Partage international no 118 – juin 1998
« La bénédiction est arrivée d’une manière complètement inattendue. Juste avant la fête de Thanksgiving, le jeune Simon Lahdu regardait les Pistons [l’équipe professionnelle de basket-ball de Détroit] perdre un match à la télévision, lorsqu’il se leva pour se rendre à la cuisine. Il fut arrêté par quelque chose d’humide qui coula sur son visage. Il leva les yeux. « Maman, l’icône ! » s’écria-t-il en montrant la peinture de la Vierge à l’enfant au dessus de la porte de la cuisine, « Elle perd de l’huile ! ». »
Ainsi commence l’article du Detroit News sur l’icône qui pleure dans la maison d’Alice Lahdu et de ses cinq enfants. Depuis ce jour, la famille Lahdu, chrétiens irakiens membres de l’Eglise orthodoxe d’Antioche, ouvre ses portes cinq heures par jour, du lundi au vendredi, à toute personne désireuse de vénérer la « Vierge bénie ».
Les jours calmes, une vingtaine de personnes seulement viennent voir l’icône, mais parfois une véritable foule se presse pour apercevoir celle que certains catholiques appellent « Notre-Dame du Perpétuel Secours ».
La famille Lahdu ne demande pas d’argent ni de droit d’entrée. Sarah Lahdu, vingt-trois ans, appelle l’icône « notre croix », mais c’est une croix qu’ils ont acceptée, croyant qu’elle est en relation avec le choix que fit leur mère Alice de s’enfuir d’Irak il y a environ vingt ans, lorsque le fait de s’affirmer ouvertement chrétienne lui attira des ennuis.
Combien de temps pourra-t-elle garder sa maison ouverte ? « Je ne sais pas, je ne sais pas », répond-elle dans un anglais teinté d’araméen, sa langue natale. « La langue du Christ », s’empresse-t-elle de faire remarquer, « jusqu’à mes prochaines vacances… Ou aussi longtemps que la Vierge bénie le voudra. »
Selon Joe Nickell, rédacteur au Skeptical Inquirer, les icônes qui versent des larmes sont communes dans l’histoire religieuse. Mais le cas de la peinture de la famille Lahdu, achetée dix ans auparavant dans un monastère à Chypre, est inhabituel, car l’huile ne coule pas des yeux mais de toute la surface de la peinture. Dans certains des cas qu’il a étudiés, J. Nickell pense que ceux qui surveillent les l’icônes et recueillent les larmes avec du coton rajoutent un peu d’huile. Mais les quantités en question dans ce cas-là, à savoir des litres, sont au delà de tout ce qu’il a entendu dire à ce sujet.
La famille distribue des boules de coton trempées dans l’huile jaune de l’icône, qui a un parfum de rose pour les croyants, un parfum d’huile de colza pour les sceptiques. Ceux qui ont été oints avec cette huile font état de guérisons extraordinaires. Mary Bidawid, assistante d’enseignement, déclare qu’une amie, trop timide pour révéler son identité, stérile depuis six ans, a pu concevoir après que Mary lui a frotté le ventre avec cette huile.
Les pèlerins viennent même de Virginie et de Californie, et ils pressent Alice, dont ils croient qu’elle a été touchée par des anges, de prier pour eux. Alice fait de son mieux. Elle conserve les demandes manuscrites où figurent le nom et la maladie des gens, de manière à ne pas en oublier.
[Le Maître de Benjamin Creme indique que le phénomène a été manifesté par le Maître qui fut la Madone.]
Etats-Unis
Sources : The Detroit News, E.-U.
Thématiques : religions, signes et miracles
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)
