Une nouvelle mesure de la qualité de l’environnement

Partage international no 178juin 2003

« L’environnement deviendra la préoccupation majeure dans le monde entier. » [Maitreya, Partage international, juin 1989]

L’une des difficultés majeures rencontrées dans la lutte en faveur de l’environnement est l’incapacité à en mesurer la qualité. En l’absence de chiffres précis pour mesurer et comparer, il est difficile pour les différents pays de savoir s’ils font des progrès en matière d’environnement ou si au contraire ils reculent.

Afin de remédier à cette situation, un prototype d’indice de préservation de l’environnement (IPE) a été annoncé lors de la rencontre annuelle du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Ce nouvel indice est un indicateur complet, l’équivalent en matière d’environnement de ce qu’est le produit intérieur brut en matière d’économie : un seul chiffre mesure l’état de l’environnement dans une région donnée.

Ce prototype IPE a été développé en coopération entre le Center for International Earth Science Information Network (CIESIN) de l’Institut de la Terre de l’Université de Columbia, à New York, le Center of Environmental Law and Policy de l’Université de Yale, et les responsables de Tomorrow Environment Task Force du Forum économique mondial.

« Depuis des années, de grandes déclarations sur les progrès à accomplir en matière d’environnement ont été faites dans le monde entier. Mais il n’a jamais existé de moyen fiable permettant de mesurer les performances ou de stimuler les efforts des différents pays, adéclaré Marc Lovy, chef de l’équipe travaillant pour le CIESIN. Le prototype de cet indice semble produire des résultats plausibles et utiles et représente un pas dans la bonne direction. »

L’équipe a défini 21 facteurs clés en matière d’environnement, notamment la qualité de l’air dans les villes, le niveau sanitaire général, et l’efficacité de la réglementation. Elle a également pris en considération 63 paramètres pour lesquels la plupart des pays disposent de données fiables, comme le taux de dioxyde de soufre dans l’air urbain, le taux de mortalité infantile, et la surface relative des zones protégées.

Cinquante-six pays ont été classés en fonction de chaque paramètre. On a ensuite fait la moyenne des notes individuelles de chaque pays afin d’obtenir l’IPE final. La Norvège arrive en tête, suivie de près par l’Islande et le reste de l’Europe du Nord. Le Canada est bien classé alors que les Etats-Unis se situent seulement au milieu de la première moitié. Les plus pauvres des pays en voie de développement forment l’ensemble de la moitié inférieure et le Vietnam se trouve en bas de la liste.

« La stabilité économique et politique est généralement propice à la préservation de l’environnement », a déclaré le directeur du projet Dan Esty. Cependant l’analyse n’indique pas de corrélation nette entre le taux de croissance de l’économie d’un pays et son score IPE.


Sources : Daily Science News, Etats-Unis
Thématiques : environnement, politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)