Partage international no 79 – mars 1995
Le sort réservé aux enfants dans le monde s’améliore. Il y a un progrès au niveau du respect de leurs droits, leur nourriture est de meilleure qualité et les programmes de vaccination renforcent leur résistance aux maladies et font baisser leur mortalité. Ce sont quelques-unes des conclusions tirées du rapport annuel de l’UNICEF.
L’UNICEF prévoit qu’en 1996 il y aura 2,5 millions de décès d’enfants de moins dans le monde qu’en 1990. En 1960, une moyenne de 216 enfants sur 1 000 mouraient avant l’âge de 5 ans dans les pays en voie de développement. En 1990, ce chiffre était tombé à 107 pour 1 000. Aujourd’hui, pratiquement 80 % des enfants du tiers monde vont à l’école primaire, alors qu’en 1960, seulement 48 % d’entre eux bénéficiaient d’une éducation élémentaire.
Le rapport attribue les plus récents événements positifs au Sommet mondial pour l’enfance qui s’est tenu à New York en 1990 : « Les mots se sont traduits par des actes. » Plus de la moitié des pays en voie de développement sont sur la bonne voie pour atteindre les objectifs fixés par le Sommet de l’enfance. Au niveau mondial, la malnutrition est en déclin, les campagnes de vaccination touchent de plus en plus d’enfants, de telle sorte que les maladies comme la rougeole et la polio peuvent être plus facilement combattues.
Il n’en reste pas moins que dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie ou Haïti, les enfants rencontrent des conditions de vie extrêmement difficiles. Un autre point négatif, mentionné par le rapport de l’UNICEF, est l’action des gouvernements occidentaux qui consacrent de moins en moins de moyens aux programmes d’aide structurelle, alors qu’ils continuent à alimenter financièrement les fonds d’urgence et les missions de maintien de la paix des Nations unies. Toutefois, le rapport souligne le rôle vital que joue l’aide structurelle dans les pays pauvres pour, par exemple, la construction d’écoles et d’hôpitaux.
