner dans l’éternité. Ce concept implique que nous devrions nous éloigner du corps et perfectionner notre âme.

PI. C’est donc le problème de la séparation qui a un effet polarisant sur tous les aspects de la vie ?
JL. Exactement. Et une fois que vous acceptez cette notion de séparation entre le corps et l’âme, logiquement, vous avez perdu la perception de la divinité du monde matériel. C’est ce qui a conduit à la cosmologie dualiste du christianisme qui voyait le monde comme une sorte d’étape mécanique du drame divin : l’âme cherchant le salut éternel, tandis que le corps nous met face à toutes sortes de tentations. Par la suite, avec la révolution scientifique, Descartes et la pensée cartésienne ont porté la séparation et le dualisme à un niveau encore supérieur.

PI. Ce qui n’a pas été forcément négatif…
JL. C’est vrai. On ne peut pas dire que la révolution scientifique a été mauvaise ; elle nous a permis de faire d’énormes progrès et d’acquérir des connaissances étonnantes.

PI. Mais est-il possible que certains aspects de notre vie aient été surestimés ?
JL. Oui, effectivement. La science a aggravé le déséquilibre entre notre sentiment de puissance et notre vision purement mécanique du monde naturel.

PI. … Que nous pouvons dominer et maîtriser…
JL. Oui. Le monde est une machine que nous étudions afin d’en comprendre les détails les plus infimes, et nous le conquérons.

PI. A partir de là, il nous a été facile d’étendre cette notion à autrui, à d’autres pays et d’autres cultures.

JL. Oui, ça nous a conduits à la conquête du reste du monde. La civilisation européenne a considéré que, tout comme elle était distincte des animaux, elle était distincte d’autres cultures considérées alors comme « primitives »…

PI. … Et inférieures…
JL. … Et ayant besoin d’être éclairées et élevées jusqu’à notre niveau scientifique. Tout ceci nous a conduits à un monde où les six hommes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Et, ajoutez à cela les sévices infligés à l’environnement ; le désastre imminent dû à la dégradation du climat, mais aussi tant d’autres voies sans issue provoquant la déforestation, la destruction de la vie marine, l’épuisement de l’eau potable à un rythme beaucoup trop rapide, et la dégradation des sols. Où que l’on regarde, on voit la destruction des ressources de la terre, qui nous conduit à ce qui pourrait être l’effondrement de notre civilisation, ou une scission dramatique entre une élite riche et le quasi-anéantissement du reste de l’humanité.

PI. En réalité, nous pouvons déjà voir les conséquences de cette scission dans la surexploitation extrême des ressources de la planète, la richesse et la pauvreté extrêmes ; il est clair qu’il faut changer quelque chose.

JL. Pour la plupart d’entre nous, l’idée de l’effondrement de notre civilisation serait un désastre absolu. Même parmi ceux qui la critiquent, personne ne veut vraiment assister à sa disparition.
La plupart d’entre nous, excepté nos élites, aurions le sentiment qu’il y a quelque chose de fondamentalement immoral dans une situation où la plupart de l’humanité souffrirait tandis que quelques riches se retireraient dans une sorte de techno-utopie qui pourrait les ?

JL. Sur la base de nos valeurs humaines fondamentales, la fraternité, notre relation équilibrée avec la nature, je crois que nous serons capables de créer un cadre pour ce que j’appellerai une « civilisation écologique ». Un type de civilisation différent construit sur le sentiment de notre lien avec la nature et qui nous permette de nous réaliser pleinement en harmonie avec Gaia. C’est la direction que nous devons prendre.

PI. Beaucoup de gens considèrent comme acquis que nous faisons partie d’un système totalement interconnecté, que toutes les formes de vie sur notre planète, y compris la planète elle-même, sont interdépendantes et vivantes. Qu’est-ce qui déclenche ce changement de conscience ? Sommes-nous en train de nous rendre compte de quelle façon tragique nous avons exploité la nature ?

JL. Je vois trois facteurs sous-jacents à cette nouvelle prise de conscience. D’abord le simple fait que notre système global ne fonctionne pas ; il est en panne. Les nouvelles générations le voient bien. Il y a des gens qui sont catastrophés par la destruction de la beauté naturelle avec laquelle ils ont grandi.
Ensuite, il y a la manière dont notre système économique mondial inique engendre la souffrance. Et ça peut conduire à une séparation encore plus grande en termes de montée du racisme et des communautarismes. Les gens sont mécontents et peuvent soit glisser vers des opinions extrêmes, soit affirmer que nous avons besoin de créer un nouveau paradigme.
Il y a aussi le fait que cette génération est la première qui ait réellement accès de manière approfondie à toutes les traditions spirituelles : les traditions des peuples indigènes, les traditions bouddhistes, taoïstes et védiques, etc. Les enseignements de certaines de ces traditions ont parfois été romancés et transformés en une sorte d’orientalisme, mais toute personne recherchant des modes de pensée alternatifs a facilement accès à ces enseignements et peut en voir les points communs. Cet accès facile à la sagesse millénaire de l’humanité toute entière me semble contribuer de façon importante à la naissance d’une nouvelle conscience.
Le troisième facteur est selon moi la pensée scientifique moderne. Les grands progrès de la science ont été réalisés en grande partie grâce à la pensée réductionniste, qui consiste à essayer de comprendre le monde naturel en le réduisant à ses plus infimes parties indivisibles pour voir comment il fonctionne. Cette façon de procéder a bien sûr permis des avancées phénoménales, mais ne voir dans l’univers qu’un ensemble de parties séparées qui se cognent au hasard les unes contre les autres a aussi ses inconvénients.
En envisageant les choses de cette manière, on perd de vue l’autre aspect de la compréhension scientifique, qu’est l’approche systémique, holistique, qui explore les interactions. Malheureusement, cette conception est parfois qualifiée de croyance, que l’on oppose à la science.

PI. Quel est votre point de vue sur le débat entre la science et la religion ?
JL. Personnellement, je ne vois pas d’opposition. Je considère la science comme une méthodologie pour observer et comprendre le monde. Elle est l’un des grands progrès de l’humanité. Mais la science peut aussi conceptualiser des systèmes complexes, biologiques, sociaux, technologiques afin d’étudier la manière dont les choses sont interconnectées. Ce faisant, nous trouvons une manière très différente de nous relier au monde par rapport à la méthode réductionniste. Nous voyons que la façon dont les choses sont connectées ne peut jamais être parfaitement prédite. Et dans ce scénario, on découvre que l’observateur n’est plus seulement observateur mais acteur de la réalité, une partie intégrante du système observé.

PI. Vous parlez du concept quantique selon lequel le scientifique ou l’observateur influence la réalité observée, je pense ?
JL. C’est ça. Nous sommes des acteurs du système dont nous faisons partie. Comme les choses ne peuvent pas être prédites complètement, cela crée un sentiment d’humilité, et nous devons accepter que nos actions aient une influence plus profonde que ce à quoi on pourrait s’attendre. Cela conduit à une manière très différente de voir l’espèce humaine en faisant soi-même partie de ce grand réseau interconnecté. Lorsque vous mettez ensemble ces différents éléments – l’insatisfaction liée à la dégradation de nos systèmes actuels, la reconnaissance des sagesses anciennes de toutes traditions, et les conclusions de la pensée systémique moderne – vous constatez qu’elles se recoupent et se complètent.
A mon sens, l’une des choses les plus excitantes est la possibilité d’intégrer la compréhension scientifique moderne aux enseignements des sagesses anciennes afin de créer une vision du monde véritablement durable, fondée sur le lien.
A ce stade, j’ai mentionné à quel point j’avais apprécié un court métrage de fiction situé en 2050, réalisé par Jeremy pour son site web et intitulé La grande transformation, ou comment nous avons évité (de justesse) une catastrophe climatique1. Le film est drôle et aussi profond car il met en évidence les divers facteurs qui ont conduit à nos crises actuelles. On a brièvement parlé du film et je me suis interrogé sur un système de réseau qui y est présenté, là encore, étroitement lié à la connectivité et à sa pertinence pour l’avenir. Jeremy a développé le sujet en parlant d’interdépendance et d’ « inter-être », un mot inventé par Thich Nhat Hanh [moine bouddhiste vietnamien, enseignant, auteur, poète et activiste pour la paix].

JL. Cela donne ce que j’appelle « le réseau de sens » : les choses sont liées non seulement en termes de compréhension mutuelle ou de façons dont l’humanité peut travailler ensemble pour apporter des changements, mais le sens lui-même naît en fonction de notre connectivité. Pour moi, c’est absolument fondamental. L’une des idées que j’ai acquises au cours de mes recherches pour mon livre est que le sens que nous créons à partir de notre existence est ce qui conduit au système de valeurs qui amène les cultures à façonner l’histoire.

Jeremy a développé sa compréhension de la connectivité en donnant du sens aux personnes, aux objets et aux lieux. Plus il y a de connectivité, plus il y a de sens.

JL. Si nous tirons du sens de notre interconnexion globale, alors ce que nous choisirons de faire sera basé sur ce sens. Nous pouvons également considérer nos perceptions spirituelles comme la source du lien plus profond que nous avons avec nous-mêmes et avec l’univers.
Lorsqu’une personne a le sentiment que la vie n’a pas de sens, elle ne ressent pas non plus de connexion avec autrui ou avec l’environnement. La connectivité est la source à partir de laquelle nous pouvons donner du sens à la vie. Elle peut également guider les décisions que nous prenons et les valeurs qui guident notre vie, les choix que nous faisons chaque jour, les groupes ou organisations auxquels nous appartenons, les changements que nous essayons de promouvoir dans le monde.

La seconde partie de cet entretien sera publiée dans le numéro de décembre de Partage international.

1. www.youtube.com/watch?v=H0VsHVizM6Y

 

Environnement

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Esotérisme

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Faire le lien

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Faits et prévisions

Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
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Fenêtre sur le monde

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La voix de la raison

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
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La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Manifestation à Berlin : #indivisibles contre le fascisme [sommaire]

Samedi 13 octobre 2018, un jour particulièrement chaud à Berlin, près de 250 000 personnes étaient unies dans les rues sous la bannière #unteilbar (indivisibles), pour réclamer avec force plus de solidarité avec les groupes marginalisés appelant à l’action unifiée contre le racisme, la xénophobie et le fascisme.

Une large partie du centre-ville a été fermé à la circulation, d’Alexanderplatz, en passant par la Porte Brandebourg jusqu’à la Colonne de la victoire. Une multitude d’organisations et d’associations se sont rassemblées : syndicats, ONG, partis politiques (grands et petits), associations de défenses des homosexuels, écoles, mouvements artistiques. Chacun avec la bannière de sa cause particulière, mais tous unis par le slogan « La solidarité, pas la marginalisation ».

Une semaine avant la manifestation, 10 000 organisations et individus signaient une pétition sur la tendance alarmante de la vie politique allemande : « Un tournant politique dramatique a lieu : le racisme et la discrimination deviennent socialement acceptables. Ce qui se produit aujourd’hui était hier impensable et inexprimable. L’humanité, les droits de l’homme, la liberté de religion et même l’Etat de droit sont bafoués. C’est une attaque contre tous. »

La pétition notait l’impact du capitalisme global. Rola Saleh, travailleuse sociale auprès des réfugiés à Chemnitz, une ville de l’Est, où les violences de l’extrême droite ont capté l’attention des médias, a déclaré : « Il y a des gens ici, y compris des politiciens bien établis, qui veulent montrer qu’ils ne cautionnent pas ce qui se passe en Allemagne, toute cette haine, toute cette polémique sur l’immigration. »

Source : dw.com

Allemagne : combat autour d’une forêt ancienne [sommaire]

En Allemagne, malgré les plans ambitieux de réduction des émissions de CO2, une sortie progressive de la dépendance au lignite (un type de charbon) paraît difficile et controversée, à en juger par une bataille qui a commencé en 2012.

L’ancienne forêt de Hambach, située en Allemagne de l’Ouest, entre Cologne et Aachen, a près de 12 000 ans. Riche en biodiversité, elle abrite 142 espèces protégées. La forêt et sa biodiversité sont gravement menacées par l’exploitation du lignite dont les mines à ciel ouvert ont déjà détruit 90 % de la forêt initiale.

Cette forêt est devenue le symbole de la lutte contre l’utilisation des ressources fossiles en Allemagne. Depuis six ans, des activistes ont investi les lieux. En 2014, ils ont construit des barricades routières et plus d’une vingtaine de maisons dans les arbres. Leur objectif : interdire l’accès aux exploitants de la mine et à la police. De grandes manifestations ont eu lieu pour s’opposer au charbon et soutenir les actions en faveur du climat.

Plus de 50 000 personnes, fermiers et habitants locaux, communautés religieuses, militants pour l’environnement venus d’Italie, de France et des Pays-Bas, se sont rassemblés avec des slogans comme : « Fermiers contre le charbon » ou « Nous stopperons le charbon ». Ce fut la plus grande manifestation contre le charbon en Rhénanie.

Le 5 octobre dernier, les opposants ont gagné une victoire en justice : la suspension du plan de déforestation du géant de l’énergie RWE (principal exploitant allemand d’énergie fossile).

Martin Kaiser, directeur de Greenpeace Allemagne, a commenté que c’était une étape importante contre l’exploitation du charbon qui était franchie, mais qu’il restait encore beaucoup à faire. « La décision de justice a montré que les mensonges éhontés et la politique irresponsable des exploitants comme RWE sont inacceptables. Cependant, cela n’arrête l’exploitation d’aucune centrale à charbon ni d’aucune autre mine de lignite. Des forêts, des villages, des églises sont encore menacés de destruction pour de l’énergie fossile et nous ne l’acceptons plus. Ni à Hambach, ni à cause d’aucune autre mine ailleurs dans le monde. »

Cependant, la forêt de Hambach pourrait bénéficier d’une aide inattendue. Une start-up berlinoise sans but lucratif (Ecosia, moteur de recherche pour internet) dont les bénéfices vont à la préservation de l’environnement, a proposé à RWE de racheter les 200 hectares de forêt restants pour un million d’euros. Les négociations sont en cours.

Christian Kroll, président d’Ecosia s’est adressé à la direction de RWE en ces termes : « Nous pensons que notre offre d’achat des 200 hectares restants de la forêt d’Hambach est un juste compromis entre les intérêts de RWE et de ceux qui sont investis pour l’avenir de la forêt et pour la sauvegarde de l’environnement. »

A la lisière de la forêt, quelques activistes se prennent en photo dans les postures triomphantes devant la mine de RWE. Non loin de là, deux centrales à charbon crachent leur fumée dans le ciel.

Dans le même panorama, des dizaines d’éoliennes pointent à l’horizon. « D’un côté le passé, de l’autre le futur », philosophe un résident.

Source : dw.com ; hambachforest.org

 

Le point de vue de Maitreya

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Le respect de la loi

« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.

La légitimité du système s’effrite [sommaire]

par Charles Eisenstein,

La nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis est difficile à vivre pour les personnes qui défendent le droit des femmes et veulent mettre un terme aux violences qu’elles subissent. Elle semble démontrer que ce type de comportement est admissible, puisqu’il n’empêche même pas d’accéder à la Cour suprême.

Pourtant, je pense que ce n’est qu’un recul temporaire pour les droits des femmes. Si la Cour suprême peut interpréter les lois et rendre des jugements, la misogynie a des racines beaucoup plus profondes. Cela ne se résoudra pas par une jurisprudence. Le facteur clé de la violence faite aux femmes n’est pas que les hommes puissent s’en tirer à bon compte (comme si leur « masculinité toxique » les poussait à nuire aux femmes). Le facteur clé est l’objectification des femmes. Lorsque les hommes considèrent les femmes comme des êtres moins qu’humains, lorsqu’ils ne considèrent pas les femmes en tant qu’êtres éprouvant des sentiments, alors ils peuvent vivre dans un fantasme dans lequel ils ne causent pas vraiment de souffrances. C’est plus facile d’avilir ou d’exploiter une personne, quand on en a une image déshumanisée.

Le témoignage de Christine Ford était éminemment humanisant. Elle avait l’air sincère, courageuse et tout à fait crédible. Elle a fait comprendre aux hommes ce que c’est que d’être dans cette situation. Avoir conscience de cet impact rend le fantasme de la femme – objet plus difficile à maintenir. Je soupçonne que beaucoup d’hommes politiques, dont l’allégeance leur exigeait de douter de sa parole, ont néanmoins été touchés par son témoignage.

Les tendances du monde politique changent. Nous devenons plus chaleureux et compatissants. La forte polarisation de notre époque occulte cette évolution mais ne la contredit pas. Je considère les auditions de B. Kavanaugh comme une victoire de l’empathie. Les institutions extérieures n’ont pas encore changé, mais elles sont en décalage flagrant et croissant avec la conscience de masse. Ainsi, des institutions comme la Cour suprême perdent de leur légitimité. Nous avons encore un long chemin à parcourir, mais avec chaque Brett Kavanaugh, chaque Donald Trump, chaque information qui éclate et révèle un comportement grossier, violent et abusif des hommes (pas seulement limité à la droite) qui dirigent notre société, la légitimité du système s’effrite encore un peu plus.

Cet effondrement se produira d’autant plus rapidement que nous susciterons plus d’empathie, plus d’occasions pour les témoignages de violence faites aux femmes d’être entendus et admis, afin que davantage d’hommes sachent qu’une femme ressent. J’aimerais que les femmes prennent conscience de ce que cela demande aux hommes d’entendre et d’admettre vraiment ces témoignages. Je pense que les hommes entendent mieux la douleur des femmes si ces témoignages ne sous-entendent pas « Tu es mauvais ». Ce n’est là qu’une autre forme de déshumanisation. La compassion doit s’étendre à tous. Il ne s’agit pas de laisser les agresseurs se tirer d’affaire parce que nous avons beaucoup de compassion pour eux. Il s’agit de changer les conditions qui sous-tendent le sexisme (ainsi que le racisme, la xénophobie, etc.). Ces conditions sous-jacentes sont les traumatismes et les regards déshumanisants. Déshumaniser les auteurs renforce le champ qui permet les maltraitances.

Dans mon monde idéal, Brett Kavanaugh aurait répondu ainsi au témoignage de Christine Ford : « Je ne me souviens pas de cet incident, mais ils étaient si nombreux. Ce genre de chose était normal. Et la normalité est horrible. Je vois maintenant quel effet cela a eu sur vous, Mme Ford. J’entends le son de la vérité dans votre voix. Il faut que ça cesse. Je regrette d’avoir participé à cette culture avilissante. J’y ai participé. Que je sois nommé ou non à la Cour, je promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour défendre la dignité des femmes et leur souveraineté sur leur corps. Parce qu’il faut que ça cesse. »

Il aurait été courageux de sa part de dire cela dans ces circonstances. Pour vraiment entendre et accepter le témoignage d’une personne qu’on a blessée, il faut du courage – parfois autant de courage que pour en témoigner. La personne met en danger sa réputation et son image de soi, son identité publique et privée. Nous avons besoin de davantage d’hommes et de femmes courageux. Je ne sais pas comment rendre les gens plus courageux, mais je sais que pour moi, il est beaucoup plus facile d’être courageux quand je sais que, quoi que j’aie à perdre, je serai toujours aimé. Quand je suis ridiculisé ou méprisé, je suis sur la défensive et il me devient difficile de reconnaître le tort que j’ai causé.

A mon avis, le but premier de ces témoignages n’est pas de dénoncer ni de faire honte aux auteurs de tels actes. Cela peut se révéler nécessaire pour protéger d’autres personnes mais cela ne modifie pas les conditions fondamentales à l’origine de ces maltraitances. Selon moi, un autre but plus important, est de développer l’empathie et déconstruire l’objectivation. Ce qui rend inacceptable de maltraiter ou d’abuser sexuellement une femme, ce n’est pas la honte ou une quelconque punition qui en découle. Ce qui rend cela inacceptable c’est qu’il s’agit d’un être vivant sensible exactement comme vous. Quand on comprend cela, on sait que c’est inacceptable.

Bien sûr, il y a des hommes qui sont trop abîmés pour éprouver de la compassion, ou pour qui la douleur l’emporte sur l’empathie. A l’heure actuelle, nous avons encore besoin de lois et pas seulement de cercles de paroles ou de programmes de réconciliation, pour assurer la sécurité des femmes. Néanmoins nous avons maintenant la possibilité de modifier le contexte dans lequel les violences prospèrent. Le principal potentiel du mouvement #metoo (moi aussi) ne réside pas dans « Cela m’est arrivé à moi aussi » mais dans « Voici ce que j’ai ressenti quand cela m’est arrivé, à moi aussi. » La première affirmation chasse une sorte de déni qui prétend que cela n’est pas arrivé. La seconde dissipe un déni plus pernicieux qui prétend que même si l’acte a vraiment eu lieu, il ne s’est pas produit.

Le citoyen américain face à la crise [sommaire]

par Doris Kearns Goodwin, historienne

Partout où je vais, les gens s’arrêtent pour demander : « Sommes-nous dans le pire des moments ? » Non, ce n’est pas le cas. L’histoire nous rassure. Imaginez qu’Abraham Lincoln est entré en fonction dans un pays au bord d’une guerre civile qui fera plus de 600 000 morts. Imaginez que Theodore Roosevelt s’est retrouvé au pouvoir au moment où le conflit entre les riches et les pauvres était devenu si intense qu’on parlait beaucoup de révolution. Imaginez que Franklin Roosevelt est devenu président alors que la Grande Dépression paralysait l’économie et l’esprit du pays. Imaginez que Lyndon Johnson est entré en fonction à la suite de l’assassinat de Kennedy, alors qu’un projet de loi sur les droits civiques s’était enlisé au parlement et que les questions raciales agitaient le pays.

Bien que ces quatre dirigeants possédaient des compétences et une force qui leur ont permis de nous sortir de là, le leadership dans une démocratie exige une approche à double sens. A chaque crise, un changement bénéfique est propagé par les citoyens éveillés qui se sont joint à leurs dirigeants dans un but moral. Les mouvements abolitionniste, progressiste, des droits civiques ont jeté les bases d’un changement durable.

Bien que la désunion ne soit pas aussi dramatique, elle est potentiellement préjudiciable. T. Roosevelt a averti que la démocratie sombrerait lorsque les régions, les classes, les races et les partis se considéreraient comme « l’autre » plutôt que comme des citoyens rassemblés pour le bien du pays. Nous devons nous rappeler, comme l’a préconisé F. Roosevelt, que les problèmes peuvent être résolus tant que nous travaillons ensemble vers un but commun.

Et il y a de nombreux signes d’amélioration encourageants – un grand et profond élan d’activisme citoyen, des voix jeunes, un éventail diversifié de nouveaux candidats, dont un nombre record de femmes.

Savoir si le changement que nous cherchons sera positif et inclusif ne dépend pas seulement de nos dirigeants, mais aussi de nous. En tant qu’individus, ce que nous faisons maintenant si nous nous unissons, peut faire toute la différence. Il est temps pour nous de tenir compte de l’appel d’Abraham Lincoln à nous engager ensemble dans « un calme et vaste examen allant bien au-delà des politiques personnelles et partisanes ».

Je crois que le renouvellement de la vision morale et de la raison d’être qui nous ont construits et soutenus dans les temps turbulents du passé peut agir à nouveau.
[Source : cbsnews.com]

par Roxanne Jones, journaliste et reporter

Cessons de blâmer les politiciens pour nos problèmes. Pendant trop longtemps, nous ne les avons pas tenus pour responsables, et nous avons eu peur ou refusé de participer à notre propre démocratie. Selon le Pew Research Center, seulement 56 % des électeurs américains ont pris la peine de voter à la présidentielle de 2016, l’un des plus faibles taux de participation pour une démocratie dans un pays développé. Ce pourcentage diminue considérablement lors des élections de mi-mandat et des élections dans chaque Etat. Nous sommes une nation qui prétend aimer la démocratie, mais nous ne voulons pas faire le travail qu’elle exige de nous.
[Source : cnn.com]

par Dan Rather, journaliste chevronné et auteur de renom

Je ne laisserai pas l’étroitesse d’esprit, les préjugés ou le puritanisme me dire à moi ou à ceux qui se sont levés avec beaucoup plus de courage, que nos voix ne comptent pas. Je ne permettrai pas qu’on obscurcisse, manipule ou tourne en dérision la vérité. Il ne s’agit pas de politique. Il s’agit de décence et des liens communs de l’humanité. Et en fin de compte, je crois que la justice prévaudra une fois de plus et qu’elle renversera la crue élaborée avec les raisins de la colère. Les journalistes sont attaqués. C’est parce que la vérité et la justice sont attaquées. On ne soulignera jamais assez le courage des femmes et des hommes qui refusent de battre en retraite face à la violence et au pouvoir. Leur mort ne peut rester sans réponse.

Etes-vous en colère ou déprimé ? Croyez-vous les femmes et les hommes courageux qui ont révélé les violences sexuelles subies ? VOTEZ, mobilisez les autres à VOTER.
[Source : Facebook, octobre 2018]

par Elena Kagan, juge à la Cour suprême des Etats-Unis

Une partie de la légitimité de la Cour provient du fait que les citoyens considèrent qu’elle est différente des autres structures de gouvernance de ce pays. C’est une chose incroyablement importante que la Cour doit garder – cette réputation d’être juste, d’être impartiale, d’être neutre et de ne pas être simplement une extension du processus et de l’environnement politique extrêmement polarisé dans lequel nous vivons.
[Source : The Washington Post]

 

Les enseignements de Maitreya

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Les mensonges dévoilés

Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
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Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
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L’humanité une

Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
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L’Unité dans la diversité

« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
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Regard sur le monde

Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
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Autres

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Citation

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Message de Maitreya

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Brève

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Courrier des lecteurs

Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.

Une rencontre royale [sommaire]

Dans le taxi me conduisant à l’aéroport d’Amsterdam, pour rentrer aux Etats-Unis, j’eus une longue discussion avec le chauffeur. J’engageai la conversation en lui déclarant que j’avais séjourné aux Pays-Bas pour assister à un séminaire de méditation de transmission organisé par Share International. Je lui expliquai ce qu’étaient Share International et la méditation de transmission, et lui parlai de la réapparition de Maitreya et des Maîtres de Sagesse, de H.P. Blavastky, de A.A. Bailey, de B. Creme, du partage des ressources mondiales, etc. Le chauffeur participait à la conversation, posait des questions, exprimait des commentaires et de l’intérêt.

Nous abordâmes diverses questions d’actualité. A un moment donné, il évoqua les inégalités économiques et sociales, le sort des immigrants et des minorités, etc., et comment les Etats-Unis détenaient la clé du changement mondial dans beaucoup de domaines car ils sont un exemple pour le monde. Il affirma que d’autres nations se tournaient vers les Etats-Unis pour définir leur politique et les imitaient. J’acquiesçai mais ajoutai que chaque nation devait prendre de justes décisions.

Je lui demandai également de quel pays il était originaire. « Du Cachemire », me répondit-il, mais qu’il vivait aux Pays-Bas depuis de nombreuses années.

A propos du partage, j’essayai de me souvenir de cette citation de Gandhi : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. » Il était d’accord et me rappela que ce jour-là, le 2 octobre, c’était l’anniversaire de Gandhi.

Avant de descendre, je lui parlai encore de la Transmission et lui expliquai que son but était le bien du monde. Il ajouta que le monde comprend ceux qui nous entourent, et que lorsque l’on est en paix, celle-ci irradie tel le parfum d’une fleur.

Comme il avait témoigné de l’intérêt, je lui offris un exemplaire d’une brochure en néerlandais sur la méditation de transmission. Il l’accepta bien volontiers.

Je lui demandai son nom. « Imran », répondit-il. « Qu’est-ce qu’il signifie ? » questionnai-je. « Cela veut dire : roi du village », répliqua-t-il. Il me demanda mon nom et déclara qu’il me convenait bien. A ce moment-là, je ne compris pas très bien ce qu’il voulait dire mais en y repensant par la suite, j’ai supposé que cela pouvait être lié à une conversation que je venais d’avoir avec une personne m’expliquant que mon nom signifiait montagne alors que je pensai qu’il voulait dire petite colline.

En sortant du taxi, je lui dis par politesse que nous nous reverrions peut-être, si je revenais un jour à Amsterdam. Il tint à me préciser qu’il m’avait appelé ce matin-là sur mon téléphone portable (pour me dire qu’il était en route) et que donc j’avais son numéro de téléphone. Il a peut-être même répété que j’avais son numéro. Plus tard, en y réfléchissant, je me dis que cela pourrait être lié à une observation faite au cours du séminaire selon laquelle les porte-paroles donnent parfois leur numéro de téléphone.

En définitive, je sortis du taxi, intrigué et inspiré par cette longue conversation avec Imran, « le roi du village ».

M. L., San Francisco, Etats-Unis

Tout est dans le nom [sommaire]

En septembre 2018, je participais pour la troisième fois au Séminaire européen de méditation de transmission. En quittant la gare de Kerkrade, je me perdis et arrivai à l’abbaye par le bois qui la jouxte. Je le trouvai à mon goût et me promis d’y revenir aussi souvent que possible, ce que je fis chaque jour.

Le matin du 29 septembre, à la fin de la session matinale dont le thème était « l’ouverture », j’allai me promener dans ce bois. Le soleil brillait et l’atmosphère était à la paix. J’aperçus ce qui me semblait être un vagabond d’environ 50 ans poussant un vélo chargé de sacs plastiques contenant des bouteilles plastiques. Il m’apparut joyeux, rayonnant, heureux de vivre. Modestement vêtu, il portait une casquette. Il émanait de lui quelque chose de magnétique et simple.

Après le « bonjour » local, cet homme me parla dans un français parfait. Il répondit à mes questions sur lui, même celles que je n’avais pas exprimées. Il parcourait la région pour ramasser les bouteilles consignées qui valent 25 cts pièce au recyclage. Il ajouta que, grâce à d’autres revenus, il voyageait beaucoup pour apprendre à connaître les gens et les cultures du monde. Il affirma avoir visité 155 pays. Sa femme l’encourageait à s’absenter pour voyager une année entière. Il s’excusa pour les quelques bouteilles de bières qu’il avait bues.

Il me demanda ce que je faisais ici et après lui avoir expliqué rapidement (conférence, Maitreya, le Christ …), il me parut satisfait. Ensuite, il me regarda attentivement et déclara que j’avais des origines portugaises (ce qui est vrai) et d’autres affirmations dont je ne connais ni la réalité ni la portée.

Rien dans mon attitude, ma tenue ou mon accent n’aurait pu lui permettre de faire de telles déclarations. Il affirma avoir eu accès à ces connaissance grâce à des lectures sur ces sujets, et à ma demande il ajouta : « Nous venons de la terre et nous retournons à la terre » et précisa quelque chose comme « Il suffit de lire ce qui est écrit, il n’est pas nécessaire d’essayer de lire le ciel ». Cette rencontre serait restée une simple rencontre si ce n’est son nom : Christianus et qu’il déclara habiter rue de Palestine dans une ville des Pays-Bas à quelques kilomètres.

Sachant que j’allais bientôt rentrer en France, il me proposa que l’on se rencontrât à ma prochaine venue au séminaire pour passer un moment ensemble, après son retour d’Afrique du Sud. Il me donna son numéro de téléphone que je m’empressai de noter. Depuis ce jour, il est gravé dans ma mémoire. Cette rencontre s’est déroulée hors du temps. Deux participantes du séminaire étaient présentes pendant une partie de la rencontre avec cet homme. Qui est-il ? Cela reste un mystère et je m’en suis fait une idée. Chacun fera de même.

G. R., Antibes, France

Une rencontre française [sommaire]

Au séminaire européen de transmission de Kerkrade, alors que je me promenai avec un collègue dans le bois jouxtant l’abbaye, nous rencontrâmes un couple. L’homme me regarda et me dit : « Bonjour Pascal. » Il était français comme moi Je ne l’avais jamais vu auparavant. Je fus surpris qu’il connût mon nom. Merci.

P. B., Toulouse, France

Incognito mais pas inconnu [sommaire]

J’ai rencontré deux personnes qui, selon moi, sont « spéciales ».

Le 3 octobre 2018, dans l’après-midi, je distribuais le journal l’Emergence près de Montparnasse, à Paris. J’étais déguisé avec un nez de clown et un chapeau de carnaval avec le symbole du yin et du yang. L’accueil était particulièrement bon, les gens agréables et ils prenaient facilement le journal. A un moment donné, je ressentis une énergie douce et belle. Quelques minutes plus tard, une dame élégante d’environ 80 ans avec un gros pansement sur l’œil gauche s’approcha de moi. Je lui expliquai le contenu du journal. Elle me déclara : « Vous avez beaucoup de courage de faire cela. Vous sortez de votre zone de confort. Vous ne réalisez pas à quel point vous êtes courageux. Je vous félicite. C’est merveilleux qu’un homme jeune (j’ai 34 ans) le fasse encore » (c’est-à-dire distribuer des journaux dans la rue). Je la questionnai à propos de son gros bandage. Elle m’expliqua qu’elle avait un lymphome cancéreux. Je lui parlai de la « main » de Maitreya et lui donnait une petite image que j’ai toujours dans mon portefeuille. Elle demanda par deux fois si la main pourrait l’aider. Je répondis que c’était possible mais que je ne pouvais pas le prédire. Elle dit en souriant : « Vous ne connaissez pas le résultat. » Puis elle est partie. Elle avait le sens de l’humour et était très bienveillante et très calme.

Quelques minutes plus tard, un homme d’environ 40 ans se dirigea directement vers moi. Sa façon de se déplacer et son allure avaient quelque chose de spécial. Son énergie m’impressionna, il était très dynamique. Il m’a laissé une impression très claire de l’aspect Volonté, tel que je le comprends et je le ressens. Il me posa des questions à propos du journal. Je lui répondis qu’il était relatif à la méditation de transmission. Il voulut me donner de l’argent mais je refusai en lui expliquant que c’était gratuit. Il insista mais je refusai une nouvelle fois. Il me répondit de façon très directe : « Vous avez beaucoup de problèmes. » Je compris qu’il était au courant de mes sérieux problèmes d’argent. La veille, je venais d’apprendre que je devrais payer une grosse somme d’argent pour mes dents et tout au long de l’année j’avais eu également de gros problèmes avec ma voiture. Il ajouta : « Cela aussi, c’est gratuit » (comme le journal, en parlant de l’argent). Il feuilleta le journal. Je lui expliquai qu’il s’agissait de phénomènes inexpliqués et de la présence de l’Instructeur mondial. A nouveau, il s’exprima directement : « Voulez-vous être mon premier disciple ? » Je le regardai, embarrassé mais en souriant, pensant qu’il était peut-être un faux gourou. Il continua : « Parce que c’est moi ! » Et il finit par dire avec la main près de la bouche comme pour me dire un secret : « Mais je suis encore ici incognito. » Et il partit.

M. G., Tours, France

Prise de conscience [sommaire]

En septembre 2018, un matin, en me levant, j’eus cette révélation : « En effet Carol, je vais arriver très bientôt. » Pendant des années, j’ai attendu la pleine émergence de Maitreya et trouvé cette expérience-ci si chaleureuse. J’en ai parlé à d’autres personnes qui ont, elles aussi, ressenti la chaleur de ce réconfort, c’est pour cette raison que je vous adresse ce courrier.

C. E., Essex, G.-B.

Une inspiration merveilleuse [sommaire]

Cet été, notre groupe organisa un atelier public de méditation de transmission qui attira beaucoup de monde. Avant qu’il ne commence, pour diverses raisons, mon humeur était plutôt maussade et peu optimiste. Mais la vidéo de l’entretien de Benjamin Creme avec Rollin Olson sur la méditation de transmission fut inspirante et me remonta le moral. Mais ce fut ma rencontre avec deux hommes qui assistaient à l’atelier pour la première fois qui acheva de m’enthousiasmer.

A la pause, je me rendis au stand de vente des livres et des cartes. Un grand homme d’environ 60 ans se dirigea directement vers la carte de la « main » de Maitreya. Lorsque je lui expliquai l’histoire de cette image, il s’exclama plusieurs fois avec empathie : « Merveilleux ! » surtout lorsqu’il apprit que l’on pouvait utiliser la « main » pour demander de l’aide. Puis, à sa demande, je lui expliquai ce que représentaient les « étoiles » sur d’autres cartes. Il répéta : « Merveilleux, magnifique ! » Il désigna alors les revues sur le présentoir et je lui en fis un petit topo. Il demanda s’il pouvait en prendre une mais il sembla un peu déçu en constatant que ce n’était pas gratuit. Je pris la décision de lui en donner une, que je payai discrètement. Il se renseigna sur nos prochaines activités, alors je lui donnai un dépliant annonçant nos activités publiques de l’automne. Il discuta avec d’autres personnes et remplit un formulaire pour la méditation de transmission, en laissant nom et adresse.

Un autre homme attira également mon attention pendant la pause : une personne âgée, en costume, au visage très doux, agréable et pétillant. A la fin de la méditation, nous retournâmes au stand des livres. Ce dernier passa beaucoup de temps au stand voisin à remplir un formulaire pour rejoindre un groupe de transmission. Puis il vint me voir pour acheter le livre de B. Creme sur la méditation de transmission et en connaître le prix. Je lui demandai s’il avait apprécié la méditation, il me fit un large sourire en disant : « Je me croyais au paradis. » C’était sa première fois et je lui demandai comment il avait entendu parler de cet atelier. « Dans le métro ! » expliqua-t-il en riant, comme si c’était la chose la plus surprenante. Je lui demandai s’il reviendrait aux prochains ateliers et il répondit à peu près ceci : « Oh, je ne le manquerai pour rien au monde », toujours en souriant avec ses yeux pétillants. Nous nous serrâmes la main en nous présentant l’un à l’autre. Ma mère s’approcha et nous présenta à nouveau, car ils avaient déjà fait connaissance. Nous formions un cercle et lui rayonnait vers nous. Puis il voulut savoir si ma mère avait entendu parler de Mme Blavatsky et d’Alice Bailey et ils échangèrent quelques instants à ce sujet. Nous nous adressâmes un au revoir très chaleureux et nous dîmes « à bientôt. »

Ces deux rencontres furent si encourageantes et réjouissantes et j’eus l’impression qu’elles me poussaient à m’enthousiasmer et j’y pris plaisir (comme ça nous arrive lorsque nous commençons à donner l’information aux personnes intéressées). Evidemment je n’ai aucun moyen d’avoir confirmation, mais j’ai la forte impression qu’il pourrait s’agir de personnes « spéciales », peut-être des porte-paroles du Maître Jésus et de Maitreya.

Nom et adresse non communiqués, Royaume-Uni

 

Rayons

Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
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Dernière de couverture

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Cahier anniversaire

Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
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Questions-réponses de Benjamin Creme

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Questions-réponses

Réponses de Benjamin Creme

A qui les Enseignements de la sagesse éternelle appartiennent-ils ? Qui les diffuse ? (Conférence de Munich, Allemagne, 20 octobre 2007) [sommaire]

Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas nous [Partage international et ses co-workers] qui en sommes propriétaires. Ces enseignements sont donnés par un groupe d’hommes qui nous ont précédés dans leur évolution : les Maîtres de Sagesse, les Seigneurs de Compassion, la Hiérarchie spirituelle.

Pourquoi faites-vous ce travail, les Maîtres et vous ? [sommaire]

Pour préparer le monde au monde d’aujourd’hui et de demain.

Pensez-vous que beaucoup de gens sont au courant de l’existence des Maîtres et de la Sagesse éternelle dont vous parlez ? [sommaire]

C’est absolument extraordinaire : cette information sur l’époque où nous vivons ainsi que sur l’importance du dessein des Maîtres quand ils forment leurs disciples est absolument vitale, mais très peu de gens sont informés que ces enseignements existent. Il me semble inouï que le groupe d’êtres le plus important du monde, les Maîtres de Sagesse – des hommes si évolués qu’ils ne sont même pas obligés de rester sur Terre – continue tranquillement de faire son travail, et que, dans le même temps, les 6,5 milliards d’habitants [2007] de cette planète ne sachent rien de leur existence. Cela semble impossible. Comment se peut-il que les gens ne soient pas au courant de l’existence de ces enseignements ? On peut trouver ces livres d’une sagesse infinie dans toutes les librairies ésotériques sérieuses, et, malgré cela, les gens ne le font pas. Ainsi va la conscience de l’humanité d’aujourd’hui ! Nous sommes tellement plongés dans le matérialisme, que les écrits les plus importants jamais donnés au monde sont non seulement laissés de côté, mais sans doute en grande partie inconnus. Tout cela va changer, bien sûr, avec les événements extraordinaires qui se produisent en ce moment.

La situation semble désespérante, avec les conflits, les guerres et les souffrances que l’on voit partout. Quelle est la position des Maîtres là-dessus ? [sommaire]

Nous voyons bien l’importance des événements qui ont lieu dans le monde – comme l’Afghanistan, l’Iraq, la Syrie, George W. Bush, Tony Blair, et toutes les catastrophes apparemment sans fin qui se produisent sur la planète. Mais pour les Maîtres, tout cela est transitoire – ce qui est parfaitement exact. Nous écoutons les médias, qui nous parlent d’événements horribles au Pakistan, en Iraq ou ailleurs, et nous pensons que tout empire : guerres, menaces de guerre, angoisse pour les Palestiniens, et ainsi de suite. Et d’une certaine façon, c’est vrai, tout empire. Mais les Maîtres voient les choses différemment, d’une façon multidimensionnelle. Ils voient les événements sur le plan physique, ils voient tous les plans et tous les changements qui ont lieu au niveau supérieur – niveau où ils fonctionnent –, et la façon dont les événements descendent petit à petit à travers les plans pour devenir les facteurs dominants. Ils voient la tendance vers l’amélioration, alors que nous ne voyons que le mouvement vers le pire. Cela ne signifie pas que le pire ne soit pas en train de s’accomplir, car c’est en effet ce qui se passe, mais ils voient la tendance à l’amélioration. Cette tendance devient de plus en plus dominante et effective sur les plans supérieurs, mais elle n’a pas encore précipité, elle ne s’est pas concrétisée sur le plan physique.

Puisque les Maîtres voient tout cela, on est en droit de se demander pourquoi ils ne commencent pas par empêcher les individus comme MM. Blair, Bush et tous ceux qui font du mal dans le monde de provoquer des guerres, plutôt que de remédier aux catastrophes une fois qu’elles ont eu lieu. Cette question semble raisonnable. Mais elle démontre une incompréhension totale de la loi de cause et d’effet – la loi du karma. Pourquoi les Maîtres n’interviennent-ils pas pour empêcher les guerres ? Parce qu’ils n’en ont pas le droit, à cause de la loi du libre arbitre, sans laquelle il nous serait impossible d’évoluer et de grandir. Pour eux, cette loi est sacro-sainte.

Pour évoluer, nous devons comprendre pleinement la réalité du libre arbitre et assumer la responsabilité de nos actions. Nous sommes responsables de ce qui se passe sur Terre, tous autant que nous sommes. Vous pouvez toujours dire : « Ce n’est pas moi, c’est M. Bush. » Exact. Mais que faites-vous pour l’arrêter ? Agissez-vous en quoi que ce soit pour arrêter M. Bush ? Que fait l’Allemagne pour l’arrêter ? Vous avez peut-être une certaine influence, en Allemagne. Les gens doivent assumer la responsabilité de leurs actions personnelles ou de celles des autres. En d’autres termes, l’humanité doit s’éveiller et influencer ses gouvernements de sorte que ceux-ci fassent certaines actions et n’en fassent pas d’autres.

Pourquoi n’y a-t-il pas de femmes parmi les Maîtres ? [sommaire]

A l’heure actuelle, il n’y a pas de Maîtres incarnés dans des corps de femmes. Les Maîtres, en un sens, ne sont ni hommes ni femmes. Ils sont parvenus à un équilibre parfait entre ces deux aspects. Sur le plan de l’âme, il n’y a pas de sexe, ni masculin ni féminin. Il existe simplement une énergie avec deux pôles, l’un positif, l’autre négatif, comme pour l’électricité. C’est une énergie bipolaire. Les Maîtres sont des âmes parvenues à la perfection, ils ont réalisé l’équilibre entre ces deux pôles. Cependant, lorsqu’ils prennent un corps physique (ce qu’ils ne font pas tous : deux tiers d’entre eux, c’est-à-dire environ 40, sont actuellement dans un corps physique dense), c’est pour l’instant un corps masculin, afin d’ancrer puissamment dans le monde l’énergie dont ils sont abondamment dotés, celle de l’aspect masculin ou spirituel, ceci pour contrebalancer l’aspect matériel qui se manifeste bien davantage dans le monde d’aujourd’hui. Cela est lié au niveau d’évolution atteint par notre planète. Dans 350 ou 400 ans, les choses changeront, et les Maîtres s’incarneront alors dans des corps féminins jusqu’à ce qu’un équilibre s’établisse entre les Maîtres à véhicule masculin et les Maîtres à véhicule féminin.

Cela n’a rien à voir avec un quelconque parti pris contre les femmes ou l’aspect féminin. Bien au contraire, les Maîtres sont à l’origine du mouvement de libération des femmes. Ils jugent essentiel que les femmes prennent toute leur place en parfaite égalité avec les hommes dans le nouvel âge, qui sera connu comme celui de Tara, la Mère. L’ère de Maitreya est celle où se manifestera l’aspect maternel. La femme représente la Mère, l’aspect nourricier, celui qui nourrit l’enfant, la famille, la civilisation. Les nations sont également masculines ou féminines, et celles qui sont féminines peuvent devenir le siège d’une civilisation. Aussi est-il essentiel que les femmes puissent jouer totalement leur rôle, en toute égalité, dans la vie de l’humanité. En Occident, cela s’inscrit déjà largement dans les faits, mais dans une bonne partie de l’Orient, c’est encore très loin d’être le cas, hélas. Les femmes ne sont souvent guère mieux considérées que des biens mobiliers. Un grand changement est nécessaire. C’est pour cela que les Maîtres ont inspiré le mouvement de libération de la femme. [La Mission de Maitreya, tome III]