Partage international no 189 – mai 2004
Cher Monsieur,
Le 6 mars 2004, Christophe et moi étions en train de dresser un stand d’information devant l’église située près de la gare, à Berne, dans le but de donner des détails sur la conférence de Benjamin Creme qui devait avoir lieu peu après. Le stand était difficile à monter ; l’un de nous tenait le cadre tandis que l’autre tendait la bâche. Soudain nous vîmes un jeune homme d’environ vingt-huit ans sous la bâche, soutenant le toit. Il nous aida à tout mettre en place. Puis il posa son sac à dos sur une chaise à l’arrière de la tente. Il se conduisait comme s’il appartenait déjà à notre équipe et cela nous paraissait absolument normal. Il déclara s’appeler Vincent, et il ajouta en français qu’il était originaire de Lille (France) mais qu’il était SDF.
Au début de cette rencontre, je me demandai s’il ne s’agissait pas de Maitreya, mais je me dis que Maitreya aurait des yeux plus brillants et je laissai tomber cette idée. Nous restâmes ensemble comme si nous étions de vieux amis ; nous parlâmes de choses ordinaires et tout était très naturel. Sur le devant de la tente nous avions une table avec des cartes de présentation de la conférence. Vincent posa sa bière sur la table et resta avec nous à regarder les passants. Nous avions plaisir à être ensemble et nous ne nous soucions guère que les gens se montrent si peu intéressés par notre information. Nous étions trois co-workers et nous gardions le stand à tour de rôle.
A un moment où je me trouvais seule avec Vincent, il me demanda qui payait les frais de la conférence que nous organisions. Je répondis très vaguement car je ne voulais pas lui dire que nous en assumions nous-mêmes les frais. Puis, après un certain temps de réflexion, je déclarai que l’argent est toujours disponible lorsque la cause est juste.
Vincent me demanda ce que nous faisions au cours de nos réunions. Je lui dis que nous transmettions dans le monde des énergies élevées venant de la Hiérarchie spirituelle. Il répondit alors : « Moi aussi, je sens les énergies et lorsque je vais dans des magasins je sens des énergies négatives et je me couvre la tête avec un chapeau. » Pour me montrer comment il faisait, il enleva le chapeau qu’il portait, puis le remit en l’enfonçant profondément de manière à se couvrir le front. Ensuite nous recommençâmes à observer les passants. Je lui dis : « Les gens ne semblent pas très intéressés par notre message ; ils ne voient même pas notre stand. » Il répliqua : « Oui, tous sont très occupés à faire des courses, ils achètent un tas de choses qu’ils accumulent chez eux et n’utiliseront jamais. »
La conversation avec Vincent se poursuivit ainsi, très amicale et fort intéressante. Chacun de nous lui acheta de la nourriture et de la boisson. A un moment donné, il ouvrit son sac à dos et nous montra sa collection de stylos à bille en disant qu’il en avait toujours un sur lui. Il en donna trois à Anne-Françoise et voulut également m’en donner un, mais je lui dis que je n’en avais pas besoin. Il commença alors à dessiner sur un petit morceau de papier en tenant ensemble trois stylos de couleurs différentes et en dessinant alternativement avec l’un ou l’autre ! C’était très drôle et je me sentais remplie d’amitié et de compassion à son égard. Je me disais que si les conventions sociales l’avaient permis, je l’aurais invité à venir prendre une douche dans mon appartement, je lui aurais donné des vêtements propres et offert quelque chose de bon à manger – j’aurais même pu l’inviter à rester quelques jours car il m’avait dit qu’il dormait à l’Armée du Salut dans un dortoir où il y avait parfois vingt personnes. Il me donna son dessin (Voir page précédente).
Vers 13 heures il nous dit au revoir et quitta la tente. Au fond de mon cœur je sentais que j’aimerais le rencontrer à nouveau.
F. W., Berne, Suisse
[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international.]
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Vincent » était Maitreya.]
Suisse
Date des faits : 6 mars 2004
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
