Partage international no 187 – mars 2004
Cher Monsieur,
Le 30 novembre 2003, je donnais une conférence au centre d’information d’Amsterdam sur l’émergence de Maitreya et des Maîtres lorsqu’un Noir, souriant et élégamment vêtu, apparut sur le trottoir à l’extérieur, directement dans mon champ de vision au-dessus de la tête des auditeurs. Je me demandai aussitôt si c’était Maitreya, mais je me dis aussi qu’il ne fallait pas tomber dans le piège de penser que toute personne ayant un air inhabituel ou intéressant pouvait être Maitreya ou un Maître.
Cet homme attira, d’une manière ou d’une autre, l’attention de certaines personnes dans la salle et un membre du groupe alla à la porte pour le faire entrer. Je lui souhaitai la bienvenue et je dis un peu plus tard que je regrettais qu’il ait manqué un article du Maître de Benjamin Creme que j’avais lu à haute voix avant de commencer ma conférence. « Non, répondit-il avec calme et fermeté, je n’ai rien manqué. » (Devant cette réponse plutôt inattendue, je me dis que je devais lui prêter attention.) Il avait une voix musicale très agréable et des yeux particulièrement expressifs. Il était corpulent, il portait un chapeau étonnant, mi-haut de forme mi-chapeau melon, avec une subtile inscription en peau de léopard. Il portait ce chapeau à l’arrière de la tête, ce qui lui donnait un air assez comique. Il avait des anneaux à presque tous les doigts – de toutes les formes et de tous les types, certains assez invraisemblables ; j’en remarquai un particulièrement et je me demandai comment il pouvait être à l’aise en portant un tel anneau. Cet homme avait quelque chose de rassurant ; sa simple présence disait : « Tout est bien. Tout est pour le mieux. »
Pendant la pause, il demeura à sa place. Des femmes assises près de lui parlaient du temps – existe-t-il ou n’existe-t-il pas ? Lui-même était en train de feuilleter La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, et il dit, en levant à peine les yeux : « Nous sommes le temps. » (Je compris qu’il voulait dire que puisque nous sommes dans la matière, nous sommes pris dans le temps.) « Oh, certainement pas, monsieur, déclara une femme dans le public. Que dites-vous ? Nous sommes le temps ? C’est absurde ! » Il se mit à rire gentiment. « Si, nous sommes conditionnés par lui. Nous le buvons avec le lait de notre mère », répliqua-t-il nonchalamment, tout en continuant à feuilleter les pages du livre. Les femmes continuèrent leur conversation. Il me demanda ensuite : « Etes-vous enseignante ? » Je répondis oui. « C’est bien », dit-il. « Non, non, ce qui est bien c’est ceci » (je voulais dire parler de l’Emergence). « Le faites-vous souvent ? » – « Oui, assez souvent. Nous donnons des conférences ici tous les deux mois. » – « Participez-vous également à des salons, comme les salons para-, para-, para… » comme s’il cherchait le mot juste. Deux semaines auparavant, Maitreya avait fait exactement la même chose – c’est-à-dire posé des questions sur les salons et dit : « Les salons para-, para-, para… » d’un air taquin, tandis que la femme à qui il s’adressait essayait de dire le mot « paranormal » en butant sur la syllabe « para ». Je me dis que ce n’était pas une simple coïncidence et cela confirma mon idée que cet homme pouvait être Maitreya. Je répondis : « Oui, des salons para-, para-, paranormaux ! » (nom donné aux salons new age aux Pays-Bas). « C’est bien », dit-il avec un large sourire.
Faisant référence au premier ouvrage de Benjamin Creme, il me demanda : « Sommes-nous puissants, nous les hommes ? Voyez, je lis ceci (indiquant la dernière ligne de la Grande Invocation, que nous nous mîmes alors à réciter ensemble) : Que Lumière, Amour et Puissance restaurent le Plan sur la Terre – Pensez-vous que nous ayons du pouvoir ? » Je lui répondis que nous en avions très certainement. Je le remerciai de me le rappeler, car j’avais eu l’intention de parler du « pouvoir du peuple » et de la nécessité de se joindre à des manifestations pour réclamer la justice, mais j’avais oublié ; mentalement, je pris note de le faire après la pause.
Je parlai incidemment au public de la visite de Maitreya deux semaines plus tôt et fit passer le livre qu’il avait rapporté et qui semblait chargé de ses énergies. Puisque l’homme était assis très près de moi, je lui passai l’ouvrage en premier. Il le prit, sourit tranquillement et resta assis là, le livre à la main, pendant un bon moment avant de le faire passer. Après la conférence, il nous rendit l’exemplaire de La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, qu’il avait également tenu dans ses mains pendant un certain temps. Ce livre aussi semblait chargé d’énergie.
Avant de partir, il vint à la cuisine et me parla à nouveau de l’enseignement. Lorsque je répétai avec encore plus de conviction que je préférerais donner une conférence sur l’Emergence tous les jours, il sourit et fit un geste qui semblait vouloir dire : « Chaque chose en son temps. » Il me serra la main en me remerciant, puis il s’en alla en disant quelque chose comme : « A la prochaine rencontre. »
Il est resté une heure quarante minutes. Sa présence représenta un immense soutien, mais c’était encore plus que cela. J’eus le sentiment d’entendre : « Nous sommes avec vous, tout ira bien. », ce que j’avais déjà éprouvé à l’occasion de la visite de Maitreya au centre d’information.
[1] Cet « homme calme et rassurant » était-il un Maître et [2] a-t-il voulu indiquer par sa présence et son énergie que « tout irait bien » ?
F. E., Amsterdam, Pays-Bas
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que [1] l'homme en question était le Maître Jésus. [2] Oui.]
Pays-Bas
Date des faits : 30 novembre 2003
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
