Un témoignage de première main

Partage international no 436décembre 2024

par Phyllis Creme

Certains lecteurs se souviendront peut-être que Partage international a publié des informations nouvelles transmises par Benjamin Creme (BC) en 2016. En septembre 2019, un article de Felicity Eliot, rédactrice en chef, examinait cette déclaration de BC datant de 2016. Puis, dans son article sur le libre arbitre de l’humanité paru dans notre numéro de novembre 2024, elle établit un lien entre l’annonce de BC et la crise mondiale actuelle, l’importance d’accepter le libre arbitre et la nécessité d’agir pour mettre en œuvre les changements nécessaires.

Benjamin Creme a déclaré que les événements ne se déroulaient pas comme il l’avait annoncé depuis de nombreuses années. Maitreya, qui est entré dans le monde moderne en juillet 1977, aurait dû au moins être reconnu comme un guide spirituel, et le Jour de Déclaration n’aurait pas tardé à suivre.

Je voudrais ajouter une note personnelle. Felicity Eliot et moi étions au côté de mon époux lorsqu’il a déclaré, très clairement : « Ne soyez pas surpris, ni effrayés, si les choses se déroulent différemment. » Il a ajouté que nous serions avisés de ne pas mettre l’accent sur le Jour de Déclaration – le jour qu’il décrivait dans le passé comme étant celui où Maitreya s’adresserait à la communauté mondiale, dévoilerait son identité et expliquerait les raisons de son émergence publique pleine et entière.

BC nous a fait comprendre que la réapparition de Maitreya pourrait ne pas se dérouler aussi simplement – ou même aussi spectaculairement qu’il l’avait annoncé depuis de nombreuses années. En particulier, le Jour de Déclaration ne devrait pas se produite si tôt, mais nous devrions d’abord nous attendre à une série d’adombrements moins spectaculaires, au fil du temps.

Sur le moment, j’ai été assez choquée – ce qu’il disait semblait aller à l’encontre de ses quarante années héroïques de travail infatigable, d’enseignement, de voyages, de conférences et d’écrits. Mais j’ai fini par accepter un point de vue plus réaliste.

Cela fait maintenant huit ans que BC est décédé et le monde se trouve dans un état terrible, pire aujourd’hui qu’il ne l’a été depuis longtemps. Les forces de la matérialité sont omniprésentes. Nous attendons avec impatience que Maitreya vienne nous « sauver ». Mais, comme Felicity Eliot l’a souligné dans son récent article, nous, l’humanité, avons notre libre arbitre, et c’est nous qui devons agir. Nous avons toujours compris, au moins rationnellement sinon émotionnellement, que Maitreya, le Christ, ne viendra pas comme un sauveur descendu du ciel.

Le thème des rencontres européennes 2024 de Share International était « L’art de l’attente »1, basé sur une des dernières conférences de BC. Le mot « art » nous interpelle. Nous ne pouvons pas « attendre » passivement d’être « sauvés ». La conférence de BC aborde principalement la notion de « temps » : il s’agit d’un concept humain et, dans un sens plus large, le temps n’existe pas ; et puisque le temps n’existe pas, l’attente n’existe pas. Une citation tirée des enseignements de l’Agni Yoga est particulièrement appropriée : « Si vous aimez le travail, comprenez-le comme un substitut au temps. »Lorsque nous sommes totalement absorbés par une tâche, nous ne pensons plus au temps.

C’est ainsi que nous devons penser à l’attente de Maitreya. Nous devons oublier l’attente ; et travailler, être absorbés par le travail pour Maitreya et surtout en faveur de ses priorités.

1 – Voir Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome 3
2 – Agni Yoga, Surterrestre, tome II, § 234

Auteur : Phyllis Creme, collaboratrice de Share International qui vit à Londres (Royaume-Uni). Elle était l’épouse de Benjamin Creme.
Thématiques :
Rubrique : De nos correspondants ()