Partage international no 454 – juin 2026
par Phyllis Creme
Dans l’introduction, l’auteur de cet ouvrage s’interroge : « Nous sera-t-il possible un jour d’apprendre à connecter nos esprits à différentes longueurs d’ondes dont certaines viennent d’au-delà de notre système solaire ? Pourquoi pas ? Une telle prouesse demanderait certainement un entraînement qui n’est pas encore disponible, mais s’il l’était ? »
From the Mundane to the Magnificent (Du banal au grandiose, non traduit), publié en 1979, décrit les merveilles d’un tel apprentissage. Ce livre autobiographique extraordinaire fut écrit assez tard dans sa vie par Vera Stanley Alder (1898/1984). Elle est elle-même une personne extraordinaire, autrice d’autres ouvrages antérieurs moins personnels sur la Sagesse éternelle.

Le terme « mundane » (banal, ordinaire) se réfère à la vie sociale de deux femmes, Vera Stanley Alder (de son surnom d’enfance Verity, utilisé tout au long du livre), et sa cousine Marion qui vivent à la campagne pendant la Seconde Guerre mondiale, et cultivent un potager pour subvenir à leurs besoins en ces temps de sévère rationnement. Elles partagent leur maison avec une mascotte, un lièvre tibétain nommé Bin, remarquablement intelligent et sensible aux besoins humains. A un moment donné elles durent accueillir et nourrir une section de l’armée postée chez elles. Mais cette vie « banale » finit par sembler irréelle à Verity.
Le terme « magnificent » (magnifique, grandiose) se réfère aux rencontres de Verity avec un visiteur astral nommé Raphaël, et aux visions qu’il lui révèle de la vitalité du monde éthérique et du futur de la Terre. Elle commence à vivre une sorte de double vie, entre le quotidien avec sa cousine pragmatique, et l’expérience graduelle des révélations de Raphaël.
Mais malgré une grande réussite avec ses cultures elle n’est pas satisfaite. La guerre se poursuit et génère en elle des questions difficiles et déprimantes sur la cruauté humaine. Elle réalise alors que toute sa connaissance est abstraite. En dépit de sa compréhension des lois de la Sagesse éternelle, de la réincarnation et du karma, qui ont répondu à beaucoup de ses questions, elle se demande pourquoi l’humanité est si confuse. « Je veux voir la vérité par moi-même au lieu de dépendre de tous ces enseignements. » En proie au désespoir, elle reçoit la visite inattendue de Raphaël « une grande silhouette, silencieuse, barbue » qui s’adresse à elle en l’appelant Verity, sans qu’elle en soit effrayée. Son visiteur lui annonce qu’elle souffre d’un « mécontentement divin, une bonne maladie ».
Lorsqu’elle déclare qu’elle veut connaître, comprendre « les choses radicales » qui rendraient la vie meilleure et pourraient aider l’humanité, elle semble passer un test. Elle ressent immédiatement la sensation de flotter au-dessus de son propre corps allongé sur le canapé et voit son « double éthérique […] le corps sur le lit, devenir flou et plus éthéré. Au même moment la lumière bleue qui l’imprégnait devint plus forte […] Elle se répandit uniformément d’environ 2,5 centimètres sur l’extérieur de la peau. Elle semblait scintiller légèrement et frémir de vie. » Après un certain temps, elle réalise que ce qu’elle voit est « un second corps entremêlé avec mon propre corps physique, composé de millions de minuscules fils entrelacés, aussi fins que les fils les plus fins d’une toile d’araignée. »
Tandis qu’elle demeure dans son corps astral, elle découvre qu’elle peut se mouvoir instantanément par la pensée, et il lui est donné une autre sorte de vision, celle d’elle-même comme une espèce de fantôme. Elle en vient à réaliser que son aura n’est pas pure, car elle souffre d’un « tempérament passionné ». La leçon du jour enfin terminée, elle retourne dans son corps physique grâce à un fil, le fil de vie, et constate la disparition de Raphaël. (Ce passage ainsi que les nombreuses visions suivantes ne peuvent être résumés aussi j’encourage les personnes intéressées à lire le livre.)
Dans les semaines qui suivent, Verity vit beaucoup d’autres expériences merveilleuses éclairantes avec Raphaël. Elle est emmenée au-delà de la planète dans son corps astral avec peut-être le même émerveillement que celui vécu par les astronautes d’Artémis 2, cette année-là. Mais elle voit plus encore. Elle voit que le magnifique corps astral de la Terre est perturbé et souillé par la stupidité et l’inconséquence humaines.
Raphaël est également capable de « rétrécir » Verity pour qu’elle voie les cellules mêmes dont la vie est constituée. Il l’emmène dans un hôpital psychiatrique explorer l’aura d’une infirmière puis à l’intérieur de son propre corps. Elle voit les élémentaux responsables des fonctions du corps et la grande beauté du cœur humain qui, selon les explications de Raphaël, constitue le centre de l’énergie d’amour, expression du dessein de tout le système solaire. Au cours de ses voyages astraux suivants, Verity a un aperçu extraordinaire sur de nombreux aspects de la maladie, de la santé et du rêve, le plus souvent visuellement, dont certains ont été illustrés en détail grâce à ses talents de peintre.
Dans le chapitre final, Verity décrit le départ de Raphaël de sa vie et la vision qu’il lui donne du futur qui implique « l’entrée complète du royaume spirituel dans le monde physique conscient pour qu’il n’y ait plus aucune division. » Depuis ce qui semble être un dirigeable, ils voient l’Angleterre transformée en un paysage accueillant, avec des villes communautaires qui pourvoient à tous les besoins. Il prédit que tout ceci se réalisera lorsque les peurs et la cupidité de l’homme auront disparu. Raphaël transmet à Verity le même message que celui de Benjamin Creme des décennies plus tard : la deuxième venue du Christ, l’instructeur attendu par toutes les religions, se produira lorsque la Terre entrera dans l’ère du verseau, mais sans être épargnée auparavant par le tumulte et la souffrance. Il lui présente une vision des nouveaux enseignements pour l’humanité et dit à Verity de se préparer à apprendre « comment être consciente des êtres non physiques, du monde élevé des Dévas à l’univers involutif des esprits de la nature, et à véritablement communiquer avec eux. »

Raphaël prépare également Verity pour son propre futur : « A chaque fois que tu souffres et que tu es tentée d’abandonner, relève-toi et souviens-toi de qui tu es et de ce que tu es, et poursuis ton dessein de travail avec une vigueur et une vision renouvelées. Rappelle-toi toujours que tu es sur le chemin de ta deuxième naissance, celle qui échappe aux entrailles de l’ignorance et du matérialisme pour entrer dans la liberté de la divinité sur Terre. » Tandis qu’il disparaît de sa vie en tant qu’être physique, il offre à Verity une expérience de paix absolue, baigné dans sa lumière dorée qui devient également la sienne. Il lui promet cependant qu’ayant appris à se synchroniser avec lui par la méditation, elle sera à l’unisson non seulement avec lui mais également avec son maître.
Le travail de Verity avec Raphaël sur le plan physique était terminé, mais elle fut transformée et en mesure d’écrire ce livre éclairant et visionnaire.
Réponses de Benjamin Creme aux questions sur Vera Stanley Alder :
Question. À la fin de votre ouvrage La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, dans la section Lectures conseillées, vous citez des ouvrages de Vera Stanley Alder, l’ésotériste anglaise. Pourriez-vous indiquer sa structure de rayon et son niveau d’évolution ?
Réponse. Âme 2 ; personnalité 4, sous-rayon 6 ; corps mental 3, sous-rayon 6 ; corps astral 4, sous-rayon 6 ; corps physique 3, sous-rayon 7. Elle était initiée de 1,65 degré.
Q. [1] Raphaël dans le livre de Vera Stanley Alder, From the Mundane to the Magnificent (Du banal au grandiose) est-il un Maître de sagesse ? [2] Était-il le disciple d’un Maître travaillant sur les plans intérieurs ?
R. [1] Non. [2] Oui
Q. Dans son dernier livre, Du banal au grandiose (1979), l’ésotériste Vera Stanley Alder décrit un étonnant épisode de sa vie se situant en 1942. Elle relate comment un « être avancé », qu’elle appelle Raphaël, prit sur lui de lui révéler des aspects de la réalité en une série d’expériences de « transmission » de façon intime. Dans la dernière de ces leçons, il exauça son vœu de voir l’avenir. Quand elle demanda comment un futur aussi brillant pourrait se réaliser, Raphaël lui assura que cela serait possible grâce à l’intervention, dans un futur proche, de « Celui qui doit venir », le Christ, connu en Orient sous le nom de Maitreya Bouddha. [1] Pouvez-vous dire si cette expérience eut lieu en 1942, trois ans avant la décision de Maitreya de revenir au meilleur moment possible ? [2] Est-ce que Raphaël liquidait simplement une dette karmique, comme il l’a dit à Vera Alder, ou avait-il ou a-t-il une part spécifique à jouer quant au retour de Maitreya ? [3] Savez-vous si Mme Alder a jamais reçu confirmation de son expérience grâce à vous, avant sa mort en 1984 ?
R. [1] Oui. En dehors du cerveau physique, le temps n’existe pas. [2] Les deux. [3] Oui. Elle m’a contacté et je l’ai rencontrée chez elle à Bournemouth, en Angleterre.
[Partage international no 163 – mars 2002]
Auteur : Phyllis Creme, collaboratrice de Share International qui vit à Londres (Royaume-Uni). Elle était l’épouse de Benjamin Creme.
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Compte rendu de lecture ()
