Une joie soudaine

Partage international no 164avril 2002

Cher Monsieur,

Le 9 juin 1998, dans la soirée, je pris le métro pour rentrer chez moi. Le wagon étant pratiquement vide, je choisis une bonne place près d’une fenêtre. Le métro commençait à se remplir peu à peu lorsqu’un très bel homme, qui pouvait avoir entre vingt-huit et trente-cinq ans, vint s’asseoir sur l’un des derniers sièges vides en face de moi. Il avait des traits empreints de douceur, des cheveux châtains assez longs, un anneau à l’oreille gauche et il portait un short et une chemise à larges motifs. Il avait à la main deux pages déchirées dans les Pages Jaunes et il était en train de souligner une annonce.

Malgré l’attrait qu’il exerçait sur moi, je détournai les yeux et me mis à regarder par la fenêtre tandis que le métro commençait à s’enfoncer sous terre. Soudain je me sentis obligée de tourner la tête vers lui et j’eus devant moi une vision magnifique ! C’était comme si un personnage de la Renaissance d’une merveilleuse sérénité était revenu à la vie ! L’homme s’était tourné vers moi et son regard était le plus limpide que j’aie jamais vu ; il exprimait la douceur, l’intimité, la compassion, une paix singulière et encore beaucoup plus que je ne saurais traduire par des mots. Je vis même de la lumière émaner de sa chevelure. J’étais remplie de révérence et tandis que j’entendais une voix intérieure me dire : « Il est toujours ici », je me mis à éprouver un sentiment de paix et d’exaltation spirituelle en pensant que cet homme devait être Maitreya. Je ne pus préserver cette paix très longtemps, car au bout d’un moment, je commençai à penser que cette rencontre avait lieu dans un wagon bondé et je me demandai comment toute cette scène était perçue par les autres passagers.

Je remarquai alors que son visage n’était plus aussi serein et que quelques minuscules muscles autour de sa bouche et de son menton s’étaient crispés dans un mouvement d’irritation. Aussi changeai-je d’avis, il ne pouvait s’agir de Maitreya. Ce devait être un disciple comme moi qui était capable d’entrer en contact avec son âme, mais pouvait, lui aussi, être perturbé par ses émotions. Je regardai à nouveau par la fenêtre, tout en le surveillant du coin de l’œil. Au bout de quelques instants, je me tournai à nouveau vers lui et le seul fait de le regarder m’inonda le cœur d’une telle joie que j’éclatai de rire en même temps que lui, comme si nous étions synchronisés.

Toujours embarrassée, je regardai à nouveau par la fenêtre. Il faisait maintenant plus sombre et je vis sur la vitre son reflet qui regardait le mien. Je me tournai à nouveau vers lui et, le cœur débordant de joie, j’éclatai à nouveau de rire au même moment que lui. Très intriguée par ce qui m’arrivait, je réalisai soudain que j’avais manqué ma station. Je le saluai (il ne me répondit pas) et je sortis précipitamment du train.

Cet homme était-il le Maître Jésus ?

L. A., Athènes, Grèce

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait effectivement du Maître Jésus.]

Lieu : Athènes, Grèce
Date des faits : 9 juin 1998
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)