Partage international no 7 – mars 1989
Chers rédacteurs,
J’ai eu l’occasion il y a quelques années, probablement entre 1983 et 1985, de regarder un documentaire de la télévision britannique lors de sa diffusion par la télévision néo-zélandaise. Il s’agissait d’un documentaire en sciences humaines, traitant de la vie des immigrants indiens et pakistanais en Grande-Bretagne. L’enquête portait sur l’évolution de leurs conditions de vie, la plupart d’entre eux étant des ouvriers travaillant dans des filatures et autres industries textiles. Des comparaisons y étaient effectuées entre les conditions de vie de ces immigrants et celle de leurs homologues restés en Inde. Le documentaire commença par retracer la vie quotidienne des immigrants établis dans les villes industrielles du nord de l’Angleterre puis, soudainement, dirigea son attention vers les immigrants résidant à l’est de Londres. Il semble me souvenir qu’il fut question du quartier de Bethnal Green, mais je ne puis l’affirmer avec certitude. Le film aborda ensuite plus particulièrement le problème de la vie spirituelle et communautaire des immigrants. L’équipe de tournage fut introduite dans une grande maison, ressemblant extérieurement à une prison, qui servait de centre communautaire et d’Ashram aux résidents pakistanais. Les activités proposées par ce centre communautaire semblaient riches et variées, comprenant des activités culturelles, des mariages, etc., de même que des activités démontrant qu’il s’agissait également d’un centre spirituel.
Les dirigeants spirituels du centre révélèrent alors au journaliste de la télévision qui les interviewait qu’un « instructeur très particulier » se trouvait parmi eux. Ils prétendirent qu’il était la réincarnation de Krishna. Mon sentiment à ce moment-là fut qu’il était bien aimable de la part de ces musulmans de prétendre avoir comme instructeur spirituel une réincarnation de Krishna plutôt que de Mohammed. Étant plongé depuis de nombreuses années dans l’étude des enseignements d’Alice Bailey, dont son livre Le Retour du Christ, je me mis à penser : « Qui sait, cela pourrait bien être ça ! »
La demande du journaliste de la télévision de filmer cet « instructeur très particulier » fut rejetée par les dirigeants de la communauté. Ils expliquèrent que, selon eux, l’énergie émanant de cet Instructeur était beaucoup trop puissante pour être présentée aux téléspectateurs. Le journaliste comprit leur refus après avoir rencontré l’Instructeur en privé, et il confessa s’être senti extrêmement impressionné par le regard et par la présence de cet Homme. Il fut toutefois présenté ensuite aux téléspectateurs une séquence où l’Instructeur apparaissait de dos, alors qu’il se mêlait aux membres de la communauté. Tel que je m’en souviens, il paraissait grand et était vêtu d’une robe blanche.
Je ne peux ajouter aucun détail supplémentaire, et je regrette bien évidemment maintenant de ne pas avoir pris note du nom de la société de production, ne réalisant pas à l’époque que le nombre des téléspectateurs regardant l’émission était aussi réduit. Le sujet du film présentait, je suppose, peu d’intérêt pour les Néo-zélandais, puisque je n’ai trouvé ici personne qui se souvienne de ce documentaire. Mon intérêt personnel fut éveillé en raison du travail social que j’avais effectué auprès des premiers immigrants asiatiques au début des années soixante alors que, beaucoup plus jeune, je travaillais dans le nord de l’Angleterre. Je suis certain de ne pas avoir le moins du monde enjolivé ce témoignage.
D. E. D., Spreydon, Christchurch, Nouvelle-Zélande
Pakistan
Thématiques : émergence
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
