Un appel à l’Amérique
Partage international no 362 – octobre 2018
En 2004, alors que les Etats-Unis se préparaient à d’importantes élections, Benjamin Creme réagissait aux commentaires de l’époque. Nous reproduisons ici la « Mise au point » qu’il avait rédigée avant ces élections, car elle est hélas toujours aussi pertinente, même si les détails et les protagonistes ont changé.
Aujourd’hui, alors que les Etats-Unis sont de nouveau confrontés à une décision cruciale pour la vie politique, sociale, économique et judiciaire, décision qui affectera sa position au sein de la communauté des nations, Partage international saisit cette occasion pour lancer un nouvel appel à son peuple divisé : appel à la raison et au refus de la poursuite de politiques séparatives et destructrices.
Comme il ressort des articles du Maître de Benjamin Creme reproduits ci-dessous, les décisions politiques prises aux Etats-Unis ont inévitablement des répercussions sur l’ensemble de la communauté internationale. Cela reste le cas et l’on ne saurait trop insister sur leurs implications.
En octobre 2004, le Maître de Benjamin Creme a dicté l’article Un appel à la raison dans lequel il a souligné l’interdépendance des nations : « Les citoyens américains voient aujourd’hui s’approcher une échéance critique. De la décision qu’ils prendront cette année en novembre peut dépendre l’avenir et le bonheur d’un grand nombre d’hommes, pas seulement aux Etats-Unis, mais dans bien d’autres pays du monde. » Il termine son article par cet appel : « Nous en appelons à vous, citoyens des Etats-Unis d’Amérique, cette grande nation bénie, pour que vous mettiez toute votre attention et tout votre cœur, comme de coutume, dans le choix électoral. Prononcez-vous pour la paix, la justice, et le respect de la Loi. »
Mise au point de Benjamin Creme
(Partage international, novembre 2004)
Il semblerait que certains lecteurs soient gênés par notre intérêt pour l’élection présidentielle américaine de novembre et l’espace que nous y consacrons. Ils semblent penser qu’il est déplacé pour une revue fondée sur la spiritualité de s’intéresser à la politique, et particulièrement à la politique américaine, alors que chacun sait que les deux partis sont corrompus. Ce n’est certainement pas le cas.
Je dois avouer être perplexe devant une telle réponse aux événements qui secouent le monde depuis plusieurs années. Le but de notre revue est de faire connaître l’existence de la Hiérarchie, son retour dans le monde, ses plans et ses soucis pour le présent et l’avenir.
En ce qui concerne les prochaines élections américaines, ces soucis ont été exprimés avec force dans les récents articles de mon Maître. Permettez-moi de citer quelques passages de l’article de ce mois-ci. Rien ne saurait être plus clair ou moins ambivalent. Pourquoi la voix de Partage international devrait-elle être moins honnête et moins soucieuse de la vérité ?
« Quand ils iront voter le mois prochain, les citoyens américains auront l’opportunité de changer le cours de l’histoire. A l’approche de l’heure fixée par le destin […] nous, vos Frères aînés, nous ne pouvons nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé. Cette élection marque un tournant majeur dans les affaires des hommes. »
Les deux articles suivants, écrits par le Maître de Benjamin Creme en novembre et en décembre 2004, fournissent des conseils et apportent des perspectives supplémentaires.
Le choix de l’Amérique
par le Maître —, à travers Benjamin Creme, PI, novembre 2004
Quand ils iront voter le mois prochain, les citoyens américains auront l’opportunité de changer le cours de l’histoire. De leur décision dépendra en grande partie la tournure des événements dans l’avenir proche. S’ils font un choix avisé ils éliront un président soucieux du bien-être de tous ceux qui aspirent à la paix et à la justice dans notre monde perturbé ; de ceux qui savent que la paix et la justice dépendent de la confiance et qui sont prêts à partager les immenses ressources de leur pays pour créer cette confiance.
L’autre éventualité est trop terrible pour s’y attarder : elle signifierait une escalade de la guerre, du terrorisme et du contre-terrorisme ; des restrictions de plus en plus sévères imposées aux libertés traditionnelles du peuple américain ; la dégradation des relations entre les Etats-Unis et les autres pays ; et une réputation internationale de paria pour cette grande nation. Qui ferait un tel choix en connaissance de cause ?
A l’approche de l’heure fixée par le destin, beaucoup tournent leur regard vers le peuple américain, ce peuple tourmenté que, désormais, tant d’autres méprisent et haïssent. Ils prient pour le voir délivré de la cruauté et de la brutalité des tenants d’un pouvoir illégal et usurpé. Ils en appellent à tous les Américains épris de paix pour qu’ils se prononcent contre les menées belliqueuses du gouvernement actuel, et l’expriment par leur vote.
L’Amérique n’est bien sûr pas seule à blâmer pour les inégalités du monde, ce fléau de notre temps qui est à la source de tous les problèmes. Elle en partage la responsabilité avec toutes les nations développées qui traitent de façon cavalière et arrogante les pays qui se débattent dans la pauvreté. Ces nations doivent prendre conscience que la misère représente aujourd’hui le plus grand des foyers de tensions – et de terrorisme.
Tels sont les torts du monde occidental : c’est en grande partie à l’histoire qu’il doit sa « réussite », sa richesse et sa position dominante, de même qu’à sa capacité à manipuler l’économie mondiale dans son propre intérêt, par le jeu agressif des forces du marché.
Les pauvres et les déshérités du monde revendiquent désormais la part qui leur revient en toute justice. Si l’on continue de leur dénier ce simple droit, le monde ne connaîtra pas la paix. L’incubation du terrorisme se poursuivra, et il se changera en une guerre qui menacera la survie des peuples de la Terre.
Nous, vos Frères aînés, nous ne pouvons nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé. L’Amérique est une grande nation qui a beaucoup à offrir pour le bien du monde. Elle doit maintenant s’ouvrir à l’aspiration de son âme qui est de servir, de vivre dans la paix et la justice, et d’œuvrer en harmonie et en coopération avec toutes les autres nations pour rebâtir ce monde.
Cette élection peut marquer un tournant majeur dans les affaires des hommes. Prononcez-vous, nous vous en adjurons, pour la justice, le partage et la paix.
L’Amérique s’égare
par le Maître —, à travers Benjamin Creme, PI, décembre 2004
Avant longtemps, le peuple des Etats-Unis se rendra compte qu’il a commis une erreur lourde de conséquences. Même si la fraude électorale y a eu sa part, il a renouvelé le mandat d’un homme et d’un gouvernement qui s’emploient à semer la division et la haine, tant dans leur pays qu’au plan international.
Les Américains auront le regret de voir les libertés dont ils s’enorgueillissent subir une attaque en règle ; ils verront leur niveau de vie décliner rapidement car le gouvernement sera contraint de tenter de réduire une dette devenue colossale ; ils seront témoins d’une perte de confiance dans leur monnaie et d’une réduction drastique de leurs échanges commerciaux avec leurs partenaires habituels. La plaie née de la désastreuse invasion de l’Irak continuera de s’envenimer, dans ce pays comme en d’autres endroits de la planète. En réaction à la peur et à la haine que leurs dirigeants ont engendrées partout ou presque, les habitants des Etats-Unis auront tendance à se replier sur eux-mêmes et à tourner encore davantage le dos au monde.
L’un des principaux problèmes posé par ce gouvernement provient de la puissante illusion qui l’anime : celle d’être inspiré par Dieu, touché par la grâce divine, et d’avoir pour mission de redonner au message chrétien sa puissance et sa gloire de jadis.
Ainsi les Etats-Unis ont-ils opéré une véritable régression, s’isolant des préoccupations d’une grande partie du monde : pollution de l’environnement et exigences d’une planète malade menacée par une catastrophe imminente.
Mais l’Amérique s’apercevra que le monde ne restera pas inerte. Avec ou sans sa coopération, les nations feront tout ce qui est en leur pouvoir pour s’attaquer aux nombreux problèmes écologiques et sociaux qui sévissent actuellement et dont il faut s’occuper de toute urgence. L’Amérique se trouvera ainsi laissée pour compte et mise à l’écart, et c’est seulement alors qu’elle sera prête à montrer la voie.
A présent, tout en savourant sa victoire, le gouvernement pèse le pour et le contre de nouvelles aventures militaires. Pris au dépourvu et contrarié par le cours des événements en Irak, il lui faut marquer une pause avant d’envisager d’autres actions violentes.
Mais la bravade et les rodomontades continueront sans aucun doute, dans l’espoir que menace et intimidation suffiront à assurer une position dominante. En attendant, les importants changements qui se préparent dans de nombreux pays vont amener une profonde transformation de l’équilibre des forces à l’échelle du monde.
La Chine et l’Inde, l’Amérique du Sud et la Russie reprennent pied et découvrent leur potentiel économique. L’Afrique commence enfin à susciter l’intérêt et la bonne volonté de puissants gouvernements et institutions, et elle peut s’attendre à une embellie prochaine.
Ainsi le monde se détourne-t-il de la domination exercée par une Amérique riche et puissante, et dresse-t-il de nouveaux plans pour accomplir sa destinée.
Si les Etats-Unis persistent à revendiquer le droit d’agir unilatéralement, ils se verront ignorés et laissés de côté dans les programmes internationaux, leur économie continuera de se détériorer, et leur peuple perdra confiance en l’action de son gouvernement. Isolés, et avec des forces déclinantes, ils seront contraints de changer de cap et de renouer le dialogue avec leurs amis de naguère.
L’émergence de Maitreya accélérera ce processus de transformation et assurera sa mise en œuvre tant attendue.
Il existe un puissant courant de type fasciste aux Etats-Unis, qui observe les événements et attend une occasion pour se manifester. Cette opportunité pourrait venir lorsque les changements auront pris une certaine importance, mais les tenants de ce courant découvriront que les éléments les plus instruits du public prendront alors des positions auxquelles ils ne s’attendaient pas. Ils prendront le parti du changement. Vous découvrirez alors que la qualité d’âme des Etats-Unis, qui est de deuxième rayon amour-sagesse, sera évoquée par Maitreya et agira comme elle l’a déjà fait après la Seconde Guerre mondiale avec le plan Marshall. Le plan Marshall est sans aucun doute la plus grande réalisation de l’Amérique moderne.[…]
Les opposants au changement seront de moins en moins nombreux, de plus en plus retranchés dans leurs bastions qui ne pourront pas résister bien longtemps aux décisions de la majorité.
Benjamin Creme, Le Grand Retour
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