Partage international no 105 – mai 1997
Des yeux de Hasnah Mohamed Meselmani, une fillette de 12 ans, sortent des cristaux de verre acérés comme des lames de rasoir. Cette nouvelle a été publiée fin 1996 par Partage International. Nabil Matraji, notre correspondant au Liban, a pris contact avec la famille Meselmani afin d’en savoir plus sur ce phénomène stupéfiant, qui a duré de mars à novembre 1996. Un entretien avec Hasnah a permis de confirmer que la main qui se cachait derrière ce miracle était celle de Maitreya. Voici l’histoire du mystérieux « chevalier blanc ».
L’information a provoqué l’émotion à travers le monde arabe : les yeux d’une fillette produisaient, sept fois par jour, des cristaux de verre suffisamment acérés pour couper du papier, sans qu’aucune blessure n’apparaisse : cela tenait du miracle. La petite Hasnah Mohamed Meselmani devint un centre d’attention. Les autorités religieuses ainsi que des scientifiques ont cherché une réponse à ce mystère.
La réponse ne tarda pas : il s’agissait d’une « fraude » et la jeune fille l’avait admis, c’est du moins l’histoire qui circula. Beaucoup de gens furent contrariés et déçus, tandis que d’autres, moins enclins à croire à d’inexplicables « miracles », étaient soulagés. Le Liban ainsi que d’autres pays arabes déclarèrent le sujet clos et le silence se fit sur l’histoire de Hasnah Mohamed Meselmani. Plusieurs questions restaient pourtant sans réponse. Par exemple, des questions sur la nature de la prétendue supercherie. Comment Hasnah avait-elle pu, en plein devant les caméras de télévision, faire sortir des cristaux de ses yeux ? Si les images de la télévision étaient authentiques, la fraude semblait hors de question : les yeux de la fillette ont été pris en gros plan et on avait pu voir des morceaux de verre en sortir lentement, comme s’ils provenaient de la rétine. Aurait-elle pu les cacher elle-même dans ses yeux ? Ou bien ne s’agissait-il que d’une illusion ? Et Hasnah aurait-elle pu maîtriser un tour de passe-passe consistant à cacher les fragments dans le coin de ses yeux ? Dans les deux cas, comment aurait-elle pu le faire sans se blesser avec des fragments de verre suffisamment aiguisés pour couper du papier, tels qu’ils ont été montrés par les caméras de télévision ?
Pour Partage International, c’était suffisant pour justifier une enquête plus poussée, surtout depuis que le Maître de Benjamin Creme avait indiqué que c’était bien là un autre des nombreux « signes » envoyés par Maitreya.
Lors de sa première réponse, le Maître avait ajouté au mystère en précisant en termes ambigus : oui, c’était une fraude, et pourtant un miracle. Lorsqu’on lui demanda des éclaircissements, il ajouta que c’était une fraude dans la mesure où il « semblait » que des cristaux sortaient de la rétine de Hasnah, alors qu’en réalité il s’agissait de larmes que Maitreya avait transformées en cristaux au moment où elles sortaient des conduits lacrymaux. C’était ça, le vrai miracle.
L’enquête sur place
Muni de ces informations, notre correspondant au Liban, Nabil Matraji, prit contact avec Hasnah et sa famille. Il fut accueilli avec gentillesse par le père de Hasnah, mais aussi avec quelque réserve. La publicité faite autour de sa fille ainsi que l’accusation de supercherie l’avaient mis sur ses gardes, telle fut tout au moins l’impression de Nabil. Jusqu’au moment où Nabil lui raconta qu’il faisait partie d’un groupe de personnes qui continuaient à croire que Hasnah n’avait rien truqué, mais qu’au contraire il s’agissait d’un véritable miracle et qu’elle avait été contactée par un « messager de Dieu ». « L’attitude du père changea aussitôt », raconte Nabil. « Il répondit que c’était exactement ce que Hasnah elle-même avait dit. Il était seulement surpris que je le sache aussi, parce que sa famille s’était efforcée de garder le secret. »
Lorsque Hasnah rentra de l’école quelques heures plus tard, Nabil lui demanda de décrire le personnage qu’elle avait vu en rêve. « La fillette se fâcha contre son père, croyant qu’il avait révélé son secret. Ce n’est qu’après qu’il l’ait convaincue qu’il n’avait rien dit au sujet de sa vision qu’elle se calma et qu’elle me raconta son histoire. »
Tout avait commencé en mars 1996. Elle se trouvait à l’école lorsqu’elle avait senti quelque chose d’étrange dans son œil gauche : son premier morceau de verre, ce qui bien sûr la troubla. De retour à la maison, elle raconta à sa famille ce qui s’était passé et, tandis qu’elle parlait, un deuxième fragment de verre apparut dans son œil. Son père la conduisit à Chtaura, à la clinique du Dr. Araji, un ophtalmologiste. Elle y resta deux semaines pendant lesquelles les cristaux continuèrent de sortir de son œil. Le Dr. Araji certifia qu’il s’agissait de véritables morceaux de verre, disant qu’il ne voyait aucune explication scientifique à ce phénomène. Il pensait que cela ne pouvait être que l’œuvre de Dieu.
Hasnah s’entendit dire la même chose lors d’un autre événement étrange. « Une nuit, dit-elle à Nabil, je ne dormais pas encore lorsque j’entendis frapper à la fenêtre. Je me levai, m’approchai de la fenêtre, et là je vis un homme vêtu de blanc. Il était sur un grand cheval blanc, il me souriait, m’appelant par mon nom. Il me demanda de sortir pour lui parler ». Hasnah sortit par la porte d’entrée. Le « chevalier blanc », ainsi qu’elle l’appelle, l’attendait. Il portait une longue tunique blanche qui couvrait aussi sa tête et son visage.
Le « chevalier blanc » lui dit de ne pas être effrayée et se présenta à Hasnah comme étant un « messager de Dieu ». Le chevalier blanc lui avait fait comprendre qu’il était à l’origine des larmes de verre et que tout se déroulait selon la volonté de Dieu. Hasnah ne révéla rien d’autre de leur conversation, laquelle eut un témoin : le petit frère de Hasnah l’avait suivie dehors. Il avait entendu sa sœur parler, sans voir à qui elle s’adressait.
Le « chevalier blanc » lui rendit encore plusieurs visites, lui donnant des conseils et lui faisant diverses recommandations. Lorsque Hasnah lui demanda quand les larmes de verre cesseraient, la réponse fut : « Quand Dieu en décidera. »
Détail fascinant : lors d’une de leurs rencontres, le chevalier blanc l’avertit que ses parents devraient temporairement quitter leur domicile parce que quelque chose de déplaisant était sur le point de se produire. Toute la famille, sauf un fils, suivit ce conseil. Le lendemain, il eut un accident de voiture, mais bien que la voiture soit en miettes, il s’en tira sans une égratignure. Hasnah rencontra à nouveau le chevalier blanc le même soir. Il lui rappela : « Ne t’avais-je pas dit que vous deviez tous quitter la maison ? »
Nabil Matraji donna à la famille son avis sur les événements : « Je leur ai parlé de Maitreya, l’Instructeur mondial, le Christ et le Mahdi. Ce qui les a fortement ébranlés. Trois heures plus tard, ils étaient encore en train de me poser des questions sur la religion, sur la nouvelle ère à venir. Ce que je leur révélai leur apporta un immense soulagement, car ils n’avaient pas vraiment compris ce qui était arrivé à Hasnah. » Ils répondirent : « Il faut que tout le monde soit mis au courant, c’est le nouvel espoir pour l’humanité. »
C’est à ce moment de la conversation que Nabil fut mis au courant des accusations de fraude.
Au cours de ces événements, le père d’Hasnah avait consulté un autre ophtalmologiste, le Dr. Salamoun de l’Hôpital Universitaire de Beyrouth. Pendant qu’elle était en observation, d’autres morceaux de verre sortirent de son œil. Cela se sut : des chaînes de télévision, des magazines et des journaux affluèrent au domicile des Meselmani afin de rencontrer la fille aux larmes de verre.
Des experts confirment et se taisent
Des experts d’Arabie Saoudite ont emporté ces fragments dans leurs laboratoires et ont certifié qu’il s’agissait bien de morceaux de verre. Puis les autorités saoudiennes ont décrété qu’elles préféraient passer la chose sous silence. « Le père d’Hasnah m’a dit avoir subi beaucoup de pressions afin qu’il taise toute cette affaire », rapporte Nabil. « On lui a même offert 50 000 dollars. »
L’offre était trop alléchante : la famille Meselmani est loin d’être riche et le père décida d’accepter l’argent. Il le fit devant les caméras de la télévision, et c’est cette prise de vue qui convainquit le public qu’il s’agissait d’une énorme supercherie : toute l’affaire tournait à l’évidence autour d’une question d’argent, et le père avait introduit les cristaux dans l’œil de sa fille. Aujourd’hui il n’hésiterait plus : « Si les cristaux devaient apparaître à nouveau, je ferais en sorte que le dossier soit réouvert. La volonté de Dieu doit être accomplie », dit-il.
Même après cinq heures d’entretien, raconte Nabil, la famille ne voulait pas le laisser repartir, tant ils étaient tous passionnés par la vision qu’il avait de l’événement. « Ne pouvez-vous pas rester pour la nuit ? Nous inviterons des amis et nous pourrons continuer notre discussion jusqu’à l’aube. »
Nabil finit par les quitter avec la promesse d’une prochaine visite. Peu après il recevait un appel téléphonique du père surexcité : sa fille et lui avaient vu Maitreya en rêve. Comment savaient-ils que c’était Maitreya ? Nabil leur avait montré des photos de Maitreya lors de son apparition à Nairobi, et c’est sous cette forme qu’il leur était apparu en rêve. M. Meselmani se souvient que Maitreya lui avait longuement parlé, mais il ne se rappelle pas de ses paroles.
Quant à Hasnah, elle se souvient de quelques mots prononcés par le « chevalier blanc » dans son rêve. Il l’avait embrassée sur le front en disant : « Je serai toujours avec toi, même quand tu ne me verras pas. »
Notes de la rédaction
1. L’apparition de Maitreya sous la forme d’un « chevalier blanc » évoque d’intéressantes analogies. Dans la tradition hindoue, Vishnou est attendu sous l’apparence de l’avatar Kalki, qui est lui aussi un cavalier vêtu de blanc. Dans l’Apocalypse, la Bible mentionne également un cavalier sur un cheval blanc ( « …et voici un cheval blanc, et celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véridique ; » 19-11 – Bible Osty). Dans la tradition perse, la même description s’applique à Sosiosh, dont Helena Petrovna Blavatsky écrit dans son Glossaire Théosophique : « Sosiosh – le Sauveur mazdéen qui, comme Vishnou, Maitreya Bouddha et d’autres, est attendu à la fin du cycle sur un cheval blanc pour sauver l’humanité. »
2. Le fait que Maitreya soit apparu vêtu de blanc et le visage couvert n’est pas sans signification. Dans la tradition musulmane, il est défendu de montrer le visage ou de représenter des images de saints ou d’envoyés divins.
Liban
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)
