Partage international no 208 – décembre 2005
Cher Monsieur,
En juin 2004, mon mari et moi participions à la tenue du stand de Share International à Denver (Colorado). Nous avions besoin d’une chaise supplémentaire et je traversai un espace vert pour aller en chercher une.
Deux sans logis étaient allongés dans l’herbe, une cigarette à la main ; tous deux portaient des casquettes de base-ball noires, et le plus âgé portait une veste de tweed foncée. A côté d’eux se trouvait un chariot rempli de cannettes vides de boissons gazeuses. Je leur demandai s’ils avaient remarqué où les chaises supplémentaires étaient rangées. Ils m’envoyèrent au stand d’information. Le plus jeune, sous l’injonction du plus âgé, m’y accompagna, marchant à quelques pas devant moi, sans parler. Il était grand et portait un jean propre. Je trouvais étrange qu’un sans-logis paraisse si soigné. Je demandai : « Est-ce la drogue ou le vin ? » Il me répondit : « Le vin. » Je connaissais cela, mon père ayant été alcoolique – il n’était pas méchant, mais il buvait et cela avait rendu mes années d’adolescence misérables.
Pendant au moins une heure, les deux hommes m’emmenèrent partout à la recherche d’une chaise, en vain. Au fond de moi j’éprouvais une certaine joie car je savais qu’ils essayaient de m’aider, j’étais capable de les voir sous un jour différent, de percevoir le divin en eux.
Ils me ramenèrent à notre stand, le plus jeune poussant le chariot, le plus âgé étant le seul à parler : il dit qu’il venait de Californie, d’une famille nombreuse, et qu’il avait l’habitude d’aller à la pêche avec son père. Il ajouta : « Je peux y retourner à chaque fois que je le désire. » Il ne cessait de répéter : « Le jeune est si jeune », jusqu’à ce que je lui demande quel âge il avait. Il répondit trente-huit ans. Je lui dis : « Je ne peux discerner votre âge à cause de votre barbe. » Il répliqua : « J’aime ma barbe. »
Lorsque le moment fut venu de nous séparer, le plus âgé tira une chaise du fond du chariot et me la tendit. Je fus si stupéfaite que tout ce que je pus dire fut : « Je ne peux prendre cette chaise, c’est la vôtre. » Il répondit : « Que ferais-je d’une chaise ? Je veux que vous la preniez. » Il ajouta : « Pouvez-vous me serrer dans vos bras ». Je répondis oui.
Se peut-il que ces deux hommes aient été Maitreya et le Maître Jésus ?
B. S., Boulder, Colorado, E.-U.
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme le plus âgé était Maitreya et le plus jeune le Maître Jésus.]
Lieu : Colorado, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles, spiritualité
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
