Partage international no 179 – juillet 2003
L’OMS (Organisation mondiale de la santé), qui dépend des Nations unies, adresse un appel urgent intitulé Un milieu sain pour les enfants.
Chaque année, plus de cinq millions d’enfants meurent de maladies, d’infections et d’accidents imputables à leur environnement, alors que quelques mesures simples portant sur l’amélioration de leur milieu de vie pourraient éviter leur décès suite à des infections respiratoires ou à des maladies telles que la malaria ou la diarrhée. A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, l’OMS s’est adressée aux différents Etats membres, aux organisations non gouvernementales et à toutes les personnes concernées par le bien-être des enfants, en leur demandant d’agir de manière plus efficace, plus visible et plus concertée, afin de protéger les enfants des risques liés à l’environnement.
Dans un discours prononcé à New Delhi (Inde) lors de la Journée mondiale de la santé, le Dr Gro Harlem Brundtland, directeur général de l’OMS, a déclaré : « Les principales menaces pour la santé des enfants se rencontrent dans les endroits qui devraient être les plus sûrs pour eux : la maison, l’école et leur communauté. C’est un fait peu connu mais pourtant accablant que chaque année, plus de cinq millions d’enfants âgés de 0 à 14 ans meurent, principalement dans les pays en voie de développement, de maladies liées à leur environnement, c’est-à-dire aux lieux où ils vivent, étudient et jouent. »
Ensemble, la diarrhée, les infections respiratoires aiguës et la malaria, qui sont toutes des maladies associées à des facteurs environnementaux, sont à l’origine de plus de décès d’enfants que n’importe quelle autre maladie. Le Dr Brundtland affirme : « Ces maladies peuvent être prévenues. Nous connaissons les stratégies qui permettent de combattre ces menaces pour la santé des enfants ; cependant, nous devons faire davantage d’efforts pour nous assurer qu’elles sont largement appliquées aux niveaux globaux, nationaux et locaux. » Au moins un tiers des cas de maladies détectées dans le monde sont liées à des facteurs environnementaux. Les enfants de moins de 5 ans sont concernés dans 40 % de ces maladies alors qu’ils représentent moins de 10 % de la population mondiale.
Près de deux millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année d’infections respiratoires aiguës (celles-ci représentent la principale menace chez ces jeunes enfants). Un risque majeur provient de la pollution de l’air provoquée dans les logements par les feux de cuisine et les chauffages fonctionnant à partir de combustibles très polluants.
Les diarrhées dues à l’eau non potable et à des systèmes sanitaires inadéquats représentent la deuxième cause de décès d’enfants et tuent environ 1,3 million d’enfants chaque année.
La malaria, qui est transmise par des moustiques vivant dans les eaux stagnantes, tue environ un million d’enfants chaque année, principalement en Afrique sub-saharienne.
Les accidents de la circulation et les noyades sont les causes principales de décès accidentels parmi les enfants. A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, l’OMS a utilisé le slogan « Un milieu sain pour les enfants » afin d’attirer l’attention sur les dangers que l’environnement fait courir aux enfants et sur les mesures simples qui permettent de les prévenir.
D’après le Dr Brundtland : « Tout enfant a le droit de grandir dans un environnement sain, à la maison, à l’école et dans sa communauté. L’avenir de nos enfants et de leur monde dépend de leur bonne condition de santé. Leur avenir se trouve entre nos mains et nous devons travailler davantage afin de réduire les risques que les enfants courent dans leur cadre de vie. »
Sources : Communiqué de presse de l'OMS
Thématiques : Sciences et santé, Société, politique
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
