Partage international
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juin 2018 – No 358
Sommaire
- Article du Maître —
- La guerre est un sacrilège par Le Maître –
- Editorial Aucun article pour cette rubrique
- Ce mois-ci dans Partage international Aucun article pour cette rubrique
- Point de vue Aucun article pour cette rubrique
- Compte rendu de lecture Aucun article pour cette rubrique
- Compilation Aucun article pour cette rubrique
- De nos correspondants Aucun article pour cette rubrique
- Dossier
- L’utilisation constructive des forces de destruction (1re partie) par Felicity Eliot
- Signes des temps
- Mexique : une statue de la Vierge verse des larmes
- L’Etoile de Maitreya ?
- Un ovni à l’aéroport international de Mexico ?
- Croix de lumière énergétisée
- Ovni au-dessus du Lac Tahoe
- Bénédiction de Maitreya à l’ashram de Saï Baba
- Bénédiction du Maître de Tokyo
- Bénédiction du Maître Jésus au Mont Maya, Kobe
- Bénédiction du Maître Jésus à l’école maternelle
- S.O.P. — Sauvons notre planète Aucun article pour cette rubrique
- Tendances
- Vers un meilleur avenir pour tous Aucun article pour cette rubrique
- Entretien
- Sauver des vies et améliorer le quotidien dans la Corne de l’Afrique – Interview de Edna Adan Ismail par Jason Francis
- Arrêter la marche – Interview de Jit Patel et Rutu Mehta par Michael Tayles
- Environnement Aucun article pour cette rubrique
- Esotérisme Aucun article pour cette rubrique
- Faire le lien Aucun article pour cette rubrique
- Faits et prévisions Aucun article pour cette rubrique
- Fenêtre sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- La voix de la raison Aucun article pour cette rubrique
- La voix des peuples
- Le point de vue de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Le respect de la loi Aucun article pour cette rubrique
- Les enseignements de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Les mensonges dévoilés Aucun article pour cette rubrique
- Les priorités de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- L’humanité une Aucun article pour cette rubrique
- L’Unité dans la diversité Aucun article pour cette rubrique
- Regard sur le monde Aucun article pour cette rubrique
- Autres
- Citation Aucun article pour cette rubrique
- Message de Maitreya Aucun article pour cette rubrique
- Brève Aucun article pour cette rubrique
- Courrier des lecteurs
- Rayons Aucun article pour cette rubrique
- Dernière de couverture Aucun article pour cette rubrique
- Cahier anniversaire Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses de Benjamin Creme Aucun article pour cette rubrique
- Questions-réponses
Article du Maître —
La guerre est un sacrilège – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme
Par deux fois, au siècle dernier, le monde a connu les convulsions d’une guerre totale, une guerre terrible qui a coûté la vie à des millions et des millions d’êtres humains.
Chacune des deux phases de cette guerre était censée « mettre à jamais fin à la guerre » ; pourtant il se trouve aujourd’hui encore des gens pour fomenter une nouvelle épreuve de force, avec des armes encore plus destructrices.
Combien de temps faudra-t-il donc aux hommes pour se rendre compte que la guerre ne résout rien, ne prouve rien, et n’engendre que la souffrance et la mort pour les peuples de la Terre ?
L’une des raisons principales du retour des Maîtres dans le monde des hommes est, précisément, de le leur rappeler, et d’influer sur leur pensée de telle façon qu’ils se détournent à jamais de la guerre.
Tant de nations possèdent aujourd’hui la bombe nucléaire, l’arme la plus destructrice jamais conçue, qu’une guerre à grande échelle constituerait l’horreur absolue : la destruction complète de la vie sur la planète Terre. Celle-ci deviendrait alors une planète morte, un déchet toxique pour des millions d’années.
Les hommes, quant à eux, devraient s’incarner à nouveau sur une planète sombre, éloignée de tout, et recommencer leur long, long voyage vers la lumière. Vous pouvez être certains que quand Maitreya entamera sa mission au grand jour, ce qui est imminent, il mettra les hommes face à ce problème et à ses conséquences, et leur proposera sa solution et ses conseils.
Il leur rappellera que la guerre est un sacrilège, une abomination et un crime perpétré contre tous les hommes, qu’ils soient directement impliqués ou non. Il leur dira qu’ils doivent la considérer de cette façon pour que l’humanité et les règnes inférieurs aient des chances de survivre. Il ajoutera que seuls le partage et la justice assureront l’avenir des hommes.
Œuvrez sans relâche à l’unité et à la coopération, car les hommes de la Terre sont uns.
« Voyez en votre frère un autre vous-même », et faites le premier pas vers votre divinité.
« Faites que votre action soit à la mesure des besoins de votre frère, et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre voie. »
Ainsi Maitreya parlera-t-il aux habitants de la Terre. Ainsi s’efforcera-t-il d’orienter leur manière de penser. L’écouteront-ils, suivront-ils ses conseils ?
Les hommes sont pleins de crainte et d’appréhension ; leurs vieilles habitudes de pensée ont la vie dure, et ils répugnent au changement.
Pourtant, de plus en plus, les problèmes et privations qui résultent de l’effondrement économique actuel les incitent à se mettre en quête de nouvelles manières de vivre, à se tourner vers le partage pour créer un monde plus juste et plus généreux.
Ainsi, beaucoup parmi eux sont prêts à répondre à l’appel de Maitreya. Bien sûr, nombreux sont ceux qui ne sont pas prêts pour le changement et se satisfont de la situation actuelle, dans l’attente d’une reprise prochaine des marchés qui leur permettra de faire à nouveau de l’argent avec du vent, pour leurs entreprises et pour eux-mêmes.
Dans le monde religieux, beaucoup ne verront pas non plus d’un bon œil l’apparition de l’Instructeur.
Coupés de la connaissance, ils se cramponnent à des dogmes fabriqués par l’homme et verront en Maitreya, Seigneur de l’Amour, l’abomination du mal qu’ils redoutent. Mais il n’en ira pas ainsi pour tous. Beaucoup de groupes religieux de par le monde ont vu et entendu Maitreya dans le passé, quoique sous un autre aspect.
Ils se rappelleront l’Instructeur qui leur est apparu et qui a semé dans leur esprit les graines du partage et de la justice, tout en bénissant leurs terres des eaux de Vie du Verseau.
Au fil du temps, si forte se fera la pression de ceux qui veulent un monde meilleur, plus juste et plus sûr, que même les plus sectaires se joindront au concert des revendications, réclamant haut et fort le changement.
Ainsi en sera-t-il.
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement. Le présent article, publié en septembre 2009, avertit l’humanité que certains en sont encore à fomenter de nouveaux conflits avec des armes d’une puissance destructrice terrifiante. « Combien de temps faudra-t-il donc aux hommes pour se rendre compte que la guerre ne résout rien, ne prouve rien, et n’engendre que la souffrance et la mort pour les peuples de la Terre ? »
Le Maître de Benjamin Creme nous rappelle également que le partage est la clé et que les peuples ont le pouvoir d’amener les gouvernements à le mettre en œuvre.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Point de vue
Compte rendu de lecture
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).
De nos correspondants
Dossier
L’utilisation constructive des forces de destruction (1re partie) – [sommaire]
L’évolution des groupes dans l’ère du Verseau
par Felicity Eliot,Dans cette série d’articles nous examinons les conditions fondamentales qui gouvernent le travail des groupes ésotériques. Benjamin Creme (BC) et son Maître ont consacré plus de quarante ans à informer le public de l’extériorisation de l’ashram des Maîtres. Comme ce travail est en bonne voie, il semble utile de revisiter les conditions présidant au bon fonctionnement des groupes de disciples, dont la vocation est de refléter une réalité intérieure dans le monde extérieur. Les auteurs de ces articles n’ont aucune expertise particulière : en compagnie du lecteur, ils explorent et examinent un ensemble d’idées et de comportements.
La « règle onze », donnée par le Maître Djwal Khul (DK) par l’entremise d’Alice Bailey, est la onzième d’une série de règles destinées aux disciples et aux aspirants. DK y présente les quatre conditions auxquelles les disciples appartenant au groupe d’un Maître doivent satisfaire pour parvenir à la fusion et à l’unité de groupe, préalablement à une éventuelle initiation de groupe. Ces conditions sont étudiées en détail par Benjamin Creme dans La mission de Maitreya, tome II (MM2).
Elles sont : a) l’établissement de relations non sentimentales ; b) l’utilisation constructive des forces de destruction ; c) la capacité à travailler en tant que hiérarchie miniature dans le respect du principe d’unité dans la diversité ; d) la culture de la puissance du silence occulte. (Les rayons et les initiations, [215])
« Il n’y a rien d’autre à exprimer que la divinité »
« Nous avons tous la possibilité de choisir tel ou tel aspect de la réalité. Il y a plusieurs réalités : celle qui nous fait avancer, celle qui nous laisse sur place, et celle qui nous fait régresser. Tel est le choix qui nous est proposé : la divinité. Il s’agit de savoir dans quelle mesure nous voulons être divin. Jusqu’à quel point nous voulons manifester, extérioriser notre divinité : parce qu’il n’y a rien d’autre. Il n’y a rien d’autre à exprimer que cette divinité. C’est cela, la réalité. La décision nous appartient. Chacun d’entre nous décide d’exprimer ce qu’il est, la divinité qui est la sienne. Nous sommes tous devant ce choix. Maitreya tient à ce que vous sachiez que c’est la vérité. » (Benjamin Creme, à une réunion informelle à New-York, 2010)
Dans Initiation humaine et solaire, le Maître DK donne une première série de règles s’adressant au candidat à l’initiation, qui mettent l’accent sur la préparation individuelle. Les règles dont nous parlons aujourd’hui, telles qu’elles sont exposées par DK et BC, sont leurs contreparties supérieures ; elles concernent les recommandations et les objectifs proposés aux groupes de disciples.
La condition en question implique l’invocation de l’aspect Volonté dans le but de détruire tout ce qui entrave l’activité de groupe ou le dessein ashramique. La question de savoir si l’initiation de groupe est possible à ce stade n’entre pas dans le propos de cet article. Ce qui est possible à la fois pour les individus et les groupes, c’est l’effort délibéré de travailler à la réalisation de ces buts – dans la limite des possibilités des individus concernés. Le Maître DK attire notre attention sur ce qu’il décrit comme étant « l’attitude fondamentale de l’aspirant à l’initiation : elle doit être déterminée, gouvernée par la raison pure, et se manifester en activité spirituelle. » (Les rayons et les initiations, [33])
La première partie de l’ancienne injonction, telle qu’on la trouve dans la règle XI, est la suivante :
« Que le groupe réuni fasse passer dans la Triade, le feu qui est dans le Joyau au sein du Lotus, et qu’il trouve le Mot qui réalisera cette tâche. Que le groupe détruise par sa volonté dynamique ce qui a été créé au point du milieu. » (Les rayons et les initiations, [215]).
Ces règles sont essentielles pour la réalisation de la fusion entre les groupes extérieur et intérieur. Un facteur souvent oublié ou considéré comme sans rapport, est que leur réalisation est aussi intimement liée à un développement unique de l’histoire de notre planète – l’extériorisation de la Hiérarchie spirituelle. Il s’agit là d’une affirmation et d’une idée extraordinaires signifiant que l’effort individuel ou de groupe, l’action ou l’absence d’action ont une implication directe dans l’évolution de la Vie de notre planète.
Eu égard à la nature des conditions à remplir pour la cohésion de groupe, il est clair que chacune d’entre elles s’imbrique dans la suivante et la recoupe, ce qui ne fait qu’appuyer et clarifier les concepts concernés. Par exemple, le détachement n’est guère possible sans l’impersonnalité, qui, à son tour, ne peut se développer sans aspiration, laquelle mène à la renonciation. De la même manière, accepter la réalité des différences de niveau d’évolution dans un groupe, utiliser les forces de destruction ou pratiquer le silence occulte serait impossible, sans que toutes les autres qualités ne soient présentes.
La notion d’impersonnalité implique l’absence de toute préoccupation de personnalité susceptible de constituer une barrière à la coopération ; semblablement, l’impassibilité renvoie à un état qui n’est dominé ni par la passion, ni par les émotions ; la divine indifférence est l’état naturel de l’âme, ou observateur, pour paraphraser le Maître DK. Dans les dernières étapes de notre voyage en incarnation, la vie est un processus de raffinement qui, petit à petit, réduit le bruit des véhicules et permet à la note de l’âme de résonner de plus en plus clairement. En d’autres termes, une vie de disciple est un processus de transfert ou de renonciation de l’inférieur pour le supérieur – de « sacrifice » des désirs du soi de la petite personnalité pour la vie du véritable Soi. L’âme, qui sait qu’elle est une avec toutes les autres âmes, ne connaît que l’identification avec le groupe.
Pour ceux qui connaissent les Enseignements de la Sagesse éternelle et les œuvres de BC, comme pour le lecteur occasionnel qui n’a que peu de connaissances – voire même aucune – dans les domaines en question, les concepts que nous présentons ici valent la peine d’être examinés ne serait-ce que comme hypothèse de départ pour envisager de nouvelles façons d’être et d’interagir dans une nouvelle civilisation, puisque nous entrons aujourd’hui dans l’ère du groupe. Nous passons en ce moment d’une ère à une autre, ce qui signifie que, individuellement comme collectivement, nous abandonnons les habitudes et les normes du passé pour quelque chose de nouveau. Nous vivons à coup sûr une période riche en expériences potentielles. Que voulons-nous devenir ?
Elargir la perspective
Dans les deux articles précédents (numéros d’avril et de mai), nous avons vu que des relations non sentimentales détachées sont indispensables à l’établissement de justes relations humaines, qui constitueront sûrement à leur tour le fondement d’une nouvelle société.
Pour élargir notre perspective avant de nous focaliser plus spécifiquement sur les enseignements ésotériques, ajoutons que ces justes relations entre les hommes sont tout aussi indispensables au niveau international. Si nous extrapolons un instant notre vision à la société en tant que tout, les mêmes conditions préalables pourraient s’appliquer à la communauté internationale des nations.
Dans le préambule à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, le monde reconnaît la réalité fondamentale de l’humanité en tant que tout : « Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde… » (italiques de la rédaction)
De même que chaque être humain est une âme en incarnation travaillant à travers les véhicules de sa personnalité, de même chaque nation est l’expression d’une vie, d’une âme s’exprimant au moyen de sa personnalité nationale.
Tout groupe, quel qu’il soit, fonctionne mieux et atteint plus facilement ses objectifs lorsque les intérêts strictement personnels sont mis de côté, et cela est tout aussi nécessaire et désirable dans les affaires internationales. Même si cela reste aujourd’hui un vœu pieux, l’analogie reste valable. Si les intérêts nationaux mesquins pouvaient être mis de côté pour le plus grand bien de tous, que ne serions-nous pas capables de réaliser ? Puisque l’Assemblée générale des Nations unies est inévitablement appelée à devenir un jour le parlement mondial, les relations internationales ne se porteraient-elles pas infiniment mieux si la réalité intérieure se reflétait dans une assemblée nouvelle et réformée ? Dans un groupe parvenu à maturité et qui fonctionne bien, tous les membres (ou nations) auront une voix de valeur égale ; aucune voix ne dominera ; chacun mettra ses qualités et sa culture uniques au service du tout. Du moins, on peut l’espérer. Les Maîtres nous disent qu’il existe un parlement interplanétaire et que notre planète y est représentée.
Que sommes-nous sensés détruire ?
C’est sur une vérité très déplaisante que le Maître DK et BC attirent notre attention lorsqu’ils nous disent que l’une des caractéristiques majeures des groupes de disciples est l’égoïsme spirituel, qui s’exprime dans une ambition multiforme, un désir d’être reconnu, et de développement personnels. Certaines ambitions peuvent sembler plus nobles et idéalistes : désir de croissance spirituelle, de recevoir de la reconnaissance d’un Maître ou un compliment d’un disciple plus avancé. BC a souvent parlé du mirage de ceux qui attendent un « petit compliment ». C’est un fait que le service est bien souvent utilisé à des fins d’auto-glorification, d’arrivisme et de recherche d’influence.
Sur le chemin de l’unité et des relations de groupe impersonnelles, se dresse l’obstacle supplémentaire des liens de personnalité existant entre les membres du groupe. La relation à atteindre est fondée sur une reconnaissance mutuelle en tant qu’âmes des membres en question, réunis dans leur engagement vis-à-vis du Maître et leur service commun à l’humanité. D’où l’injonction de « destruction du désir », idée encore renforcée par ce que le Maître DK décrit comme « le motif irrésistible des besoins mondiaux » qui conduit à l’« acquiescement ashramique », par opposition aux objectifs, désirs et ambitions du disciple individuel.
Le Maître DK continue : « Ces deux processus spirituels de destruction – destruction du désir et rupture de tous les liens de personnalité – sont à la fois les deux premiers et les principaux résultats de la vie de groupe » (italiques de la rédaction). Une fois de plus, nous apprenons que c’est par le mécanisme du travail de groupe et de la tension spirituelle ainsi générée que la destruction spirituelle devient créative.
Le contact avec l’âme
Pour se lancer dans le processus de renonciation, il faut avoir la volonté de le faire. Pour cela, il sera fort utile de s’imprégner de la déclaration ci-dessous faite par BC en réponse à une question sur les relations de groupe, dans laquelle il explique comment accéder à la Volonté. Tout aussi important, un développement supplémentaire de BC (en italiques dans la citation) met en lumière le véritable statut des membres du groupe. Cette affirmation générale mais capitale ne peut qu’encourager, conforter et inciter les disciples à continuer leurs efforts.
« […] On ne peut pas le savoir avant de l’avoir vécu. Cela [les relations de groupe impersonnelles] se produit tout seul quand on est tellement motivé par le service du monde, tellement immergé dans le service, qu’on ne remarque même plus les rapports de personnalité à l’intérieur du groupe. On ne pense même pas en ces termes, mais seulement en termes de travail à faire, de besoins à combler. On répond aux besoins, et de ce simple fait, il se produit une attrition de ces polarisations. On devient de plus en plus impersonnel, dans le bon sens, le sens spirituel. On devient alors capable de travailler avec toutes sortes de gens que, autrement, on trouverait sympathiques ou antipathiques. Ce dont il est question ici va au-delà de la vie de l’âme. Nous ne parlons pas de la nécessité d’entrer en contact avec l’âme, ni d’en démontrer les qualités. Nous tenons pour acquis, pour ainsi dire, que les disciples de ce groupe sont déjà entrés en contact avec leur âme, qu’ils en ont manifesté les qualités, et qu’ils sont en train d’établir un rythme puissant, une note puissante dans le monde, qui invoquera la volonté. La force destructive de la volonté va au-delà de l’âme, elle va jusqu’à la Monade. Elle est l’énergie qui détruit les désirs personnels de toutes natures. » (MM2, éd. 2017)
Toute évolution, nous dit-on, procède par transfert vers le haut de ce qui est en bas, ou par la renonciation à ce qui est en bas en faveur de ce qui est en haut. A mesure que le groupe progresse en maturité, sa focalisation sur le travail en cours établit une « tension ». En d’autres termes, on pourrait parler d’une unicité de but stabilisée chez tous les membres qui sont suffisamment absorbés dans le travail pour que leur tension spirituelle devienne invocatoire. La focalisation du groupe est telle qu’elle invoque l’âme du groupe, la dépasse, et va jusqu’à l’ashram intérieur.
L’accès à l’aspect Volonté élimine tous les obstacles et le groupe se retrouve capable d’un service plus efficace et plus dynamique qu’auparavant. Par sa focalisation unie sur la tâche en cours, le groupe génère une tension spirituelle telle que, par voie de conséquence pratiquement collatérale, les désirs et réactions des personnalités meurent par attrition. Il va de soi que le processus prend du temps et que les membres du groupe progressent différemment et à des rythmes variés. C’est là que la nécessité de travailler en formation de hiérarchie miniature intervient. (Cette troisième condition, le travail en mini-hiérarchie, fera l’objet de deux autres articles dans cette série).
Si nous revenons à la règle XI, nous constatons qu’elle demande au groupe réuni de faire passer « dans la Triade le feu qui est dans le Joyau au sein du Lotus ». En d’autres termes, de transférer la focalisation de l’âme dans la Triade spirituelle, puis, en application du reste de l’injonction, de « [détruire] par sa Volonté dynamique ce qui a été créé au point du milieu. » Autrement dit, par la renonciation et le travail dans l’unité, non seulement de provoquer l’étiolement des obstacles en provenance de la personnalité, mais surtout, dans les termes mêmes du Maître DK, de susciter le « contournement » du véhicule de l’âme (ou corps causal) – ce qui permet à l’énergie de Volonté de s’écouler librement.
D’un point de vue plus général, nous, l’humanité, faisons partie d’une grande Conscience « dans laquelle nous vivons, nous nous mouvons et avons notre être ». En tant que tels, et en tant que points de conscience dans ce plus grand tout, nous sommes en droit de supposer qu’une fois qu’un niveau minimum de conscience a été atteint (et nous est donc accessible), nous disposons d’une certaine autonomie – ou libre arbitre. En fonction de la clarté du mécanisme de conscience en question, nous devenons plus ou moins capables de nous identifier et donc de nous aligner automatiquement avec le dessein et le mouvement de ce grand Être. Nous devenons co-créateurs. En cela, le disciple est responsif au mouvement et aux plans de la Vie, et la responsabilité est son état naturel. Sa capacité à être l’artisan éclairé de sa vie en tant que partie du plus grand tout devient un état naturel générateur d’harmonie, qui permet à l’évolution de se dérouler selon la ligne tracée par l’intuition et perçue par identification avec le tout.
Il est intéressant de noter que l’origine du mot réponse et de ses dérivés remonte à la racine « spend : faire une offre, pratiquer un rite, d’où « s’engager par un acte rituel », ce qui a donné en latin spondere : s’engager, promettre, et en hittite shipantahhi : verser une libation, sacrifier. En d’autres termes, il s’agit de la réponse d’une personne à la vie, à la déité – qui étaient considérées et vécues par les anciens comme une seule et même chose. Toute vie, toute conscience est une affaire de réponse à des stimuli, intérieurs ou extérieurs.
Tant que la personnalité l’emporte et que nos efforts pour « établir le contact avec l’âme » restent timides, nous faisons obstacle au processus d’extériorisation de l’ashram des Maîtres. BC écrit (même si dans cet exemple il parlait plus précisément du mirage de la reconnaissance) : « Le mirage retarde l’absorption complète des énergies du groupe dans l’ashram intérieur – ce qui est le cœur même de l’initiation de groupe. En outre, elle retarde la réflexion exacte et parfaite de l’ashram intérieur sur le plan extérieur – ce qui constitue précisément l’extériorisation de la Hiérarchie. C’est pourquoi une absorption totale dans le service est indispensable.
Lorsque cette absorption est mise en œuvre, cela permet l’entrée en jeu de l’aspect volonté du groupe. Lorsque cette volonté est invoquée, tout se met en place de manière naturelle. Cela ne se fait sentir que lorsque le groupe travaille intelligemment, et manifeste l’amour de façon adéquate. Nous savons tous que l’aspect volonté est toujours le troisième aspect à être invoqué. D’abord, c’est l’aspect intelligence – qui domine tout au long de la vie jusqu’a la première initiation. Puis, c’est l’aspect amour qui entre en jeu – le deuxième aspect de la Triade, l’amour spirituel ou bouddhi. A terme, cela permet à l’aspect le plus élevé de la volonté atmique ou spirituelle, d’apparaître. Les véhicules s’en trouvent galvanisés, car ils sont imprégnés par l’intelligence et l’amour de la Triade. Le travail s’accomplit alors rapidement et correctement. Bien entendu, c’est l’utilisation des forces de destruction qui permet tout cela. » (La Mission de Maitreya, tome II, p. 631, éd. 2017)
Pourquoi ces conditions aujourd’hui ?
La réalisation de ces quatre conditions d’une part, et de l’Emergence de Maitreya et des Maîtres de Sagesse d’autre part sont beaucoup plus que simplement liées, elles sont les deux aspects du même processus. Comme BC l’explique :
« C’est la création d’un lien permanent entre les groupes extérieurs et les ashrams intérieurs. […]
La construction dans le domaine extérieur de la tension spirituelle qui correspond à celle des ashrams intérieurs rend possible l’Extériorisation du travail hiérarchique dans le monde extérieur. […]
« La noté clé de tout cela est la méditation de transmission. C’est la méditation de transmission qui réunit et lie les groupes engagés dans ce travail. […]
Pour réaliser quoi que ce soit de valable, il faut accepter de perdre quelque chose. Tout ce que l’on réussit se fait au prix du sacrifice de quelque chose d’inférieur. Nous devons être prêts à détruire certains aspects de nos vies, et ceci est vrai de tous les groupes du monde entier. C’est vrai partout où un groupe de méditation de transmission travaille.
Ce qui est fondamental dans la méditation de transmission, c’est que c’est un exercice hiérarchique. Il ne faut pas prendre cela à la légère. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait quand on en a envie. C’est ce que nous faisons parce que c’est la chose la meilleure, la plus importante que nous puissions faire. Créer un lien avec la Hiérarchie et travailler avec elle fait partie de la création d’un reflet extérieur des ashrams intérieurs. Vous faites tous partie d’un ashram. Il ne peut en être autrement : vous ne seriez pas en train de faire ce travail s’il n’en était pas ainsi. » (Benjamin Creme, Partage international, janvier 2011)
Références : Alice Bailey (Maître DK), Les Rayons et les Initiations, Lucis Trust. – Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome II, Partage publication. – Partage international, janvier/février 2011.
Note de la rédaction : l’article suivant de la série (à paraître dans notre numéro de juillet-août) poursuivra l’exploration des implications de la deuxième condition : l’utilisation constructive des forces de destruction dans le travail de groupe.
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Mexique : une statue de la Vierge verse des larmes – [sommaire]
Chez Rosa Ramirez, à Cuidad Juarez (Mexique), une statue de la Vierge exsude de l’huile. « Elle est en permanence couverte d’huile », affirme Rosa. Ce qu’elle considère comme un miracle a commencé un jour de février 2018. « Ce jour-là, j’étais très malade, explique-t-elle. Je ressentais une grande frustration à cause de la douleur… A un moment quelque chose m’a attirée vers la Madone. »
Rosa Ramirez souffrait d’un cancer et priait pour sa guérison. « J’ai aperçu sur son menton une goutte d’huile. Lorsque je l’ai touchée, j’ai remarqué qu’elle sentait la rose. » Au début il y avait juste une goutte et ensuite la Vierge a commencé à pleurer. Le visage ainsi que le corps de la statue exsudent maintenant de l’huile.
Rosa Ramirez affirme que son cancer a été guéri. Des milliers de personnes se sont rendus chez elle et beaucoup lui ont dit avoir été guéries d’un cancer ou d’une autre maladie après avoir prié devant la statue.
« Je pense que beaucoup de gens ont perdu la foi, déclare-t-elle, et je pense qu’elle nous dit : « Je suis là, croyez en moi. »
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Source : ktsm.com
L’Etoile de Maitreya ? – [sommaire]
La nuit du 5 mars 2018, à presque minuit, à Santa Maria de Palautordera, province de Barcelone (Espagne), M. L. et sa fille Devi ont observé dans le ciel une lumière inhabituelle se comportant bizarrement, vibrant, changeant de couleur et se déplaçant alentour. Elles ont pris plusieurs photos de l’objet. Photos envoyées par M. L.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Un ovni à l’aéroport international de Mexico ? – [sommaire]
Dans la soirée du 14 avril 2018, quatre techniciens de l’aviation ont observé (l’un d’entre eux a pris des photos) un objet rutilant en forme de lentille, volant au-dessus de l’aéroport international de Mexico. « Il irradiait une intense lumière blanche, a expliqué le technicien Alfonso Salazar. Nous l’avons observé environ 15 secondes avant qu’il réduise ses lumières, devenant une ombre traversant le ciel. Cinq minutes plus tard un autre objet est apparu, projetant une lumière blanche par intermittence… Il s’agissait d’ovnis, sans aucun doute. »
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Source : inexplicata.blogspot.tw
Croix de lumière énergétisée – [sommaire]
En 2002, j’ai envoyé à Benjamin Creme une photographie d’une croix de lumière qui m’a été donnée par D. H. (Victoria, Australie). M. Creme a répondu « que la croix n’était pas énergétisée ». Désappointé, je la mis alors de côté.
Un jour, quelques années plus tard, j’ai ressorti le morceau de verre sur lequel apparaissait la croix et j’ai senti que quelque chose avait changé au niveau du verre. J’ai appelé Benjamin Creme. Il n’arrivait pas à se rappeler ce qui était arrivé mais il me demanda si j’étais en train de regarder la croix de lumière. J’ai répondu : « Oui, je la regarde. » Sa réponse fut « Alors, continuez à la regarder. » A ce moment précis, j’ai senti une pression au sommet de la tête, et ce fut comme si quelqu’un regardait à travers mes yeux. Simultanément, dans le coin supérieur droit du verre, j’ai vu un éclair de lumière mais ce fut tellement rapide que j’ai failli ne pas m’en apercevoir. Puis Benjamin dit : « Oui ! Le verre est énergétisé maintenant. » Je l’ai remercié pour cette merveilleuse nouvelle et ensuite nous avons continué à discuter à propos d’autres miracles.
Ce qui est arrivé après cela est que je pouvais apercevoir des lignes éthériques ondulantes de couleur flamboyantes au-dessus du verre. Je ne les vois plus maintenant. J’étais éveillé depuis environ 13 heures lors de l’appel téléphonique, et il s’écoula 33 autres heures avant que je puisse m’endormir. Je ne ressentais aucune fatigue. J’ai vécu une expérience très intéressante.
A. P., Melrose Park, Australie du Sud
[Voir les deux photographies de la croix de lumière en question publiées dans notre numéro de décembre 2011. Le Maître de Benjamin Creme avait indiqué que le verre était magnétisé par Maitreya mais le récit de notre correspondant n’avait pas été publié à l’époque.]
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Ovni au-dessus du Lac Tahoe – [sommaire]
Ovni « en forme de nuage » au-dessus du Lac Tahoe, Californie (Etats-Unis), le 11 mai 2018, photographié par B. G.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Bénédiction de Maitreya à l’ashram de Saï Baba – [sommaire]
Photographie prise en juillet 2006 par A. A. d’Okinawa (Japon), à l’ashram de Saï Baba.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la lumière visible sur la photographie était une bénédiction de Maitreya.
Bénédiction du Maître de Tokyo – [sommaire]
Photographie prise le 5 décembre 2006 par E. T. d’Okinawa (Japon), dans un train allant de Kanazawa à Wajima. Le Maître de B. Creme a indiqué que la colonne de lumière sur la photo est une bénédiction du Maître de Tokyo.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Bénédiction du Maître Jésus au Mont Maya, Kobe – [sommaire]
Bénédiction du Maître Jésus confirmée par le Maître de Benjamin Creme sur une photographie prise par S. K. de Kobe (Japon), le 12 avril 2006 au Mont Maya, Kobe. Juste avant que cette photographie ait été prise, un taxi dans lequel elle se trouvait avec son mari eut un accident. Le Maître Jésus les a sauvés ainsi que l’étudiant sur le vélo.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
Bénédiction du Maître Jésus à l’école maternelle – [sommaire]
Le 13 mars 2005, Y. O. a pris cette photo de sa fille, Satomi, parmi les enfants de l’école maternelle. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la colonne de lumière qui apparaît sur la photo est une bénédiction du Maître Jésus.
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.Les Sud-Coréens envoient de l’aide au Nord par des bouteilles à la mer – [sommaire]
Des militants de Corée du Sud affirment fournir « une bouée de sauvetage » à leurs voisins du Nord sous la forme de bouteilles en plastique remplies de nourriture, de médicaments et de clés USB contenant des divertissements.
Sur l’île de Ganghwa, dans la Mer Jaune, située juste au sud de la frontière, un groupe de transfuges nord-coréens et de volontaires de groupes humanitaires lancent des colis d’aide contenant du riz, des médicaments, des dollars américains et des informations interdites. Le courant de l’océan, expliquent-ils, transportera les bouteilles scellées vers les villes et villages le long de la côte ouest de la Corée du Nord.
« Si nous fixons la date et l’heure correctement, cela parviendra là-bas à 100 % », explique Park Jung-oh, qui travaille avec le Centre d’Education Kuen Saem. Cette ONG de Séoul aide les transfuges du Nord communiste à s’intégrer à la vie du Sud démocratique.
Ils se réunissent tous les quinze jours sur l’île de Ganghwa près de la frontière pour jeter à la mer les colis d’aide, qui sont ensuite transportés vers le Nord par la marée. Deux fois par mois, la marée est parfaite pour faire flotter le récipient plastique jusqu’à un point de la côte nord-coréenne. On ne sait pas exactement combien de bouteilles parviennent aux destinataires prévus.
Chaque bouteille contient une semaine de riz, des médicaments, des pommades et des clés USB avec de la musique pop et des séries télévisées.
Les activistes estiment qu’ils lancent une bouée de sauvetage aux personnes qui ont besoin d’aide. Une transfuge a témoigné à quel point elle se sentait désespérée lorsqu’elle vivait en Corée du Nord : « Je ramassais n’importe quoi » qui aurait pu être utile. Maintenant, collecter de la nourriture et des médicaments, et passer du temps avec d’autres à jeter le « système de transport » en plastique aussi loin que possible dans la mer, la rend joyeuse. « Je sais à quel point ils seront heureux », conclut-elle.
Source : bbc.com ; voanews.com
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Sauver des vies et améliorer le quotidien dans la Corne de l’Afrique – [sommaire]
Le Edna Adan Hospital est une institution de bienfaisance située à Hargeisa, capitale de la République du Somaliland. Créé en 2002, il a d’abord été une simple maternité, puis s’est développé pour devenir un grand hôpital au service des populations des pays de la Corne de l’Afrique. En partenariat avec le ministère de la Santé, l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il forme des infirmiers, des sages-femmes, des techniciens de laboratoire et des pharmaciens.
Le Somaliland, situé au nord-ouest de la Somalie, compte 3,5 millions d’habitants. Limitrophe de Djibouti, cet ancien protectorat britannique avait fusionné avec l’ancienne colonie italienne de Somalie pour former le pays appelé Somalie en 1960. Mais après une guerre civile prolongée, le Somaliland s’est déclaré indépendant en 1991 et dispose maintenant d’un gouvernement démocratiquement élu. La communauté internationale n’a cependant pas reconnu cette indépendance et considère toujours le Somaliland comme une région autonome de la Somalie.
L’hôpital a été fondé et est dirigé par le docteur Edna Adan Ismail. Elle est également présidente fondatrice de l’association Santé familiale du Somaliland. Après sa retraite de l’Organisation mondiale de la santé, elle a fait don de sa pension et d’autres biens pour construire l’hôpital afin de résoudre les graves problèmes de santé qui mettent en danger la vie des femmes et des enfants dans cette région de l’Afrique. Jason Francis a interviewé Edna Adan Ismail pour Partage international.
Partage international : Pouvez-vous nous donner une idée de la vie des habitants du Somaliland et de certains des défis économiques et sanitaires auxquels ils sont confrontés ?
Edna Adan Ismail : Avant la déclaration d’indépendance en 1991, la population du Somaliland a souffert 31 ans de négligence et de bombardements de la part du gouvernement central somalien qui voulait punir la région pour ses velléités indépendantistes. Les écoles, les maisons d’habitation, le système de santé et l’économie dans son ensemble ont beaucoup souffert. En outre, les morts et les dommages se sont poursuivis après la cessation des hostilités à cause des mines terrestres et de la contamination intentionnelle des puits et des réservoirs d’eau. Le problème majeur aujourd’hui est le blocus économique et politique dont le Somaliland est victime depuis 27 ans en raison de la non-reconnaissance de sa souveraineté.
PI. Qu’est-ce qui vous a inspiré pour fonder l’hôpital Edna Adan ?
EAI. J’ai eu le privilège d’avoir accès à l’éducation, j’ai obtenu une bourse pour étudier en Grande-Bretagne et je suis retournée au Somaliland en 1961 où j’ai été la première infirmière et sage-femme. A cette époque, les services de santé fonctionnaient bien. Malheureusement, après l’union avec la Somalie, les choses se sont détériorées, et la longue guerre civile a tout détruit.
En tant que représentant de l’OMS pour la République de Djibouti, j’ai été envoyée en mission dans mon pays en juillet 1991, deux mois après la déclaration d’indépendance. J’ai pu constater la destruction totale du pays et j’ai eu l’envie très forte de revenir au Somaliland pour partager mes connaissances et le savoir-faire acquis auprès de l’OMS.
Quelques années après cette première visite, alors que l’âge de la retraite approchait, j’ai pu faire de ce rêve une réalité. J’ai touché ma retraite de l’Onu, ma prime de rapatriement, j’ai liquidé tous les biens dont je n’avais plus besoin ou que je ne pourrais pas utiliser au Somaliland, comme ma Mercedes, mes bijoux et divers objets que j’avais à une autre époque trouvé beaux, glamours ou à la mode. J’ai tout converti en argent liquide et je suis rentrée chez moi pour construire l’hôpital.
Ma plus grande source d’inspiration est venue de mes missions au Somaliland, où je voyais les salles d’hôpital où j’avais autrefois travaillé dans un état de destruction totale, hébergeant des malades qui ne pouvaient recevoir aucun soin.
Une mission de service
PI. Quelle est la taille de la population desservie par votre hôpital ?
EAI. L’hôpital a été construit dans une zone pauvre de la ville de Hargeisa où il n’y avait jamais eu d’hôpital auparavant. La zone officielle desservie par l’hôpital couvre environ 1/3 de la population de Hargeisa (1,1 million de personnes). Mais nos patients viennent de toute la ville et même d’autres régions du Somaliland et au-delà, de Somalie, d’Éthiopie et de Djibouti.
Je pense que notre rayonnement est dû à la qualité des soins que nous offrons et parce que nous sommes le seul hôpital à but non lucratif de la région. Bon nombre de patients pauvres sont traités gratuitement, en particulier des femmes enceintes qui sont dans le besoin ou des enfants en situation d’urgence.
PI. Combien de femmes recevez-vous dans le service d’obstétrique chaque année ?
EAI. Quelque 200 femmes, parfois plus. En moyenne, notre service de consultation externe reçoit 40 à 60 patients par jour pour des soins pré et postnataux ou pour des vaccinations, six jours par semaine.
PI. Combien de personnes l’hôpital a-t-il formées au cours des années et quel type de formation médicale offrez-vous ?
EAI. Depuis 2001, l’hôpital a formé 1 585 professionnels, dont 444 sages-femmes. Le reste est réparti entre les infirmières, les techniciens de laboratoire, les pharmaciens et les techniciens dentaires.
Nous avons créé un baccalauréat scientifique en obstétrique. Actuellement, 188 étudiants suivent cette formation. Nous avons commencé à former nos premières étudiantes infirmières et sages-femmes alors que l’hôpital était encore en construction. Nous avons également ouvert notre école de médecine avec 20 étudiants en première année et 19 en deuxième année.
Des mères et des enfants sains
PI. Quelles sont les résultats du travail de vos sages-femmes ?
EAI. Au cours des années, nous avons accouché plus de 21 000 femmes, mais nous en avons malheureusement perdu 64 au cours des 16 dernières années. La plupart des patients que nous recevons sont des femmes qui ont été envoyées par un autre établissement hospitalier parce qu’on leur a diagnostiqué des complications ou des problèmes particuliers. La plupart des femmes somaliennes choisissent d’accoucher chez elles si elles pensent avoir une grossesse normale. Dans le passé, il n’y avait pas de sages-femmes et les femmes étaient accouchées par des proches, belles-mères ou autres. Depuis l’ouverture de l’hôpital, nous sommes devenus un centre de référence pour les cas compliqués et aussi un endroit où les femmes peuvent demander de l’aide même si elles n’ont pas d’argent. Notre taux de mortalité maternelle est le quart de la moyenne nationale, et nous aurions pu sauver un grand nombre de ces 64 femmes si elles étaient arrivées à l’hôpital des heures, des jours ou même des semaines plus tôt.
Le résultat positif est que les taux de mortalité maternelle et infantile ont baissé, le nombre de personnes venant pour des soins médicaux augmente, et on ne voit presque plus de fistule obstétricale (une condition douloureuse survenant lors de grossesses compliquées qui nécessiteraient une césarienne ; elle augmente les risques d’incontinence et de mort infantile).
PI. Quels types de situations d’urgence et de difficultés amènent une personne à l’hôpital Edna Adan ?
EAI. En obstétrique, il y a des complications de la grossesse, de l’accouchement, du post-partum, et aussi de la prématurité. Et des problèmes de santé de bébés qui sont nés ailleurs. Dans nos services généralistes, on voit toutes sortes d’urgences médicales ou chirurgicales. Lors de nos camps chirurgicaux gratuits, nous traitons les fentes labiales, les fistules obstétricales, les pieds bots, les contractures de la peau suite à des brûlures, l’hypospadias (malformation du fœtus masculin), l’hydrocéphalie et le spina bifida (un défaut de la colonne vertébrale survenant lors de la 4e semaine de vie embryonnaire pouvant causer une paralysie).
Des résultats positifs
PI. Quels sont vos plus grands succès depuis la création de l’hôpital ?
EAI. La formation d’un grand nombre de professionnels de la santé, l’accès des femmes aux professions de santé : chirurgiens, médecins, sages-femmes, infirmières. Nous avons vraiment amélioré le sort des femmes.
En 2002, 98 % des femmes que nous avons accouché avaient des mutilations génitales féminines de type 3. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à 70 %. Cela montre que la pratique des mutilations génitales est, pour la première fois, en déclin.
J’ai été la première femme ministre du Somaliland entre 2002 et 2006 ; ça a ouvert la porte à de nombreuses autres femmes pour accéder à des postes ministériels.
PI. Pouvez-vous nous parler de votre expérience personnelle au service des personnes dans le besoin au fil de ces années ?
EAI. Ça a été une expérience très gratifiante et une belle leçon d’humilité de pouvoir faire tant de choses avec si peu de moyens. Ces réalisations ont été bien au-delà de mes espérances. Au départ, je voulais juste créer une petite maternité ! Avoir été classé au 13e rang des meilleurs hôpitaux d’Afrique a été le point culminant de cette expérience. Et c’est un grand honneur que l’université Edna Adan soit l’une des trois meilleures universités du Somaliland, d’autant plus que c’est la seule université fondée par une femme.
A l’échelle internationale, l’hôpital a fait connaître mon pays, il a valorisé les femmes du Somaliland, et fait ressortir l’importance des soins maternels et infantiles. Tout cela a donné de l’espoir et encouragé beaucoup de personnes qui n’avaient devant elles qu’un avenir bien sombre.
Nos diplômés se sont découvert des talents et des aptitudes qui leur ont fait prendre conscience de leur potentiel. Leur condition de femmes vivant dans un pays non reconnu politiquement et qui a été détruit par une longue guerre civile ne sera plus un inconvénient dans leur vie.
Pour plus d’informations : ednahospital.org
Arrêter la marche – [sommaire]
L’eau est le lien que nous avons avec tous les êtres vivants sur Terre. L’accès à l’eau potable génère des perspectives d’éducation et de travail, en améliorant la santé des femmes, des enfants et des familles.
L’objectif de développement durable numéro 6 de l’Onu, qui concerne l’eau et l’assainissement, demande un accès universel et équitable à une eau potable propre et accessible à tous, d’ici 2030. Mais on sait également que d’ici 2025, la moitié de la population mondiale vivra dans des régions de stress hydrique.
Un défi
L’eau propre est devenue une denrée précieuse. En janvier 2018, la ville du Cap, en Afrique du Sud, a démontré à quel point nous sommes proches d’une pénurie d’eau propre. Les médias ont parlé de cette situation comme du « Jour zéro : le jour où le robinet se tarit ». Il fut estimé que la ville du Cap n’avait plus que trois mois de réserves pour ses habitants. Cette pénurie résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : changement climatique, accroissement démographique et sécheresse exceptionnellement sévère. Malheureusement, le cas de l’Afrique du Sud n’est pas unique. Les statistiques révèlent une situation mondiale décourageante :
– Plus de 300 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies diarrhéiques causées par l’eau non-potable, le manque d’assainissement et d’hygiène.
– Toutes les 90 secondes, un enfant meurt d’une maladie liée à l’eau.
– 844 millions de personnes vivent sans accès à de l’eau propre.
La responsabilité de l’approvisionnement en eau repose principalement, et littéralement, sur les épaules des femmes et des enfants, qui collectent généralement cette ressource vitale. Selon l’Unicef, les femmes et les jeunes filles passent 200 millions d’heures par jour à collecter l’eau. Cela les enferme dans un cycle de pauvreté : le temps passé à collecter de l’eau raisonnablement propre et potable est pris sur le temps de l’éducation, du travail ou d’autres activités valorisantes.
Une opportunité
Deux étudiants de l’Université de l’Alberta (Canada), Jit Patel et Rutu Mehta, ont décidé d’agir. Ensemble, ils ont cofondé l’entreprise Aqua Caelum, dont la mission est de « mettre fin à la crise de l’eau et donner accès à de l’eau propre à des millions d’individus ». Rutu Mehta, 21 ans, étudie le droit et l’économie avec une spécialisation finances. Elle compte devenir avocate d’affaires et voir Aqua Caelum devenir une société capable d’aider des millions de personnes dans le monde. Jit Patel a également 21 ans, et étudie l’ingénierie mécanique. Il compte également obtenir un MBA et faire d’Aqua Caelum une compagnie prospère en mesure d’aider des millions de gens. Fondamentalement, leur but est d’« arrêter la marche » pour collecter l’eau. Leurs efforts ont abouti au « générateur d’eau atmosphérique » (GEA) (en anglais : atmospheric water generator), dont le fonctionnement est similaire à un déshumidificateur. Grâce à la thermodynamique, l’appareil capte les gouttelettes d’eau de l’atmosphère et en tire de l’eau potable, par un système de filtration.
Michael Tayles a interviewé Jit et Rutu pour Partage international, au sujet de leur invention, dont ils espèrent qu’elle sera utile pour résoudre la crise mondiale de l’eau.
Partage international : Comment vous est venue l’idée du GEA ?
L’idée nous est venue à l’été 2017, quand nous avons remarqué un thème récurrent dans les gros titres de plusieurs médias : la crise de l’eau. De grandes métropoles comme Le Cap faisaient face à une pénurie d’eau. Ce n’était pas quelque chose qui se passerait dans dix ans, ça se passait ici et maintenant. Après quelques recherches, nous avons découvert que presque un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, et selon l’Onu, deux tiers de la population mondiale sera confrontée à des manques d’eau en 2025. C’est à ce moment-là que nous avons réalisé qu’il fallait faire quelque chose, et que nous avons décidé de plancher sur une solution pouvant fournir de l’eau potable à des millions de personnes.
PI. Quel est le fonctionnement du GEA ?
Fondamentalement, le GEA condense l’eau de l’air ambiant. Ainsi, quand l’air chaud et humide passe sur des spires froides, cela condense les molécules d’eau que cet air contient. L’eau condensée est ensuite filtrée pour devenir potable. C’est le même fonctionnement qu’un déshumidificateur.
PI. Combien de litres d’eau un appareil peut-il produire et en combien de temps ?
Actuellement, nous cherchons à produire 20 litres d’eau potable par jour, de façon à ce que les gens n’aient pas à boire d’eau polluée. Avec le temps, nous espérons pouvoir augmenter ce volume afin d’aider plus de personnes.
PI. Il semblerait que l’intérêt du GEA soit maximal dans les zones à haute humidité. Peut-il être utilisé dans des climats plus arides ?
L’appareil est conçu pour fonctionner dans des milieux humides mais il peut être utilisé avec une hygrométrie aussi faible que 40-50 %. Nous voulons créer des systèmes capables de produire de l’eau en milieu aride.
PI. La qualité de l’eau potable que l’appareil crée est-elle affectée par les niveaux de pollution élevés et une mauvaise qualité de l’air ?
La pollution est assurément un facteur important qui affecte la qualité de l’eau potable. Nous testons des filtres à air pour trouver la meilleure solution et empêcher les contaminants d’arriver par l’air. Tous les autres contaminants, tels que les bactéries, sont traités grâce aux filtres à eau qui aident à purifier l’eau. Nos filtres doivent être remplacés plusieurs fois par an, et leur remplacement est aisé. Le manuel d’utilisation donnera des instructions étape par étape pour l’installation et le remplacement de ces filtres.
PI. L’appareil est-il rentable pour les pays émergents ?
Nous cherchons actuellement à vendre les GEA aux gouvernements de ces nations, afin qu’ils puissent être installés, utilisés et maintenus facilement dans les villes. De futurs développements garantiront une fabrication simplifiée, ce qui les rendra rentables pour ces pays.
PI. Quel soutien politique ou financier avez-vous reçu, jusqu’à présent ?
A ce jour, nous avons reçu un soutien financier de l’Entrepreneuriat à l’Université de l’Alberta, d’AlbertaLink, d’Alberta Emerald Foundation et de ConocoPhillips.
PI. Voulez-vous partager un conseil pour inspirer d’autres personnes à marcher sur ce beau chemin que vous parcourez ?
Notre conseil serait qu’aucune solution n’est trop grande ni trop petite. Si vous croyez que vous avez le potentiel de créer quelque chose qui peut être bénéfique, alors allez-y. Le monde est plein de grandes idées, mais avoir du succès demande d’agir. De plus, vous ferez beaucoup d’erreurs avant de réussir dans l’entreprise, mais ça ne doit pas vous abattre ou vous faire abandonner. Chaque petit effort que vous faites compte.
Pour plus d’information : www.aquacaelum.com
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.Etats-Unis : l’âge d’or de la protestation – [sommaire]
Selon un article du Guardian, « durant les 15 premiers mois de la 45e présidence des États-Unis, davantage de personnes ont manifesté dans les rues qu’à aucun autre moment de l’histoire du pays. L.A. Kauffman, leader populaire et auteure, affirme : « Nous traversons l’âge d’or de la protestation. […] Prenez une minute et pensez à ceci : jamais par le passé, il n’y eut autant d’Américains dans les rues pour manifester pour des raisons politiques. »
Depuis l’élection présidentielle de 2017, entre 10 et 15 millions de personnes ont participé aux marches, rassemblements, veillées et autres mouvements de protestation et près de 90 % de ces évènements étaient anti-Trump. Ces chiffres dépassent en nombre et en pourcentage de la population le précédent record aux États-Unis que furent les protestations contre la guerre du Vietnam en 1969 et 1970.
« Ce qui est encore plus significatif que l’étendue des manifestations actuelles est leur omniprésence, écrit L. Kauffman. Quelques-unes des manifestations sous la présidence de D. Trump ont été de très grande envergure, rivalisant avec les plus grandes manifestations de l’histoire des États-Unis. Mais si l’ampleur générale de ces manifestations est aussi vaste c’est qu’elles ont eu lieu partout : dans les cinquante États américains. Il y eut des marches et des rassemblements là où on en avait rarement vu avant. »
Les manifestations sont des symptômes apparents de résistance active, mais il est évident que se multiplient les actions moins visibles, comme les inscriptions aux listes électorales ou le porte-à-porte de mobilisation. Six mille groupes locaux de résistance se sont associés au groupe militant Indivisible formé par deux anciens membres du Congrès américain. Ceci témoigne d’un effort souterrain sans précédent de réorganisation de la politique.
Rappelant que les protestations contre la guerre du Vietnam ont pris de nombreuses formes, y compris la désobéissance civile, L. Kauffman propose qu’il soit organisé davantage d’actions non-violentes directes. Elle cite les étudiants sortant des cours et marchant pour protester contre la violence des armes à feu et les professeurs se mettant en grève dans plusieurs États comme un pas dans cette direction. De même, le mouvement national pour la résurgence de la morale Poor People’s Campaign prépare 40 jours d’actions non-violentes directes et de désobéissance civile partout dans le pays pour « contrebalancer le diabolisme du racisme systématique, de la pauvreté, de la guerre économique, de la dévastation écologique et du désordre moral national. Nous avons donné de la voix pour décrier la mascarade nationale, mais nous n’avons pas encore utilisé nos corps pour la faire taire. Nous sommes des millions en mouvement, l’enjeu est énorme, le temps du changement pourrait-être venu », conclut-elle.
Source : theguardian.com
Arménie : la Révolution de velours obtient un changement de gouvernement – [sommaire]
Après des semaines de grèves nationales, de manifestations et de fêtes de rue de type carnaval, la Révolution de velours non-violente de l’Arménie a remporté la victoire le 8 mai 2018 : le parlement a choisi comme premier ministre le leader de la protestation, Nikol Pashinyan, ancien journaliste. Cela constitue une rupture majeure avec l’élite dirigeante du pays dans l’ex-république soviétique.
Serz Sargsyan, ancien président de l’Arménie (du 9 avril 2008 au 9 avril 2018) nommé premier ministre le 17 avril 2018, a démissionné. Il a déclaré : « J’avais tort et Nikol Pashinyan avait raison. » Après qu’un premier scrutin au parlement ait tourné court, N. Pashinyan a été choisi comme premier ministre lors d’un second vote.
Nikol Pashinyan, député de l’opposition marginal, a connu une ascension fulgurante. Il a commencé par écumer la campagne arménienne, protestant contre ce qu’il qualifiait de « copinage » et accusant S. Sargsyan d’avoir fait modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir. Cherchant le soutien des villages, N. Pashinyan a campé dans des tentes le long du chemin, obtenant rapidement un soutien généralisé dans tout le pays. Pendant ces semaines sans repos, N. Pashinyan a qualifié à plusieurs reprises le mouvement de protestation de « Révolution de velours non-violente », comparant les manifestations à la révolte pacifique de 1989 qui a mis fin à la domination communiste dans l’ex-Tchécoslovaquie.
En apprenant que le parlement avait élu N. Pashinyan premier ministre, une foule d’environ 100 000 personnes sur la place principale de la capitale, Erevan, a éclaté de joie. « Votre victoire n’est pas mon élection au poste de premier ministre de l’Arménie, a déclaré N. Pashinyan à la foule. Votre victoire est d’avoir décidé qui devrait être le premier ministre de l’Arménie. »
Source : npr.org ; washingtonpost.com ; nytimes.com ; armenianweekly.com
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue. « Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Autres
Un monde qui ne laisse personne dans le besoin : le post-capitalisme ? – [sommaire]
De toute évidence, sous sa forme actuelle, le capitalisme est moribond. La cupidité et l’exploitation sont trop voraces. Une société dont un pour cent de la population possède plus de la moitié des richesses existantes et produites sur la planète – tout en la détruisant, par-dessus le marché – ne peut perdurer. Trop de gens sont laissés pour compte : ils ne le tolèreront pas éternellement. La voix du peuple se fait de plus en plus forte et sera entendue.
Il y a 200 ans, en mars 1818, naissait Karl Marx, père du communisme, un système considéré à la fois comme un modèle de bonnes relations sociétales et comme un système de gouvernement cruel et totalitaire, et dont l’échec est aujourd’hui patent. Le gouvernement du peuple par le peuple s’est avéré une imposture : les révolutionnaires sont devenus les dirigeants et se sont retournés contre le peuple. Il n’y avait aucune liberté.
Mais aujourd’hui, dans notre système capitaliste, il n’y a qu’une liberté de façade pour les très nombreuses personnes qui, même dans les pays les plus riches, doivent lutter pour simplement survivre. Au Royaume Uni – l’un des pays les plus riches du monde – les banques alimentaires et les sans-abri n’attirent presque plus l’attention, tant ils sont nombreux. Même les riches ne sont pas réellement libres, car ils vivent dans la crainte de perdre leur richesse. Pourtant, même dans ce pays conservateur, l’indignation grandit.
Le Manifeste communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, publié en 1848, est aujourd’hui réédité, précédé d’une intéressante introduction de Yanis Varoufakis. Cet économiste et politicien grec voit dans ce manifeste un facteur d’inspiration à une action collective pour un avenir meilleur, car « il nous presse de devenir les agents d’un avenir mettant fin à la souffrance inutile des masses et inspirant l’humanité à réaliser son potentiel de liberté authentique. »
Selon Y. Varoufakis, le Manifeste ne prône pas l’autoritarisme étatique qui est devenu la marque du communisme ; ce n’est pas non plus une simple analyse de la longue et amère lutte des classes. C’est bien plutôt, écrit-il, un « texte généreux », encore plus pertinent aujourd’hui qu’à l’époque de sa première publication : « Même si les partis communistes ont presque entièrement disparu de la scène politique, il s’avère difficile de réduire au silence l’esprit du communisme qui anime ce manifeste. […] La liberté, le bonheur, l’autonomie, l’individualité, la spiritualité, le développement personnel, sont des idéaux que Marx et Engels prisaient plus que tout. S’ils en veulent à la bourgeoisie, c’est parce qu’elle s’efforce de refuser à la majorité toute possibilité d’être libre. Par suite de leur adhésion à la fantastique théorie de Hegel selon laquelle personne n’est libre tant qu’une seule personne ne l’est pas, Marx et Engels reprochent à la bourgeoisie de sacrifier la liberté et l’individualité de chacun sur l’autel capitaliste de l’accumulation. »
Le Maître de Benjamin Creme le dit bien : « Le mercantilisme étrangle l’humanité, vide les hommes de toute pensée et action généreuse. Les âmes des hommes, criant leur angoisse et leur frustration, ne pourront guère plus longtemps supporter cette oppression. » (PI, mars 2008)
Il ne faut pas oublier que Karl Marx, qui avait atteint le degré 2,2 d’initiation, était (sans le savoir) un disciple du Maître Jésus. Or, lors de son avant-dernière incarnation, ce dernier avait délivré des sermons que beaucoup actuellement interprètent comme des messages communistes en faveur des pauvres de son époque, et contre l’égoïsme et les privilèges inamovibles de la classe dirigeante. Les priorités de Maitreya sont apparemment simples : nourriture, logement, soins et éducation pour tous. Tels devraient être les droits humains fondamentaux, sans lesquels l’homme ne peut être réellement libre. Il faut les réclamer tout autant de nos jours qu’aux époques de Marx et de Jésus. Comme l’a écrit Benjamin Creme, l’humanité obtiendra la liberté « par la fusion de ce que le capitalisme et le communisme ont de meilleur – par une démocratie sociale ou un socialisme démocratique. » (MM3, p.98). Il a écrit aussi que « la Hiérarchie considère que 70 % de socialisme et 30 % de capitalisme constituent l’alliance idéale pour une vraie justice et une solide cohésion sociale. » (UDLV, p. 70)
Dans une société de consommation fondée sur les valeurs matérielles, personne n’est libre : comme le formule Y. Varoufakis, nous ressemblons tous à « des pions écervelés et tremblants projetés dans une vaine existence par des forces incontrôlables. » Le Manifeste est une vibrante exhortation à agir contre les injustices de notre temps ; mais, dit-il : « En fin de compte, ce qui l’emporte dépend toujours de nous. »
Références :
Benjamin Creme : la Mission de Maitreya, tome 3 (MM3), Ed 2012 ; l’Unité dans la diversité (UDLV)
Yanis Varoufakis’ introduction to The Communist Manifesto, Vintage Classics, 2018.
Source : Guardian.com
Les sept héros de l’environnement – [sommaire]
Prix Goldman 2018
Souvent qualifié de Nobel vert, le prix Goldman pour l’environnement est le plus prestigieux des prix récompensant les militants écologistes de terrain. Depuis 1990, il est décerné chaque année à sept héros de l’environnement issus chacun de l’un des six continents habités du monde. Les courageux gagnants – venus cette année d’Afrique du Sud, de France, de Colombie, du Vietnam, des Philippines et des États-Unis – reçoivent chacun un soutien financier afin de poursuivre leur action.
Blocage d’un accord nucléaire secret
Makoma Lekalakala et Liz McDaid, Afrique du Sud – En 2014, le gouvernement sud-africain a conclu un accord secret avec la Russie pour produire 9,6 gigawatts d’énergie nucléaire en construisant huit à dix centrales nucléaires en Afrique du Sud.
L’accord de 76 milliards de dollars, sans précédent en portée et en coût, prévoyait l’entière responsabilité de l’Afrique du Sud en cas d’accident nucléaire. Le site proposé pour la première centrale nucléaire se trouvait sur la côte de Port Elizabeth où l’eau chaude rejetée par le système de refroidissement de la centrale aurait fait monter la température de l’océan, nuisant à la vie marine et menaçant les moyens de subsistance des petits pêcheurs de la région. L’emplacement était également dangereux en raison de l’activité sismique, entraînant un risque d’accident comparable à celui de la centrale japonaise de Fukushima.
Makoma Lekalakala a grandi à Soweto (près de Johannesburg). Elle est directrice d’Earthlife Africa, association majoritairement composée de bénévoles qui mobilise les Sud-Africains autour des questions environnementales. Elle a commencé comme jeune militante dans son église, est passée par les syndicats, puis les droits des femmes, la justice sociale et économique, et enfin la justice environnementale.
Liz McDaid a grandi au Cap. Elle est coordinatrice des changements climatiques pour l’Institut environnemental sud-africain des communautés religieuses, organisation environnementale interconfessionnelle dédiée à la lutte contre l’injustice environnementale. Après des débuts dans l’enseignement, Liz McDaid devint défenseur de l’éducation et militante anti-apartheid avant de se tourner vers la justice environnementale basée sur la foi. Depuis des décennies, elle fait campagne contre l’énergie nucléaire, déjouant les précédentes tentatives de l’Afrique du Sud pour développer une industrie nucléaire.
En 2014, Earthlife Africa a obtenu une copie de l’accord nucléaire secret entre l’Afrique du Sud et la Russie. Lorsque le groupe a pris connaissance des implications financières et environnementales de l’accord, Makoma Lekalakala et Liz McDaid se sont réunies avec leurs collègues pour organiser l’opposition. Avec le soutien de leurs organisations, les deux femmes ont développé une stratégie de contestation du projet au motif que l’accord avait été tenu secret et avait contourné le processus légal, sans aucune consultation publique ou débat parlementaire.
L’Afrique du Sud dispose actuellement d’une centrale nucléaire, exploitée par la compagnie publique d’électricité. Les déchets nucléaires de haute activité sont conservés dans les piscines de stockage sur site ; l’entreprise n’a pas trouvé de solution à long terme pour leur traitement. Depuis les années 1980, les autres déchets radioactifs sont enterrés dans le désert du Namaqualand, où vit le peuple autochtone Nama, qui n’a pas été consulté quant à l’emplacement du site d’enfouissement.
Makoma Lekalakala et Liz McDaid étaient profondément préoccupées par les impacts environnementaux et sanitaires d’une augmentation massive de l’extraction d’uranium, de la production d’énergie nucléaire et de la production de déchets nucléaires en Afrique du Sud. Elles savaient qu’elles devraient se concentrer sur la corruption associée et le coût pharaonique de l’accord nucléaire – un sujet plus susceptible d’attirer l’attention du public.
Elles ont rencontré des communautés à travers le pays et leur ont expliqué les risques financiers et les impacts sur l’environnement et la santé humaine du projet. Liz McDaid a organisé des manifestations silencieuses anti-nucléaires hebdomadaires devant le Parlement, au Cap, afin de tenir les parlementaires responsables. Makoma Lekalakala et Liz McDaid ont également organisé des marches et des rassemblements publics contre le projet nucléaire dans toute l’Afrique du Sud.
Le 26 avril 2017, une haute cour de justice du Cap a jugé l’accord sur le nucléaire inconstitutionnel, l’invalidant et stoppant le projet de 76 milliards de dollars. Makoma Lekalakala et Liz McDaid ont remporté une victoire juridique historique protégeant l’Afrique du Sud du développement brutal de l’infrastructure nucléaire qui aurait eu des impacts dévastateurs sur l’environnement, la santé et les finances du pays pour les générations à venir. Comme elles l’ont noté : « Il n’était jamais question d’énergie. Il s’agissait de la cupidité de quelques individus. »
Leur réussite est immense : aujourd’hui, toute tentative de relance d’un accord nucléaire en Afrique du Sud ferait certainement face à une forte opposition publique et à un précédent juridique grâce l’action de Makoma Lekalakala et Liz McDaid.
Interdire la pêche destructrice en eaux profondes
Claire Nouvian, France – Défendant sans répit les océans et la vie marine, Claire Nouvian a mené une campagne de sensibilisation ciblée et scientifique contre la pêche destructrice au chalut en eaux profondes, faisant pression avec succès sur le groupe Intermarché, propriétaire d’une flotte de chalutiers, pour lui faire changer ses pratiques de pêche. Sa coalition de militants a finalement obtenu le soutien du gouvernement pour une interdiction du chalutage de fond, qui a conduit à une interdiction dans l’Union européenne.
Avec BLOOM, l’association à but non lucratif qu’elle a cofondée, C. Nouvian travaille maintenant à mettre fin aux subventions à la pêche qui encouragent la surpêche et les pratiques destructrices dans le monde.
« Il est maintenant temps de se réveiller, a déclaré C. Nouvian lors de la remise du prix Goldman. Il est maintenant temps de croire à la catastrophe [environnementale] car sinon, nous ne pourrons pas l’éviter. Il est temps de se mobiliser comme si c’était la guerre parce que c’est la guerre.
Nous tous, ce soir, allons vous montrer qu’en tant qu’individus, nous pouvons gagner des batailles. Mais gagner la guerre est une toute autre histoire. Pour gagner la guerre, nous avons besoin de tout le monde. Il faudra que les entreprises et le secteur financier prennent leurs responsabilités, agissent avec dignité et moralité, cessent de financer la destruction de notre monde et cessent d’échapper à la responsabilité fiscale.
Il faudra donner beaucoup plus, de l’ordre de 20 % de nos revenus, car c’est ce qu’il faudra pour réparer la planète avant qu’il ne soit trop tard. Alors mettons-nous au travail ensemble dès maintenant ! »
Arrêter l’exploitation illégale de l’or
Francia Márquez, Colombie – F. Márquez est une formidable cheffe de la communauté afro-colombienne, une population d’esclaves amenés d’Afrique pour travailler dans les mines coloniales et les haciendas colombiennes. F. Márquez a coordonné les femmes de La Toma, une ville dans les montagnes de Cauca, dans le sud-ouest de la Colombie, et a fait cesser l’exploitation illégale de l’or sur leurs terres ancestrales. Elle a exercé une pression constante sur le gouvernement colombien et a mené une marche de 10 jours, 560 km et 80 femmes vers la capitale. Cela a mis fin à l’exploitation minière illégale dans sa région.
« Quand je parle, c’est du point de vue de la justice – pas seulement pour les personnes noires dont les droits ont été violés – mais aussi pour les communautés indigènes, les femmes et la nature elle-même », a-t-elle déclaré.
Travailler pour l’énergie propre
Khanh Nguy Thi, Vietnam – En se basant sur la recherche scientifique, cette héroïne a amené des organismes publics vietnamiens à promouvoir des prévisions énergétiques durables pour le pays. Soulignant les coûts et les impacts environnementaux du charbon, elle s’est associée à des responsables publics pour réduire la dépendance au charbon et s’orienter vers un avenir énergétique plus vert.
« L’avenir énergétique du Vietnam est à la croisée des chemins. Chaque décision et chaque dollar investi aujourd’hui auront des effets au Vietnam et sur le climat de notre planète pendant les décennies à venir », a-t-elle déclaré.
Eliminer la peinture au plomb
Manny Calonzo, Philippines – Ce héros a mené une campagne de sensibilisation qui a persuadé le gouvernement de son pays d’adopter une interdiction nationale sur la production, l’utilisation et la vente de peinture au plomb.
Il a ensuite conduit le développement d’un programme de certification indépendant afin de garantir que les fabricants de peinture respectent cette norme. En 2017, 85 % du marché de la peinture aux Philippines a été certifié comme étant sans plomb.
« Notre devoir envers nos enfants et leurs enfants est d’éliminer les peintures au plomb et les autres sources de pollution toxique avec davantage de détermination », a-t-il déclaré.
Révéler la contamination de l’eau
LeeAnne Walters, Etats-Unis – LeeAnne Walters a dirigé un mouvement citoyen qui analysait l’eau du robinet à Flint (Michigan). Cela a abouti à la crise de l’eau de Flint. Les résultats ont montré que l’eau d’une maison sur six avait des niveaux de plomb qui dépassaient le seuil fixé par l’agence de protection de l’Environnement des États-Unis. La persévérance de LeeAnne Walters a contraint les autorités locales, étatiques et fédérales à prendre des mesures afin de garantir un accès à de l’eau potable aux habitants de Flint.
« L’eau est une nécessité et l’on ne s’attend pas à avoir de l’eau empoisonnée dans un pays comme les États-Unis. Malheureusement, c’est une réalité non seulement à Flint, mais dans de nombreuses communes du pays », a-t-elle affirmé.
Source : goldmanprize.org
Les enfants de Gaza portent le poids de la violence – [sommaire]
C’est toujours le même cauchemar qui réveille Reham Qudaih : son père blessé par balle, gît au sol dans une mare de sang. « Dans mes rêves, il est à terre, abattu. Quand je fais ce rêve […] je me réveille en criant », a–t–elle confié à l’ONG « Conseil norvégien pour les réfugiés » (NRC).
Dans une étude récente, le NRC a constaté que les enfants vivant dans la bande de Gaza montraient de plus en plus de signes de détérioration psycho-sociale depuis la reprise des affrontements dans la région. « La violence dont les enfants sont témoins à Gaza vient s’ajouter à une situation qui se détériore déjà et qui a un impact négatif sur leur bien-être mental, a déclaré le secrétaire général du NRC, Jan Egeland. Ils ont connu trois guerres dévastatrices et vivent sous occupation depuis onze ans. Maintenant, ils sont une fois de plus confrontés à la perspective terrifiante de perdre leurs proches, alors qu’ils voient de plus en plus d’amis et de parents se faire tuer et blesser. ».
Depuis le début des manifestations en mars à la frontière (qui n’est techniquement qu’une ligne de cessez-le-feu) entre Gaza et Israël, plus de quarante morts et plus de cinq mille cinq cents blessés sont à déplorer.
Le besoin d’un support psycho-social accru dans les écoles
Tandis que des manifestants palestiniens utilisent des pneus enflammés et des cisailles pour ouvrir des brèches dans la clôture de barbelés de la frontière, les forces israéliennes ripostent avec des balles en caoutchouc et des balles réelles. Les manifestations, appelées la « marche du grand retour », sont axées sur le droit des réfugiés palestiniens de revenir s’installer en Israël.
L’étude du NRC, qui a porté sur trois cents écoliers âgés de dix à douze ans, révèle que 56 % d’entre eux souffrent de cauchemars. Les directeurs de vingt écoles ont également signalé une augmentation des symptômes de stress post-traumatique chez les enfants, comme les peurs, l’anxiété et les cauchemars. D’après les directeurs d’école, un support psycho-social accru dans les écoles est ce dont ils ont le plus besoin actuellement.
Reham a quatorze ans et vit dans la bande de Gaza. Elle souffre de cauchemars depuis le conflit israélo-palestinien de 2014. Alors qu’elle était en passe de surmonter son traumatisme, ses efforts ont été réduits à néant après que son père eut reçu une balle dans la jambe lors d’une manifestation.
Le jour où le père de Reham a été blessé, les troupes israéliennes ont tué vingt manifestants palestiniens et en ont blessé plus de sept cents – y compris des enfants. « On est allés aux manifestations pour réclamer les droits qui nous ont été enlevés par l’occupation. On n’a ni électricité, ni nourriture, ni soins médicaux et on n’a pas la chance de pouvoir jouer », a déclaré Reham.
Depuis 2007, Gaza fait face à un blocus économique par Israël et l’Égypte, contribuant au maintien de la crise humanitaire. Selon l’Unicef, la moitié des enfants de la région dépendent de l’aide humanitaire et un quart ont besoin de soins psycho-sociaux. La décision récente des États‒Unis de réduire l’aide qu’ils apportent à l’Agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) met encore davantage en danger une population déjà très fragile. De plus, Gaza manque de médicaments et de matériel de santé alors que les coupures de courant et les pénuries de carburant perturbent les services d’eau et d’assainissement, laissant neuf familles sur dix sans accès régulier à l’eau potable. Si de telles tendances se poursuivent, l’Onu prédit que Gaza sera inhabitable d’ici 2020.
Inconsolable depuis l’événement, Reham s’inquiète constamment de la sécurité de sa famille et de son avenir. Ses cauchemars sont récurrents. Malheureusement, son histoire n’est pas unique aux enfants vivant dans la bande de Gaza. « L’escalade de la violence à Gaza a exacerbé les souffrances des enfants dont la vie est déjà insupportablement difficile depuis plusieurs années », a déclaré le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Geert Cappelaere.
En plus des symptômes de détresse et de traumatisme, G. Cappelaere ajoute que les enfants subissent également des blessures physiques. Mohammad Ayoub, âgé de quatorze ans, faisait partie des enfants tués lors des manifestations, ce qui a eu un impact considérable sur les plus jeunes membres de sa famille et sur la communauté dans son ensemble. « La place des enfants est à l’école, à la maison et sur les terrains de jeux – ils ne devraient jamais être pris pour cible ou encouragés à participer à la violence », déclare M. Cappelaere.
Zeid Ra’ad Al Hussein, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a appelé les forces israéliennes à restreindre l’usage de la « force létale contre les manifestants non armés », tout en mettant en doute le fait que « les enfants puissent présenter une menace de mort imminente ou de blessure grave pour des forces de sécurité hautement protégées ».
Le NRC a souligné la nécessité d’investir à long terme dans le soutien psycho-social. « Pour les enfants avec lesquels nous travaillons, les cauchemars continuent pendant des mois et des années après la violence qui les provoque. Car ces enfants n’ont aucune chance de se remettre d’un traumatisme avant que de nouveaux se produisent. Cela s’accumule, explique Jon-Håkon Schultz, professeur de psychologie de l’éducation à l’Université de Tromsø (Norvège). Il faut étudier sérieusement la question et investir de manière à pouvoir contrer ces impacts psychologiques néfastes. »
L’objectif de la « marche du grand retour »
Le NRC fournit un soutien psycho-social aux enfants vivant à Gaza et forme des enseignants grâce à son programme d’apprentissage amélioré (BLP) développé en partenariat avec l’Université de Tromsø.
L’une des caractéristiques du programme consiste à examiner les enfants sujets aux cauchemars et à les aider à les surmonter grâce à des exercices de respiration et de dessin. Reham fait partie des 250 000 enfants soutenus par le NRC. « Nous voulons des vies dignes », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité de manifestations pacifiques.
La « marche du grand retour » a commencé le 30 mars 2018 et s’est achevée le 15 mai pour marquer ce que les Palestiniens appellent la « Nakba » (la Catastrophe), une journée commémorant le déplacement des Palestiniens après la création d’Israël en 1948. Des manifestants ont considéré que le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem le 15 mai était également un moteur de la manifestation.
Source : ipsnews.net
Le changement climatique exige de mettre fin aux excès et à la cupidité – [sommaire]
Le changement climatique dû à l’homme et, plus largement, la catastrophe environnementale globale constitue la crise la plus urgente à laquelle l’humanité est confrontée. Elle est le résultat d’un certain mode de vie, d’une approche matérialiste de la vie où l’égoïsme, l’avidité et la consommation excessive ont été promus.
Le consumérisme vorace et les valeurs basées sur le succès matériel individuel, la concurrence et la division sont au cœur même de la crise, et si l’on veut arrêter et inverser le réchauffement climatique, la désertification, la pollution et la destruction des systèmes écologiques, un changement fondamental des attitudes et des comportements est nécessaire. Sans cela, très peu pourra être réalisé ; les progrès technologiques, bien qu’ils soient cruciaux pour briser la dépendance aux combustibles fossiles, ne sont pas suffisants. C’est notre mode de vie ‑ principalement le style de vie du monde développé ‑ qui doit changer radicalement, comme l’affirme la Fondation Cloudburst (groupe qui travaille en vue d’une collaboration mondiale dans la lutte pour « restaurer la santé et le bien-être de la planète ») : « Equilibrer le cycle du carbone nécessite beaucoup plus que des solutions technologiques. Cela exige un changement de paradigme dans la façon dont nous abordons la croissance économique et le développement. » A savoir, le passage de l’inégalité extrême, de l’injustice socio-économique et du vandalisme environnemental à la durabilité, à la responsabilité socio-environnementale et au partage.
Une nouvelle approche
Avec la déforestation, l’utilisation de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) pour satisfaire l’appétit insatiable de l’humanité en énergie (destinée principalement à l’industrie) est la principale source d’émissions de gaz à effet de serre qui sont à l’origine du changement climatique. Bien que la production de ces éléments nocifs varie d’un pays à l’autre, la bonne nouvelle est que les émissions mondiales dans leur ensemble diminuent et que, malgré l’augmentation de la production de certains pays en développement, les niveaux d’émission semblent avoir finalement atteint un sommet. La tâche qui nous attend maintenant est de les réduire considérablement. Au centre de ce travail se trouve la nécessité d’inculquer une nouvelle approche de la façon dont nous vivons : changer les valeurs qui déterminent nos actions et modifier la relation que nous entretenons les uns avec les autres et avec l’environnement naturel.
Les gaz à effet de serre les plus nocifs sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Parmi ceux-ci, le CO2 est le plus grand coupable, représentant près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Il se répand dans l’atmosphère principalement lorsque les combustibles fossiles sont brûlés, et il en est extrait ou séquestré lorsqu’il est absorbé par les plantes. Sur la quantité totale de CO2 rejetée dans l’atmosphère terrestre à partir de combustibles fossiles en 2015, Carbon Brief note que « 41 % provenaient du charbon, 34 % du pétrole, 19 % du gaz, 5,6 % de la production de ciment et 0,7 % des torches de gaz ». Près de la moitié de toutes les émissions de CO2 sont restées dans l’atmosphère ; un tiers a été absorbé par les plantes et 26 % par les océans. La combustion du charbon, du gaz naturel et du pétrole pour répondre à la demande d’électricité et de chaleur est le secteur responsable de la plus grande partie des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit 25 %. Viennent ensuite l’agriculture (cultures et élevage) et la déforestation. En troisième vient l’industrie avec 21 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre, puis, ce qui est peut-être surprenant, le transport avec 14 %.
La Chine émet près d’un tiers de toutes les émissions de gaz à effet de serre et est le plus grand pollueur du monde, suivie des États-Unis avec environ 15 %, puis de l’Union européenne (28 pays) avec 11 %. L’Europe a réduit considérablement ses émissions et, en 2015, celles-ci ont diminué de 22 % par rapport à 1990. L’Inde, avec un cinquième de la population mondiale (1,3 milliard d’habitants et en croissance) et des ambitions commerciales mondiales, émet des gaz à effet de serre à un rythme alarmant ; en 2015, les émissions ont augmenté de 5,2 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre 6,3 % du total mondial.
Si nous voulons stopper le changement climatique et commencer à rétablir l’environnement naturel, nous devons cesser de brûler des combustibles fossiles et nous tourner vers des sources d’énergie alternatives (solaire et éolienne par exemple) pour la majorité de nos besoins énergétiques. Ce processus est bien engagé dans certains pays : selon le Climate Reality Project, l’Allemagne, qui produit 21 % des gaz à effet de serre de l’UE, satisfait un peu plus des deux tiers de sa demande d’électricité à partir de sources renouvelables ; en 2015, la Suède a proposé un plan pour éliminer toute utilisation de combustibles fossiles dans le pays et a immédiatement augmenté ses investissements dans le solaire, l’éolien, le stockage de l’énergie, les transports et les réseaux intelligents ; le Costa Rica a satisfait 99 % de ses besoins en électricité à partir d’énergies renouvelables en 2015. Le Danemark a tiré 42 % de son énergie des éoliennes au cours de la même année et vise à éliminer les combustibles fossiles d’ici 2050 ; le Nicaragua a fourni 54 % de toute la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en 2015 et vise 90 % d’ici 2020. Les États-Unis, qui possèdent la deuxième plus grande capacité d’énergie éolienne au monde (après la Chine), ne produisent que 13 % de leur électricité à partir d’énergies renouvelables. Cependant, une étude optimiste menée par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) indique que le pays « pourrait réduire les émissions de près de 80 % en 15 ans ».
Si ces exemples et d’autres sont encourageants, les énergies renouvelables ne représentent actuellement que 2,4 % de la consommation mondiale d’énergie et 4,7 % de la production d’électricité. S’il y a quelqu’espoir de respecter l’Accord de Paris (en vigueur depuis novembre 2016), qui engage les 195 pays à limiter l’augmentation des températures mondiales à 2°C, ou 1,5°C (au-dessus des niveaux préindustriels), une augmentation massive des énergies renouvelables est nécessaire, couplée à une réduction de la demande énergétique globale. Une étude de l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués montre que pour que les émissions nettes atteignent leur maximum d’ici 2022 ‑ dans quatre ans seulement ‑ les sources d’énergie renouvelables devraient augmenter d’environ 5 % par an. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel de s’éloigner des modes de vie et des économies fondées sur la consommation et l’excès. Cela nécessite un changement d’attitude pour passer de l’égoïsme, de la cupidité, de l’abondance et de la consommation sans fin, vers un mode de vie plus simple dans lequel la sobriété, le partage et la responsabilité environnementale deviennent les marques distinctives. Il faut également un système économique radicalement différent, durable et juste. Comme le dit la Fondation Cloudburs : « Pour vraiment inverser le réchauffement de la planète, nous devons renverser les systèmes économiques et de développement et créer des alternatives qui ne profitent pas seulement à certains mais à tous. »
Assumer ses responsabilités
Le partage, la coopération et un sens profond de la responsabilité collective doivent être au cœur de ces alternatives. De tels principes découlent tout naturellement de la prise de conscience que l’humanité est une, un fait qui se renforce lorsque de telles qualités s’expriment. Comme il a été répété à maintes reprises au cours des âges, nous sommes frères et sœurs d’une seule humanité, et nous avons le devoir de prendre soin les uns des autres et de la Terre elle-même. C’est extrêmement difficile dans le cadre des contraintes du système économique actuel, qui domine pratiquement tous les aspects de la vie contemporaine et promeut sans relâche un mode de vie qui alimente une épidémie mondiale de problèmes de santé mentale et empoisonne la planète.
Le système économique actuel ainsi que le changement climatique sont nourris par un consumérisme sans fin. C’est notre demande constante de choses, dont une grande partie est fabriquée dans les usines des pays en développement ‑ où les travailleurs, y compris de nombreux enfants, sont traités de manière épouvantable, n’ont pas ou peu de droits et sont mal payés ‑ qui perpétue la demande industrielle d’énergie, elle-même satisfaite en brûlant des combustibles fossiles.
Si nous voulons stopper le réchauffement climatique, inverser ses effets destructeurs et permettre à la planète de guérir, notre approche de la consommation ‑ quoi et comment ‑ doit changer fondamentalement et le système de valeurs matérialiste, qui promeut la concurrence, l’égoïsme et la cupidité, doit être totalement rejeté. La simplicité, la sobriété et la consommation responsable doivent être inculquées et encouragées, au lieu de l’opportunisme, du gaspillage et de l’ignorance.
Un changement systémique permettant de modifier les conditions socio-économiques dans lesquelles nous vivons tous est désespérément nécessaire, mais plus important encore, un changement de pensée et de conscience est impératif. Chez un grand nombre de personnes, en particulier les jeunes qui, dans de nombreux domaines, mènent la charge, des signes montrent qu’un tel changement se produit, mais les forces réactionnaires dans le monde, qui ont profité du modèle existant et qui, dans de nombreux pays, détiennent des positions de pouvoir politique et culturel, résistent farouchement et utilisent toutes les armes à leur disposition pour réprimer le changement.
Les gouvernements ont le devoir d’écouter et d’agir, mais le manque de principes et de courage mènent à une politique largement réactive plutôt que visionnaire. Ils doivent être constamment harcelés pour introduire des politiques basées sur des considérations environnementales ; pour produire de l’électricité à partir de sources propres (pas des combustibles fossiles et certainement pas le nucléaire) ; pour fournir des systèmes de transport public efficaces et bon marché fonctionnant à l’énergie renouvelable ; pour promouvoir des campagnes de sensibilisation environnementale pour éduquer et informer le public ; pour encourager l’utilisation de sources d’énergie renouvelable et pour réduire l’empreinte carbone de la nation. Et les individus, vous et moi, avons la responsabilité d’élire des politiciens qui donnent la priorité aux questions environnementales, d’agir d’une manière positive pour l’environnement, de consommer de façon responsable et, surtout, de réduire la consommation. Après le krach économique de 2008-2009, la production de gaz à effet de serre en Europe a fortement chuté en raison de la réduction de l’activité industrielle ‑ les gens doutaient et achetaient moins de choses, ce qui est justement nécessaire.
L’impact sur l’environnement devrait être la première considération dans toutes les décisions d’achat, y compris les aliments, les services et les services publics : trouver un fournisseur d’électricité/gaz alimenté à partir de sources renouvelables, une banque éthique qui investit dans des entreprises et des projets sensibles à l’écologie ; être sérieux et responsable. Faites des recherches sur les choix disponibles, examinez l’éthique de l’entreprise qui fabrique le produit que vous envisagez d’acheter, découvrez comment l’article est fabriqué, les produits cultivés et l’impact environnemental (et humain) de la production, combien de temps l’article durera ‑ le plus longtemps sera le mieux ‑ quelles ressources il utilise et ont été employées dans sa fabrication et son développement, sa culture, etc. Achetez d’occasion, réutilisez et recyclez chaque fois que possible, devenez un consommateur conscient.
Le transport est responsable de 14 % de tous les gaz à effet de serre ; il s’agit des voyages en avion, en train, en voiture, en camionnette, en camion, etc. Si vous achetez un véhicule, passez à l’électrique. Si vous avez une voiture ou un utilitaire diesel ‑ le type de véhicule le plus polluant ‑ changez-la immédiatement et remplacez-la par un modèle hybride ou entièrement électrique ; en fait, n’achetez pas de véhicule à moins qu’il n’y ait vraiment aucune autre option. Si vous voyagez ‑ vacances ou travail ‑ prenez le train ou l’autobus, ne prenez pas l’avion, sauf si c’est absolument essentiel ; autant que possible, allez en transports en commun, à pied ou à vélo.
La responsabilité d’enrayer le changement climatique incombe à chacun d’entre nous. Nos actions individuelles peuvent soit enflammer la crise, soit renforcer la lutte collective pour rétablir l’environnement naturel dans lequel nous vivons et inaugurer un nouveau jour où l’humanité vivra en harmonie avec la planète.
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Une brève réponse – [sommaire]
Du lundi 30 avril au mardi 1er mai 2018 nous tenions un stand au salon du Bien-être et des arts contemporains devant le mur d’enceinte du château de Vincennes en région parisienne. Le lundi, nous partîmes tôt le matin pour installer notre stand à l’extérieur du château mais la météo était exceptionnellement mauvaise avec 5 degrés en après-midi, un vent fort et de la pluie constante. En début d’après-midi, vu les rafales de vent et les flaques d’eau sur le chemin boueux qui décourageaient les visiteurs qui auraient pu s’arrêter devant notre stand, j’eus l’audace de m’interroger. En 20 ans de présence sur les salons, je ne me suis jamais posé ce genre de question, mais vu le contexte exceptionnel me semblant empêcher qui que ce soit de voir les posters ni de ressentir les énergies autour de notre stand, ni de s’arrêter pour consulter nos documents, je me demandai intérieurement s’il était utile de rester sur le stand ce lundi. Alors que je renseignai notre carnet de bord, je ressentis une chaleur intense sur tout le sommet de la tête, et regardai au-dessus de moi s’il pouvait y avoir une source de chaleur. Mais il n’y avait rien, et à ce moment précis, je sus que Jésus m’avait répondu. C’est pourquoi, il m’a semblé utile de partager cette expérience qui ne fut ni spectaculaire ni extraordinaire, mais très parlante.
M.-A. A., Paris, France
Un encouragement – [sommaire]
En février 2018, lors du Salon Corps et esprit de Paris, il y eut plusieurs annulations de co-workers en raison d’une météo difficile. Le matin du 9 février 2018 sur le salon Parapsy, un collègue me fit en plaisantant cette réflexion : « Nous sommes les oubliés vu que nous n’avons pas eu de visite de Maîtres ou de disciples. » A 15 h 15, une jolie dame blonde aux yeux bleus s’arrêta devant notre stand. Elle mit le doigt sur le livre la Mission de Maitreya, tome II et me demanda : « Qui est Maitreya ? » J’invitai mon collègue à lui répondre. Elle avait un accent slave et une voix douce mais ferme. Elle dit avoir lu tous les livres d’Helena Blavatsky et Alice Bailey. Comme il n’est pas rare d’avoir des visiteurs fantaisistes, nous en doutions. Elle dit à mon collègue : « Je n’en ai pas l’air mais je connais beaucoup de choses. Quel âge me donnez-vous ? » Mon collègue répondit 30 ans. Elle déclara qu’elle avait 48 ans, avait été paralysée, ce qui lui avait donné du temps pour lire. Mon collègue lui parla du livre de Benjamin Creme le Rassemblement des forces de lumière et de l’évolution humaine. Celle-ci lui fit savoir que l’évolution humaine n’est pas que terrestre mais cosmique.
Voyant qu’elle n’avait pas l’intention d’acheter des livres, je lui tendis le catalogue des livres de B. Creme et elle s’exclama : « C’est exactement ce que je voulais pour me souvenir du nom de Maitreya. » Très décidée, elle acheta la carte de la main de Maitreya. Mon collègue lui expliqua que l’image était en trois dimensions, et elle lui répondit : « Vous n’avez pas besoin de me prouver quoi que ce soit, je vois au-delà des apparences. » Elle ajouta : « Je suis intuitive » et elle demanda à mon collègue : « Comment va votre cœur ? » C’était troublant car mon collègue est malade du cœur. Et elle lui déclara : « Cela va aller mieux. » Puis elle lui demanda : « Vous êtes là lundi ? », et étrangement c’était le jour où mon collègue devait revenir. Elle ajouta : « Je vais voir ce que je peux faire pour vous d’ici là. » Mon collègue lui proposa de lui parler de l’apparition de Jésus sur la photographie prise à l’hôpital Necker, mais on voyait très bien qu’elle n’avait pas très envie de l’écouter, alors il lui tendit une photocopie du texte paru à ce sujet dans la revue Partage international de septembre 2002. Le document était en format A4. Mais comme elle n’avait qu’une pochette en carton bleu de format plus petit, elle plia délicatement la partie qui dépassait en disant que ce sont les petits gestes de tous les jours qui font la différence. Puis, elle partit en déclarant : « Je reviendrai. » En sa présence et durant les quelques dizaines de minutes suivantes, je ressentis une chaleur au niveau du chakra du cœur. Une demi-heure plus tard, elle fit irruption à l’arrière du stand, et me gratifia d’un large sourire et d’un clin d’œil. Je pense qu’il s’agissait d’un porte-parole de Maitreya. Je me doutais bien que c’était symbolique, elle n’est pas revenue le lundi, mais mon collègue s’est senti mieux.
M.-A. A., Paris, France
Une guérison miraculeuse – [sommaire]
Un ami m’a suggéré de vous relater ce miracle qui s’est produit à l’automne 2000 grâce à l’invocation de l’aide du Seigneur Maitreya. On m’avait appelée pour secourir Vida, la nièce de ma belle-sœur, atteinte d’un cancer, et soignée au centre de cancérologie de Buffalo (État de New York) depuis un an et demi. Elle allait être renvoyée chez elle car les métastases avaient envahi tous ses organes internes, atteignant la colonne vertébrale et se rapprochant du cerveau. On la renvoyait chez elle pour mourir.
Sa fille fit appel à moi en pleurant, car les oncologues lui avaient affirmé qu’elle mourrait quand les métastases auraient atteint le cerveau. On fit venir toute sa famille d’Arizona et de Floride. Je suis entrée dans sa chambre d’hôpital alors que toute sa famille était réunie autour d’elle, priait et lui disait au revoir. Elle était semi-consciente, boursoufflée, rigide et bleuâtre. Je posai les mains sur sa tête et priai pour obtenir de l’aide un long moment. Elle ouvrit à peine les yeux et murmura : « Je vais être guérie ? » Je lui répondis : « Oui, ça commence, Vida ! » Mais, je pensai : « Oh mon Dieu, ne lui donnons pas de faux espoirs ! » Plusieurs membres de la famille me suivirent chez moi, je leur donnai de la documentation sur l’Emergence et ils eurent de bonnes réactions.
Vida s’est maintenue en vie et s’est remise à manger ‑ son médecin décida de lui faire passer une radio dix jours plus tard pour voir à quelle vitesse progressait les métastases le long de la colonne vertébrale : son frère m’appela – je retins mon souffle ‑ vous ne pouvez pas vous imaginer la joie que j’ai ressentie et ma reconnaissance lorsqu’il me déclara : « Le médecin est stupéfait, il n’y a plus aucune trace de cancer dans son corps ‑ il s’agit soit d’un mauvais diagnostic soit d’une intervention divine. » Elle arrêta progressivement tous les traitements et rentra chez elle.
Le 14 juillet, la famille organisa une grande fête et 75 personnes assistèrent au repas. Je sais que je ne fus qu’une intermédiaire et ce fut le troisième cancer qui fut ainsi guéri. Les autres n’étaient pas aussi avancés.
Ma fille affirme que j’ai été reconditionnée car j’ai eu un quadruple pontage coronarien il y a deux ans, des endoprothèses dans les artères rénales, une fracture de la hanche. J’ai soigné pendant plus de quarante ans mon mari qui est tombé malade au cours de la Seconde Guerre mondiale. Je me suis mise à méditer et mon médecin a commencé à me poser des questions car je ne vieillis pas comme tout le monde et il se demandait comment je pouvais encore faire tant de choses (j’ai 88 ans). Il m’a invitée à faire une petite conférence chez lui et toute l’assistance était heureuse de découvrir la Voie !
M. M. P., Meadville, Pennsylvanie, Etats-Unis
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la guérison était l’œuvre du Maître Jésus.
Inoubliable – [sommaire]
Le 9 août 2001, vers 11 h 45, ma mère et moi étions dans le bus de Bad Schwartau à Lübeck. Un homme portant des lunettes de soleil, une petite valise et ressemblant à un clochard monta dans le bus. Il s’assit sur le sol bien qu’il y eût de nombreuses places libres. Je fus poussée à l’observer, sans savoir pourquoi. Cela me procura beaucoup de joie. Il retira ses lunettes de soleil et me regarda. Je vis une grande sérénité dans son regard, il était rayonnant de bonheur. C’était inouï. Il remit ses lunettes de soleil et se mit à manger du raisin. Avant de quitter le bus, il sourit, s’approcha de moi et me déclara : « Moin, moin (bonjour), et bonne chance à vous. » Je lui souhaitai aussi bonne chance et un bon voyage. Lorsqu’il eut quitté le bus, je le cherchai des yeux à l’extérieur mais il avait subitement disparu. Ce matin-là, avant cette rencontre, je ne me sentais pas bien, mais après, je ressentis beaucoup d’énergie. Depuis ce moment-là, cette rencontre exceptionnelle est restée gravée dans ma mémoire. Qui était l’homme dans le bus ?
M. K. F., Bad Schwartau, Allemagne
Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.
Maîtres de synthèse – [sommaire]
En 1999, je débutai une carrière musicale. J’enregistrai une chanson et fis de mon mieux pour sa promotion, en tant que musicienne et imprésario. Cependant le résultat fut moins bon que ce que j’espérais. J’étais désespérée et perdis toute volonté et force pour continuer. J’étais résolue à arrêter de composer et à abandonner la musique pour toujours. J’envisageai aussi de vendre mon synthétiseur et mon équipement en mettant une annonce dans un journal. Déconcertée et en larmes, je m’endormis et fis un rêve merveilleux :
La sonnette de la porte d’entrée retentit, j’ouvris et restai bouche bée. Deux hommes extraordinaires se présentaient devant moi. Ils étaient habillés presque de la même façon ‑ avec un grand manteau en laine, un chapeau tyrolien et des sandales d’été. « D’où viennent ces montagnards ? » pensai-je. J’ai dû paraître assez confuse car ils me demandèrent : « Y a-t-il un problème ? »‑ « Non, tout va bien », répondis-je en toute hâte. « Nous venons voir le synthétiseur que vous avez mis en vente. »
Je les fis entrer en pensant en moi-même : « Que pourraient bien faire ces deux personnages d’un synthétiseur ? Comment ont-ils su qu’il était à vendre, alors que je n’ai pas encore publié l’annonce ? » Je réalisai alors quel genre de visiteurs ils pouvaient être.
Ils s’assirent l’un à côté de l’autre à la table de la cuisine. Ils avaient de magnifiques yeux bleus. Ils étaient très sympathiques et chaleureux. Je n’arrêtai pas de les regarder. En posant les yeux sur le premier, je me fis cette réflexion : « Il a des dents superbes ! » et le second répliqua : « Les miennes sont encore plus belles ! » avec un sourire chaleureux. Alors, j’ai paniqué : « J’ai de si nobles invités, que dois-je leur servir ? » J’avais un gâteau au frigo et leur en donnai à chacun une part. Je leur servis à boire dans mes plus beaux verres en cristal et je me mis même à nettoyer le sol sous leur chaise. Il me semblait que rien ne pouvait être assez bien pour eux. Lorsque je fus un peu plus satisfaite de mon accueil, j’allais leur déclarer que je savais qui ils étaient mais je ne sus comment le dire. Je tentai alors : « Je vous ferais bien du café mais je ne sais pas si c’est bon pour vous, des amis de là-haut. » Je me souviendrai toujours de leurs rires bienveillants en retour.
Je m’éveillai plus détendue que jamais depuis longtemps. Ces visiteurs chaleureux et insolites de mon rêve m’ont enlevé tous doutes et incertitudes. Actuellement, ma carrière musicale se déroule avec succès.
A. N., Ljubljana, Slovénie
Le Maître de B. Creme a indiqué que les hommes dans le rêve, qui fut provoqué par Maitreya, étaient Maitreya et le Maître Jésus.
Rencontre au palais de justice – [sommaire]
Le 29 février 2000, je dus me rendre au palais de justice. Jamais de la vie je ne m’attendais à y faire une rencontre si extraordinaire. Le seul fait de penser à cette personne me fait encore rire. Je montai l’escalier menant à l’entrée lorsque je vis une dame extravagante quelques mètres devant moi. Elle était très comique. Elle avait environ 60 ans, était assez grande et portait un grand chapeau à l’ancienne et des sabots. Il y avait du brouillard ce jour-là mais elle portait des lunettes de soleil à la monture épaisse en plastique blanc.
Elle me parut si étrange que je m’arrêtai pour l’observer et eus du mal à retenir mon rire. Arrivée à l’accueil, elle affirma au gardien qu’elle était convoquée à un procès et lui montra finalement un document qui n’avait rien à voir avec le tribunal. « Comment ai-je pu me tromper à ce point ? » fut la dernière phrase que je l’entendis prononcer en m’éloignant.
Je me trompe, peut-être, mais chaque fois que je pense à elle, je ne peux m’empêcher de me dire : et si elle était … ?
A. N., Ljubljana, Slovénie
Le Maître de B. Creme a indiqué que la « dame » était Maitreya.
Lieu sacré – [sommaire]
Au cours de l’été 2000, mon fils David et moi avons passé environ un mois à l’ashram de Saï Baba à Puttaparthi en Inde. Le soir du 2 septembre, le lendemain du Jour de Ganesha, nous étions dans le bâtiment N8. David regardait par la fenêtre et m’appela : « Maman, regarde ! Deux croix de lumière. »
Nous les vîmes flotter au-dessus de la salle où 751 statues de Ganesha étaient exposées et avait été bénies la veille par Saï Baba. L’une des deux croix était grande et irradiait une lumière orange dorée et juste à côté il y en avait une plus petite, d’un blanc éclatant. Pourriez-vous expliquer ce phénomène ?
D. and Z. B., Kamnik, Slovénie
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les croix de lumière ont été manifestées par Maitreya.
Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremeAprès la décision dangereuse et irresponsable du président Trump de faire sortir les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, on trouvera ci-dessous des réponses de Benjamin Creme déjà publiées dans Partage international, qui mettent particulièrement en lumière l’importance de ce plan d’action commun. Les négociations entre l’Iran et six autres pays sur la limitation du programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions internationales ont été si difficiles qu’elles ont failli échouer à plusieurs reprises avant qu’un accord préliminaire ne soit trouvé le 2 avril 2015. Lorsque des difficultés de dernière minute sont apparues, des solutions créatives aux blocages ont été trouvées malgré le calendrier extrêmement serré. Maitreya a-t-il, directement ou indirectement, aidé les négociateurs dans la recherche d’un accord ? – [sommaire]
Oui, directement et indirectement. (PI, mai 2015)
Maitreya est-il intervenu pour aider les parties en présence à s’entendre sur le nucléaire iranien dans l’accord international de juillet 2015 ? – [sommaire]
Oui. (PI, septembre 2015)
Une fois de plus, des progrès miraculeux ont eu lieu dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran en janvier 2016. Les sanctions sont en train d’être levées. On assiste à une détente et à un changement historiques dans les relations américano-iraniennes. [1] Maitreya est-il intervenu dans tout cela ? [2] A-t-il travaillé par l’entremise d’un émissaire ? [3] Maitreya est-il connu des négociateurs des deux camps – non en tant qu’Instructeur mondial, bien entendu, mais peut-être en tant que diplomate ou fonctionnaire brillant et visionnaire ? – [sommaire]
[1] Oui. [2] Oui. [3] Oui. (PI, janvier/février 2016)
Comment la conscience des humains évoluera-t-elle dans l’avenir ? Aujourd’hui, les gens et les politiciens se moquent de l’ésotérisme. – [sommaire]
Grande question ! En un mot, il y a dans le monde de nombreuses énergies qui transformeront la conscience des gens. Petit à petit mais pas tout de suite les énergies provoqueront un changement gigantesque dans la conscience humaine.
Sommes-nous tous naturellement des télépathes en puissance ? – [sommaire]
Le moment approche où toutes les communications seront télépathiques. Et tous les bavardages autour d’une tasse de thé ou de café prendront fin. Le monde sera plus tranquille. Pas tout de suite, le moment venu.
A votre avis, est-ce que nous nous connaissons vraiment ? – [sommaire]
L’humanité doit apprendre à se respecter en tant qu’être spirituel. Maitreya et les Maîtres sont venus pour nous aider à accepter ce fait.
Pouvons-nous rencontrer Maitreya ? – [sommaire]
Dans l’attente du moment où il se fera connaître au monde entier, il nous a donné sa « main », que nous pouvons utiliser pour l’invoquer. Vous pouvez regarder sa « main » et lui demander de l’aide pour votre santé, par exemple. Il vous répondra dans le cadre de la loi de karma. « Mon aide est à votre disposition, a-t-il dit. Vous n’avez qu’à la demander. »
[En août 2001, Maitreya, a miraculeusement laissé une empreinte de sa main sur un miroir à Barcelone. Cette « main » a été photographiée et publiée dans le numéro d’octobre 2001 de la revue Partage international.]
Si les Maîtres attendent que nous disions tous « Oui à la paix, au partage et à la liberté », rien ne viendra jamais, parce que c’est maintenant que nous avons besoin d’aide. – [sommaire]
Cette aide nous est déjà donnée. Sans l’aide de Maitreya et de tous les Maîtres qui sont soixante-trois il est probable que cette planète n’existerait plus et l’humanité non plus, ou que nous serions accablés de douleurs et de souffrances bien pires que celles qui sont en effet les nôtres aujourd’hui. Les Maîtres travaillent énormément, et sans la moindre pause, vingt-quatre heures par jour. Ils ne mangent pas, ne boivent pas ils ne perdent pas un instant à ces choses-là. Ils passent la totalité de leur temps à aider l’humanité à évoluer, et à faire avancer le plan d’évolution. Des milliers et des milliers de gens peuvent témoigner qu’ils ont été miraculeusement sauvés dans les situations les plus diverses. C’est ainsi que les Maîtres donnent de l’aide. Il ne se produit pas une seule tragédie majeure accident épouvantable, inondation, séisme, ou toute autre catastrophe terrible dans le monde sans que les Maîtres ne soient là pour aider. (Amsterdam, Pays-Bas, septembre 2004)
Avec tous ces individus qui prétendent être Maitreya, comment reconnaître le vrai Maitreya ? – [sommaire]
C’est votre intuition qui vous le dira, vous vivrez une expérience spirituelle qui vous aidera à le reconnaître.
Je connais beaucoup de gens qui s’imaginent être Maitreya. Autrefois, beaucoup d’entre eux venaient frapper à ma porte. Je leur demandais pourquoi ils pensaient être Maitreya. Un jour, un homme m’a dit qu’il était Maitreya parce qu’il était très fort physiquement. Il a ajouté qu’il avait quarante-cinq ans, mais avait un corps de dix-neuf ans. Il venait de faire trente kilomètres à pied pour venir chez moi. Quand je lui ai demandé comment il changerait le monde, il m’a répondu que ce serait au moyen de la forme physique. Je lui ai parlé pendant cinq ou six minutes, et lui ai expliqué en quoi consistait la mission de Maitreya. Ça a eu l’air de refroidir son enthousiasme. Je lui ai alors demandé s’il allait refaire trente kilomètres à pied pour rentrer chez lui. Il m’a répondu que non, qu’il allait prendre le train.
Un autre jeune homme m’a téléphoné : il savait où était le Christ. Il a continué en me demandant si je voulais savoir qui était le Christ. « Oui, répondis-je, si vous voulez me le dire » « Bien. C’est ou moi, ou mon frère », affirma-t-il. Quand j’eus expliqué pourquoi et comment ce ne pouvait être ni lui, ni son frère, il s’exclama : « Oh, M. Creme, vous m’avez débarrassé de l’énorme poids que je portais sur les épaules ! » Une semaine ou deux après, il m’a rappelé, me demandant si je me souvenais de lui. Il avait quelque chose à me dire, quelque chose de très important. « Je sais vraiment qui est le Christ. » « Ah bon ? » « Oui, C’est mon frère, il n’y a aucun doute. »