Un New Deal vert

Partage international no 375novembre 2019

En août 2019, Bernie Sanders, sénateur du Vermont et candidat à l’élection présidentielle américaine, a annoncé son plan de 16 300 milliards de dollars pour lutter contre le changement climatique. Il a été le premier candidat démocrate à la présidence à soutenir le New Deal vert (en référence au New Deal de Roosevelt), initiative lancée en février par les membres progressistes du Congrès, le sénateur démocrate Ed Markey (Massachussetts) et la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez (New York).

B. Sanders préconise d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables pour l’électricité et les transports d’ici 2030 au plus tard et une décarbonisation complète d’ici 2050 au plus tard.

Voici les principaux éléments de son New Deal vert :

– investir directement un montant historique de 16 300 milliards de dollars ;

– une transition juste pour les travailleurs ;

– déclarer le changement climatique urgence nationale ;

– soutenir les petites exploitations familiales en investissant dans une agriculture durable et respectueuse de l’environnement ;

– s’impliquer pour la réduction des émissions dans le monde entier ;

– atteindre et dépasser la quote-part des Etats-Unis dans la réduction des émissions mondiales ;

– investir massivement dans la recherche et le développement ;

– développer le mouvement pour la justice climatique ;

– investir dans la conservation et les terres publiques pour régénérer les sols, les forêts et les prairies ;

– faire en sorte que l’industrie des combustibles fossiles paie la pollution qu’elle génère.

Ce plan sera rentabilisé sur quinze ans. Des experts ont évalué le plan et ses effets économiques.

Un article de Vox sur le New Deal vert de B. Sanders explique : « Le plan génère lui-même des ressources, notamment 6 400 milliards de dollars de recettes provenant de la vente d’énergie, 2 300 milliards de dollars d’impôts sur le revenu générés par les nouveaux emplois créés dans le cadre du plan et 1 200 milliards de dollars de réduction des dépenses militaires liées à la protection des itinéraires de transport du pétrole. »

La proposition de Bernie Sanders est ambitieuse et audacieuse, et suscitera le scepticisme. Mais comme il l’a lui-même déclaré : « Le coût de l’inaction est beaucoup plus élevé encore. »

Etats-Unis
Sources : berniesanders.com ; vox.com
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)