Partage international no 356 – avril 2018
Parcourant les archives de Partage international, nous avons été frappés par la lettre ci-dessous, qui est pleine d’enseignements et illustre bien la façon dont Maitreya s’exprime, avec la simplicité qui est la sienne. Comme elle contient beaucoup de conseils pratiques à propos par exemple du détachement nécessaire dans notre travail, de la façon dont il envisage lui-même le processus de l’Emergence, et du fait de sa présence, nous avons décidé d’en reproduire ici une version légèrement abrégée dans laquelle nous avons conservé les conseils de Maitreya et coupé certains de nos commentaires (voir nos numéros de janvier/février et mars 2004).
Le 15 novembre 2003, nous étions neuf au centre d’information d’Amsterdam, occupés à préparer le numéro de décembre 2003 de la revue Share International.
Un visiteur entra – un homme grand, mince, élégant, d’environ soixante-dix ans. […] Il avait l’air de quelqu’un qui va éclater de rire parce qu’il sait quelque chose, même si par ailleurs il parlait sérieusement et avec beaucoup d’autorité. Il venait échanger un livre – parmi ceux qu’il avait achetés trois semaines auparavant, il y en avait un qu’il voulait remplacer. […] Quand nous le vîmes rapporter ce livre, un déclic se fit en nous : il était celui-là même qui était venu au centre d’information, avait parlé à deux collègues, et s’était avéré être un familier de Maitreya.
Il entama la conversation en nous posant des questions sur les groupes de méditation de transmission du quartier où il habitait. « Avez-vous d’autres activités ? », demanda-t-il. « Nous participons à des salons. » – « Oui, les salons sont un travail très utile. Mais les conférences sont plus importantes. […] Parce que ceux qui vont à des salons peuvent être intéressés ou non – c’est aléatoire. Les gens voient le stand, voient l’information et prennent éventuellement un prospectus pour le lire plus tard. Donc, les salons sont utiles. Mais, pour ce qui est des conférences, il s’agit d’un public déjà convaincu. Notre public est restreint – ceux qui sont directement intéressés viendront à une conférence, ils sont déjà ouverts à notre information. Donc, dès qu’il y a une conférence, ils viennent écouter et apprendre. Certaines personnes se contentent de lire énormément. La seule chose qui compte, c’est de faire le travail – faites-le, un point c’est tout. […] Lire n’est pas aussi important.
En quoi consiste un atelier de méditation de transmission ? Oui, cela a l’air très bien – c’est un bon système ; en effet, c’est bien conçu ; ainsi, vous avez les deux aspects – vous informez le public et vous transmettez les énergies. Oui, c’est un bon équilibre. [Référence à notre habitude de faire une conférence un mois, puis un atelier de méditation de transmission le mois suivant.]
Nous vivons dans le monde et nous devons informer les gens. Comment faire ? Eh bien, il faut communiquer avec eux – donner des conférences, leur parler. Mais l’homme marche avec ses deux jambes, donc les deux activités – l’information du public et la transmission des énergies – sont importantes. Elles sont nécessaires toutes les deux.
Bien sûr, il y a des gens dans ces groupes qui n’arrêtent pas de répéter : « Quand Maitreya va-t-il venir ? » – « Combien de temps devrons-nous encore attendre ? » – « Pourquoi est-ce si long ? » […] Mais pourquoi toutes ces questions ? On ne peut pas vraiment dire qu’il arrive, puisqu’il est déjà là. Il est parmi nous. Ne le savent-ils donc pas ? Ne le voient-ils pas ? C’est de sa présence dans le monde qu’il est question – et c’est en train de se produire. Peut-être cela a-t-il pris plus longtemps qu’ils ne l’espéraient. Cela a pris plus longtemps que je ne l’avais moi-même espéré, et peut-être cela se passe-t-il différemment de ce à quoi nous nous attendions, différemment, même, de ce que j’avais moi-même espéré, mais c’est en train de se produire. Il est parmi nous. Je n’ai pas le moindre doute à ce sujet. Tout ira pour le mieux. Tout se passe déjà pour le mieux. Pas l’ombre d’un doute, pas le moindre. Beaucoup de gens savent qu’il est ici, ils le savent intérieurement, intuitivement. Et beaucoup d’autres sont prêts à apprendre que Maitreya est là.
En réponse au fait que rares sont les membres du public qui prennent des prospectus ou demandent des renseignements : Il faut juste être là. Etre là, c’est tout. Tout le monde ne sera pas intéressé. Les gens sont plongés dans leurs pensées. Le plus important, c’est seulement d’être là ; ceux qui sont prêts répondront. […] Ce n’est pas à vous d’espérer. Vous n’avez pas à espérer, ou à vouloir quoi que ce soit. Faites le travail, c’est tout. Donnez simplement l’information quand on vous la demande. Nous n’avons quand même pas à convertir les gens. Nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme. Nous ne sommes pas des missionnaires. Nous leur répondons quand ils nous posent des questions. Le plus important est qu’en essence, tout est là. Si on est ouvert, on le sait, on n’a pas besoin d’y réfléchir. On n’a même pas besoin d’en parler, si on est ouvert à l’idée. On sait qu’en essence tout est déjà là. […]
Oui, vous ne devez pas vous préoccuper du résultat. Faites simplement ce que vous avez à faire – sans désirer de résultats. Ne cherchez pas les résultats. C’est une attitude occidentale, une manie du mental, qui nous fait toujours croire que nous devons tout faire pour que des choses se produisent. Nous nous imaginons que nous devons faire les choses, faire qu’elles se produisent. Mais ce n’est pas nécessaire.
Tout changement, sans exception, se fait lentement. Très progressivement. Pensez simplement aux nombreuses fois, aux nombreuses vies – vous savez ce qu’il en est – aux innombrables fois où nous tombons et nous relevons, tombons et recommençons, tombons de nouveau pour nous redresser encore et encore. Vie après vie. Le changement, ça prend du temps.
En réponse à nos préoccupations quant à l’état de la planète : Vous pouvez vous faire autant de souci que vous voudrez, cela ne changera rien. Vous faire du souci n’aidera pas, mais tout s’accomplira. Ce qui est vrai, c’est qu’il faut nous attendre à des temps difficiles. Nous irons jusqu’au bord de l’abîme, mais nous n’y tomberons pas. Nous le frôlerons, mais ne tomberons pas. Tout s’accomplira. Tout ira bien. Il n’y a rien à craindre. Je n’ai aucun doute, pas le moindre doute à ce sujet. Je n’ai pas plus d’autorité que n’importe qui d’autre. Mais c’est ce que je crois ! Je le sais. (A ce moment, nous avons compris qu’il voulait dire par-là que sa certitude provenait d’une conviction basée sur la connaissance. Il semblait faire référence à la différence qui existe entre un simple espoir non fondé, et sa croyance ou sa conviction basée sur la connaissance.) Les gens parlent d’espoir, mais quand on croit, l’espoir n’est pas nécessaire.
Nous restâmes silencieux, attendant qu’il en dise davantage ; il garda également le silence pendant un moment avant de dire : « N’oubliez pas que Maitreya est très puissant. Les gens oublient la puissance extraordinaire de Maitreya ! »
Il s’inclina devant nous, et dit : « Je vous remercie du fond du cœur », la main sur la poitrine.
Nous avions compris qu’il était Maitreya (ou un familier), et il savait que nous savions.
Chose extraordinaire, nous nous sommes tous conduits comme s’il s’agissait d’une situation tout à fait normale, voire même banale, avec en même temps une atmosphère très intense, et une sorte de silence incrédule. […] Il ne nous laissa pas le moindre doute : « Il est ici ! » et « Tout se passera bien ! »
Equipe de la revue, Centre d’information, Amsterdam
Comme nous avons eu la chance de bénéficier de l’aide d’un Maître pour trouver un nouveau local pour le Centre d’information d’Amsterdam plus grand et beaucoup plus pratique, notre programme public s’est étoffé. Nous avons aujourd’hui deux ou trois manifestations publiques par mois et nous sommes ouverts six jours sur sept.
[Le Maître de B. Creme a indiqué que le « visiteur » était Maitreya.]
Date des faits : 15 novembre 2003
Thématiques : émergence
Rubrique : Le point de vue de Maitreya ()
