Partage international
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juillet 2018 – No 359
Sommaire
- Article du Maître —
- Un choix sans cesse renouvelé par Le Maître –
- Le besoin de synthèse par Le Maître –
- Editorial Aucun article pour cette rubrique
- Ce mois-ci dans Partage international Aucun article pour cette rubrique
- Point de vue
- Compte rendu de lecture
- Compilation Aucun article pour cette rubrique
- De nos correspondants Aucun article pour cette rubrique
- Dossier
- L’utilisation constructive des forces de destruction (2e partie) par Felicity Eliot
- Espoir et patience allègent le fardeau du temps par Gerard Aartsen
- Le travail de groupe
- Signes des temps
- Un ovni au-dessus de Taupo
- Ovni dans l’Illinois
- Ovni à Vila Pouca de Aguiar
- Nouveau Mexique : une statue de la Vierge verse des larmes
- Un ovni aperçu au-dessus d’une centrale nucléaire
- Serbie : des icônes échappent à un incendie
- Bénédiction du Maître de Tokyo à Inubosaki
- Bénédiction du Maître de Tokyo au jardin d’enfants Sumiyoshi
- Bénédiction du Maître Jésus à Tokyo
- Bénédiction de Maitreya à l’aéroport
- S.O.P. — Sauvons notre planète Aucun article pour cette rubrique
- Tendances
- Vers un meilleur avenir pour tous Aucun article pour cette rubrique
- Entretien
- Créer des ponts entre les religions – Interview de William Swing par McNair Ezzard
- Environnement Aucun article pour cette rubrique
- Esotérisme Aucun article pour cette rubrique
- Faire le lien Aucun article pour cette rubrique
- Faits et prévisions Aucun article pour cette rubrique
- Fenêtre sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- La voix de la raison
- La voix des peuples Aucun article pour cette rubrique
- Le point de vue de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Le respect de la loi Aucun article pour cette rubrique
- Les enseignements de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Les mensonges dévoilés Aucun article pour cette rubrique
- Les priorités de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- L’humanité une Aucun article pour cette rubrique
- L’Unité dans la diversité Aucun article pour cette rubrique
- Regard sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- Autres
- Sommes-nous donc si heureux ? L’idéologie du développement par Charles Eisenstein
- Considérer la beauté par Corné Quartel
- Le pape François ‑ un homme de parole, un appel au bien commun par Elisa Graf
- Mettre fin à la pollution nécessite un changement d’attitude majeur par Graham Peebles
- Une carte et un plan : quand les verts pâturages finissent en désert brûlant par Mbom Sixtus
- Citation Aucun article pour cette rubrique
- Message de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Brève Aucun article pour cette rubrique
- Courrier des lecteurs
- Rayons Aucun article pour cette rubrique
- Dernière de couverture Aucun article pour cette rubrique
- Cahier anniversaire Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses de Benjamin Creme Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses
Article du Maître —
Un choix sans cesse renouvelé – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme.
L’heure est proche où l’humanité aura à prendre une grande décision. Les Seigneurs eux-mêmes se tiennent dans l’attente de ce moment capital. Parmi la multitude des hommes, rares sont ceux qui ont conscience de l’importance du choix qui se présente à eux aujourd’hui : ignorer les avertissements, et plonger tête baissée dans l’abîme ; ou bien, créer un nouvel ordre au sein duquel la vie de tous sera sanctifiée par la justice et la liberté.
Il s’agit là, bien sûr, d’un choix sans cesse renouvelé, que notre époque met plus en relief que nulle autre. Jamais l’enjeu d’une décision de l’homme n’avait été aussi crucial, car aujourd’hui repose entre ses mains une arme au pouvoir de destruction implacable. Il est donc indispensable de prendre la mesure de la situation avec calme et prudence.
Pour permettre aux hommes de saisir les conséquences de leurs actes, Maitreya se tient prêt à entrer dans la sphère publique. Sa sagesse et sa force de persuasion viendront appuyer la cause du bon sens et de la paix. Il inspirera, et enseignera. Sa manière d’être et d’agir fera de plus en plus d’émules ; le moment venu, le monde entier suivra ses sages conseils et les hommes se verront restituer leur droit légitime à vivre en paix. Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya tiendra-t-il sa promesse ; ainsi remplira-t-il son devoir envers l’humanité.
Beaucoup font preuve d’impatience à l’approche de ces événements dans leur ignorance des nombreux facteurs, notamment d’ordre cosmique, que Maitreya doit prendre en compte pour que s’accomplisse la Loi. Rien ne peut être fait qui aille à l’encontre du libre arbitre des hommes ; rien ne peut influer sur la manière dont il déterminera l’heure de son émergence, si ce n’est la Loi elle-même, et l’évaluation qu’il fait de la situation à un moment donné. Il est pourtant une chose dont on peut être certain : il ne tolérera pas le moindre retard pour entreprendre au grand jour sa mission de service. Lui, et lui seul, peut décider du moment propice. Remettez-vous en donc, en confiance, à son jugement.
Ce jugement repose sur une connaissance à laquelle les hommes n’ont pas accès. Il est indispensable d’accéder à la compréhension de facteurs d’ordre cosmique pour apprécier correctement la situation. Et, même dans ces conditions, Maitreya doit prendre d’importantes décisions sur la base de données non seulement limitées mais changeantes. A vrai dire, mince est la frontière qui sépare le nécessaire du possible.
Accordez donc votre confiance au Seigneur de l’Amour et au discernement qui guide ses actions. Ne perdez pas patience face à l’apparent retard de son émergence — dans l’éternel présent, aucun retard n’existe. Avant longtemps, le Fils de l’Homme prendra la place qui lui revient en tant qu’Instructeur de l’humanité. De bon gré, la majorité des hommes suivra ses recommandations, prenant à cœur ses enseignements. Pas à pas, dans la joie et la reconnaissance, ils mettront en place les structures de l’avenir ; progressivement les anciens errements disparaîtront, pardonnés et oubliés. Ainsi en sera-t-il. Ainsi le Grand Seigneur, leader des hommes, accomplira-t-il sa destinée, ainsi l’humanité connaîtra-t-elle la véritable joie.
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
Cet article est paru initialement dans Share International en juillet-août 1996 et aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes appelés à faire le choix d’un monde plus sûr et plus sensé. Puisque nous ne pouvons connaître tout ce que Maitreya doit prendre en compte pour accomplir son émergence, il nous faut faire confiance à son jugement.
Le besoin de synthèse – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme
Il est étrange qu’en dépit de l’intérêt affiché pour les idées d’unité et d’amour fraternel, les groupes se réclamant des concepts du nouvel âge soient en fait si peu nombreux à manifester une attitude inclusive. Bien au contraire, ils ont plutôt tendance à aller dans la direction opposée et comptent parmi les plus séparatifs et les plus exclusifs de tous les groupes engagés dans l’éducation de l’humanité.
Leur rôle est de présenter aux hommes la vision d’un monde meilleur où le séparatisme n’a pas sa place et où l’on considère que chacun apporte au Tout quelque chose d’essentiel ‑ et d’égale valeur. Cependant, presque partout, l’accent est mis sur la supériorité de tel ou tel enseignement ou point de vue particulier. Bien rares, en vérité, sont les manifestations de coopération et de compréhension mutuelle qui occupent pourtant une place si importante dans leur vocabulaire.
Un rythme ancien domine encore la pensée de ces groupes. Il leur reste beaucoup à apprendre et à changer s’ils veulent véritablement représenter les idéaux des temps à venir. Il est inévitable que de tels changements se produisent, mais pour beaucoup, le processus sera long et difficile. Nombreux sont ceux qui en voient la nécessité mais se trouvent incapables d’établir avec les autres des relations d’égalité, tant est profondément enracinée l’habitude de la compétition et de l’exclusivité. De plus, pour certains, le besoin d’être considérés comme des maîtres à penser est un facteur dominant ; chez eux, le mirage de l’ambition personnelle exerce une emprise puissante.
Telle est aujourd’hui la situation. Cependant, il est nécessaire que ces groupes se reconnaissent progressivement les uns les autres comme identiques et qu’ils prennent conscience de la synthèse sous-jacente qui unit leurs efforts. De plus, ce ne sera qu’une fois cette synthèse comprise et présentée au public que le rôle éducatif de ces groupes pourra être rempli. A l’heure actuelle, déconcerté par cette concurrence entre les groupes qui sollicitent son attention et son allégeance, l’homme en quête de vérité s’interroge.
Bientôt, le monde saura que les nombreux enseignements et les diverses formulations de la vérité proviennent d’une source unique, que la même stimulation divine les anime tous, que les interprétations variées résultent du fait que les hommes ont des besoins divers et se situent à tous les niveaux sur l’échelle de l’évolution. Ce n’est pas sans raison que la Hiérarchie a présenté les enseignements et les idées nécessaires sous des formes, à des niveaux, et selon des techniques aussi variés que possible.
Sous-jacente à cette présentation variée, la synthèse des idées provient du sens que nous avons de l’unité de toutes choses, de notre conscience permanente du Tout et de l’indivisibilité de cette Réalité. Lorsque les hommes partageront cette expérience, tout deviendra possible.
Le jour où les hommes verront le Christ et ses disciples, les Maîtres de Sagesse, ils en viendront à comprendre cette nécessité d’une présentation multiple de la vérité, car ils réaliseront alors à quel point l’homme est ancien, combien variées ont été ses expériences et ses espérances au cours des siècles et combien diverses sont les manières dont il peut assimiler des idées. Les hommes en viendront également à se faire une idée de l’unité inhérente qui sous-tend la diversité apparente.
Les hommes se rendront compte que derrière les idées et les enseignements existe un Plan, que chaque enseignement est la formulation d’un fragment de ce Plan, que le Plan est l’expression de la Volonté créatrice de Dieu et que, en tant que tel, il est en perpétuel renouvellement. Comment, dans ces conditions, serait-il possible à un groupe, une société, ou une institution d’être en mesure d’incarner la Vérité pour toujours ?
Nombreux sont ceux, naturellement, qui croient déjà travailler pour la synthèse et l’unité, ce qui n’est, dans une large mesure, qu’une illusion. Il n’y a pas grand mérite à créer des liens avec des personnes dont on partage la façon de penser ; c’est utile, mais relativement simple. Il est plus difficile, et de beaucoup, de tendre les bras au-dessus d’un océan de différences et d’étreindre ceux avec qui on est en désaccord en les considérant comme ses égaux.
Cherchez ce qui unit dans la manière dont votre frère présente les choses. Sachez que derrière ces formulations diverses se tiennent le Christ et ses disciples. Souvenez-vous que la Vérité une sous-tend toutes ces approches et que rien ne divise, si ce n’est le mental des hommes.
(Un Maître parle, juillet 1983).
Cet article écrit en 1983, a peut-être été conçu, à l’époque, comme un appel aux nombreux groupes du nouvel âge qui avaient été sollicités par Benjamin Creme et ses collaborateurs, à partir de 1974, afin d’encourager une coopération. En général sans grand résultat. Nous rééditons ici « Le besoin de Synthèse » dans le cadre de l’accent que nous mettons actuellement sur l’exigence d’un travail de groupe efficace et cohérent ; cet article pourrait susciter une autoréflexion honnête au sein de tous les groupes. Sans aucun doute, il souligne le besoin d’explorer les moyens de « tendre les bras au-dessus d’un océan de différences et d’étreindre ceux avec qui on est en désaccord », comme l’exprime le Maître de Benjamin Creme.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Point de vue
Un message d’espoir de David Attenborough – [sommaire]
Journée mondiale de l’océan
Sir David Attenborough, dont la série Planète bleue II a montré les effets de la pollution par les détritus plastiques sur la vie marine, s’est exprimé à l’occasion de la Journée de l’océan du 8 juin 2018 :
« Nous avons pris conscience des dégâts que nous avons infligés à la planète et de notre responsabilité de préserver le milieu sauvage », a déclaré le naturaliste britannique.
Dans une interview à Sky News, D. Attenborough a expliqué qu’il avait renoncé à l’eau en bouteille et se félicite de la montée du mouvement mondial visant à réduire la consommation de plastiques à usage unique.
En avril, le gouvernement britannique a fait part de son intention d’interdire la vente de pailles en plastique, d’agitateurs de boissons et de coton tiges en plastique, afin de protéger l’environnement marin.
« Il y a tellement de choses simples que nous pouvons faire. Il est absurde de suggérer que nous pouvons nous passer totalement du plastique, mais il y a tant de domaines où nous utilisons du plastique sans même y penser. »
D. Attenborough est optimiste : les dommages causés à nos océans sont réversibles. Mais il nous exhorte à agir sans tarder pour préserver la nature ; sinon « la race humaine le regrettera. »
Pour célébrer la Journée mondiale de l’océan, BBC Earth a diffusé un message du célèbre homme des médias sur la valeur de notre planète bleue.
« L’universalité des océans impacte tout être vivant où qu’il se trouve. L’air que nous respirons, l’eau que nous consommons sont intimement reliés à la mer. L’océan est le chef d’orchestre de notre météo et stabilise notre climat. Rien n’est plus puissant ni implacable, ni plus beau, ni infiniment passionnant.
Pourtant, pendant trop longtemps on a considéré les océans comme acquis. Nos actions ont poussé les espèces au bord du gouffre et ont eu un impact sur tout l’écosystème marin, quelque soit son éloignement ou sa profondeur. Les effets des changements climatiques ont été atténués par les océans, mais nous en subissons maintenant les conséquences. Les mers se réchauffent, leur niveau s’élève et elles deviennent plus acides. Voici une pensée qui donne à réfléchir : les récifs coralliens pourraient disparaître au cours du siècle prochain.
Nous avons tous besoin d’un océan sain, nous devons donc changer nos habitudes.
Avec une bonne gouvernance, ensemble, nous pouvons repeupler les mers. Nous pouvons réduire la pollution marine et limiter l’incidence de l’acidification des océans. Le pouvoir de régénération des océans est remarquable ; il suffit de lui donner sa chance. Ce n’est pas trop tard. »
Source : ecowatch.com
Compte rendu de lecture
Les dessins d’ovnis des Archives nationales britanniques – [sommaire]
Un livre de David Clarke : Drawings From The National Archives
par William Allen,Le Dr David Clarke est professeur principal en journalisme et spécialiste en folklore et mythologie à l’université Sheffield Hallam (Royaume-Uni). Depuis plus de vingt ans, il étudie le phénomène ovni au Royaume-Uni et s’intéresse tout particulièrement à ses ramifications culturelles et sociologiques.
Après la promulgation de la loi sur la Liberté de l’Information en 2005, le Dr Clarke a été l’un des premiers à solliciter le ministère de la Défense (MoD) afin que le « Bureau des ovnis » (une division secrète de ce ministère) ouvre ses dossiers aux chercheurs universitaires. En 2007, le MoD annonça qu’il s’apprêtait à déclasser plus de 11 000 dossiers amassés depuis les années 1940 et à les rendre accessibles au public par l’intermédiaire des Archives nationales britanniques. Les Archives invitèrent Davis Clarke à devenir le consultant et le conservateur du projet.
Alors qu’il menait à bien le travail monumental de préparation du matériel à déclasser, il s’intéressa tout particulièrement aux illustrations et œuvres d’art réalisées par de nombreux témoins pour illustrer leurs rapports d’observations d’ovnis. L’aboutissement de ses recherches fut la sortie du livre UFO Drawings From The National Archives1.
Après une introduction dans laquelle D. Clarke présente un historique de l’implication du MoD dans la collecte d’informations sur le phénomène ovni, il présente une fascinante collection d’illustrations qui sont l’œuvre de témoins et sont classées par ordre chronologique sur une période de cinq décennies. Cette collection colorée montre une grande variété de tailles et de formes d’ovni qui ne fait qu’augmenter au fil des ans. Elle comprend des croquis dessinés au crayon par des écoliers, des dessins au crayon réalisés avec précision, des peintures et des diagrammes détaillés et également quelques photographies. Chacune de ces illustrations est accompagnée d’un bref résumé du compte rendu initial.
On s’émerveillera tout particulièrement devant des illustrations datant des années 1940 et du début des années 1950, montrant des vaisseaux qu’on ne pouvait encore photographier à l’époque ‑ il faudra attendre une décennie. A noter en particulier un vaisseau en forme de cloche qui sera surnommé plus tard la « soucoupe Adamski », après que les photographies de George Adamski aient été largement diffusées.
»Un mot d’avertissement, toutefois, à l’attention des lecteurs qui adhèrent aux explications de Benjamin Creme (BC), selon lesquelles notre planète est visitée par des êtres en provenance d’autres mondes dotés d’une technologie très avancée : David Clarke est spécialiste en folklore, aussi appréhende-t-il ce matériel et le phénomène ovni en général comme relevant d’une mythologie moderne influencée par la culture pop et différentes sortes de médias. Pour lui, les gens voient de tels objets parce que leur imagination est influencée par des films de science-fiction, des émissions de télévision, des couvertures de magazines, etc., et aussi par l’évolution du design des avions militaires. Alors que cela peut être le cas dans certaines occurrences, par exemple pour des personnes qui déclarent avoir vu des ovnis par « clairvoyance » ou seulement pendant quelques secondes, l’approche de D. Clarke ne tient pas compte de la sensibilité et de la conviction d’une majorité de témoins qui affirment : « Je sais ce que j’ai vu.
L’extraterrestre de Solway, photo prise en 1964 par Jim Templeton, de sa petite fille de cinq ans, Elizabeth, dans les marais de Solway au nord du comté de Cumbria (Angleterre). La famille n’a rien observé d’inhabituel lorsque la photo a été prise. Mais au développement, le professionnel leur fit remarquer : « C’est une photo magnifique mais elle est un peu gâchée par la présence d’un homme de grande taille derrière elle ! » J. Templeton vit alors le personnage vêtu comme un astronaute ou un extraterrestre, sur l’un des clichés. Il envoya les négatifs à Kodak, le fabricant de la pellicule, et aux autorités locales de la police. Leur conclusion fut que la photo n’avait pas été falsifiée. Cette photo, abondamment publiée et commentée, reste une énigme non résolue chez les ufologues.
D. Clarke reconnait cependant la valeur intrinsèque de ce matériel. « En tant que preuves visuelles d’observations inhabituelles ayant une signification profonde pour ceux qui voient ces ovnis, écrit-il, ces illustrations sont des documents uniques d’une grande valeur historique… »
Parmi les images publiées dans l’ouvrage, beaucoup sont de toute beauté. Certaines ressemblent aux objets apparus sur des photographies diffusées par Partage international et qui ont été confirmées par le Maître de Benjamin Creme comme étant des vaisseaux en provenance d’autres planètes.
Le MoD ayant maintenant fermé son « bureau des ovnis », on pourra trouver des illustrations intéressantes sur le site Mutual UFO Network (mufon.com) dans le « track ufo’s data file ».
1. Dessins d’ovnis des Archives nationales (non traduit). David Clarke, Drawings From The National Archives, Four Corners Irregulars.
Dire non ne suffit plus – [sommaire]
Un livre de Naomi Klein
Ce dernier livre de la célèbre journaliste et activiste Naomi Klein est un appel à l’action pour tous ceux qui voient avec horreur l’ampleur de l’avidité et de la corruption de nos dirigeants, ainsi que la négligence aveugle de l’humanité envers notre planète.
Américano-canadienne, N. Klein révèle en détail l’énormité de la corruption de l’Administration Trump, et en même temps offre un espoir de changement.
Elle montre aussi comment fonctionne (du point de vue ésotérique) l’Epée de clivage ; le « choc » que beaucoup ressentent depuis l’élection et la mise en place de l’Administration du président Trump est contrebalancé par une longue tradition d’opposition : « L’argent n’est pas la seule chose qui ait de la valeur, et le destin de chacun est lié à celui des autres et à la santé du monde naturel. »
Résister et protester ne sont pas suffisants. « Il ne suffit pas de dire non. Il faut le faire bien sûr. Il nous faut aussi nous ménager farouchement un espace pour imaginer et planifier un monde meilleur. Ce n’est pas une indulgence. Il ne s’agit pas de se faire plaisir. C’est un élément essentiel de notre victoire sur le trumpisme. »
Il ne suffit plus d’appliquer « du sparadrap sur des plaies béantes » (ce qui constitue l’approche de face à « la montée mondiale de la démagogie de droite », est l’establishment qui ne voit pas d’alternative réaliste au statu quo actuel du marché). « Les petits pas ne l’arrêteront pas. » Pour N. Klein, l’émergence des nouveaux mouvements de pouvoir populaire dans de nombreux domaines et régions du monde témoigne de la montée d’une détermination et d’un espoir en « un monde nouveau ». Les crises, nous l’avons déjà constaté, ne font pas toujours régresser et abandonner les sociétés. Face à une menace commune, nous pouvons choisir de nous rassembler et de faire un bond évolutif.
Le livre se termine par un post-scriptum : The Leap Manifesto (Le manifeste du bond vers l’avant). Un manifeste pour un Canada basé sur le souci de la planète et de la sollicitude des uns envers les autres.
Cet appel est le fruit d’un rassemblement multi-mouvements à Toronto en 2015, particulièrement préoccupé par les inégalités et la dégradation de la planète.
Son objectif était l’unité entre les peuples, les mouvements et les problèmes à résoudre, afin de produire des idées pour une nouvelle façon de vivre : remplacer « une économie fondée sur la destruction par une économie fondée sur l’amour ».
Depuis son lancement, The Leap (Le Bond) a recueilli un grand soutien populaire ‑ et c’est là que Naomi Klein place son espoir : « Les plateformes populaires commencent à réorienter les choses ‑ et les politiciens devront suivre. »
En ces temps troublés, ce livre (facile à lire) apporte inspiration et espoir.
Naomi Klein, Dire non ne suffit plus : contre la stratégie du choc de Trump (Actes Sud, 2017)
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
De nos correspondants
Dossier
L’utilisation constructive des forces de destruction (2e partie) – [sommaire]
L’évolution des groupes dans l’ère du Verseau
par Felicity Eliot,L’article ci-dessous fait suite à la série de textes que nous avons publiés au cours des derniers mois au sujet des conditions fondamentales qui gouvernent le travail des groupes ésotériques. Benjamin Creme (BC) et son Maître ont consacré plus de quarante ans à informer le public de l’extériorisation de l’ashram des Maîtres. Comme ce travail est en bonne voie, il semble utile de revisiter les conditions présidant au bon fonctionnement des groupes de disciples, dont la vocation est de refléter une réalité intérieure dans le monde extérieur. Les auteurs de ces articles n’ont aucune expertise particulière : en compagnie du lecteur, ils explorent et examinent un ensemble d’idées et de comportements.
La « règle onze », donnée par le Maître Djwal Khul (DK) par l’entremise d’Alice Bailey, est la onzième d’une série de règles destinées aux disciples et aux aspirants. DK y présente les quatre conditions auxquelles les disciples appartenant au groupe d’un Maître doivent satisfaire pour parvenir à la fusion et à l’unité de groupe, préalablement à une éventuelle initiation de groupe. Ces conditions sont étudiées en détail par Benjamin Creme dans La mission de Maitreya, tome II (MM2).
Elles sont : a) l’établissement de relations non sentimentales ; b) l’utilisation constructive des forces de destruction ; c) la capacité à travailler en tant que hiérarchie miniature dans le respect du principe d’unité dans la diversité ; d) la culture de la puissance du silence occulte. (Les rayons et les initiations, [215])
Mes Maîtres […] se tiennent prêts à servir. Leurs rangs seront remplis par vous, hommes et femmes du monde et, ainsi, ils seront libérés pour la Voie supérieure.Au pied de la montagne, l’ascension semble rude, mes frères, mais lorsque les premiers pas ont été faits, la progression devient rapide ; et près du sommet, vos pieds auront des ailes et, de cette hauteur, vous verrez la splendeur de Dieu. Il en sera ainsi, mes amis et frères. Moi, Maitreya, j’en fais la promesse. (Message de Maitreya n° 89)
Faire sien l’enseignement ‑ le travail du disciple
La première partie de cet article a mis en évidence la réalité du contact avec l’âme, souligné qu’il est possible d’aller au-delà du niveau de l’âme et conclu en affirmant que les membres du groupe qui travaillent avec le Maître de BC font « partie d’un ashram ».
Cela étant, il peut être utile de nous souvenir du serment sacré que chacun d’entre nous a fait avant de venir en incarnation, car c’est cette connaissance consciente ou inconsciente qui pousse le disciple à servir. Ainsi, comme l’affirme BC : « Tout disciple devenu un disciple engagé a littéralement fait le serment de servir le Plan d’évolution. C’est cela, être un disciple. Que vous le sachiez ou non, vous avez fait le serment de servir le Plan au niveau de la conscience que vous en avez et dans la mesure de cette conscience. Evidemment, lorsque vous pensez au Plan avec le mental inférieur, il y a peu de chances que vous puissiez le concevoir. Vous n’en voyez pas la signification. Cependant, au cours de votre vie, par vos interactions avec des gens ou avec des groupes, dans le cadre de vos activités professionnelles ou autres, vous participez effectivement, d’instant en instant, au Plan d’évolution. Le Plan n’est pas séparé de votre vie. Votre vie fait partie de ce Plan, dans la mesure où vos actions sont conformes aux intentions du Plan et à celles du Maître qui se tient à l’arrière-plan du groupe dont vous faites partie. Par la suite, naturellement, vous agirez beaucoup plus consciemment. Ce dont les Maîtres ont besoin, c’est de serviteurs conscients et décidés. » (La Mission de Maitreya, tome II)
Ce que BC nous présente dans le paragraphe ci-dessus est une idée puissante, susceptible, par ses implications, de transformer nos vies : « Votre vie fait partie de ce Plan, dans la mesure où vos actions sont conformes aux intentions du Plan et à celles du Maître qui se tient à l’arrière-plan du groupe dont vous faites partie. » Comme les Maîtres et BC l’ont dit, il ne s’agit pas là simplement de mots, mais bien de vérités. Quand on intègre en soi cette vérité, on ne peut pas ne pas changer. Car elle implique de la part du groupe mondial un effort concerté pour intégrer, comprendre, mettre en commun et faire nôtre cette réalité, ainsi que d’autres, tout aussi transformatrices. L’idée importante ici est de faire en sorte que « l’enseignement devienne nôtre ». Non seulement les concepts ne doivent pas rester des mots dénués de sens dans une page racornie ou dans un livre jamais ouvert, mais le disciple doit au contraire insuffler de la vie dans l’enseignement en « le devenant, en le vivant », selon les paroles de BC.
De temps à autre, la meilleure manière de trouver le sentier vers l’avant est de revenir au début du voyage. Peut-être pourrions-nous prendre le temps, dans ces pages, de retrouver le premier contact qui fut le nôtre avec l’idée de la Réapparition de l’Instructeur mondial et d’en revivre l’impact : notre joie, notre enthousiasme de voir la validité de notre aspiration et de notre quête intérieures confirmée. La vie avait donc bien un sens, après tout. Nous n’étions pas des utopistes naïfs ; notre recherche d’un moyen d’aider le monde, notre espoir pour l’humanité ‑ tout cela, à notre heureuse et immense surprise, se révélait donc exact. C’était déjà même en train de se produire, et nous pouvions y prendre part si nous le désirions.
Aujourd’hui, des années plus tard, une conviction plus profonde a mûri en nous, alimentée par l’expérience et les aventures de la vie ; un amour et une certitude plus tranquilles ont fleuri et pris la place de l’effervescence. Nous avons grandi et changé comme jamais nous n’aurions pu l’imaginer ou l’espérer dans nos jours d’exaltation ancienne.
Un cœur enflammé
Dans « L’appel au service » (La mission de Maitreya, tome II), BC cite un passage de l’article de son Maître qui donne son nom au chapitre et qui décrit la façon dont les Maîtres procèdent pour chercher dans le monde ceux qui sont prêts pour le service : « Nous, sur les plans intérieurs, cherchons ceux qui connaissent déjà un tant soit peu le Plan et dont les priorités sont saines. » BC expose alors ce que sont le service et l’attitude correcte ‑ en un mot : l’ardeur d’un cœur enflammé et une attitude saine et intelligente qui évite le fanatisme en servant « au-dessus et au-delà de l’appel au service ».
« Si on connaît le Plan, on peut devenir un serviteur conscient. Ainsi, on est moins susceptible de perdre du temps dans des voies sans issue. Il existe quantité de manières de servir le monde, mais certaines sont meilleures que d’autres. Tout peut devenir service, le cas échéant, mais il faut aussi servir intelligemment. C’est-à-dire servir non pas en dessous, mais légèrement au-dessus de ses capacités, aller toujours un peu au-delà, en prenant, s’il le faut, la ligne de plus grande résistance, au lieu de celle de moindre résistance. Toutefois, suivre en permanence la ligne de plus grande résistance peut aussi être une erreur. Cela peut conduire le disciple dans des impasses, et lui faire perdre du temps et des opportunités. Le fin du fin est de savoir discerner quand prendre la ligne de moindre résistance, et quand prendre la ligne de plus grande résistance. C’est à cela qu’on reconnaît le serviteur intelligent. Il faut apprendre à utiliser votre intuition pour savoir laquelle de ces deux voies choisir : la ligne sans aucune résistance de votre structure de rayons personnelle en profitant des occasions qui se présentent à vous à l’intérieur de votre groupe, ou la ligne de plus grande résistance, en vous attaquant à quelque chose qui, d’une certaine façon, semble contraire à votre nature ‑ quelque chose de vraiment difficile pour vous ‑ qui vous oblige à aller au-delà de ce que vous désirez véritablement. Bien entendu, si vous ne vous brutalisez jamais, vous ne gagnerez jamais en souplesse. Pour grandir, vous devez aller au-delà de ce que vous vous croyez capable de réaliser. Vous vous rendrez alors compte que vous pouvez faire de plus en plus de choses. »
« Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. Aujourd’hui, cette volonté est aussi la Volonté de Dieu. C’est pourquoi le résultat en est assuré. » (Message de Maitreya n° 31)
Il est révélateur de constater comment BC, répondant à une question sur l’utilisation de la Volonté, a regroupé plusieurs concepts qui, assez étonnamment, sont tous en rapport avec l’invocation de la Volonté par le groupe. Il semblerait que la Volonté soit liée à la tension spirituelle, à la sensibilité et aux justes relations humaines : « Nous devons apprendre à utiliser les forces de destruction de façon constructive. Ce que cela implique dans les faits est que le groupe doit apprendre à utiliser le niveau atmique : le « ressort » de la tension spirituelle est si remonté qu’il invoque Atma. Les forces de destruction atmiques interviennent, détruisent ce qui est ancien, inutile, négatif, et le groupe est libéré par les forces de destruction de manière positive et constructive. Comment procéder ?[…] C’est une question de sensibilité, il faut que le groupe fasse preuve de sensibilité dans le travail. […] A mesure que votre conscience et votre sensibilité progressent, vous commencez à faire preuve d’une plus grande sensibilité dans votre travail avec vos collègues du groupe, et vous savez comment vous comporter dans vos relations avec les autres. C’est une question de sensibilité spirituelle. » (Partage international, mars 2011)
Le Maître DK parle d’une vie de groupe réussie, décrivant un mental de groupe bien organisé, d’une personnalité de groupe « divinement active », avec une âme de groupe « en plein épanouissement en tant qu’expression de l’ashram intérieur. […] Au cœur même de la vie de groupe […] existera un point de feu vivant – ou vie – qui […] devra être transféré dans l’Ashram intérieur, situé au niveau de la Triade spirituelle. » (Les rayons et les initiations, [218]) Le feu au cœur du groupe devient de plus en plus spirituellement destructif, amenant le groupe à devenir ce que DK appelle un « terrain ardent » ‑ processus qui peut sembler angoissant aux personnalités concernées, mais qui détruit les barrières provenant de la personnalité et permet au « principe de vie au cœur du groupe de briller avec éclat ». (Les rayons et les initiations, [219]) En d’autres termes, en mettant en œuvre sa Volonté unifiée, le groupe détruit tout ce qui entrave l’accomplissement correct de sa tâche et l’expansion de la conscience de groupe. Le disciple individuel fait de même, afin d’écarter les obstacles au service et à l’évolution de sa conscience qui proviennent de sa personnalité. En un mot : mettez la volonté en action, et devenez ce que vous êtes ‑ une âme en incarnation.
On pourrait objecter que l’idée de sacrifice ou de renonciation a des connotations religieuses et semble impliquer une souffrance. Mais le détachement peut être considéré comme synonyme de renonciation, et, en fait, d’impersonnalité. Les petites tendances personnelles sont oubliées progressivement dans l’absorption dans le service ‑ processus qui exige l’invocation de la Volonté. Cela vaut pour l’individu comme pour le groupe. Il ne s’agit pas tant « d’abandonner quelque chose » que de tout transférer à un niveau de conscience supérieur que l’on embrasse, et de se débarrasser de tout ce qui fait obstacle à cet état supérieur. Le Maître DK nous donne un conseil encourageant : « Il est une règle simple, toujours valable, qui conduit à la compréhension et à la réalisation. La Grande Renonciation ne devient possible que lorsque la pratique des petites renonciations gouverne la vie du disciple et du groupe. » (Les rayons et les initiations, [224])
Les quatre conditions indispensables pour l’unité de groupe (et, le moment venu, pour l’initiation de groupe) doivent être satisfaites, mais, pour faciliter le processus, Maitreya est intervenu et a fait au groupe un cadeau extraordinaire ‑ que le Maître de BC désigne comme « le cadeau du Grand Seigneur ». Par une certaine intervention sur le plan énergétique, il a mis le groupe en mesure de remplir les conditions. Ceci est particulièrement vrai de la seconde condition, à laquelle, grâce à son aide, le groupe peut satisfaire plus facilement pour invoquer la Volonté.
La Renonciation est si cruciale pour la réalisation de ces conditions que, par analogie, on fait facilement le parallèle avec la quatrième initiation, à la fois pour l’individu et pour le processus de groupe. Lors de la quatrième initiation, également connue en tant que Grande Renonciation, le corps causal est détruit, et, comme BC nous l’explique : « Le corps causal, le corps de l’âme, est détruit, et une nouvelle relation, directe, s’établit entre la Monade et l’individu en incarnation. L’énergie de ce qui est en bas est transférée sur un plan supérieur. L’énergie supérieure est invoquée et descend sur le plan inférieur. » (BC, La mission de Maitreya, tome II) Cela évoque Infusion de l’âme, la toile de BC qui représente ce prodigieux événement dans la vie d’un groupe et d’un disciple.
Même si cela peut sembler abstrus, ce processus est intimement lié à l’extériorisation de la Hiérarchie, dans laquelle nous sommes tous impliqués. Il va sans dire que rien de ce qui précède ne doit être compris comme signifiant que les groupes impliqués dans ce travail ont pris ou sont sur le point de prendre la quatrième initiation.
Un pont de lumière
La question qui s’impose est de savoir comment les conditions doivent être remplies. N’avons-nous pas besoin d’un mécanisme qui permette la connexion entre les différents états de conscience ? Ne sommes-nous pas en droit d’affirmer que nous souffrons tous d’une frustration innée (et donc donnée par Dieu) du fait de notre absence de continuité entre notre « conscience quotidienne » et notre « conscience en tant qu’âmes » ?
Pour résumer les enseignements et les conseils qui nous ont été donnés : la méditation ‑ spécialement la méditation de transmission ‑ et le service produisent en nous une évolution de la conscience à mesure que se construit l’antahkarana ‑ le fil qui nous mène au contact avec l’âme. Lorsque ce processus avance, la tension spirituelle devient suffisamment invocatoire et provoque une réponse de la part de la Triade spirituelle via le « pont » ‑ l’antahkarana étant symboliquement considéré comme un pont de lumière reliant des états de conscience. C’est un état de conscience en perpétuelle évolution. Nous sommes l’antahkarana, et, en le développant, nous devenons conscients, le moment venu, que nous sommes un avec la Vie elle-même. L’humanité construit petit à petit l’antahkarana mondial. Nous apprenons du Maître DK et de BC qu’on enseignera la science de l’antahkarana aux enfants de l’avenir. « Avec le temps, l’antahkarana reliera non seulement les peuples, mais les planètes et les systèmes solaires. Telle est la nature essentielle de l’Etre partout dans le Cosmos. » (Partage international, août/sept. 1994)
Il suffit de penser au puissant effet de la « Prière pour le nouvel âge », l’affirmation d’identification avec le Soi donnée par Maitreya. Une fois que le groupe est parvenu à une tension spirituelle suffisante, il évoque une réponse du Maître, de l’ashram intérieur. BC décrit ce qui se passe quand un individu commence à méditer, et nous pouvons appliquer le même principe au groupe qui travaille pour développer la conscience de groupe : « La méditation […] commence à relier l’individu à l’âme. C’est par ce premier lien que se produit peu à peu l’union, la fusion de l’individu avec l’âme. Quant à l’aspiration, elle se transforme en volonté indomptable ‑ la volonté du dessein connu ‑ et elle domine alors la vie. Une fois que les pétales de volonté sont ouverts (les trois pétales intérieurs dans le « cœur du lotus »), et que le « joyau » est révélé, le dessein de la Monade exprimé par cet individu désormais complètement imprégné par son âme peut se manifester. C’est ainsi que l’on parvient à la vie de volonté et de dessein des grands initiés. Telle est la destinée de tous. » (La mission de Maitreya, tome III)
Pour la première partie de l’article de Felicity Eliot, voir notre numéro de juin 2018. Les articles précédents de cette série ont été publiés dans nos numéros d’avril et mai 2018. Les deux prochains articles de cette série traiteront du travail en tant que Hiérarchie miniature, et de la capacité à embrasser la diversité tout en préservant l’unité.
Antahkarana – Pont de lumière invisible reliant le cerveau physique à l’âme, et qui se construit par la méditation et le service.
Atma – Volonté spirituelle.
Buddhi – Ame ou mental universel, raison pure, compréhension aimante, Amour-Sagesse. C’est l’énergie d’Amour telle que les Maîtres en font l’expérience.
Manas – Mental supérieur ou abstrait.
Corps causal – Véhicule d’expression de l’âme sur le plan causal. Réceptacle où est conservée la conscience du niveau d’évolution de l’individu.
Grande Renonciation – La quatrième initiation est connue sous le nom de Crucifixion en Occident et en tant que Grande Renonciation en Orient. Jésus vint au monde à Bethléem en tant qu’initié de 3e degré. Lorsqu’il prit la 4e initiation, il le fit sur le plan physique pour mettre en scène symboliquement l’expérience de la Renonciation à l’intention de l’humanité. A la 4e initiation, l’initié renonce à tout ‑ situation, famille, à la vie même, si nécessaire ‑ pour choisir la vie spirituelle.
Monade ou Soi – Pur Esprit reflétant la nature triple de la déité : (1) Volonté divine ou Pouvoir (le Père) ; (2) Amour-Sagesse (le Fils) ; (3) Intelligence active (le Saint-Esprit). C’est l’étincelle divine résidant en tout être humain.
Espoir et patience allègent le fardeau du temps – [sommaire]
L’ÉVOLUTION DES GROUPES DANS L’ÈRE DU VERSEAU
par Gerard Aartsen,« Nous vivons une époque où ce qui est ancien ne marche plus, mais où ce qui est neuf n’existe pas encore, » écrivait en septembre 2017 Rob de Wijk, chroniqueur au quotidien néerlandais Trouw. A peine une semaine plus tard, le journaliste Will Stong commentait, dans les colonnes de The Independent, un projet de Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste britannique, dans lequel « les systèmes de propriété industrielle et de distribution des revenus sont repensés afin de réparer un modèle qui ne fonctionne plus. » Depuis lors, les références à de telles « structures qui ne fonctionnent plus » abondent dans les médias, nous pénétrant de l’espoir d’un nouveau monde à naître autant que d’un sentiment d’urgence.
Toutefois, l’un des premiers avertissements contre les conséquences négatives d’une liberté incontrôlée de l’économie mondiale et des pouvoirs financiers ‑ conséquences que nous reconnaissons enfin ‑ date de décembre 1921. Et il nous vient de Krishnamurti lui-même, lors de sa toute première conférence publique : « […] l’action nous est actuellement imposée à l’échelle internationale, mais elle est menée de façon erronée et dans un but immoral, qui est d’exploiter les pauvres, les nécessiteux, et ceux qui souffrent. Si elle perdure, elle mènera inéluctablement à une nouvelle guerre. » (Theosophy and world problems, non traduit)
Il y a un siècle, l’Ordre de l’Etoile faisait connaître au monde entier la mission de Krishnamurti grâce à l’action de ses dizaines de milliers de membres. Avec passion, ces derniers anticipaient déjà la déclaration publique de Maitreya, l’Instructeur mondial, par le biais de Krishnamurti, son véhicule, dans le monde de tous les jours.
L’écrivaine norvégienne Lilly Heber a capté le sentiment d’attente bien connu de nombreux lecteurs de Partage international, sentiment qu’éprouvaient déjà ceux qui à l’époque étaient touchés par le message de Krishnamurti : le sentiment de l’arrivée imminente d’un nouveau monde. Dans son ouvrage Krishnamurti : The man and his message (non traduit) (KHM), Lilly Heber écrit : « Il leur devint alors impossible de continuer à vivre en accord avec leurs conceptions anciennes, plus ou moins dogmatiques, car ils se rendirent compte qu’elles étaient étrangères à la vie […]. Ce monde de conceptions humaines étroites et de dogmes se dissolvait avec rapidité […] »
Même après la dissolution surprise de l’Ordre de l’Etoile en 1929, l’humeur d’alors était similaire à celle du printemps 1982, pour ceux qui se souviennent, ou celle qui prévaut depuis que nous avons entendu l’information donnée par Benjamin Creme de la présence de Maitreya dans le monde, préparant depuis 1977 l’humanité à son émergence publique.
Inégalités généralisées
Au début des années 1980, le chômage dans les pays industrialisés a commencé à croître régulièrement. L’inégalité entre les pays du Nord et du Sud a alors occupé le devant de l’actualité et les politiciens favorables à la liberté incontrôlée des marchés sont entrés en conflit avec ceux qui prônaient la coopération internationale afin de soulager les tensions nées de cette inégalité à l’échelle mondiale. C’est à cette époque que Maitreya a demandé : « Comment pouvez-vous vous satisfaire de votre manière de vivre actuelle, quand des millions d’êtres ont faim et meurent dans la misère ? » (Message n° 81) Tous ceux qui avaient des yeux pour voir ne pouvaient qu’être d’accord.
Instruits par la présence adombrante de Maitreya sur les questions du commerce international, Krishnamurti déclarait en 1921 : « Nous devons nous efforcer d’instituer un comité international pour contrôler le commerce mondial, qu’il ne soit pas au bénéfice d’une élite, mais au bénéfice du monde entier. » (KHM) Personne ne sera surpris d’apprendre que les mêmes idées furent réintroduites, vers 1965, par les Frères de l’espace à travers le contacté Stefan Denaerde. Ils lui montrèrent la nécessité d’instituer des organismes de gouvernance mondiale chargés de redistribuer les ressources mondiales selon les besoins de tous, ainsi que S. Denaerde l’a relaté dans son livre Operation Survival Earth (OST, Opération Survie de la Terre, non traduit).
Les recommandations de la Commission Brandt (lequel, selon Benjamin Creme, travaillait sous l’inspiration de Maitreya), dans son rapport de 1980 Nord-Sud : un programme de survie, reflètent essentiellement les mêmes idées. Une telle insistance souligne bien que la préparation de l’humanité et l’influence des Forces de la matérialité obligent la Hiérarchie à ajuster constamment ses plans. Toutefois, les énergies du Verseau sont aujourd’hui plus puissantes que celles des Poissons, et rien ne peut arrêter l’avancement spirituel de l’humanité1.
Aujourd’hui, l’Epée de clivage semble avoir presque atteint son but de polariser l’humanité, « opposant un homme à son père », et l’émergence de l’Instructeur mondial pour le nouvel âge est désormais palpable. En conséquence, notre appréciation des années écoulées depuis que ces informations nous ont été présentées par Benjamin Creme se caractérise par deux tendances opposées : pour certains, leurs nombreuses années d’implication ne paraissent soudain plus du tout aussi longues. D’autres, au contraire, ont été plus focalisés sur le temps écoulé à travailler, à espérer et à attendre la délivrance. A regarder l’histoire de ces idées qu’il faut mettre en œuvre et des idéaux qu’il faut concrétiser pour marquer notre entrée dans le nouvel âge, on nous excusera peut-être d’avoir pensé, dans nos pires moments, que la tant attendue réapparition de l’Instructeur a bien trop tardé.
Cependant, nous ferions bien de nous souvenir que cela fait au moins cinq cents ans que la Hiérarchie se prépare à cet événement. A cette époque, selon le Maître Djwhal Khul (transmis par A. Bailey), les Maîtres ont constaté l’intensification de la tendance à la séparativité chez les hommes. En conséquence, vers l’an 1500, en préparation de l’âge du Verseau, « avec ses remarquables énergies et ses merveilleuses opportunités, » les Frères aînés ont réuni en conclave spécial tous les départements de la Hiérarchie et conçu un plan destiné à « la production d’une synthèse subjective dans l’humanité et de rapports télépathiques qui annuleront l’élément temps […] Cet accomplissement a été l’objectif de tout l’entraînement donné au cours des quatre cents dernières années, ce qui permet de concevoir l’extrême patience de ceux qui connaissent la race des hommes. » (Traité sur la Magie blanche, p. 303) (TMB)
Cette dernière affirmation rappelle les paroles que les Frères de l’espace avaient adressées au contacté italien Giorgio Dibitonto à propos de leur manière de combattre les forces négatives : « Nos armes sont l’amour, la raison, la sagesse et la patience. Et pourtant, nous accomplissons bien davantage que ce que vous ne pourriez jamais imaginer […]. Bientôt, à son tour, votre planète comprendra cela, et pour vous aussi le jour tant attendu se lèvera. » (Anges en astronef)
Comme l’assure le Maître DK, les Maîtres « travaillent lentement, libérés de la hâte, vers leur objectif. […] Toutefois, ils sont limités dans le temps. » (TMB, p. 303)
Seul existe le présent
Il est vrai que, selon Benjamin Creme, les Maîtres appréhendent la réalité « totalement en-dehors du temps. » Ils voient les événements de ce que nous appelons le passé à côté des événements qui se produiront dans ce que nous nommons l’avenir. A propos d’une expérience que lui avait fait vivre Maitreya, Benjamin Creme a écrit : « Il n’y avait aucune notion de passé ou de futur. Il s’agissait simplement des événements que nous appelons le passé et de ceux que nous appelons le futur qui avaient lieu en même temps. » (La Mission de Maitreya, tome III, p. 537) (MM3)
Bien qu’exprimée en termes beaucoup plus « mécaniques », une notion similaire de la réalité du temps nous vient des Frères de l’espace, telle qu’ils l’ont expliquée au contacté Stefan Denaerde en soulignant la différence entre notre conception ordinaire du temps et ce qu’ils appellent le temps infini. S. Denaerde la transcrit en ces termes : « Notre temps est la vitesse et la direction reliant le passé et l’avenir, et par lesquelles les occurrences semblables se succèdent. Ce temps ne peut jamais être infini. Il faudrait pour cela que le temps infini (c’est-à-dire le Présent) se déroule à une vitesse infinie et dans un nombre infini de directions. La vitesse temporelle infinie signifie que tous les événements se succèdent à une telle vitesse qu’ils se produisent tous au même moment. » (OST)
Aussi Benjamin Creme peut-il affirmer : « Tout événement lié à l’Emergence de Maitreya est déjà en train de se dérouler. Le krach boursier a déjà eu lieu. Il se produit maintenant parce que seul l’instant présent existe. Il n’attend pas une date ultérieure. Nous sommes les seuls à attendre que ce moment précipite sur le plan physique sous la forme de l’événement que nous appelons krach boursier […]. Et pourtant, pour les Maîtres, il est en train de se produire. » (MM3, p 543)
Dans son tout premier article pour Partage international en 1982, le Maître de Benjamin Creme explique également que les Maîtres ne voient pas le temps « comme un processus continu qui relie les événements », mais comme « un état de conscience ». Lorsque nous parvenons à réaliser une certaine mesure d’unité en nous alignant avec le Soi supérieur, le Maître assure qu’une compréhension correcte du temps est « indissociable de l’établissement de relations justes avec nos semblables, car c’est seulement quand tout sens de séparation aura disparu, qu’une compréhension véritable de l’activité cyclique pourra survenir. L’instauration d’un nouvel ordre mondial dans les domaines politique et économique est une condition sine qua non de cette vision plus juste, car nous ne pourrons parvenir au sentiment d’unité nécessaire que lorsque règneront l’harmonie et la justice. […]. De ces nouvelles relations émergeront les conditions dont dépend une nouvelle expérience du temps. » (Un Maître parle, p. 9-10)
Comme ce n’est pas encore le cas, peut-être l’expérience du temps en tant qu’état d’esprit se trouve-t-elle réduite, pour la plupart d’entre nous, aux moments où nous sommes correctement alignés au cours de nos méditations, de sorte que, disons, trente minutes passent, alors que nous avons l’impression qu’il ne s’est écoulé que quelques minutes.
« Beaucoup de gens ont l’impression que malgré la présence de Maitreya parmi nous, ce monde devient plus menaçant et instable que jamais auparavant. Ils se demandent ce que fait la Hiérarchie pour soulager les hommes de tous les problèmes qui les plongent dans la peur et le désarroi en cette époque de tensions exacerbées.
En réalité, la Hiérarchie est bel et bien à l’œuvre pour préparer le monde. Dans les périodes de fortes tensions et de changements importants, les gens ont, c’est inévitable, une perspective limitée sur l’état réel de la société. Ils s’imaginent que tous les événements auront le même impact sur l’avenir, alors qu’en vérité il en va tout autrement – mais cela, seuls les Maîtres peuvent le voir. Les Maîtres voient tout ce qui se passe dans le monde comme un ensemble de potentialités survenant sur un même plan. Ils savent que certaines se concrétiseront, affectant l’évolution du monde, tandis que d’autres se dissoudront simplement, sans produire aucun effet. De son point de vue limité, l’humanité voit tous les événements comme s’ils avaient une incidence sur son futur, alors qu’en fait il n’en est rien. Du point de vue des Maîtres, jamais l’humanité n’a été aussi prête à faire son entrée dans le monde nouveau qui l’attend. Elle n’a jamais été aussi proche d’une ère d’inspiration où les hommes travailleront de bon gré pour le bien commun. »
Le Maître de Benjamin Creme, extrait de l’Epée de clivage (Partage international, octobre 2014)
Pour voir à long terme
Plus nous réaliserons que les événements que les Maîtres préparent depuis des siècles se réaliseront parce qu’ils se produisent déjà, dit Benjamin Creme, « plus notre impatience diminuera. Nous pourrons alors être tout simplement présents et attentifs à ce qui se passe sur le plan physique extérieur » (MM3, p. 544). Mieux : dans sa conférence capitale de 1996, l’Art de l’attente (MM3, p. 533), Benjamin Creme présente le temps qui s’est écoulé depuis le printemps 1982 comme un cadeau par la grâce duquel nous avons changé, découvert en nous des talents, des opportunités et des qualités. « Dans tous les groupes de par le monde les gens accomplissent des tâches qu’ils n’avaient jamais accomplies auparavant […]. Inspirés par l’idée de l’Emergence, nous avons appris à agir et à servir d’une façon que vous ne pensiez pas possible en 1982, j’en suis certain. » (MM3, p. 602)
Il semble bien que les Maîtres nous connaissent mieux que nous-mêmes. Dans Surterrestre, tome I de l’Agni Yoga, le Maître Koot Hoomi écrit : « Nous connaissons les limites de la capacité humaine, et nous savons ce que l’on peut attendre d’un être humain, dans la construction d’un futur réaliste. Nous attendons simplement, de nos messagers, le plus haut degré de l’effort. Lorsque s’exerce cette intensité, notre Aimant est actif et sert de puissant bouclier. Cependant, pour le long voyage, la timidité ne convient pas. Chacun sait, au tréfonds de son cœur, s’il est guidé par le haut degré de l’effort ou si c’est juste la peur qui l’entraîne. […] Ceux qui sont emplis de gratitude sont forts car leurs ailes grandissent ! Ils n’auront pas peur de nos commandements. Ils savent que nous sommes lourdement chargés, et pourtant se réjouissent sur le chemin du Jardin de Beauté ! » (Surterrestre, tome I, § 140)
En réalité, comme l’écrit le Maître de Benjamin Creme au sujet de la date de la Déclaration de Maitreya : « Maitreya doit prendre d’importantes décisions en se fondant sur des données limitées et changeantes. A vrai dire, mince est la frontière qui sépare le nécessaire du possible. Accordez donc votre confiance au Seigneur de l’Amour et au discernement qui guide ses actions. Ne perdez pas patience face aux retards apparents ‑ dans l’éternel présent, le retard n’existe pas. » (Un choix sans cesse renouvelé, Partage international, juillet/août 1996) (Un Maître parle, p. 306)
Grâce aux écrits de Krishnamurti, A. Bailey et B. Creme, nous avons le privilège de bénéficier d’une perspective plus large et à long terme qui nous permet de remplir notre tâche en tant qu’avant-gardes des ashrams des Maîtres dans le monde extérieur, en tant que vecteurs d’espérance et de patience pour l’humanité. Cette vision élargie devrait nous permettre d’élever notre attention par delà les frontières de notre conditionnement temporel, de voir qu’en dépit des problèmes journaliers, l’Instructeur mondial et les Maîtres ont déjà pris leur place parmi nous, et que leur Emergence au grand jour est si proche qu’elle en est presque tangible. Lorsque nous prendrons conscience de cela, lorsque nous verrons, sinon le Jour de Déclaration, du moins le voile qui jusqu’à présent le dissimule aux yeux de l’humanité, cela revivifiera notre raison d’être de rassurer ce monde inquiet pour qui, selon les termes de Maitreya « tout ira bien. Tout se passera bien. » (Message n° 2)
1. Voir aussi la rubrique Benjamin Creme répond aux questions, Partage international, mars 2014 : « Nous sommes aujourd’hui depuis cinq ans dans l’âge du Verseau […] » Références : Agni Yoga, Surterrestre, tome I (2003). Alice A. Bailey, Traité sur la magie blanche (1980). Annie Besant, Theosophy and World Problems (1922) (Non traduit.). Commission Brandt (Onu), Nord-Sud, un programme de Survie (1980). Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome III, Un Maître parle (2007). Stefan Denaerde, Operation Survival Earth (1977) (Non traduit). Giorgio Dibitonto, Anges en astronef (1995). Lilly Heber, Krishnamurti : The Man and his Message (1931) (Non traduit)
Le travail de groupe – [sommaire]
L’ÉVOLUTION DES GROUPES DANS L’ÈRE DU VERSEAU
Le travail de groupe est la voie de l’avenir. Toutes les activités se feront par l’entremise de groupes ‑ par affiliation à des groupes, par pensée de groupe‑ pour aboutir à la conscience de groupe. Cette ligne directrice est en accord avec la qualité des énergies provenant de la constellation du Verseau, qui ne peuvent être connues, appréhendées et utilisées qu’en formation de groupe. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
L’Unité dans la diversité
Dans l’unité, il y a diversité. Le temps est venu de vous éveiller. Soyez ce que vous êtes. Ne vous imitez pas les uns les autres. Vous évoluerez petit à petit. Il n’existe pas deux personnes semblables. Personne n’est la copie conforme de quelqu’un d’autre. Dès que vous empruntez la personnalité de quelqu’un d’autre, vous créez une distance entre vous et moi. Lorsque vous êtes ce que vous êtes, vous commencez à éprouver félicité, sérénité et tranquillité. Il n’y a alors aucune distance entre nous. [Les lois de la vie (Maitreya)]
Un groupe est composé d’individus à différents points d’évolution. Je sais que j’ai indiqué que l’une des conditions à l’initiation de groupe était l’existence d’un groupe de disciples se trouvant à peu près au même niveau d’évolution. Mais cela doit s’entendre dans un sens très général. En réalité, tous les groupes sont constitués d’individus se trouvant à divers niveaux d’évolution. Il y aura ceux ‑ la majorité ‑ qui auront pris la première initiation. Il y en aura peut-être quelques-uns qui auront pris la deuxième, voire même la troisième. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
L’implication de Maitreya
Comptez-vous parmi mes amis, et travaillez avec moi. Reconnaissez-vous comme mes partenaires, et aidez le monde. Révélez-vous comme mes disciples, et créez le monde nouveau. [Message n° 102 (Maitreya)]
Le consensus – la conscience de groupe
Aucun individu, quel que soit le groupe auquel il appartient, ne possède le monopole de la sagesse, de l’intelligence et de la facilité d’élocution.
Dans un groupe, les qualités de chacun sont nécessaires pour que le travail puisse s’effectuer correctement. Tout l’art du travail de groupe est de focaliser les différents points de vue, les attitudes, les talents et les diverses expériences pour forger un outil qui puisse exprimer la pensée de l’ensemble du groupe grâce à un consensus. Certaines personnes imaginent que leurs idées sont meilleures que toutes celles des autres réunies. Elles en sont probablement totalement inconscientes et en nieraient l’évidence si on le leur faisait remarquer. Elles sont en compétition avec les autres membres du groupe. Il devrait exister une volonté constante de coopération et de flexibilité dans chaque aspect des relations de groupe.
Vous devez surveiller vos motivations à chaque instant. Vous devez vous libérer de cet esprit de compétition, profondément ancré en chacun dans le monde d’aujourd’hui. Alors, sans y penser, spontanément, vous deviendrez coopératif. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
Le travail de groupe prépare les disciples du monde à ce même type de conscience de groupe. C’est la conscience de groupe qui génère le consensus. Le consensus n’est pas une décision qui se prend à la majorité. On y arrive au moyen de la conscience de groupe, de la conscience mentale, intuitive et simultanée de tout le monde. C’est le résultat de la discussion, la conclusion unanime que telle ou telle décision doit être prise. On ne prend pas une décision en disant : « Combien de personnes pensent ceci ? Combien pensent cela ? La majorité l’emporte. » C’est une prise de conscience qui va grandissant dans les groupes de personnes qui travaillent ensemble, et dont les mentals peuvent se mettre en relation les uns avec les autres afin d’arriver, en dépit des différences, au consensus que telle ou telle chose doit être faite. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]
Le dévouement
Le dévouement est une qualité de l’âme tout comme le fait de cultiver, de nourrir, de construire lentement l’unité. Le groupe ne fonctionne comme un groupe véritable que lorsqu’il fonctionne sous l’impulsion de l’âme. C’est une notion que certaines personnes ne saisissent pas. On peut leur en parler, elles ne la comprennent pas. Elles ne l’intègrent pas dans leur vie quotidienne. Le dévouement doit être instinctif. Vous donnez instinctivement tout ce que vous pouvez à une cause particulière, quelle qu’elle soit. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
Je suis heureux de voir la lumière de l’aspiration qui, comme toujours, entoure ceux qui font preuve de consécration. J’ai grand besoin de tels êtres aujourd’hui. Jamais, dans l’histoire de ce monde, l’homme n’a eu autant besoin de ceux qui aiment leurs frères, qui les aiment et souhaitent, avant tout, les servir.
Croyez-moi, la flamme du service et de l’amour brûle aujourd’hui avec éclat dans de nombreux cœurs.
Pour cette seule raison, je peux dire en toute confiance que ma mission triomphera. [Message n° 122 (Maitreya)]
Organisation vs organisme
Il ne devrait pas y avoir d’individus ayant des fonctions particulières, de manière à ce que personne ne puisse se poser en unique arbitre au sein du groupe ; pas de secrétaire qui réglerait les affaires courantes et pourrait ainsi acquérir une position de pouvoir ; pas de président (qui serait naturellement moi-même puisque j’ai formé le groupe et que je suis en contact avec le Maître) susceptible d’imposer ses idées aux autres membres ; ni de barrières nous séparant des autres et nous permettant de dire : « Ce sont nos croyances et pas les vôtres. »
Il s’agissait d’éviter une approche séparatiste vis-à-vis du travail concernant l’extériorisation de la Hiérarchie, ce qui me paraît essentiel dans un groupe comme le nôtre. Cela nous a permis, tout au moins à Londres, de créer et de préserver un organisme. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
Les relations justes – la fraternité
Quand les hommes accepteront de voir dans la fraternité la nature essentielle de la vie, tous les aspects de notre vie en seront transformés. Chaque manifestation de fraternité contribue à détruire les barrières qui se forment entre les hommes et qui engendrent incompréhension et méfiance. La fraternité apaise la douleur d’une perte ou d’un revers de fortune. C’est un don précieux qu’il faut cultiver et entretenir. Chérissez la fraternité, car elle donne accès à la chambre aux trésors de votre cœur. Nous, qui sommes vos Frères aînés, la chérissons comme notre nature la plus élevée et ne ménageons pas nos efforts pour en maintenir et en renforcer la réalité. Quand les hommes comprendront la vérité salutaire de la fraternité, ils saisiront toute la beauté qu’exprime sa nature, et auront ainsi un aperçu de la beauté de la divinité elle-même. La fraternité est divine, comme les hommes le sont eux-mêmes. Il ne saurait en être autrement. [La fraternité (Maître ‑)]
Le respect
Là où existe une telle insistance sur la notion de leadership, on ne peut parler de travail de groupe. Le concept d’un groupe de personnes réunies autour d’un leader qui les guide, leur prodigue ses enseignements et dirige leur progression, est un vieux concept de l’ère des Poissons. Il est en train de disparaître rapidement, ou en tout cas il le devrait.
Dans les groupes liés à la nouvelle expérience du Verseau, chaque membre devrait être égal aux autres. Il ne devrait pas exister de leader entouré de personnes considérées comme inférieures. Il peut y avoir quelqu’un qui soit capable de faciliter le travail, quelqu’un qui ait davantage le sens de l’organisation, ou une vision plus claire du rôle que le groupe doit jouer.
Quant au vieux concept de leader, il est en train de disparaître. Comment le leader doit-il s’y prendre pour que son leadership soit efficace dans le travail de groupe ? En cessant d’être le leader. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
La bonne volonté
Le travail de groupe devrait être un plaisir. Quelqu’un a fait allusion à la joie qui peut naître d’une activité de groupe intéressante et remplie de vitalité. C’est tout à fait vrai. Le travail de groupe devrait être l’activité la plus joyeuse qui soit, un travail beaucoup plus agréable que le travail solitaire […]. La première chose qui doit exister au sein d’un groupe, c’est la bonne volonté de chacun à l’égard des autres. La bonne volonté est le ciment qui assure la cohésion du groupe. Plus vous parviendrez à voir les gens en tant qu’âmes […] plus vous serez capables d’agir sans ressentiment et dans un esprit de coopération. L’énergie de la bonne volonté n’est pas seulement un lubrifiant dans le travail de groupe, elle est la base même de l’existence du groupe. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
Les énergies du Verseau
Dans un avenir tout proche, les hommes répondront de plus en plus aux énergies du Verseau. Ils prendront ainsi conscience de la nature séparative de la compétition, et acquerront d’un cœur léger l’habitude de coopérer. Le bénéfice en sera énorme pour le monde car les hommes travailleront ensemble, sur un pied d’égalité et dans un esprit de service, aux nombreuses tâches de reconstruction qui les attendent. Ainsi le monde sera-t-il transformé par un afflux de bonnes volontés qui façonneront les temps nouveaux. [La voie de la coopération (Maître ‑)]
Le rôle de la femme
L’âge qui commence est celui de la pleine réalisation du principe Mère. L’ère de Maitreya est l’ère de Tara, la Mère du Monde. La mère nourrit l’enfant, nourrit la famille, et le principe féminin nourrit la civilisation. Ne serait-ce que pour cette seule raison, on doit donner au principe féminin sa pleine expression. Cela signifie que toutes les femmes doivent avoir exactement les mêmes droits que les hommes. Ceci vaut d’autant plus pour un groupe du nouvel âge actif qui compte généralement davantage de femmes que d’hommes. Pour que tout se passe conformément au nouveau concept de travail de groupe dans l’ère du Verseau, il faut que chacun se considère comme membre à part entière, égal et responsable, aucun membre n’étant inférieur ou supérieur à un autre. La vraie démocratie implique une participation pleine et entière de tous les membres. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
L’unité de groupe
Ce qui devrait motiver le travail de groupe et qui est essentiel à l’unité du groupe, c’est un amour tacite entre toutes les personnes du groupe. Mais il ne s’agit pas de se livrer à une effusion de sentiments. Il s’agit d’un amour non dit, mais reconnu, qui unit tout le monde. Le véritable facteur d’union est le travail, auquel chacun vient de lui-même, depuis le niveau de l’âme. Le travail est la chose essentielle. Chacun y participe en collaborant avec les autres. Le travail est au cœur de toute l’activité du groupe. Si les gens pouvaient s’oublier ils auraient de justes relations, car alors ils travailleraient en tant qu’âmes et l’âme ne connaissant que de justes relations humaines, celles-ci deviennent instinctives. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
Quand Maitreya émergera dans un avenir très proche, il soulignera ce besoin d’unité dans tout ce que nous entreprenons. Il montrera combien il est essentiel que nous parvenions à l’unicité de but, en tant qu’hommes et en tant que nations, pour résoudre les problèmes humains, mettant ainsi nos puissantes individualités au service du groupe. [L’unité (Maître ‑)]
La focalisation sur le Plan
Mes Maîtres vous apprendront les règles de la vie. Moi-même, je vous montrerai cette lumière plus élevée qui appelle l’humanité. Mon enseignement est à deux niveaux : il concerne la nature physique de l’homme, les nécessités de la vie ; il traite également de la nature des relations de l’homme avec cet Etre divin que nous appelons Dieu. Dans mon langage, ils ne font qu’un, car ce n’est que lorsque l’homme établit une relation correcte avec l’homme qu’il peut alors s’apparenter à Dieu. Mon but est de vous montrer ceci, de vous enseigner que lorsque l’homme découvre en lui-même la capacité de partager, d’aimer, de faire confiance, à partir de ce moment, il commence son ascension vers Dieu. [Message n° 29 (Maitreya)]
N’oubliez pas qu’aucun individu n’est important ; le groupe est plus important que l’individu. Les groupes, en tant que tout, sont plus importants que tout groupe particulier. Et plus important que tout individu, plus important que tout groupe particulier, est le Plan pour lequel tous les groupes travaillent.
Dans ce Plan se trouve la venue dans le monde de Maitreya et de la Hiérarchie des Maîtres et, sous leur inspiration, la création par l’humanité d’une nouvelle civilisation. Si vous gardez toujours cela présent à l’esprit quand vous vous posez la question de savoir où vous êtes, qui vous êtes, et ce que vous faites, vous ne risquez pas de vous tromper beaucoup. Alors, vous travaillez dans le sens du Plan lui-même. Invoquez l’aide de Maitreya. Invoquez son inspiration et ses conseils dans votre travail. Il dit : « Mon aide est à votre disposition. Vous n’avez qu’à la demander. » [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
L’appel de Maitreya
Prenez-moi en vous, et révélez-moi tel que je suis. Faites-moi vôtre, et prenez la main de vos frères.
Guidez-les vers moi, et servez le Plan. Aimez-moi, travaillez avec moi et connaissez la joie du service.
Venez avec moi, mes amis, vers les temps nouveaux, le monde nouveau, le nouveau pays de l’Amour.
Là, ensemble, parons-nous de la lumière de la Vérité, du rayonnement de l’amour de Dieu, et agenouillons-nous à ses Pieds bénis. Mes bénédictions vous accompagnent tous. [Message n° 110 (Maitreya)]
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Un ovni au-dessus de Taupo – [sommaire]
Ovni en forme de nuage, au-dessus de Taupo (Nouvelle- Zélande), le 26 mai 2018. Photographié par E. B.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Ovni dans l’Illinois – [sommaire]
Ovni observé dans l’Illinois (Etats-Unis), 5 mai 2018.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Ovni à Vila Pouca de Aguiar – [sommaire]
Le matin du 25 mai 2018 un témoin, Carlos Pancadas, de Vila Pouca de Aguiar, a pris trois photos d’un ban de nuages, de gauche à droite, pendant sa pause. On peut voir sur l’une des photos un objet brillant en forme de disque.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Source : mufon.com
Nouveau Mexique : une statue de la Vierge verse des larmes – [sommaire]
Dans une église catholique de Hobbs (Nouveau-Mexique), une statue en bronze de la Vierge verse des larmes depuis la messe dominicale du 20 mai 2018.
Laura Cisneros, une paroissienne, a remarqué un phénomène inhabituel alors qu’elle assistait à la messe de midi avec sa famille en l’église Notre Dame de Guadalupe. Elle raconte : « Je me suis tourné vers mon mari et lui ai chuchoté : « On dirait que la Vierge Marie pleure. »
Tout d’abord son mari crut à un reflet. Mais en passant près de la statue pour aller communier, il constata par lui-même les larmes et fut persuadé « qu’un miracle se produisait ».
Les visiteurs sont si nombreux à venir voir le phénomène que les responsables ont décidé de laisser l’église ouverte 24 heures sur 24 pour les accueillir.
Des témoins ont rapporté que les larmes, de texture huileuse, dégageaient un parfum de rose. Au début, la statue « pleurait » tellement qu’il s’est formé une flaque à sa base.
Le curé de l’église, le père Jose « Pepe » Segura, a raconté que des personnes ont par deux fois essuyé le visage de la Vierge et que les larmes sont réapparues. Il a précisé : « En voyant qu’elle pleurait vraiment, j’ai pensé que c’était un rappel pour nous tous de nous rapprocher de Dieu, d’arrêter la violence et de nous unir. »
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Source : currentargus.com
Un ovni aperçu au-dessus d’une centrale nucléaire – [sommaire]
Ohio, Etats-Unis – Un témoin a raconté avoir vu un ovni planant au-dessus de la centrale nucléaire d’Oak Harbor (Ohio), le 29 octobre 2017, selon la déclaration faite au Mufon (Réseau de partage sur les ovnis) et enregistrée dans leur base de données.
Le témoin, qui passait devant la centrale nucléaire après avoir rendu visite à des proches, à 15 h 30, a déclaré : « J’ai remarqué quelque chose se déplaçant de bas en haut au-dessus du réacteur. Je me suis arrêté et suis sorti de ma voiture. Cela a continué pendant trois ou quatre minutes peut-être, avant de s’élever à environ 15 m et sembler simplement planer au-dessus des bâtiments. Il y avait six lumières, deux à chaque angle, une blanche et une bleue côte à côte à chaque angle. La lumière bleue brillait quand la blanche diminuait et vice versa. Cela dura quelques minutes puis l’objet monta en flèche faisant un angle de 45 degrés, si rapidement qu’il sembla laisser une traînée de lumière bleue. Je n’entendis aucun bruit excepté cette sensation de vibration et de battement dans mes oreilles jusqu’à ce qu’il s’éloigne. Je n’avais jamais cru à une vie extraterrestre jusqu’à cette nuit-là. Maintenant j’en suis convaincu. Ce que j’ai vu m’a tellement choqué que je n’ai pas pensé à prendre une photo. »
Source : mufon.com
Serbie : des icônes échappent à un incendie – [sommaire]
En mai 2018, trois icônes religieuses ont échappé à un incendie qui a laissé en ruine le dortoir de l’ancien monastère de saint Elie, à Kacapun, près de Vladicin Han (Serbie). Tandis que les pompiers luttaient pour éteindre le brasier, ils découvrirent plusieurs icônes calcinées mais trouvèrent des peintures de Jésus, Jean-Baptiste et saint Pierre avec le visage en grande partie intact, dans le bâtiment qui avait été détruit par le feu.
Dans un rapport de presse, l’Eglise a confirmé : « Tout en éteignant le feu, des pompiers ont découvert des restes d’icônes dans le grenier. Seuls les visages du Seigneur Jésus-Christ, de saint Jean Baptiste et de l’apôtre saint Pierre ont été préservés. »
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Source : dailystar.co.uk ; coasttocoastam.com
Bénédiction du Maître de Tokyo à Inubosaki – [sommaire]
Bénédiction du Maître de Tokyo, confirmée par le Maître de Benjamin Creme, sur une photo de M. F. de Tokyo, prise le 30 juillet 2006 à Inubosaki, Chiba (Japon).
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Bénédiction du Maître de Tokyo au jardin d’enfants Sumiyoshi – [sommaire]
Photo de S. K., de Kobe (Japon), prise le dimanche de Pâques 8 avril 2007 au jardin d’enfants Sumiyoshi. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’une bénédiction du Maître de Tokyo.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Bénédiction du Maître Jésus à Tokyo – [sommaire]
Bénédiction du Maître Jésus, confirmée par le Maître de Benjamin Creme, sur une photo de M. F. de Tokyo (Japon) en compagnie de sa fille lors d’un événement sportif scolaire, 30 mai 2002.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Bénédiction de Maitreya à l’aéroport – [sommaire]
F. T. (casquette jaune) et son mari, d’Okinawa (Japon), à l’aéroport, se rendant en Australie pour les vacances, le 10 juillet 2005. Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait d’une bénédiction de Maitreya.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.« N’oubliez pas de manifester de l’amour. » – [sommaire]
Un garçon de 4 ans de Birmingham, en Alabama (Etats-Unis), regardait une émission télévisée sur un petit panda sans–abri quand son père lui dit que certaines personnes sont également sans-abri. Il décida alors d’utiliser tout son argent de poche pour acheter des sandwiches au poulet et de les distribuer aux sans–abris qu’il rencontrait. Ainsi, avec le consentement de ses parents, une fois par semaine, Austin Perine devient « président Austin » (comme il aime s’appeler ‑ car c’est ce que les présidents devraient faire, dit-il) et il enfile sa cape écarlate de superman, court partout pour offrir poliment des sandwiches à des sans-abris étonnés de s’entendre dire : « N’oubliez pas de manifester de l’amour. » L’idée d’aider les sans–abris est venue d’Austin lui-même, et son père dit en riant : « Moi je ne fais que le suivre ! »
Le reportage de CBS News en mai 2018 a fait d’Austin un héros du jour au lendemain, et les dons ont afflué. Avec le soutien de son père, ils ont créé la fondation Show Love (Manifester de l’amour) pour fournir aux sans-abris « un lieu où manger, se laver, recevoir de l’aide pour suivre une désintoxication et s’intégrer dans un foyer. » Ils ont également lancé une campagne de financement participative nommé Show Love Fight Hunger (Manifester de l’amour, combattre la faim) sur le site GoFundMe qui a recueilli 73 000 dollars en un mois. Sur GoFundMe, une personne a écrit : « Avoir un cœur grand comme le Texas chez un enfant si jeune est vraiment une bénédiction. Austin, tes parents doivent être très fiers de toi. Si jamais tu viens dans le New Jersey, toi et ta famille vous serez les bienvenus. » Le reporter de CBS News constatait : « Chaque personne qui rencontre Austin repart pleine d’espoir. C’est pourquoi, avec un peu de chance, un jour, président Austin ne sera plus un super–héro, il sera juste un président. »
Source : cbsnews.com ; gofundme.com
Rwanda : des drones distribuent des médicaments vitaux – [sommaire]
Depuis octobre 2016, le gouvernement rwandais utilise un système de livraison de drones appelé Zipline (ce qui signifie tyrolienne) pour transporter des produits sanguins et des médicaments vers 21 établissements de transfusion sanguine dans le pays. Il fallait plusieurs heures aux hôpitaux pour aller chercher le sang au centre régional le plus proche, mais il est désormais livré directement par les drones. Le service est en mesure d’effectuer 500 livraisons en 24 heures, jour et nuit, et le délai de livraison moyen, après une demande par texto, est de 30 mn. A terme, l’objectif du Rwanda est que ses 12 millions de citoyens se trouvent à moins de 30 mn des produits médicaux essentiels.
Chaque drone électrique pèse environ 10 kg, peut transporter 1,4 kg de médicaments et possède une autonomie de plus de 120 km. Ces drones utilisent le système GPS et le réseau cellulaire rwandais pour naviguer et livrer du sang ou des médicaments dans des cartons largués à basse altitude avec un parachute. Avec une livraison en moins de 30 minutes, il n’y a plus besoin d’isolation ou de réfrigération des colis ; de plus les drones résistent à la pluie et au vent. Ils ont été développés par des ingénieurs venus de chez Boeing, SpaceX ou la Nasa.
Beaucoup de gens doivent leur vie à ce nouveau programme. Par exemple, Claudine Ndayishime a eu une complication pendant son accouchement par césarienne et l’hôpital ne disposait pas de sang de son groupe en stock. Tombée dans le coma, elle n’a survécu que parce que le sang pour une perfusion a été administré rapidement. « C’est grâce à Zipline que j’ai pu reprendre conscience. Ils ont livré le sang en quelques minutes. »
Source : www.flyzipline.com
Impression 3D d’une cornée – [sommaire]
Une cornée humaine a été produite pour la première fois avec une imprimante 3D par des chercheurs médicaux de l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni.
Ce développement pourrait finalement aider des millions de personnes à travers le monde souffrant de cécité cornéenne. La cornée est la lentille externe transparente de l’œil que la lumière traverse avant de toucher la rétine à l’arrière. Une cornée endommagée peut déformer la vision et même mener à la cécité.
Combinant des cellules souches humaines provenant d’un donneur sain avec du collagène et de l’alginate (un produit chimique souvent utilisé pour produire des membres artificiels), les chercheurs ont été en mesure de produire une « encre biologique » utilisable avec une imprimante 3D. Ils ont ensuite imprimé un modèle de cornée en utilisant ce gel, déposé en cercles concentriques, en moins de dix minutes. A ce point, ils ont ajouté les cellules et laissé croître le tout pour créer une cornée, théoriquement prête à ce stade pour la transplantation.
Jusqu’à dix millions de personnes dans le monde ont besoin d’une intervention chirurgicale pour éviter la cécité cornéenne à la suite d’une maladie des yeux, et cinq millions d’autres souffrent de cécité totale due à des tissus cicatriciels sur la cornée.
Che Connon, professeur d’ingénierie tissulaire à l’Université de Newcastle, qui a dirigé l’étude, a expliqué : « De nombreuses équipes à travers le monde ont recherché l’encre bio idéale pour rendre ce processus réalisable. Notre gel unique ‑ une combinaison d’alginate et de collagène ‑ maintient les cellules souches vivantes tout en produisant un matériau suffisamment rigide pour maintenir sa forme, mais suffisamment souple pour sortir de la buse d’une imprimante 3D. Cela s’appuie sur notre travail précédent dans lequel nous avons gardé des cellules vivantes pendant des semaines à température ambiante dans un hydrogel similaire. Nous disposons maintenant d’une bio-encre contenant des cellules souches, prête à l’emploi, permettant aux utilisateurs de commencer à imprimer des tissus sans avoir à se préoccuper de faire croître les cellules séparément. »
Les résultats de l’équipe, publiés dans la revue Experimental Eye Research (Recherche oculaire expérimentale), ont également montré qu’ils étaient capables de construire une cornée pour répondre aux besoins uniques d’un patient. En scannant l’œil d’un volontaire, ils ont pu utiliser les données pour en imprimer une avec exactement les mêmes dimensions.
Le professeur Connon a déclaré : « Nos cornées imprimées en 3D doivent maintenant subir d’autres tests et il faudra plusieurs années avant d’être en mesure de les utiliser pour les greffes. Cependant, nous avons montré qu’il est possible d’imprimer des cornées en utilisant des coordonnées prélevées sur l’œil d’un patient et que cette approche a le potentiel de combattre la pénurie mondiale. »
Le Dr. Neil Ebenezer, directeur de recherche, des politiques et de l’innovation à Fight for Sight (une organisation caritative britannique dédiée à la recherche oculaire novatrice pour prévenir la perte de vision), a commenté : « Nous sommes ravis du succès des chercheurs de l’Université de Newcastle dans le développement de l’impression 3D de cornées à partir de tissu humain. Cette recherche souligne les progrès significatifs réalisés dans ce domaine et cette étude est importante car elle réduit la nécessité de dons de cornées, ce qui aura un impact positif sur certains patients vivant avec une perte de vision. »
Source : The Independent, Royaume-Uni
Percée dans la fabrication de nouveaux organes – [sommaire]
Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie, à San Francisco, rend compte du développement en laboratoire d’un nouveau composé qui imite les instructions de l’ADN. Le composé peut provoquer la transformation de cellules en divers tissus, et ainsi reconstruire n’importe quelle partie du corps. Cette technique de pointe pourrait bientôt permettre aux scientifiques de produire des organes complexes à l’intérieur du corps humain.
Dans le monde, environ 114 000 personnes attendent une transplantation, mais à cause du manque de donneurs, environ 20 personnes meurent chaque jour faute de recevoir une greffe à temps.
Ces dernières années, cette pénurie a été quelque peu atténuée par l’impression d’organes en 3D et la culture d’organes personnalisés grâce aux cellules souches, mais seul un petit nombre d’organes fonctionnels ont été produits grâce à ces techniques. Ainsi, seuls onze organes ont été créés avec succès en laboratoire et encore, beaucoup d’entre eux sont des formes miniatures comparées à celles d’un humain adulte. Fabriquer des organes avec des imprimantes 3D est bon marché, et a rencontré beaucoup d’enthousiasme dans la communauté médicale, mais à l’heure actuelle, il est seulement possible de fabriquer des organes plats comme la peau, les vaisseaux sanguins ou les organes creux, comme la vessie.
Wendell Lim, co-auteur de l’étude californienne, explique : « Les gens parlent d’organes imprimés en 3D, mais c’est très différent de la façon dont la biologie construit les tissus. Imaginez si vous deviez construire un humain en plaçant méticuleusement chaque cellule exactement là où elle doit être et en la collant sur place. Il est tout aussi difficile d’imaginer comment vous pourriez imprimer un organe complet, puis vous assurer qu’il a été correctement raccordé à la circulation sanguine et au reste du corps. »
Le co-auteur de l’étude, le Dr. Kole Roybal, a développé une nouvelle technologie appelée SynNotch, qui permet aux scientifiques de programmer les cellules pour qu’elles communiquent et se coordonnent afin de devenir des tissus à part entière, ce qui représente un progrès par rapport aux méthodes précédentes. Cela élimine également le risque inhérent à une intervention chirurgicale pour transplanter l’organe du laboratoire dans le corps du patient. Enthousiaste, le Dr Lim demande : « Ne serait-ce pas génial, si nous pouvions faire pousser un nouvel organe directement dans le corps pour qu’il se développe précisément connecté aux bons endroits, où il est censé être ? »
Dans les expériences de l’équipe, le SynNotch a donné des instructions aux cellules embryonnaires pour former trois couches fondamentales d’un embryon. Non seulement les scientifiques pouvaient programmer les cellules pour qu’elles se transforment immédiatement en formes et couleurs particulières, mais ils pouvaient également les programmer pour qu’elles se développent lentement, exactement comme le ferait un embryon.
Le Dr Lim conclut : « La beauté des systèmes auto-organisés est qu’ils sont autonomes et codés de manière compacte. Vous mettez une ou plusieurs cellules, et elles grandissent et s’organisent, en prenant elles-mêmes soin des détails microscopiques. »
Source : The Daily Mail, Royaume-Uni
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Créer des ponts entre les religions – [sommaire]
William Swing est fondateur et président de United Religions Initiative (Uri), un réseau mondial interreligieux qui permet à des personnes de différentes religions et traditions indigènes de coopérer pour la justice et la paix. Mgr Swing a été évêque de l’église épiscopale de Californie de 1980 à 2006. Il a siégé pendant plus de 20 ans au conseil d’administration de la Fondation américaine pour la recherche sur le sida. Il est l’auteur de A Bishop’s Quest : Founding a United Religions (2015). McNair Ezzard l’a interviewé pour Partage international.
Partage international : Quelle est la mission d’Uri ?
William Swing : Uri rassemble des personnes issues de près de 270 religions et d’environ 80 groupes tribaux à travers le monde qui se réunissent pour travailler sur des problèmes dans une communauté locale ou pour aborder un problème mondial. Elles se réunissent en Cercles de coopération qui travaillent de façon totalement indépendante. Les cercles peuvent s’intéresser à n’importe quel problème tant que leur approche est conforme aux principes d’Uri. Un cercle de coopération doit être composé d’au moins sept personnes de trois traditions différentes.
Uri crée des ponts. Il y a beaucoup de religions dans le monde, mais pas assez de communication entre elles. Si nous pouvions arrêter de nous tuer les uns les autres et de nous concurrencer tout le temps, nous pourrions réaliser de belles choses ensemble au nom de Dieu.
Les débuts
PI. Qu’est-ce qui vous a amené à créer Uri ?
WS. A l’époque où j’étais évêque de Californie, en 1993, j’ai reçu un appel téléphonique des Nations unies, qui voulaient venir célébrer leur 50e anniversaire à San Francisco, où la Charte des Nations unies a été écrite et signée par tous les pays.
L’Onu voulait donc revenir sur le lieu où tout a commencé et y faire une grande fête. Ils m’ont demandé s’ils pouvaient utiliser la cathédrale de Grace (une cathédrale épiscopale à San Francisco). J’ai répondu que j’en serais heureux. Ils ont dit : « Nous inviterons des représentants de toutes les nations du monde et nous aimerions que vous invitiez des représentants de toutes les religions. »
J’ai accepté, mais la nuit suivante je me suis dit : « Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ? Je ne connais rien des musulmans ou des hindous. Comment vais-je pouvoir inviter tous ces religieux ? »
Au sein des Nations unies, les nations du monde se réunissent tous les jours depuis 50 ans et œuvrent pour le bien, alors que depuis tout ce temps, les religions du monde ne se sont pas parlé. Pourtant, la paix mondiale dépend de la paix entre les religions. Et pour que les religions fassent la paix, il faut que l’on crée une plateforme où elles puissent se rencontrer.
Cette nuit-là, j’ai décidé de consacrer le reste de ma vie à la création de cette plateforme. J’ai pensé que s’il y avait une Organisation des Nations unies, il pourrait aussi y avoir une Organisation des religions unies. Je ne savais pas à quoi ça pourrait ressembler, ce qu’on y ferait, comment on y arriverait ou comment ça se financerait. Et j’étais tout seul.
Agir à la base
PI. Racontez-nous la suite.
WS. Peu à peu, j’ai contacté les leaders de toutes les religions pour leur proposer de former ensemble une organisation des religions unies. En 1995, ma femme Mary et moi avons pris l’avion et sommes allés rendre visite à Mère Teresa. Puis nous sommes allés à Rome et avons parlé au pape. Nous avons parlé à l’archevêque de Canterbury à Londres, aux Shankaracharyas en Inde, aux grands rabbins à Jérusalem, au grand mufti, au grand cheikh d’al-Azhar au Caire, aux bouddhistes de Corée. Nous avons parlé à tous les chefs religieux que nous avons pu trouver. Nous leur avons posé une question simple : êtes-vous prêt à mandater un représentant de votre foi pour rencontrer des représentants d’autres religions afin de promouvoir la paix entre les religions ? Ils ont tous répondu : « Absolument pas. »
Cette expérience a été très formatrice. Les religions du monde ne souhaitaient pas se rencontrer. J’ai alors oublié les leaders religieux pour me tourner vers les fidèles. Ce fut un tournant.
On trouve beaucoup de bonne volonté parmi les gens de toutes les religions.
PI. Pourquoi les chefs religieux ont-ils refusé de participer ?
WS. A la tête de toute religion, il y a un leader qui a pour responsabilité principale de défendre la foi des fidèles. Si ces leaders acceptent de rencontrer les leaders d’autres religions en les considérant comme des égaux, cela met toutes les religions au même niveau. En tant que chef religieux, vous ne pouvez faire ça car vous êtes censé promouvoir votre religion comme étant meilleure que les autres et possédant la vérité plus que d’autres.
J’aime les gens que j’ai rencontrés. Ce sont des gens formidables, mais ils ont très peu de liberté d’action. Un jour à Jérusalem, le dalaï-lama et moi préparions une conférence. Nous sommes allés voir le patriarche orthodoxe arménien. Il était assis sur son trône et le dalaï-lama et moi étions assis sur le sol. J’ai dit : « Si nous amenons les religions à travailler ensemble pour le bien du monde, ça peut avoir des conséquences formidables. Voulez-vous nous aider ? » Le Patriarche a répondu : « Regardez, je suis prisonnier sur mon propre trône. Je ne peux pas le quitter. Vous pouvez faire le tour du monde, mais pas moi. Mon travail consiste à être assis ici sur ce trône et à prendre soin de mon peuple. » Voilà un bon exemple de ce dont je parle. Par contre, quand vous vous adressez aux simples croyants de base, vous recevez un accueil tout différent et vous pouvez lancer de grandes choses. C’est très gratifiant.
Des Cercles de coopération autour du monde
PI. Parlez-nous des Cercles de coopération.
WS. En l’an 2000, nous avons déposé les statuts d’Uri et on a créé un premier cercle de coopération. Aujourd’hui, il en existe quelque 915, auxquels participent environ un million de personnes. Nous touchons au total quatre millions de personnes chaque semaine dans 104 pays. Le dernier pays dans lequel nous nous sommes implantés est l’Arabie Saoudite. Nous n’avons jamais cru que nous y parviendrions ; aujourd’hui nous avons des sunnites, des chiites et des chrétiens qui travaillent ensemble en Arabie Saoudite. C’est miraculeux ! Comme je l’ai dit, un cercle de coopération doit compter au moins sept personnes de trois traditions différentes.
PI. Comment ces cercles sont-ils organisés ?
WS. Chaque cercle s’organise comme il veut. S’ils veulent traiter du sujet de l’écologie, ils peuvent. S’ils veulent travailler sur la résolution des conflits ou les droits des femmes, ils peuvent le faire. D’autres travaillent sur le désarmement nucléaire, d’autres encore sur les arts, etc.
PI. Comment les cercles sont-ils créés ?
WS. Il existe deux types de cercles de coopération. Ceux qui sont créés par une organisation existante, au sein de laquelle des gens faisaient déjà un travail interreligieux, et qui veulent rejoindre le réseau d’Uri. Il y a aussi les cercles qui sont créés ex nihilo par des gens de différentes religions ou tribus qui ne se connaissaient pas.
Les artisans du dialogue interreligieux
PI. Certains cercles de coopération sont-ils plus inspirants que d’autres ?
WS. L’un d’eux a particulièrement attiré mon attention récemment, au Sri Lanka. Il s’appelle Sarvodaya et fonctionne comme un filet de sécurité dans la société. Si vous faites face au sida, ils vont travailler sur le sida. S’il y a de la pauvreté, ils vont travailler dessus. Si le problème est l’alphabétisation, ils vont travailler dessus.
Récemment, un chauffeur de camion bouddhiste a été battu à mort par trois enfants musulmans. Le Sri Lanka est un pays bouddhiste. Les bouddhistes sont devenus fous et ont commencé à incendier village après village, à brûler des mosquées, à tuer les gens, à les chasser de leurs maisons. Tout à coup vous avez le chaos et la destruction. Quelle réponse apporter ?
Le cercle de coopération a commencé à amener de l’eau et de la nourriture aux gens, à reconstruire leurs maisons et leurs mosquées. Cette situation faisait suite à la guerre civile entre les Tigres tamouls [minorité largement hindoue] et les Cinghalais (majorité bouddhiste), au cours de laquelle beaucoup de gens ont été tués. Notre cercle de coopération travaille pour guérir le pays et recoller les morceaux.
En Afrique de l’Ouest, où le virus Ebola est né, les chrétiens ne voulaient pas donner leur sang aux musulmans. Les musulmans ne voulaient pas donner leur sang aux chrétiens. Un cercle de coopération d’Uri a créé une banque de sang aveugle, où tout le monde dans la communauté pouvait avoir du sang et donner du sang. Cela a aidé à stabiliser la communauté avec des dons de sang interconfessionnels.
PI. J’ai entendu parler d’un cercle de coopération au Moyen-Orient où des Israéliens, des Jordaniens et des Palestiniens travaillent pour restaurer le Jourdain…
WS. En effet. C’est un très beau cercle de coopération. Comme vous pouvez l’imaginer, il s’agit d’un travail très difficile, qui concerne les gouvernements israélien, jordanien et les Palestiniens. Sur la plus grande partie de son cours, le Jourdain n’est plus qu’un filet, parce que tout le monde y pompe l’eau. L’eau est la clé de la vie dans cette région. Amener les différents groupes politiques, culturels et religieux à travailler ensemble sur le problème de l’eau pour que tout le monde puisse bénéficier de cet élément précieux est un sujet majeur.
PI. Il y a aussi un cercle de coopération au Pakistan. Ils sont dans une région particulièrement instable du monde. En quoi consiste leur travail ?
WS. Si vous vivez dans un pays comme les Etats-Unis, notre ONG n’est qu’une bonne chose parmi d’autres. Mais si vous vivez dans un pays où vous pouvez être tué à cause de vos idées, notre présence peut faire une énorme différence pour les gens. Un de nos jeunes leaders est mort dans un attentat il y a trois ans. C’était un jeune homme brillant. Notre travail est dangereux. Beaucoup de gens mettent leur vie en danger.
Nous avons 50 cercles de coopération au Pakistan. Je les ai rencontrés plusieurs fois. J’ai aussi été reçu par la Cour suprême, des avocats et les membres de base du cercle. C’est un pays formidable pour notre travail.
PI. Faites-vous vous-mêmes partie d’un cercle de coopération ?
WS. Oui. Parmi les autres membres de mon cercle, il y a George Shultz, qui a été secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Bill Perry, qui a été secrétaire américain à la Défense, et l’ambassadeur Tom Graham, ancien diplomate américain pour le contrôle des armements. Nous nous rencontrons tous les mois par téléphone et sur Zoom (programme de communication audiovisuelle sur internet) pour comprendre ce que nous pouvons faire pour abolir les armes nucléaires. Ces gens connaissent bien le nucléaire, ces armes terribles qui pourraient détruire cette planète et tout ce que Dieu a créé. Nous sommes tout près de cette éventualité. Aux Etats-Unis on parle de moderniser nos armes nucléaires. Cela signifie les rendre plus puissantes pendant que d’autres pays font de même. Cette escalade est une folie.
Donc, un groupe d’entre nous se réunit une fois par mois pendant une heure pour travailler sur cette question. En passant, nous disons toujours une prière avant de commencer. Un jour quelqu’un a dit : « Pourquoi ne ferions-nous pas une vidéo pendant que nous récitons notre prière ? » Nous l’avons fait et ça s’appelle « La prière du nucléaire ». C’est très émouvant d’entendre George Shultz, Bill Perry et d’autres parler de la foi et des armes nucléaires, et de leur profond respect pour Dieu et sa création.
PI. On voit ces derniers temps un regain d’intérêt de la part des jeunes pour la question des lois sur les armes à feu aux Etats-Unis. Y a-t-il beaucoup de jeunes dans Uri ?
WS. 80 % des membres d’Uri ont moins de 35 ans. Les jeunes se sentent moins liés par leur religion et font preuve d’ouverture d’esprit. Ils comprennent les questions interreligieuses.
PI. Comment voyez-vous le futur d’Uri ?
WS. Nous devons continuer à nous adapter à l’évolution du monde. Je suis arrivé à la fin de ma mission. Nous avons jeté les bases du futur. L’avenir dira ce que notre mouvement deviendra. Je ne suis que le président-fondateur, pas un prophète. La vie est un mystère. J’espère juste faire le travail du Seigneur et que l’Esprit me guide. Tout est entre les mains de Dieu.
Pour plus d’information : uri.org
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012Appels à l’amour, à la justice et à la paix – [sommaire]
Le pouvoir de l’amour
Extraits du sermon de l’évêque Michael Curry au mariage du prince Harry et de Meghan Markle, le 19 mai 2018.
Martin Luther King a dit un jour : « Il nous faut découvrir le pouvoir rédempteur de l’amour. Lorsque nous le découvrirons, nous pourrons transformer ce monde pour en faire un nouveau, car l’amour est la seule voie. »
Nous avons été créés par le pouvoir de l’amour, et nos vies doivent être menées en raison de cet amour. Voila pourquoi nous sommes présents ici […]
Quelqu’un a dit un jour que Jésus a initié le mouvement le plus révolutionnaire de l’histoire : un mouvement fondé sur l’amour inconditionnel de Dieu pour le monde un mouvement qui demande au peuple de vivre cet amour, et ainsi changer non seulement sa vie mais la vie du monde entier !
Je parle du véritable pouvoir de l’amour, du pouvoir de changer le monde […].
L’amour n’est pas égoïste ni centré sur lui-même. L’amour peut être sacrificiel et ainsi, devient rédempteur. Et cette générosité de l’amour désintéressé, sacrificiel et rédempteur peut changer des vies et peut changer ce monde.
Si vous ne me croyez pas, prenez quelques secondes pour y réfléchir.
Imaginez un monde où l’amour est la voie à suivre.
Imaginez nos foyers et nos familles dans un monde où l’amour serait la voie à suivre.
Imaginez nos quartiers et nos communautés dans un monde où l’amour serait la voie à suivre.
Imaginez des gouvernements et des nations qui suivraient la voie de l’amour.
Imaginez des entreprises qui suivraient la voie de l’amour.
Imaginez ce vieux monde fatigué qui suivrait la voie de l’amour de façon généreuse, sacrificielle, rédemptrice.
Lorsque l’amour sera la voie à suivre, aucun enfant dans ce monde ne devra se coucher en ayant faim.
Lorsque l’amour sera la voie, le droit jaillira comme l’eau et la justice comme un torrent intarissable.
Lorsque l’amour sera la voie, la pauvreté sera reléguée dans le passé.
Lorsque l’amour sera la voie, la terre deviendra un sanctuaire.
Lorsque l’amour sera la voie, nous déposerons les armes pour comprendre le monde et arrêter de faire la guerre.
Lorsque l’amour sera la voie, il y aura beaucoup de bonnes choses à faire pour tous les enfants de Dieu. Car quand l’amour est la voie à suivre, nous nous traitons les uns les autres de la meilleure des façons, comme dans une véritable famille.
Quand l’amour est la voie, nous savons que Dieu est notre source, que nous sommes des frères, des sœurs, des enfants de Dieu.
Mes frères, mes sœurs, il s’agit là d’un nouveau paradis, une nouvelle planète, un nouveau monde, une nouvelle famille.
Permettez-moi de vous dire que Salomon avait raison dans l’Ancien Testament. C’est le feu […].
Martin Luther King avait raison : nous devons découvrir l’amour ‑ le pouvoir rédempteur de l’amour. Et quand nous l’aurons découvert, nous rendrons ce vieux monde meilleur. Nous le transformerons.
Source : archbishopofcanterbury.org
Jordanie : manifestations généralisées contre les mesures d’austérité – [sommaire]
Lors des plus grandes manifestations en Jordanie depuis le Printemps arabe de 2011, des milliers de personnes sont descendues dans les rues du pays en mai 2018 pour protester contre une proposition de hausse des impôts et les augmentations répétées des prix des produits de base. Les mesures économiques avaient été exigées par le Fonds monétaire international après que la Jordanie ait obtenu une ligne de crédit de 723 millions de dollars de l’institution internationale, en 2016.
Le troisième jour des manifestations, le roi Abdallah II a publié un décret suspendant les hausses de prix. Les jours suivants, le roi accepta la démission du premier ministre et de son cabinet et demanda à Omar al-Razzaz, ancien économiste de la Banque mondiale et ministre de l’Education, de former un nouveau gouvernement. O. Razzaz a annoncé à son tour que la hausse d’impôt proposée était retirée. « C’est une loi qui affecte tous les Jordaniens, a-t-il déclaré. Elle sera retirée et réexaminée dans un grand débat public. »
Source : theguardian.com ; nytimes.com ; washingtonpost.com
Droit au retour – [sommaire]
Le 6 juin 2018 à Londres, le chef du parti travailliste d’opposition britannique, Jeremy Corbyn, a demandé que la déclaration suivante soit lue lors d’une manifestation sur le droit au retour réclamant la justice pour le peuple palestinien :
« Ces dernières semaines, des dizaines de civils palestiniens non armés ont été tués à Gaza par les forces israéliennes. Des centaines ont été blessés. La plupart sont des réfugiés ou des familles de réfugiés de ce qui est maintenant Israël, et ils manifestent pour leur droit de revenir, semaine après semaine.
L’assassinat de Razzan Najjar, un volontaire de 22 ans abattu par un tireur d’élite israélien à Gaza le vendredi 1er juin 2018, est le dernier rappel tragique de la brutalité indigne et aveugle qui est infligée, sous les ordres du gouvernement Netanyahou.
Le silence, ou pire, le soutien, pour cette illégalité flagrante, de la part de nombreux gouvernements occidentaux, notamment le nôtre, ont été honteux.
Au lieu de rester sur la réserve pendant ces tueries et ces abus choquants, ils devraient prendre la tête des militants israéliens pour la paix et la justice : exiger la fin des abus multiples des droits humains et politiques auxquels les Palestiniens sont quotidiennement confrontés, la fin du siège de Gaza depuis onze ans, la fin de l’occupation continue du territoire palestinien depuis cinquante ans et de l’expansion continue des colonies illégales.
La décision du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale et d’y déplacer l’ambassade américaine, en violation des accords internationaux, a démontré que les Etats-Unis n’ont aucune prétention à être un intermédiaire honnête pour un règlement politique du conflit israélo-palestinien.
Une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, qui reconnaît les droits et la sécurité de tous et met fin à la dépossession continue du peuple palestinien, est dans l’intérêt de tous, au Moyen-Orient et bien au-delà.
Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ces violations répétées et dangereuses du droit international. La sécurité de l’un ne sera jamais atteinte aux dépens de l’autre. Et c’est pourquoi nous nous sommes engagés à reconsidérer les ventes d’armes britanniques à Israël tant que ces violations se poursuivent.
La décision du gouvernement britannique de ne pas soutenir une commission d’enquête des Nations unies sur l’ampleur choquante des meurtres de manifestants civils à Gaza ou la résolution plus récente de l’Onu condamnant le recours aveugle à la force israélienne et appelant à la protection des Palestiniens est moralement indéfendable.
La Grande-Bretagne, qui est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et qui a une responsabilité particulière dans le règlement pacifique et juste du conflit israélo-palestinien, devrait s’assurer que soit menée une enquête crédible et indépendante, que les responsabilités soient réellement établies et qu’une action internationale efficace mette fin aux massacres et mette un terme à la crise humanitaire de plus en plus profonde de Gaza ».
Source : middleeastmonitor.com
Faire la paix – [sommaire]
Gush Shalom, qui signifie coalition pour la paix, a été fondée en 1993, par Uri Avnery, journaliste ancien membre de la Knesset. L’organisation de gauche, militante pour la paix, a été impliquée dans plusieurs controverses israéliennes, comme lors de l’envoi d’un convoi de secours à Gaza alors qu’elle est sous l’administration du Hamas, et que les principaux médias israéliens l’ont qualifiée, à plusieurs reprises, de « radicales » et d’« extrêmes » (voir l’interview d’Uri Avnery, PI, septembre 2006).
Une annonce placée récemment par Gush Shalom sur son site Web et sur Facebook conclut : « Nous avons tout essayé : un blocus des plus vigoureux. Le meurtre de manifestants non armés. Les missiles et les bombes. Alors, que reste-t-il ? Faire la paix ! Y compris avec le Hamas ? Oui, également avec le Hamas. »
Source : gush-shalom.org
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Autres
Sommes-nous donc si heureux ? L’idéologie du développement – [sommaire]
Dans 1984 de George Orwell, le Parti annonce à un moment « l’augmentation » de la ration de chocolat, de trente grammes à vingt. A part le protagoniste, Winston, personne ne semble remarquer que la ration a diminué, pas augmenté.
« Camarades ! cria une jeune voix ardente. Attention, camarades ! Nous avons une grande nouvelle pour vous. Nous avons gagné la bataille de la production ! Les statistiques, maintenant complètes, du rendement dans tous les genres de produits de consommation, montrent que le standard de vie s’est élevé de rien moins que vingt pour cent au-dessus du niveau de celui de l’année dernière. Il y a eu ce matin, dans tout l’Océania, d’irrésistibles manifestations spontanées de travailleurs qui sont sortis des usines et des bureaux et ont défilé avec des bannières dans les rues. Ils criaient leur gratitude à Big Brother pour la vie nouvelle et heureuse que sa sage direction nous a procurée. »
L’annonceur poursuit par la présentation d’une statistique après l’autre qui prouvent que tout va de mieux en mieux. La phrase en vogue est « notre vie nouvelle et heureuse ». Bien sûr, comme pour la ration de chocolat, il est évident que les statistiques sont pipées.
Ces mots, « notre vie nouvelle et heureuse », me revinrent alors que je lisais deux articles récents, l’un de Nicholas Kristof dans le New York Times et l’autre de Stephen Pinker dans le Wall Street Journal. Tous les deux affirmaient, statistiques à l’appui, que l’état général de l’humanité est meilleur maintenant qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire. Moins de gens meurent dans les guerres, les accidents de voiture ou d’avion, ou même de violence par armes à feu. Les taux de pauvreté n’ont jamais été aussi faibles, l’espérance de vie est plus élevée, et plus de personnes que jamais savent lire et écrire, ont accès à l’électricité et à l’eau courante, et vivent dans des démocraties. Comme dans 1984, ces articles affirment et célèbrent la direction que prend la société. Nous allons dans la bonne direction. Avec une assurance suffisante, ils affirment que grâce à la raison, à la science et à la pensée politique occidentale éclairée, nous progressons vers un monde meilleur. A l’instar de 1984, il y a quelque chose de trompeur dans ces arguments qui servent si bien l’ordre établi. Mais à l’inverse de 1984, la supercherie n’est pas le produit de statistiques truquées.
Avant de détailler la supercherie et l’envers du décor, je tiens à assurer le lecteur que cet essai ne tentera pas de démontrer que les choses vont de mal en pis. De fait, je partage l’optimisme fondamental de N. Kristof et S. Pinker : l’humanité évolue positivement. Cependant, pour que cette évolution se poursuive, il est nécessaire que nous reconnaissions et intégrions l’horreur, la souffrance et le deuil que le discours triomphaliste du progrès civilisationnel passe sous silence.
Ce qui se cache derrière les chiffres
En d’autres termes, nous devons réussir à comprendre justement ces choses que les statistiques de Stephen Pinker délaissent. En règle générale, les évaluations chiffrées, alors qu’elles semblent objectives, comportent le parti-pris voilé de ceux qui décident quoi mesurer, comment, et quoi omettre. Elles dévaluent également ces choses que nous ne savons pas mesurer ou qui sont intrinsèquement impossible à mesurer. Laissez-moi donner quelques exemples.
Nicholas Kristof loue la baisse du nombre de gens vivant avec moins de deux dollars par jour. Que peut cacher cette statistique ? Eh bien, chaque fois qu’un chasseur-cueilleur indigène ou un villageois autochtone est chassé de ses terres et va travailler sur une plantation ou dans un atelier où il sera exploité, ses revenus augmentent de zéro à plusieurs dollars par jour. Les chiffres semblent bons, le PIB croît. Et la déchéance qui l’accompagne est invisible.
Ces dernières décennies, quantité de gens ont fui les campagnes pour les villes en pleines croissance des pays du Sud. La plupart vivaient hors de l’économie monétaire. Dans un village en Inde ou en Afrique, beaucoup se nourrissaient, construisaient leurs habitations, confectionnaient des habits et se divertissaient au sein d’une économie de subsistance, ou économie du don, sans besoin ou presque d’argent. Quand les politiques de développement et l’économie mondialisée forcent des nations entières à générer des opérations de change pour répondre aux dettes, le résultat invariable est l’urbanisation. Dans les bidonvilles de Lagos ou de Calcutta, deux dollars par jour sont une misère, alors que ça peut être confortable au village. Considérant la tendance au développement et à l’urbanisation, c’est effectivement une bonne chose quand ces habitants des bidonvilles passent de deux dollars par jour à disons, cinq. Mais focaliser sur cet indicateur dissimule des mécanismes plus profonds.
N. Kristof affirme que 2017 était dans l’absolu la meilleure année pour la santé humaine. Si l’on mesure la prévalence de maladies infectieuses, il a certainement raison. L’espérance de vie continue également de croître dans le monde (bien qu’elle se stabilise et que dans certains pays, comme les Etats-Unis, elle commence à diminuer). Mais à nouveau, ces chiffres voilent des tendances inquiétantes. Une flopée de nouvelles maladies telles que les maladies auto-immunes, les allergies, la maladie de Lyme et l’autisme, combinées à des niveaux sans précédents d’addictions, de dépression et d’obésité contribuent à un déclin en vitalité, partout dans le monde développé, et de plus en plus dans les pays en développement. De vastes ressources sociales, un cinquième du PIB aux Etats-Unis, vont aux soins des malades ; la société entière est souffrante.
Le bonheur n’est pas mesurable
Les deux auteurs mentionnent les taux d’alphabétisation. Que peut bien cacher cette statistique ? D’abord, la transition vers l’alphabétisation signifiait, en de nombreux endroits, la destruction des traditions orales et même l’extinction complète de langues non-écrites. L’alphabétisation fait partie d’un plus large remodelage social, une transition dans la modernité, qui accompagne l’homogénéisation culturelle et linguistique. Par dizaines de millions les enfants vont à l’école apprendre la lecture, l’écriture, l’arithmétique, l’histoire, la science, et Shakespeare, là où, une génération auparavant, ils auraient appris à élever des chèvres, cultiver l’orge, faire des briques, tisser, conduire des cérémonies ou faire du pain. Ils auraient appris les usages d’un millier de plantes et le chant de cent oiseaux, les mots d’un millier d’histoires et les pas de cent danses. L’acculturation à une société alphabétisée fait partie d’un changement bien plus vaste. Les gens raisonnables peuvent ne pas s’accorder sur le fait que ce changement soit bon ou mauvais, qu’une vie sur les réseaux sociaux digitaux est plus riche que celle d’une communauté ancrée dans un lieu, qu’on s’en sorte mieux en reconnaissant plus de logos de marques que de plantes et d’animaux locaux, qu’on gagne au change en manipulant des symboles plutôt qu’en cultivant la terre. Cependant, il n’y a que d’un point de vue biaisé que l’on puisse soutenir que ce changement représente un progrès sans équivoque.
Je n’ai pas l’intention d’utiliser l’écriture pour dénoncer l’alphabétisation, ce serait le comble de l’ironie. Je me borne à observer que toutes nos mesures sur le progrès comportent des biais cachés et négligent ce qui ne rentre pas confortablement dans la vision de ceux qui les conçoivent. Dans une société qui est d’ores et déjà moderne, l’illettrisme est certainement un désavantage terrible mais en dehors de ce contexte, il n’est pas évident qu’une société alphabétisée ‑ ou son extension, une société digitale – soit une société heureuse.
Préjugés ou pas, les évaluations sur le bonheur ne sont pas discutables selon S. Pinker : la science, la raison et les idéaux politiques occidentaux travaillent à créer un monde meilleur. Plus avancé est le pays, affirme-t-il, plus les gens sont heureux. Par conséquent, plus le reste du monde se développera en suivant le chemin que nous avons balisé, plus le monde sera heureux.
Malheureusement, les statistiques sur le bonheur présupposent les conclusions que l’argumentaire en faveur du développement tente de prouver. De manière générale, les évaluations du bonheur réunissent deux approches : des mesures objectives de bien-être, et des évaluations subjectives de bonheur. Les mesures sur le bien-être incluent le revenu par habitant, l’espérance de vie, le temps de loisir, le niveau d’éducation, l’accès aux soins, et beaucoup d’autres attributs du développement. A titre d’exemple, dans beaucoup de cultures, les « loisirs » n’étaient pas un concept ; opposer travail et loisirs suppose que le travail soit comme pendant la Révolution industrielle : laborieux, dégradant, pénible. Une culture où le travail n’est pas clairement séparable de la vie est méjugée par cette mesure du bonheur. Voyez le magnifique documentaire Ancient Futures d’Helena Norberg-Hodge qui dresse le portrait d’une culture où « travail et loisir sont un »
Dans les statistiques objectives de bien-être est inscrite une certaine vision du développement, précisément le mode de développement qui domine aujourd’hui. Montrer que les pays développés sont plus heureux relève du raisonnement circulaire.
Quant aux évaluations subjectives de bonheur individuel, les individus qui s’auto-évaluent se réfèrent nécessairement à la culture environnante. J’évalue mon bonheur en comparaison du niveau normatif de bonheur autour de moi. Une société où l’anxiété et la dépression sont endémiques dresse un niveau de référence très faible. Une femme me confia un jour : « Je me considérais comme une personne raisonnablement heureuse jusqu’à ce que je visite un village en Afghanistan proche du lieu où j’avais été déployée lors de manœuvres militaires. Je voulais voir comment c’était, vu d’une autre perspective. C’était un village désespérément pauvre. Les huttes n’avaient même pas de plancher, juste de la terre battue qui devenait fréquemment boueuse. Ils avaient à peine assez à manger. Mais je n’ai jamais vu de gens plus heureux. Ils étaient pleins de joie et de générosité. Ces gens qui n’avaient rien, étaient plus heureux que presque tous ceux que je connais. »
Quelle que soit la raison pour laquelle ces villageois afghans aient été heureux, je ne pense pas qu’elle transparaît dans les statistiques de Stephen Pinker qui prétendent prouver qu’ils devraient suivre notre exemple. Le lecteur a peut-être eu une expérience similaire en visitant le Mexique, le Brésil, l’Afrique ou l’Inde. Dans ces endroits reculés, on trouve une joie peu commune dans les lotissements de banlieue de mon pays. Et cela malgré des siècles d’impérialisme, de guerres et de colonialisme. Imaginez le bonheur possible dans un monde juste et en paix.
Je suis certain que mon argument sera peu convainquant pour quiconque n’en a pas fait l’expérience directement. Vous penserez peut-être que les locaux montraient leurs plus beaux sourires aux visiteurs. Ou que je les regarde par le prisme romantique des « autochtones heureux ». Pourtant je ne parle pas ici d’une gaieté superficielle ou du faux sourire d’un homme qui fait contre mauvaise fortune bon cœur. Dans les cultures plus anciennes, les gens, liés à la communauté et au lieu, maintenus fermement dans une lignée d’ancêtres, dans la trame d’histoires personnelles et culturelles, irradient une solidité et une présence que je retrouve rarement chez les personnes modernes. Quand j’interagis avec l’un d’entre eux, je sais que malgré les gains mesurables de l’« ascension » de l’humanité, nous avons perdu quelque chose d’infiniment précieux. Et je sais que jusqu’à ce qu’on le reconnaisse et qu’on change de cap pour récupérer cela, aucun progrès, en termes d’espérance de vie, de PIB ou de réussite éducative, ne nous rapprochera d’un endroit qui vaille la peine d’y aller.
Quels autres éléments de profond bien-être sont éludés par nos mesures ? L’authenticité des communications ? L’intimité et la vitalité de nos relations ? La connaissance des plantes et des animaux locaux ? Le nourrissement esthétique par l’environnement bâti ? La participation à des entreprises collectives porteuses de sens ? Le sens de la communauté et de la solidarité ? Ce que nous avons perdu est difficile à évaluer, même si nous cherchions à le faire. Pour l’esprit quantitatif, celui de l’argent et des données, cela existe à peine. Pourtant la perte fait planer une ombre sur nos cœurs, un sourd désir qu’aucune assurance d’une vie nouvelle et heureuse peut dissiper.
Tandis que la pleine étendue de cette perte, et par corollaire, le potentiel qui gît dans sa redécouverte, est au-delà des chiffres, il y a néanmoins des statistiques, absentes de l’analyse de S. Pinker, qui pointent vers cela. Je fais référence aux hauts niveaux de suicides, d’addictions aux opioïdes, à la méthamphétamine, à la pornographie, aux jeux, à l’anxiété et à la dépression qui rongent la société moderne et les sociétés qui se modernisent. Ce ne sont pas juste des moucherons qui ont été attirés par l’onguent du progrès ; ce sont des symptômes d’une profonde crise. Quand les communautés se désintègrent, quand les liens à la nature et à un endroit sont coupés, quand les structures porteuses de sens s’écroulent, quand les connexions qui nous rendent entiers dépérissent, nous avons faim de substances addictives pour engourdir la langueur et combler le vide.
La perte dont je parle est inséparable des institutions même – science, technologie, industrie, capitalisme, et les idéaux politiques de l’individu rationnel – qui d’après les propos de Stephen Pinker, ont délivré l’humanité de la souffrance. Soyons prudents alors, quand nous attribuons à ces institutions certaines améliorations incontestables par rapport au Moyen-Age ou au début de la Révolution industrielle. Ces améliorations ne serait-elles pas venues malgré la science, le capitalisme, l’individualisme rationnel, etc., plutôt qu’à cause de cet environnement ?
L’hypothèse de l’empathie
Une des améliorations que Stephen Pinker souligne est le déclin de la violence. Les décès causés par la guerre, les homicides et les crimes violents en général ont baissé de façon drastique comparé à 25 ou 50 ans en arrière. Le déclin de la violence est réel, mais devrions-nous l’attribuer, comme le fait S. Pinker, à la démocratie, à la raison, à l’Etat de droit, à une police du chiffre et compagnie ? Je ne le crois pas. La démocratie n’est pas une assurance contre la guerre ‑ en fait, les Etats-Unis ont conduit bien plus d’actions militaires que n’importe quelle autre nation au cours du dernier demi-siècle. Se peut-il que le déclin des crimes violents résultent simplement du fait que nous sommes plus à même de punir et de nous protéger les uns des autres, mettant ainsi un frein à nos impulsions sauvages par la dissuasion ?
J’ai une autre hypothèse. Le déclin de la violence n’est pas le résultat du perfectionnement du monde de l’individu rationnel, séparé et intéressé par lui-même. Au contraire, c’est le résultat de l’éclatement de cette vision, et de la montée de l’empathie à sa place.
Dans le mythe de l’individu séparé, le but de l’Etat était de garantir un équilibre entre la liberté individuelle et le bien commun, en posant des limites à la poursuite de l’intérêt particulier. Dans la mythologie naissante de l’interconnexion, de l’écologie et de l’inter-être, nous nous éveillons à la compréhension que le bien des autres, humains ou non, est inséparable de notre propre bien-être.
La question fondamentale de l’empathie est : « Ca fait quoi d’être toi ? ». Par contraste, la mentalité de la guerre c’est « autrifier », déshumaniser et diaboliser les peuples ou les gens qui deviennent l’ennemi. Plus l’on s’habitue à se mettre à la place d’un autre être humain, plus cela devient difficile à faire. C’est pour cela que la guerre, la torture, la peine capitale et la violence sont devenues de moins en moins acceptables. Ce n’est pas qu’elles soient « irrationnelles ». Au contraire : les cercles de réflexion du pouvoir établi sont prompts à leur inventer des justifications hautement rationnelles.
Dans une vision du monde où des acteurs égoïstes et en compétition sont axiomatiques, ce qui est « rationnel » est de les dépasser, de les dominer et de les exploiter par tous les moyens. Ce ne furent pas les avancées de la science ou de la raison qui ont aboli les journées de travail de 14 heures, l’esclavage ou l’emprisonnement civil pour fait de dette.
La vision du monde basée sur l’écologie, l’interdépendance et l’inter-être offre des axiomes différents sur lesquels exercer notre raison. Comprendre qu’une autre personne a une expérience de vie, et qu’elle est sujette à des circonstances qui conditionnent son comportement, nous rend moins capable de la déshumaniser, ce qui constitue la première étape avant de lui nuire. Comprenez que ce qui arrive au monde nous arrive en quelque sorte à nous-mêmes, et la raison ne peut plus promouvoir la guerre. Comprenez que la santé des sols, de l’eau et des écosystèmes est inséparable de notre propre santé, et la raison ne peut plus inciter à leur pillage.
D’une façon perverse, les tenants de la science et de la technologie comme Stephen Pinker ont raison : la science a effectivement mis fin à l’âge de la guerre. Pas parce que nous serions devenus si intelligents et si maîtres de nos instincts primitifs que nous les aurions transcendés. Non, c’est parce que la science nous a amenés à de tels extrêmes de sauvagerie qu’il est devenu impossible de maintenir le mythe de la séparation. Les avancées technologiques de notre capacité à tuer et à détruire rendent de plus en plus clair que nous ne pouvons nous isoler du mal que nous faisons à autrui.
Ce ne fut pas la superstition primitive qui créa la mitraillette et la bombe atomique. L’industrie ne fut pas une étape évolutionnaire qui dépassa la sauvagerie ; elle porta la sauvagerie à une échelle industrielle. L’administration rationnelle des organisations ne nous a pas élevés au-delà du génocide ; elle l’a permis à une échelle et avec une efficacité sans précédent durant l’Holocauste. La science ne nous a pas montré l’irrationalité de la guerre ; elle nous a amenés à l’extrémité de l’irrationnel, avec la Destruction mutuelle assurée de la guerre froide. Dans cette folie se trouvait le germe d’une compréhension vraiment évolutive : ce que nous faisons à autrui nous arrive aussi à nous-mêmes. C’est pourquoi, sauf une équipe réduite de politiciens américains rétrogrades, personne ne songe sérieusement à utiliser les armes nucléaires de nos jours.
L’horreur que nous éprouvons à la perspective d’envoyer une bombe atomique sur Pyongyang ou Téhéran n’est pas due à la peur des retombées radioactives ou de la terreur vengeresse. Je clame qu’elle provient de notre identification empathique avec les victimes. A mesure que grandit la conscience inter-être, nous ne pouvons plus si aisément ignorer leur souffrance comme étant la juste punition pour leur vilenie, ou comme le prix, regrettable mais nécessaire, de la paix. Comme si, à un certain niveau, ça nous arrivait à nous-mêmes.
C’est certain, encore aujourd’hui dans le monde, on ne manque pas de violations des droits humains, d’escadrons de la mort, de torture, de violence domestique, de violence militaire et de crimes violents. Observer, au milieu de ceci, une vague montante de compassion n’est pas une tentative pour dissimuler la laideur, mais un appel à participer plus amplement à un mouvement. A un niveau personnel, c’est un mouvement fait de gentillesse, de compassion, d’empathie, de reconnaissance de ses jugements et de ses projections. Sans que ce soit contradictoire, c’est aussi la possibilité d’exprimer courageusement des vérités inconfortables, de révéler ce qui était caché, d’amener à la lumière la violence et l’injustice, de raconter l’histoire qui doit être dite. Ensemble, la compassion et la vérité créeront peut-être une politique où nous dénoncerons l’iniquité sans juger le responsable, mais plutôt où nous chercherons à comprendre et à changer les circonstances de la perpétration.
Par empathie, nous ne cherchons pas à punir les criminels, mais à comprendre les circonstances qui produisent le crime. Nous ne cherchons pas à combattre le terrorisme, mais à comprendre et à changer les conditions qui le génèrent. Nous ne cherchons pas à repousser les immigrants, mais à comprendre pourquoi des personnes sont si désespérées qu’elles quittent leurs maisons et leurs terres, et comment nous contribuons peut-être à leur désespoir.
L’empathie suggère une conclusion à l’opposée de celle de Stephen Pinker : plutôt que de cultiver des dissuasions légales plus efficaces et une police du chiffre, nous pourrions étudier l’approche du nouveau procureur du comté de Philadelphie, Larry Krasner, qui a prescrit à son équipe de ne plus requérir les peines maximales, de ne plus poursuivre pour possession de cannabis, de diriger les délinquants vers des peines alternatives, de réduire les périodes de liberté conditionnelle excessivement longues, et d’autres reformes. C’est la compassion qui sous-tend ces mesures : qu’est-ce que ça fait d’être un criminel ? Un drogué ? Une prostituée ? Nous voulons toujours vous empêcher de le faire, mais nous ne désirons plus vous punir. Nous voulons vous offrir une opportunité réaliste de vivre autrement.
Similairement, le futur de l’agriculture n’est pas dans une sélection plus agressive des plantes et des animaux, des pesticides plus agressifs ou davantage de transformation de sol vivant en intrant industriel. Il tient dans la connaissance du sol en tant qu’être vivant et à s’occuper de cette intégrité vivante, sachant que sa santé est inséparable de la nôtre. De cette façon, le principe de l’empathie (ça fait quoi d’être toi ?) ne se résume pas à la justice criminelle, à la politique étrangère et aux relations personnelles. L’agriculture, la médecine, l’éducation, la technologie…, aucun domaine n’est en dehors de son périmètre. Transcrire ce principe dans les institutions de la civilisation (plutôt que d’étendre la portée de la raison, du contrôle et de la domination) conduira à un vrai progrès pour l’humanité.
Cette vision du progrès n’est pas opposée au développement technologique, mais ce ne sont ni la science, ni la raison, ni la technologie qui la réaliseront automatiquement. Toutes les capacités humaines peuvent être dédiées au service d’un futur qui incarne la compréhension que le bien-être du monde, humain ou non, nourrit le nôtre.
Considérer la beauté – [sommaire]
« Pourquoi deux couleurs, placées l’une à côté de l’autre, chantent-elles ? Peut-on vraiment l’expliquer ? », s’interrogeait Picasso. Habituellement, nous ne nous demandons pas ce que les oiseaux chantent ou pourquoi nous aimons les fleurs. Nous écoutons, regardons, sentons et apprécions l’expérience. On peut cependant, sans rationaliser, parler de la beauté et de ses diverses expressions : la beauté intérieure d’une personne, une formule qui révèle une loi de la nature ou la nature elle-même. Le « ressenti », utilisé conjointement à l’entendement peut donner un aperçu de ce qu’est la beauté, de la manière dont nous en faisons l’expérience et de son importance pour l’individu, la société et la planète.
George Adamski déclare dans son discours sur la télépathie que le « ressenti » est l’aspect supérieur du « toucher », qu’il intègre les autres sens et qu’il peut être considéré comme le sixième sens. Cela soutient l’hypothèse que c’est le canal du ressenti qui enregistre la signification et la beauté, et que les formes sensorielles d’expression (voir, entendre, etc.) ne sont que des convoyeurs ou des moyens.
Que recherchent les gens dans la beauté ? L’expérience de la beauté, très semblable à l’expérience de la nature, de la gratitude ou de l’amour, résonne avec une réalité intérieure. Cela nous procure le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand et confirme que nous sommes interconnectés. Les artistes et les scientifiques affirmeront qu’ils sont à la recherche d’une réalité cachée derrière la façade des événements quotidiens : une vérité plus profonde, ou un ordre supérieur, une harmonie et une unité qui sont le fondement de toute création. Tout ce qui exprime cette réalité intérieure peut être considéré comme beau, à l’instar de l’éthique et de la moralité. Pour Deepak Chopra, « les mathématiques expriment des valeurs qui reflètent le cosmos, notamment l’ordre, l’équilibre, l’harmonie, la logique et la beauté abstraite ».
La beauté et la connaissance sont, selon le peintre et philosophe Nicholas Roerich, les fondements de la culture et de la civilisation, et les pierres angulaires de la nouvelle ère : « Depuis les âges primitifs, tout progrès, tout bonheur, toute illumination de l’humanité était dirigé par la beauté et la connaissance ». (Realm of Light, non traduit)
Pour que notre civilisation survive, en ces temps difficiles de marchandisation, de cupidité, de compétition et d’exploitation, nous devons développer un amour de la beauté et un sens de la réalité intérieure pour s’attaquer aux problèmes majeurs auxquels l’humanité est confrontée. Quand un journaliste occidental a demandé à Gandhi : « Que pensez-vous de la civilisation occidentale ? » Il a répondu : « Je pense que ce serait une bonne idée ! »
Selon Benjamin Creme, artiste et fondateur de la revue Partage international, « la beauté constitue la nature de l’univers, de la réalité, incarnée dans quelque forme ‑ mathématique, musicale, artistique. Elle constitue la réponse aux vibrations figées sous une forme ou une autre. » (La mission de Maitreya, tome II, p. 457) Notre sensibilité à percevoir cette réalité évolue par étapes. Les œuvres des grands artistes, scientifiques ou politiciens en sont les résultats tangibles. Elles apportent la joie, l’inspiration et nous montrent la voie à suivre. Rembrandt, par exemple, était capable de dépeindre la lumière de l’âme, la beauté intérieure d’une personne. Son tableau La fiancée juive est une démonstration extraordinaire d’amour et de tendresse. Le travail de Léonard de Vinci est si transcendant et les sentiments exprimés si profonds que cela semble venir d’un autre monde.
Dans l’art moderne et contemporain, la recherche de la beauté est devenue un tabou, tout comme la spiritualité et la morale ont été rejetées, poussé par le désir de s’affranchir de l’influence traditionnelle des institutions religieuses et politiques. Mais en se focalisant sur les processus émotionnels de l’artiste, l’essence véritable de l’art, ou de la créativité, a été perdue ou rejetée. Les artistes ont désespérément essayé de se distinguer par de nouvelles formes d’expression, en insistant trop sur l’aspect forme (comme dans de nombreux domaines de l’activité humaine). Le terme « beauté » a en conséquence été réduit à la « simple esthétique » et donc considéré avec suspicion et jugé superficiel. Mais la beauté n’est-elle pas plus profonde que l’esthétique ? N’a-t-elle pas à voir avec la signification, une sorte de vérité universelle (plutôt que personnelle) transcendant la simple perception sensorielle ? Le Maître DK écrit par A. Bailey : « L’art du passé a exprimé surtout la compréhension, par l’homme, de la beauté du monde créé par Dieu, soit l’extraordinaire merveille de la nature, soit la beauté de la forme humaine. L’art d’aujourd’hui est encore une tentative presque enfantine d’exprimer le monde du sentiment et les états intérieurs, ainsi que les réactions psychologiques et émotionnelles qui gouvernent la masse de la race. Elles sont, cependant, au regard du monde de l’expression du sentiment ce que les dessins des hommes des cavernes sont au regard de l’art de Léonard de Vinci. » (Psychologie ésotérique, vol. 2, p. 651).
Le ressenti, la « mère de tous les sens », est la sensibilité à percevoir la réalité, allant des émotions les plus grossières, aux émotions inclusives, transcendantes ou divines ‑ le monde de la signification. Un ressenti raffiné est essentiel pour enregistrer et transmettre la beauté. Ainsi, quand nous faisons l’expérience de la beauté, est-ce simplement l’appréciation que nous ressentons, ou est-ce une chose en dehors de la perception sensorielle ? Il ne s’agit pas seulement de l’appréciation d’un design agréable. Trop d’attention portée à l’aspect forme pourrait même produire le contraire de la beauté, comme l’affirment les enseignements de l’Agni Yoga : « […] le luxe est l’antipode de la beauté ». (Monde de feu I, Agni Yoga, p. 490). Et Krishnamurti : « Si, comme le pêcheur, vous voyez tous les jours les hirondelles voler au ras de l’eau, cela n’a probablement guère d’importance pour vous ; mais si vous êtes conscients de l’extraordinaire beauté de ce spectacle, que se passe-t-il en vous qui vous fait dire : « Comme c’est beau ! » Qu’est-ce qui suscite ce sentiment intérieur de beauté ? […] Il n’est de beauté intérieure que lorsqu’on éprouve un véritable amour pour les gens et les choses qui peuplent la terre. » (Krishnamurti Le sens du bonheur, p. 97-98) Sentir cette interconnexion est, selon G. Adamski, une condition essentielle pour une autre faculté du « canal du ressenti » : la télépathie, qui est une expression de la conscience de groupe.
Selon Benjamin Creme : « Chaque découverte de la réalité, ou d’aspects de la réalité, est merveilleuse. C’est un magnifique déploiement des richesses de la vie, du système naturel dans lequel nous vivons, que nous appelons la nature. Le seul problème est que nous nous tenons séparés d’elle. […] Nous ne sommes pas séparés de la nature. C’est la raison pour laquelle nous ne devons pas détruire notre environnement. Nous ne sommes pas séparés de ce que nous appelons Dieu. Il est immanent dans tous les aspects de notre être. Nous ne sommes pas non plus séparés les uns des autres : voilà la grande découverte qu’il nous reste à faire. » (Le Grand Retour). La beauté se manifeste dans la société, lorsque les structures sociales, économiques, politiques et éducatives reflètent ce sens de lien intérieur et d’unité. Comme le savent les lecteurs de Partage international, le sentiment de séparation de la nature et des gens est la racine même de la crise environnementale, de l’inégalité croissante et des tensions dans le monde. Une civilisation qui omet de réfléchir à ce qui est bien et mal, autorise la cupidité, l’exploitation, la division et l’hédonisme. Nous devons apprendre de l’histoire que les civilisations s’effondrent, par décadence et indifférence, à cause de l’absence de cette force cohésive et magnétique qui nous unit ‑ l’amour.
Dans le siècle écoulé, le monde occidental a fait d’énormes progrès technologiques. Cependant, le développement de notre moralité a pris du retard. Albert Einstein a déclaré : « Seule la moralité dans nos actions peut donner de la beauté et de la dignité à nos vies. » Il est toutefois encourageant de voir un nombre croissant de personnes ‑ souvent jeunes ‑ dans le monde entier exprimer une probité morale aiguë. Au cours des dix dernières années, en tant qu’enseignant-conférencier en design à l’Université technique de Delft, il a été réconfortant de constater qu’environ 50 % des étudiants de master exprimaient une vision de l’avenir incluant une forme de partage, comme étant la solution la plus raisonnable. Les penseurs avancés perçoivent déjà une nouvelle beauté et les plans pour une nouvelle civilisation. Les sceptiques appellent cela utopie ou science-fiction, mais la science-fiction se concentre généralement sur la technologie, sur l’aspect forme et l’histoire prouve que l’avenir que nous avons imaginé par le passé est rapidement dépassé par la réalité. Dès que nous considérons l’évolution de la morale, ce concept « utopique » deviendra plus réalisable et réaliste. Le paradoxe ici est qu’il est difficile d’imaginer un futur qui dépasse notre imagination, mais heureusement, nous disposons des descriptions vivantes de cette magnifique réalité dans des livres de Benjamin Creme, George Adamski ou Enrique Barrios.
Dans l’un de ses messages, Maitreya dépeint l’image d’un monde futur rendu beau par la vraie Fraternité : « […] ensemble, nous construirons un monde nouveau : un monde dans lequel les hommes pourront vivre sans crainte, sans méfiance, sans division, partageant ensemble les bienfaits de la Terre, connaissant ensemble la félicité de l’union avec notre Source, […] qui mène à une vie plus simple où personne ne connaît la privation, où chaque jour est différent, où la joie de la Fraternité se manifeste à travers tous les hommes. » (Messages de Maitreya le Christ, n° 3)
Le partage, la coopération et l’innocuité nous permettront de maîtriser en toute sécurité les lois de la nature. Une joie immense, un soulagement et une paix intérieure se répandront dans le monde, quand nous réaliserons l’inefficacité de la compétition ; quand les gens n’auront plus à lutter pour survivre.
L’énorme potentiel créatif des hommes sera alors libéré avec une intention unifiée d’embellir la vie sur Terre.
Références :
George Adamski, Telepathy – The cosmic language or universal, part 1, 1958 (non traduit) ; A. A. Bailey, La psychologie ésotérique, volume 2, Editions Lucis, 1967 ; Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome II, Partage Publication, 2017. Le Grand Retour, Partage Publication, 2002. Messages de Maitreya le Christ, Partage Publication, 2004 ; Nicolas Roerich, Realm of Light, The Roerich Museum, 1931 (non traduit) ; Helena Roerich, Monde de feu, Livre I (1933), Association Agni Yoga, 1990 ; J. Krishnamurti, Le sens du bonheur, Stock, 2006.
Le pape François ‑ un homme de parole, un appel au bien commun – [sommaire]
documentaire
par Elisa Graf,Le documentaire long métrage au sujet du pape François, réalisé par Win Wenders, cinéaste allemand, nominé et lauréat de nombreux prix (Cannes, César, Oscar), est sorti en mai 2018 en version anglaise1. Le pape François ‑ Un homme de parole nous offre des conversations intimes avec le pape, partageant son avis sur les sujets d’aujourd’hui : la mort, la justice sociale, l’immigration, l’écologie, l’inégalité de la santé, le matérialisme, la place de la famille.
« Même en rêve, je n’aurais jamais imaginé faire un film sur le pape François », assure W. Wenders, pour évoquer la surprise qu’il a eue en recevant une lettre du Vatican. Elle proposait un accès privilégié et exclusif auprès du pape ainsi qu’aux archives cinématographiques du Vatican. Lui se chargerait de la production, du financement et de la distribution du documentaire. Comme il avait la liberté artistique de choisir la meilleure approche du sujet, W. Wenders se dit, après de longues réflexions, qu’il y avait là une opportunité unique pour que le pape François s’adresse directement à son public et pour faire connaître ses inquiétudes et ses préoccupations. Le film montre également des images d’archives de ses déplacements autour du monde : dans les prisons, les camps de réfugiés, devant les Nations unis ou au Congrès américain.
Pour apporter une touche d’intimité, W. Wenders a utilisé l’Interrotron, une technologie qui permet de montrer les conversations entre le pape et lui, comme si le pape s’exprimait face caméra.
Encouragé par le Vatican à faire un film adressé à tous, et pas seulement aux « croyants », W. Wenders affirme : « Toutes les personnes qui jusqu’à présent ont vu ce documentaire en sont sorties profondément touchées par l’honnêteté des réponses du pape et par son approche, même ceux qui ne sont pas croyants […]. J’ai vu des gros durs sortir avec les larmes aux yeux. Je pense que ce film apporte une touche d’espoir et le désir d’un monde différent. »
W. Wenders n’avait jamais rencontré le pape auparavant. « Ce qui m’a surpris le plus, dit-il, c’est qu’il est habité d’une énergie positive incroyable […]. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi positif, d’aussi optimiste. J’ai été littéralement saisi par son énergie positive. Il a une présence incroyable. Je pense que chaque jour que j’ai passé auprès de lui a été un cadeau et j’espère transmettre ce cadeau au public. »
W. Wenders considère aussi que ce projet n’aurait probablement pas pu avoir l’autorisation du Vatican avec un autre pape. François est profondément sensible aux problèmes de l’humanité et à ceux de notre planète. En analysant tous les sujets sur lesquels le pape se sent concerné, de l’écologie, du climat, de l’injustice sociale, de la pauvreté en passant par les nouveaux problèmes de migration et des réfugiés, W. Wenders remarque que tous ont la même base : « Le bien commun : il représente le concept du bien commun. Depuis le tout début, nous avons pensé : ce ne sera pas un film pour les catholiques, pas plus que ce ne sera un film pour les chrétiens. Ce sera un film pour tous les habitants de la planète, parce qu’il parle de nous, il nous aide et traite des sujets qui nous concernent tous. »
Le fait que le pape François ait décidé de s’appeler « Francesco » à la suite de saint François d’Assise, un fervent révolutionnaire et défenseur des pauvres, constitue un élément clé sur lequel le cinéaste s’est penché dès le début. Il pense qu’aucun pape avant lui n’a osé prendre ce nom. N’oublions pas qu’une des priorités du pape François fut de voir une église pauvre au service des pauvres.
W. Wenders poursuit : « Bien sûr, l’Eglise est une institution puissante et très riche. C’est clair dans le documentaire. Mais le pape affirme que tant que l’Eglise sera soucieuse de ses richesses, Jésus ne sera pas présent. Vous voyez, son approche est plutôt radicale, même dans sa manière de vivre. […]
Le pape n’a pas de limousine, il a une toute petite voiture. Quand nous faisions des prises dans un parc, il conduisait la plus petite voiture d’Italie : une Panda. Il est cohérent, c’est son style de vie. Il vit dans une modeste pension de famille, juste à coté du grand palais où résidaient les autres papes avant lui.
Le pape nous a dit à tous que nous pouvons tous vivre avec un peu moins. Il montre que c’est possible et il a bien raison, ne serait-ce que parce qu’il y a de plus en plus de personnes qui sont exclues du monde florissant de l’économie et des industries ‑ si nous pouvions faire une pause, une petite pause, et permettre aux autres de nous rejoindre, cela serait une avancée pour la justice sur cette planète. »
Citations du documentaire :
« Nous avons tant à faire et nous devons le faire ensemble … »
« Personne ne peut servir deux maîtres. Nous ne pouvons pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
« La voie pour sortir du consumérisme, de la corruption, de la compétition, de l’esclavage de l’argent est un travail concret de tous les jours ‑ c’est une réalité tangible. »
« Nous vivons « pied au plancher » du matin au soir. Cela ruine notre santé mentale. »
« Je parle de se sentir concerné par ce que les autres vivent. Je parle de vraie proximité. Parlez peu, écoutez beaucoup, dites juste ce qu’il faut et regardez toujours les autres dans les yeux. »
1. Sortie de la version française : 12 septembre 2018.
Mettre fin à la pollution nécessite un changement d’attitude majeur – [sommaire]
La question de la pollution est devenue une affaire quotidienne ; un mode de vie meurtrier qui, selon un article publié dans The Lancet (19 octobre 2017), est responsable du décès d’au moins neuf millions de personnes chaque année. L’air que nous respirons est empoisonné, les ruisseaux, les rivières, les lacs et les océans sont dégoûtants ‑ certains plus que d’autres ‑ la terre est jonchée de déchets, le sol est toxique. La négligence, la complaisance et l’exploitation caractérisent l’attitude des gouvernements, des entreprises et de trop nombreuses personnes à l’égard de la vie de la planète et de ses riches systèmes écologiques interconnectés.
La Commission Lancet sur la pollution et la santé, qui n’est qu’un énième appel à l’action collective urgente, a constaté que la pollution est responsable d’un ensemble de maladies qui « tuent une personne sur six dans le monde entier ». Ce chiffre, bien que choquant, est probablement beaucoup plus élevé en réalité, parce que « l’impact de nombreux polluants est mal compris ». L’étude, historique, indique que nous avons atteint le point où « les décès attribués à la pollution sont trois fois plus nombreux que ceux dus au sida, au paludisme et à la tuberculose réunis ».
Notre style de vie matérialiste égoïste a un impact dévastateur sur toutes les formes de vie ; à moins d’un changement majeur dans les attitudes, le nombre de personnes qui meurent à cause des niveaux toxiques de pollution s’élèvera ; la contamination des océans augmentera, la déforestation et la désertification continueront, et la destruction constante de tout ce qui est beau et donné par la nature s’intensifiera, jusqu’à ce qu’un jour, toute couleur, diversité et lumière soient éradiquées de notre monde glorieux ; il sera alors trop tard.
Océans de plastique, air empoisonné
Même le négateur du changement climatique le plus endurci ne peut blâmer les cycles climatiques naturels pour les îles de plastique qui parsèment les océans, ou l’eau empoisonnée et l’air contaminé. La pollution est causée par l’activité humaine ; elle « met en danger la stabilité des systèmes vitaux de la Terre et menace la survie durable des sociétés humaines ». Il faut susciter un sentiment d’intense urgence et de menace vitale, en particulier auprès des gouvernements et des populations des pays qui sont, et ont été historiquement, les principaux pollueurs ‑ les nations industrialisées du monde. Bien que la Chine ait maintenant dépassé les Etats-Unis et soit désormais la première émettrice mondiale de gaz à effet de serre, comme l’a rapporté le New York Times (1er juin 2017), les Etats-Unis (qui comptent environ 5 % de la population mondiale mais produisent 30 % des déchets du monde), « avec leur attirance pour les grosses voitures, les grandes maisons et les climatiseurs, ont contribué plus que tout autre pays au dioxyde de carbone atmosphérique qui réchauffe la planète. En termes cumulatifs, nous [les Etats-Unis] sommes certainement responsables de ce problème plus que quiconque », a déclaré David G. Victor, spécialiste de longue date de la politique climatique, à l’Université de Californie.
La Russie et l’Inde suivent les Etats-Unis comme émetteurs de la plupart des gaz à effet de serre ; viennent ensuite le Japon, l’Allemagne, l’Iran et l’Arabie saoudite. L’Australie, le Canada et le Brésil devraient également faire partie des principaux pollueurs ; à mesure que l’économie brésilienne s’est développée, les quantités d’émissions de gaz toxiques ont augmenté, leur effet étant aggravé par la déforestation de vastes zones de forêt tropicale amazonienne.
L’Indonésie mérite également notre attention. Ce petit pays (3 % de la population mondiale) au milieu des mers du Sud est un grand pollueur : il possède la troisième plus grande étendue de forêt tropicale après les bassins de l’Amazone et du Congo, et abat des arbres au taux le plus élevé de la planète ; il produit environ 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est le deuxième contributeur de la pollution plastique marine après la Chine et possède certaines des eaux les plus sales de l’Asie du Sud-Est ‑ seulement un tiers de la population ayant accès à de l’eau potable propre.
La Chine a également un problème d’eau polluée ; l’International Business Times (22 mars 2017) a rapporté qu’une analyse faite à la demande du gouvernement chinois « a constaté que plus de 80 % de l’eau des puits n’est pas potable […] alors qu’environ 60 % de l’eau souterraine est de mauvaise ou extrêmement mauvaise qualité ». La pollution de l’eau a également atteint des niveaux graves aux Etats-Unis : selon Water Benefits Health, 32 % des baies, 40 % des rivières et 46 % des lacs du pays sont « trop pollués pour la pêche, la natation ou la vie aquatique ». Le fleuve Mississippi, qui est l’un des fleuves les plus pollués du monde, « charrie chaque année environ 1,5 million de tonnes de pollution azotée dans le Golfe du Mexique. La pollution qui en résulte est la cause d’une zone morte côtière (dans l’océan) de la taille de la Bretagne chaque été. »
La pollution des cours d’eau et des rivières entraîne la contamination des océans ; les engrais chimiques, les détergents, le pétrole, les eaux usées, les pesticides et les déchets plastiques se déversent dans la mer à partir des voies navigables intérieures. Des recherches récentes ont identifié dix fleuves comme étant la source de 90 % des plastiques dans les océans. Deutsche Welle (30 novembre 2017) a signalé qu’ils traversent tous des zones densément peuplées où les infrastructures de collecte ou de recyclage des déchets sont inadéquates. Trois de ces fleuves de saleté se trouvent en Chine, quatre autres traversent la Chine, deux ‑ le Nil et le Niger (régulièrement le théâtre de pollutions pétrolières) ‑ se trouvent en Afrique. La liste est complétée par le Gange en Inde, qui sert de décharge (près de 80 % des déchets urbains sont jetés dans le fleuve), de buanderie, de salle de bains, de chambre funéraire et de temple.
Si certains polluants restent à la surface de l’océan, beaucoup s’accumulent sur les fonds marins où ils sont ingérés par de petits organismes et introduits dans la chaîne alimentaire (voir The Guardian, 14 février 2017). L’état choquant des mers a été mis en évidence récemment dans la production de la BBC, Planète bleue II. Dans une séquence émouvante, un albatros, en mer depuis des semaines à la recherche de nourriture, a été filmé en train de nourrir ses poussins avec des morceaux de plastique recueillis à la surface de l’océan.
Les déchets plastiques sont produits partout, mais cinq pays asiatiques produisent 60 % du total mondial qui s’élève à 300 millions de tonnes (dont seulement 10 % sont recyclés) : la Chine, l’Indonésie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam. Si rien ne change, on prévoit que d’ici 2025, la consommation de plastique en Asie pourrait augmenter de 80 % pour atteindre plus de 200 millions de tonnes, et la consommation mondiale pourrait atteindre 400 millions de tonnes. Greenpeace estime qu’environ 10 % de tout le plastique se retrouve dans les océans du monde, où l’on estime qu’il tue jusqu’à un million d’oiseaux de mer et 100 000 mammifères marins par an.
Les statistiques sur la pollution sont nombreuses, choquantes et trop déprimantes. En voici un avant-goût :
– 5 000 personnes meurent chaque jour en buvant de l’eau insalubre.
– Environ 80 % des déchets dans les décharges pourraient être recyclés.
– 65 % des décès en Asie et 25 % en Inde sont liés à la pollution atmosphérique.
– La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO, souvent causée par pollution de l’air à l’intérieur) est responsable de la mort de plus d’un million de personnes chaque année.
– Plus de 3 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de facteurs environnementaux.
– Dans le monde entier, 13 000 à 15 000 morceaux de plastique sont déversés chaque jour dans l’océan.
– Au moins deux tiers des stocks de poissons du monde souffrent de l’ingestion de plastique.
– Pour chaque million de tonnes de pétrole transportées par bateau, environ une tonne est perdue en marée noire.
– Un million de bouteilles en plastique sont vendues dans le monde chaque minute et ceci devrait augmenter de 20 % d’ici 2021.
– Environ 1 000 enfants meurent chaque année en Inde à cause de maladies causées par la pollution de l’eau.
– Il y a plus de 500 millions de voitures dans le monde ; il pourrait y en avoir un milliard d’ici 2030.
– Les consommateurs du monde entier utilisent environ 500 milliards de sacs en plastique à usage unique chaque année. Cela représente environ un million de sacs par minute et ce nombre augmente.
Une négligence criminelle
La pollution, et plus largement la catastrophe environnementale est le résultat d’une société de consommation insatiable, de l’égoïsme, et de l’irresponsabilité individuelle et collective. Elle découle d’une approche matérialiste de la vie, enracinée dans le désir et dans un système économique injuste qui exige un consumérisme débridé pour sa survie. L’excès et la cupidité sont encouragés, la sobriété rejetée. Les gouvernements affairistes, emprisonnés dans le nationalisme et obsédés par la croissance économique à court terme alimentent le système, et le problème le plus important est relégué au second plan, rarement abordé par des politiciens irresponsables et ambitieux qui semblent croire que la croissance illimitée et le consumérisme de masse importent plus que la santé de la planète.
L’établissement de politiques qui assainiront l’air, les mers et les rivières, et qui préserveront les forêts et les terres agricoles, devrait être la priorité numéro un de tous les gouvernements du monde, en particulier les nations industrialisées, responsables de la majorité de la pollution produite et de la culture de consommation qui perpétue la crise. Mais si les gouvernements doivent jouer un rôle de premier plan pour mettre fin à la pollution, nous, les individus, devons changer notre façon de penser et notre mode de vie. Il est impératif que nous consommions moins et que les décisions d’achat soient prises avant tout en fonction des considérations environnementales. La sobriété et une vie simple doivent remplacer l’abondance, la complaisance et l’habitude de céder à ses penchants.
Cela exige un changement majeur dans les attitudes, ni dans 25 ans, ni dans un an, mais maintenant. Comme l’affirme à juste titre le pape François dans son encyclique révolutionnaire Laudato Si : Sur la sauvegarde de la maison commune (publiée le 24 mai 2015) : « L’éducation sera inefficace, et ses efforts seront vains, si elle n’essaie pas de répandre un nouveau paradigme concernant l’être humain, la vie, la société et la relation avec la nature. Sinon, le paradigme consumériste, transmis par les moyens de communication sociale et les engrenages efficaces du marché, continuera de progresser. » (Cf. § 215) Le marché, assisté par les médias, n’est pas concerné par les considérations « progressistes (de gauche) » comme le bien-être de la planète et la santé des êtres humains ; c’est un monstre aveugle déchaîné par le père de la division et de l’injustice sociale : le néolibéralisme, un modèle socio-économique qui se trouve au cœur non seulement du problème environnemental, mais aussi de beaucoup de nos crises interdépendantes. Pour que les réseaux écologiques au sein desquels nous vivons soient purifiés et que la guérison ait lieu, cette idéologie injuste et les soi-disant valeurs qu’elle promeut doivent être totalement rejetées et une nouvelle façon de penser doit être inculquée. L’égoïsme et la cupidité doivent céder la place à un comportement inclusif, socialement et écologiquement responsable, fondé sur la reconnaissance du fait que le monde naturel n’est pas séparé de nous et que nous avons le devoir d’en prendre soin. Nous sommes tous responsables du monde dans lequel nous vivons ; c’est à nous, chacun d’entre nous, de vivre consciemment d’une manière écologiquement responsable, peu importe le coût et le désagrément, et de commencer à réparer les terribles dommages que nous avons produits et que nous continuons de causer au monde naturel.
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Une rencontre furtive – [sommaire]
Début mai 2018, un membre du groupe et moi attendions à un passage pour piétons. Un homme d’origine marocaine nous croisa puis s’est soudain retourné et nous a adressé la parole, ce qui me surprit un peu. Il avait l’air joyeux et épanoui. Nous ne nous souvenons pas exactement des mots qu’il a prononcés mais en résumé voici ce que nous en en avons retenu : il ne s’est jamais senti seul car il discute avec les gens ; il leur vient en aide où qu’ils soient et quelque soit leur besoin, car nous sommes tous un, nous sommes tous frères et sœurs. Puis il continua son chemin, et nous, le cœur léger, avons traversé car le feu passait au vert.
Des collaborateurs du centre d’information de Share Nederland, Amsterdam
A la vitesse de la lumière – [sommaire]
Le 10 mai 2018, nous avons organisé une conférence au centre spirituel de Roos à Amsterdam dont le titre était : La beauté de l’existence et les lois de la vie.
Peu après notre arrivée dans la salle, au troisième étage (en haut d’un escalier raide), une dame s’aidant de béquilles entra. Cela nous surprit car elle était descendue du tram en même temps que nous, à une bonne distance du Centre. Elle avait dû marcher et monter les escaliers à une vitesse impressionnante.
A la fin de la conférence, nous évoquâmes le Jour de Déclaration et l’expérience d’unité que Maitreya allait nous apporter. A ce moment-là, cette dame nous fit part d’une expérience spirituelle qu’elle avait eue en admirant un magnifique tableau de Maitreya réalisé par une de ses amies de Moscou qui est peintre comme elle. « Ses yeux étaient superbes et rayonnants de lumière. » Nous avons aussi évoqué le travail des Maîtres par l’intermédiaire de leurs disciples ; elle déclara alors que ce serait merveilleux de connaître le Maître qui a travaillé par l’intermédiaire de Benjamin Creme et de Rembrandt par exemple. Puis elle déclara qu’elle devait partir car elle souhaitait assister à un autre évènement.
Membres du groupe de méditation de transmission, Amsterdam, Pays-Bas
Un baume musical – [sommaire]
En 1995, je prenais des leçons de piano dans une école de musique à Rimouski (Canada). En novembre ou décembre, mon professeur me demanda de participer à un petit récital dans une résidence pour personnes souffrant de cancer. J’acceptai avec enthousiasme. Sur la recommandation de mon professeur je me rendis à la résidence pour faire une séance de répétition sur le piano quelques jours avant le récital. Arrivée sur place, je me mis au piano mais très vite je devins très nerveuse. Mentalement je priai : « Seigneur Jésus, aide-moi. » Quelques instants plus tard un enfant vint me voir. Le concierge me demanda s’il ne me dérangeait pas, je répondis : « Non. » Je demandai au petit garçon son nom et son âge. Il me déclara qu’il s’appelait Guillaume et qu’il avait quatre ans. Je trouvai cela très étrange car mon fils cadet a le même âge et le même prénom. Je me souvins que nous avons joué au piano ensemble et que je me suis sentie plus calme. Soudain, je me rendis compte que le petit garçon avait disparu sans que j’en fusse consciente. On aurait dit qu’il n’était venu que pour me rassurer. Etait-ce une coïncidence ou l’intervention du Maître Jésus ?
L. M. R., Dégelis, Québec, Canada
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « petit garçon » était en effet le Maître Jésus.
Reconnaissance – [sommaire]
Au cours de l’hiver 2001, au marché de Trois-Pistoles, je vis un bel homme, assez grand, avec les cheveux noirs et une barbe, portant un long manteau beige et un chapeau. Cet homme passa près de moi, me fit un bref signe de tête sans dire un mot. Il avait l’air heureux et enjoué, rassurant et confiant. Je ne réagis pas car je n’avais pas l’impression de le connaître. Mais lui sembla me reconnaître. Je pensai qu’il s’agissait peut-être d’un collègue de mon mari. Quelques minutes plus tard, je le revis et à nouveau il me salua de la même façon et cette fois-ci je le saluai à mon tour. Mais je n’arrivai toujours pas à me souvenir qui il était.
De retour chez moi, je me dis que ce pourrait être le Seigneur Maitreya. Je regardai alors sa photo et découvris une grande ressemblance. Cet évènement me procura beaucoup de courage et d’espoir. Cet homme était-il vraiment Maitreya ?
L. M. R., Dégelis, Québec, Canada
Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était bien Maitreya
Un signe d’encouragement – [sommaire]
Au cours de l’hiver 2001, au marché de Trois-Pistoles, une petite dame enjouée s’adressa à moi en langage des signes. Elle s’agita beaucoup pour me dire qu’elle pensait que j’étais forte en me montrant le grand bidon d’eau dans mon chariot. Ne connaissant pas le langage des signes, j’essayai de lui signifier qu’elle exagérait un peu. Elle fut catégorique et continua à suggérer que j’étais vraiment très forte. Je la remerciai pour le compliment. Elle acquiesça et disparut. Quelques instants plus tard, il me vint à l’esprit qu’il était vrai que j’étais forte et que j’avais tendance à me sous-estimer. A l’instant même où je pensai qu’elle pourrait être Maitreya, je la vis, à la caisse, discuter en langage des signes avec d’autres personnes. [1] Cette dame était-elle Maitreya ? [2] Le bidon d’eau avait-il une signification symbolique ?
L. M. R., Dégelis, Québec, Canada
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que [1] la « dame » était bien Maitreya. [2] Non.
Continuez ! – [sommaire]
Le 12 mai 2018, des dizaines de milliers de manifestants ont assisté au plus grand rassemblement syndical depuis le lancement des mesures d’austérité au Royaume-Uni. L’atmosphère était détendue mais la foule attendait et espérait l’amélioration des conditions de travail et le respect des droits humains. A l’entrée de Hyde Park, je remarquai un personnage extraordinaire, en partie caché par les arbustes et faisant face aux manifestants. Il ou elle portait un bonnet de gnome, une veste très colorée et un kilt écossais de couleur crème. Ses cheveux étaient blancs et bouclés et il avait un large sourire. Il me parut familier. Soudain, il se mit à décrire des cercles avec un bras puis avec l’autre (un peu comme les ailes d’un moulin à vent) comme pour exhorter la foule : « Levez-vous ! Levez-vous ! Continuez ! Continuez ! » C’était communicatif et j’agitai ma pancarte en retour, l’observai quelques instants puis me dirigeai joyeusement vers Hyde Park pour écouter le discours inspirant de Jeremy Corbyn.
S. P., West Sussex, G.-B.
Un appel insistant – [sommaire]
En août 2001, des collègues de Share International ont vu Maitreya sous les traits d’un homme assis en position dangereuse au milieu de la circulation sur Euston Road et indiquant qu’il avait faim. [Voir la revue Share International, sept. 2001]
Le 3 septembre 2001, sur cette même route, je vis au loin un homme qui courait au milieu des deux voies de circulation rapide. De type européen de l’est, semblait-il, les cheveux noirs jusqu’aux épaules, complètement couvert de boue, il portait des vêtements noirs en lambeaux. Il avançait avec détermination en titubant. En raison du flot de circulation, je ne pus ralentir et craignis de le percuter. Il s’approcha de ma vitre ouverte et nos regards se croisèrent quelques secondes. Il avait l’air préoccupé et insistant. Un de ses yeux était bizarre, aveugle, semblait-il, ce qui lui donnait un air un peu fou. Il montrait frénétiquement sa bouche du doigt en criant : « J’ai faim ! J’ai faim ! » Il me fut impossible de m’arrêter et je continuai à rouler en état de choc. Je me souvins alors de la rencontre que mes collègues avait faite et me demandai s’il ne s’agissait pas de Maitreya sous ce même aspect.
G. F., Londres, G.-B
.Le Maitre de B. Creme a indiqué que l’homme était bien Maitreya.
Jumeaux en vue – [sommaire]
Le 12 juin 2001, nous nous rendions à Conway Hall, la voiture pleine de matériel, livres, etc., en vue de préparer la conférence de Benjamin Creme de ce soir-là. Alors que nous nous dirigions vers Kings Cross, sur une route secondaire près de l’immense usine à gaz, nous prîmes un virage serré et eûmes un étonnant spectacle : deux hommes de type asiatique marchaient de concert vers nous, sur le côté opposé de la route et avaient l’air absolument identiques ! Leur silhouette et leur visage étaient semblables et ils portaient les mêmes chapeaux, vestes, pantalons en laine brun foncé et les mêmes chaussures, comme des clones.
Ils portaient chacun en bandoulière un très grand sac à journaux de couleur orange vif, lourd et rempli exactement dans les mêmes proportions. Ils riaient, discutaient et regardaient devant eux. Ils ressemblaient à un dessin de « papillon » parfait comme le ferait un enfant.
Nous les croisâmes en les dévisageant et les regardâmes s’éloigner. L’une de nous déclara : « Est-il celui à qui je pense ? » et nous éclatâmes de rire. C’était si comique ‑ il s’agissait sûrement de Maitreya et du Maître Jésus dans l’un de leur superbe aspect ! Nous avons ri jusqu’à Conway Hall. Votre Maître pourrait-il nous indiquer qui étaient ces vrais jumeaux ?
A. P., East Grinstead, G.-B. ; G. F., Londres, G.-B.
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les deux hommes étaient bien Maitreya et le Maître Jésus.
Visite au cours d’un rêve – [sommaire]
En lisant le courrier des lecteurs évoquant leur rencontre avec Maitreya et Jésus, un rêve m’est revenu à l’esprit. Je pense que c’était au cours du premier semestre de 1996. Je vivais loin de chez moi car j’étais étudiant mais le rêve se situait chez moi : j’étais debout dans la cour, près des escaliers qui menaient au jardin. L’air pur que je respirai, le bruit de l’eau de la fontaine et le jardin verdoyant me procuraient d’agréables sensations. C’était tout le contraire de la ville où j’étais étudiant, pleine de pollution, de bruit et de bitume. Soudain apparut un être lumineux flottant devant mes yeux, ou plus précisément, planant. Bien qu’il fût fait de lumière je pus l’observer et distinguer son visage et ses vêtements. Il semblait porter des vêtements très légers et translucides, comme des voiles de soie. Il me regarda très joyeux et avec un large sourire. Ceci me surprit. A ce moment-là, je compris que c’était un rêve et un peu plus tard je m’éveillai. J’aimerais savoir qui était cet être de lumière ou n’était-ce qu’un rêve ?
Identité non communiquée, Ponteverda, Espagne
Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus.
Déplacé – [sommaire]
Vers fin février ou début mars 2001, je dus me rendre au Portugal avec notre sous-traitant pour y rencontrer notre patron. Nous avons mangé dans un restaurant très luxueux, aménagé et décoré avec un goût raffiné. Il était situé à la périphérie de la petite ville de Povoa de Varzim. Lorsque nous fûmes sur le point de partir, en descendant les escaliers, nous croisâmes un homme. Il était très mal habillé et son apparence était négligée. C’était tout à fait choquant en ces lieux. Mais le plus surprenant est qu’il utilisait des béquilles et qu’il s’apprêtait à gravir les marches. C’était très étrange de voir cet homme dans cet environnement distingué ‑ même les béquilles et l’escalier. Le plus curieux est qu’il ne cessa de me dévisager lorsque je le croisai, en ignorant mes compagnons. Les seuls mots que nous échangeâmes furent : « Boa tarde » (bon après-midi). Juste après cette rencontre, j’eus le sentiment que j’aurais dû lui proposer mon aide pour gravir les marches. Mais je ne l’ai pas fait et je le regrette. J’aimerais savoir qui était cet homme.
Identité non communiquée, Ponteverda, Espagne
Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait de Maitreya.
Une occasion manquée – [sommaire]
Un matin de l’été 1994, vers 3 ou 4 h, je rentrai chez moi par la route du littoral de Barcelone, et vis sur le côté droit un homme robuste, au pas rapide, portant un sac à dos, un short et des cheveux longs et blonds. En me rapprochant de lui, j’eus l’intention de m’arrêter mais pour des raisons de sécurité je ne pus le faire. Il tourna la tête vers moi mais je ne vis pas son visage. Quelques secondes plus tard, le nom de Maitreya me vint à l’esprit. Je regardai dans le rétroviseur mais ne vis personne. Cet homme était-il un être de lumière ?
J. C., Badalona, Barcelone, Espagne
Le Maitre de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremePourquoi certains groupes n’éprouvent-ils aucun sentiment d’urgence quant à l’émergence de Maitreya ? – [sommaire]
L’un des problèmes posés par certains groupes est qu’ils n’éprouvent aucun sentiment d’urgence. Deux groupes ésotériques majeurs croient, du fait d’une incompréhension de ce que le Maître Djwhal Khul a écrit, que Maitreya n’apparaîtra pas avant 2025, voire 2050. Et cela, bien que dans le dernier livre qu’il venait de dicter, Le retour du Christ, le Maître DK affirmait clairement que Maitreya apparaîtrait dans un corps physique au milieu du XXe siècle, aux environs de 1950, ou vers la fin du siècle. Malgré cela, ce groupe l’attend toujours en 2025 ou 2050. Pourquoi ? Parce que dans son tout premier livre, Initiation humaine et solaire, le Maître DK écrit que nous pouvons nous attendre au retour du Christ au XXIe siècle, aux alentours de 2025 ou 2050. C’était son tout premier livre, écrit en 1919. Cela veut-il dire que ces groupes ont lu le premier livre mais pas le dernier ? Il s’est écoulé trente ans entre les deux. Les idées et les plans de la Hiérarchie ne cessent de changer en fonction des conditions fluctuantes, bien sûr.
Pendant ce temps, Maitreya annonça en 1945 qu’il reviendrait en personne le plus tôt possible. On espéra donc que ce serait dans environ cinq ans, au milieu du siècle, en 1950 ou plus tard, si nécessaire. L’information donnée dans le premier livre fut donc modifiée au cours des trente ans en question et adaptée aux nouvelles conditions, aux environs de 1948-1949, au moment où le denier livre fut écrit, et il devint alors possible de dire que Maitreya apparaîtrait vers le milieu ou la fin du siècle. C’était donc là une situation complètement nouvelle. Pourquoi ces groupes croient-ils l’information donnée dans le premier livre en 1919, mais refusent-ils celle donnée dans le dernier livre datant de 1949 ? Il ne peut y avoir qu’une réponse leurs mirages. Ce sont leurs mirages qui leur font considérer et accepter la première date plutôt que la plus tardive.
Or tout a été écrit par le même Maître au début de son programme d’enseignement et à la fin de ce même programme avec trente ans d’écart.De la même manière, vous pouvez accepter ce que je dis ou ce que mon Maître dit quand il annonce que ce sera très bientôt. Cela signifie vraiment très bientôt ; que c’est urgent, voire immédiat. Ou alors, vous pouvez penser qu’il ne veut pas dire bientôt. Vous pouvez penser que cela veut dire dix ans, voire vingt. C’est vous qui décidez. Votre mirage vous permet de choisir, pour ou contre. Le résultat de tout cela est que ces groupes ont raté l’opportunité d’accomplir un type très particulier de service en préparant le terrain pour Maitreya. Bien sûr, cela ne les empêche pas de diffuser l’information générale au moyen de leurs livres. Mais pour ce qui concerne les événements de la réalité immédiate ils ont raté le coche. Certains de ces groupes dorment profondément. L’un de ces groupes profondément endormis croit que nous ne verrons pas Maitreya avant la fin de la 7e ronde. Nous en sommes aujourd’hui au milieu de la 4e ronde de notre expression planétaire.
Si nous n’avons pas encore vu Maitreya, est-ce à cause de notre manque d’activité, ou, peut-être, parce que nous n’avons pas assez travaillé ? (Conférence, Japon, mai 2008) – [sommaire]
Je n’ai pas cessé de dire que le calendrier de l’apparition de Maitreya dépend de l’état des attentes du public, qui est lui-même du ressort des groupes qui croient en sa présence parmi nous. Mais ce n’est pas la « faute » des seuls groupes qui préparent le terrain pour l’émergence effective de Maitreya, c’est celle de tous les groupes qui travaillent dans les domaines politique, économique, social et scientifique. Ils ont tous leur rôle particulier à jouer dans la préparation de l’événement, qu’ils le sachent ou non. Le Maître Djwhal Khul a écrit que les quelques individus pas très nombreux, mais constituant néanmoins un groupe substantiel qui sont chargés d’établir les contacts préliminaires avec le public auront la tâche la plus difficile, à l’exception des groupes politiques.
La tâche des groupes politiques est de créer les conditions dans lesquelles la paix deviendra réalité. A cet effet, il tombe sous le sens qu’il faut créer une certaine forme d’internationalisme les Nations unies, même si elles ne fonctionnent pas très bien, sont un aspect de ce travail. Le principe de partage est très loin de dominer l’organisation économique actuelle du monde. Il serait même hasardeux d’affirmer que nous nous dirigeons mentalement dans cette direction. Tout cela fait donc partie du travail de préparation.
Combien de bonne volonté y a-t-il dans le monde ? Le principe l’énergie de bonne volonté doit être en manifestation pour que les gens puissent répondre correctement aux conseils de Maitreya. Nous connaissons tous des personnes de bonne volonté, mais ce sont celles avec lesquelles nous sommes en contact. Il y a aussi les millions de ceux qui n’ont pas de bonne volonté. Les gens ont tendance à juger de l’état du monde en fonction de leur cercle restreint de relations. Maitreya doit tenir compte de tous ces facteurs pour pouvoir se présenter au monde. Cela ne dépend pas seulement de nous, même si notre tâche est très particulière. Il revient aux divers groupes, spécialement aux groupes économiques, de transformer la situation de sorte que, quand il parlera, les gens pensent déjà en ces mêmes termes.
La question n’est donc pas que les groupes comme le nôtre se reprochent de ne pas travailler assez. Il nous faut avoir une vision plus large, et comprendre que notre travail est lié au travail d’autres groupes les groupes politiques et économiques. La technique idéale est de travailler régulièrement avec un sentiment d’urgence, mais sans rien attendre, sans nous préoccuper chaque jour du résultat de ce que nous faisons. C’est ainsi qu’une goutte d’eau tombant régulièrement sur une pierre fait, avec le temps, un trou dans la pierre. Mais celui qui regarderait la pierre chaque jour pour juger de la taille du trou risquerait d’être bien malheureux.